Chapitre 8 : Le choix d'un fils.
Les années défilent à une vitesse folle. L'accident reste toujours dans les cœurs, mais la vie dans la ville reprend son cours.
Balthazar Octavius Barnabé continue de suivre les enseignements du paladin. Et le semi-démon souffle en ce jour sa septième bougie. Un âge où les parents choisissent où leurs enfants partent en apprentissage.
Dans la ville, la plupart des adultes choisissent de demander à des artisans du coin, des amis, de prendre en charge leurs descendance pour enseigner leur métier, restent à proximité afin de ne pas avoir de frais d'études et de pension important.
Dans la nuit, Maria et Léonard discutent de ce plan d'avenir pendant que leur progéniture dort paisiblement dans son couchage, rêvant de son anniversaire et des présents qu'il recevra.
"Tu as trouvé un endroit pour que Balthazar puisse apprendre un métier ?" demande la couturière en observant le boulanger, un peu inquiète de l'endroit où leur fils se rendra.
"Oui, j'ai un ami forgeron qui habite pas loin. Il a eu des enfants possédant des pouvoirs. Il peut enseigner à Bob l'artisanat des armes et il pourra continuer à contrôler les flammes pour faire fondre et manipuler le fer. Par ailleurs, cela va l'aider pour sa constitution physique."
"Mais il est si frêle. Tu crois que cela va aller ? Les forgerons sont souvent des hommes forts et musclés."
"Ne t'inquiète pas. Mon ami a été aussi frêle et fragile que notre fils avant de devenir apprenti dans la boutique de son mentor. Et aujourd'hui, il fait parti des hommes les plus forts de la ville. Cela ne peut que lui faire du bien. Après tout se qu'il a enduré."
La mère de famille soupire et finit par accepter l'idée. Le forgeron habite pas loin, elle peut toujours garder un œil sur lui. Mais la femme craint toujours que son géniteur ne vienne l'enlever pour le transformer en un démon terrible et malfaisant.
"Je vais en parler au paladin et à Bob. Je sais que c'est un peu dur pour lui. Mais ne t'inquiète pas. C'est pour son bien. Demain nous lui diront tout en lui offrant son cadeau d'anniversaire."
Maria accepte et va se coucher avec son boulanger tout en donnant un coup d'œil bienveillant sur son précieux fils.
Le lendemain matin, B.O.B se réveille comme à son habitude de bonne heure et de bonne humeur. Comme chaque matin, l'enfant vient aider son père pour allumer le feu du foyer, montrant sa maîtrise des flammes. Pendant ce temps, son père adoptif va chercher le bois. Une fois les buches dans le foyer, le petit garçon accentue légèrement la force du brasier pour ensuite le laisser vivre comme elle doit sans aide magique.
"Tu as bien travaillé Bob. Tu peux t'amuser dehors avec tes amis, ou faire quelques petites courses. Ta mère et moi allons préparé une surprise."
B.O.B ne se pose pas de question, prend sa sacoche et se met à courir dans les ruelles de la ville avec autant de vivacité pour le plaisir du père de famille. Léonard prépare la pate pour le gâteau de son fils, pendant que Maria s'occupe du présent, en attendant le paladin pour lui informer de sa décision pour l'avenir.
Pendant ce temps, l'enfant se précipite dans une petite auberge connue pour créer des bonbons merveilleux que B.O.B aime découvrir. Au goût étonnants, parfois même pétillants ou acide provoquant des petits sursauts aux enfants. Mais aussi pour écouter les voyages des différents mercenaires. En ce jour particulier, cela a des allures magiques pour l'enfant.
Certes, il ne veut pas devenir un guerrier, ni un archer et encore moins apprendre à manier la lame. Cependant, le petit manieur de feu aime écouter les rencontre avec les créatures qui vit en ce monde.
Allant au comptoir de la boutique pour acheter sa gourmandise, l'enfant voit une bien étrange personne. Un jeune adulte certes peu musclé, portant une longue toge de couleur vert foncé et un étrange long bâton. Balthazar remercie le marchand pour le bonbon et s'approche doucement de l'homme. L'étrange personne a le nez plongé dans son grimoire immense, aux pages poussiéreuses et buvant des gorgées de sa boisson de temps à autre tout en ne lâchant pas son ouvrage. Curieux, B.O.B semble sentir une étrange puissance de cet objet. Du bout des doigts, il s'approche de ce bâton pour l'effleurer.
"Je ne vous le conseille pas jeune homme." clame doucement l'homme.
"Désolé monsieur." s'excuse B.O.B. "Qu'est-ce que c'est que ce bâton ?" demande-t-il doucement.
"Il s'agit de mon arme. Un bâton magique. Il m'aide à utiliser les pouvoirs de la terre."
" De la magie ? Vous avez appris la magie ?" s'exclame le petit garçon les étoiles pleins dans les yeux.
"Oui mon garçon. Il y a toute sorte de forme de magie. Celle de l'eau, de la lumière, des ténèbres, de la terre, du vent, du feu..."
"Du feu ? Il y a une école pour apprendre la magie du feu ?"
"Bien sur. A l'académie des mages, principalement dans la tour rouge. Nous formons les futurs mages. Des études longues et difficiles."
"Mouais, les mages ce sont des tapettes !" gémit un mercenaire alcoolisé.
L'utilisateur de magie ne semble pas être frustré. Au contraire, il est habitué de ce genre d'attitude de la part des combattant.
"Que faites-vous ici ? "continue l'enfant en le regardant avec beaucoup d'attention.
"Je viens étudier quelques artefacts magiques et voyager dans le monde pour étudier toutes sorte de magie. Les mages étudient le maximum de connaissance pour offrir aux générations futures les explications sur le fonctionnement de ce monde. Ainsi que la raison de notre création, de l'explication de la magie."
B.O.B est comme envouté par les paroles du magicien de la terre. Ce dernier raconte les voyages qu'il a fait pour ses études. Les traditions, l'utilisation des savoirs pour venir en aide les autres. L'enfant se met à rêver pour la première fois au mot voyage et surtout à la manipulation cette magie, cette source qu'il a fond de lui. Être avec d'autres personnes usant le même pouvoir que lui, apprenant à les contrôler et pouvoir un jour en être un outil de sa véritable force pour son objectif personnel : Utiliser les flammes pour le bien.
Le magicien remercie de l'attention du petit garçon, lui offrant par la même occasion un bien étrange parchemin.
"Ce parchemin est magique. Si tu écris un mot dessus, il va s'effacer et à la place tu va voir un dessin. Cela est très pratique quand tu n'arrives à te faire comprendre à des étrangers."
"C'est vrai ? Je peux le garder ? Cela doit vous être très utile!"
"Oui mon garçon. Je suis ravi de voir un jeune comme toi s'intéresser à cet art qui attire de moins en moins la jeunesse. Ne t'inquiète pas pour moi, j'ai étudié différente langue et je désire encore en apprendre. Maintenant je dois partir. A bientôt jeune homme."
B.O.B remercie à nouveau le magicien en le saluant, l'esprit rempli de rêve d'aventures, le cœur battant pour cette carrière de magicien, avant de partir vers la maison familiale. Où une autre conversation se déroule entre le paladin et le boulanger.
"Donc, il va devenir forgeron ?" s'étonne le guerrier de foi en portant à sa bouche un morceau de pain.
"Oui. Je ne vois pas se qu'il peut faire. Ainsi, il ne va pas aller au combat, il va séjourner dans le village à forger des armes. Il va rester prés des flammes continuant à apprendre à les manipuler, être utile pour le forgeage des armes. Mon ami sera ravi de le rencontrer et de lui enseigner ses méthodes."
Le paladin avale son morceau de pain, réfléchit, impose un moment de silence avant de regarder droit dans les yeux le boulanger.
"Je vois. Je pense que cela peut être un bon choix. Une autre question se pose."
"Oui ?"
"Quand vas-tu révéler à ton fils qu'il est un enfant de démon ?" interpelle le héro, conscient que le sujet va être un jour évoqué.
Le manieur de farine avale difficilement sa salive réfléchissant à la meilleure manière de répondre au paladin.
"Il sait qu'il n'est pas mon fils, du moins pas celui de chair et de sang. Sa mère et moi nous n'avons pas désiré le cacher. Nous avons juste dit que son véritable père a de grand pouvoir et a abandonné sa mère. Sans dire pour autant sa vraie nature. S'il reste ici, je souhaite lui en parler durant son adolescence. A l'âge de 10 ans afin de lui faire comprendre les risques que présente son pouvoir et se que cela peut engendrer."
Le guerrier de foi hoche positivement la tête en posant la miche de pain. Conscient que le sujet est peu facile à aborder. Autrefois, il a laissé la matriarche s'occuper de ce détails. Florence était une voix de bon conseil, pleins de sagesse et de grand savoir. Elle aurait sans nul doute expliquer son expérience avec les enfants de démon, qu'elle a connu, sans juger. Mais n'étant plus là. Le paladin se doit être le pilier pour aider l'enfant à se construire correctement.
Puis un petit bruit se fait entendre, celui de la porte et de l'enfant entrant dans son doux foyer. Le petit garçon salue les apprentis boulanger avant d'entrer dans l'atelier de son père.
"Papa ! Papa ! Je suis rentré! Regarde j'ai rencontré un magicien et il m'a offert un parchemin magique !" s'exclame B.O.B.
Le paladin et le boulanger regardent le dit parchemin qui n'a rien d'extraordinaire à première vue. L'enfant attrape une plume et l'encrier pour écrire le mot : "maman" l'encre s'efface. Puis de la même couleur que l'encre dont il a marqué le mot, le visage de sa femme apparait pendant quelques secondes. Léonard est surprit et l'enfant explique sa rencontre avec le magicien et les histoire qu'il lui a raconté. Ces aventures, l'utilité de ce parchemin et les différents tours de magie.
"Je suis heureux que tu as passé une bonne journée. Avant de fêter ton anniversaire, nous devons discuter entre hommes de quelques chose d'important Balthazar."
L'enfant quitte un instant le parchemin. Il sait lorsque son père l'appelle de cette façon, la discussion devient réellement sérieuse.
"Vois-tu mon enfant. Quand les garçons et les filles arrivent au même âge que le tien, ces derniers vont apprendre leur futur métier." explique le boulanger.
"Comme les apprentis à la boulangerie ?"
"C'est ça. Nous avons longuement réfléchi avec ta mère et avec le paladin sur la meilleure voie pour toi. Et un ami forgeron accepte de te prendre comme apprenti. Tu ne sera pas loin de la maison et tu pourra continuer à manier le feu. Tu pourra même t'en servir comme d'un outils."
L'enfant regarde son père avec des yeux sidérés. Comme s'il ne comprend pas la raison de ce choix. Comme si son rêve vient de se briser avant même d'éclore. Doucement, avec une voix faible et hésitante, le jeune garçon formule ses pensées.
"Non. Je ne veux pas. Je veux être un magicien du feu. Un pyromage. Je veux utiliser les flammes pour aider le plus de personne possible."
Le refus de son fils adoptif surprend le père, mais aussi pose un problème dans le plan de carrière que la famille a posé.
Le manieur de farine connait l'académie des mages par de brèves discussions de la part de voyageurs. Les études sont longues, couteuses par leur nombre de livre à acheter et n'offre que peu de déboucher. A part d'être un héro dans la magie, un grand précepteur ou alors à la gouverne d'un seigneur. Les mages sont peu connus. Et cela signifie que le jeune garçon doit s'éloigner de la ville pour aller à la capitale, là où se trouve l'académie. Une pension a payé et des voyages à prévoir.
"Tu sais, le métier de forgeron n'est pas si mal. Tu le critique sans même le connaître. Et le magicien tu viens de le rencontrer. Tu ne sais pas se qu'il fait dans la vie. S'il arrive à se nourrir et fonder une famille."
"Toi, non plus tu ne connais pas le métier de mage. Tu ne sais rien. Tu..." commence l'enfant avant de verser quelques larmes et de courir dans son petit refuge sans demander quoique se soit pour son anniversaire. Un petit coin dans la maison, comme une cachette secrète en dessous du toit dans lequel le garçonnet aime se cacher quand il se dispute avec ses parents. La mère le voit passer un peu étonnée et demande des explications que lui fournissent les deux hommes.
"Un mage ? Mais il sera loin de nous et puis. Et si c'était dangereux. Si son père vient le voir là bas et lui donne des idées macabres ?" s'inquiète Maria peu enchantée de laisser son petit protégé dans un endroit qu'elle ne connaît pas.
"Je vais réfléchir ma chérie. Nous en discuterons tous ensemble demain matin. Laissons le tranquille." souffle Léonard, alors que la mère pose sa main devant son cœur, blessée que Balthazar n'accepte pas l'idée de son père. Elle est appelé par son supérieur pour l'aider dans la confections d'habits, laissant le paladin avec le boulanger.
"Et toi, qu'en penses-tu ?" demande le manieur de farine.
Le guerrier de foi, qui est resté silencieux durant la discussion familiale, réfléchit quelques instant avant de donner son point de vue.
"En réalité, je trouve l'idée de ton enfant pas si mal. Je sais que cela peut te paraître fou, mais un jour ou un autre, même moi je ne pourrais pas contenir son pouvoir. Je ne connais que la méditation, tout mage et paladin ont en commun. Mis à part cela, je ne connais aucune méthode sur la maîtrise du feu. Si un jour, il vient à ne plus se maîtriser, je ne pourrais rien lui apporter. Je sais que là bas, les professeurs pourront lui enseigner d'autres sorts et réussir à contenir sa force intérieure. Je te l'ai déjà dit que si un jour son pouvoir devient trop puissant, il va falloir que..."
Le père lui fait signe de ne pas continuer sa phrase, connaissant déjà la fin.
"Donc, il faut le laisser partir à la capitale ? Avec tous les frais que cela implique ?"
"Je peux t'aider. Je vais m'occuper personnellement des voyages de B.O.B. Mais tu vas devoir le laisser partir si tu veux qu'il continue à vivre. Sous leurs surveillances, il va être avec d'autres jeunes qui maîtriseront aussi les flammes."
"Y-a-t-il des examens à passer ?" soupire le père.
"Oui, ne t'inquiète pas de tout cela. Je m'en occupe personnellement. Je vais aller à leur rencontre et prendre en charge les modalités d'inscription et de l'examen d'entré. Avec la puissance et les quelques enseignements que nous lui avons donné, il va s'en sortir."
"Je vais y réfléchir." répond le boulanger, avant de saluer une dernière fois le paladin et d'aller rejoindre sa bien aimée.
La nuit est courte pour tous. L'enfant tente de s'endormir en rêvant à ce fantastique monde qu'il souhaite découvrir. Le père réfléchit afin de peser le pour et le contre de cette situation. De cette éducation. La mère espère que son fils sera plus ouvert à cette décision et reste auprès de sa famille. La nuit est porteuse de conseil.
Au petit matin, le silence est de rigueur entre les membres de la même famille. Chacun a passé une nuit agitée et le jeune garçon n'est pas revenu sur sa décision, bien qu'il respecte l'opinion de son père. Maria n'ose dire aucun mot pour ne blesser ni l'enfant, ni Léonard. Puis le boulanger brise le calme ambiant.
"Balthazar, As-tu bien conscience de se que signifie d'être un mage ? De tous les efforts que cela va nous demander et va te demander ? Que tu ne pourra pas toujours compter sur nous."
L'enfant regarde le père, conscient qu'il pourrai quitter la ville. Qu'un jour, comme le mage lui a raconté, qu'il devra travailler sur d'autres offices pour se permettre de payer le matériel nécessaire, ou les livres. B.O.B connait la valeur de la vie grâce à sa mère et même en ayant que 7 ans, il sait se qu'il a envie de faire.
"Oui. Je suis sur. Je suis prêt à utiliser mes pouvoirs pour devenir un grand magicien pouvant aider le monde ! Je travaillerai dans des magasins pour avoir de l'argent. J'irai aider des boulangers comme je l'ai fait parfois avec toi. Je concocterai des potions pour les aider." s'exclame l'enfant rempli de vigueur.
La mère veut prononcer quelques mots pour le faire renoncer à ce rêve, mais le père de famille l'en empêche.
"Bien, alors écoute mon garçon. Le paladin va s'intéresser aux inscriptions. Tu va passer l'examen d'entrée. Si tu le réussi, tu pourra réaliser tes études de mage. Si tu échoues, tu acceptera l'apprentissage que nous t'avons trouvé."
B.O.B a les yeux brillants quand son père adoptif lui propose ce marché et saute à son cou sans hésitation. Heureux de tenter son rêve. Le garçonnet embrasse sa mère, bien que peu ravie de cette décision. L'enfant se rend dans son coin préféré afin de chercher ses quelques trésors. Laissant ses parents discuter.
"Pourquoi as-tu changer d'avis ?" demande Maria.
"Avec le paladin, nous avons discuté et nous n'avons pas de moyen pour contrôler son pouvoir. Mon ami n'a jamais rencontré d'enfant de démon. Les pouvoirs de ses apprentis étaient bien inférieur de ceux de Bob. Souvent, il s'agissait d'enfants touchés par la grâce divine. Je pense que cela est bien pour lui de se rendre là bas. D'apprendre à contrôler son pouvoir. Et peut être aussi de se faire d'avantage d'amis. Ne t'inquiète pas. B.O.B ne s'en va pas définitivement. Les premières années vont être dures, mais je souhaite le bonheur de notre enfant, et qu'il s'épanouisse."
La couturière ravale ses larmes en acceptant finalement cette idée, qui ne l'enchante guère.
Et la suite des événements confirment l'aptitude de B.O.B à la magie.
L'épreuve est simple. Un par un, les prétendants doivent aller dans un cercle magique de l'élément qui lui parait le plus adapté pour son pouvoir. Et tente de maîtriser le dit élément face à lui.
Il n'y a qu'une dizaine de jeunes enfants comme lui. Ces derniers sont essentiellement des descendants de familles nobles, les cadets ou benjamins de longues lignées, qui ne posséderont pas les richesses de leurs familles. Aussi des adolescents et adultes qui se sentent attirés par la magie. Certains repassent même l'examen pour la dixième fois.
Devant un jury, composé de professeurs et du doyen de l'académie des mages, les prétendants passent un par un dans un cercle magique. Certains tentent de réveiller une pousse d'une plante. D'autre de créer des courants d'airs, ou de jongler avec l'eau. Parmi les plus jeunes enfants, certains sont très doués. Deux filles, nobles, prétendues enfants de différents dieux. Et un jeune garçon, d'une famille de serviteurs de noble. Chacun touché par la grâce divine. Le meilleur des trois maîtrisé avec aisance les plantes et fait naître d'un simple noyau, un olivier.
B.O.B est ému de voir autant de magie. Puis son tour arrive. Il se positionne devant le cercle de feu et voit une bougie, avec une très légère braise au bout du fil. L'enfant se concentre, tend sa main face à la flammèche. Le garçonnet se rappelle du foyer où il a grandi, de ce fameux jour où il a rallumé le tison. Balthazar ravive la flamme, augmente son intensité, faisant comprendre qu'il a des aptitudes à la pyromancie. Le petit garçon ne s'arrête pas à ce simple exercice. Comme pour s'amuser, l'enfant tourne délicatement la main pour qu'elle soit dos face au sol. Toujours en se concentrant, le jeune se visualise la flamme venant dans sa main. Elle quitte son support de cire et de fil pour voleter au dessus de la pince du jeune garçon. Puis se rappelant du combat avec l'étrange créature, B.O.B calme le feu jusqu'à l'éteindre complètement tout en laissant la paume de sa main ouverte.
Épatés par le contrôle de sa volonté et celui de ce test, les juges sont emballés et acceptent le petit garçon dans leur académie, sans poser de question. Le paladin récupère B.O.B, les conditions d'admission et promet de revenir une fois que l'autorisation des parents est signée et les frais de la pension sont payés.
La garçonnet est fier comme un coq d'avoir réussi haut la main son examen et de pouvoir étudier la magie du feu qu'il apprécie.
A suivre...
Un petit message pour remercier les reviews de tous ceux qui m'en ont envoyés. Merci de suivre cette histoire qui arrive rapidement à sa fin.
Je vous ferai un plus long message à la fin de l'histoire promis. Juste un grand merci encore.
