Bonjour !
Voici donc le chapitre 2, je pensais à la base n'en faire que deux ou trois mais au final, je vais peut-être en faire une fiction complète.
Si Lemon il y a, je préviendrai évidemment en début de chapitre et aussi avant la scène au cas où ça dérangerait certains lecteurs :)
Bonne lecture !
De faibles rayons de soleil filtraient à travers les rideaux de la chambre d'Edward Elric. Une petite forme se dessinait sous les draps blancs de son lit. Cette chaleur, il ne la supportait plus. Pourtant, nous étions en plein mois de novembre, les pluies étaient quotidiennes, surtout à Central.
La nuit n'avait pas été de tout repos, au début calmes, les rêves du jeune blond s'étaient peu à peu transformés en une farandole de scènes malsaines dont il était incapable de sortir. A force de se réveiller en sueur, l'aîné Elric avait fini par s'épuiser par la chaleur émanant de son propre corps.
Le réveil retentit, le forçant à se lever, il devait absolument remettre ses notes en ordre pour parler avec Alphonse…Alphonse…ses joues devinrent rouges et les battements de son cœur s'accélérèrent, comment avait-il pu imaginer de telles choses ? Bon d'accord, son frère était loin d'être l'homme le plus repoussant de tout Amestris mais de là à imaginer une seconde qu'ils partageraient ne serait-ce qu'un baiser, c'était trop pour l'ancien alchimiste.
Etouffé par l'atmosphère de sa chambre, Edward quitta ses draps imbibés de sueur et fila dans la salle de bain, traversant le salon sans apercevoir le regard étonné que lui adressa son petit frère. En refermant la porte à clé afin de ne pas être dérangé, il fit couler l'eau du lavabo pour s'en asperger le visage légèrement rougi. Alphonse allait certainement lui poser des questions sur son comportement de la veille et il fallait qu'il trouve au plus vite une excuse qui tenait la route. Alors qu'il essuyait ses joues avec une serviette mouillée, trois coups lui parvinrent à l'oreille.
- Ed, je vais voir Gracia !
Voilà qui lui laisserait le temps de réfléchir à son attitude. Il répondit d'un faible grognement et attendit le bruit de la porte d'entré pour reprendre une respiration décente. D'un coup d'œil à la douche, Edward s'engouffra à l'intérieur veillant bien à retirer tous ses vêtements avant d'ouvrir l'eau glacée sur son corps bronzé. Mais qu'est-ce qui me prend ? Son dos se colla à la vitre de la douche pour refroidir ses ardeurs. Malgré lui, le jeune blond se remémora la scène de la veille, il était accolé à l'évier de la cuisine tandis qu'Alphonse se tenait à peine à quelques mètres de lui. Qu'est-ce qu'il se serait passé s'il avait eu le cran d'approcher son visage et de…Edward se secoua à la tête. Non, ce n'était pas d'un peu de repos qui lui fallait, c'était d'un psy.
La douche lui permit de remettre quelques unes de ses idées en place, bon pas toutes, mais une petite partie. Nu devant le miroir, Edward se demandait pour la première fois ce qu'il devrait porter pour une entrevue avec son frère. Un débardeur noir ? Non, ça faisait longtemps qu'il n'en portait plus comme à l'époque de leur quête. Une chemise blanche fera l'affaire. Et ses cheveux ? La tresse lui donnait cinq ans de moins, il se contenta de les coiffer en simple queue de cheval et d'enfiler un pantalon noir en cuir pour l'occasion.
- Je suis rentré ! S'exclama une voix joyeuse à l'autre bout de l'appartement.
J'ai passé autant de temps dans la salle de bain ? De peur que son frangin le remarque, il se dépêcha de sortir le saluer à l'entrée de la porte. Alphonse était vêtu d'un ample pantalon noir et d'une chemise décorée d'une cravate verte. Une tenue peu décontractée mais le jeune Elric la portait tellement bien que son frère n'osa pas lui faire de remarque.
- Alors, tu vas mieux ? S'inquiéta Alphonse devant le regard médusé de son aîné.
Edward hocha la tête en guise de réponse et se dépêcha de lui demander ce qu'il avait fait. Ils s'assirent autour de la table du salon afin de parler plus tranquillement. Edward n'écoutait pas ce que lui racontait Alphonse, tout ce qui l'intriguait c'était comment un garçon qui avait été si frêle aux retrouvailles de son corps pouvait-il être devenu aussi large d'épaule ? Oui, ce n'était certainement qu'un détail, il le préférait ainsi que l'être chétif qu'il était allé chercher en sacrifiant sa propre porte de la vérité mais c'était comme ça.
- Tu m'écoutes Ed ? S'énerva le jeune homme en agitant sa main devant lui.
- Oui oui ! Mentit-il en retour, c'est vrai que ça doit faire du bien de revoir Elysia et Gracia.
Alphonse soupira sans le quitter des yeux.
- Je viens de te dire qu'elles n'étaient pas chez elles au moment où je suis passé. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?
Ah ça, il aimerait bien le savoir aussi. Las, Edward effleura son front de sa main, pour ne pas qu'Alphonse ait la fâcheuse idée de le faire à sa place. Il n'avait pas de fièvre pourtant…
- J'irai voir un médecin demain, ajouta-t-il pour rassurer son frère.
Au regard qu'il lui lança, il était clair qu'il n'y croyait pas deux secondes. Non, Alphonse Elric connaissait parfaitement son frère et il savait qu'il lui cachait quelque chose, il finirait bien par trouver ce que c'est.
Tentant une approche différente, Alphonse se pencha brusquement vers son frère et lui agrippa les épaules de ses mains, le tenant fermement. Edward eut un bref mouvement de recul et plongea ses yeux dans ceux de son voisin. Non, ce n'était pas bon, il fallait absolument qu'il le lâche, sinon il pourrait…les images de son rêve lui revinrent en tête, Alphonse s'approchant doucement de lui pour lui confier un secret, son corps traversé de part en part d'une chaleur à la fois douloureuse et tentatrice, son regard se fixait instantanément sur les lèvres de son frère. Il ne bougeait pas mais n'en pensait pas moins, tandis qu'Alphonse arrivait dangereusement à la hauteur de sa joue, son esprit lui criait de tourner la tête, ce qu'il fit. Leurs lèvres se scellaient dans un baiser qui se voulait doux et interdit. Ce fut à ce moment là que s'arrêtait le premier rêve du Fullmetal.
Cependant, malgré la similitude de la situation, un songe était un songe et jamais il ne lui viendrait à l'idée de voler un simple baiser à quelqu'un, qui plus est à son frère cadet. A cet instant, il sentait le regard de son vis-à-vis lui brûler le visage qu'il imaginait cramoisi. Ses mains devinrent moites et son souffle court, que devait penser Alphonse en cet instant ? Se rendait-il compte de l'effet qu'il lui faisait ?
- Ed…
Murmurant son nom, il se pencha vers lui, accentuant le malaise intérieur d'Edward. Il était loin d'imaginer le dilemme qui se jouait dans la tête de celui-ci. La scène ressemblait étrangement à celle de son rêve, prémonitoire ? Impossible, Alphonse ne ferait jamais ce genre de chose, il aimait May Chang après tout et lui aimait Winry, c'était évident !
- Al…souffla-t-il contre son gré.
Il sentit alors fondre sous le regard intense que lui portait Alphonse, sa chemise se collait à ventre comme une ventouse et il remarqua son immense erreur d'avoir enfilé un pantalon serrant.
Le visage de son frère s'avança si près du sien qu'il eut presque l'impression de sentir son souffle caresser sa peau dans de légères brises. A quelques centimètres de ses lèvres, Edward crut craquer un instant et effacer la distance qui les séparait quand…
- Je n'avais jamais vu que tu avais un grain de beauté à côté de l'œil ! S'exclama-t-il en pointant du doigt le dit grain.
Aussi vite que le vent, Alphonse se redressa, fixant attentivement l'expression décomposée d'Edward. Comment avait-il pu imaginer lors d'un court instant qu'ils allaient s'embrasser ? Au fond, il avait mal, très mal, mais il était aussi rassuré : il ne pouvait pas prévoir la réaction de celui-ci s'il avait choisi de finir son geste. C'est donc frustré qu'Edward retourna dans la salle de bain afin de se remettre de ses émotions.
Le quartier général, enfin un endroit où il pourrait se promener sans s'inquiéter de croiser le fruit de ses problèmes. Il profiterait de son après-midi avec la fine équipe de Mustang tandis qu'il avait laissé Alphonse à l'appartement en compagnie de ses nombreux carnets de voyage.
Le lieutenant-colonel Havoc lui avait proposé une heure plus tôt de venir se joindre à eux pour ranger la bibliothèque de Central. De récent conflit avait provoqué une véritable pagaille dans ce lieu sacré pour l'ancien alchimiste. Il devait ranger dans toutes les étagères les nombreux ouvrages venus de tout le pays grâce aux connaissances encyclopédiques de Sheska. Une bonne vieille corvée, ça devrait m'occuper un moment.
A l'aide du grand blond et de la belle brune aux yeux verts, il se mit rapidement au travail, jetant de temps en temps un œil dans quelques livres aux titres aguicheurs.
- Au fait Boss, c'est pas tout ça mais ça faisait un bon moment qu'on ne s'était pas vu. Tout roule pour vous ?
Il ne cesserait donc jamais de le nommer comme s'il était encore capable de porter un grade supérieur au sien...mais tant de familiarité fit sourire l'aîné Elric, ça changeait des nouvelles recrues qui ne pouvaient s'empêcher de le considérer tel un empereur à chaque rencontre.
- Rien de spécial, mis à part quelques belles découvertes dans l'est, par delà Creta ils se sont développés en technologie. J'ai croisé quelques scientifiques qui cherchaient à fabriquer une sorte d'engin capable de voler d'un point A à un point B.
Au manque d'enthousiasme sur le visage de Jean, Edward poussa un soupir. Il est vrai que ce n'était pas vraiment le centre d'intérêt du militaire ce genre de découverte.
- Et toi ? Ajouta-t-il par pure politesse.
- Eh bien, il semblerait que le grade de lieutenant-colonel ait développé une partie de mon sex appeal, je sors en ce moment avec Karen, une serveuse dans un bar pas loin du quartier général.
Les yeux ronds, Edward ignora les nombreux adjectifs employé par son collègue pour caractériser la poitrine de la dite Karen. Il avait lui aussi rencontré de belles créatures lors de son périple, aux jambes interminables et la peau bien bronzée mais aucune à son goût. Ce n'était pourtant pas les occasions qui manquaient. Des opportunités de conclure avec de jeunes inconnues, Dieu sait qu'il en avait eu. Pourtant, au dernier moment, quelque chose bloquait Edward, comme une petite voix dans sa tête lui criant que ce n'était pas la bonne personne. Au final, il se rétractait et posait des lapins à chacune des filles à qui il avait proposé un rendez-vous.
- Et vous Boss, ça doit y aller sec avec vous. Avec votre réputation, les filles doivent pleuvoir comme des petits pains, je me trompe ?
La tournure de la conversation ne lui plaisait pas, la seule chose qui lui venait en tête, c'était Alphonse. Non, Alphonse n'était pas une fille, loin de là mais il dégageait un certain charme que ces demoiselles étaient incapables d'imiter. Il se contenta de hausser les épaules pour répondre au lieutenant-colonel qui ne l'entendait pas de cette oreille.
- Voyons, ne soyez pas gênés ! Insista-t-il en passant amicalement son bras autour des épaules du petit blond. On est entre homme, vous n'avez pas quelqu'un en vue ? Et cette mécanicienne, où est-ce que vous en êtes ?
Une nouvelle bouffée de chaleur envahit son corps mais celle-ci fut différente de celles ressenties auprès de son cadet. C'était un mélange de gêne et de stress, il n'avait aucune issue. Affirmer qu'il aimait Winry serait une bonne occasion pour dissiper son mal-être intérieur mais ce serait également mentir sur une broutille. L'étreinte d'Havoc se resserra tant il avait du mal à répondre.
- Je n'aime pas Winry comme ça, répondit-il doucement le regard fuyant.
Le rire émit par Jean provoqua un frisson dans le dos d'Edward.
- Alors, comment elle s'appelle ?
- Elle ?
- Mais oui, cette fille dont vous êtes amoureux. Vous savez, Boss, je suis probablement la personne la mieux placé pour vous conseillez en terme d'amour. Ca se lit sur votre visage que vous n'avez pas la conscience tranquille.
Edward rougit de plus belle, serait-ce donc ça, il était « amoureux » ? Mais de qui exactement ? Personne dans son entourage ne lui provoquait les fameux papillons dans le ventre dont tout le monde parle, ni même la légère coloration du ciel en une rosée permanente. Non, ce qu'il éprouvait, c'était d'affreux maux de ventre et d'angoisse lui prenant les entrailles.
- Ca ne va pas ? S'inquiéta le grand blond en défaisant son étau.
La gêne s'accentuait de plus en plus sur le visage d'Edward. Une série de livre callée entre se main, il marcha quelques pas sans répondre afin de retrouver une contenance. Une légère brise fraiche s'engouffra dans son cou, apaisant ses muscles tendus par son esprit. Il déposa soigneusement les ouvrages sur un charriot à roulette avant de se diriger vers la sortie, la main droite en l'air en signe d'au revoir.
- J'avais oublié que j'avais des trucs à faire. Dit-il assez fort pour que le militaire l'entende.
Ca ne pouvait pas durer éternellement, il fallait absolument qu'il mette les choses au clair.
Fin du chapitre !
J'espère que ça vous aura plu :)
Review? :3
LMG
