Bonjour !

Désolée, après ma pièce de théâtre, c'est la chaleur qui m'a un peu empêché de me placer derrière un PC pour écrire la suite mais j'espère ne pas vous avoir trop fait attendre !

Katsuyamadoka: Merci beaucoup pour ton commentaire :)

Le petit auteur: Merci énormément ! Contente que ça te plaise ! Ouais, Edward va galérer un peu, sinon ça ne serait pas drôle !

Kiwi-Matsura: Woah, une des premières personnes que je vois qui aime le EdxAl xD merci, je vais continuer de l'écrire pour vous proposez la suite au plus vite !

Bonne lecture !


Un nouveau jour se leva sur Central, Edward se pelotonnait dans ses draps, les mèches blondes recouvrant l'intégralité de son visage. Contrairement à ce qu'il croyait, il avait passé une nuit plutôt agréable, bercée par le bruit du vent à l'extérieur. Il n'ouvrit les yeux qu'en entendant la machine à café provenant de la cuisine. Alphonse…il espérait pour le moment qu'il n'ait pas l'idée d'appeler sa copine pour prendre des nouvelles. Il ne regrettait certainement pas ses paroles envers elle mais il n'était pas sûr que son frère apprécie qu'il ait mal parlé à sa peut-être future femme.

Soudain, il se remémora l'état fiévreux du jeune brun le soir. Inquiet, il quitta son lit, s'accommodant lentement à la lumière de l'extérieur. Il posa la main sur la poignée de porte et sortit de sa chambre. Edward fut heureux que la première chose qu'il voit soit Alphonse, assis à la table à manger sirotant son café en lisant le CentralTimes. Il avait retrouvé des couleurs, peut-être avait-il paniqué trop vite.

- Bonjour Ed ! S'exclama joyeusement le cadet en gardant son attention sur sa page.

- Tu vas mieux ? Hier tu étais brûlant de fièvre.

- Oh, vraiment ?

Alphonse lui avait répondu sans conviction, on aurait dit qu'il évitait de croiser son regard. Peut-être qu'il a entendu notre conversation hier et qu'il n'ose pas me crier dessus.

- Al, si quelque chose n'allait pas, tu me le dirais, n'est-ce pas ?

Celui-ci ne lui répondit pas tout de suite, il déposa d'abord le journal sur la table et releva timidement les yeux vers les siens.

- Bien sûr, dit-il doucement. Toi aussi, pas vrai ? C'est pour ça que nous sommes les redoutables frères Elric, c'est grâce à notre puissance ensemble.

Edward acquiesça avec un grand sourire, ces paroles l'enthousiasmaient, il déambula jusque la salle de bain pour être plus présentable. Si Alphonse savait quelque chose, il n'avait pas l'air de lui en vouloir, c'est tout ce qui comptait, pour le moment. Devant son reflet, il réfléchit à ce qu'avait dit sa copine la veille, elle ne le laisserait certainement pas lui prendre son frère. Pourtant, cela ne semblait pas l'inquiéter plus que ça, il avait peut-être une chance, qui sait ?

Après une brève toilette, le jeune blond repartit en direction de la cuisine pour se préparer un café, histoire de le préparer à une dure journée. Il remarqua avec joie que son petit frère lui en avait préparé un, celui-ci, chaussé et habillé, était sur le point de sortir.

- Tu t'en vas déjà ? Demanda Edward en buvant une gorgée du brûlant brevage.

- J'ai promis à Elysia que j'irai la voir à l'école aujourd'hui. Tiens, tu laisses tes cheveux comme ça ?

Edward haussa les épaules, il n'était pas coutume que l'aîné détache ses cheveux après s'être habillé mais il avait envie pour une fois. Cela lui donnait un air plus angélique, n'ayant jamais coupé ses mèches depuis ses onze ans, elles retombaient jusqu'au bas de son dos.

- Ca te va bien, bredouilla-t-il avant d'ouvrir la porte. Ne fais pas trop de bêtise, j'y vais !

Il lui répondit d'un signe de sa nouvelle main de chair. Le compliment n'était pas passé dans l'oreille d'un sourd et l'enhardit davantage. Oui, aujourd'hui serait une bonne journée.


Edward profita de sa soudaine gaieté pour se promener sans but dans la capitale. Quelques nuages masquaient le soleil pourtant le temps restait agréable. Il salua plusieurs connaissances, des militaires à la retraite ainsi que des commerçants qu'il avait aidé à reconstruire les étales. Certains lui avaient fait part de leur étonnement face à son humeur, ils étaient habitués à voir un Edward Elric plus calme qu'avant, presque déprimé.

Après quelques heures, il se posa à une terrasse pour se restaurer, il choisit une table à l'abri des regards afin de ne pas être dérangé. Edward regarda les gens passer en savourant son repas, il n'était pas rare qu'il mange à l'extérieur pour éviter que son frère ne soit obligé de cuisiner pour lui. Peut-être qu'un jour il se déciderait à le faire pour lui faire plaisir. Qui sait, tout paraissait possible aujourd'hui.

- Oh, bonjour monsieur Edward ! S'exclama une voix joyeuse.

Il tourna la tête sur le côté, c'était Sheska, pourquoi n'était-elle pas à la cafétéria du quartier général à cette heure ?

- Bonjour Sheska, vous allez bien ?

- Oui, très, j'ai demandé une permission aujourd'hui, il fait tellement bon !

Devant le sourire de la brune, il ne put s'empêcher de lui proposer de prendre un verre avec lui. Après tout, cela faisait plusieurs années qu'ils se connaissaient. Elle arborait sa légendaire paire de lunette sur ses prunelles vertes.

- C'est tellement rare de vous voir les cheveux détachés, dit-elle presque envieuse.

- J'ai perdu tous mes élastiques, mentit-il visiblement gêné. Je sortais justement en acheter.

A son air amusé, elle ne se doutait pas de son mensonge. Sheska restait manifestement une de ces rares femmes naïves.

- J'ai croisé Alphonse il y a une heure, il était près de l'école à quelques rues du quartier général.

- Oui, il doit aller voir Elysia. Sinon, ça se passe bien chez les militaires en ce moment ? Mustang ne fait pas trop de connerie ?

Sa question vulgairement posée intima quelque peu la jeune brune. Elle but une partie de son verre pour retrouver une contenance.

- Il a décrété qu'une fois par semaine, nous devrions venir au QG avec le nouvel uniforme féminin. Enfin, moi ça ne me dérange pas, je le porte tout le temps, il est plus agréable en cette saison.

- Quel pervers ce type. Bientôt on verra toutes les femmes en jupe courte, sauf Hawkeye je n'en doute pas…

- Vous ne vous entendrez donc jamais, rit-elle en cachant son sourire avec ses mains. Pourtant, il parlait encore de vous hier au lieutenant-colonel !

- Havoc ? Pourquoi parlaient-ils de moi ?

- Je crois qu'ils ont fait un pari sur vous. Non pas que je les espionne ! Mais j'ai entendu dire que vous étiez sur le point d'avoir une copine et ils ont surenchéri pour savoir ce qu'il va vous arriver ! Enfin, rien de bien méchant, on dirait de la façon comme je le dis mais ça ne s'est pas du tout passer comme ça ! Monsieur Edward ? Vous allez bien ?!

Au fur et à mesure qu'elle paniquait, Edward était parcouru de frissons désagréables, alors Havoc avait vendu la mèche et ce putain de bâtard en jouait ! Décidément, il ne payait rien pour attendre ceux-là, il se rendrait bien vite au quartier général pour mettre les choses au clair.

- Merci de ta collaboration Sheska, ce que tu viens de me dire va vraiment m'être TRES utile. Dit-il hargneusement.

- Ne dites pas que vous le savez de moi, s'il vous plait ! Supplia-t-elle précipitamment les mains jointes en prière.

- Ils n'auront pas le temps de se retourner contre toi.

Il se passa un petit moment sans qu'ils n'échangent de parole, trop occupé à apaiser la soudaine ambiance tendue.

- Est-ce que c'est vrai ? Vous avez une petite amie ?

Edward manqua de s'étouffer avec son café, il toussa légèrement, tentant de calmer les rougeurs envahissant ses joues.

- Ca vous intéresse ? Répondit-il d'une petite voix.

- Bien sûr ! S'exclama-t-elle avec entrain. Tout le monde connait le Fullmetal alors sa copine doit être à sa hauteur !

Ca, pour être à la hauteur, elle l'est…

- Nous ne sortons pas ensemble…

- Mais ça ne saurait tarder ! N'est-ce pas ?

Son air trop enthousiaste le mit mal à l'aise, à elle non plus, il ne pourrait pas dire de qui il est amoureux, ça risquerait de la choquer.

- Ca va prendre un peu de temps, je pense...murmura-t-il assez fort pour qu'elle l'entende.

- Je comprends, l'amour c'est pas facile mais dès qu'on le trouve, il faut absolument le garder ! Je ne peux pas vraiment vous conseillez parce que je n'ai jamais été en couple, sauf quand on est enfant mais ça ne compte pas. Je sais, je parle trop mais j'aimerai vraiment que vous trouviez votre moitié !

Dès qu'on trouve l'amour, il faut le garder ? Plus facile à dire qu'à faire.

- Mais quand la personne est déjà avec quelqu'un d'autre, à qui revient vraiment l'amour ? Enchaina-t-il, curieux de savoir ce que la brune en pensait.

Sheska parut réfléchir un moment, relevant ses lunettes sur son nez. Elle vida le reste de son verre et le déposa sur la table.

- Eh bien, je pense que c'est à la personne qui l'aime le plus à trouver un moyen pour le garder. Ce serait logique non ? Comme dans les histoires pour enfant où le prince doit vaincre le dragon pour sauver la princesse !

Alors la copine d'Alphonse est un dragon à terrasser ? On pouvait voir ça comme ça. La réponse de Sheska parut satisfaire Edward qui retrouva son sourire victorieux. Il remercia la brune pour sa sincérité avant de prendre congé, en direction de l'école d'Elysia.


L'établissement se trouvait à quelques rues du quartier général de Central, de ce fait, il n'était pas rare d'y voir des troupes du généralissime Mustang y effectuer des rondes quotidiennes. L'école possédait une énorme cour, étant l'une des seuls de la capitale, elle recevait des enfants de tout Amestris mais aussi quelques étrangers. Près de la grande barrière métallique, Edward hésita à entrer, se disant que son frère ne se trouvait peut-être plus là ou même que sa présence ne réjouirait pas tout le monde. A la place, il se résolut à attendre, confortablement installé sur un muret avec vue sur l'entrée.

Au loin, il aperçut une troupe d'uniformes bleus en pleine ronde, encore des militaires. C'était pour ça aussi qu'Edward n'aimait pas Central, surtout depuis que Mustang avait repris les rennes. La ville était envahie d'hommes bleus, à chaque coin de rue, on aurait dit qu'ils avaient peur qu'une guerre éclate à la moindre petite dispute à l'épicerie du coin.

- Ed ? L'appela une voix plus loin. Qu'est-ce que tu fais ici ?

Il fit volteface, sursautant brusquement, il reconnut la voix de son cadet. Celui-ci tenait en main une boite en plastique rose fluo, ce qui l'amusa au plus haut point.

- Je ne savais pas que tu étais fan d'Hello Kitty Alphonse, se moqua-t-il en se tenant le ventre.

- C'est à Elysia, Gracia m'a demandé de lui apporter ! Arrête de te moquer et descend de là !

Edward continuait de rire, peu enclin à rejoindre son frère sur le bitume de la cour. Celui-ci soupira à son attitude enfantine. Bien décidé à le faire descendre, il s'approcha du mur et tira sur le bras droit du blond. Cependant, il ne mesura pas sa force et Edward fut projeté malgré lui dans les bras d'Alphonse. Il tomba lourdement sur ce dernier et ils perdirent tous les deux l'équilibre, se retrouvant sur le sol l'un sur l'autre.

- Oh, on dirait que mon corps est plus fort que je ne le pensais, grogna le brun en se frottant la tête.

En se relevant, Alphonse avait une vue imprenable sur son frère, allongé contre lui, quelques mèches cachant une partie de son visage rougit par tant de proximité. Les événements de la veille lui revinrent en tête, le gémissement qu'Edward avait poussé, l'appelant dans son désir. Il devint rouge à son tour, s'excusant à plusieurs reprises pour lui intimer de se bouger de son corps, préférant éviter une situation incongrue.

- Je savais que je pesais moins sans mes automails mais à ce point-là…

Cette remarque apaisa son cadet, il osa déposer sa main sur l'épaule du blond. Geste non anodin pour celui-ci qui releva instantanément les yeux vers ses billes dorées. A ce contact, ils se turent, l'un redoutait ce qu'il pouvait se passer, l'autre était partagé entre plusieurs cas de figure.

C'est la personne qui aime le plus qui doit trouver un moyen de le garder.

Le ventre tordu par une douleur intérieure, Edward esquissa un mouvement en avant, réduisant dangereusement leur distance. Alphonse resta interdit, il se contentait d'observer les moindres faits et gestes de son ainé. Tous les deux tremblaient légèrement mais pas pour les mêmes raisons. Il n'allait pas faire ça dans une école quand même ? N'importe qui pouvait les voir, une institutrice, un surveillant ou même un des militaires en pleine ronde. Le danger était partout mais Edward abandonna son inquiétude au profit de son envie. Il patienta un bref instant proche de son visage. Vas-tu me repousser ? Demandaient ses yeux. S'il voulait le faire, il devait le faire maintenant.

Face à son manque de réaction, Edward avança davantage, au point de sentir le souffle son frère se mêler au sien. Il ferma les yeux lorsque ses lèvres touchèrent les siennes, dans une caresse qui lui fit perdre la tête. Alphonse ne bougeait pas plus maintenant, il se contentait de subir, les yeux ouverts sur le visage de son vis-à-vis. Ce n'était certainement pas la première fois qu'il embrassait quelqu'un mais cette personne avait plus souvent une poitrine que des abdominaux. Il sentait la pression sur sa bouche se faire plus insistante, il était littéralement paralysé. Sa main collée à l'épaule d'Edward refusait de le repousser. Pour le blond, ce moment était largement plus agréable, son ventre ne se tordait plus et une douce chaleur envahissait son corps. Pourtant, il ne s'aventura pas plus loin, dans une dernière caresse, il se redressa, faisant face au visage perplexe d'Alphonse.


Fin du chapitre.

J'espère que ça vous aura plu, n'hésitez pas à me laisser une petite review ça fait toujours plaisir et surtout, passez une bonne journée!

A bientôt !

LMG