Bonsoir !
Voici donc le chapitre 7, j'espère ne pas vous avoir trop fait attendre, j'essaie d'alterner entre mes différentes fictions et mes idées d'OS en ce moment, puis j'ai enfin terminé mon cosplay d'Olivier Armstrong donc je suis contente, je n'ai plus rien à faire pour le moment (à part passer mon permis, mais ça, c'est désuet xD)
Katsuyamadoka : Merci beaucoup, je tâcherai de continuer autant de temps que possible !
Le petit auteur : Oui, il arrive que les chapitres soient plus courts xD c'est souvent parce que je préfère terminer sur une scène clé (comme ce chapitre également) plutôt que de regarder exactement le nombre de mot, même si j'essaie d'allonger de temps en temps :) Merci !
Kiwi-Matsura: 70€ de Manga? oO ah ouais quand même, en même temps les seuls mangas que j'ai acheté perso ce sont les fullmetal alchemist :p Yaoi all pour moi xD Hehe oui, j'ose terminer les chapitres où il ne faut pas, d'ailleurs j'espère que celui-ci te satisfera dans le même genre :
Bonne lecture !
Le soir venu, Edward n'eut pas le choix de rentrer à l'appartement. Certes, il avait joui de son geste l'après-midi mais il n'ignorait pas que les répercutions à son retour risquerait d'être tendues. Une chose était sûre pour lui : il ne regrettait rien, ni son attitude envers la copine d'Alphonse, ni même ce baiser volé, bien au contraire ! La scène se jouait encore et encore dans sa tête, réfléchissant au meilleur scénario. Celui-ci aurait été qu'il répondre positivement à ses attentes mais Edward n'était pas stupide au point de croire qu'il prendrait part au baiser comme si de rien était.
Devant la porte, il prit une grande inspiration avant d'entrer, il choisirait l'attitude à suivre en fonction de celle de son petit frère. Tout ce qu'il espérait, c'était qu'il ne refuse pas de lui adresser la parole après tout ça.
Une fois à l'intérieur, il accrocha naturellement sa veste au porte-manteau, lançant un regard curieux en direction du salon. Alphonse était là, assis tranquillement sur le grand canapé en cuir, un livre à la main. A pas de loup, Edward se glissa jusque la cuisine pour se servir un café, profitant du bruit de la machine pour intimer sa présence à son frère.
- Edward, il faut qu'on parle. Lui parvint sa voix au bout du salon.
Son corps se tendit, sa voix était sérieuse, pas froide ni sèche mais sérieuse. Il ne l'avait jamais entendue de cette façon. Le jeune blond reprit une inspiration, se munit de sa tasse de café et se plaqua un petit sourire sur le visage avant de partir s'assoir à côté d'Alphonse. Son regard se déposa instantanément sur l'ouvrage de la table basse : encore un livre sur l'exirologie. Il faudrait qu'un jour Alphonse lui montre le fruit de son voyage, ce qu'il a appris mais pour le moment, l'ambiance n'était pas enclin à un simple bavardage d'alchimiste.
- Comment va la petite Elysia ? Lança-t-il pour éviter la conversation un moment.
- Elle va bien mais disons que je n'avais pas vraiment la tête à prendre de ces nouvelles.
- Ah…
Une petite tension planait dans l'air, Edward tentait de rester naturel, confiant, gardant par tout occasion ce sourire de façade.
- Tu as quelque chose à me dire ? Enchaîna le cadet, le fixant avec insistance.
- Pas vraiment, pourquoi ? Répondit-il innocemment.
- Je ne sais pas, peut-être sur le fait que tu m'aies embrassé sur le sol de la cour de récréation en plein milieu de l'après-midi.
Oh, juste ça…
- Je peux savoir ce qui t'as pris ? Dit Alphonse un peu plus agressif.
Ce soudain changement de comportement fit redescendre son ainé, peut-être était-il trop confiant. Que pouvait-il répondre à cette question ? « Parce que j'en avais envie et que la seule personne qui pourra te rendre heureux, c'est moi ? », non certainement pas, il n'en était pas encore à ce stade. Gêné, Edward détourna les yeux et regarda la fenêtre du salon avec intérêt. Cette réaction n'échappa pas à Alphonse, il soupira bruyamment en se levant du fauteuil, abandonnant son livre sur la table. Son frère le suivit minutieusement du regard, réfléchissant à ce qu'il pourrait bien dire cette fois pour apaiser les tensions. Au moment même où Edward trouva un argument à son interrogation, le châtain se retourna vers lui, une expression exaspérée sur son visage.
- Dis-moi au moins si ça a un rapport avec la conversation que tu as eu avec Alice.
- Elle t'a dit quoi ?
- Que tu lui avais mal parlé au téléphone quand j'étais malade pour ne pas qu'elle vienne la semaine prochaine.
Je m'attendais à quoi exactement ? Qu'elle loue ma capacité à inventer une histoire pour l'éviter ? Le sang d'Edward ne fit qu'un tour, il sentait déjà la colère monter en lui à l'énoncé de son prénom. Alors la fille qui lui volait son frère s'appelait Alice ? Très de bien, de toute façon, elle pouvait s'appeler Janine ou Brigitte, ça lui importait peu.
- Je le sens pas, marmonna-t-il en fixant le sol.
- Tu ne la connais pas surtout, le corrigea Alphonse en posant ses mains sur ses hanches comme pour le gronder. Edward, tu ne me fais pas assez confiance pour savoir choisir la personne que j'aime ?
C'est une énorme masse qui s'abattit sur sa tête, ces mots étaient prononcés sans aucune envie de le blesser mais le plus jeune n'aurait pas plus mal choisir ses mots. Edward s'enfonça davantage dans le cuir, sa respiration s'accélérant en même temps que les battements de son cœur.
- Fais ce que tu veux, souffla-t-il en cachant au mieux sa peine.
Alphonse fit l'aveugle à l'état de son frère, il commença à préparer le repas, se munissant de sa planche, son couteau et ses légumes. Il ne pouvait pas se laisser éternellement diriger par Edward, bien qu'il avait un léger pincement au cœur à la vue de son visage.
- J'ai décidé de prendre un nouvel appartement. Annonça-t-il en vidant les carottes râpée dans son saladier. Ce n'est pas pour t'éviter ou te fuir, avant que tu ne me poses la question, je dois juste réfléchir un moment et je préfère t'éviter la présence d'Alice si tu ne l'apprécies pas. Ajouta-t-il avant qu'Edward ne puisse l'interrompe.
Mais contrairement à ce qu'il pensait, celui-ci ne comptait pas prendre la parole, il écoutait avec attention les dires de son frère. Il aurait dû se sentir mal à l'annonce du départ de sa moitié mais il n'en était rien, ou plutôt, il n'y croyait pas. Cette fille ne lui prendrait jamais son cœur, comme l'avait si bien dit Sheska, l'amour est à celui qui le conquit le mieux, pas le premier. Déterminé, il se leva du fauteuil et attrapa le livre d'exirologie pour le déposer sur la table de la cuisine.
Surpris de l'absence de réaction de son aîné, Alphonse s'arrêta dans sa tâche et se tourna vers son frère, l'observant jeter un coup d'œil intrigué dans son livre.
- Tu ne dis rien ? Demanda-t-il dissimulant très mal son étonnement.
Les prunelles d'Edward ne quittèrent pas les inscriptions de sa page.
- Nous sommes des adultes, n'est-ce pas ? Répondit-il le visage plus serein. Je ne ferai pas un choix à ta place, si tu as envie de partir, fais-le.
- Mais non, ce n'est pas ce que j'ai…
- Alors quoi ? Je ne te dirai pas ce que je ressens pour toi, bien que ta chère Alice doit te l'avoir dit et que tu ne veux pas me blesser davantage. Après tout, tu es comme ça, prévenant et toujours à l'écoute des autres et c'est probablement ça qui fait ton charme.
Les joues d'Alphonse rougirent violemment. Il ne s'attendait certainement pas à ce genre de réaction, il connaissait l'Edward colérique et soupe au lait mais la façon dont il parlait de lui était si douce et tendre qu'il en était décontenancé. Comment ne s'en était-il pas rendu compte plus tôt ?
Voyant l'effet de ses mots sur le visage de son cadet, le jeune blond préféra s'éclipser avec l'ouvrage dans sa chambre, il était sûr qu'Alphonse réfléchirait mieux seul. Après tout, il avait encore cinq jours pour le séduire avant que sa petite amie ne pointe le bout de son nez et une fois qu'il aurait changé d'appartement, les choses se compliqueraient.
Ce soir-là, Edward ne sortit pas de sa chambre pour manger, Alphonse emballa son repas dans un papier filme qu'il plongea dans le frigo, espérant qu'il se restaure avant le lendemain. Sur la commode près du téléphone se dressait leur photo de famille, un portrait qu'il avait demandé à mamie Pinako quand il sut qu'il s'installerait avec Edward une fois de retour à Central. Il avait envie de lui faire plaisir et de se rappeler de leurs bons souvenirs d'enfance, comme si cette course à la pierre philosophale n'avait jamais existé. A côté du cadre, le téléphone, l'Elric hésita un moment à appeler Gracia pour lui demander de l'aide mais cela risquerait d'entacher la relation qu'elle a avec son frère si elle est courant de toute cette histoire. Après tout, l'inceste est puni par la loi dans ce pays et ce n'est pas le généralissime Mustang qui leur ferait un cadeau. Mais, à quoi pense-t-il exactement ? Il était en train de concevoir un instant une relation avec son aîné ? Lui qui avait une petite amie presque parfaite, jolie, brune, fine à la voix douce, il pouvait se considérer comme l'homme le plus heureux du monde.
Mais voilà, de l'autre côté de l'appartement se trouvait une autre personne, la personne peut-être la plus importante de sa vie, celui qui était toujours prêt à sacrifier sa vie pour la sienne, qui était parti à la recherche de son corps près de la vérité en laissant tomber l'alchimie pour laquelle il était si fière.
- Est-ce que je lui suis redevable à ce point-là ? Murmura-t-il pour lui-même.
Alphonse s'approcha du combiné et composa ce numéro qu'il connaissait si bien à présent. Son cœur battait plus vite que la normal. Il passa une main dans ses cheveux se disant que les bonnes choses n'étaient pas toujours les plus simples.
- Allô ? Répondit une voix hésitante à l'autre bout du fil.
- Coucou Alice, c'est encore moi…
- Al ? Encore toi ? Dis-donc, on dirait que tu ne peux plus te passer de moi ! Il n'est rien arrivé de grave j'espère !
- Qu'est-ce que tu voudrais qu'il arrive ?
- Je ne sais pas, que ton frère t'agresse sexuellement ou quelque chose dans le genre, tu sais, c'est déjà arrivé dans le pays, ça a fait la une des journaux donc fait attention.
- Mais non…mon frère n'est pas comme ça, tu as vraiment une mauvaise image de lui. Jamais il ne ferait une chose pareille.
Le raclement de gorge distinct de la jeune femme blasa définitivement son petit ami. Il ne savait plus comment s'en sortir avec ces deux là.
- En vrai, je me demandais si ça ne te dirait pas de venir dans deux semaines plutôt qu'une.
- Tu es sérieux ?! Cria-t-elle soudainement moins douce et attendrissante.
- Calme-toi ! C'est juste le temps que j'apaise les choses avec Edward et puis je lui ai dit que j'allais changer d'appartement pendant un moment, quand tu viendras. C'est quand même mon frère, je ne vais pas partir du jour au lendemain en le laissant seul, il ne sait même pas faire la cuisine !
- Eh bien, il apprendra. Tu le couves trop, Al. Si tu ne le laisses pas se débrouiller, ne t'étonne pas qu'il te colle comme ça. Moi, je viens dans cinq jours, pas un de plus pas un de moins. J'ai déjà mon billet de train pour Central ! Bisous mon chéri, j'ai hâte de te voir, j'y vais !
Alphonse n'eut pas le temps d'en placer une que le bruit de la tonalité résonna dans le combiné. Décidément, ce n'était pas sa journée ! Ni Alice, ni Edward ne lui laisserait un instant de répit. Cela partait pourtant d'une bonne intention.
Peu enclin à finir sa vaisselle, le châtain décida qu'il était temps que la journée se termine, il prit rapidement une douche et rejoignit sa chambre, éteignant toutes les lampes au passage. Demain était un autre jour qu'il priait meilleur.
La nuit était tombée depuis un bon moment sur Central, la ville s'illuminait par les réverbères, le vent s'infiltrait partout où il pouvait, notamment dans la chambre du cadet Elric, toujours réveillé. Il n'arrivait pas à trouver le sommeil, tantôt il pensait aux moments passés avec sa chère et tendre à Xing, les soirées à observer les étoiles, les dîners aux restaurants ou à la maison, les balades tranquilles entre ses cours d'exirologie tantôt il pensait à son irremplaçable frangin, avec qui il avait tout partagé, à commencer par le sang pour finir au baiser de l'après-midi. Ce n'était certes pas son premier baiser, il ne l'avait pas trouvé agréable au vu de la situation mais cela ne l'avait pas dégoûté pour autant. C'est ça, ce n'était pas dégoûtant mais dérangeant.
Alors que ces différentes images défilaient dans sa tête, il fut interrompu par le bruit de sa porte grinçant sous l'arrivée d'un intrus. Il se tenait là, devant lui, habillé d'un débardeur noir et d'un short bleu clair, les cheveux mouillés par la douche qu'il venait probablement de prendre. Son visage se dessinait d'un regard triste dirigé vers lui. Assis dans ses draps, Alphonse ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait.
- Tu comptes vraiment partir ? Lui demanda-t-il d'une voix à peine audible.
Il ne savait pas quoi répondre, il était obnubilé par les yeux de son vis-à-vis, pourtant il ne les connaissait que trop bien. D'un geste de la main, il l'invita à prendre place à côté de lui. Edward referma la porte et rejoignit son frère, s'installant à sa gauche, dans l'obscurité de la pièce, à peine éclairée par les lumières de Centrale.
- Il faudra bien que je le fasse à un moment ou à un autre, répondit-il d'un ton qui se voulait doux pour ne pas le brusquer. Qui est le grand-frère entre nous deux ?
- Sur plusieurs points, ça a toujours été toi, sur d'autres, c'est moi.
La franchise d'Edward arracha un petit rire au châtain, il était visiblement plein de ressource. Si seulement les choses étaient plus simples.
- On a encore du temps avant que je ne parte, poursuivit Alphonse. On devrait en profiter, pas vrai ?
- J'ai entendu votre conversation tout à l'heure, avoua-t-il plus sérieusement. Si c'est vraiment moi le problème, je peux partir le temps qu'elle vienne, tu as plus d'affaire ici que moi. J'irai emmerder le généralissime.
Cette dernière phrase se voulait plus amusante, elle retomba comme un soufflet. Ce n'était certainement pas le genre d'Edward de faire des concessions pour les autres, Alphonse le savait, il s'en voulait de plus en plus, de voir son frère se croire coupable de sa légère prise de tête.
- Elle sera obligée d'apprendre à te connaitre, je ne veux pas que la personne qui sera avec moi ignore mon frangin. Après tout, nous sommes tout l'un pour l'autre, c'est ce qu'on avait dit, tu te rappelles ?
Edward hocha de la tête, cela le rassurait autant que ça l'embêtait. Il ne supporterait pas de voir cette fille, aussi belle qu'elle pourrait l'être. Cette personne qui le prenait pour un prédateur sexuel, capable de commettre le pire sur un membre de sa famille. Non, cette fille n'était définitivement pas faite pour Alphonse, il en était sûr.
- Mais tu sais, je suis quand même content, que tu puisses me considérer comme tel. Ajouta Alphonse un sourire creusé aux lèvres. Je sais que ça peut paraître bizarre mais recevoir l'amour de quelqu'un est une chose merveilleuse, que ce soit celui d'une mère, d'un frère ou d'une fille.
Mais moi je t'aime bien plus que ça, s'empêcha-t-il de murmurer. A la place, se disant que les mots étaient désuets, Edward se décala légèrement, créant ainsi un contact corporel entre son frère et lui. Leurs hanches se frôlaient, Alphonse ne protestait pas, il se contentait de reporter son attention sur la fenêtre de l'extérieur où des chats couraient le long des gouttières.
- Tu crois que le propio accepterait qu'on prenne un chat ?
- Je n'en suis pas certain mais il n'est pas censé le savoir.
Ils rirent tous les deux à cette remarque, jusqu'à ce que tous les chats descendent du toit pour disparaitre de leur vue.
- Il n'est pas censé le savoir…répéta Alphonse dans un murmure.
- Il y a des choses qui ne doivent jamais se savoir, dit Edward dans la même tonalité.
Intrigué, le plus jeune tourna son visage vers son aîné, à quelques centimètres du sien. Ses yeux s'incrustèrent dans les siens et sans qu'il ne puisse contester, Edward déposa ses lèvres sur les siennes dans un nouveau baiser. Cette fois, le châtain ferma naturellement les paupières, se concentrant sur ce qu'il pouvait se ressentir lorsqu'il embrassait son frère. Leurs bouches se frôlaient, se happaient, se goutaient dans un élan dont il ignorait l'auteur. Il sentit la main droite du plus âgé se glisser dans ses cheveux dans une tendre caresse tandis que la gauche s'engouffra dans son cou.
Enhardi par la faible réponse provenant de son vis-à-vis, la langue d'Edward titilla ses lèvres pour demander le passage, qu'Alphonse céda au bout de quelques instants. Ils s'embrassaient à pleine bouche, ignorant la morale et les remarques qu'on pourrait leur faire. Le plus jeune émit un petit gémissement par manque d'air et Edward rompit le baiser, par peur de l'étouffer par son envie. Ils étaient tous les deux pantelants, à bout de souffle. Le vent qui s'engouffrait par la fenêtre ne suffisait pas à rafraichir l'atmosphère brûlante de la chambre.
Ils se regardaient intensément, les mains d'Edward toujours glissées dans les cheveux de son cadet, passablement heureux de l'issue des choses. Il l'allongea sur le matelas et le prit dans ses bras, s'accrochant fermement à l'espoir que venait de lui insuffler la cible de son cœur.
Fin du chapitre.
J'espère qu'il vous aura plu, n'hésitez pas à me laisser une petite review :3, bonne soirée!
Lmg
