Bonjour !

J'espère que vous allez bien, merci beaucoup pour les reviews sur cette fiction, ça me donne de plus en plus l'envie de la faire durer :p.

Le Petit Auteur: "Ta fic est vraiment horrible", je pense que c'est le meilleur compliment qu'on ait pu me faire sur toutes mes fictions xD, ahah elle arrive bientôt Alice, t'inquiètes :3

Kiwi-Mastura: Hehe, t'inquiètes la suite, la voilà et je suis sûre que tu vas bien aimer, je ne sais pas pourquoi (a)

Bonne lecture !


Dans la chaleur de l'été et la pénombre de la nuit, les deux êtres s'approchaient dangereusement l'un de l'autre, tous deux emportés par l'ivresse du désir et l'adrénaline de la peur de l'interdit. Dans leur petite cachette, ils s'embrassaient, se touchaient, se livraient à des caresses indécentes rythmées par leur respiration irrégulières. Un gémissement, puis un autre, s'en suivi d'une spirale de gestes indécents.

- Edward...souffla le premier subissant les inlassables attaques de son vis-à-vis dans son cou.

Ce dernier remonta au niveau de ses lèvres qu'il ravit dans un baiser passionné, mêlant leur désir ensemble dans ce moment intime. Alphonse n'arrivait plus à penser, à songer à ce qu'il était en train de faire, attiré par ce corps qui ne demandait qu'une chose: partir à la découverte du sien. Soudain, brisant le contact de leurs bouches, Edward releva le visage vers celui du châtain, plongeant ses yeux d'or dans ceux de son partenaire, voilé par un désir certain.

- Al...je t'aime.


D'un sursaut, Alphonse quitta son lit de fortune, en sueur, les cheveux trempés. Il l'observa un bref instant avant de rougir violemment, une légère pression s'était emparée de son bas ventre et serrait son boxer plus que d'habitude. Il respirait rapidement, trop rapidement.

- c'était quoi ce truc ? Dit-il presque affolé.

Il n'eut pas le temps de se poser plus de question car le téléphone sonna. Le cadet Elric fut d'abord surpris vu la précocité de sa chambre qu'il y ait la présence d'un tel appareil. Constatant au quatrième coup qu'il n'avait toujours pas bougé, il courut et décrocha le combiné d'un geste.

- A...Allô ?!

- Alphonse ? Quelque chose ne va pas? S'inquiéta une voix douce à l'autre bout du fil.

C'était Alice, il devait se reprendre à tout prix et ne pas laisser transparaître que quelques minutes auparavant, il se voyait en train de s'adonner au plaisir du corps de son frère. A cette pensée, il remarqua que la douloureuse pression de son bassin ne s'était toujours pas dissipée.

- Non ça va, je suis juste tombé de mon lit, mentit-il en passant une main au niveau de son entrejambe. Tu m'appelles pour… ?

- Pour te dire que je prends le train cet après-midi, je devrai être là demain matin.

- Génial ! S'exclama-t-il un peu trop joyeusement à son gout. Du coup, mh, je vais préparer la chambre pour ton arrivée.

- Oh, t'es trop mignon ! Ce sera la première fois qu'on dormira ensemble, n'est-ce pas ?

Il tiqua à cette remarque. Du temps où il était à Xing, il avait refusé de dormir dans le même lit qu'Alice, prétextant qu'il était bien trop tôt pour se le permettre. Il ne put repenser à la dernière nuit dans l'autre appartement où il avait naturellement partagé son lit avec Edward. Edward…le rouge de ses joues s'amplifia si c'était possible.

- Ou…ouais bien sûr ! Ecoute, je dois y aller, j'ai encore plein de choses à préparer avant que tu ne viennes, fais un bon voyage !

Alphonse raccrocha avant même qu'elle ne puisse placer un moment. Ce qui le choqua le plus, c'est qu'il avait totalement omis de lui adresser son fameux « je t'aime » habituel qui clôturait chacune de leur conversation. Honteux, il s'éloigna du combiné pour se replonger dans ses draps, encore moite de la sueur de son corps et tenta désespérément d'oublier ce qui venait de se passer.


Le réveil fut tout aussi compliqué pour l'aîné Elric. Les rideaux et tentures tirées, les ténèbres s'étaient emparés de l'appartement de l'ancien alchimiste depuis plusieurs heures. Il savait qu'il était temps de se lever, il entendant malgré les volets baissés le chant des oiseaux et les bruits de la capitale. Il le savait, pourtant il aurait aimé que tous ces gens heureux se taisent tant que la douleur rongeait son corps. Edward n'avait pas beaucoup dormi, il devinait en touchant son visage sec de ses larmes que ses yeux s'entouraient de cernes. De toute façon, il ne comptait pas sortir aujourd'hui. Il avait songé pendant un bon moment de partir à la recherche d'Alphonse. Cependant, les paroles du généralissime un peu plus tôt lui en avait dissuadé.

- « Il faut savoir doser son envie et l'envie de l'autre »…répétait-il pelotonnant du bout des doigts le drap humide.

Edward n'avait pas la force de sortir de la chaleur des couvertures, l'air devenait irrespirable, il se demandait combien de temps il serait capable de tenir avant de supplier son frère de tout oublier et de revenir chez lui. Malgré son dégoût, il était presque prêt à accepter que cette fille s'incruste dans sa famille, touche son petit frère, fasse n'importe quoi tant qu'il pouvait rester à ses côtés. Mais cela ne changerait en rien ses sentiments pour Alphonse.

Au bout de deux heures de réflexion dans le noir, Edward fut contraint à sortir de sa chambre par le bruit distinct du téléphone de l'entrée. Il ignora le premier appel mais bien vite un deuxième lui en dissuada. Trainant les pieds tel un zombie, il déambula jusque la commode où il décrocha le combiné, non sans mal.

- Allô ? Râla-t-il en s'appuyant contre celle-ci, Edward Elric à l'appareil.

- Fullmétal ?

Même quand ça ne va pas, je suis obligé de me coltiner ce type. Franchement, il a trouvé le moyen de rendre ma journée encore plus pourrie…

- Qu'est-ce que vous me voulez ?

- Je te réveille ? C'est vrai que ton sommeil est inversement proportionnel à sa ta taille…

- Et alors ? Rétorqua-t-il sur le même ton blasé.

Un silence s'installa entre les deux militaires, Edward en comprit directement l'origine : il n'avait pas crié aux allusions sur sa taille. Il est certain que ça pouvait surprendre n'importe qui, surtout son supérieur hiérarchique.

- J'aimerai que tu passes au QG cet après-midi.

- Pour quoi faire ?

- C'est un ordre.

La communication s'interrompit. Edward souleva un sourcil à la réaction de Mustang, ça aussi c'était bizarre. D'habitude, il aurait poursuivit comme si de rien était en parsèment d'une voix moqueuse quelques boutades à son égard. Décidément, le monde avait choisi de tourner dans un autre sens aujourd'hui.

Par réflexe, il s'avança vers le frigo, constatant que son frère n'avait pas menti dans sa lettre. Il était rempli à craquer, le jeune blond pouvait manger pendant un mois entier avec tout ce qu'il lui avait préparé et c'était sans compter la suite qui se trouvait dans le micro-onde. Chaque plat était étiqueté avec la date à laquelle il devrait le manger. Alphonse le prenait vraiment pour un assisté total…bon, ce n'était pas totalement faux mais il pouvait aussi manger au mess des militaires, ça aurait évité autant de préparation.

Il jeta un bref coup d'œil à la poubelle après avoir déballé le film adhésif d'un plat de pâte étiqueté pour le jour-même – avec évidemment le temps et la température de cuisson ainsi que les ustensiles à prendre et leur fonctionnement -, la lettre laissée par Alphonse s'y trouvait, intacte. Il l'avait simplement laissée dans la poubelle pour ne plus l'avoir. Peut-être devrait-il songé à sortir sa poubelle aujourd'hui, oui, ça serait une bonne idée.

Edward engloutit l'entièreté de son plat de pâte tout seul, attablé dans sa cuisine, les yeux rivés sur le livre d'exirologie que son frère avait bien voulu lui laisser. Il était encore en débardeur et short, les cheveux en bataille et détaché. Il hésitait encore à se rendre au quartier général pour voir ce que le généralissime lui voulait, lui qui aurait préféré passer une journée calme enfermé dans sa chambre dans le noir à profiter de son matelas et tenter d'oublier un court instant Alphonse…c'était raté. Toutefois, il était curieux de savoir ce que ce bâtard lui voulait, avec sa malchance, c'était une nouvelle mission pour le faire voyager à l'autre bout du pays. Maintenant qu'il avait terminé son voyage, Roy avait une bonne raison de le reprendre sous ses ordres sans qu'il n'ait quoique ce soit à redire.

- Peut-être qu'un nouveau voyage ne ferait pas de mal…

Edward se leva, plongea nonchalamment son assiette et ses couverts dans le bac à vaisselle. Ca aussi, il serait bien tôt ou tard forcé à la faire. Le blond soupira avant de repartir en direction de la salle de bain pour paraître un minimum présentable. Ses yeux n'avaient jamais autant cerné, il voyait bien son manque de sommeil sur sa peau moins bronzée qu'à l'accoutumé. Las de son reflet dans le miroir, il s'empressa d'enfiler un pantalon, sa chemise blanche et son manteau brun. La main sur la poignée, Edward inspira un bon coup avant d'affronter le monde extérieur.


L'air était plus frai que ces derniers jours, il semblerait que le beau temps se soit effacé au profit de la grisaille. Ce n'était pas plus mal, les passants se firent plus rares dans les rues de la capitale. Certains commerçants saluèrent Edward sur son chemin, il leur répondit d'un simple signe de la main, peu enclin à discuter librement. D'un coin de l'œil, il aperçut plusieurs couples se balader tranquillement en direction du parc. Il les maudit intérieurement d'exposer ainsi leur bonheur alors que lui-même n'en avait pas le droit. De toute façon, même si ça avait fonctionné avec Alphonse, il n'aurait jamais pu se permettre les quelques gestes attentionnés en public comme le font ces gens naïfs.

- Hey Boss ! S'écria une voix l'obligeant à se retourner.

Encore des uniformes bleus, il reconnut à l'appellation le lieutenant-colonel Havoc, accompagné de Breda et Falman, habillés de la même façon.

- Tiens, vous n'êtes pas au quartier général ? Demanda l'ancien alchimiste.

- On y allait justement, qu'est-ce que vous faites aujourd'hui ?

- Mustang m'a réclamé dans son bureau, je sais même pas pourquoi…

- Sûrement pour te parler de la mission à la frontière d'Aerugo, on y est tous convié.

Alors c'est bien ce qu'il pensait, le généralissime allait encore l'obliger à partir dans des coins paumés. Ils prirent la route tous les quatre, Edward en profita pour s'informer sur sa future mission.

- Elle est prévue pour quand ?

- Dans quelques jours, c'est une simple visite pour maintenir les relations avec les dirigeants du pays.

- Il peut pas le faire tout seul ? Grogna-t-il en donnant des coups de pied dans tout ce qui trainait au sol.

Havoc tira une nouvelle bouffée de sa cigarette.

- Tu sais, ce serait imprudent de le laisser voyager. Même si le pays a un semblant de prospérité, il y a plein de gens qui veulent sa tête, dont évidemment dans notre propre armée.

Un peu comme quand c'était l'autre homonculus de Wrath au pouvoir…

- Et puis tu connais les réputations, s'ils ne sont pas rassurés de voir arriver le Fullmétal et Flame, je ne vois pas ce qu'il leur faut. Poursuivit le roux.

Lui, rassurant ? Edward pouffait intérieurement, il avait surtout la réputation de tout faire exploser sur son passage, ses derniers rapports pouvaient en témoigner. Cette mission-ci ne serait certainement pas une exception.

Au bout d'une bonne vingtaine de minutes de marche, ils arrivèrent au QG de Central. Le jeune blond les devança légèrement pour entrer en premier dans le bureau du généralissime, oubliant au passage de frapper à la porte.

- Mon bureau n'est pas un moulin, Fullmétal. Lui fit remarquer le chef des armées en relevant les yeux sur lui.

- C'est vous qui m'avez demandé, je ne vois pas pourquoi vous vous plaignez.

Roy soupira, il intima d'un geste ses subordonnés de quitter le bureau, afin d'enfin se retrouver seul à seul avec Edward. Situation qui ne gêna pas plus celui-ci, prenant ses aises sur le canapé en cuir noir de la pièce.

- Il parait que vous avez une mission pour moi.

- Il t'est arrivé quelque chose, Edward ? Le coupa directement Mustang.

- Je suis pressé alors si pouviez faire vite.

Le blond savait qu'il se trahissait en étant aussi expéditif mais ce type n'avait pas à apprendre ce qui tourmentait sa vie. Il l'avait peut-être aidé dans le passé mais ça s'arrêtait là, il ne lui devait rien.

- Bien. J'ai l'ordre de mission à te donner, nous allons passer une semaine à Aerugo, j'ai besoin de toi pour surveiller les environs, il y a des rumeurs sur la ville qui me laissent perplexe quant à la sécurité du pays.

- Vous vous intéressez aux rumeurs maintenant ?

- Quand elles concernent des soit disant transmutations humaines, oui.

Edward se releva brusquement, alors encore des gens s'adonnaient à ce péché interdit ? Pourtant, son histoire et celle de son frère aurait dû en rétracter plus d'un…La mission devint soudainement plus attrayante aux yeux de l'Elric.

- Nous partons dans quatre jours. Tu peux y emmener Alphonse, si tu le désires.

Ses traits se froncèrent, non, il ne pouvait certainement pas emmener son frère là-dedans. A ce moment-là, il sera tranquillement installé avec sa peste de copine, dans leur petit nid douillet. Rien qu'à y penser, il sentait la nausée pointer le bout de son nez. Sa réaction n'échappa pas à l'œil de corbeau de Mustang, il leva un sourcil avant de sortir l'enveloppe contenant les détails de la mission.

- Ca me fait penser, je l'ai vu hier soir.

- Où ça ?!

Trahi.

- Nulle part, je voulais juste voir si c'était ce que je pensais. Dis-moi Fullmétal, que s'est-il passé entre Alphonse et toi ?

Rien et c'est justement le problème…

- Ca ne vous regarde pas. Pesta-t-il en lui volant l'enveloppe brusquement.

- C'est un ordre.

- D'où vos ordres peuvent m'obliger à dire un truc que je n'ai pas envie de dire ?!

- Je cherche juste à t'aider Edward.

- Vous pouvez la garder votre aide ! Je me tire, je viendrai à la gare dans quatre jours alors si vous pouviez juste me foutre la paix pendant ce temps !

Edward sortit du bureau, fermant la porte dans un grand claquement. Les subordonnés du généralissime le fixèrent, passablement étonnés, il n'était pas rare que lui et le jeune garçon s'engueulent mais le visage rouge du plus jeune les intriguait. Mustang ne chercha pas à le retenir, il finirait bien par tout lui avouer, tout ce qu'il savait, c'est qu'Alphonse se trouvait à Central dans un endroit que son frère ne semblait pas connaitre. Intéressant…


Le jeune blond quitta rapidement les lieux, préférant fuir que d'affronter le regard de type. Il allait devoir le supporter tout au long de sa prochaine mission, rien qu'à y penser, il regrettait de ne pas s'être opposé à le suivre. Avec leur pari à la con, il allait finir par craquer et leur foutre à tous – sauf Hawkeye, faut pas abuser – son coup de poing dans la figure pour s'infiltrer ainsi dans sa vie privée.

La pluie tombait lentement mais sûrement, comment pouvait-on passé d'un temps aussi chaud à une chute de goutte en moins de deux jours ? Edward soupira, tant pis, il sera trempé en rentrant chez lui, raison de plus pour se remettre en sous vêtement et se glisser dans son lit. Cette fois, personne ne viendra le faire chier. Il se dirigea directement vers l'hôtel.

L'orage éclata plus fort, les vêtements du blond s'imbibèrent d'eau, collant désagréablement sa chemise contre sa peau et ses cheveux coiffés en queue sur son visage.

Vraiment, vivement demain…

Il baissa la tête, à partir de quel moment les éléments ont-ils fini contre lui ? L'échange équivalent ? C'est donc ça que coutaient ses baisers ? Des journées de merde ? Malgré tout ça, Edward ne pourrait jamais regretter ce qui était arrivé, il l'avait voulu et l'avait obtenu et serait prêt à se battre pour en avoir plus, toujours plus. Soudain, la pluie cessa de s'abattre sur son visage, pourtant, le bruit des gouttes percutant le sol ne s'atténua pas. Edward leva les yeux au ciel, caché par une épaisse toile bleu clair, attachée à un manche en métal. C'était un parapluie.

- Je peux vous raccompagner ? Lui proposa la propriétaire.

Il prit un petit moment avant de la regarder. C'était une jolie jeune fille, brune aux yeux bleus, portant de fines lunettes rouges, les cheveux bouclés par l'humidité. Elle lui adressait un sourire sincère et plein de bonnes intentions. Edward ne put refuser sa proposition, il la remercia mainte fois pour sa gentillesse mais il ne comprenait pas par quel miracle il était tombé sur elle.

- Je m'appelle Claire et vous ?

- Edward. Vous êtes du coin ?

- Oui, j'habite à Central depuis que je suis toute petite mais s'il y a bien quelque chose que j'ai apprise ici, c'est qu'il faut toujours se balader avec un parapluie !

Elle enchaina sur un petit rire, hypnotisant Edward. Il pouvait sentir à travers ses manières qu'elle était naïve et bienveillante, elle lui rappela un court instant Alphonse. Un détail sur elle le dérangea, ses verres étaient remplis de goutte de pluie, masquant ses beaux yeux bleus clairs. Il lui demanda de s'arrêter et lui enleva doucement les lunettes de son visage pour entreprendre de les nettoyer. Claire rougit légèrement, suivant des yeux les mouvements de l'inconnu.

- Me…Merci ! Bredouilla-t-elle en les enfilant.

Edward lui adressa un sourire amusé, cette fille lui avait fait oublier par sa timidité tous ses problèmes. Il s'empara ensuite de son parapluie, prétextant qu'il lui devait bien ça.

- Vous êtes gentil…

- Tu peux me tutoyer et puis c'est normal après ce que tu as fait.

Claire n'en fut que plus gênée. Ils continuèrent ainsi un bout de chemin. Tout semblait aller pour le mieux, pourtant Edward avait l'impression d'être observé ou même d'être suivi. Il fit volte face en percevant des bruits de pas dans sa direction.

- Edward, qu'est-ce que tu fous sous la pluie ? L'engueula presque son interlocuteur.

Le blond n'y croyait pas, IL était là, devant lui, lui aussi muni d'un parapluie, les yeux rivés sur lui, à la fois en colère et d'une autre émotion qu'il ne parvenait pas à déceler. La jeune fille parut aussi perdue que lui.

- Alphonse ? Dit-il pour s'assurer qu'il ne rêvait pas.

- Bah oui, tu le vois bien !

Pourquoi était-il aussi énervé contre lui ? Ca ne lui ressemblait pas, il n'avait rien fait qui pouvait justifier une telle réaction à son égard, c'est Alphonse qui était parti, pas lui !

- Désolée mademoiselle, je vais vous le reprendre. Reprit le châtain en tirant son ainé sous son parapluie. Je vous remercie de vous être occupée de lui.

- Euh…de rien.

Alphonse se mit à le tirer à travers les rues, ignorant ses maintes et maintes plaintes. Il n'avait pas l'air décidé à se justifier sur son soudain retour. Pourtant il lui avait bien écrit qu'il devait réfléchir quelque jour à lui et son avenir avec sa chère et tendre copine, à moins qu'il ne se soit trompé sur le sens de cette lettre ?

Ils arrivèrent à l'autre bout de la capitale, devant l'hôtel malfamé du cadet. Ce fut à cet instant qu'Edward s'extirpa de l'étreinte de son frère, quitte à recevoir le flot du ciel. Il le regardait, presque choqué.

- Je peux savoir ce que tu fous ?! Cria presque Alphonse en lâchant son parapluie au sol, se fichant visiblement de la pluie.

- J'étais en train de retourner à l'appartement, tu vois, celui que tu as fui !

- Je ne parle pas de ça, qu'est-ce qui te prends de draguer comme ça une inconnue en pleine rue ?!

Draguer ? Inconnue ?

- Mais de quoi tu parles ?! Clama Edward énervé à son tour.

- Je t'ai vu en train de lui nettoyer les verres de ses lunettes avec ton petit sourire mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?!

Le jeune blond se tût instantanément. Qu'est-ce qui lui prenait de s'énerver pour si peu ? Il ne la draguait pas, il l'aidait juste en retour, c'était un simple échange équivalent qui ne valait pas la peine de prendre la mouche. D'ailleurs, pourquoi se permettait-il de crier de la sorte, il devrait être content qu'il ne soit pas au fond après ce qu'Alphonse lui a fait !

- En quoi ça te dérange ? Lui demanda-t-il en posant les poings sur ses hanches.

Alphonse ne répondit pas. Il était à présent trempé, tout comme son vis-à-vis, ils se fixaient l'un l'autre comme s'ils attendaient que le soleil pointe le bout de son nez. Patient, Edward voulait sa répondre, il pourrait rester ainsi à s'engueuler avec son petit frère jusqu'au lendemain matin. Son comportement méritait d'être justifié.

- Pour rien. Répondit-il rageusement avant de ramasser son parapluie, j'y vais.

- Non attends.

Edward s'avança et attrapa son poignet avant même qu'il ne puisse se diriger vers l'entrée de l'hôtel, il était hors de question qu'il fuit une fois de plus.

- Je veux savoir, pourquoi ça t'a fait chier de me voir avec elle alors que toi tu ne te gêneras pas pour le faire avec Alice.

Le cadet écarquilla les yeux, comment osait-il faire allusion à sa copine dans un moment pareil ? Et oui ça l'avait fait chier, quand il l'avait vu sortir du quartier général, il l'avait suivi pour être sûr qu'il rentre sain et sauf dans son appartement mais quand il a vu cette jeune fille s'empresser de lui prêter son parapluie, une sensation désagréable lui avait remonté les entrailles. Il espérait que son frère allait refuser et continuer son chemin sous la pluie mais il n'en était rien. Alors quand il vit Edward lui adresser un sourire qui aurait dû être pour lui, il n'avait pas pu s'empêcher d'interrompre leur petite mascarade.

- Avoue, tu connaissais cette fille et tu savais que j'étais là. Tu l'as fait exprès !

- Alphonse !

- Tout est de ta faute.

Les larmes montèrent aux yeux d'Alphonse, il avouait être complètement perdu dans cette marée de sentiment contraire. Il laisse à nouveau le parapluie chuter au sol, déposant sa main sur front pour ne constater aucune montée de fièvre. Edward s'approcha lentement de lui et s'enlaça sans hésiter, certes ses mots étaient plus que blessants mais il n'avait plus de larmes avec ce qu'il s'était passé hier. Il se contenta de serrer son corps contre le sien, gardant ses mains au niveau de son cou et de son épaule pour ne pas le brusquer.

- Edward…Sanglota-t-il en lui relevant la tête.

Celui-ci lui envoya un regard surpris quand il sentit son visage descendre doucement sur le sien. Il ne réagit pas tout de suite lorsqu'Alphonse entreprit de l'embrasser, trop choqué pour partager ce premier baiser qu'il recevait de sa part. Ignorant les rares passants qui courraient se mettre à l'abri, ils s'embrassaient maintenant à pleine bouche, laissant la pluie s'infiltrer dans leurs vêtements, incapable de refroidir ses deux corps chauds qui peinaient à garder leur position au fur et à mesure que la langue du plus jeune explorait la bouche du blond. Ils se séparèrent à bout de souffle, gardant le contact de leurs yeux, partageant pour la première fois un désir commun. Alphonse fut étonné de constater qu'Edward le regardait de la même expression que dans son rêve, se sentant anormalement chaud et enhardi pour une raison inconnue.

- On devrait rentrer, chuchota-t-il en prenant de force sa main.

Ainsi ils abandonnèrent le pauvre parapluie à l'entrée de l'hôtel pour s'engouffrer dans l'appartement moisi du cadet. Edward ne disait mais intérieurement, il était emporté par ce trop plein de sentiments, les yeux pétillants devant la promesse silencieuse que venait de lui faire l'objet de son amour.


Fin du chapitre !

J'espère que vous me pardonnez du coup pour ce que j'ai fait à Edward pendant le dernier chapitre :3 n'hésitez pas à me laisser une review, ça fait toujours plaisir et bonne journée !

LMG