Bonjour !

Encore une fois, merci pour les retours sur cette fiction. D'ailleurs, je reprends les cours dans trois jours pour deux semaines. J'ai donc décidé de prendre un peu d'avance, à savoir que le prochain chapitre est déjà en parti écrit et qu'à partir du prochain, je conviendrai de la date en fin de chapitre, histoire de ne pas me déborder. Voilou, bonne lecture !


En une journée, Alphonse Elric avait eu chaud, très chaud mais la chaleur qui envahissait son corps de la racine de ses cheveux aux ongles de ses orteils était différentes à chaque situation. Tout d'abord, il y avait une douce sensation lorsqu'il avait failli embrasser Edward dans leur appartement le matin-même. Ensuite, il y avait cette peur de se faire remarquer lorsque, pendant son dîner, son frère n'avait cessé de frôler ses jambes de son pied. Enfin, il y avait eu cette véritable canicule interne quand Edward l'avait ramené chez lui et lui avait fait goûter à une toute nouvelle pratique dont il n'avait eu connaissance que dans les livres. Une pratique douteuse, certes, mais qui avait aidé Alphonse à se rendre compte de certaines choses.

Pourtant, à ce moment-là, c'était une tout autre chaleur qui lui empoignait le ventre, le faisait suer à grosses gouttes. Ses mains moites s'agrippaient à la rambarde de l'escalier tandis qu'il les gravissait pour rejoindre son appartement. Il lança un oeil inquiet à sa montre, il avait une demi-heure de retard. Une demi-heure, ce n'était pas grand chose quand on y songeait mais pour Alice, c'était sûrement le temps de lancer l'alerte à la police pour qu'ils le retrouvent.

Devant la porte, Alphonse réfléchit plusieurs fois à faire demi-tour et l'appeler depuis un téléphone dans la rue, prétextant qu'il s'était fait attaquer ou bien qu'il avait vu une orde de chatons abandonnés et qu'il leur avait cherché des propriétaires. Il était bien trop tard pour faire machine arrière, elle devait sûrement avoir entendu ses bruits de pas dans le couloir. Relevant la tête et respirant une grande bouffée d'air pollué, le châtain tourna la poignée et rentra d'une traite dans l'appartement. A première vue, il était calme, la minuterie avait été retirée de la commode, la vaisselle et le lit étaient faits, seule la porte de la salle de bain restait close. Alphonse s'en approcha et l'ouvrit, Alice contemplait d'un oeil énervé son reflet dans le miroir, elle ne prêta pas attention à l'irruption de son petit ami à côté d'elle.

- Salut Alice ! S'exclama-t-il peut-être un peu trop joyeusement.

- Bonsoir, monsieur le retardataire, répondit-elle d'un ton cinglant.

Toute la joie forcée se dissipa devant sa colère, il ferait mieux de la laisser tranquille, du moins c'était ce qu'il pensait.

- Ta journée s'est bien passée? Reprit-elle sur le même ton.

- Euh...

Impossible de lui dire la vérité, il avait certainement passé une merveilleuse journée, malgré le fait qu'il n'avait toujours pas de réponse concernant l'appel qu'Edward aurait passé à Alice. Et il ne pouvait certainement pas l'aborder maintenant, sinon elle saurait avec qui il venait de sortir.

- Alors, tu as perdu ta langue?

- Ca s'est très bien passé, je suis allé jouer avec la petite Elysia cet après-midi, je n'ai pas vu le temps passer parce que je l'aidais à terminer ses devoirs.

Il tenta d'être le plus convainquant possible, tâche difficile quand les images des mains d'Edward sur son corps défilaient dans sa tête.

- Je vois, eh bien, j'espère que ça en valait le coup.

- Qu'est-ce que tu racontes?

- Je vais me coucher, conclut-elle en sortant de la salle de bain.

Alphonse la suivit sans réfléchir.

- Mais il n'est que seize heures!

- A Xing on dort tôt.

Il soupira en la voyant s'engouffrer dans les draps sans lui accorder un regard. Alice n'était pas une couche tôt, il le savait bien. Alphonse se dirigea vers la table du petit salon pour consulter quelques un de ses livres, attendant que le temps passe. Il songea à la décision qu'il avait promis de prendre. Hier, il pouvait affirmer sans problème qu'il aurait demandé à son frère de ne pas lui en vouloir mais qu'il préférait avoir sa vie bien rangée auprès de cette fille. Aujourd'hui, son avis était tout autre. Edward était un garçon surprenant, charmant, têtu, quand il voulait quelque chose, il finissait par l'obtenir mais est-ce que toute cette bonne volonté suffirait pour qu'ils vivent une véritable relation?

La nuit tombait lentement, Alice n'avait pas bougé d'un pouce. Alphonse se décida à prendre une douche avant de s'enfoncer à son tour dans le lit, habillé d'un simple boxer. Un peu désolé de voir sa copine si éloignée, il se rapprocha doucement d'elle, posant sa main sur son épaule, caressant tendrement sa peau. Un frisson la parcourut, elle attendit plusieurs minutes qu'il cesse tout mouvement pour s'endormir mais il n'en était rien.

Soudain, Alice se tourna vers lui, plongeant ses yeux dans ses orbes d'or, quelques minutes défilèrent sans qu'un seul n'esquisse le moindre geste. Alice leva sa main au niveau du visage d'Alphonse avant de se pencher vers ses lèvres. Surpris par une telle initiative, le jeune homme ne broncha pas et laissa ses lèvres effleurer celles de la brune. Ils s'embrassèrent un long moment avant de se séparer mais cela ne parut pas la satisfaire. Elle avait bien senti qu'il ne répondait pas vraiment à son baiser et décida de passer à la vitesse supérieure. D'un geste brusque, elle colla son corps à celui de son vis-à-vis avant d'enfouir son visage dans son cou pour le parsemer de bisous. Alphonse ne savait plus comment réagir, en une journée, il recevait les avances osées des deux personnes qu'il aimait le plus. Des frissons envahirent son corps mais il ne se sentait pas réagir devant toutes ces caresses, à son plus grand étonnement.

- Alphonse…Soupira-t-elle en remontant ses lèvres le long de sa gorge.

Toujours aucune réaction, elle descendit lentement ses mains le long de son torse, effleurant sa peau brûlante. Elle s'arrêta à sa dernière barrière de tissus, remontant son visage pour récupérer un nouveau baiser, sans pour autant retirer sa main.

- Touche-moi…

Alphonse sursauta presque à sa voix, il ne l'avait jamais entendue parler de cette façon. Ce n'était pas sans lui rappeler la fois où Edward avait gémi son prénom en plein rêve, il était toujours un peu naïf sur l'effet qu'il pouvait faire aux autres. Hésitant, il déposa une main sur l'épaule d'Alice. Déterminée, elle attrapa celle-ci de force et la posa sur sa poitrine, lui indiquant les mouvements qu'il devait faire. Malgré la pénombre, on pouvait voir l'intense rouge ayant pris possession de ses joues. Il se retrouvait embarqué dans un acte qu'il n'avait pas provoqué et n'avait aucune idée de la façon dont il s'en sortirait. Perpétuant ses massages sur les formes de sa copine, il inspira profondément lorsqu'il sentit une main se glisser le long de son boxer.

- Al ? L'appela une petite voix dans un ce méli-mélo de respirations.

Alphonse déglutit, elle devait sûrement l'avoir senti…ou plutôt, elle ne l'avait pas senti.

- Oui ? Répondit-il peu sûr.

- Tu ne bandes pas ?

Son visage n'avait jamais été aussi rouge, son cœur s'emballa par la gêne de cette situation. Il redoutait sa question et sa réaction. Devant son absence de réponse, Alice souleva l'élastique du sous-vêtement et y enfouit sa main, touchant le membre sans douceur. Rien. La seule chose tendue dans la pièce, c'était elle. Elle retira vivement sa main et se releva pour fixer Alphonse dans les yeux, les traits tirés. Celui-ci se demanda vaguement si ce qu'elle venait de faire était légal mais bon, venant d'une personne qui touchait son frère ainé, niveau légalité, on avait vu mieux.

- Tu te décides à m'expliquer ?

- …j'en…sais rien, peut-être que j'ai des problèmes, j'irai voir le médecin…

S'il avait pu se transmuter en une souris et se cacher dans un trou, il l'aurait fait. Avoir ce genre de conversation avec sa copine était particulièrement gênant.

- T'iras le voir demain, le toubib.

Le châtain hocha vivement la tête pour qu'Alice se calme, elle se replongea dans les draps en lui tournant le dos. Il fit de même en se plaçant de son côté, afin de ne pas être créer de contact physique entre eux. Cela ne servait à rien d'aller voir un médecin, Alphonse savait que son manque de réaction n'était pas provoqué par un quelconque trouble. En vérité, il ne pouvait s'empêcher de penser que la situation était probablement moins excitante que celle qu'il avait vécue quelques heures plus tôt. Plaqué contre cette porte, ses mains assurées qui se baladaient le long de son corps, cette bouche qui l'emportait ailleurs et ce regard de désir intense que lui lançait Edward, ses mèches blondes plaquées contre son front par la pluie. Non, il devait absolument penser à autre chose, rien qu'à se rappeler de toutes ces sensations, il se sentait déjà à l'étroit dans son boxer alors si Alice le découvrait, ce serait littéralement la fin pour lui.

Le soleil se levait sur la belle capitale d'Amestris, cela s'annonçait pour être une magnifique journée pour les habitants. Enfin, pour ceux qui n'avaient pas de problèmes amoureux à régler. Alphonse se réveilla en premier et quitta les draps en direction de la salle de bain. Mouillant son visage dans le lavabo en ruine, il regardait son reflet dans le miroir. Aujourd'hui, il devait donner sa décision à Edward en ce qui concernait leur relation. Il avait eu l'occasion de partager des moments avec Alice et lui et n'avait plus d'excuse pour reculer. Alphonse songea un instant aux événements de la veille, à tête reposée, il ne pouvait pas nier qu'il ne la désirait pas autant qu'il désirait Edward. Pourtant, lui annoncer de but en blanc sa relation n'était certainement pas la meilleure idée et s'il lui avouait qu'il ne voulait pas continuer avec elle, elle comprendrait bien vite ce qu'il se cache sous leur rupture.

Une fois habillé et parfumé, il sortit de la salle de bain, Alice dormait encore. Malgré leur prise de tête, il se sentait tout de même désolé de lui faire subir tout ça. L'exirologiste lui avait juré d'aller voir un médecin et il le ferait, il lui laissa un petit message sur le frigo pour le lui indiquer avant de prendre sa veste et de partir de cet hôtel miteux.

De l'autre côté de la ville, Edward Elric se détachait à son tour de son long sommeil. Il avait très bien dormi, enhardi par les événements de la veille. Il ne s'attendait certainement pas à ce qu'Alphonse réagisse aussi bien à ses baisers et autres caresses osées. Cependant, il redoutait la réaction d'Alice vis-à-vis de son retard, elle lui ferait probablement payer les quelques minutes en trop. Baillant à maintes et maintes reprises, il finit par sortir de son lit pour se débarbouiller et prendre une douche, aujourd'hui était le jour qu'il attendait depuis un moment et il se devait d'être présentable pour voir son petit frère.

Edward attacha ses cheveux en simple queue de cheval et s'habilla d'une chemise et d'un pantalon kaki, un peu plus classe que d'habitude. Il ne prit pas le temps de prendre un petit déjeuner et sortit de l'appartement, il devait passer dans le bureau du généralissime, l'ayant appelé peu de temps après le départ d'Alphonse pour régler les derniers détails du trajet. Il se doutait que c'était ce dont Alphonse lui avait parlé la veille, sur le fait qu'il avait validé sa présence sans même le consulter. Après tout, il avait dit qu'il le ferait craquer et ne plaisantait pas avec ce genre de chose.


La mine décomposée, Alphonse arriva lentement au quartier général, il venait de faire les cents pas devant le cabinet du médecin avant finalement de rebrousser chemin. Il ne se sentait pas capable de se faire expertiser cette partie de son corps par un inconnu tout ça pour savoir que son système reproducteur se porte bien. Il se demandait aussi si le médecin était capable de déterminer s'il avait joui la veille, auquel cas il aurait bien été emmerdé. C'était pour toutes ces raisons qu'Alphonse déambulait dans les couloirs de la base militaire, saluant les rares soldats qui le reconnaissaient – la plupart ne l'ayant connu que par sa forme d'armure.

- Hey mais ce ne serait pas là le cadet Elric ? Surgit une voix à l'autre bout du couloir.

Relevant la tête, il aperçut le lieutenant-colonel Havoc, suivi de Fuery et Falman. Les trois hommes n'avaient pas changé depuis la dernière qu'il les avait vus, sauf peut-être que l'ancien sergent avait pris un peu de carrure.

- Bonjour les gars, vous allez bien ?

- Tant qu'il n'y a pas d'alerte, tout va bien. Répondit Kain une fois à sa hauteur. Ca faisait longtemps qu'on ne t'avait pas vu, qu'est-ce que tu viens faire dans nos quartiers ?

- Eh bien…

- Si c'est Edward que tu cherches, il doit voir le généralissime aujourd'hui donc tu vas sûrement le croiser.

Le nom de son frère lui donna le sourire, il avait en effet pour but de lui parler mais il s'attendait à le recroiser à son appartement et non dans la base.

- Au fait, il parait que tu as une copine de Xing, enchaîna Jean d'un œil moqueur. Ca roule comme tu veux ?

Alphonse réprima un soupir, non, ça n'allait pas vraiment mais il fallait sauver l'image avant tout, il se contenta d'étirer les lèvres en bredouillant une vague excuse.

- Bah, tu sais les filles, ça va et ça vient. Vu ton physique, je ne doute pas qu'elle craque toutes pour toi !

Ca, il en doutait légèrement. Mise à part Edward et Alice, il n'avait jamais vu aucune fille – même si Ed n'était certainement pas une fille – tenter de s'approcher de lui, timide comme il était.

- En parlant de fille, poursuivit Falman, ça me fait penser qu'une jeune demoiselle est venu nous demander ce matin si on savait où était le Fullmétal.

Une fille ? Pour Edward ?

Alphonse souleva un sourcil, étonné. Mise à part Sheska et Gracia, sans compter la petite Elysia, il ne se souvenait pas qu'Edward lui ait parlé d'une autre fille.

- Elle rougissait tellement en nous posant la question qu'on avait l'impression que son visage allait exploser. Il faut croire que ton frère aussi a du succès auprès la gente féminine.

Cette remarque eut le don d'énerver légèrement le cadet. Il ne savait pas de qui ils parlaient mais il ne l'aimait pas déjà. Un moment, ce n'était pas la même chose qu'Edward ressentait vis-à-vis d'Alice ? Il secoua sa tête, se contentant de saluer les soldats, prétextant devoir parler à un autre militaire.

Je sais bien qu'Ed me cache pas mal de choses mais après ce que nous avons fait hier, je le vois mal avoir une autre relation. Bon, je l'ai fait moi mais ce n'était pas voulu ! J'étais déjà avec Alice avant qu'il ne me fasse des avances, ne m'embrasse…

Alphonse s'arrêta dans le couloir, passablement essoufflé, il devait se reprendre en main et retrouver Edward, il était probablement déjà quelque part dans le quartier général. Il lui suffirait simplement de le retrouver et lui demander qui était cette fille.

Il posa la question à tous les soldats qu'il croisa sur son chemin, les premiers ne l'avaient pas vu et certains lui indiquaient qu'ils avaient cru l'apercevoir à l'entrée de la base. Le châtain se dépêcha donc de rejoindre la cour pour ensuite rejoindre l'entrée. Ce qu'il n'eut pas besoin de faire lorsqu'il vit l'objet de ses recherches adossés à un mur, en pleine discussion. Il se rapprocha discrètement pour mieux les observer, Alphonse reconnut sans mal la jeune fille brune aux lunettes rouges qui l'avait protégé de la pluie. Celle qui l'avait rendu un peu jaloux en lui souriant pendant qu'il nettoyait ses verres.

- Je sais que ça peut surprendre que je te cherche comme ça…Bredouilla la jeune Claire adossé juste à côté du blond.

Edward haussa les épaules.

- Je n'ai pas eu le temps de te remercier pour m'avoir aidé cette après-midi là donc j'ai l'occasion de le faire maintenant.

Il employait un ton doux pour lui répondre, trop doux aux oreilles de son cadet. L'envie d'interrompre à nouveau leur petite conversation lui chatouillait l'esprit.

- Mais pourquoi tu me cherchais en fait ?

- Mh…l'autre jour, j'ai trouvé que tu étais quelqu'un de très agréable, j'ai beaucoup aimé parler avec toi alors…je me suis dit que peut-être toi aussi tu avais apprécié et qu'on pourrait, je ne sais pas, se voir dans d'autres conditions.

Elle ne le regardait pas dans les yeux, préférant fixer un point au loin le temps de finir sa phrase. Edward, lui, rougit instantanément devant les intentions de la jeune fille. Jamais une fille n'était venue vers lui de cette manière pour lui proposer, en somme, un rendez-vous. Toujours planqué derrière son mur, Alphonse fronçait les sourcils, la réaction de son frère ne lui avait pas échappé. Qu'est-ce qu'il attendait exactement pour lui dire que non, qu'il avait déjà quelqu'un dans sa vie, dans son cœur ? Sa réponse était bien trop lente au goût du cadet Elric.

- En vérité…

Oui, vas-y, dis-lui que ce n'est pas possible !

- C'est un peu compliqué.

Non, justement, c'est plutôt simple grand-frère ! Regarde-la, avec ses yeux de biches, je suis sûr que tu peux lui dire clairement que tu aimes quelqu'un d'autre.

- Oh…je vois. Il y a des chances que tu aies déjà une copine n'est-ce pas ? Je m'en doutais, un beau garçon comme toi ne saurait pas rester célibataire très longtemps.

Edward rougit davantage, décidément, cette fille savait lui parler mais il ne pouvait pas ignorer Alphonse à ce moment-là. Si elle s'était présentée plus tôt à lui, les choses auraient peut-être été différentes. Alors qu'il s'apprêtait à lui dire une partie de la vérité, son attention se tourna vers le bruit lourd d'une personne tombant sur le sol. Le jeune blond aperçut alors son petit frère étalé tout du long sur le bitume, les quatre fers en l'air.

- Al ?

- Euh, non, c'est pas moi.

- Je te vois Alphonse Elric.

Il rit comme un imbécile pour cacher sa honte avant de se relever, époussetant ses vêtements froissés. Il ne quittait pas des yeux Claire, surprise par son apparition. Décidément, elle devait croire qu'il l'espionnait au quotidien.

- Bien, je pense que je vais y aller, souffla-t-elle embêtée d'être interrompue. Je te dis…à une autre fois, Edward. Alphonse.

La mignonne petite brune leur fit un simple signe amical avant de traverser toute la cour pour rejoindre l'entrée. Edward lui, resta contre le mur, dévisageant longuement son petit frère.

- C'est une habitude que tu as d'espionner les gens ?

- Je me suis retrouvé ici par hasard ! Et puis, pour une personne follement amoureuse, tu en as mis du temps pour lui répondre…

- Hein ? Tu crois vraiment que je vais lui balancer à la figure comme ça que j'aime quelqu'un d'autre ? Sans ajouter la nature de cette personne ?

Alphonse se tût et prit place à ses côtés, il était gêné de ce qu'il venait d'arriver mais ne le regretterait pour rien au monde.

- Content de voir qu'elle ne t'a pas tué hier soir.

- Non mais tu aurais dû voir dans quel état elle était, j'avais l'impression qu'elle allait me tuer.

Cette image arracha un rire bruyant à l'aîné, il aurait tellement voulu voir la tête de cette pimbêche en voyant qu'Alphonse pouvait être heureux sans elle.

- C'est pas drôle, grand-frère.

- Non, c'est vrai, le plus drôle c'est que ce soit à ton tour d'être jaloux.

Le châtain le toisa, l'air surpris.

- Quoi, tu vas me faire croire le contraire ? Allons frangin, je connais peu de gens qui écoutent les conversations des autres comme tu l'as fait.

- La ferme…je ne vois pas pourquoi tu lui parlais aussi.

Edward n'en rit que davantage, décidément, son frère avait bien changé en quelques jours et ça n'était pas pour lui déplaire.

- Dois-je comprendre que tu as pris ta décision ?

Alphonse haussa les épaules en déviant le regard, c'était gênant pour lui de devoir avouer une telle chose à haute voix. Comprenant parfaitement son langage corporel, Edward agrippa son bras pour l'attirer contre lui, liant leurs lèvres. Le plus jeune enfouit ses bras dans le cou de son vis-à-vis dans une étreinte qui se voulait aimante, chaleureuse, dangereuse…peut-être trop dangereuse.

- Edward, Alphonse ?!


Fin du chapitre.

J'espère que ça vous aura plus, n'hésitez pas à me laisser une petite review, je vous fais des bisous :3

LMG