Bonjour !

Le chapitre aurait dû arriver demain mais vu que je suis tombée malade - merveilleux restaurent pour mon anniversaire il y a deux jours donc bonjour les crampes d'estomac et l'indigestion - j'avais envie de vous faire plaisir et le publier un peu plus tôt.

Emilie-Okami: Oh tu sais, j'en voudrai jamais à quelqu'un de ne pas me laisser de review, c'est assez optionnel et si je m'arrêtais à ça, j'aurai bien fini d'écrire depuis un moment. Je sais que plusieurs lisent simplement ma fiction mais si ça peut simplement les occuper ou leur faire plaisir, alors j'ai gagné ce que je voulais faire. Anyway, j'espère que ce n'est pas trop grave et que tu vas bien. Je te fais des bisous :)

Bref, bon chapitre, j'espère que ça vous plaira.

Ps: pour ceux qui ne sont pas très pour l'inceste, ce chapitre contient une scène -16.


Alphonse Elric était un jeune homme courageux, personne ne pouvait lui retirer ce titre. Pendant son adolescence, il avait terrassé bon nombre de méchants, que ce soient des créatures chimériques aux crocs acérés aux alchimistes et militaires détournés du droit chemin. Il avait même participé activement à la bataille contre Père, c'était que dire ! Oui, Alphonse Elric avait combattu un bon nombre d'adversaire, pourtant, il ne savait pas comment expliquer que la plus terrible des batailles se déroulaient devant ses yeux et qu'il en était le déclencheur.

Le train roulait encore en direction d'Aerugo, le trajet risquait d'être long et pénible. Les militaires, regroupés à l'avant du wagon, discutaient tranquillement de tout et de rien, ignorant tout de la bataille qui se jouait à quelques sièges de là. Au fond, du côté droit, Edward Elric, jeune blond caractériel particulièrement de mauvaise humeur en ce début de journée. A gauche, Alice, petite brune douce et mignonne passablement choquée. Au milieu, Alphonse Elric, hésitant depuis plusieurs minutes sur quel siège s'asseoir.

- Alphonse, tu ne vas pas passer toute la journée debout ! Se plaignit sa copine en tirant sur sa manche, allez viens.

Il lui aurait peut-être obéi s'il n'était pas occupé à regarder son frangin, les yeux rivés sur le paysage, refusant de croiser son regard.

- Alphonse ! Répéta-t-elle voyant son manque de réaction.

- Alice, je peux juste te laisser deux minutes ?

Elle n'eut pas l'occasion de lui répondre qu'il prenait déjà place à côté d'Edward, tirant sur les pants de sa veste pour le forcer à se tourner vers lui.

- Ed, arrête de faire la tête…

Le blond fronça les sourcils, il avait beau être son grand-frère, il n'avait jamais eu autant envie de lui en mettre une, même devant les autres passagers. Le matin il lui faisait presque une crise de jalousie dans le quartier général et le soir-même il invitait sa « petite amie » à se joindre à eux.

- Tu sais bien que c'est compliqué…en plus tu m'as embrassé devant elle, on aurait pu se faire prendre par n'importe qui ! Chuchota-t-il en se penchant davantage.

Edward haussa les épaules, il n'avait pas oublié que ce qu'il faisait était interdit par la loi mais sur le moment-même, il en avait cure.

- Tu ne vas quand même pas ne plus m'adresser la parole avant la fin du voyage ?

- J'aurai dû accepter le rendez-vous de cette nana, marmonna-t-il la main appuyée sur son menton.

- Tu ne penses pas ce que tu dis…

- Sur le coup, je le pense.

Alphonse soupira, ça allait être plus compliqué pour lui de gérer la situation. Il imaginait déjà le problème qui se poserait une fois arrivé, avec qui allait-il dormir ? Le colonel leur avait gentiment cédé sa chambre mais s'il dormait avec son frère plutôt avec sa copine, cela pourrait éveiller les soupçons auprès des autres militaires. Constatant qu'Edward campait sur ses positions, il se leva et s'assit à côté d'Alice, sous l'œil attentif de Riza. Le round deux venait de commencer.

- Tu lui as dit ? Demanda-t-elle.

- Dis quoi ?

- Bah je sais pas, t'as trouvé ça normal peut-être qu'il te roule une galoche en face de moi ?

Dans l'absolu, il y avait plus choquant que ce bisou…enfin, il devrait sûrement éviter d'y faire allusion.

- Il ne m'a pas embrassé, tu as dû rêver, on est juste rentré dans le wagon et il s'est tourné pour me dire quelque chose. Tu es sûre que ce n'est pas toi qui vois des choses étranges ?

Niveau justification, il n'avait pas vraiment trouvé mieux à dire. Alice le dévisagea un bon moment avant de se pencher pour regarder Edward. Non, décidément, elle ne l'aimait pas ce garçon, elle se demandait même comment ces deux personnes pouvaient faire partie de la même famille. Alphonse était un garçon respectable et l'autre minus était infect.

- On dit toujours que la première crêpe est toujours ratée…

- Tu as dit quelque chose ?

- Non rien. Dis, ça ressemble à quoi Aerugo ?

- J'en ai aucune idée, nous ne sommes jamais parti par-là. C'est l'occasion de le découvrir ensemble.

Ecoutant malgré lui la discussion des deux amoureux, Edward serrait les poings, cette conversation le rendait littéralement malade. Il n'était pas jaloux du bon temps que cette fille prendrait avec son frère, non, il savait qu'il s'amuserait davantage s'il était avec lui. Le généralissime avait peut-être raison après tout, il fallait lui faire comprendre son absence pour devenir indispensable. Engagé dans cette voie, il se leva d'une traite et parti en direction de l'avant du wagon pour rejoindre les autres militaires, sous l'œil surpris d'Alphonse. Il s'installa à côté d'Havoc sans en demander la permission, attirant toute l'attention sur lui.

- Alors Boss, on en a marre de tenir la chandelle ? Se moqua-t-il affectueusement.

- C'est vrai qu'on ne nous avait pas dit qu'Alphonse viendrait avec sa copine, elle est plutôt jolie. Enchaîna Breda.

Aussi jolie que les doigts de pied de mamie Pinaco oui.

- Moi je pense que le Fullmétal n'aime juste pas la nouvelle copine de son frère et qu'il veut juste le garder pour lui. Les interrompit la voix grave de Mustang.

Edward releva la tête vers lui, se doutait-il de quelque chose ? Le colonel lui avait-elle fait part de ses penchants douteux ? Toujours est-il qu'il était sur la bonne voie.

- Après tout le temps et ce que vous avez pu traverser ensemble, reprit Kain Fuery innocemment. Ca peut se comprendre.

Riza semblait la seule à ne pas prendre part à leur joyeuse discussion, probablement pour ne pas les amener sur la bonne piste. Elle regardait Edward soupirer ne pipant mot. Le généralissime en profita pour continuer sur le sujet.

- Oui mais Alphonse va devoir grandir de son côté sans que son grand-frère ne le protège sans arrêt. C'est déjà le cas à en regarder de plus près.

L'ancien alchimiste bouillonnait à l'intérieur, qui était-il pour lui dire ce qui était le mieux pour son frère ? A en croire les gémissements qu'il poussait quand il s'était occupé de lui deux jours auparavant, il était loin d'être le seul fautif.

- Mêlez-vous de vos affaires, ça ne regarde qu'Al et moi. Pesta-t-il en leur adressant un œil noir.

- Tout doux petit, on ne faisait qu'établir des théories, tu ne nous as toujours pas dit ce que tu pensais de cette jolie demoiselle.

- J'ai vraiment besoin de le dire alors que vous avez compris ? Elle empeste le parfum à dix kilomètres à la ronde, elle rit comme une chèvre et a la délicatesse d'un éléphant. Je continue ?

Sa réaction excessive semblait faire rire les soldats. Il faut dire que quand on la regardait de loin, elle paraissait aussi inoffensive qu'un agneau et douce qu'une peau de chamois.

- Ah…Fullmétal, le jour où tu découvriras la gente féminine, tu porteras un tout autre regard sur ce genre de fille.

Comme si j'en avais besoin…Cretin.

- Si vous utilisiez autant de conviction à travailler qu'à parler de ça, je pense que le pays se porterait beaucoup mieux. Fit remarquer Riza courant au secours d'Edward.

Il la remercia d'un bref geste. Pour lui aussi, le trajet s'avérait être une véritable torture…

La nuit était tombée lorsque le train s'arrêta en gare pour faire une petite pause et changer de conducteur. Les passagers avaient donc la possibilité de partir prendre l'air avant le départ, ils arriveraient le lendemain soir à Aerugo. A force de recevoir les inlassables questions sur sa vie amoureuse, Edward a fini par s'installer tout seul sur une banquette à attendre que le temps passe. Le silence régnait sur le wagon, il semblerait tout le monde, sauf lui, était parti avant le voyage de nuit qui s'annonçait plus rude. Les lumières étaient éteintes, à la demande du généralissime, pour permettre à ses hommes de dormir tranquillement. Soudain, perdu dans sa contemplation du paysage, Edward tressaillit en sentant une masse s'installer à côté de lui.

- Tu ne dors pas, frangin ?

Sa voix était douce et agréable, un frisson le parcourut entièrement. Si seulement ça avait pu être quelqu'un d'autre qui lui faisait cet effet. Il répondit négativement tout en gardant son visage tourné vers la fenêtre.

- Ecoute, je sais que tu ne me répondras peut-être pas mais il fallait que je t'explique. Elle sait pour nous deux et je dois dire que quand tu m'as embrassé ce matin, elle n'avait plus aucun doute sur ce qu'il se tramait. Je me disais que si je lui demandais de partir à Xing, elle allait refuser et me menacerait de tout raconter à la justice. Grand-frère, je ne suis pas aussi naïf qu'ils peuvent le croire, je sais que tu te mettras à faux pour tout prendre mais moi, je ne veux pas que ça arrive. Je pense peut-être plus aux conséquences avant ce que je ressens mais c'est sûrement mieux ainsi.

Edward finit par lui faire face, la maturité d'Alphonse ne l'étonnait pas, il avait toujours été celui qui réfléchissait le plus des deux. Cependant, la fin de sa déclaration ressemblait plus à une annonce de rupture qu'autre chose.

- Tu veux qu'on arrête ? Chuchota-t-il sur le même ton, le plus sérieux du monde.

Le châtain écarquilla les yeux avant de laisser s'échapper un léger rire, transperçant le silence apparent.

- Comment veux-tu qu'on arrête maintenant ? Dit-il dans un sourire sincère.

Il conclut ses mots en scellant doucement leurs lèvres, fermant les yeux en caressant d'une main la joue d'Edward. Celui-ci eut un léger mouvement de recul avant de s'abandonner à son tour à la passion de son vis-à-vis. Il glissa ses bras autour de son cou pour l'attirer davantage contre lui, le forçant à s'allonger contre son corps sur la banquette. Au fur et à mesure qu'ils s'embrassaient, la tension devenait de plus en plus insoutenable. Alphonse remonta lentement sa main en dessous de la chemise du jeune blond, introduisant sa langue dans sa bouche, intensifiant leur baiser. La main du plus jeune caressa son ventre brulant tandis que sa jumelle s'enfonçait dans la masse blonde. C'était dangereux, c'était osé et si quelqu'un les voyait, elle serait sûrement moins clémente que le colonel. Pourtant, pour une fois, Alphonse faisait preuve d'initiative, pour le plus grand bonheur de son frère qui se laissait totalement faire, profitant des sensations qui brulait son bas ventre. Ils étaient couchés l'un sur l'autre, bougeant légèrement pour intensifier leur caresse. Au bout d'un moment, par manque d'air, Alphonse brisa leur baiser pour déposer sa bouche dans le cou de sa victime, emporté par le désir qui le possédait. Il se sentait déjà à l'étroit quelques étages plus bas mais ne pouvait se résoudre à ce reprendre. Edward, dans le même état et se retenant pour ne pas pousser de bruyants soupirs sous l'assaut passionné de son bourreau, l'obligea cependant à ralentir ses mouvements, chuchotant le souffle court :

- Ils reviennent Al.

Les deux hommes se stoppèrent à la fin de sa phrase, le cadet, toujours allongé contre lui, remonta au niveau de son visage avec un léger sourire. Il se pencha une dernière fois pour déposer ses lèvres contre les siennes dans un baiser plus tendre que le précédent. Il se détacha à contrecœur et s'assit convenablement sur la banquette, permettant ainsi à son frère de se redresser et réajuster sa chemise, désormais chiffonnée.

Des voix s'élevèrent au début du wagon, Edward avait raison, le trajet en direction d'Aerugo allait reprendre, tout comme la fidélité apparente du cadet Elric. Soupirant à cette pensée, il se leva, s'avança tranquillement vers son précédent siège, adresser un regard qui en disait long à son aîné.

- Debout là-dedans ! C'est pas parce que nous n'arrivons que ce soir que vous avez le droit de dormir toute la journée !

La voix claire et distincte du Colonel Hawkeye s'attira les foudres et les regards noirs des autres passagers. Le soleil s'installait à peine dans le ciel qu'ils étaient déjà obligés de sortir de leur courte nuit. Toujours aussi intransigeante, la militaire traversa tout le wagon pour s'assurer qu'ils se lèvent tous, les menaçants de son regard froid.

- Colonel, vous êtes un monstre, grogna Edward en s'étirant.

- Vous me remercierez plus tard, se lever tôt est bon pour la santé.

Il est clair que si elle me tue dans mon sommeil, être éveillé ne peut pas me faire plus de mal, songea-t-il en grimaçant. Ils ne leur restaient que quelques heures à voyager dans ce train avant d'arriver à leur destination finale et, malgré sa discussion avec Alphonse, Edward ne pouvait s'empêcher de toiser le jeune couple, passablement énervé.

Au bout d'une vingtaine de minutes, le train s'arrêta en gare, il se trouvait toujours dans l'enceinte d'Amestris. C'était l'occasion de sortir quelques instants pour s'acheter de quoi déjeuner et là encore, ça n'allait pas être une partie de plaisir pour le jeune blond.

- Tu es sûr que tu ne veux pas que je t'accompagne ? Demanda Alice à Alphonse au fond du wagon.

Celui-ci se dirigeait vers la sortie, agrippant au passage le poignet de son aîné.

- Non, je te ramène quelque chose, j'y vais avec Ed !

- Hein ? Mais pourquoi ? C'est bon, qu'il reste ici j'arrive !

La petite brune se précipita pour le rejoindre, sous l'œil attentif des subordonnés du généralissime, amusé par la situation.

- Il faut que je parle d'un truc à mon frangin, Alice. Enchaîna-t-il sur un ton doux.

Elle feint une moue triste en croisant les bras dans son dos, déviant le regard vers le sol, peinée.

- Mais j'avais envie d'être avec toi…

Le châtain se sentit soudainement très mal, qu'est-ce qu'il avait horreur de ce genre de situation. Habituellement, il aurait accepté n'importe lequel de ses caprices, il trouvait cette manie de tout vouloir faire avec lui assez mignonne dans le fond.

- Ca va, je vais pas te le voler non plus ! Railla Edward toujours accroché au cadet.

Certainement que je ne vais pas te le voler, puisqu'il n'est pas à toi.

- On n'a qu'à y aller tous les trois ! S'exclama-t-elle en les dépassant. Vous venez.

Cela ressemblait plus à un ordre qu'une proposition. Ne sachant comment réagir, ils finirent par lui obéir et descendirent ensemble du train. Alphonse lâcha finalement le poignet d'Edward, soupirant bruyamment, rien ne se déroulait comme il le voulait. Sur les quais, le petit groupe déambulait lentement, se lançant de temps en temps des regards suspicieux. Soudain, une idée germa dans l'esprit d'Alice, elle sortit de sa veste un mini appareil photo et le donna de force à son rival.

- On devrait profiter du beau paysage pour faire des photos tu ne crois pas chéri ? Allez Ed, fais une photo de notre joli couple !

S'il était toujours en possession de son automail au bras droit, Edward l'aurait probablement réduit en morceau en la voyant agripper le bras de son frère. Celui-ci ne savait plus où se mettre, il se contentait de fixer ailleurs, laissant sa copine s'adonner à son nouveau jeu.

- Qu'est-ce que tu attends ? On n'a pas toute la journée !

Jurant intérieurement, Edward leva l'appareil à hauteur de ses yeux, il voyait dans l'objectif l'image des deux amoureux, puis un long sourire décora son visage. Il appuya sur le bouton et le balança directement à la propriétaire avant de repartir en direction d'un petit magasin à la sortie de la gare.

- Hey, fais attention ! Tu ne sais pas combien ça coûte ce truc !

Mais il était déjà trop loin pour l'entendre. Elle attendit patiemment que la photo sorte de l'appareil et la secoua avant de la lever à ses yeux.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Alphonse voyant ses mains frictionner le papier.

En guise de réponse, elle le lui tendit avant de retourner vers le wagon, fulminant ses pires jurons. Alphonse analysa la photo et finit par comprendre son état. Edward l'avait coupée pour ne garder que son visage gêné en train de regarder dans une autre direction. Il rit légèrement devant sa réaction, ça ne l'étonnait guère. Il enfouit la photo dans sa poche avant de partir à son tour dans le petit magasin.

Il y chercha la masse blonde, ce qui lui prit un peu de temps car celle-ci s'était engagé dans le rayon du pain, sondant les différents paquets.

- Tu es un piètre photographe…soupira-t-il en se glissant à ses côtés.

- Tu en doutais ? Je la trouvais vraiment mieux comme ça.

- Tu la veux ? Dit-il en lui proposant la dite photo.

Sans un mot, il l'attrapa et la plongea dans sa poche, affichant un sourire victorieux.

- Tu devrais prendre celui-là, c'est celui que pinaco nous donnait pour goûter.

- Mais y a du lait dedans…

- …Tu savais qu'il fallait du lait pour faire le pain ?

La mine décomposée de son frère le décontenança, comment un scientifique comme lui peut ignorer ce genre de chose ? Il piqua le paquet de ses mains et fila à la caisse. Le train allait bientôt repartir et, même si l'idée de laisser Alice toute seule ne le dérangeait pas, il ne s'imaginait pas l'abandonner dans un pays inconnu. Avant de sortir, Edward le contraint à s'arrêter.

- Tu as dit que tu voulais me dire quelque chose non ?

- Ah oui, c'était juste une raison de pouvoir me retrouver seul avec toi. Il faudra qu'on se refasse un restaurent comme l'autre jour, c'était vraiment sympa.

- Je dois prendre ça comme un « je te propose un rendez-vous sans le dire » ?

Son rire servit de réponse, la fumée des trains les alerta qu'ils devaient bien vite se dépêcher de rentrer. Ils coururent jusqu'à l'intérieur du wagon, se poussant comme des enfants de quatre ans, chose qui n'échappa à personne lorsqu'ils déambulèrent le long des passagers.

- Fullmétal, on ne court pas dans le train, sauf si une jeune femme tombe et qu'on en profite pour mater sa jupe. Le gronda le généralissime.

Edward ne prit même pas la peine de reprendre son argument de poids, le colonel Hawkeye braquait déjà son arme sur sa tempe.

- A votre place je n'irai pas plus loin.

Riant de la grimace du chef des armées, le jeune blond retourna s'asseoir seul tandis qu'Alphonse se dirigeait lentement en direction du fond où l'attendait patiemment Alice.

- Non mais du te rend compte de ce qu'il a fait ? Reprit-elle une fois que son copain assis.

- Ne t'en fais pas…je lui ai donné une bonne leçon, mentit-il en voyant sa mèche blonde dépasser du siège.

Le soir venu, le train s'arrêta en gare d'Aerugo, les militaires d'Amestris étaient les seuls passagers restants. Ils descendirent sous les ordres strictes de Roy, ayant visiblement repris son sérieux. Il les ordonna en rang, deux par deux, Alphonse se trainait sa copine scotchée à son bras, Edward préférait la compagnie du colonel Hawkeye, Breda était avec Havoc et Fuery avec Falman. Mustang conduisait le rang sous les réverbères de la nuit. Ils étaient tous fatigués par la journée qui s'achevait, les courbatures s'emparaient de leur corps et les organismes s'épuisaient au fur et à mesure qu'ils s'enfonçaient dans le village. Des cris d'animaux s'élevaient dans l'obscurité et malgré leur capacité à affronter la pire racaille, les militaires s'accrochaient les uns aux autres, aussi peureux que des nouveaux nés.

C'était sains et saufs qu'ils parvinrent dans une petite auberge, visiblement peu fréquentée. Le généralissime se présenta à l'accueil pour s'occuper de la paperasse, il profita du charme de la jeune fille pour obtenir les clés au plus vite et les donner à ses subordonnés.

- Il y a cinq chambres, l'une est simple pour moi alors démerdez-vous rapidement pour vous organiser.

Hawekeye se permit de prendre les cinq clés et de les répartir de manière équitable. Elle en donna une à Fuery et Falman, une autre Breda, elle en garda une pour le lieutenant colonel et elle. Il lui en restait une, qu'elle avait initialement prévue pour Edward et Alphonse, elle confia la dernière à celui-ci en lui soufflant quelques mots à son oreille.

- Je te laisse faire ton choix.

Alphonse se trouvait à nouveau dans une situation délicate, Alice ne comprendrait sûrement pas qu'il décide de la laisser avec Breda. Soupirant, il intima à son frère de suivre l'autre militaire roux, invitant sa copine à le suivre.

Epuisés par le voyage, les deux amoureux ne s'adressèrent pas la parole de la soirée, préférant se coucher avant d'entamer une énième discussion sur l'aîné Elric. Celui-ci, un peu plus réveillé, pensait déjà à son prochain plan pour subtiliser son frère des griffes d'Alice, ça risquait d'être compliqué mais en était capable. Il regarda par la fenêtre, un détail qu'il n'avait pas remarqué en arrivant lui sauta à l'esprit. Un large sourire illumina son visage, attisant la curiosité du militaire.

- Qu'est-ce qui vous fait rire boss ?

- Je crois que demain sera le plus beau jour de cette semaine.


Fin du chapitre.

J'espère que ça vous aura plu et passez une bonne journée,

A la prochaine !