Hola people ! Je vais écourter mon discours de début hein et juste vous rappeler que l'italique correspond aux flasbacks. Merci à mes lecteurs pour vos reviews et à ma bêta pour la correction.

Titimaya : C'est aussi un plaisir de voir que tu suis toujours mes fictions :)

Emy Unbroken : Merci beaucoup, et ne t'en fais pas, on commencera à un savoir plus d'ici les prochains chapitres :)

L.S : So glad to see you like it. Don't worry, Rachel will wake up. (One day maybe :D)

Guest : Je suis contente de voir que mes fictions te plaisent. Alors, par rapport à Q. la raison de son absence deviendra plus clair dans les prochains chapitres, ne t'en fais pas (:

Cottigny : Héhéhé, j'aime torturer les gens ! (Nah, je plaisante, je suis une vraie bisounours dans le fond) Merci de ta review ! :)

Vous savez quoi ? Glee ne m'appartient pas.(Malheureusement .)


C'est de nouveau à cause de mon mal de dos que je me réveille, levant les bras en l'air, je m'étire, cherchant un moindre signe de l'heure qu'il pouvait être. La petite pendule blanche postée à l'entrée me fait de l'œil et je me rapproche de là où elle se trouve. L'attrapant je me déplace vers la fenêtre pour essayer d'avoir le maximum de lumière possible. Même en distinguant avec peine les aiguilles seulement éclairées par les rayons de la lune, je finis par réussir à lire l'heure.

Quatre heures.

Dans quelques heures, une infirmière viendra relever l'état de Rachel afin de s'assurer que tout va bien. Mais pour l'instant j'ai environ deux-trois heures de tranquillité devant moi. Alors, reposant la pendule sur le meuble, je retourne auprès de Rachel. Là je ramasse la couverture que Leroy ou une nurse avait posée sur mon corps endormi, puis je m'assois doucement sur le lit d'hôpital.

Je reste là quelques secondes, pesant le pour et le contre, puis je décide de laisser tomber. De toute manière, qui est-ce que ça va déranger ? Puis, ce n'est pas comme si c'était la première fois que je le faisais. Soupirant, je me relève et traverse la pièce afin de me mettre sur le côté du lit où Rachel prend le moins de place. Dépliant la couverture sur elle, je grimpe ensuite à ses côtés et pose doucement ma tête sur l'oreiller. Ensuite, ouvrant mes bras, j'attire le corps inconscient de la petite brune contre le mien, tout en prenant garde de ne pas débrancher ou coincer un fil. Passant mes doigts sur son bras presque glacé, je ferme les yeux, essayant de trouver le sommeil, sommeil qui d'une façon ou d'une autre me ramènerait toujours à Rachel. Cachant mon visage dans le creux de son cou, je ferme les yeux et me laisse guider par le « bip bip » interminable des machines.


Comment on fait pour arrêter d'avoir des sentiments pour quelqu'un ? Non mais c'est vrai. Regardez là ! Comment ne pas l'aimer ? Son rire, son sourire, la façon dont le coin de ses yeux se plissent lorsqu'elle rigole, sa voix, son corps, ses mains douces et délicates, son nez tant critiqué mais que je veux tout simplement couvrir de baisers, son grand cœur, sa naïveté, son innocence, sa détermination, sa personnalité…comment ne pas l'aimer ? J'étais tombé dans un piège sans échappatoire possible. Un trou sans fond, une boite close hermétiquement, je peux continuer des heures ainsi à trouver des synonymes décrivant ma situation

En même temps, c'est genre tellement facile de penser à elle quand cette petite diva se trémousse d'un pied sur l'autre, chantant une chanson sans queue ni tête avec Hudson. Ah et maintenant y'a Blaine qui les rejoint. Biiiiien, je vais rester sur ma chaise comme l'associable que je suis ! D'ailleurs, en parlant de Blaine Warbler, il est où Hummel ?

-Santana, ferme la bouche, tu vas finir par baver.

Ah, Hummel est là. Habillé d'un pantalon noir moulant et d'une chemise simple blanche surmontée d'un veston gris. Il arbore aussi son petit foulard noué au cou. Je lève les yeux au ciel tandis que celui s'assoit sur la chaise derrière la mienne, puis lui réponds :

- Bonjour à toi aussi Porcelaine, ça me fait tellemeeeent plaisir de te voir. Et puis, je ne vois pas de quoi tu veux parler. J'étudie juste les mouvements de fessier de ton boyfriend tout en essayant de déterminer lequel de vous deux domine au lit. Et selon ce mouvement de hanche je dirai q-

- Je domine San'. Cesse de te chercher des excuses veux-tu ? Parce que tu étais loin d'admirer le derrière de Blaine, mais plutôt le corps de Rach'.

- Wowowow Doucement Lady H. Pense à mon innocence veux-tu ? Je ne veux pas avoir à m'imaginer des scènes torrides entre toi et Bl- Aaaaaaah, c'est trop tard. Merci bien ! Et lâche moi avec Rachel tu veux ?

Il soupire et roule les yeux tandis que personnellement, je reprends mon observation. Observation qui se termine lorsque d'un coup de pied dans la cheville Kurt me fait me retourner violement vers lui, prête à lui en mettre une

- Mais HUMMEL ?!

- Shhhhhh..Remercie-moi Satan, regarde qui arrive.

Lentement, je me retourne et me baisse pour masser ma cheville tandis que rayonnant, un lion à la crinière rosée fait son entrée. De suite, elle se dirige vers la brunette dansant dans les bras de Puck . Ce dernier s'écarte un sourire aux lèvres et Q. en profite pour attraper sa petite amie par la taille. Le sourire rayonnant qu'elle reçoit en retour me rend malade et le fait que Rachel l'enlace tendrement aussi. Surtout quand on sait que depuis quelques semaines, le couple bat de l'aile et je suis souvent celle qui est là à écouter Rachel pleurer. Mais, je ne peux rien faire. Je prends sur moi, je suis l'amie bienveillante et je mets mes sentiments de côté. Parce que...quoiqu'en soit la raison, Rachel aime Quinn. Enfin, c'est ce qu'elle dit..mais Quinn...Tsst, Fabray est tellement loin de l'aimer. Elle devrait être tellement fière de sa petite étoile. Tellement fière de pouvoir s'afficher en public avec ELLE.

Mais non.

Madame la Skank préfère rester dans un placard où on étouffe. Là où l'air est difficilement respirable parce que vicié. Parce que faux. Placard qui est loin de m'être inconnu. Et, croyez-moi, rien ne vous retient dans ce placard. On se retient nous même à l'intérieur. Parce que c'est tellement facile de s'enfermer dans la boite de « la normalité », de prétendre que ce qu'on aime c'est les biceps et les épaules carrées plutôt que d'admettre son attirance pour les formes plus féminines. Pourquoi ? C'est une question que j'ai toujours eu dans la tête et qu'avec le temps j'ai réussi à résoudre. Pourquoi rester enfermer plutôt que d'être nous-mêmes ?

Parce que la peur. Parce qu'une fois qu'on est étiqueté différent, on est seul. Seul dans le vrai monde. Donc oui, la peur.

La peur du rejet, celle du regard des autres, la peur de finir seule, de se faire railler, humilier. La peur. Parce que dans ce monde, tout est régit par la peur. Pourtant, je peux vous dire que quand on ose être différent, quand on ose pousser la porte miteuse de ce placard pour fouler la terre en s'assumant pleinement, c'est comme une renaissance. Parce qu'on a plus à se cacher. Parce qu'en étant nous-mêmes, on est plus heureux.

Et c'est ça qui manquait à Fabray. Cette partie de réalisation que, certes, sortir du placard était terrifiant et douloureux, mais au final, ceci ne pouvait avoir que des bénéfices.

Et tout ceci ? Tout ce semblant de «Je suis gay mais j'ai honte de Rachel» me donne juste la nausée.

Soupirant, je détourne le regard du couple tandis que mes sentiments, eux, refont surface. Pourtant, je ne manque pas ce sourire plein d'entrain qui est toujours sur les lèvres de Puck. Sourire auquel Q. répond. Mon troisième œil mexicain s'affole et je me promets intérieurement de garder un œil sur ces deux-là. Parce qu'il est hors de question que la lionne abime l'étoile. Déjà qu'elle s'est aventurée dans son cœur, elle n'a aucun droit de le briser. Alors je serai là, comme une ombre, je surveillerai l'échange de la lionne avec le garçon à la crête, tout en veillant au bonheur de l'étoile.

Parce que c'était elle qui comptait.

L'entrée de Schuester fracasse mes pensées en mille morceaux et je ne peux empêcher le rouge de courir le long de mes joues lorsque croisant le regard de Rachel, je devine que j'ai été grillée lors de mon...observation. Honteuse, je baisse la tête, ce qui me vaut une légère tape de la main sur mon épaule provenant de Kurt. Tape que je lui rends de suite sur la cuisse. Non, mais oh, personne ne se moque de Santana Lopez!

Le cours se déroule sans accro, et pour être honnête, je ne prête pas beaucoup attention à ce que marmonne notre prof accro aux gilets hideux. Pourtant, lorsque Rachel élève la voix pour nous rappeler que cette année est NOTRE année, celle où NOUS devons gagner les nationales, ma tête tourne d'elle-même pour regarder la petite diva. Celle-ci nous fait son discours habituel concernant les sélections, sachant que celle-ci se dérouleront bientôt puis Puck se lève et ajoute une information trèèèès intéressante. Celui-ci fait une fête dans deux-trois semaine pour son anniversaire et aussi pour célébrer notre victoire puisque monsieur est certain qu'on gagnera. De suite, c'est comme si le Glee Club était sortie de son état léthargique puisque les langues se délient et se mettent à bouger, créant les sonorités nécessaires pour qu'un brouhaha autour de la liste de chanson se créer.


Une sonnerie stridente et je me réveille en sursaut. Le jour éclaire la chambre et la pâle figure de Rach' est toujours enfouit dans mon cou. Je prends une longue inspiration afin de relâcher l'air qui sort en un souffle tremblotant puis attrape mon portable, décrochant sans prendre le temps de vérifier qui est l'appelant.

- Mmmh, Allo?

- Santana ? Tu vas bien ?

Je ricane, répondant avec sarcasme à Kurt.

- Oui, bien sûr ! Je passe les meilleurs moments de ma vie en ce moment même. Pourquoi tu m'appelles Lady H. ?

Rien qu'au son de sa voix, je devine son agacement et son roulement d'yeux

- Je voulais juste savoir si...si tu étais encore là-bas.

- Où voudrais-tu que je sois, uh ?

- San'...et le lycée ?

- Kurt. Non. Stop. Je...Ne me fais pas partir. Je dois rester d'accord ?

Trop de faiblesse dans ma voix. Trop de sentiments incontrôlés, incontrôlables. Kurt soupire et reprend doucement : «Très bien, reste autant que tu veux, mais je te préviens, on passe aujourd'hui avec le Club. Avec Tous le club. Alors sois polie. »

Je ricane de nouveau et le salue avant de raccrocher. Voyant l'heure et jugeant qu'il ne serait pas raisonnable de me rendormir avec Rachel, je me détache lentement de son corps puis dépose mes lèvres contre sa tempe fraiche. Ensuite, je me relève et retourne m'installer dans le fauteuil prévu pour les visiteurs. Dans quelques instants, une infirmière débarquera, elle me demandera de sortir de la chambre pendant qu'elle vérifiera l'état de Rachel, alors dans quelques instants, j'irai chercher l'un de ces cafés avec du lait de soja. Café auquel la brunette m'avait rendu accro lors de notre voyage à New York.

New York.

Je donnerai n'importe quoi pour remonter quelque mois en arrière. Un léger frappement à la porte m'indique l'arrivée de la nurse et je lui dis bonjour avant de sortir de la chambre. Peut-être que finalement, le café de ce matin sera simplement noir. Parce que pour survivre à la visite de tout le Glee Club, j'aurais besoin de mes forces. Enfin, c'était surtout deux personnes...enfin non, une, qui me posait problème.


J'espère que ce chapitre vous aura plus. Bonne nuit à vous, et je vous dit à bientôt pour le prochain chapitre! (sauf si mon envie de Fluff se transforme en OS haha)

Rachel Berry needs applause to live. Well, I need reviews to write.