Bonjour à vous tous/toutes! Oui, je sais, vous vous dîtes "MIRACLE. ELLE EST SORTIE DE SON TROU DE HOBBIT." Et bien, la vérité est que j'ai parfois des moments d'inspirations folles haha Donc, après pas mal de temps (Je suis désolée d'ailleurs.) J'ai enfin réussis à finir ce chapitre. Bon, je l'ai complétement réécrit, mais, j'ai réussi ^^
Bref, passons aux choses sérieuses. Oui, je finirai cette fiction. Non je ne sais pas combien de temps je mettrai à la finir. Et oui, vous risquez de devoir attendre entre chaque chapitres. Je m'excuse d'avance.
Sinon, je n'ai plus de bêta, donc toute erreur est mienne. Glee n'est pas à mooooi et je vous souhaites une bonne lecture. Toute review est bienvenue, il en va de même pour des questions/suggestions/jenesaispas :)
Merci à ceux qui continuent à me lire depuis le début, ça fait chaud au coeur.
Comme prévu, le Glee club arrive en fin d'après-midi, après les cours je suppose. Toujours assise près de la machine à café, en train de boire mon cinquième café de la journée, je les observe entrer dans la chambre en chuchotant. De loin, je reconnais Mercedes et Artie, tenant des fleurs, Hummel et son toutou se tiennent la main, le géant des montagnes se tient à côté de son frère adoptif, la tête baissé. Tina et Mike sont bras dessus bras dessous, et je remarque la boite blanche que porte Tina. La dernière personne à rentrer dans la chambre n'est autre que Puckerman. Je soupire sachant très bien ce que je vais devoir faire, mais reste surprise par le fait qu'aucune tête blonde ne soit dans les alentours.
Jetant le gobelet de café dans la poubelle, je me lève et me dirige vers la pièce où se trouve Rachel. Je ferme les yeux et respire profondément, laissant quelques secondes ma main posée sur la poignée. Le métal est trop froid pour ma peau moite et je frissonne.
Depuis quand as-tu peur de cette bande de losers, Lopez ?
Actionnant la poignée, j'ouvre la porte et me glisse silencieusement dans la chambre au silence funèbre. De suite les visages de mes amis se tournent vers moi et un sourire encourageant apparait sur le visage de Kurt. C'est donc vers lui que je me rends, préférant son regard chaleureux plutôt que celui rempli de larmes de Tina.
- Toujours un plaisir de te voir Satan, le principal Figgins a fait convoquer monsieur Schuester aujourd'hui, à ton sujet.
- Hummel. Oh, et bien, je reviendrai bientôt au bahut si c'est ça qu'il veut. Je suis étonnée de ne pas voir Fabray, sachant ô combien Rachel comptait pour elle il y'a quelques mois. Tsst, rien qu'un ramassis de conneries.
Kurt pose la main sur mon épaule et je referme la bouche, croisant les bras sur ma poitrine puis je m'assois dans le fauteuil portant quasiment mon nom maintenant. J'observe chaque membre du club et chacun d'entre eux ont une manière différente de vivre la...visite. Artie, Tina et Mike forment une ligne de main entrelacés, tandis que Mercedes est assise sur le bout du lit, observant Rachel. Blaine, ne sachant où se mettre vient de partir à la machine à café, "parce que la caféine fait des miracles" selon ses dires. Kurt et Finn sont de l'autre côté du lit, le baleineau pleure discrètement et je ne peux que sourire tristement. Pleurer, au moins lui il a encore la force de le faire. On devrait inventer un système pour qu'il pleure à ma place tiens, ça me permettrai d'évacuer. Une tête à queue d'écureuil se tient contre le mur, dans un coin de pièce. Les mains dans les poches de son jean troué, la tête baissée, Puckerman semble dormir, pourtant comme si mon fil de pensée lui était parvenu, il relève la tête et fixe le lit d'un regard vide. De la culpabilité hante ses yeux et ma part d'humanité prend le dessus lorsque je me déplace pour aller à sa rencontre. Mais je suis arrêtée dans mon chemin par une Quinn Fabray entrant dans la chambre, le teint pâle et légèrement essoufflée. D'un coup la pièce devient froide mais mon esprit s'enflamme d'une rage sans nom. Elle se glisse aux côtés de Puck, la tête baissée. Ils osent se montrer ici. Alors que...Rachel...je...
Je respire.
Compte dans ma tête. Un, deux, trois.
Sortir.
Il faut que je sorte.
Non, ce n'est pas possible. Ce n'est pas eux. Enfin, voyons, ils n'auraient quand même pas le culot de...si? Ma tête tourne. Mon cœur se consume un peu plus et j'agrippe la main de Kurt qui me conduit à l'extérieur. Je ne te remercie pas assez Porcelaine, tu mérites vraiment mieux.
Une porte, je l'ouvre. Un miroir, je le frappe sans réfléchir. De toute ma force je fais disparaitre cette rage mais aussi mon reflet.
Ça aurait dû être moi à sa place. Elle ne mérite pas ça. J'aurais dû être celle dans le lit.
Courant d'air, les cheveux fins à l'arrière de mon cou se relèvent tandis qu'un filet de sueur descend dans mon dos. Je frissonne et je sens la douleur lorsque ma main fracasse le verre. Des bras forts m'entourent et je reconnais à l'après-rasage qu'il s'agit de Puckerman.
Je le repousse, je le frappe de toutes mes forces. Mais il m'immobilise. Je sombre dans la douleur irradiant de ma main et je la tiens contre mon cœur, tachant mon t-shirt de sang. Comme si cela avait une importance.
- Santana, s'il te plait, calme toi. Ce n'est pas ce que Rachel aurait voulu.
Rachel. Le nom résonne dans mon âme.
Comment ose-t-il parler de Rachel et de ses volontés alors qu'il avait tout détruit?
Je finis par cesser mes mouvements et attends calmement que les bras se desserrent pour me dégager de l'étreinte. Une fois libre je lui murmure de me laisser tranquille. Il hésite, mais finis par sortir de la pièce, soupirant, je fixe le verre brisé, les mains accrochées au lavabo je ne peux empêcher mes souvenirs de me faire prisonnière.
Des éclats de voix surgirent de nulle part et instinctivement je cesse de bouger. Je sais que je ne devrais pas écouter, après tout, ceci ne me regarde pas. Mais trop rapidement, je reconnais la voix de Rachel, ce qui me pousse à me coller encore plus contre la porte des toilettes, espérant que mes pieds ne me trahiront pas. Une deuxième voix féminine, Fabray, bien sûr. J'écoute attentivement essayant de deviner l'état des deux jeunes femmes. Des reniflements m'indiquent qu'une d'entre elles pleure ou a pleuré.
« Quinn, laisse-moi t'aider, je…
- Dégage Rachel, ça n'aurait jamais eu lieu si nous n'étions pas ensemble ! »
Je ferme les yeux, essayant de ne pas ouvrir la porte, prenant soin de garder mon calme. Personne n'a le droit de parler à Rachel comme cela, même pas sa pseudo petite amie. Les voix s'échauffent, montant en intensité et d'après ce que je comprends, Fabray viens de se prendre un slushie myrtille dans la figure parce que certains membre de l'équipe de football ont des soupçons sur elle et Rachel.
Sacré coup pour ton égo Q.
Petit à petit, les voix redescendent et Rachel arrête d'essayer de convaincre Fabray ou de lui proposer son aide. Je ne peux la voir mais l'imaginer reste tellement facile pour moi. Les bras le long du corps, les yeux suppliants et brillants de larmes, elle doit être plantée derrière sa petite amie tentant de nettoyer le sucre collé dans ses mèches roses.
Dans d'autres circonstances, la scène aurait pu être hilarante, la vérité est que cette scène ne pouvait que provoquer une violente colère en moi.
« Quinnie, tout ira bien, je suis là, Je...Je suis là pour toi, tant qu'on peut compter l'une sur l'autre ça va bien se passer. Je t'en prie, crois-moi, crois en nous.
- Croire en nous ? En nous !? Parce que tu y crois toi peut-être ? Comment veux-tu que je pense une seconde que c'est la vérité alors que tu passes des midis entier avec Santana !
- Quinn, laisse Santana en dehors de tout ça, c'est...je...Nous ne sommes qu'amies.
- Tu crois que je ne la vois pas ? Tourner autour de toi comme un chat attendant sa proie !? Et maintenant quoi ? Ça ?! Le lycée faisant tourner que je suis gay ! Imagine si ma mère l'apprend !
- Quinn, calme toi...Je t'en supplie, ça va s'arranger... »
La voix suppliante de Rachel s'enfonce dans mon cœur, le fissurant. Et dire qu'elle avait encore le courage de me défendre. Quant à Blondie…Dieu qu'elle ne paie rien pour attendre. Comment Rachel pouvait faire pour sortir avec quelqu'un de si imbus de soi-même ? Je porte mon point contre ma bouche lorsque Rachel laisse échapper un sanglot. Des bruits de pas, que je devine être ceux de Q., ne cessent de tourner en rond.
« Quinn, je…Je pensais que tu avais réussi à dépasser ça...Je pensais que…Enfin tu m'avais dit que tu te fichais des autres…
- Rachel, personne ne m'aimera si j'avoue que nous sortons ensemble. Tout le monde ne fera que nous mépriser et se moquer de nous. Tu as vu ce qu'ils ont fait à Kurt ! Et à Santana !
- Mais…moi je t'aimerai. »
Un simple murmure qui fait écho dans la pièce. Et dans mon cœur une simple prière : « ne foire pas Fabray. » Mais Quinn ne peut se retenir de faire le mauvais choix, après tout, la lionne à besoin de plus. Toujours plus d'attention. Toujours plus de pouvoir et de sujet à ses pieds. Négligeant l'amour, le vrai, non celui vicié et faux que peuvent lui porter ses toutous qui la suivent sans rechigner. Non, je parle de l'amour d'une étoile.
Les bruits de pas s'arrêtent. Mon souffle se coupe. J'écoute, j'attends.
« Quinn, fais-moi confiance…je…Je t'aime, tu sais ça.. ? »
Pas de réponse et le chuchotement larmoyant de Rachel tombe dans l'oubli, la porte s'ouvre et se referme, suivit d'un son lourd contre le sol. Lentement, j'ouvre la porte et tombe sur la petite brune, assise au sol. Je m'approche d'elle et la capture dans mes bras. De suite, elle relève la tête, et la tristesse se transforme en colère. Elle me repousse, violement. Mon cœur lui, se fait poignarder une fois encore, et je reste là, au milieu des toilettes des filles, tandis que Berry sort en courant de la pièce.
Une fête. Puckerman avait dû organiser une fête. Bien sûr qu'on avait gagné, face aux autres groupes, nous ne pouvions que remporter la compétition. Je veux dire une équipe de ventriloque et une autre de gens à claquettes. Faut pas se voiler la face non plus, nous sommes nettement meilleur que ces losers.
Enfin bref, tout ça pour dire que Puck avait préparé, je cite, "la fête de l'année" et invité tout le lycée. Tout ceci juste pour la victoire aux sélections. Je vous laisse imaginer comment ça pourrai être si on gagne les Nationales.
Je pousse la porte surmontée du "Casa Puckerman" et immédiatement l'ambiance déjà présente m'aspire. Une musique inconnue aux notes d'électro a envahie le salon de Noah, les vapeurs d'alcool sont déjà présentes et la fumée de cigarette s'infiltre par mes narines, irritant mes poumons. Connaissant les lieux, je descends au sous-sol et dépose ma veste ainsi que mon sac à main.
Remontant, je croise Artie un verre à la main, une blonde sur les genoux. A croire que la fièvre Brittany ne lui était toujours pas passée. Sur la piste de danse, des corps se mêlent et s'entremêlent, bougeant, ondulant, sautant au rythme de cette musique.
Soudain un bras musclé passe autour de mes épaules et une forte odeur d'alcool parvient dans mes narines. La voix de Puck est forte, occupant ma bulle de tranquillité, et je ne comprends pas un mot de ce qu'il me raconte.
Rachel. Je crois qu'il me parle de Rachel.
Cela faisait bien une semaine depuis l'évènement des toilettes. Suite à ceci, Rachel n'avait été qu'un fantôme pour moi. Je ne la voyais plus, ni elle, ni Blondie qui, suite aux demandes de sa mère avait abandonné sa coloration. Elles ne se rendaient même plus au Glee Club, et « préféraient travailler de leur côté » selon les dires de Monsieur Schuester. D'après ce que disait le reste du club, elles étaient toujours ensembles, même si Quinn restait distante et extrêmement discrète. Rachel gardait, disait-on, le même regard empli d'amour pour la blonde.
Je les avait vu lors des sélections, assises l'un à côté de l'autre pendant les trajets en car, partageant la même chambre d'hôtel, complices et comme un couple. Rachel semblait heureuse, Quinn aussi, à ma grande surprise. Peut-être qu'après tout, le secret était la seule solution possible pour qu'en retour elle aime Rachel comme il se devait.
Puck me ramène à la réalité, me pinçant l'épaule et mon sang ne fait qu'un tour lorsque me concentrant sur la foule et les explications du jeune homme, je distingue une petite brune dansant un collé serré assez explicite avec plusieurs mecs de notre année.
Je me débarrasse de Puckerman puis me fraye un chemin tant bien que mal parmi les corps dansant. A croire qu'une Lopez énervée n'effraie plus personnes lorsque l'alcool a marqué son territoire. Assez vite j'arrive au niveau de mes cibles, je me place derrière le dos du premier mec et lui empoigne le poignet, lui faisant une clé de bras. Lui se tord de douleur, arquant son dos tandis que je susurre quelques promesses d'une nuit douloureuse avec moi s'il ne s'écarte pas en emmenant ses potes. Il hoche la tête et je le laisse tomber.
Le groupe s'écarte et c'est là que je la vois. Une robe noire relevée jusqu'au début de ses cuisses, les paupières closes, les mains dans ses cheveux bruns. Elle ondule ses hanches au rythme de la musique. Je ne peux m'empêcher de suivre du regard une goutte de sueur, qui descend le long de son cou, finissant dans son décolleté.
Figure de la débauche et du désir.
Normal que tous les mecs lui tournent autour. Elle était ivre, dans son monde. Et rien ne comptait. Plus rien. Je me rapproche d'elle doucement et lui attrape le poignet, ce qui lui fait ouvrir les yeux. Son regard d'abord apeuré se met à pétiller lorsqu'elle me reconnaît. De suite, elle se rapproche de moi et se met à danser avec moi. Son haleine est chargée d'alcool, et je sais que je suis en train de perdre contrôle de ce qu'il se passe lorsque ses mains agrippent mes hanches, nous faisant danser en rythme, l'une contre l'autre.
Son parfum m'entoure, m'enivre et je laisse les notes d'électro m'emporter. Je ferme les yeux, savourant la sensation de nos corps synchronisés, je suis prise au piège de cette femme qui m'attire, que je désire plus que tout en cet instant. Ses mains moites se glissent dans les miennes et instinctivement je la fais tourner. Elle rigole, et perd l'équilibre parce que trop saoule pour pouvoir tourner infiniment. Je la rattrape, enroulant mes bras autour de sa taille, ramenant son dos contre moi et nous terminons ainsi la musique.
Lorsque le rythme de celle-ci s'estompe pour laisser place à une mélodie plus douce, Rachel se retourne vers moi et se colle contre mon corps, se cachant dans mes bras. Je laisse l'une de mes mains voyager dans sa cascade de cheveux, tandis que nous balançons lentement sur les notes douces.
Je ferme les yeux, emportée par la musique et la chaleur de Rachel contre moi. Cette dernière ne bouge pas, et même lorsque la musique se termine pour repartir sur quelque chose de tonique, la petite brune reste collée à moi.
De loin j'aperçois une mohawk suivie d'un figure blonde, ils tournoient ensembles au rythme de l'électro, lentement, langoureusement, ils se collent l'un à l'autre. Perdue dans mon observation, je ne sens pas Rachel se détacher de moi. Je ne peux que la voir lorsqu'elle court dans les bras de Quinn, l'air plus qu'heureux. Puck lui, se recule, mais je comprends clairement ses intentions lorsqu'il murmure dans l'oreille de Fabray, cette dernière qui sourit. Bien sûr. Ils avaient remis ça.
De suite, je sens que cette histoire finira mal. Surtout lorsque Quinn après avoir dansé quelques secondes avec sa copine s'éloigne pour suivre le jeune homme. Mais Rachel ne voit rien venir. Évidement. Elle continue de danser encore et encore. Adossée au bar, un shot de tequila à la main, je l'observe. Elle semble épanouie. Vidant l'alcool le long de ma gorge je laisse la brûlure descendre le long de mon œsophage puis reposant le verre sur le bar je me jette dans la foule, décidant de profiter de cette soirée aussi.
Il est maintenant un peu plus de trois heures du matin et Rachel est toujours contre moi, dansant comme jamais. La tête me tourne un peu mais je suis certainement bien plus sobre que la brune qui a déjà essayé d'embrasser cinq personnes, filles comme garçons. L'histoire des toilettes semble oublié, ou du moins loin de son esprit et je ne peux que sourire devant son enthousiasme lorsqu'une nouvelle chanson commence.
Danser avec elle semble si simple, tellement normal. Et aucun gêne ne se dresse entre nous, même pas lorsque ses mains se baladent lentement sur mon corps. A contre cœur, je la repousse doucement et elle me regarde d'un air de chiot suppliant. Je rigole, embrasse son front et m'éloigne en bougeant mes hanches, la défiant du regard de me suivre. Défi qu'elle accepte, pourtant la foule finit par l'encercler et elle ne peut me rejoindre.
Retournant sur mes pas, j'agrippe ses poignets fins et la tire vers moi. Elle trébuche, se rattrapant tant bien que mal contre le torse d'un joueur de foot, joueur qui de suite pose ses mains le long de ses hanches.
No me gusta.
Mon poing part plus vite que mes pensées et je crois que ma main se brise contre la mâchoire du garçon. Rachel, mi surprise mi apeurée me regarde tandis qu'immédiatement le blond réplique d'un coup d'épaule contre la mienne. Je m'écrase contre le mur d'en face et suis prête à renchainer mais la douleur courant dans mes phalanges ainsi que l'air inquiet de la brunette m'arrêtent net.
Elle prend ma main et me conduit à l'étage, d'un coup beaucoup plus sobre.
« Santana, qu'est-ce qu'il t'es passé par la tête ! murmure-t-elle alors qu'elle cherche la salle de bain
- Il avait ses mains sur tes hanches, comme si…Comme si tu lui appartenais.
- Santana, soupire-t-elle
- Je sais, je n'aurais pas dû. Je suis désolée mais je…ce n'est pas parce que tu sors avec Fabray que je n'ai pas le droit de te protéger. »
Je ne manque pas le petit sourire timide qui se forme sur ses lèvres et intérieurement, je souris aussi, baissant la tête afin qu'elle ne voit pas le rouge sur mes joues. Concentrée sur mes pensées, je ne réalise pas que Rachel au lieu d'ouvrir la porte de la salle de bain s'apprête à ouvrir celle de Puckerman.
Pour ma défense, rien ne pouvait prévoir ce qui nous attendait.
La chambre était éclairée par une lampe de chevet et les deux corps enlacés dans le lit étaient nettement reconnaissable. Une mohawk et des cheveux blonds ébouriffés. Puck et Fabray se tenaient devant nous, s'embrassant fougueusement, et à en juger par la pile de vêtements présente à côté du lit, ils ne devaient pas que s'embrasser sous les draps bleus foncés de Puckerman.
Notre entrée avait eu le don de les décoller l'un de l'autre. J'avais vu dans les yeux de Puck qu'il savait qu'il avait merdé. Le visage de Fabray, lui, était indescriptible. Culpabilité, tristesse ou une légère joie, je ne saurai dire. Celle qui m'inquiétait le plus était Rachel. En effet, la petite diva était plantée sur la moquette, la main plaquée contre ses lèvres, des tremblements parcouraient son corps tandis que des larmes faisaient lentement leur apparition.
Je lui touche le bras lentement et, comme si je l'avais pincé, elle recule violement et regarde le couple avant de se tourner vers moi. Ses grands yeux bruns sont tels un livre ouvert et j'y vois son désespoir, ainsi que certains bouts de son cœur se réduire en poussière. Surprise, je ne ressens aucune colère en retour, juste une profonde envie de prendre Berry dans mes bras. Mais celle-ci s'enfuit, de nouveau, avant que je n'ai le temps de faire le moindre mouvement. Une tête blonde me passe devant, poursuivant son étoile tandis que je reste seule avec un Puckerman assis sur son lit.
