Cœur Secret
Chapitre 15
C'était l'heure du déjeuner. Gohan se dirigeait vers la cafétéria, un sourire niais sur le visage. Enfin, ils étaient amis. Il ne pouvait pas être plus heureux. Il entra dans la cafétéria, son sourire niais toujours collé au visage, et alla s'installer à sa table habituelle où il déjeunait tous les jours, seul. Mais une certaine brune avait d'autres projets pour lui. La brune en question venait d'entrer dans la cafétéria, et le repéra rapidement. Elle marcha vers lui, et l'atteignit pile quand il allait décapsuler la capsule qui contenait son déjeuner.
« Je peux me joindre à toi ? »
Gohan leva son regard vers la jeune fille, clignant des yeux. Puis, un doux sourire étira ses lèvres.
« Avec plaisir. »
Videl sourit à son tour, et s'assit en face du demi Saïya-jin. Celui-ci décapsula son énorme déjeuner, alors que Videl sortait le sien.
« Tu peux te servir, si tu veux. Ma mère m'en prépare toujours trop. » proposa Gohan.
Le visage de Videl s'illumina, et son sourire s'élargit. Gohan rit doucement.
--
Quand ils entrèrent dans la cafétéria, Erasa et Shapner furent surprit de trouver leur amie en train de déjeuner avec Gohan. La surprise passée, Erasa sourit malicieusement, alors que Shapner se sentait indigné.
« Mais qu'est-ce qu'elle fout avec ce type ?! » s'écria-t-il.
Le sourire d'Erasa s'élargit. « Faut croire qu'il lui plait. »
« Ha ! Comme si ça pouvait arriver ! » fit le blond, croisant les bras.
« Il y a plus de chances que ces deux-là se mettent ensemble que toi sortant avec Videl. » rétorqua Erasa.
« Pff ! » fit-il. « En tout cas, il n'est pas question que je déjeune avec ce paysan. Je vais voir mes potes. »
Erasa haussa les épaules, puis se dirigea vers la table des deux bruns, qui, elle l'espérait, allait bientôt devenir un couple.
« Salut les amoureux ! »
Gohan s'étrangla avec sa nourriture, et dut se frapper la poitrine plusieurs fois pour la faire passer. Il était écarlate.
« Erasa !! Arrête de plaisanter avec ça !! C'est pas drôle ! » s'exclama-t-il.
« Mais je ne plaisante pas. » affirma-t-elle, s'asseyant à côté de Videl, celle-ci étant tout aussi rouge que Gohan. « Je trouve vraiment que vous faites un joli couple. »
« Arrête avec ça, veux-tu ? » demanda Videl. « Fais-le au moins pour le bien de Gohan ; le pauvre a failli s'étouffer. »
« Bon, d'accord, j'arrête. » dit Erasa.
Gohan soupira de soulagement. Les insinuations d'Erasa étaient vraiment plus qu'il ne pouvait supporter. Déjà qu'il ne savait pas où il en était exactement avec Videl, la jeune blonde ne faisait rien pour faciliter les choses.
« Alors, si vous n'êtes pas ensemble, pourquoi vous déjeuner ensemble ? »
« Quoi, deux amis ne peuvent pas déjeuner ensemble sans arrières pensées ? » fit Videl.
« Oooh, alors vous êtes enfin amis ? Mais je croyais que tu refusais d'êtres l'amie de quelqu'un qui avait des secrets pour toi ? » dit-elle à Videl. « A moins que… Tu les aies enfin découverts ? »
« Gohan n'a pas de secrets. » mentit Videl. « Je me faisais des idées. »
« Tu veux dire que tu as harcelé le pauvre garçon pour rien ? »
« Elle ne me harcelait pas, n'exagèrent pas. » intervint Gohan.
« Si tu le dis… » fit-elle. « Au fait, ça s'est bien passé, vos 'leçons de maths' ? »
Les deux adolescents bruns rougirent instantanément, repensant à ce qui s'était passé pendant les leçons de vol de Videl. Erasa haussa les sourcils, se demandant ce qui pouvait les faire rougir ainsi. Puis elle sourit malicieusement.
« Se serait-il passé quelque chose entre vous deux ? » demanda-t-elle, pleine de sous-entendu.
Gohan ne dit rien, sachant qu'il ne savait pas mentir, et laissa Videl répondre, ce qui ne tarda pas.
« Qu'est-ce que tu vas t'imaginer, encore ? Il ne s'est absolument rien passé entre Gohan et moi ! »
« Alors pourquoi vous rougissez comme ça ? »
Videl ouvrit la bouche pour rétorquer, mais rien n'en sortit. Elle ne savait pas quoi répondre à cela.
Le sourire malicieux de la blonde s'élargit. « Alors, dites-moi, que s'est-il passé entre vous ? »
Ils ne répondirent rien, leurs têtes baissées, les joues écarlates.
« Je parie que vous vous êtes embrassés. » devina Erasa.
Gohan la regarda avec les yeux ronds. « Comment t'as deviné ?? »
Videl se frappa le front. « Mais t'es vraiment un idiot !! Tu viens de confirmer ce qu'elle vient de dire !! »
« Alors j'avais raison. » dit Erasa. « Et après ça, vous osez dire qu'il n'y a rien entre vous ? »
« Mais il n'y a vraiment rien entre nous ! » protesta Videl. « On a fait une erreur, okay ? Et ça ne se reproduira jamais ! »
Elle pense toujours que c'était une erreur… pensa Gohan, baissant la tête. Faut croire qu'il n'y aura jamais plus que de l'amitié entre nous… Enfin, je devrais m'estimer heureux qu'elle me considère enfin comme son ami…
« Et puis au fait, je croyais que tu voulais sortir avec Gohan ? » fit Videl. « Pourquoi tu essayes de nouveau de nous caser ensemble ? Il ne t'intéresse plus ? »
« Ben… si… » avoua Erasa. « Mais il irait tellement mieux avec toi ! »
Videl soupira, fatiguée de devoir sans cesse se répéter. Il n'y avait rien entre Gohan et elle ; était-ce si difficile à croire ? Bon, d'accord, c'est vrai qu'ils s'étaient embrassés plusieurs fois, mais ça ne voulait absolument rien dire !
…Pas vrai ?
--
Les cours venaient de se terminer. Les deux adolescents bruns étaient sur le toit, prêt à aller chez Gohan pour les leçons de vol de Videl. Le jeune homme fit apparaître son costume de Great Saïyaman sur lui, puis il s'approcha de Videl et la porta dans ses bras. Comme à chaque fois qu'il la tenait si près de lui, les battements de son cœur s'accélérèrent, et une légère teinte rose colora ses joues. La jeune fille enroula ses bras autour du cou du Super Héros, et celui-ci décolla, volant vers les montagnes.
Après quelques minutes de vol en silence, Gohan se décida à parler. Une question trottait dans sa tête depuis le déjeuner, mais il n'avait pas osé la poser, redoutant la réponse, et ne voulant pas risquer leur toute nouvelle amitié. Mais il devait savoir.
« Videl ? »
La jeune fille tourna son regard vers lui. « Oui ? »
« Tu… Tu penses vraiment que… » Il marqua une pause, prenant une profonde inspiration, pour se redonner du courage, alors qu'elle le regardait interrogativement. « Tu penses vraiment que m'embrasser était une erreur ? »
Elle écarquilla les yeux, ne s'étant pas du tout attendu à ça, et ses joues s'enflammèrent. Puis, elle détourna le regard, les joues toujours aussi rouges, et répondit, d'une toute petite voix :
« Oui. »
« Pourquoi ? »
« Parce que… C'est plus simple si on restait juste amis. Les relations amoureuses, c'est trop compliqué, et je n'ai pas le temps pour ça. »
« Je vois… » Videl perçut de la déception dans sa voix, et son cœur se serra.
Il voulait être avec elle.
--
« Une fête ? Mais quelle bonne idée ! » s'exclama Chichi au téléphone. « Ça fait si longtemps qu'on ne s'était pas tous retrouver ! »
« C'est justement pour cette raison que j'ai décidé d'organiser cette fête. » dit Bulma, à l'autre bout du fil. « Elle durera tout le week-end. Vous pourrez venir ? »
« Bien sûr ! Ah, mais Videl est censée dormir à la maison, ce week-end… » se rappela la femme brune.
« Videl ? Qui est Videl ? »
« Oh, je ne t'ai pas parlé d'elle ? C'est la future mère de mes futurs petits enfants. » répondit-t-elle joyeusement.
Bulma leva un sourcil. « Gohan a une petite amie ? »
« Pas encore, mais ça ne saurait tarder. C'est tellement évident qu'ils s'aiment! Ils ont même failli s'embrasser, d'ailleurs. »
« Vraiment ? Et comment elle est, cette fille ? » demanda Bulma.
« Oh, elle est absolument parfaite ! » dit Chichi, les yeux brillants. « Elle est belle, intelligente, polie… et elle a du tempérament, ce qui est important quand on est la femme d'un Saïya-jin. »
« Et si tu l'amenais à la fête ? » proposa la scientifique. « Je meurs d'envie de la rencontrer. »
« Oh, mais quelle bonne idée ! »
Chichi entendit alors la porte d'entrée se fermer, suivit de la voix de Gohan crier : « Maman, on est là ! »
« Tiens, justement, voilà Gohan qui est arrivé avec Videl. » dit-elle. « Je dois te laisser. On se voit ce week-end. »
« Okay. A ce week-end, alors. » répondit son amie.
« Bye. »
Chichi raccrocha son téléphone, puis sortit de la cuisine, entrant dans le salon, où se trouvait son fils aîné et, elle l'espérait, sa future belle-fille. Elle les accueillit avec un sourire chaleureux.
« Bonjour vous deux. » les salua-t-elle. « Vous avez passé une bonne journée à l'école ? »
« Oui, ça va. » répondit Gohan.
« Avant que vous n'alliez reprendre vos leçons de vol, j'ai quelque chose à vous dire. » dit Chichi.
« On t'écoute, Maman. » dit son fils. Videl acquiesça.
« Bulma nous a invité à une fête qui durera tout le week-end, et bien sûr, tu es la bienvenue pour te joindre à nous, Videl. »
« Je suis invitée aussi ? » s'étonna la jeune fille.
« Euh, Maman, je peux te parler une seconde ? » Gohan s'adressa à Videl. « On revient tout de suite. » Il emmena alors sa mère à la cuisine et lui demanda : « Tu es sûre que c'est une bonne idée d'inviter Videl aussi ? Je veux dire, tu as pensé à Piccolo, ou même à Végéta ? Comment je lui explique que je connais un grand homme vert et un autre qui n'arrête pas de clamer être le Prince d'une race d'extra-terrestre ? »
« Et bien, tu lui dis la vérité. » dit simplement Chichi.
« Je… Je ne suis pas encore prêt à lui raconter ça. »
« Il va bien falloir le lui dire un jour. »
« Je sais, et je le lui dirais. Mais… Pas maintenant. »
Sa mère soupira. « Comme tu veux. »
« Alors, on fait quoi pour la fête ? » demanda-t-il alors.
« Ne t'inquiète pas, je suis sûre que tout se passera bien. Et puis, si ça se trouve, Piccolo ne viendra même pas – il ne vient presque jamais, après tout – et Végéta restera dans sa salle de gravité. Vraiment, il n'y a pas à s'en faire. »
Soudain, ils entendirent un cri venant du salon. Et c'était définitivement la voix de Videl qui avait crié. Inquiet, paniqué même, Gohan se précipita hors de la cuisine et dans le salon, Chichi sur ses talons. Il trouva Videl debout sur la petite table, alors que Goten était à quatre pattes par terre, semblant chercher quelque chose.
« Madame l'Araignée, où êtes vous ? » appelait le petit garçon.
« Goten ! Ne me dis pas que tu as ramené une araignée à la maison ! » gronda Chichi.
« Mais elle était toute mignonne ! » tenta Goten.
« Mignonne ? » fit Videl, qui était toujours debout sur la table. « C'est la chose la plus laide et la plus répugnante que je n'ai jamais vu ! »
Gohan cligna des yeux, puis il eut un petit rire. Videl tourna brusquement la tête vers lui, les yeux plissés.
« Je peux savoir ce qui te fait rire ? »
Il rit encore. « Videl, tu ne serais pas… effrayée par les araignées, par hasard ? »
Videl rougit furieusement. « Mais pas du tout ! Je les trouve très laides, c'est tout ! »
« Madame l'Araignée n'est pas laide ! » défendit Goten.
« Je m'en fiche ! Dépêche-toi de la retrouver et fiche-la dehors ! » Elle entendit Gohan rire de nouveau, et elle rougit encore. « Je n'ai PAS peur des araignées !! »
A suivre…
