Coucou, voilà le chapitre 2. Je suis contente de voir que certaines personnes m'ont laissé des reviews, ça me fait extrêmement plaisir. Donc merci à Sarah333, à Mangetsu 1023 et à PinkYCooper. Gros bisous à vous trois. J'espère que ce chapitre vous plaira.
J'ai, en plus, fait quelques modifications au chapitre 1 :)
Enjoy!
Chapitre 2
Aucun homme ne m'avait jamais autant troublé que ce Kurt Hummel. Enfin je ne le reverrai probablement jamais. Il faut juste que je me sorte cet entretien de la tête. Comme prévu j'appelle Sam.
« Blainey, hey »
« Salut Sam, je viens juste de finir l'interview. On se retrouve au café ? »
« Oui mais comment ça s'est passé ? »
« Je te raconterais tout quand on se retrouvera »
« D'accord. A tout de suite »
Sam et moi avons l'habitude de nous retrouver dans un café que j'avais trouvé en me baladant. J'étais alors à la recherche du café parfait. Je l'ai trouvé à cet endroit. Ils servent en plus d'excellents cappuccinos, des muffins somptueux.
J'arrive donc au point de rendez-vous. Je ne vois Sam nulle part donc je prends une table près des fenêtres.
J'adore cet endroit. Les tables sont par 4 en bois foncé et sont entourées de banquettes de cuir rouge. Une odeur de café puissant flotte. C'est mon cocon.
Normal que ça sente le café… Tu es DANS un café !
Je vais passer commande pour Sam et moi et retourne à ma place.
Alors que je regarde les passants dans la rue, mon esprit dérive vers deux yeux bleus. Pourquoi a-t-il paru si froid et en colère quand j'ai mentionné sa famille ? Et ce regard plein de tristesse et de douleur quand je lui ai parlé de sa ville d'origine ?
Pendant que j'étais dans mes profondes pensées, je n'ai pas vu Sam arriver. Je sursaute alors qu'il me donne une tape amicale dans l'épaule.
« Oh Blainey, tu étais parti loin on dirait » dit-il en riant.
« Ouais, je ne t'avais même pas vu arriver… J'étais… ailleurs »
« Alors ce rendez-vous ? Raconte-moi, j'en peux plus. Je me suis angoissé toute la matinée »
« C'est gentil. Ça a été »
« Quoi ?! C'est tout ? Tu stressais comme un malade depuis une semaine et « ça a été » ? Je m'attendais à une explosion de joie ! »
« Oui, ça s'est bien passé mais pas de quoi s'enflammer non plus quoi »
Sam me regarde mais n'insiste pas plus.
« Et lui alors ? Comment est Monsieur Hummel en vrai ? »
LA question qui tue!
« Il est assez intimidant, bizarre et jeune. Il est très réservé »
Sam allait demander autre chose quand je remarque l'heure.
« Merde je dois aller au boulot, on se voit à l'appartement ce soir ? »
« D'accord, à plus tard ! »
Depuis 4 ans, je travaille à mi-temps dans un garage après les cours. Il n'est pas à New York mais à environ 30 minutes de la ville. Je m'occupe des papiers administratifs surtout, factures, commandes, et des clients lorsqu'ils arrivent. Le garage fait aussi magasin : on y vend des articles pour l'entretien des voitures, des pneus. Je m'occupe de la caisse.
En rentrant ce soir-là, Sam n'est pas encore à l'appartement. Je prends une douche pour me rafraîchir. Quand j'en sors, Sam me saute dessus.
« Doucement, doucement, pourquoi tu es excité comme ça ? »
« Blainey ! C'est géant, génial, super ! »
« Je te crois mais si tu ne me dis pas ce qui est génial, je ne peux pas être heureux avec toi ! »
« Après que tu m'aies laissé tout à l'heure, je suis allé faire un nouveau tour des galeries »
« Oh ne me dis pas que… »
« Si ! J'ai rencontré le directeur de la SoHo Loft Gallery, je lui ai parlé de mes compositions, je lui ai montré des photos et il m'a dit qu'il était intéressé et qu'il acceptait d'exposer mes tableaux ! »
« C'est génial ! Félicitations ! »
Je le serre dans mes bras.
« Je suis fier de toi Sammy. On va fêter ça ! »
« J'ai déjà le champagne »
Je m'assois dans le canapé pendant que Sam débouche la bouteille et nous serre deux verres. Il vient s'asseoir à côté de moi.
« Je vais publier un article dans le journal de la fac sur ton expo pour qu'il y ait le plus de monde possible »
« Merci. En parlant du journal, comment l'as-tu trouvé Kurt Hummel ? »
Oh non, je pensais avoir échappé à ses questions…
« Je te l'ai déjà dit, il est… »
« Non, non, physiquement je veux dire. D'après certaines photos de lui dans les journaux, il est plutôt beau garçon »
Ça pour être beau garçon…
Je me lève vers la cuisine pour que Sam ne remarque pas le rouge s'étaler sur mes joues.
« Oui il est séduisant mais tellement arrogant et froid »
Avant que Sam ne réponde quoi que ce soit, je lui propose un sandwich.
« Oui avec plaisir, merci »
Après avoir mangé, je me mets à l'écriture de l'article. En réécoutant l'enregistrement de l'interview, je rougis en entendant ma question sur son homosexualité.
Cette question est totalement inutile pour le journal tu le sais, Anderson ? Pourquoi l'avoir quand même posée ?
Je repense à ma conversation avec Sam… Oh non, je n'ai pas de photos pour illustrer mon article et je n'ai aucun moyen de le contacter… Tant pis !
Lorsque je décide d'aller me coucher, il est plus de minuit et Sam est au lit depuis longtemps.
Je m'endors en pensant à des cheveux châtains et des yeux bleus.
OoOoOoOoOoO
Je me consacre corps et âme à mes études et au boulot tout le reste de la semaine.
Je n'ai pas beaucoup de travail ce samedi.
Bob, mon patron, m'a demandé de faire l'inventaire. N'ayant aucun client, j'en profite pour manger un sandwich. Ce travail n'est pas compliqué : il suffit que je vérifie sur le registre les pièces manquantes et de les commander grâce à l'ordinateur. Alors que ma tête fait des aller-retours entre le cahier et l'écran, j'ai tout à coup le besoin de relever les yeux.
Et là, mes yeux s'accrochent à deux perles azurs. Mais qu'est-ce qu'il fait là ?
« Oh Monsieur Anderson » me dit-il tout sourire.
Et voilà que je me retrouve encore la bouche grande ouverte face à lui.
« Mon-Monsieur Hummel »
Et en plus il bafouille…
J'essaye de me reprendre. Dieu qu'il est sexy. Il est habillé de façon plus décontractée. Il porte un polo violet et un pantalon fin mais serré.
« Blaine. Mon prénom, c'est Blaine. Qu'est-ce qu'il vous faut Monsieur Hummel ? »
Oh voilà qu'il recommence à se frotter la lèvre avec son foutu doigt en me fixant.
« Ah oui, euh, j'ai besoin de produits d'entretien pour le cuir intérieur »
« Suivez-moi, c'est vers le fond du magasin, il en existe pour différentes couleurs, laquelle il vous faut ? »
Je ne le regarde pas dans les yeux de peur de perdre à nouveau mes moyens.
« Pour couleurs claires, merci »
« Autre chose ? »
« J'ai besoin de lubrifiant »
Je lève les yeux vers les siens. Mon Dieu ne pense pas à ça…
Haha Anderson!
Je sens le rouge me monter au visage tandis que lui a les yeux pétillants et se retient de sourire.
« Tr-Très bien, suivez-moi »
Il faut que je me calme.
« Vous aimez les voitures ? » me demande-t-il
« Euh… pas vraiment. J'aime plutôt les livres. Et vous, vous aimez ça ? »
« Oh oui, j'adore ça ! »
Il sourit comme s'il pensait à une blague personnelle. On arrive dans le bon rayon.
« Voilà, autre chose Monsieur ? »
« Que me conseillez-vous Monsieur Anderson ? »
Je le regarde, abasourdi.
Ne regarde pas ses lèvres et ferme-moi cette bouche !
Je regarde ses vêtements et sors spontanément :
« Une combinaison ! »
Il hausse un sourcil encore une fois amusé.
« Pour ne pas salir vos vêtements » ajoutais-je.
« Je pourrais les enlever » ricane-t-il.
« Euh… »
Mes joues s'empourprent suite aux images que mon esprit m'envoie.
« Je prendrais la combinaison alors » me dit-il, amusé.
« Ce sera tout ? »
« Oui Monsieur Anderson »
Nous retournons donc aux caisses.
« Et votre article ? »
« Ça avance. Mais je me disais qu'il est dommage que je n'ai aucune image de vous pour l'illustrer… »
« On pourrait organiser une séance photo, qu'en pensez-vous ? »
« Euh oui, je pourrais trouver un photographe »
« Très bien »
Il me tend sa carte, où SON NUMÉRO est dessus !
« Appelez-moi pour me donner l'endroit et l'heure »
« D'accord, merci Monsieur Hummel »
Je range ses articles dans un sac, sans que mes mains tremblent.
Hourra Anderson se contrôle !
« Cela vous fera 49 dollars s'il vous plaît »
Tandis que je lui tends son sac, nos doigts s'effleurent et le courant électrique est là. Il se penche vers moi. Son visage est à quelques centimètres du mien.
« Merci Blaine, à bientôt j'espère » me murmure-t-il sensuellement avant de s'éloigner.
Je suis toujours pantelant quand il se retourne et dit :
« Je suis ravi de vous avoir revu Blaine et que ce soit vous qui m'ayez interviewé »
Puis il s'en va.
Son odeur est toujours dans mes narines et un sourire idiot s'affiche sur mon visage. Cette fois je sais que je vais le revoir.
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Bisous bisous
Cindy :)
