Coucou à tous !

Et oui, je suis de retour avec mon chapitre 16 :)

J'aimerai savoir si vous souhaitez que je continue ma fic ou que je la fasse se terminer bientôt ? J'aimerai avoir votre avis la dessus :)

Merci à toutes les personnes qui follow/fav cette fiction !

Merci pour les reviews de ma plus grande fan, AnnaKlaineuse, Anderverysue, youyoulita, Brave Woodpecker, ma Claire, justmoi59, ClaraonloveCrisscolfer, VerifiedKlainerandCrisscolfer, Fen et mon Koala…

HOP3SO: je suis déjà contente que tu prennes le temps d'en laisser une à quasi tous les chapitres. Il me faudra un petit peu de temps pour arriver sur Mars. Tes cookies oranges me semblent super bons. C'est très gentil, je ne me considère pas comme l'une des meilleures mais c'est agréable de savoir qu'au moins une personne le pense :) Merci beaucoup pour ça ! Et merci pour me supporter avec mon manque de confiance…

Fen: Kurt jaloux me plaît énormément aussi! Haha, ta comparaison est originale mais étrangement, elle correspond parfaitement à la situation ;) Je dois dire que quand j'ai écrit "un petit coup ne te ferait pas de mal", mon esprit ne pensait pas à boire un verre si tu vois ce que je veux dire... ;) Blaine est heureux d'avoir un plus à leur relation mais crois-moi, ça ne déplaît pas à Kurt non plus ;) j'espère que la suite te plaira aussi!

VerifiedKlainerandCrisscolfer: c'est adorable. Ta réaction est trop mignonne. C'est un plaisir pour moi de voir que tu lis et en plus que tu commentes donc c'est normal que je te remercie :)

Haha le bébé pingouin semble manquer à plusieurs personnes mais non, je n'ai aucun regret. Kurt me plaît comme ça aussi :)

Oui même si Kurt paraît froid, il se laisse aller petit à petit avec Blaine. Mais franchement, qui résisterait à Blainey ?

Blaine se prend la tête pour des broutilles c'est vrai mais c'est fait exprès, ne t'inquiète pas )

Je suis contente que le chapitre t'ait plu et encore plus, que la fic entière te plaise :) Bisous !

ClaraonloveCrisscolfer: je suis désolée mais voilà la suite :) j'espère qu'elle te plaira aussi !

Brave Woodpecker: oh merci :') j'espère qu'il ne t'aura pas déçu alors pour ta « rentrée » :)

Youyoulita: rooh c'est gentil :) je suis contente que le rythme te plaise parce que j'ai peur que des personnes se lassent, justement parce que leur relation ne va pas assez vite…

Sebastian… Tu as résumé le personnage en trois mots : trou de c** ! On n'en a pas encore fini avec lui, loin de là !

Oui Kurt a encore du mal à s'ouvrir sur sa vie personnelle mais ça viendra :)

Super parce que quand je les écris, j'ai l'impression qu'ils ne veulent rien dire xD

Au fait, ça tient toujours pour que j'écrive tes lemons de tes fic ?

Anderverysue: la review la plus étrange qu'il m'ait été donné de lire… Mais c'est réjouissant de voir que ma fic peut déclencher ce genre de réactions :) si tu es sadique d'imaginer Darren dans cette situation et bien, je le suis aussi. Parce que c'est franchement bon, putain !

Non, tu as raison, Kurt a besoin de l'accord de Blaine, sans quoi, il n'aura pas la conscience tranquille et leur relation ne pourra pas aller plus loin. Mais oui, Kurt a des sentiments qui s'installent doucement pour Blaine.

L'idée de la cire chaude m'effrayait, personnellement, moins que la canne. Bon je n'ai jamais testé l'un ou l'autre mais bon… (Tout le monde s'en fout de ta vie sexuelle Cindy ! :$)Bon je ne m'étale pas plus que ça )

Je ne sais vraiment pas le nombre de chapitres que je vais écrire. Je continuerai tant que j'aurai l'inspiration et que l'histoire plaira… Merci pour cette review géniale :)

AnnaKlaineuse: merci c'est très gentil ! J'ai toujours peur qu'ils ne veulent rien dire. Donc je suis rassurée de lire qu'ils peuvent plaire !

Klaineuse: c'est pas grave. C'est déjà bien que tu lises. Les reviews sont les petits plus qui chaque semaine flattent mon ego ) j'espère que ce n'est pas trop grave… :( Merci, tu es adorable !

Vous êtes incroyables : 142 reviews O_o je n'arrive toujours pas à y croire! Vous êtes fantastiques, merci pour l'attention que vous portez à cette fiction, elle continue grâce à vous!

/!\Présence de lemon assez violent /!\

Sur ce, bonne lecture !

Enjoy !

Chapitre 16

Tout doucement, je redescends de mon orgasme. Ma chambre devient lentement plus nette à mes yeux. Je suis bien, à l'aise mais aussi fatigué. J'ai le visage plongé dans le creux du cou de Kurt. J'inhale profondément l'odeur de sa peau. Il sent le caramel et le gel douche. C'est sucré, suave, délicieux. C'est… Kurt. Je ne veux jamais quitter cet endroit merveilleux où son parfum m'encercle de tous les côtés.

Je frotte mon nez contre sa peau pour la respirer encore plus. Je laisse ma main tracer des lignes imaginaires sur les muscles de ses bras. Je la fais ensuite dériver vers ses pectoraux. J'ai le plaisir de sentir à quel point il est fort et bien fait. Mes yeux descendent sur sa cicatrice en dessous de son téton gauche. J'approche doucement ma main mais Kurt l'écarte avant que j'ai pu la toucher. Il enlace ses doigts aux miens et les emmène à sa bouche pour les embrasser. Il essaye de rendre son geste moins dure en faisant ça…

C'est déjà la deuxième fois qu'il me repousse alors que j'essaye de toucher cette ligne rose. Je me demande d'où elle vient cette cicatrice…

« Ne touche pas ça » dit-il doucement contre mes doigts.

« Pourquoi ? D'où vient-elle ? »

« Elle… Elle est l'une des raisons de ma folie »

« De ta folie ? »

« De toutes mes nuances de folie »

Ses yeux brûlent d'une telle sincérité… C'est complétement déroutant.

« Ma vie n'a pas toujours été comme elle est maintenant. Je n'ai pas envie de te raconter les détails mais peu importe. N'essaye plus de me toucher là »

Il frotte son nez contre ma joue et se décale. Il s'assoit sur le lit.

« Je pense que ton entraînement est terminé. Tu as aimé ? »

Sa voix est à la fois sérieuse et satisfaite. Moi, je n'arrive pas à me décrocher de « ma vie n'a pas toujours été comme elle est ». je veux connaître les détails ! Mais je sais qu'il ne me dira rien. Qu'est-ce que c'est énervant !

« Je ne t'ai pas cru un instant quand tu as dit que c'était moi qui commandait. Mais tu m'en as donné l'illusion et j'ai trouvé ça… bien »

« Blaine, tu es superbe mais aussi intelligent… N'oublie pas que tu me dois six orgasmes ! » dit-il avec un sourire éblouissant et les yeux pleins de fierté.

Putain, il les a tous comptés ?!

Comme si tu ne l'avais pas fait ! Oh mais attends, il y en a un de plus au compte je crois…

Je rougis à cette pensée et je fronce les sourcils.

« Tu me caches quelque chose ? » demande-t-il, changeant brusquement d'humeur.

« Euh… J'ai fait un rêve cette nuit »

« Un rêve ? » dit-il en me regardant sévèrement.

Aïe, tu vas te faire engueuler Anderson…

« Je ne pouvais pas le contrôler, je dormais ! »

Je me cache le visage à l'aide de mon bras. Kurt ne dit rien. Je tente un regard vers lui. Il a l'air amusé.

« Tu dormais ? »

« Oui… Enfin ça m'a réveillé »

« Je n'en doute pas. Et il se passait quoi dedans ? »

Je déglutis difficilement.

« Tu y étais »

« Oh et qu'est-ce que je faisais ? »

Je replace mon bras sur mon visage. Si je ne le vois pas, il ne me voit pas non plus, n'est-ce pas ?

« Qu'est-ce que je faisais, Blaine ? Je ne le répéterai pas ! »

« Tu avais un martinet » couinais-je.

Il déplace mon bras pour pouvoir me regarder dans les yeux.

« Ah oui ? »

« Oui… »

Mes joues sont brûlantes.

« Mmh… Tout n'est pas encore perdu alors » dit-il presque pour lui-même, « j'ai beaucoup de martinets »

« Tu en as un avec les lanières tressées rouges ? » demandais-je timidement.

« Non mais je peux en avoir un »

Il m'embrasse rapidement et se lève pour récupérer son boxer. Je n'ai pas envie qu'il parte déjà, il n'est que 21h40 d'après mon réveil. Je me lève aussi pour enfiler mon pantalon de survêt et un tee-shirt à manches courtes. Que faire pour le retenir ? Je m'assois sur le bord du lit et le regarde se rhabiller.

Alors qu'il remet son jean, un préservatif glisse de sa poche.

« J'ai horreur de ces trucs » dit-il en le déposant sur la table de nuit.

Il enfile son haut et me regarde.

« Tu as déjà subi des tests de dépistage de maladies ? »

C'est assez personnel comme question. Je rougis et baisse la tête. Je n'ai jamais eu de relations avant lui, pourquoi aurais-je fait ces tests ?

« Jamais »

« Il va falloir les faire »

Maniaque du contrôle…

Il se rassoit à côté de moi pour remettre ses chaussettes et ses chaussures.

« Tu veux un médecin en particulier ? »

Je secoue la tête.

« Je pourrais en appeler un pour qu'il passe te faire des prélèvements sanguins ici dimanche avant que tu me rejoignes. Ou je peux le faire venir chez moi. Que préfères-tu ? »

Il ne te met pas du tout la pression là…

« Chez toi »

Au moins, je suis sûr de le revoir.

« Ok. Je te dirai l'heure du rendez-vous par mail »

« Tu rentres ? »

« Oui »

« Comment ? »

« Joey vient me prendre »

« Je peux te ramener, j'ai une nouvelle voiture ! »

Il me sourit chaleureusement.

« C'est très gentil de le proposer mais je pense que tu as trop bu »

« Tu l'as fait exprès ? »

« Oui »

« Pourquoi ? »

« Tu te poses trop de questions et tu n'es pas assez bavard. Donc je te fais boire et tu parles beaucoup plus. Et je veux que tu sois le plus franc possible avec moi et je veux savoir à quoi tu penses Blaine »

« Et toi, tu es honnête avec moi ? »

« Oui le plus possible. Ça ne peut marcher que si on est franc l'un envers l'autre »

« Très bien. Alors je veux que tu restes et que tu utilises ça » dis-je en lui mettant le deuxième préservatif sous les yeux.

Il m'adresse un sourire malicieux et ses yeux pétillent incroyablement.

« Je dois vraiment partir Blaine. On se revoit dimanche. J'aurai le contrat ajusté et on pourra alors sérieusement commencer à s'amuser »

« S'amuser ? »

« Je voudrais jouer une scène avec toi. Mais tu dois signer le contrat avant »

« Mmh donc si je ne signe pas, on pourrait continuer ce qui se passe entre nous en ce moment pendant une durée indéterminée ? »

Il me regarde les yeux emplis d'un mélange de méfiance et d'amusement.

« C'est vrai mais je ne pense pas que je pourrais tenir »

« Tenir ? C'est-à-dire ? »

« Tout pourrait se gâter rapidement » dit-il en souriant plus grandement.

« Se gâter à quel point ? » répondis-je en souriant à mon tour.

« Des explosions, des courses poursuites, des enlèvements… »

« Tu oserais m'enlever ? »

« Oh oui ! »

« Et tu me retiendrais contre ma volonté ? »

« Oh oui » répète-t-il en souriant, « et là, ça deviendrait une relation dominant/soumis vingt-quatre heures sur vingt-quatre »

Ses yeux brillent d'excitation.

« En gros, tu n'as pas le choix » ajoute-t-il.

« Apparemment » dis-je en levant les yeux au ciel.

« Blaine, qu'est-ce que tu viens de faire ?! » dit-il sévèrement.

Putain de merde !

« Je t'avais prévenu de ce que je te ferai si tu faisais ça pendant que je te parlais… »

Merde, merde, merde !

Je le regarde s'asseoir sur le bord du lit.

« Approche » dit-il doucement.

Non mais il est vraiment sérieux ? Je suis mort de peur.

« Je n'ai encore rien signé ! »

« Je t'avais prévenu. Je tiens toujours mes promesses ! Je vais te fesser puis te baiser vite, fort et brutalement. Finalement, on va s'en servir de cette foutue capote ! »

Il parle d'une façon douce, autoritaire et putain d'excitante. Le désir s'éveille en moi et tord les muscles du bas de mon ventre. Tout se joue maintenant. Soit je dis oui et j'ai un aperçu de ces nuances de folie ou soit je dis non et tout est fini entre nous.

Va-t'en Blaine, je t'en prie !

« Blaine ? La patience n'est pas ma plus grande vertu ! »

J'ai tellement peur. Mes jambes tremblent mais je ne peux pas refréner l'envie qui monte ne moi. Mon cœur bat fort et mon sang pulse violemment dans mes veines. Je me déplace doucement vers lui.

« C'est bien mon bébé » chuchote-t-il, « mets-toi debout »

Je déglutis. Je ne sais même pas si mes jambes peuvent me porter. Je me plante devant lui plus hésitant que jamais. Il tend la main et j'y dépose le préservatif. Il le prend et m'attire rapidement sur ses genoux. Il me place à plat ventre sur ses cuisses et le haut de mon corps se retrouve sur le lit. Il m'empêche de bouger en mettant son avant-bras dans le creux de mon dos.

Putain tu es VRAIMENT dans la merde là !

« Mets tes mains sous ton menton »

Je le fais immédiatement.

« Tu sais pourquoi je fais ça Blaine ? »

« Oui, j'ai levé les yeux au ciel pendant que l'on parlait »

Ma voix est faible et j'ai la bouche sèche.

« Et crois-tu que c'est poli ? »

« Non »

« Tu vas recommencer ? »

« Non »

« Tu seras fessé à chaque fois que tu le feras, c'est compris ? »

Il baisse alors mon pantalon. Je suis humilié. Humilié, rabaissé, terrorisé et vraiment allumé. Il adore ça, il prend tout son temps. J'ai une boule dans le ventre et ma respiration est bloquée. Je vais avoir mal ou pas ?

Je sens sa main caresser lentement mes fesses nues. Il prend un moment à les toucher puis finalement le contact disparaît. Il revient pour me claquer durement. La douleur me fait haleter. Il passe doucement sa paume où il m'a frappé. Il respire profondément. Puis les fessées arrivent en nombre. Ça fait un mal de chien. Je ne laisse aucun son sortir de ma bouche. J'essaye d'échapper aux coups en me tortillant mais il me tient fermement.

« Arrête de bouger ou je continue longtemps et fortement ! »

Il adopte la même technique à chaque fois : il me caresse doucement et frappe brutalement. Il ne claque jamais au même endroit. J'use de toute ma concentration pour supporter la douleur.

« Aaaah ! » criais-je à la dixième fessée.

Putain mais pourquoi tu les comptes ?!

« Ce n'est que le début mon magnifique »

Il frappe une nouvelle fois et me caresse. Ce rythme est infernal. A chaque coup, la caresse me laisse espérer que c'est le dernier mais non, la douleur cuisante revient. J'ai de plus en plus de mal à la supporter. Je crie à nouveau quand sa main revient sur ma peau.

« Crie autant que tu veux, il n'y a que nous ici. Tu es à moi bébé »

Et il recommence encore et encore. Je veux qu'il arrête mais je ne veux pas lui donner le plaisir de le supplier. La chambre est remplie des bruits des claques, de nos deux respirations bruyantes et de mes cris. Il finit par se stopper au bout de dix-sept fessées. Mon corps tremble de douleur et d'épuisement.

« Ça suffit » dit-il d'une voix rauque, « super Blaine, je vais te baiser maintenant »

Il pose sa main sur ma peau endolorie. Il passe deux doigts entre mes fesses et me les insère. Pendant ce temps, il passe sa seconde main sous mon ventre et attrape mon sexe tendu. Je soupire de bien-être malgré l'assaut impitoyable que je viens de vivre.

« Mmh regarde comme tu bandes bébé. Tu aimes ça, ton corps est prêt pour moi et moi seul »

Son ton est joyeux et impressionné. Il fait bouger rapidement ses doigts en moi. Je gémis fortement quand il frappe ma prostate de plein fouet. Je gigote pour qu'il recommence mais au lieu de ça, il retire ses doigts.

« Elle est où cette putain de capote ?! » s'exaspère-t-il en tâtonnant sur le lit.

Il retire entièrement mon pantalon. J'entends le bruit de la braguette qu'il descend et celui du déchirement de l'emballage du préservatif. Il écarte mes fesses et me pénètre brutalement. Il ne me laisse pas le temps que je m'habitue à l'intrusion comme d'habitude. Il me pilonne rapidement, fortement, violemment. Malgré la douleur initiale, le plaisir envahit mon corps. Sa main masturbe toujours mon érection. Je me sens rempli, brisé, asservi. C'est merveilleux. Kurt lâche mon sexe pour prendre appui sur le bas de mon dos.

Les coups dans ma prostate, l'excitation des tous les nerfs de mon intimité, les gémissements de Kurt et les frottements de ma verge douloureuse sur le lit font grandir la chaleur en moi. Mon scrotum se serre et je jouis violemment autour de Kurt. L'orgasme le plus fort de toute ma vie.

« Blaine, Blaine, Blaine ! » s'extasie Kurt.

Il se libère en moi en criant mon prénom encore et encore.

Il tombe sur le lit à côté de moi. Il m'attire dans ses bras et plonge son nez dans mes cheveux. Il me serre fort contre lui.

« Je te présente une nuance de ma folie bébé »

Nous restons l'un contre l'autre le temps de reprendre notre respiration. J'ai ma tête dans le creux de son cou et lui me caresse tendrement les cheveux. Je suis encore entier même après ce qu'il m'a fait. Je pensais que je serais plus bouleversé que ça. Mais pour l'instant, ça semble aller. Kurt inspire profondément dans mes cheveux.

« Je suis fier de toi bébé » chuchote-t-il.

« Vraiment ? »

« Oui vraiment »

Je me niche plus fortement contre lui.

« Tu accepterais que je t'emmène faire du shopping ? »

« Mmh j'aime mes habits » dis-je faiblement en luttant contre le sommeil.

« Je les aime aussi. Tu mérites juste ce qu'il y a de mieux magnifique Blaine »

Il embrasse mon front.

« On verra plus tard, rien ne presse » ajoute-t-il.

Nous restons encore allongés un laps de temps indéterminé avant que Kurt ne parle à nouveau.

« Je dois vraiment partir Blainey. Tu vas bien ? »

Mes fesses brûlent atrocement. Je suis éreinté mais assez content. Je ne sais pas trop ce qu'il m'arrive.

« Oui »

« Super » dit-il en déposant un baiser sur le haut de ma tête, « où est la salle de bain ? »

Je lui indique avec le doigt. Je m'assoie et le tissu de mon dessus de lit m'irrite encore plus. Bizarrement, je me sens en sécurité et protégé quand je suis avec Kurt. C'est assez contradictoire avec ce qu'il vient de me faire mais bon… Je l'entends revenir.

« J'ai trouvé ça » dit-il en désignant un flacon d'huile, « mets-toi à plat ventre, je vais te soulager »

« Non c'est bon, je me débrouillerai »

« Blaine ! »

Je me retiens de lever les yeux au ciel. Je me retourne et je regarde Kurt se verser de l'huile dans la main. Il l'étale ensuite tendrement sur la peau rougie de mes fesses.

« J'adore te toucher » murmure-t-il.

Je ronronne en guise de réponse : moi aussi, j'adore qu'il me touche.

« Et voilà » dit-il quand il a fini.

Je me redresse et enfile mon pantalon. Je regarde le réveil : 22h30.

« J'y vais »

« Je te raccompagne »

Je suis content que Sam ne soit pas encore rentré. Il doit être sorti dîner avec Zoé.

« Tu n'appelles pas Joey ? »

Je n'ose pas le regarder dans les yeux.

« Il est là depuis 21h. Bébé, regarde-moi »

Je lève la tête et ses yeux brillent d'émerveillement.

« Je suis tellement fier de toi mon beau bébé… Tu n'as pas pleuré »

Il me serre étroitement contre lui et m'embrasse langoureusement. Je grogne de mécontentement quand il s'éloigne.

« A dimanche Blaine »

Il ouvre la porte puis part. Je le regarde monter dans sa voiture et s'en aller. Je reste planté au milieu du salon. Je me suis toujours senti bien et chez moi dans cet appartement mais là, je suis juste seul et perdu. Je ne me sens plus moi-même, comme si j'avais poussé les limites de mon être. Le pire c'est que je ne peux même pas m'assoir pour pleurer.

J'appelle Cooper malgré l'heure.

« Hey minus, ça va ? Je viens à peine de rentrer ! »

Il est le seul à pouvoir me faire sentir mieux quand tout va mal.

« Je suis désolé de t'appeler si tard » m'excusais-je d'une voix tremblante.

« Blainey ? Qu'est-ce qu'il y a ? » demande-t-il, inquiet.

« Rien. Je voulais juste entendre ta voix »

« Blainey, ne me mens pas. Qu'est-ce qu'il y a ? Dis-moi »

Il est doux et aimant. Son ton me fait fondre en larmes. Je n'arrête pas de pleurer en ce moment.

« Blainey, parle-moi. Tu me fais peur »

« Cooper, c'est à cause de Kurt » sanglotais-je.

« Qu'est-ce qu'il t'a fait ce con ?! »

« Rien »

« Blainey, mon doudou, allez parle-moi »

Je souris légèrement à ce surnom qu'on utilisait quand on était petit.

« Il est tellement différent de moi Coop'. Je sais au fond de moi que je ne devrais pas être avec lui »

« J'aimerai être avec toi. Tu veux que je revienne ? Je peux prendre un av… »

« Non, non Coop', ça va aller » le-coupais-je.

« Bon… Ne te fais pas de mal pour lui. Tu le connais depuis peu. Va doucement avec lui. Fais le vide et assure-toi qu'il te mérite. Je déteste te savoir triste petit frère. Essaye de venir me voir pour prendre du recul »

La porte s'ouvre sur Zoé. Son sourire fane quand elle voit que j'ai pleuré.

« Je vais devoir te laisser Cooper. J'essayerai de venir et je te tiendrai au courant. Merci d'être aussi génial »

« Je ne suis pas un exemple de frère. Je devrais être là pour toi »

« Mais tu l'es Coop'. Plus que n'importe qui »

« Mmh… Repose-toi. Je t'aime petit doudou »

« Je t'aime grand doudou »

« On se voit bientôt minus. Prends soin de toi » rit-il en raccrochant.

Zoé me dévisage.

« Qu'est-ce qu'il t'a fait cette fois mon cœur ? »

« Rien ne t'inquiète pas »

« Tu devrais le laisser Blainey. Il n'arrête pas de te faire pleurer depuis que tu le connais. Viens là joli cœur » dit-elle en tendant les bras.

Je m'y précipite, ayant besoin de réconfort.

« Tout va bien aller, je te le promets » dit-elle en me frottant le dos, « tu veux qu'on parle un peu ? »

« Oui »

« D'accord. Asseyons-nous pour être plus tranquille. Tu veux que je t'apporte quelque chose à boire ? »

« Attends j'y vais. On a du vin rouge »

Elle s'assoit et je vais chercher la bouteille. Je reviens dans le salon et hésite avant de me poser sur le canapé.

« Hé ça va ? »

« Oui, oui. Je suis tombé sur les fesses en sortant de la douche »

Elle rit en entendant ça. Elle sait que je suis l'homme le plus maladroit de tout New York donc elle ne me pose pas de questions. Je m'assois doucement et constate que je n'ai pas aussi mal que je l'attendais.

Les paroles de Kurt du lendemain de la soirée me revienne en tête « si vous m'apparteniez vous ne pourriez plus vous asseoir ni marcher pendant au moins une semaine ». Il m'avait prévenu depuis le début. Je n'avais alors rien remarqué. Je me rends compte que Zoé me regarde bizarrement.

« Mmh… Où est Sam ? »

« Oh il est sorti avec des amis. Il voulait nous laisser seuls toi et moi »

Je souris et le silence revient.

« Blainey, écoute… S'il te rend malheureux, plaque-le. Ça fera mal ok, mais tu ne peux pas rester dans cette situation. S'il ne veut pas s'engager, abandonne. Ce qui est bizarre, c'est qu'à la cérémonie, il n'avait d'yeux que pour toi. Je pense qu'il t'aime mais qu'il ne sait pas te le montrer »

Il m'aime ?! Ce sont de grands mots en parlant de Kurt. Je ne peux pas lui en raconter plus…

« Je ne sais pas. C'est difficile. Mais et ta soirée alors ? »

Je me sens bien d'entendre Zoé parler avec enthousiasme de sa vie. Ça fait un bien fou de retrouver sa meilleure amie. Je suis content qu'elle et Sam se soient finalement trouvés. Elle continue de me raconter ses petites histoires pendant que nous buvons le vin. On finit par aller se coucher, fatigués.

J'allume l'ordinateur après m'être douché et avoir changé les draps. Kurt m'a envoyé un mail.


De : Kurt Hummel

Objet : Ta petite personne

A : Blaine Anderson

Mon cher Blaine,

Tu es tout simplement délicieux. Tu es l'homme le plus magnifique, plein d'esprit et de réparties et le plus courageux qu'il m'ait été donné de rencontrer. Prends du paracétamol (c'est un ordre) et fais attention à toi…

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Que de compliments !

A : Kurt Hummel

Cher Kurt,

Les compliments ne t'apporteront rien, tu le sais ? Bon en même temps, je crois que tu possèdes déjà à peu près tout mais bon…

Je ne crains plus rien étant donné que tu n'es plus dans les parages…

Je vais devoir conduire mon ancienne voiture dans un garage pour la vendre, est-ce un risque ?

L'alcool est meilleur que le paracétamol.

Blaine.

P.S : ah oui, j'ai failli oublier, la canne est une limite à NE PAS FRANCHIR !


De : Kurt Hummel

Objet : Ta petite personne qui n'accepte pas la flatterie

A : Blaine Anderson

Mes compliments sont sincères. Va dormir maintenant.

Pas de problèmes, j'ajoute ceci à la liste.

Ne bois pas trop quand même et Joey s'occupera de ta voiture. Il t'en tirera un bon prix.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Joey, l'homme de la situation

A : Kurt Hummel

C'est assez bizarre que tu laisses ton meilleur homme de confiance prendre ce « risque » plutôt que le mec que tu baises occasionnellement. Sache que j'ai déjà conduit une voiture avant de te rencontrer !

Blaine.


De : Kurt Hummel

Objet : Gare à tes fesses

A : Blaine Anderson

Je pense que c'est l'alcool qui te donne ce courage et que ta journée a été longue.

Fais attention à ce que je ne revienne pas et que je ne fasse pas en sorte que tu ne puisses plus t'assoir pendant une semaine plutôt qu'une soirée…

Joey ne risque rien.

Tu n'es pas un « mec que je baise occasionnellement ». Ça m'énerve au plus haut point que tu dises cela et crois-moi, tu ne m'aimerais pas énervé !

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Gare à TES fesses !

A : Kurt Hummel

Je ne crois pas t'aimer de toute façon. Surtout ce soir.

Blaine


De : Kurt Hummel

Objet : Gare à tes fesses

A : Blaine Anderson

Pourquoi tu ne m'aimes pas ?

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Gare à TES fesses !

A : Kurt Hummel

Tu me laisses toujours seul après

Blaine.


Je ferme l'ordinateur plutôt fier de ma réponse. Je me glisse dans mon lit et éteins la lumière. Je fixe le plafond.

Cette journée a été très longue. J'ai été heureux de voir Cooper. Il me manque tous les jours. Il sait toujours me réconforter. J'aimerai qu'il soit là ce soir. Non, j'aimerai qu'il soit toujours avec moi.

Zoé est présente aussi. Sa joie de vivre et sa sollicitude m'ont calmé ce soir mais les larmes ne tardent pas à revenir.

Je me suis fait frapper ce soir. C'était la première fois et je me sens comme de la merde. Qu'est-ce que Kurt a subi pour infliger ça aux autres ? Mes sanglots doublent et les larmes coulent sur mes tempes.

Je sursaute que j'entends Zoé crier.

« Putain mais dégage de là ! Ne t'approche pas de lui, je ne sais pas ce que tu lui as encore fait bordel, mais il n'arrête pas de pleurer. Ne t'avise même pas de … »

Kurt entre dans ma chambre et allume la lumière.

« Oh Blaine… »

Il éteint et viens vers moi.

« Pourquoi tu es là ? » dis-je difficilement entre deux sanglots.

Arrête de pleurer !

Il allume ma lampe de chevet et Zoé apparaît à ma porte.

« Tu veux que je le vire ce connard joli cœur ? » demande-t-elle en le fusillant du regard.

Je secoue la tête.

« Je suis là si tu as besoin Blainey. Fais gaffe à toi Hummel » dit-elle méchamment.

Elle ferme la porte en partant. Kurt me regarde gravement et me tend un mouchoir.

« Qu'est-ce que tu as ? »

« Pourquoi tu es là ? »

Je ne pleure plus mais ma respiration est encore saccadée.

« Mon rôle est de m'assurer que tu es bien. Tu m'as demandé de rester avec toi donc me voilà. Et je te trouve dans cet état… Je sais que c'est de ma faute. Je ne sais pas trop pourquoi mais… C'est à cause des coups que je t'ai donné ? »

Je m'assois et je ne peux retenir le gémissement de douleur qui passe mes lèvres.

« Tu as pris des cachets comme je te l'ai dit ? »

Je secoue la tête. Il sort de la chambre en direction de la salle de bain. Il revient avec deux comprimés et un verre d'eau.

« Tiens, prends ça. Parle-moi bébé. Je pensais que tu allais bien. Je ne serais jamais parti si j'avais su que tu te sentais mal »

Qu'est-ce que je peux lui dire ? Que je veux plus ? Il le sait déjà. J'aimerai qu'il reste avec moi de sa propre volonté. Et aussi qu'il ne me frappe plus. Je n'en demande pas trop quand même…

« Tu m'as dit que ça allait mais tu m'as menti »

« Je croyais que c'était le cas »

« Blaine, je veux que tu me dises ce que tu penses, pas ce que tu penses que je veuille entendre. Comment je te crois après ça ? »

« Je n'ai pas du tout aimé les coups, si tu veux savoir. Je ne veux pas que tu recommences »

« C'était le but Blaine ! »

« Pourquoi aimes-tu le faire alors ? » demandais-je en le fixant dans les yeux.

« Euh… Je ne pense pas que tu veuilles le savoir »

« Si, dis-le-moi ! »

« Fais attention Blaine »

« Tu vas encore me corriger ? »

« Non pas ce soir »

« Alors ? »

« J'aime le contrôle que ça procure. Je veux que tu obéisses et si tu ne le fais pas, je te punis. Tu dois te comporter comme je le souhaite. J'aime te punir et je mourrais d'envie de le faire depuis l'interview »

« Tu n'aimes pas ce que je suis… »

« Tu es très bien Blaine. Je ne veux pas te changer. Tu me contraries sans cesse et tu ne respectes pas des masses les règles, c'est tout »

« Tu aimes me punir ? »

« Oui »

« Mais pourquoi ? »

« C'est moi Blaine. J'ai besoin de te contrôler, de te faire agir comme je le veux. En plus, la peau rougie de ton superbe cul m'excite vraiment »

« Donc ce n'est pas que pour me faire mal »

« Pas seulement. Je veux que tu saches que tu m'appartiens. Je fais ce que je veux de toi quand je veux. Ça m'excite énormément d'avoir ce contrôle sur toi. Je ne sais pas vraiment m'expliquer, je n'ai jamais eu à le faire. Je ne sais pas si je suis clair » dit-il avec une expression désolée sur le visage.

« Si c'est très clair, ne t'en fais pas »

Je lui souris timidement.

« Ce que je sais, c'est que toi aussi tu étais très excité bébé »

Je rougis fortement sous le regard qu'il me lance. Ses yeux brûlent de désir et pétillent d'excitation. Je sens l'envie s'éveiller dans le bas de mon ventre.

« Kurt, ne me regarde pas comme ça » chuchotais-je.

Il ferme les yeux et se passe les mains dans les cheveux.

« Je n'ai pas de capotes sur moi Blaine. En plus, tu es bouleversé. Et contrairement à ce que pense ton amie, je ne suis pas un connard qui abuserait de ta vulnérabilité »

Je baisse les yeux, mal à l'aise.

« Pourquoi tu n'es pas aussi à l'aise face à moi que quand tu m'écris tes mails ? Qu'est-ce qui t'empêche de me parler franchement ? »

« Tu m'éblouis. Tu m'intimides. Tu es le Soleil et moi Icare »

« C'est l'inverse je pense » soupire Kurt.

« Pardon ?! »

« C'est moi qui suis tombé sous ton charme. Tu m'as ensorcelé. C'est flagrant, non ? »

Je reste bouche bée. Ensorcelé carrément…

« J'aimerai dormir maintenant. Je peux rester ? »

« Bien sûr »

Je m'allonge confortablement sous les couettes tandis que Kurt vide ses poches et se déshabille. Il me rejoint et éteint la lumière.

« Mets-toi sur le côté bébé »

Je lui obéis. Il se place derrière moi, le torse collé à mon dos. Il enroule son bras autour de ma taille et lie sa main à la mienne.

« Pleure si tu veux, je ne te jugerai jamais. Je ne veux pas te perdre mon magnifique bébé » chuchote-t-il dans mon oreille.

Mon cœur rate un battement. Je ramène nos doigts enlacés contre ma poitrine et commence à somnoler.

« Dors bien bébé »

« 'Ne nuit Kurt »

Il dépose un tendre baiser sur ma joue puis plonge son nez dans mes cheveux. Je m'enfonce dans un profond sommeil dans les bras sécurisants de mon maniaque du contrôle.

Et voilà pour ce chapitre.

Il est un peu plus long que les autres et j'espère qu'il vous aura plu.

N'hésitez pas à me laisser votre avis dans une review.

Si vous êtes intéressé, j'ai commencé une fiction en co-écriture avec une amie sous le pseudo de Rainala. Notre fic s'appelle The Love Time donc allez jeter un coup d'œil :)

Je ne sais pas encore si je pourrais publier vendredi prochain, étant encore en vacances... J'essayerai de faire du mieux que je peux mais ne m'en voulez pas si rien n'arrive la semaine prochaine s'il vous plait *yeux de chien battu*

Merci d'avoir pris le temps de lire.

Gros bisous, je vous aime tous, vous êtes géniaux.

Cindy :)