Coucou à tous !

Me voilà cette semaine avec ce chapitre 18.

Merci à toutes les personnes qui continuent de lire cette fiction :)

Merci à Anne-So, à Zoé, à ma Claire, à Fen, à Brave Woodpecker, à AnnaKlaineuse, à Klaineuse, à Lysendra, à justmoi59, à youyoulita et à CyBile pour leur reviews.

HOP3SO : c'est normal, toi tu écoutes les miens :) on a remporté le tournoi de Lunis apparemment. Les deux martiens ont été disqualifiés, ils prenaient de la drogue qui était cachée dans leurs cupcakes ! J'attends ma surprise avec impatience !

Tsuchito : j'aime tellement tes adjectifs. Ils sont hnbjzhbfil. Pourquoi des cochons d'inde ? Les pauvres, ils ne méritent pas ça :'( Il va aller se taper des porcs en Russie c'est mieux ! Paul ne peut pas mourir. Il a genre un pouvoir et il ne peut pas crever. Il reste juste pour ton plaisir ) Sebastian va arriver ne t'inquiète pas :) Tu as tout résumé !

Fen : Si tu aimes les chapitres sans lemon et sans violence, celui-là je ne pense pas que tu l'apprécies alors :(

Brave Woodpecker : je trouve moi aussi que les e-mails donnent de la fluidité et une note d'humour et de légèreté à l'ensemble. C'est ce que j'ai le plus aimé moi aussi dans les livres. Je crois que c'est l'adjectif qui définit le mieux Blaine en effet :) qui n'aimerait pas voir Blaine complétement nu ?!

AnnaKlaineuse : c'est d'autant plus agréable et gentil de savoir que c'est sincère :) merci beaucoup en tout cas !

Klaineuse : je suis contente qu'elle te plaise autant :) c'est très motivant pour moi, merci beaucoup. Pour le moment, j'adore et je m'amuse beaucoup à écrire donc espérons que ça continue :) De la douceur ne peut pas faire de mal, tu ne crois pas ? ) j'espère que tu aimeras ce chapitre !

Lysendra : oui il est très citronné ) je pense que je vais le faire plus insolent pour que Kurt soit un peu déstabilisé. J'aime quand il perd ses moyens et son contrôle :) j'ai peut des aiguilles donc… mais je me suis dit que ça pouvait entraîner un petit moment mignon Klaine si Blaine avait peur aussi. Kurt est super sexy!

Justmoi59 : oui l'IPhone va permettre à Blaine de se confier et s'exprimer plus à Kurt :)

Youyoulita : je suis contente de te retrouver :) tant mieux si les chapitres précédents t'ont plu. Je m'amuse énormément à écrire leurs mails. Blaine est tellement plus à l'aise par écrit :) si le côté coquin te plaît alors ce chapitre devrait te plaire )

CyBile : je suis super contente que tu aimes ma fiction alors :) c'est d'autant plus gratifiant si en plus tu n'étais pas fan des livres :) je suis ravie que tu l'aimes et que tu la lises :) merci !

Merci à Mumu mon meilleur ami pour son aide. Je t'aime

J'ai de gros problèmes avec Internet en ce moment donc s'ils ne se règlent pas, ne vous inquiétez pas si le prochain chapitre met du temps à arriver. Je ferai tout mon possible pour qu'il soit là à temps. Mais je préfère vous prévenir. Je m'excuse si le chapitre 19 arrive avec du retard…

/ !\ Lemon très présent dans le chapitre / !\

Sur ce, bon chapitre.

Enjoy !

Chapitre 18

Le docteur Fabray est une jeune femme blonde aux yeux verts. Elle doit avoir l'âge de Kurt. Elle est extrêmement jolie. Elle porte une robe verte foncée très professionnelle mais qui la met tout de même en valeur.

Décidément, il adore les blondes… Même son docteur l'est.

« Monsieur Hummel » dit-elle en tendant la main à Kurt.

« Merci d'avoir fait le déplacement un dimanche, Docteur » la salue-t-il en lui serrant la main.

« Si vous payez la consultation en conséquence, je me déplacerai sur la Lune Monsieur Hummel. Monsieur Anderson »

Elle me sourit chaleureusement mais ses yeux semblent essayer de lire en moi. C'est assez perturbant.

Son visage est très doux et je me sens en confiance et relaxé près d'elle. Malgré cet air angélique, je suis sûr que c'est une femme forte et pleine de caractère. Elle fixe Kurt comme pour lui dire de partir.

« Hmm Monsieur Hummel, pourriez-vous nous laisser seuls, s'il vous plaît »

« J'aimerai rester »

« Je vais devoir poser des questions relativement personnelles à Monsieur Anderson, vous êtes au courant et… »

« Ça ne me pose aucun problème qu'il reste Docteur » intervins-je.

« Très bien. Seulement n'influencez en aucun cas les réponses de Blaine »

Kurt hoche sérieusement la tête.

« Bien, commençons alors. Je suis ici pour procéder à une prise de sang afin de dépister la présence de maladies sexuellement transmissibles. J'ai besoin de vous poser des questions. Vous êtes prêt ? Vous devez me répondre le plus honnêtement possible »

« D'accord, allez-y »

« Quelle est votre orientation sexuelle ? »

Je regarde Kurt et il m'adresse un sourire rassurant.

« Euh… Je suis gay »

Elle coche quelque chose sur le papier qu'elle tient.

« Avez-vous déjà eu des relations sexuelles ? »

Je baisse la tête et rougis. Heureusement que ses questions ne sont que « relativement personnelles ».

« O-Oui »

« Combien de partenaires avez-vous eu ? »

Qu'est-ce que c'est embarrassant… Je ne la connais pas, pourquoi elle veut savoir tout ça ?!

« Blaine, je sais que ce moment peut être gênant mais j'ai besoin de savoir ces choses pour connaître les risques auxquels vous avez été exposés. Je ne suis pas ici pour vous juger » dit-elle d'une voix douce.

« Je n'ai couché qu'avec un seul homme »

Kurt me frotte discrètement le bas du dos.

« D'accord. Avez-vous déjà eu des rapports non protégés ? »

« Non, jamais »

« Avez-vous déjà pratiqué l'acte de fellation ou vous l'a-t-on déjà fait ? »

« Hmm… O-Oui, les deux »

« Très bien. Avez-vous des questions avant que je procède au prélèvement sanguin ? »

« Euh… En fait, oui »

« Je vous écoute »

« Est-ce que… Euh… Vous avez posé cette question sur la… la fellation… Hmm, est-ce qu'il y a des risques de transmission par cette voie ? »

Je me sens con de demander ça mais tant pis, il faut que je sache.

« Le risque zéro n'existe pas mais je n'ai jamais eu de patients infectés de cette façon. Mais il faut savoir que l'extrémité du pénis est une zone très sensible et propice au développement de bactéries et donc de virus. Il faut toujours être vigilent. Pour être sûr, pour être rassuré, ne pratiquez pas de sexe buccal avant d'avoir eu vos résultats d'analyses »

« Merci Docteur »

« Vous avez d'autres questions ? »

« Non c'est tout »

« D'accord, veuillez me tendre votre bras gauche, s'il vous plaît »

Je m'exécute et me crispe quand elle sort sa seringue. Je jette un regard paniqué à Kurt. Il semble comprendre car il prend ma main et trace des cercles avec son pouce dessus.

« C'est rien bébé. Ça va aller » chuchote-t-il.

Je me détends légèrement grâce à sa proximité et sens à peine le petit pincement causé par l'aiguille.

« Et voilà, j'ai tout ce qu'il me faut Monsieur Anderson »

Nous nous levons tous les trois et nous accompagnons le docteur Fabray jusqu'au salon. Kurt ne m'a pas lâché la main et je sens le regard interrogateur du médecin sur nous. Elle me prend à part un instant pour me donner son numéro, si j'ai de nouvelles questions.

« Je vous contacterai quand j'aurai les résultats. Prenez bien soin de Blaine, Monsieur Hummel. C'est un jeune homme doux et intelligent »

Kurt semble déstabilisé par les paroles du médecin mais se reprend.

« Oui, c'est mon intention »

« Bonne journée et à bientôt Blaine »

Elle nous sert la main et Joey sort de nulle part pour la raccompagner.

« Ça va ? Tu as finalement survécu à cette prise de sang »

« Oui c'est vrai. Elle m'a juste averti que tous rapports étaient interdits pendant deux grosses semaines »

Kurt me regarde la bouche et les yeux grands ouverts. J'essaye de rester sérieux mais son expression me fait exploser de rire.

« Je t'ai bien eu ! »

Il fronce les sourcils et j'arrête de rire immédiatement. Son air sévère me fait peur tout à coup. Je ressens presque les picotements dus aux claques sur mes fesses. Je déglutis difficilement.

« Je t'ai bien eu ! » répète-t-il en rigolant.

Il place ses mains sur mes hanches et me plaque contre lui.

« Tu ne changeras jamais Blainey » chuchote-t-il.

Il me fixe dans les yeux tandis qu'il s'amuse avec une mèche de mes cheveux. Il encadre ensuite mes joues de ses paumes et m'embrasse chaudement. Je m'accroche à ses bras pour ne pas m'écrouler.

« J'ai envie de te baiser là, maintenant mais tu dois prendre des forces et moi aussi d'ailleurs. Je ne veux pas que tu t'évanouisses en plein milieu de nos réjouissances » murmure-t-il contre ma bouche.

« Tu es intéressé seulement par mon corps »

« Non, pas seulement. Pour ta capacité à me résister aussi »

Il m'embrasse à nouveau passionnément et défait son étreinte. Il met une musique en fond sonore. Il me prend par la main et m'attire au comptoir de la cuisine. J'ai chaud, j'ai envie de lui mais mon cher Kurt Hummel, maniaque du contrôle à ses heures perdues, tient à ce que je me nourrisse correctement. La mélodie emplit la pièce. C'est triste, mélancolique mais beau.

« C'est quoi cet air ? »

« C'est une transcription d'un concerto pour hautbois d'Alessandro Marcello par Bach. Tu aimes ? »

« Oui, c'est magnifique »

Kurt me sourit.

« Une salade composée, ça ira ? »

« Oui, c'est parfait »

Ce n'est pas trop lourd. Je ne pense pas que j'aurai pu avaler quelque chose de plus consistant de toute façon.

Je m'accoude sur le comptoir et regarde Kurt bouger dans la cuisine. Cela serait banal de la part de n'importe qui mais lui a une façon de se mouvoir sublime. Il est tellement à l'aise dans son corps. Ses gestes sont fluides et semblent orchestrés au millimètre près. Peut-être que ce n'est qu'une image qu'il se crée, je ne sais pas.

« Tu penses à quoi ? »

Sa voix me fait sursauter et me tire de mes pensées.

« Je te regardais bouger »

« Ah. Et ? »

« Tu es très élégant et gracieux »

« Merci Blaine. Tu veux du vin ? C'est du Meursault » dit-il en s'asseyant à côté de moi.

« Oui, s'il te plaît »

« Sers-toi » dit-il en désignant le saladier, « tu t'en es très bien sorti avec le docteur Fabray »

J'arrête mon mouvement un instant, troublé qu'il reparle de la visite du médecin.

« Oh oui. Ses questions étaient vraiment intimes »

« Oui je sais. Ça m'a aussi surpris la première fois »

« Pourquoi ne m'as-tu pas prévenu ? Tu aurais pu me dire qu'elle me demanderait ces… trucs »

Tout à coup, je me demande si les neuf avant moi sont passés par là…

« Si je t'avais prévenu, tu aurais encore plus stressé »

« Les neuf ont rencontré ton docteur ? »

Au moins, c'est dit !

Ma question a l'air de le prendre de court. Il se reprend vite.

« Non tous les autres avaient eu des rendez-vous à l'hôpital. Je m'assurais juste qu'ils y étaient allés et que leurs résultats étaient négatifs »

« Alors pourquoi c'est différent avec moi ? »

« Je ne voulais pas que tu sois seul pour ça. Je voulais que tu aies le meilleur docteur possible »

Oh…

« Tu n'es pas comme les autres Blaine » dit-il en me souriant, « mange maintenant »

La salade est très bonne. Je suis mort de faim. Une première depuis que je connais Kurt. Je termine mon assiette avant lui. Le vin est délicieux et très frais.

« Toujours cette impatience, n'est-ce pas Blaine ? »

Il sourit franchement devant mon assiette vide.

Je ne sais pas si c'est le vin ou quoi, mais je ne baisse pas les yeux et lui réponds avec un regard qui ce veut sexy :

« Oui »

Il me regarde intensément et plus les secondes passent et plus le courant électrique s'intensifie entre nous. Il se lève subitement de son tabouret et me soulève pour me coller contre lui.

« Dis-moi que tu acceptes » souffle-t-il en encadrant mon visage de ses mains et en me regardant fixement.

« Mais le contrat ? Je n'ai pas… »

« Je sais… Mais je me branle joyeusement des règles »

Je déglutis fortement.

« Tu vas me battre ? »

« Oui. Mais pas pour te faire mal. Je ne veux pas te punir. Par contre, hier, tu l'aurais mérité… »

J'écarquille les yeux d'horreur.

« Ecoute Blaine. Les personnes comme moi aiment avoir mal ou faire mal. Mais tu n'es pas comme ça. Et j'ai beaucoup réfléchi là-dessus hier »

Kurt me serre fortement contre lui. Je sens son érection pressée contre le bas de mon ventre. Je sais que je devrais partir en courant et disparaître avant que je découvre ce qu'il m'a réservé. Mais mon envie, mon désir pour lui est si fort, si ancré en moi qu'il me tient contre lui, près de lui. Je ne cherche pas à comprendre d'où il vient d'ailleurs.

« Et qu'en as-tu conclu ? »

« Rien pour le moment. Ce que je sais, c'est que j'ai envie de t'attacher, de te baiser et de te faire jouir tellement de fois que tu oublieras ton propre nom. Tu es prêt ? »

Les muscles de mon ventre se déroulent et le sang migre vers le Sud. Oh putain !

« Oui »

« Génial. Suis-moi »

Il rassemble la vaisselle sur un coin du comptoir et me prend par la main. Nous montons à l'étage supérieur.

C'est le moment. Je vais découvrir une nouvelle nuance de Kurt Hummel. Dire que je n'ai pas peut serait un mensonge. En plus, mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine.

Il ouvre la porte de sa salle de torture moderne et s'écarte pour me laisser entrer en premier.

Et te revoilà dans cette pièce affreuse. Es-tu fou Blaine ?

L'odeur citronnée est toujours présente, ainsi que la lumière tamisée. Les deux mélangées réveillent le désir, l'envie, l'appréhension et l'excitation en moi. Kurt est complètement métamorphosé. Son visage affiche un air dur, pervers. Ses yeux sont brûlants, hypnotisants.

« Ici, c'est moi qui commande. Je fais ce que je veux de toi. Tu m'appelleras Monsieur. C'est compris ? »

Je hoche la tête. Je ne fais pas du tout confiance à ma voix et je crois que mon cœur va se barrer de mon corps.

« Enlève tes chaussures » m'ordonne-t-il doucement.

Tremblant, je m'exécute. Je retire mes chaussures et les mets près de la porte.

« Bien. Obéis-moi sans hésiter quand je te donne un ordre. Maintenant, je vais te déshabiller. Ce nœud papillon me rend dingue. Tu dois être à l'aise dans ton corps. Tu es sublime Blaine et j'aime te regarder. Je pourrais le faire toute la journée. Je ne veux pas que tu te sentes mal ou que tu aies honte, nu. C'est compris ? »

« Oui »

« Oui, qui ? » demande-t-il sévèrement.

« Oui Monsieur »

« C'est vrai ? »

« Oui Monsieur »

« Bien. Mets les bras le long de ton corps »

Je m'exécute. Il baisse les mains en direction du bouton le plus bas de mon cardigan. Avec une lenteur excessive, il remonte et défait les autres. Il fait ensuite passer ma veste sur mes épaules et me la retire. Il la plie soigneusement et la pose sur la commode tout en me regardant. Il s'approche à nouveau de moi et tire sur mon menton. Ce contact direct sur ma peau m'électrifie.

« Tu mords ta lèvre. Tu sais ce que ça me fait » souffle-t-il, menaçant, « tourne-toi et lève les bras »

J'obéis. Il est tout près derrière moi mais il ne me touche pas. Il place ses mains sur le bas de mon polo et le remonte en découvrant de plus en plus de peau. Il le fait passer par-dessus ma tête et je me retrouve torse nu. Il fait glisser un de ses doigts le long de mon dos et tout mon corps s'allume. Il glisse alors sa main dans mes boucles à la base de ma nuque. Il fait pencher ma tête sur le côté. Avec son autre main, il dénoue habilement mon nœud papillon. Il le laisse tomber à mes pieds. Il fait ensuite descendre sa main jusqu'au bouton de mon jean. Il ne me touche pas mais effleure à peine ma peau. Ça suffit pour que j'aie totalement envie de lui. Il plonge son nez dans mon cou et inspire profondément.

« Ton odeur est délicieuse Blaine » chuchote-t-il en embrassant le point sensible sous mon oreille.

S'en est trop et je ne peux retenir mon gémissement.

« Tais-toi, je ne veux pas t'entendre »

Kurt me retourne et abaisse mon pantalon d'un coup. Il replace ensuite ses mains dans mes cheveux à la base de mon cou.

« J'adore tes cheveux. Ils sont très beaux »

Avant que je ne réponde, il enchaîne :

« Quand tu seras ici, dans cette pièce, tu ne porteras que ceci. Ton boxer et rien d'autre. C'est compris ? »

« Oui »

« Oui, qui ? »

« Oui Monsieur »

Il réprime un sourire.

« Bien. Attends-moi là, à genoux, assis sur tes talons » dit-il en désignant le sol près de la porte.

Je lui obéis en prenant place par terre.

« Tends tes bras devant toi en les posant sur tes cuisses. Baisse les yeux. Voilà c'est parfait »

Il me faudrait un calepin pour pouvoir noter toutes ces choses… Je sens qu'il s'approche de moi. Il met sa main dans mes cheveux et tire dessus pour que je relève la tête. Ça fait presque mal mais je ne dis rien.

« Tu te souviendras comment te tenir Blaine ? »

« Oui Monsieur »

« Bien. Reste comme ça »

Je l'entends sortir. Je ne bouge pas et j'attends qu'il revienne. Qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est-ce qu'il va me faire ? Je ne sais pas combien de temps je reste dans cette position.

Si ça se trouve, il va te laisser là, il ne va pas revenir…

Avant que la panique me submerge complètement, il est là. Toutes mes pensées se calment et mon excitation monte d'un cran, si c'est possible.

J'ai toujours la tête baissée mais je peux voir qu'il a changé de pantalon. Celui-ci semble vieux et élimé. On dirait un jean très fin. Il ferme la porte.

« Je suis fier de toi Blaine, tu n'as pas bougé. Tu es magnifique. Mets-toi debout »

Je me relève mais je garde le visage orienté vers le sol.

« Tu peux me regarder »

Son regard est toujours aussi intense mais il est aussi plus doux.

Oh putain, il est torse nu devant moi. J'ai envie de toucher sa peau mais je me retiens, craignant sa réaction. Le bouton de son jean est défait et il repose bas sur ses hanches. Plus sexy, tu meurs !

« Tends-moi ta main droite Blaine. Je vais t'attacher »

Il la prend et oriente la paume vers le plafond. Avant que je ne réagisse, il donne un coup avec un martinet. Le geste a été si rapide que je n'ai pas eu le temps de me dégager. Ce n'était même pas douloureux. Enfin à peine une petite brûlure mais rien d'insurmontable.

« Alors, qu'est-ce que ça fait ? »

Je ne réponds pas, assez perdu.

« Réponds-moi » ordonne-t-il.

« C'est supportable »

« Tu as eu mal ? »

« Non »

« Tu n'auras pas mal. C'est compris ? »

« Oui » dis-je, la voix légèrement tremblante et peu sûre.

« Aie confiance en moi »

Il sort le martinet de derrière lui. Le manche est noir et les lanières de cuir sont tressées et rouges. Je relève les yeux vers les siens qui pétillent de malice.

« Tes désirs sont respectés Blaine » chuchote-t-il, « viens »

Il m'entraîne au milieu de la pièce. Sur les crochets pendent des menottes aux bracelets de cuir noirs. Il s'étend pour pouvoir les attraper. Je lui ai bien dit que je ne voulais pas la suspension…

« Ne t'inquiète pas. Les liens sont extensibles. Regarde » dit-il en tirant dessus, « les menottes peuvent coulisser dans toute la pièce grâce aux crochets mobiles. On va commencer ici et je te baiserai contre le mur, là »

Il me montre le mur où est posée la grande croix en bois.

« Lève les bras bien haut »

J'obéis mais j'ai l'impression que quelqu'un commande chacun de mes gestes et que je suis spectateur. C'est tellement chaud, sexy, érotique. Je n'ai jamais rien fait d'aussi excitant de toute ma vie. J'ai quand même peur. Après tout, je suis exposé et vulnérable devant un homme qui possèdent plusieurs nuances de folies.

Sam et Zoé savent que tu es ici… Heureusement !

Il est très proche de moi quand il emprisonne mes poignets. Son torse est tout près de mon visage. Tellement près que je sens son odeur de caramel et de gel douche. Je respire à pleins poumons cette senteur entêtante.

Kurt finit pas s'éloigner. Il pose un regard pervers et empli de désir sur moi. Je suis à sa merci. Ses yeux brûlants suffisent à faire grandir encore plus mon érection sensible.

« Tu es vraiment beau comme ça Blaine. Et tu fais ce qu'on te dit pour une fois. J'aime ça »

Il passe ses pouces sous l'élastique de mon boxer et le descend jusqu'à se retrouver à genoux devant moi. Le voir comme ça pourrait me faire jouir sur le champ. Mais il se redresse trop vite à mon goût.

Il fait glisser les lanières du martinet autour de mon nombril. Il trace des dessins avec les extrémités des pans de cuir. Il tourne autour de moi plusieurs fois en laissant traîner le martinet sur ma peau. Je ferme les yeux et au même moment, il me donne un coup à la base de mon sexe. Tous mes nerfs se mettent en éveil et je pousse un petit cri, surpris. Je m'agite dans les menottes sous la douce onde de plaisir qui me traverse.

« Tais-toi » ordonne-t-il dans un murmure.

Il recommence à tourner autour de moi. Lorsqu'il me redonne un coup au même endroit, je m'y étais préparé cette fois. Mon corps entier tremble de plaisir.

Il continue ses mouvements mais cette fois, il frappe l'un après l'autre mes tétons. Je penche la tête en arrière sous cette délicieuse torture.

« Tu aimes ça ? »

« Oui »

Il me frappe sur la fesse gauche. Je gémis fortement à la morsure du cuir sur ma peau.

« Oui, qui ? »

« Oui Monsieur »

Tout à coup, il disparaît de mon champ de vision. J'essaye de contrôler toutes ces sensations qui noient mon corps. Mais Kurt me donne plein de petits et rapides coups qui partent du haut de mon torse et qui descendent de plus en plus. Il refrappe à la base de mon sexe un peu plus fort. Je ne peux pas retenir mon cri.

« Kurt ! Je t'en prie ! »

« Tais-toi » répète-t-il en fouettant ma fesse droite.

Je n'aurais jamais pensé que ce soit comme ça. L'envie, le désir, le plaisir, l'angoisse… Tout se mélange.

Kurt fait glisser les lanières rouges sur toute ma longueur et les dirige vers mon gland rougi et humide de liquide séminal. Je ferme les yeux à cette sensation.

« Regarde comme tu bandes Blaine » souffle-t-il, « ouvre la bouche et les yeux »

J'obéis, totalement captivé par cet homme. Il met l'extrémité dans ma bouche, comme dans mon rêve.

« Suce bébé. Goûte-toi »

Je ferme les lèvres sur l'objet. Je le regarde fixement dans les yeux pendant que je m'exécute. Le goût du cuir et celui amer et salé de mon propre corps envahissent ma bouche. Ses yeux sont bleu foncé, presque noirs, brûlés par le désir. Il est dans son monde.

Il retire l'objet de ma bouche et le remplace par sa langue. Il me plaque fortement contre lui alors que mes mains sont toujours attachées au-dessus de nos têtes. Les siennes parcourent ma peau tandis qu'il m'embrasse chaudement, fougueusement.

« Mmh, tu es délicieux Blaine » dit-il en se léchant les lèvres, « tu veux jouir ? »

« Oui, je t'en prie »

La brûlure du cuir sur mes fesses me surprend.

« Je t'en prie qui ? »

« Je vous en prie Monsieur »

Il repose sa bouche contre la mienne tandis qu'une de ses mains se dirige vers mes fesses. Il fait glisser ses doigts entre elles. Il taquine mon entrée. Alors qu'il me pénètre de deux doigts, avec son autre main, il me donne de légers coups de martinet. Il frappe l'espace entre mon sexe et mes testicules, comme dans le rêve.

Je ferme les yeux et m'abandonne aux sensations. Les coups font se contracter mes testicules et la contraction fait resserrer mes chairs autour des doigts de Kurt. C'est magique.

Je sens la chaleur caractéristique s'enrouler autour de mon estomac. Ça monte, ça monte… Mes jambes tremblent. Mais au lieu de me laisser jouir, Kurt retire ses doigts et arrête ses coups de martinets. Je gémis, frustré.

« Je sais bébé. Accroche-toi » murmure-t-il.

Il me déplace alors que mes poignets sont toujours attachés. Il me plaque contre la croix en bois. Il descend sa braguette et déroule un préservatif sur son érection. Il place ensuite ses mains à l'arrière de mes cuisses et il me soulève.

« Mets tes jambes autour de moi bébé »

Je lui obéis et enroule mes jambes autour de ses hanches. J'essaye de me positionner pour que ce soit le plus confortable possible. Je sens l'extrémité de sa verge contre mon entrée. Et la seconde d'après, je la sens en moi. Je crie de bonheur et Kurt pousse un gémissement à mon oreille. Oh c'est tellement bon comme ça. Il semble plus long, plus imposant. Il me prend profondément. Son sexe qui tape dans ma prostate, ses va-et-vient qui excitent chacun de mes nerfs intimes, son souffle chaud et erratique dans mon cou, mon érection frictionnée entre nos torses… Tout ça fait grandir la chaleur en moi, je sens mon scrotum se contracter et je jouis fortement, bruyamment autour de Kurt. C'est intense, doux, presque douloureux. Kurt me serre violemment contre lui et se libère en criant contre ma peau.

Il sort de moi délicatement et me détache. On tombe par terre et Kurt me serre dans ses bras. Je pose ma tête contre son torse.

« Je suis fier de toi bébé. Tu as eu mal ? »

« Non »

Qu'est-ce que je suis fatigué…

« Tu croyais que ce serait le cas ? » dit-il en jouant avec une boucle sur mon front.

« Oui »

« Tu n'avais pas à avoir peur. Tu recommencerais ? »

« Oui » répondis-je après une hésitation.

Il m'enlace un peu plus fort.

« Moi aussi. Je suis content » murmure-t-il en embrassant mon front, « et je n'ai pas encore fini avec toi »

Quoi ?!

J'arrive à peine à garder les yeux ouverts et il veut remettre ça ?! En plus, il est tellement confortable… Je pourrais m'endormir contre lui. Il m'a enveloppé de ses membres. Je me sens protégé. J'ouvre les yeux et je vois sa cicatrice. Par réflexe, je lève la main pour la toucher mais Kurt se tend.

« Non » dit-il durement, « replace-toi près de la porte dans la même position »

Sa voix est redevenue froide. Et merde !

Je me lève avec difficulté et me place au même endroit que tout à l'heure.

Je n'aurais jamais pensé trouver du plaisir ici et pourtant…

Je ferme les yeux parce que je suis vraiment, vraiment fatigué.

« Tu t'ennuies Blaine ? dit-il furieusement, « mets-toi debout » ajoute-t-il plus doucement.

Je me lève et il m'adresse un petit sourire.

« Tu es fatigué ? »

J'acquiesce.

« Il faudra que l'on travaille ton endurance. Mets tes mains devant toi »

Je les lui tends et il noue mes poignets ensemble avec le nœud papillon argenté. Mes sens s'éveillent totalement.

Il me prend par le coude et me dirige vers le lit blanc et doré.

« J'en veux plus. Beaucoup plus » souffle-t-il dans mon oreille, « je vais aller vite, tu es crevé. Tiens-toi à la colonne du lit. Si tu la lâches, tu auras la fessée. C'est compris ? »

« Oui Monsieur »

« Bien »

Il m'attrape par les hanches afin que je sois penché.

« Tiens-toi bien. Je vais te baiser vite et fort »

« Oui »

Il me claque les fesses.

« Oui Monsieur »

« C'est mieux. Ta peau est superbe Blaine » dit-il en me caressant.

Il dépose toute une ligne de baisers le long de mon dos.

« Tu es tellement bandant Blaine… »

Il s'écarte et j'entends le déchirement caractéristique de l'emballage du préservatif. Sans prévenir, il m'enfonce deux doigts et son autre main attrape mon érection et la masturbe.

« Tu bandes tellement dur. Tiens-toi bien bébé, on y va ! »

Il retire ses doigts et pose sa main sur ma hanche. Et il me pénètre en branlant toujours mon sexe. Il rentre en moi lentement et ressort de la même façon. Il accélère ses va-et-vient ainsi que ses mouvements autour de ma verge. Ses assauts deviennent de plus en plus rapides et je sens l'orgasme monter. Kurt gémit de plus en plus fort.

« Haaaan Blaiiine ! » crie-t-il.

Il touche ma prostate au même moment et je jouis dans sa main. Je tombe dans les pommes immédiatement.

Quand je reprends connaissance, je suis blotti contre Kurt par terre. Il frotte son nez contre ma joue en chantonnant doucement.

« Donne-moi tes mains » murmure-t-il.

Je les lui tends. Il défait le nœud.

« Et la séance est levée, Blainey »

Je rigole en frottant machinalement mes poignets et il sourit contre ma joue.

« Quel doux son… C'est de ma faute si tu ne ris pas plus »

Il me redresse un peu et me masse les épaules.

« Pourtant, ton rire ressemble au son d'une multitude de clochettes »

« C'est beau » dis-je en baillant et en luttant contre le sommeil.

Il me regarde tendrement.

« Ça t'a vraiment fatigué de te faire prendre dans tous les sens »

« C'est beaucoup moins beau ça » gloussais-je.

Il rit et nous nous levons. Il est complètement nu devant moi mais je suis trop fatigué pour en profiter. Il enfile son pantalon et me prend la main pour me soutenir. Il m'aide à mettre un peignoir pendu après la porte.

Il dépose un doux et tendre baiser sur ma bouche.

« Au lit Blainey ! »

Oh non, pas encore !

« Pour dormir » me rassure-t-il en voyant mon expression.

Il me prend dans ses bras. Je me blottis contre lui et il me porte jusqu'à la chambre blanche.

Il me dépose sur le lit et rabat les couvertures sur moi. Contre toute attente, il se couche avec moi. il me serre contre lui par derrière et je me niche dans ses bras protecteurs.

« Endors-toi mon beau bébé » murmure-t-il en déposant deux petits baisers, un sur ma nuque, l'autre sur ma joue.

Et je me laisse plonger dans le sommeil.

Et voilà pour ce chapitre :)

J'espère qu'il vous aura plu, n'hésitez pas à me donner votre avis dans une petite review.

J'espère que je pourrais publier vendredi prochain sinon à bientôt. Je vais faire tout mon possible :)

Bisous, bisous

Cindy :)