Coucou tout le monde !

Me voilà pour ce chapitre 20… Et oui déjà le 20ème. C'est dingue !

On approche doucement mais sûrement des 200 reviews, merci à vous tous !

Merci aussi aux personnes qui ajoutent cette fic à leurs alertes et leurs favoris.

Merci à Zoé, à ma Claire, à Anderverysue, à Klaineuse ma fan, à AnnaKlaineuse, à Lysendra, à justmoi59, à klaineforever8, à Anne-So, à CyBile et à Brave Woodpecker pour leurs reviews.

Merci à Licorne-Klaine pour ses messages privés.

Lysendra : je pense que c'est plutôt bon signe si tu aimes ça même ) oui ce chapitre est vraiment chaud et tu ne feras pas que sentir la tension dans celui-là ! Mais c'est pour vous faire mariner que j'ai arrêté ici :) Génial, je suis très contente que tu sois accroc alors :) Je sais, je n'aimais pas Chandler moi non plus mais il me fallait un personnage qui bavait devant Kurt et… Chandler ne sert qu'à ça :D normalement c'est sa seule apparition. J'aime qu'ils s'amusent, qu'ils se cherchent. La tension est d'autant plus grande :)

Tsuchito : Chandler est là pour ça ! Il ne sert qu'à ce qu'on le tape ! Alors défoule-toi (j'ajoute Paul au lot si ça te dit ) ) j'adore Santana ! Le suricate… Je vais lui fourrer des framboises dans la gueule, il sera doux comme un agneau ) Blaine portera réclamation au bureau des slips égarés, promis )

Justmoi59 : j'ai fait exprès de couper ici. Ça vous tient en haleine comme ça )

Anderverysue : je suis contente qu'elle te plaise :) Oh c'est gentil :) c'est vraiment adorable ce que tu dis. J'espère que l'attente ne sera pas trop dure quand même )

Klaineuse : oh non, je ne veux pas que tu pleures. Si tu pleures, je pleure aussi :( Oooooh, c'est un compliment géant ça. GYOW c'est la meilleure fic de tous les temps ! (tu es la deuxième personne à me le dire) Je ne pense pas que la mienne est aussi WOOOOW mais merci :) Sebastian est comment dire… Sebastian :) je te laisse voir ça en temps voulu. On devrait voir Blainey plus souvent jaloux selon moi ) Haha, je me disais « attends, attends elle ne l'a pas dit… » et SI ! :D tu es adorable.

AnnaKlaineuse : j'aime ça aussi :D merci c'est gentil :') haha, je te le promets si tu y tiens… Je ne sais pas si ça arrivera un jour mais tu seras la première au courant :)

Maloke : merci pour tes corrections. Tu es géniale ma Claire *cœur*

Klaineforever8 : merci c'est adorable. Ne t'inquiète pas, j'aime trop Blainey pour ça :)

HOP3SO : oui c'était agréable de pouvoir mettre une voix sur les SMS :) merci c'est gentil. C'est déjà super que tu puisses commenter !

CyBile : hey, c'est plutôt bien je suppose :D merci beaucoup. Je n'aime pas forcément quand les personnes « pompent » mot pour mot les livres. Je ne l'aurais pas fait. Même si certains moments, je ne trouve pas d'autres façons de dire ce que je veux par rapport au roman. C'est très frustrant d'ailleurs… Oh c'est génial, je n'ai jamais pensé le faire. Je mettrai cette musique quand j'écrirai :)

Brave Woodpecker : oh c'est gentil :) à l'école primaire, on me disait toujours que je n'avais pas d'imagination. Je suis contente de savoir que ça a changé :) je m'arrange pour ne pas copier le roman. J'espère que j'y arrive sinon je trouverai ça très gênant… Je suis un grosse perverse aussi parce que j'adoooore aussi le Klaine chaud bouillant ) j'espère que ton seau de bave n'est pas trop rempli, sinon un conseil, vide le avant de lire ce chapitre ) je ferai toujours de mon mieux pour pouvoir vous publier les chapitres peu importe les problèmes que j'ai :)

Vous êtes tous fabuleux. Cette fi est là grâce à vous. Je ne vous remercierai jamais assez *cœur*

/!\ Présence de lemon au début et à la fin /!\

Sur ce, bon chapitre mes lapins !

ENJOY !

Chapitre 20

J'entends Kurt ouvrir la porte du hangar à bateaux. Il s'arrête sur le seuil pour appuyer sur des boutons. Les néons inondent le bâtiment de leur lumière blanche éblouissante dans un bruit caractéristique. J'ai toujours la tête qui pend vers le sol. Je ne vois pas vraiment comment est fait l'endroit. Je distingue seulement un bateau calé dans un coin. Kurt quitte la pièce en grimpant un escalier en bois.

A l'étage, il s'arrête à nouveau pour actionner un interrupteur. La lumière est moins agressive ici. La pièce ressemble à un grenier aménagé. Il est décoré avec des éléments nautiques. Tout est bleu et rouge. Il y a deux canapés.

Kurt finit par me lâcher. Je n'ose pas détailler mieux l'endroit. Je n'arrive pas à détacher mes yeux de lui. Si je le quitte du regard, il pourrait me bondir dessus comme un prédateur sur sa proie. Il est essoufflé. En même temps, je le serais aussi si je venais de porter quelqu'un comme il l'a fait. Ses magnifiques yeux bleus sont remplis d'un mélange de colère et d'envie. J'ai l'impression de me liquéfier sous ce regard.

« Kurt, je t''en prie, ne me frappe pas »

Il me regarde, hébété, comme si je venais de le ramener brusquement à la réalité.

« Je ne veux pas que tu me claques. Pas ici, pas chez tes parents, après leur dîner. Je t'en prie, je ne veux pas »

Avec un courage qui sort d'on-ne-sait-où, je tends la main pour la poser sur sa joue. Sa peau est très douce mais aussi légèrement piquante à cause de la repousse de barbe. Il ferme les yeux, arrête de respirer et colle son visage contre ma paume. Je plonge ma deuxième main dans ses cheveux. Ils sont superbes. Il gémit tout doucement. Ses yeux sont pleins de doute quand il les rouvre, comme s'il se méfiait de mes gestes.

Je me plaque contre lui et rapproche sa tête de la mienne. Je colle mes lèvres aux siennes. Je l'embrasse doucement et je demande prudemment l'accès à sa bouche avec ma langue. Il geint et enroule ses bras autour de moi. Nos langues se battent sensuellement. Son goût est délicieux.

Subitement, il s'éloigne, essoufflé et il me lance un regard noir.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

« Je t'embrasse »

« Tu as pourtant refusé tout à l'heure »

« Quoi ? »

« A table. Quand tu as croisé les jambes »

« Mais enfin, ton père était à côté de moi ! »

Il a perdu l'esprit ! Je suis vraiment déboussolé devant certaines de ses réactions.

« Personne ne m'avait jamais rien refusé. Et c'est putain de bandant ! »

Il glisse les mains sur mes fesses et me colle contre lui et son érection. Je déglutis difficilement quand je la sens.

« Tu es énervé ou excité ? »

« Les deux. Je suis énervé parce que tu ne m'avais pas prévenu pour la Californie. Je suis énervé parce que tu es sorti avec ce connard de photographe qui a profité de toi alors que tu étais bourré et qui t'a laissé tomber alors que tu étais malade. Tu le considères comme un ami ? Lui ?! Et je suis énervé parce que tu as croisé les jambes mais ça, ça m'excite aussi »

Ses yeux se sont assombris. Il glisse une main vers l'avant de mon pantalon qu'il débraguette.

« Je te veux là, maintenant. Tu mérites une fessée. Mais je vais me contenter de te baiser sur le canapé. C'est pour moi. Pas pour toi »

Mon pantalon glisse sur mes genoux. Il enroule une main autour de mon sexe tendu et introduit un doigt dans mon intimité. Je retiens un cri.

« Ca » dit-il en tournant sa main sur ma longueur et en faisant glisser son doigt, « ça m'appartient. Totalement. C'est compris ? »

Il continue ses mouvements en me regardant chaudement.

« Oui. T-Totalement, totalement »

L'envie se déroule dans tout mon être. C'est puissant. Mon cœur bat violemment dans ma poitrine et mon sang semble être remplacé par de la lave. Kurt retire son doigt et lâche ma verge. Je suis haletant au milieu de la pièce. Il défait le bouton de son jean et me renverse sur le canapé. Il s'allonge sur moi.

« Mets tes mains sur ta tête » ordonne-t-il sèchement.

Il se place entre mes jambes et sort de sa poche un préservatif. Il retire sa veste et la mienne aussi. La sienne tombe négligemment sur le sol et la mienne, je ne sais où. Il déroule la capote sur son imposante queue.

Je place mes mains au-dessus de la tête. Mon bassin ondule dans sa direction contre ma propre volonté. Je veux qu'il me baise fortement, brutalement. Je veux le sentir me remplir parfaitement. L'attente est délicieuse.

« C'est seulement un coup rapide pour mon plaisir, pas pour le tien. Si tu jouis, je te fesse. C'est compris ? »

Comment je suis censé m'empêcher de jouir ?!

Et d'un coup, Kurt est en moi. Je lâche un profond cri à cause de la brulure initiale et du plaisir intense. Il enlace ses doigts aux miens au-dessus de mon visage. Il encadre ma tête de ses bras et ses jambes maintiennent fermement les miennes. Je vois Kurt, je respire Kurt, je sens Kurt. Tout est Kurt. Je ressens tout son poids sur moi. C'est exquis. Je me sens doux et souple sous son corps.

Même s'il veut tout contrôler, il ne peut pas aller contre l'effet que je lui fais. Je gagne au moins ça : une baise rapide et brutale.

Son souffle dans mon cou fait grimper la tension dans mon bas-ventre. Non, non je ne dois pas jouir… Mais mon corps semble voir les choses différemment. Je bouge en rythme pour créer une synchronisation parfaite avec lui. Mais beaucoup trop vite, Kurt pousse une dernière fois violemment, le plus profond possible, jouit en silence et se détend en s'écroulant tout entier sur moi. Moi aussi, je veux me libérer mais je ne peux pas bouger d'un poil sous son corps écrasant. Il finit par sortir de moi en me laissant dans cet état.

« Ne te touche pas. Tu as gardé ton projet de vacances pour toi et tu m'as refusé l'accès à ce qui m'appartient. Tu es frustré et tu le mérites »

Son regard est à nouveau emplit de colère.

J'acquiesce, totalement essoufflé. Il se redresse, retire la capote, la noue et la met dans un mouchoir avant de le mettre dans sa poche. Il remonte son pantalon et passe la main dans ses cheveux. Il récupère ensuite sa veste sur le sol. Il repose les yeux sur moi avec un air beaucoup plus doux.

« Il faut que l'on retourne vers les autres sinon ils vont nous chercher »

Je me rassois doucement afin d'éviter une trop grande douleur. Je me sens plus perdu que jamais.

« Tu peux le remettre maintenant »

Kurt me tend mon boxer qui était dans sa veste.

Au moins, tu l'auras récupéré sans le demander !

Cette petite satisfaction vaut bien la baise-punition ! Je suis plutôt content mais je ne le montre pas, de peur de représailles.

« Kurt ? »

La voix de Santana s'élève de l'étage d'en dessous. Il me regarde en haussant les sourcils.

« Elle arrivait cinq minutes plus tôt et on était cuit. Qu'est-ce qu'elle peut être casse-couille quand elle s'y met ! »

J'enfile rapidement mon boxer et mon pantalon. Je me lève et essaye de paraître le plus naturel possible, l'air de rien.

« Je viens de me faire prendre sur le canapé » clignote sur ton front Anderson !

J'essaye d'arranger ma coupe d'après-baise du mieux que je peux. Je dois avoir l'air d'un malade.

« On est là Satan ! » appelle Kurt, « je me sens plus léger Blaine. Mais j'ai toujours une irrépressible envie de te claquer le cul ! »

« Je ne pense pas devoir subir ça. Surtout après cette offensive injustifiée »

« Injustifiée ? Tu m'as embrassé ! »

Il essaye de sembler vexé mais ses yeux le trahissent. Je tente de rester sérieux.

« L'attaque est parfois la meilleure défense »

« Défense contre quoi ? »

« Toi et ta main qui te chatouille »

Il penche la tête sur son épaule et sourit. Les pas de Santana résonnent contre le bois des marches de l'escalier.

« C'était supportable ? » demande-t-il.

Je baisse la tête et m'empourpre.

« Mmh… »

« Ah, vous êtes là ! »

Santana sourit de toutes ses dents.

« Je montrais le parc à Blaine »

Kurt me tend la main. Je la prends et il me caresse doucement les doigts avec le pouce.

« Sam et Zoé rentrent. Ils sont dingues tous les deux. Ils se sont déshabillés, pour ne pas dire baiser, du regard toute la soirée ! »

Santana semble dégoûtée mais lorsqu'elle nous regarde, ses yeux brillent de provocation et de taquinerie.

« Qu'est-ce que vous faisiez là, les amoureux ? »

J'avale ma salive difficilement. Je rougis violemment. Les amoureux…

Elle ne peut pas être plus loindu compte !

« Je montrais à Blaine mes trophées de courses de bateaux » lui répond Kurt sans relever sa remarque, « bon, on va saluer Sam et Zoé ? »

Parce qu'il pilote des bateaux aussi ? Santana descend la première. Kurt me laisse passer devant lui. Quand elle est assez avancée, il en profite pour me donner une tape sur les fesses. Je laisse échapper un cri étouffé.

« Je n'en ai pas fini avec ce superbe derrière. Tu n'es pas encore sauvé Blainey ! » chuchote-t-il à mon oreille.

Il me serre contre lui par derrière et il dépose un baiser dans mes cheveux.

Sam et Zoé sont en train de remercier et saluer Monsieur et Madame Hummel.

Sam me prend dans ses bras.

« Appelle-moi si tu as besoin de moi Blainey, ok ? »

« Merci Sammy. A plus tard »

Zoé me serre aussi contre elle. J'en profite pour lui chuchoter à l'oreille :

« Pourquoi tu as parlé de Paul à Kurt tout à l'heure ? »

« Ça lui fait les pieds. J'ai l'impression qu'il a un penchant pour tout contrôler. Toi, y compris. En plus, tu as pu apercevoir sa vraie personnalité. Fais bien attention à toi joli cœur »

Je sais que tous les deux ne veulent que me protéger. Mais elle a été trop loin cette fois. Bien sûr, elle ne sait pas, qu'en parlant de ça, elle m'a exposé à plus de danger que si elle s'était tut… Je lui lance mon pire regard assassin mais elle ne semble absolument pas impressionnée et me tire la langue. Je secoue la tête et sourit.

On les raccompagne jusqu'à la porte et Kurt se tourne vers moi.

« Nous aussi on doit rentrer. Tu dois être en forme pour tes entretiens »

Santana m'offre une forte étreinte.

« On croyait qu'il serait seul toute sa vie ! »

Kurt lève les yeux au ciel. Je fronce les sourcils. Pourquoi il peut le faire lui et pas moi ? Je ne dis rien, me rappelant ses paroles du hangar à bateaux.

« Prends bien soin de toi mon petit Blaine » me dit Carole, d'une voix très douce.

Je rougis. Kurt paraît mal à l'aise face à toute l'affection que j'inspire à ses proches. Il me prend par la main pour me plaquer contre lui.

« Laissez-le. Il va croire à tout ce que vous lui dîtes ou il va être effrayé »

« Arrête de plaisanter fiston » le gronde gentiment Burt.

Ses yeux débordent d'un amour et d'une fierté inconditionnels pour son fils. Même si Carole n'est pas sa mère biologique, elle semble lui porter un véritable amour maternel. Il lui dépose un baiser sur la joue. Il serre ensuite fortement son père dans ses bras. Il lui dit quelque chose que je n'entends pas mais je comprends ce que c'est quand Burt lui répond :

« Moi aussi fils »

Kurt adore et respecte profondément son père.

« Au revoir Monsieur Hummel. Et merci pour le dîner »

Je tends la main pour lui serrer mais au lieu de ça, il me serre maladroitement contre lui.

« Merci à toi gamin. Et appelle-moi Burt. J'ai hâte de te revoir Blaine »

Après les avoir tous remerciés et salués, nous nous dirigeons vers la voiture où Joey nous attend. Le pauvre, il a attendu tout ce temps ici ? Il m'ouvre la portière et j'entre dans le 4x4.

Je bâille un grand coup. Oh mon Dieu, je suis mort. Je n'en peux plus. La journée a été longue.

Après avoir parlé avec Joey à l'extérieur, Kurt s'assoit à côté de moi et me regarde.

« Le reste de ma famille semble t'apprécier »

Le reste ? Ah oui, c'est son père qui m'a invité à la base. La voiture quitte le parc de la maison des Hummel et s'engage sur la route. Je tourne la tête pour voir que Kurt me regarde.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demande-t-il.

J'ai peur de lui dire. Pourtant, je dois le faire. Il me fait toujours la remarque que je ne suis pas assez honnête avec lui.

« Je crois que tu t'es senti pris au piège quand ton père t'a demandé de m'inviter. S'il ne te l'avais pas proposé, tu ne m'aurais jamais emmené à ce dîner »

Il fait tellement sombre que je ne parviens pas à voir les traits de son visage. Je vois seulement qu'il penche la tête sur son épaule pour m'observer.

« Je suis très content que tu aies rencontré ma famille Blaine. Je ne comprendrai jamais pourquoi tu as si peu confiance en toi. Tu es beau et intelligent mais tu doutes sans cesse de toi. Si j'avais vraiment tenu à ce que tu ne les rencontres pas, même si mon père me l'avait demandé, tu ne serais pas venu avec moi. C'est ça qui te tracassait ? »

Sa voix semble vraiment sincère. Il est heureux que je l'aie accompagné. Un sentiment de bien-être m'envahit. Il attrape ma main. Je regarde dans la direction de Joey.

« Ne t'inquiète pas pour Joey. Raconte-moi »

Je baisse la tête et pousse un soupir.

« O-Oui. Oui. C'est ça qui me tracassait. Et tu sais, rien n'est sûr pour la Californie. Je ne voulais simplement pas me retrouver bête en ne disant rien quand ton père m'a parlé des vacances »

« Tu aimerais aller rendre visite à ton frère ? »

« Oui »

Il ne dit rien et me fixe avec un mélange d'hésitation et de peine sur le visage.

« Est-ce que tu crois que je pourrais venir avec toi ? » demande-t-il doucement.

« Mmh… Je ne sais pas trop… »

« Pourquoi ? »

« Je voulais aller voir Coop' pour pouvoir prendre du recul par rapport à toi et ton accord… spécial. Je voulais me changer les idées »

« Tu me trouves spécial ? »

Je pouffe de rire.

« Et encore, c'est un doux euphémisme »

Je vois ses lèvres se retrousser dans un sourire quand nous passons à un endroit plus éclairé.

« Te moques-tu de moi Blaine ? »

« Comme si j'étais comme ça… »

« Je crois que tu es exactement comme ça et donc, que tu te moques souvent de moi »

« Eh bien, c'est que tu es plutôt drôle »

« Moi ? Drôle ? »

« Mmh, mmh » fis-je en hochant la tête.

« Drôle louche ou drôle drôle ? »

« Je dirais… Les deux »

« Lequel est le plus présent ? »

« Devine »

« Je n'arrive à rien deviner quand il s'agit de toi Blaine » dit-il d'un ton sarcastique, « tu veux t'éclaircir les idées sur quoi en Californie ? »

« Sur toi et moi »

Son visage ne laisse rien transparaître.

« Tu m'avais assuré que tu essayerais » dit-il dans un souffle.

« Je sais »

« Ce n'est plus le cas ? »

« Je ne sais pas »

« Dis-moi pourquoi » lâche-t-il en se reculant légèrement.

Et merde, je suis piégé. Si j'avais su qu'on en arriverait là, j'aurais fermé ma bouche. Qu'est-ce que je peux répondre ? Pourquoi ? Parce que je crois que je suis amoureux de toi mais que je semble simplement être un objet pour toi. Parce que je ne peux pas passer mes mains où je veux sur ton corps. Parce que je ne peux pas te montrer mes sentiments de peur que tu partes en courant, que tu sois en colère contre moi ou pire, que tu me battes. Et parce que j'ai peur de tout te révéler.

Je regarde dehors alors que nous repassons le petit pont en bois. J'aimerai que l'obscurité avale mes pensées et ce que je ressens. Ce serait plus simple.

« Blaine, dis-moi pourquoi » demande-t-il à nouveau.

Je suis dans l'impasse. Je ne veux pas qu'il me laisse. Je ne veux pas le perdre. Même s'il m'impose ses drôles de règles, qu'il veule tout contrôler et qu'il ait des habitudes bizarres, je me sens entier à ses côtés. La vie est plus excitante et imprévisible. Il est magnifique, surprenant, sexy, malin et amusant. Mais par-dessus tout ça, il y a aussi ses fréquents changements d'humeur et son envie de faire mal. Je sais qu'il a dit qu'il irait à mon rythme mais je ne sais plus. Je ne sais pas quoi lui dire. Je sais ce que je veux au fond : j'en veux plus. Plus de simplicité, plus de tendresse. Plus…

D'amour.

Plus d'amour. Simplement.

Il caresse ma main.

« Blaine, je t'en prie. Parle-moi. Je ne veux pas te perdre. Pas après la semaine que l'on a passée… »

A l'extérieur, la route est de nouveau assez éclairée. On doit se rapprocher de la ville. Je peux ainsi mieux voir son beau visage. J'ai un instant cru que Kurt pourrait ressembler à un valeureux chevalier - un triste spécimen selon lui - mais finalement, il semble être celui qui a besoin d'être sauvé de la noirceur de son âme. Suis-je celui qui pourra l'aider à y voir plus clair ?

« Je veux plus »

« Je sais. Je vais essayer » chuchote-t-il dans l'intimité de la voiture.

Je le regarde fixement. Il détache sa main de la mienne et la place sur mon menton afin que mes dents libèrent ma lèvre.

« Je veux essayer pour toi Blaine »

Je détache alors ma ceinture de sécurité pour pouvoir m'installer sur ses genoux. Il a l'air surpris par mon geste. Je place mes coudes sur ses épaules pour encadrer son visage de mes bras. Je me penche pour l'embrasser langoureusement, tendrement. Malgré sa surprise, il y répond instinctivement.

« S'il te plaît, passe la nuit avec moi. Ne pars pas. Je ne t'aurai pas de la semaine… »

« D'accord. Moi aussi je veux essayer. Je signerai le contrat »

QUOI ?! NON MAIS T'ES MALADE OU QUOI ?!

Ce n'est absolument pas une décision réfléchie.

« On verra ça quand tu rentreras de Californie. Prends ton temps. Prends tout le temps qu'il te faudra bébé »

« Mmh, ok »

Aucun de nous deux ne prononce un mot pendant un bon moment.

« Tu devrais retourner à ta place » me dit doucement Kurt, sans pour autant me repousser.

Pour toute réponse, je me blottis un peu plus fortement contre lui. Mon nez est plongé dans la base de son cou. J'ai les yeux clos et je laisse son odeur de caramel et de gel douche m'envelopper. J'autorise mes pensées à dériver vers un monde où tout serait plus facile et où Kurt partagerait mes sentiments. Ce serait tellement simple d'y croire… J'évite de placer mes mains au niveau de ses côtes pour ne pas le mettre mal à l'aise. Je me niche contre lui et il me serre un peu plus fort dans ses bras.

Mais trop vite malheureusement, la réalité nous rattrape.

« Blaine, on est à la maison » chuchote-t-il.

A la maison… Ça sonne tellement bien.

Je sors de la voiture après que Joey m'ait ouvert la portière. Je bafouille un timide merci en sachant qu'il a tout entendu de notre discussion. Mais, en étant très professionnel, il me sourit sans rien laisser paraître. J'attends que Kurt sorte à son tour. Une fois dehors, il fronce mes sourcils en me regardant. Qu'est-ce que j'ai encore pu faire ?

« Tu vas attraper froid sans veste »

Oh, ce n'était que ça. Mais j'avais une veste pourquoi… Je baisse la tête pour me regarder.

« Oh ! Je l'ai oubliée dans le grenier » dis-je en essayant de retenir un bâillement.

Kurt retire sa veste et la pose sur mes épaules en riant.

« Ce n'est rien. Tu es fatigué ? »

« Oui »

Il ne dit rien alors je continue :

« Quelqu'un m'a fait vivre des expériences surprenantes aujourd'hui »

« Ah oui ? Et ça arrivera encore et encore si tu ne fais pas attention à ce que tu fais. Je peux te le promettre ! »

Il me prend par la main et me tire à l'intérieur du Phénix. Encore un de ses sautes d'humeur…

J'ose un coup d'œil vers lui dans la cabine d'ascenseur. Il m'a demandé de rester avec lui cette nuit mais est-ce que je vais dormir avec lui ? Même s'il m'a assuré qu'il ne dormait pas avec ses soumis, il l'a déjà fait plusieurs fois avec moi. Je ne sais pas.

Il tourne la tête vers moi et ses yeux sont bleus foncés. Il attrape mon menton et tire dessus avec son pouce pour que je relâche ma lèvre coincée entre mes dents.

« Je te prendrai un jour dans cet ascenseur Blaine. Mais tu es trop fatigué pour le moment. Le lit suffira »

Il encadre mon visage de ses mains et fait glisser ma lèvre inférieure entre ses dents. Il la mordille et tire dessus. C'est tellement plus érotique quand c'est lui qui le fait. Je me plaque contre lui et je fais de même avec sa lèvre supérieure. Il pousse un petit gémissement sous cette douce torture. On se détache quand les portes s'ouvrent. Il m'entraîne jusque dans le salon.

« Tu veux prendre un dernier verre ? »

« Non »

« Très bien. Au lit alors ! »

« C'est du sexe tout simple pour ce soir ? » dis-je en haussant les sourcils.

Il penche la tête sur son épaule pour me regarder.

« Pas si simple que ça, crois-moi. Et puis, la simplicité m'attire de plus en plus »

« Ah tiens, c'est nouveau ça ? »

« Assez. Ça ne date que de la semaine dernière. Pourquoi ? Tu voulais de l'excentricité ? »

« Non, non. Ça ira. J'ai eu ma dose pour aujourd'hui »

« Tu es certain ? Je peux être quelqu'un de très créatif »

Il me sourit, les yeux pleins de malice.

« Je n'en doute pas »

« Bon, tu as une grosse journée demain. Plus vite tu seras au lit, plus vite je pourrais te baiser et donc plus vite tu pourras te reposer »

« Kurt, quel romantisme ! »

« Quelle insolence Blaine ! Je vais être obligé de corriger ce détail »

On se dirige vers sa chambre. Il ferme rapidement la porte.

« Les mains en l'air » ordonne-t-il.

Je m'exécute et, en moins de temps qu'il faut pour le dire, je me retrouve avec seulement mon boxer sur moi devant lui.

« Je suis l'homme qui déshabille plus vite que son ombre » dit-il en plaisantant.

Je ris et tape dans mes mains. Il s'abaisse et me fait une sorte de révérence. J'aime tellement le voir aussi insouciant et joyeux. Il plie soigneusement mes habits et les dépose sur le siège près de la commode.

« Et donc, quel sera ton prochain exploit ? »

« Grimpe sur le lit et tu verras, mon cher Blaine »

« Et si cette fois je te résistais ? »

Malgré son air étonné, je vois une lueur de luxure dans ses yeux.

« La porte est close. Tu es pris au siège, tu ne peux pas m'échapper » dit-il, d'une voix menaçante.

« Je peux être très malin, tu sais ? »

« Moi aussi »

Il me scrute des yeux. Son air enjoué disparaît pour laisser place au doute. L'ambiance chaleureuse devient tendue.

« Tu ne veux pas que je te baise ? »

« Non »

« Oh » dit-il en fronçant les sourcils.

Je respire profondément et je lâche :

« Fais-moi l'amour »

Son visage ne laisse passer aucune émotion et son regard devient de plus en plus froid. Eh bien, c'est pas gagné. Il a peut-être besoin de temps…

« Blainey… »

Il s'arrête et passe la main dans ses cheveux. C'est signe qu'il est nerveux.

On dirait que tu viens de lui demander d'aller décrocher la Lune…

« Je croyais qu'on le faisait déjà… » dit-il, perplexe.

« Je veux pouvoir te toucher où je veux »

Comme par réflexe, il s'éloigne de moi.

« Kurt, je t'en prie » ajoutais-je.

« Je t'ai cédé assez de choses aujourd'hui Blaine. Non »

« Non ? »

« Non »

Peine perdue.

« Tu es crevé. Je le suis aussi. Allons-nous coucher »

« En gros ce que je te demande, c'est une limite à ne pas franchir ? »

« Oui »

« Pourquoi ? »

« Blaine, s'il te plaît, non » grommelle-t-il.

Il passe les deux mains dans les cheveux cette fois en marmonnant des choses incompréhensibles. Il se détourne vers la commode, en sort un de ses tee-shirts et me le lance.

« Enfile ça et mets-toi au lit » dit-il, contrarié.

Je ne dis rien pour ne pas envenimer la situation et fais ce qu'il me dit. Je m'empresse de recouvrir mon torse nu, me sentant horriblement vulnérable face à lui. Je garde quand même mon boxer.

Autant en profiter maintenant que tu l'as récupéré !

« Est-ce que je peux utiliser ta salle de bain ? »

Ma voix est très faible. J'ai peur qu'il ne m'ait pas entendu. Mais apparemment, si.

« Tu as besoin de mon accord ? »

« Hmm… Non »

« Eh bien, tu sais où elle est. Et je suppose qu'au vu de l'état de notre accord, tu n'as pas besoin de me demander pour utiliser la salle de bain »

Il a l'air vraiment contrarié. Alors qu'il commence à déboutonner sa chemise, je m'éclipse dans la salle d'eau.

Je me regarde attentivement dans le miroir. Je suis presque surpris de voir que je suis le même garçon banal aux cheveux bouclés après les événements de la journée.

Tu croyais quoi ? T'être transformé en petit diablotin ? Tu sais qu'il a du mal avec les démonstrations d'affection. C'est juste trop pour lui. Il lui faut du temps. Evite de l'énerver. Souviens-toi de sa menace à peine voilée dans le grenier. Il a raison : il t'a cédé beaucoup de choses aujourd'hui.

Je dois apprendre à réfréner mes sentiments sinon il va avoir peur et fuir, comme un animal exotique que je voudrais apprivoiser.

J'attrape une brosse à dents. Je sais au fond de moi que je vais trop vite. Lui comme moi ne sommes pas prêts pour ça, c'est trop tôt. Notre relation est trop bancale par rapport au contrat. Un jour, la balance penche à mon avantage, le lendemain au sien. Il faut que l'on trouve le juste milieu. Pour que nous soyons tous les deux satisfaits. Depuis notre rencontre, tout s'est enchaîné à une vitesse folle. J'ai besoin de respirer. Le voyage chez Cooper semble de plus en plus nécessaire. Je mets la brosse à dents dans ma bouche et j'entends Kurt frapper à la porte. Gêné par le dentifrice, j'articule tant bien que mal :

« Entre ! »

Tous les nerfs de mon corps se mettent au diapason quand il fait son entrée. Il est torse nu et ne porte que son bas de pyjama, qui lui tombe indécemment sur les hanches. Je ne peux détacher mes yeux de lui tant il est magnifique. Il est comme un oasis au milieu du désert : rare et sublime. Il me regarde et se place à mes côtés devant la glace avec un sourire orgueilleux sur le visage. Nos regards s'accrochent dans le miroir. Le bleu accroche le doré.

« Surtout si tu veux te servir de ma brosse à dents, n'hésite pas ! » dit-il, les yeux pétillants d'amusement.

Ne comprenant pas pourquoi il dit ça, j'arrête les mouvements de la brosse et je la retire de ma bouche. Ce n'est que là que je comprends.

DEGUEULASSE !

Je fronce les sourcils, dégoûté mais je me reprends vite :

« Vous êtes trop généreux Monsieur »

Je la rince et la repose sur l'évier. Mais Kurt la prend et l'introduit à son tour dans la bouche.

Encore plus dégueulasse !

Je lui tourne le dos et pars me coucher. Je le sens s'installer dans le lit quelques instants plus tard.

« Si on m'avait dit que la soirée se terminerait ainsi, je ne l'aurais jamais cru » grogne-t-il.

« Que dirais-tu si moi, je t'interdisais de me toucher partout ? »

Il se relève et s'assoit sur le lit.

« Blaine… Tu te souviens de mes nuances de folie ? Mes débuts dans la vie ont été difficiles. Pourquoi veux-tu savoir ? »

« Je veux apprendre à te connaître »

« Tu connais déjà beaucoup de choses »

« C'est n'importe quoi »

Je m'assois à mon tour pour être face à lui. Il lève les yeux au ciel et je ne peux me retenir :

« Quand j'ai fait ça, mon cul m'a brûlé après »

« J'aimerai recommencer »

Mais oui !

« Dis-moi ce que je veux savoir et tu pourras le refaire »

« Pardon ? »

Je me contente de hocher la tête.

« Chantage ? » demande-t-il, incrédule.

« Négociation »

« Je ne crois pas Blaine »

« Ok. Parle-moi et je lèverai les yeux malencontreusement et j'assumerai la punition »

Il explose de rire. C'est agréable de l'entendre et de le voir aussi à l'aise et heureux. Il finit par reprendre son sérieux.

« Tu es vraiment malin Blainey »

Il me regarde un moment sans rien dire et se lève.

« Attends, reste là. Je reviens »

Et il quitte la chambre. Oh non, qu'est-ce que j'ai fait ? Il est sûrement parti chercher une canne ou un fouet pour me faire des trucs de malade.

Il revient et il tient un objet dans la main mais je ne vois pas ce que c'est.

« Tes entretiens sont à quelle heure demain ? »

« 14 heures »

« Parfait » dit-il dans un sourire machiavélique.

Et il endosse son costume de « Kurt le Dominant ». Il devient plus froid, plus dur, plus cruel, plus… Sexy.

« Mets-toi debout à côté du lit »

J'obéis et me place à l'endroit indiqué. Ses yeux brillent d'intensité quand ils tombent sur moi.

« Tu as confiance en moi ? » demande-t-il doucement.

« O-Oui »

Il ouvre sa main : dans sa paume se trouvent deux boules argentées reliées par un cordon noir. Je me demande ce que c'est.

« C'est un nouveau jouet. Je vais te fesser pendant qu'elles seront en toi. Ce n'est pas une punition. C'est pour notre plaisir à tous les deux »

Ça ? En moi ? Je déglutis difficilement alors que mon sang se dirige directement vers mon entrejambe.

« Après je te baiserai et si tu ne dors pas, je te raconterai des détails de mon enfance. C'est bon ? »

Je rêve ou Kurt Hummel, maniaque du contrôle à plein temps, me demande mon avis ?

« O-Oui » dis-je dans un couinement à peine audible.

« C'est bien. Ouvre la bouche. Plus grand »

Tout doucement, il me les met dans la bouche.

« Il faut que je puisse te les introduire ensuite. Suce-les »

Elles sont dures, froides et douces sur ma langue. Le goût de métal emplit ma bouche alors que je joue avec. Kurt ne me lâche pas des yeux. Les siens sont presque noirs de désir. Et putain, c'est vraiment excitant.

« Stop. Ça suffit Blaine »

Il les enlève et s'assoit sur le bord du lit.

« Approche »

Je vais près de lui.

« Retourne-toi, penche-toi et enroule tes mains autour de tes chevilles »

Je mets un moment à assimiler ce qu'il me demande.

« N'hésite pas Blaine » me réprimande-t-il.

Il met les boules dans sa bouche. Oh putain, c'est beaucoup moins dégueulasse que le coup de la brosse à dents ça ! Je me penche en avant et le tee-shirt ample me glisse le long du dos, exposant mon postérieur. Je suis un peu rassuré car je porte toujours mon boxer.

Il caresse tout doucement mes fesses. Je ne vois rien à part nos jambes. Je tremble d'impatience et d'excitation quand je sens qu'il rentre sa main dans mon sous-vêtement. Il me pénètre de deux doigts. Je gémis de plaisir quand il exerce des mouvements de ciseaux en moi.

J'entends sa respiration devenir difficile. Il enlève ses doigts et les remplace, très lentement, par les boules. Je m'attendais à ce qu'elles soient froides et gênantes mais pas du tout. Je ne les sens presque pas mais pourtant je sais qu'elles sont présentes. Il remet mon boxer correctement et dépose un baiser sur mes fesses.

« Remets-toi debout »

Tremblant, je m'exécute. Ok ! Maintenant je sais qu'elles sont . Il me tient fermement par les hanches pour que je me stabilise.

« Ça va ? »

« O-Oui »

« Regarde-moi »

Dans le mouvement de demi-tour, les boules ont tendance à glisser hors de moi. Alors, instinctivement, mes muscles se resserrent autour d'elles.

« Qu'est-ce que ça fait ? »

« C'est étrange »

« Mmh d'accord… J'ai soif. Va me chercher un verre d'eau s'il te plaît. Tu auras le droit à la fessée à ton retour Blaine »

Pourquoi il ne va pas le chercher lui-même son foutu verre d'eau ?!

Je comprends pourquoi en allant à la cuisine. Les boules me massent la prostate à chaque geste que je fais. Quand je m'étire pour attraper un verre, elles tapent carrément dans ma boule de nerfs. Oh putain, ce que j'ai envie de baiser avec ces trucs !

Kurt me fixe intensément quand j'entre dans la chambre.

« Merci » dit-il en buvant une gorgée et en déposant le verre sur la table de nuit.

Je remarque une capote posée dessus. Mon cœur bat la chamade.

« Viens par là. Comme tout à l'heure »

Je m'approche de lui, plus chaud que jamais.

« Demande-le-moi » chuchote-t-il.

Quoi ? Lui demander quoi ?

« Demande-le-moi » répète-t-il plus durement.

Mais quoi ? Si son eau était fraîche ? Qu'est-ce qu'il veut ?!

« Demande-le-moi Blaine. Je ne le redirai pas »

Sa voix est glaciale et menaçante. Oh ! Il veut que je réclame la fessée ! Ses yeux sont de plus en plus sombres.

« Claquez-moi Monsieur s'il vous plaît »

Il inspire profondément et ferme les yeux comme pour savourer mes mots. Il me tire en avant par la main pour que je tombe à plat ventre sur ses genoux. Il tire les cheveux sur ma nuque afin que je tourne la tête vers lui.

« Je veux te voir pendant Blaine » chuchote-t-il en caressant mes fesses.

Il pousse les boules plus profondément à l'aide de son doigt. Je gémis. C'est délicieux.

« C'est pour notre plaisir cette fois Blaine »

Et il frappe le bas de mes fesses. La contraction due à la brûlure de la claque fait avancer les boules en moi. Je suis un mélange de sensations. Il ne m'a pas tapé aussi fort que l'autre jour. Il caresse à nouveau mon cul par-dessus le tissu du boxer.

Pourquoi il ne l'a pas enlevé ? Sa main revient. Je pousse un cri de plaisir. Il frappe de bas en haut et de gauche à droite. Les fessées les plus basses sont les meilleures car elles enfoncent plus profondément les boules. Entre chaque claque, il me masse les fesses avec les pouces. C'est exquis, merveilleux. Je suis massé à l'extérieur et à l'intérieur. Ça ne me fait presque pas mal. Ce n'est pas insurmontable. C'est même bon. Peut-être parce que c'est moi qu'il l'ait demandé cette fois. Je gémis encore. Oui je peux supporter ça.

Kurt finit par enlever mon boxer. Je gigote sur ses genoux. Pas pour qu'il arrête, non. Pour qu'il continue d'exciter ma peau hypersensible. Et il reprend son rythme en alternant aléatoirement les tapes douces et fortes. Va plus bas bordel !

« Tu es superbe Blaine » souffle-t-il, haletant.

Il retire les boules en tirant sur la petite corde qui les relie. Je fais tout pour ne pas jouir à cette sensation. Kurt me repose sur le dos sur le lit. J'entends le bruit de l'emballage du préservatif. Il s'allonge à mes côtés et me fait basculer pour que je sois face à lui. Il entrelace nos doigts et entre en moi dans une lenteur exquise.

« Oh bébé » gémit-il.

Il amorce un va-et-vient lent et sensuel en prenant le temps de stimuler chacun des nerfs de mon intimité. Il n'a jamais été aussi doux et tendre. Quand il touche ma prostate, je jouis violemment et délicieusement entre nous. Kurt se libère sous l'étau devenu plus serré de mes chairs.

« Blaiiiney, oh bébé » crie-t-il dans son orgasme.

Le silence inonde la pièce. On entend seulement nos deux respirations erratiques. En gardant nos mains liées, Kurt m'embrasse doucement, presque amoureu… Non, non.

« C'était vraiment bon bébé »

Il quitte le lit, me recouvre avec la couverture et part dans la salle de bain. Il revient avec un tube de crème.

« Mets-toi à plat ventre »

Je m'exécute, trop fatigué pour protester.

« Ton cul a une couleur magnifique » dit-il en le malaxant doucement.

« Tu me racontes maintenant ? » dis-je dans un bâillement.

« Quel douloureux retour à la réalité… »

« Tu le savais. On a passé un marché »

« Ça va ? Tu devrais dormir bébé »

Je secoue difficilement la tête.

« Tu ne m'auras pas Hummel »

Il souffle et se colle contre moi, son torse contre mon m'entoure de ses bras d'une façon protectrice et dépose un baiser derrière mon oreille.

« Ma mère était une putain d'alcoolique. Dors maintenant »

« Etait ? »

« Elle est morte »

« Quand ? »

« J'avais six ans. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs. Elle s'est fait percuter en voiture par un chauffard ivre. Ironique, non ? » dit-il durement, « dors maintenant Blaine, je t'en prie »

« Bonne nuit Kurt »

« Bonne nuit mon beau bébé »

Et je tombe dans un sommeil emplit de petit garçon châtain de six ans, aux yeux bleus, perdu et effrayé dans une enfance malheureuse.

Et voilà pour ce chapitre. Il est plus long que les autres. C'est en fait, le plus long que j'ai écrit…

J'espère qu'il vous aura plu. N'hésitez pas à me laisser votre avis dans une petite review.

Merci d'avoir pris le temps de me lire.

Bisous, bisous

Cindy :)