Coucou à tous !

Et oui, me voilà avec ce chapitre 22. Déjà j'ai envie de dire. J'ai l'impression d'avoir commencé hier :') bon brefouille, ma vie n'intéresse personne !

Merci aux personnes qui ajoutent Nuances à leurs favoris et leurs alertes :)

ON A ATTEINT LES 50 FOLLOOOOOWS WOOOOOOOH :D vous êtes fantastiques merci de l'intérêt que vous à ma fic et à mon travail.

Merci à ma petite Zoé, AnnaKlaineuse, Klaineuse, justmoi59, ma Claire, Clairegleek78, Brave Woodpecker, ClaraonloveCrisscolfer, klaineforever8, Uruviel29880, Anne-So et Licorne-Klaine.

AnnaKlaineuse : en même temps, je peux la comprendre ) il faut que tu écoutes ta maman alors ) ou alors, fait une petite exception pour ce qui est de ma fic )

Brave Woodpecker : allons-y. Allons réconforter le petit Blaine ) Je crois que j'ai toujours envie de lui faire des câlins de toute façon ) merci pour ce que tu dis sur les lemons :)

Clairegleek78 : je crois que Blaine ne sera pas le seul à profiter de l'évolution des sentiments de Kurt… Mais bouche cousue ) et je serai Blaine, je ne me plaindrai pas pour leur relation basée sur le cul parce que, merde quoi, c'est KURT ! J'espère que tu ne seras pas déçue par ce chapitre 22 alors )

Justmoi59 : ça viendra, ça viendra ne t'inquiète pas. Comment Kurt aurait pu s'empêcher d'intervenir pour les billets d'avion ? Franchement… )

ClaraonloveCrisscolfer : de rien, je suis contente d'avoir pu t'aider :) oh non, ne t'inquiète pas, je te suis très reconnaissante pour toutes les gentillesses que tu me dis. Ça réchauffe le cœur et surtout ça me donne un peu plus confiance en moi. C'est agréable de voir que ce que je fais peut plaire autant. Je ne te remercierai jamais assez pour tous tes encouragements :') Je ne sais pas si je suis la meilleure mais tous les compliments me donnent l'envie de faire du mieux que je peux. Gros bisous Clara.

Klaineuse : ça arrive… Oui, j'ai vu ça mais je n'y crois pas vraiment. Enfin ce ne sont pas des spoilers officiels donc je suis plutôt zen pour le moment ) Mais si on n'a pas de Klaine dans la saison 6 : REVOLUTION ! Tes idées seraient excellentes en fait mais tu verras par toi-même ) Oh non, ne sniffouille pas :( Oh ouiiiii, c'est tellement agréable de lire tes reviews, tu n'imagines même pas :) c'est que tu es assez à l'aise avec moi alors, c'est génial :) Burt ne va pas découvrir le contrat mais il va apprendre l'existence de Sebastian et de la relation qu'il a eu avec Kurt. Tu es adorable, gros bisous *cœur*

Tsuchito : tu ne me détestes pas, hein ? *puppyeyes* Oui, oui je comprends ) oui peut-être que je suis plus à l'aise, j'en sais rien en fait ^^ allez, les lapins c'est mignon. Oh mais attends, bien sûr que tu n'es pas un lapin, n'est-ce pas Cocaïne ? ) (je t'ai reconnu…) Hep, qui sait, Niff c'est la vie non ? Hey moi je bouffe les gens du regard et tu sais ce que je fais aussi ? Je fronce les yeux ! Oui, oui tu as bien lu :D

Klaineforever8 : oh oui, on aime Cooper. Enfin, j'aime Cooper. Après je ne sais pas pour les autres :) je ne pense pas que Kurt va changer radicalement mais il va… s'améliorer :)

Uruviel29880 : haha je l'ai remercié et, comment dire, vous avez toutes les deux le même genre d'adjectifs comme hziugbzkj. Tu vois ce que je veux dire ? ) tu as tout à fait raison pour Hunter :) mais tu verras que les petites vacances de Blaine ne se passeront pas comme prévu. Enfin merci, je suis super contente d'avoir une nouvelle lectrice :)

HOP3SO : Eh bien merci pour cette review :) Oui c'est vrai, mes chapitres sont de plus en plus longs. Le premier faisait même pas 1000 mots alors que celui-là en fait presque 8000... Bisous!

Licorne-Klaine : hey ! 1) Je ne sais pas du tout pour le moment. Je pense écrire tant que j'aurai de l'inspiration, la motivation et que j'éprouverais toujours le plaisir de le faire. 2) Oui je poste tous les vendredis. Quand je ne pourrais pas poster je préviendrai avant. 3) Oui il va s'améliorer ne t'inquiète pas. 4) Regarde le genre de cette fic et tu le sauras ;) 5 & 6) Tu devrais avoir tes réponses dans ce chapitre ;) Merci à toi pour la lire et prendre le temps de la commenter :)

Merci à tous ceux qui lisent mais qui ne commentent pas.

Sur ce, bon chapitre :)

ENJOY !

Chapitre 22

Bon je dois l'avouer : les privilèges que l'on a lorsqu'on est en première classe sont vraiment cool. J'ai eu droit à un massage et du champagne. Je crois que je pourrais pardonner à Kurt pour s'être mêlé de mon voyage. J'ouvre mon ordinateur. Il n'avait pas menti, j'ai Internet où que je sois.


De : Blaine Anderson

Objet : Chasser le naturel il revient au galop

A : Kurt Hummel

Cher Kurt,

Dois-je être effrayé que tu aies su l'heure de mon vol ? Ton penchant pour la traque franchit un seuil critique… J'espère pour toi que le Docteur Schuester revient bientôt.

Je viens de me faire masser en sirotant du champagne. Mon insolence et moi te remercions pour ce pré-envol très relaxant.

Blaine.


De : Kurt Hummel

Objet : Un naturel plus rapide que l'éclair

A : Blaine Anderson

Cher Blaine,

Ne t'inquiète pas, Docteur Schuester est rentré de vacances et je vais le voir dans la semaine.

Qui t'a massé ?

Kurt Hummel, PDG au bras long, Hummel Enterprises.


Hmm, il semblerait que la curiosité du maniaque est piquée… Pourquoi ne pas en profiter alors ? J'attends d'être dans l'avion pour lui répondre. Je me sens comme un gamin qui s'apprête à faire une bêtise.

Les gosses pas sages, on les punit…

OoOoOoOoOoO

C'est dingue la place que l'on a en première classe. Je m'installe confortablement dans mon siège côté hublot alors que l'avion se remplit de passagers. J'en profite pour passer un coup de fil rapide à Cooper, simplement pour lui dire que je vais décoller et l'heure à laquelle j'arriverai.

« On se voit tout à l'heure Blainey. Je t'aime »

« Moi aussi Coop', à tout à l'heure »

Je suis tellement excité et heureux de le revoir bientôt.

J'ouvre à nouveau mon Mac, très fier du mail que je compte envoyer à Kurt. Je le relis une fois quand j'ai terminé de le taper.


De : Blaine Anderson

Objet : Un massage très agréable

A : Kurt Hummel

Cher Kurt,

Un jeune homme séduisant s'est occupé de moi. Très séduisant même. Merci de m'avoir permis de rencontrer Aaron. Sans toi, je n'aurai jamais été dans cette zone première classe et donc mon chemin n'aurait jamais croisé le sien…

Je vais devoir te laisser, l'avion va décoller. Je vais essayer de me reposer étant donné que mes nuits sont de plus en plus courtes…

Bonne nuit Kurt. Je pense à toi.

Blaine.


Je ne sais pas comment il va réagir mais ça risque de ne pas être joli à voir. Mais peu importe, je ne risque rien tant que je suis à quelques milliers de kilomètres de lui. Ça lui fera les pieds, comme dit Zoé. S'il n'avait pas mis son grain de sel une fois de plus, je serais en classe éco et Aaron ne m'aurait jamais massé. C'est vrai qu'il était très séduisant. Un peu du genre de Sam : très grand, blond, bronzé. Le stéréotype du surfeur californien en fait. Mais ce que je n'ai pas trouvé utile d'ajouter à Kurt, c'est qu'il est hétéro et qu'il semblait très… occupé avec une jeune femme.

Je relis mon mail une dernière fois et lui envoie. C'est tellement facile de le rendre jaloux et furieux…

La dernière fois que tu l'as provoqué avec un mail, il est venu et t'a fessé. C'est ce que tu veux ? Après tout, il s'est montré sympa en te surclassant.

C'est vrai mais il aurait pu m'avertir pour que je n'aie pas l'air d'un con au guichet d'enregistrement.

« Monsieur Anderson, veuillez ranger votre ordinateur s'il vous plaît. Nous allons décoller »

Je sursaute en entendant cette voix. Je n'avais même pas remarqué que quelqu'un se tenait près de moi. Je tourne la tête vers la personne et… Oh mais c'est l'hôtesse de l'air qui s'amusait avec Aaron. Je baisse les yeux, assez gêné.

« Oh, euh, excusez-moi »

Je suis assez déçu. Je ne pourrais pas avoir la réponse de Kurt avant d'atterrir à Phœnix pour notre escale. L'hôtesse me tend une couverture et un oreiller. Je m'enveloppe dans la couverture. Ce n'est pas désagréable de se faire cajoler de temps en temps.

Tous les sièges de la première classe sont pris sauf celui à côté de moi. Et si… Et si Kurt débarquait ? Il est capable d'avoir réservé une place pour m'accompagner alors que je ne voulais pas qu'il vienne avec moi. Non il ne ferait pas ça n'est-ce pas ? Je regarde ma montre toutes les trente secondes avec une boule à l'estomac.

Le commandent de bord fait ses annonces pour prévenir du décollage. Mon cœur bat la chamade et je respire profondément. Personne n'est arrivé à la dernière minute pour se poser à côté de moi. Dans une légère secousse, l'avion commence à bouger sur la piste. Je lâche un souffle que j'ignorais retenir et tente d'ignorer le petit pincement de regret au fond de mon ventre. Presque une semaine sans Kurt…

Je consulte discrètement l'IPhone.


De : Kurt Hummel

Objet : Tu ne perds rien pour attendre

A : Blaine Anderson

Cher Blaine,

Ton histoire ne me plaît pas du tout mais j'en ai tiré une leçon : au lieu de te faire passer en première classe, je te ferai enfermé dans une malle, attaché et bâillonné dans la soute à bagages à la place. Ce sera beaucoup plus agréable pour moi de te voir comme ça plutôt qu'à te faire masser.

Hâte que tu reviennes,

Kurt Hummel, PDG à la main qui chatouille, Hummel Enterprises.


Aïe, aïe, aïe… Je ne sais jamais si Kurt est énervé, s'il plaisante ou s'il est vraiment sérieux. Enfin ici, je pense qu'il est fou furieux. Rapidement, je lui tape une réponse sous la couverture pour que personne ne me voie.


De : Blaine Anderson

Objet : Est-ce une blague ?

A : Kurt Hummel

Je ne sais pas si tu es sérieux mais si tu l'es, l'idée de rester à Los Angeles est très tentante. Je pense que la malle est une limite à ne pas franchir en ce qui me concerne. Excuse-moi de t'avoir énervé. Tu ne m'en veux pas, hein ?

B.


De : Kurt Hummel

Objet : C'est une blague

A : Blaine Anderson

Pourquoi est-ce que je reçois encore un mail de toi ? Ne viens-tu pas d'enfreindre une des règles qui dit, je cite : « Le soumis doit éviter les dangers inutiles » et donc : « tout manquement conduira à une punition »

Kurt Hummel, PDG aux deux mains qui chatouillent, Hummel Enterprises.


Oh putain, ses deux mains carrément ! J'éteins et range mon portable. Je m'enfonce un peu plus dans mon siège en regardant par le hublot. L'avion roule sur la piste de décollage. Dès que nous quittons le sol, j'incline le siège et m'endors presque immédiatement.

OoOoOoOoOoO

La voix de l'hôtesse me réveille alors que nous arrivons quasiment à Phœnix. Elle me tend un verre de jus d'oranges que je bois goulûment, étant encore dans les vapes. Il est 1h20, heure locale, d'après ce que me dit l'hôtesse.

L'escale à Phœnix dure deux heures. Je suis à nouveau dans le salon première classe. J'aimerais m'endormir sur un de ces canapés qui semblent si moelleux mais je me retiens, préférant attendre d'être dans l'avion. J'écris un long mail à Kurt pour ne pas tomber de sommeil. Je ne sais pas s'il est clair mais, au moins, je ne m'endors pas.


De : Blaine Anderson

Objet : Effrayant est ton deuxième prénom ?

A : Kurt Hummel

J'ai horreur que tu me paies des choses, tu es au courant ? Je suis conscient que tu as de l'argent, beaucoup d'argent mais tout de même, ça me dérange. J'ai l'impression que tu m'achètes pour coucher avec toi. Malgré cela, je n'avais jamais voyagé en première classe et c'est très agréable. Donc vraiment, merci. Le massage d'Aaron était bon mais j'ai oublié de te mentionner que je l'aie peut-être aperçu dans une situation… compromettante avec une hôtesse de l'air. Excuse-moi pour ce léger oubli mais tu m'avais énervé donc je pensais que tu méritais de cogiter. Pardon.

Enfin, tout cela ne méritait pas la réaction excessive que tu as eue. Tu ne peux pas me dire des choses pareilles… Enfermé, attaché, bâillonné dans une malle… Est-ce que tu étais sérieux ou tu ne comptes pas le faire ? J'ai peur… Enfin, tu me fais peur. Tu m'as envoûté.

Tu me demandes d'adopter un mode de vie qui m'était totalement inconnu jusqu'à très peu de temps et tu m'écris ça. En le lisant, j'ai eu envie de partir en criant, le plus loin de toi possible. Mais si je fuyais, tu me manquerais certainement. Tu me manquerais énormément en fait. Je veux vraiment que l'on arrive à faire fonctionner ce qu'on a, toi et moi. Seulement j'ai peur de l'intensité des sentiments que j'ai pour toi et de l'intensité de la vie que tu me proposes. C'est vrai que c'est très chaud et plaisant, j'ai envie d'en connaître plus mais je suis terrifié à l'idée que tu me fasses du mal, physiquement et/ou moralement. Après tout, je ne sais pas si, à la fin de la durée du contrat, tu vas me laisser tomber ou non… Je me retrouverai à nouveau seul. Mais je conçois tout à fait que c'est le risque de toutes relations amoureuses. Seulement, je ne voyais pas ma première histoire se passer ainsi. Tu me demandes de t'accorder ma confiance et c'est juste difficile.

Tu te souviens quand tu m'avais dit que je n'avais pas le caractère d'un soumis ? Je pense que tu avais raison. Mais je veux rester avec toi donc je tenterai de l'être, si c'est ce qu'il faut pour être avec toi. Même si je ne serais sûrement pas doué et que je m'en tirerais avec des courbatures et des bleus partout…

C'est important pour moi que tu aies accepté le « plus ». Je dois juste réfléchir à ce que ça veut dire pour moi. C'est pour ça, enfin en partie, que je suis parti chez mon frère. Tu m'éblouis quand je suis près de toi et mon cerveau se transforme en gelée.

Je dois te laisser, mon vol est annoncé…

Ton Blaine.


Je lui envoie et me force à me diriger vers la porte d'embarquement, à moitié endormi. Il y a moins de sièges en première classe dans cet avion. Dès que nous décollons, je ferme les yeux et m'endort.

OoOoOoOoOoO

Une nouvelle hôtesse me réveille mais elle m'offre aussi du jus d'oranges. Apparemment, nous nous rapprochons du LAX. Je bois doucement mon verre, à bout de forces mais totalement impatient. Je suis plus qu'heureux de retrouver Cooper. Je regarde mon portable. J'ai le vague souvenir d'avoir envoyé un long mail à Kurt. Il est 8 heures à New York. Il ne devrait pas tarder à se lever pour aller travailler. J'espère qu'il a passé une bonne nuit et qu'il ne s'est pas levé pour jouer un air triste au piano.

L'un des nombreux avantages de voyager en première classe est que l'on sort les premiers de l'avion. Ainsi cela nous évite la file d'attente interminable pour récupérer les bagages.

Après avoir retrouvé ma valise, je repère assez rapidement Cooper. Je n'arrive pas à retenir mes larmes quand il me serre contre lui. Je ne sais pas si c'est à cause de la fatigue ou de toute l'histoire avec Kurt mais peu importe.

« Hey Blainey. Chht, je suis là. Je te tiens, je suis là »

« T-Tu m'as tellement m-manqué Coop' » sanglotais-je.

« Toi aussi petit frère, toi aussi »

Il me serre un peu plus fort dans ses bras. Ça fait un bien fou de l'avoir près de moi. C'est comme si je retrouvais ma maison. Il me frotte le dos et je m'écarte après m'être calmé.

« Ça va mieux ? Pourquoi tu es si bouleversé petit doudou ? » demande doucement Cooper en plaçant ses mains sur mes joues et en me scrutant, inquiet.

« Je suis juste heureux d'être enfin avec toi »

« Je suis aussi content de t'avoir minus » répond-il en souriant et en ébouriffant mes cheveux.

Je le regarde, le sourire aux lèvres. Cooper a toujours été mon modèle. Il s'est toujours montré sûr de lui en toutes circonstances. Je l'ai toujours trouvé magnifique aussi : il est grand, il a des traits fins et des yeux bleus très clairs. J'ai toujours voulu lui ressembler. Il me prend ma valise.

« Putain, tu as un âne mort là-dedans ? Ça pèse une tonne ! »

Je ris.

« Non je ne crois pas. A moins que quelqu'un l'ait introduit dedans. Dis, tu crois que c'est possible ? »

« Allez, arrête tes bêtises et rentrons » dit Cooper en secouant la tête en souriant.

Il passe sa main libre dans mon dos et nous sortons vers le parking.

J'oublie toujours qu'il fait chaud en Californie. Dès que nous sortons de l'aéroport, un air lourd et humide nous enveloppe. Je m'éloigne de mon frère et enlève ma veste. Ayant vécu la plus grande partie de ma vie à San Francisco, je devrais être habitué au climat mais non, il me surprend toujours. La chaleur grimpe au fur et à mesure que le jour se lève.

Je monte dans la voiture de Cooper tandis qu'il met ma valise dans le coffre. Il s'installe ensuite derrière le volant et met la clim.

Je suis mort et mes cheveux semblent vivre une révolution. Je préviens par sms Zoé, Sam - même s'ils sont certainement ensemble - et Kurt que je suis bien arrivé. Je me demande si je dois en envoyer un à Paul… Je ne le fais pas me rappelant que je le verrais à l'expo de Sam. Sam m'a dit qu'il rentrerait du Mexique seulement pour l'événement et qu'il repartirait ensuite. Je n'ai pas encore demandé à Kurt de m'accompagner. Je ne sais pas comment il va réagir sachant qu'entre lui et Sam, c'est tendu et surtout que Paul sera présent. Enfin, si ça se trouve, Kurt ne voudra plus me voir après avoir lu mon mail.

Je mets tout ça dans un coin de ma tête et décide de profiter de la présence de mon grand frère.

« Alors, tu veux faire quoi Blainey ? Tu veux peut-être dormir un peu, non ? »

« Non » dis-je en secouant la tête malgré ma fatigue, « on peut aller à la plage ? »

« Ça me va » sourit Cooper.

Après avoir déposés mes affaires à son appartement, nous préparons de quoi passer la matinée et le déjeuner à la plage.

Portant un short de bain rouge, je suis allongé à plat ventre, sur une serviette sur le sable blanc et fin. C'est fou quand je pense qu'hier encore j'étais en pleine agitation new-yorkaise. Cooper est dans la même position à côté de moi. On est sur la plage El Matador. On vient toujours ici ensemble. Cet endroit est magnifique mais difficile à trouver. Il est donc peu fréquenté mais c'est pour la tranquillité que Coop' et moi l'aimons. Je suis bien au Soleil avec la personne que j'aime le plus au monde. Je suis moins fatigué et me sens en sécurité. J'ai d'excellents souvenirs ici. J'ai l'impression de pouvoir à nouveau respirer.

« Dis Blainey, ça va mieux entre toi et Kurt depuis ton appel flippant de l'autre soir ? »

J'aimerais tellement tout lui raconter. Je sais qu'il ne me jugerait pas mais l'accord de confidentialité m'en empêche. Enfin, je ne sais pas si je lui aurais tout raconté…

« Blaine ? » insiste-t-il.

« Euh oui, on peut dire ça. Il est juste très sombre parfois et très difficile à comprendre »

Eh bien, on peut dire que c'était net, précis et concis !

« Hmm sombre et difficile… C'est ça qui m'inquiète Blaine »

« En fait, le plus étrange, ce sont ses changements d'humeur. C'est totalement déstabilisant. Il est très mystérieux et s'ouvre difficilement à moi. Je sais juste qu'il a eu une enfance triste »

« Tu as l'air de bien l'aimer, non ? » me demande gentiment Coop'.

« Plus encore »

« Wow, c'est vrai ? »

Il me regarde surpris mais sans aucun jugement.

« Oui Coop'… »

« Tu sais, je ne suis pas expert en relations amoureuses mais je suis sûr qu'il n'est pas si compliqué que ça. Je suis certain que tu te prends la tête pour rien. Ecoute ce qu'il raconte et suis littéralement ses paroles. Au fond, je suis sûr qu'il pense tout ce qu'il te dit »

C'est mon tour d'être surpris. Cooper ne se rend même pas compte qu'il m'aide. Je dois suivre les paroles de Kurt… Tout de suite, je pense à certaines choses qu'il m'a dites.

Je ne veux pas te perdre.

Je suis tombé sous ton charme.

Tu m'as ensorcelé.

Tu vas me manquer aussi. Plus que tu ne peux le croire.

C'est vrai que Cooper n'est pas spécialement doué pour les histoires d'amour. Je ne me souviens pas l'avoir vu plus de quelques semaines avec la même fille mais, je dois dire que son conseil est plutôt bon.

« Oh, et en parlant d'homme sombre, j'ai eu notre père au téléphone »

Je lâche un rire moqueur. Il fronce les sourcils en me regardant.

« Quoi ? Pourquoi tu rigoles ? »

« Bonjour la transition ! »

« Allez, arrête de te moquer de moi minus ! »

Il me saute dessus et se met à me chatouiller partout où il peut. Je me débats pour lui échapper. Je n'arrive plus à respirer tellement je ris.

« Alors tu arrêtes de te moquer de moi ? »

« O-Oui, oui. P-Pardon C-Coop' » dis-je entre deux rires.

« Tu es sûr ? » demande-t-il en s'attaquant à mes côtes.

« O-Oui, a-arrête Cooper, a-arrête, s'il te plaît »

Il se stoppe et s'allonge à côté de moi. Nous sommes aussi hilares et essoufflés l'un que l'autre. Après s'être calmés, je questionne mon frère.

« Qu'est-ce qu'il te voulait ? »

« Il m'a invité ce soir à un dîner dans un de ces restos chics et barbants. Apparemment il y aura certains de ses associés »

« Oh… »

Un silence pesant s'installe. Je me racle la gorge.

« Tu… Tu vas y aller ? »

« Ouais mais tu vas venir avec moi »

« Quoi ?! Je ne crois pas qu'il soit ravi de me voir… »

« Hmm… J'ai peut-être laissé échapper que tu étais avec moi cette semaine… »

« Putain Cooper ! »

Je me tais encore.

« Et il t'a dit quoi ? » demandais-je.

« Oh ben tu le connais… Pour sauver les apparences, il m'a dit de t'emmener parce que « ça fera plaisir à ta mère » » ajoute-t-il en imitant à la perfection la voix de notre père.

« Génial… »

« Allez Blainey, on s'en fout d'eux. Au moins, on sera ensemble, tous les deux »

« Ok… » répondis-je avec un regard attendri vers lui.

Après le déjeuner sur la plage, Cooper me ramène chez lui avant de partir au travail. Je déballe mes affaires. Je m'installe ensuite dans le lit pour une sieste. Avant de m'endormir, je regarde mes mails sur le Mac. Il est 14 heures donc 17 heures à New York. Une réponse de Kurt m'attend.


De : Kurt Hummel

Objet : Réponse tant attendue

A : Blaine Anderson

Blaine,

Tu peux être tellement frustrant… Pourquoi dès que tu es loin de moi tu oses me dire ce que tu penses vraiment ? J'aimerais que tu le fasses lorsque l'on est ensemble aussi.

Exactement, j'ai beaucoup d'argent. Tu t'y feras avec le temps. Pourquoi ne pourrais-je pas te payer des choses ? Si je ne m'abuse, j'ai été présenté à ton frère comme étant ton petit-ami et donc c'est mon devoir de te faire des cadeaux, non ? Ce n'est pas ce que font les petits-amis ordinaires ? Tu dois tout accepter de ton Dominant. C'est ton rôle de Soumis.

Le fait que je dépense de l'argent pour toi te donne l'impression d'être une pute… Que dois-je répondre à ça ? Tu ne l'as pas dit de cette manière mais c'est ce que ça signifiait. Comment te faire changer d'avis là-dessus ? Tu mérites tout ce qu'il y a de mieux Blaine. Je tiens à ce que tout ce que tu désires, tu l'aies. Je me suis toujours démener pour pouvoir posséder tout ce que j'aie aujourd'hui. Donc je pense pouvoir dilapider mon argent comme je le veux. Si ça peut t'aider, dis-toi que je partage et te fais profiter de ma richesse. Et s'il te plaît Blaine, je ne te considère pas et ne pourrais jamais te considérer comme une pute. Jamais. C'est désolant et énervant que tu puisses même le penser de toi. Tu es un homme superbe, plein d'esprit et remarquablement malin alors pourquoi as-tu si peu confiance en toi ? Je songe très sérieusement à te prendre rendez-vous auprès du Docteur Schuester…

Excuse-moi si je t'ai effrayé. L'idée que tu aies peur de moi me fait horreur. Mais enfin, j'ai mis à ta disposition mon jet privé alors comment peux-tu croire que je veuille te mettre dans la soute à bagages ?! Bien sûr que je n'étais pas sérieux ! Mais l'idée que tu sois attaché et bâillonné est plus que plaisante (je suis sérieux ici). On oublie la malle. Ça ne me fait rien de toute façon. Je n'oublie pas que tu as une crainte pour le bâillon, ne t'inquiète pas. Si la situation venait à se présenter, nous en parlerions ensemble. Ce que je veux que tu comprennes Blaine, c'est que, même si dans cette relation je suis le Dominant, c'est toi, le Soumis, qui dirige tout. Oui, c'est toi qui a le pouvoir. Rappelle-toi dans le grenier, chez mon père, tu as dit que tu ne voulais pas que je te frappe et je ne l'ai pas fait. Je ne peux pas te forcer à faire ce que tu ne veux pas. L'accord est là pour ça. Si certaines choses que nous faisons, sexuellement parlant, ne te conviennent pas alors ce sera noté. C'est toi qui décide. Tout ça pour dire que si le truc de la malle ne te dit rien, alors il ne sera pas fait.

Je veux te faire découvrir mes habitudes et mon mode de vie. Plus que tout. Je n'ai jamais rien voulu aussi fort. Tu es époustouflant, vraiment. Comme tu le dis, tu ne connaissais pas ces pratiques il n'y a pas si longtemps, et pourtant tu veux essayer. Tu es vraiment très fort et courageux. Ce sont des traits de caractères admirables. Et comme je te l'ai répété plusieurs fois déjà, tu m'as ensorcelé. Je ne veux pas te perdre. Le fait que tu t'éloignes de moi pour pouvoir réfléchir correctement m'inquiète assez. C'est désolant que tu n'y arrives pas à mes côtés. Sache que pour moi, c'est la même chose Blaine. Tu rends mes idées confuses et toutes pensées, pourtant simples, deviennent compliquées. Voilà à quel point mes sentiments pour toi sont intenses.

Je peux comprendre tes craintes, crois-moi. J'ai tout fait pour ne plus penser à toi. Je savais que tu manquais d'expérience mais si j'avais su à quel point, je n'aurais pas insisté auprès de toi. Mais, étonnamment, tu réussis à me déstabiliser totalement, comme jamais personne ne l'avait fait. Tu vois par exemple, j'ai relu un nombre fou de fois ton mail pour essayer de pleinement capter ce que tu voulais me faire comprendre. Dis-moi la durée qui te conviendrait pour le contrat pour que tu sois entièrement à l'aise. Encore une fois, je veux ce qu'il y a de mieux pour toi.

Je sais que c'est difficile de donner sa confiance à quelqu'un. C'est pour cela que je vais tout faire pour la gagner. Seulement, tu dois m'aider en étant honnête avec moi. Tu m'as toujours paru fort et libre mais je viens de découvrir une nouvelle facette de toi avec ton mail : ta fragilité. Si nous arrivons à se guider et à se découvrir, en étant le plus sincère possible l'un avec l'autre, je te promets que notre accord fonctionnera.

Sûrement que tu n'es pas un Soumis par nature. Tu l'es seulement dans ma salle de jeu. Tu m'obéis et me laisses te contrôler. Tu es parfait, comme tu dis. Et jamais, je ne te ferai de bleus. Jamais. Mais, hors de la salle, j'aime comme tu es, je ne veux pas te changer. Tu apportes de la nouveauté et de la fraîcheur dans ma vie.

Je vais essayer de te laisser tranquille tant que tu es à Los Angeles.

Dans l'attente de ton prochain mail.

Amuse-toi bien (mais pas trop, d'accord ?)

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


Wow, enfin ce n'est pas une réponse, c'est un roman qu'il m'a envoyé ! Non pas que je m'en plaigne. Je relis beaucoup de fois ce qu'il m'a écrit, tremblant. Je me couche et serre un oreiller contre moi. C'est moi qui décide de la durée du contrat et j'ai le pouvoir… Ben putain, c'est pour le moins inattendu.

Fais-ce que Cooper t'a dit et suis littéralement ses paroles !

Il ne veut pas me perdre… C'est la deuxième fois qu'il le dit. Et il veut que tous les deux ça fonctionne. Moi aussi, s'il savait… Même si ça ne fait même pas un jour que l'on est séparé, j'ai envie d'être avec lui. Cette distance me fait réaliser à quel point je suis attaché à lui. A quel point je l'aime.

OoOoOoOoOoO

« Blainey ? »

Ce murmure doux et plein d'amour est si bas que je me demande si je dors encore. Mais je sens une main caresser mes boucles. J'appuie ma tête contre la paume pour apprécier encore plus le contact et serre plus fort l'oreiller.

« Petit doudou, réveille-toi » chuchote Cooper tendrement.

J'ouvre prudemment les yeux.

« Mmh… Cooper »

Il sourit en caressant toujours mes cheveux.

« On doit partir dans trente minutes pour dîner, tu te souviens ? Tu veux toujours venir ? »

« Oui Coop' » dis-je, incertain.

Il semble remarquer mon malaise.

« Hey, ne t'inquiète pas petit frère. Je serai toujours avec toi. Je ne les laisserai pas te rabaisser ok ? »

« Oui je sais. Merci »

Je lui souris affectueusement.

« Tu sors ça d'où ? » demande-t-il en désignant l'ordinateur.

« Oh Kurt me l'a prêté »

Il me regarde et hésite avant de demander :

« Il t'a parlé depuis que tu es parti ? »

« Oui »

« Tu lui manques ? »

« Je ne sais pas »

« Mais si, j'en suis sûr. Bon je te laisse te préparer Blainey »

Il se lève et se penche pour embrasser mon front.

« C'est tellement bon de te voir Blainey. Je suis l'homme le plus heureux »

Il caresse ma joue et part. Comment est-ce possible d'aimer autant quelqu'un ? Je suis vraiment chanceux d'avoir un frère comme lui.

J'enfile un pantalon de costume et passe une chemise blanche. Je pense que cette tenue est ok pour le dîner. En nouant mon nœud papillon, je consulte l'ordinateur. Rien. Je soupire de déception. J'envoie rapidement un message à Kurt.


De : Blaine Anderson

Objet : Bavard ?

A : Kurt Hummel

Kurt,

Wow, quelqu'un était d'humeur loquace on dirait !

Je vais dîner avec mes parents dans une demi-heure et sache que cela me fait lever les yeux au ciel. Oh mais je ne risque rien vu que toi et ta/tes main/s qui chatouille/ent êtes loin. Mon cul est tranquille.

J'ai beaucoup aimé ton mail. J'y répondrai dès que possible. Tu me manques. Bonne soirée…

Ton Blaine.


De : Kurt Hummel

Objet : Ton cul

A : Blaine Anderson

Cher Blaine,

L'objet de ce mail me trouble grandement. Je m'occuperai de ton cul à ton retour, sois en sûr.

Passe un bon moment et vous aussi me manquez : toi, ton cul et ton insolence.

Ma soirée est très fade. La seule chose qui la rend intéressante, c'est de penser à toi et ta manie de lever les yeux (même si, d'après toi, j'ai aussi cette manie)

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Mes yeux

A : Kurt Hummel

Cher Kurt,

Arrête avec tes mails, je dois me préparer où Cooper va s'énerver.

Même à l'autre bout du pays, tu détournes mon attention.

Hey, qui te fessait, toi, quand tu appliquais cette manie ?

Ton Blaine.


Pourquoi est-ce que j'ai écrit ça ?! J'ai l'image de ce Sebastian Smythe en train de frapper Kurt. C'est horrible. Il est responsable du comportement de mon maniaque. Qu'est-ce que j'aimerais planter des aiguilles dans une poupée à l'effigie de Smythe…


De : Kurt Hummel

Objet : Ton cul

A : Blaine Anderson

Cher Blaine,

L'objet de mon mail est plus intéressant que le tien. Même si tes yeux sont magnifiques.

C'est moi qui contrôle ma vie donc personne ne me réprimande. Enfin à part mon père et le docteur Schuester certaines fois.

Et toi.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Moi, je te réprimande ?

A : Kurt Hummel

Cher Kurt,

Quand ai-je osé te réprimander ? Tu dois me prendre pour une autre personne… Dois-je être vexé ?

Je dois vraiment me préparer maintenant.

Ton Blaine.


De : Kurt Hummel

Objet : Ton cul

A : Kurt Hummel

Cher Blaine,

Tu me réprimandes tout le temps par écrit.

Puis-je boutonner ta chemise ?

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Eloigner les enfants

A : Kurt Hummel

J'aimerais mieux que tu la déboutonnes…


De : Kurt Hummel

Objet : Tes désirs seront satisfaits

A : Blaine Anderson

OH MOI AUSSI !

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Impatient

A : Kurt Hummel

Doucement…


De : Kurt Hummel

Objet : Frémissant

A : Blaine Anderson

J'aimerais être avec toi.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Tremblant

A : Kurt Hummel

OH MOI AUSSI !


« Blaine ! » m'appelle Cooper.

Je fais un bond énorme. Pourquoi je me sens comme s'il m'avait chopé la main dans le sac ?

Peut-être parce que c'est le cas !

« J'arrive Coop' ! »


De : Blaine Anderson

Objet : Tremblant

A : Kurt Hummel

Je dois y aller.

A plus bébé.


Je me précipite dans l'entrée où mon frère m'attend.

« Hey ça va ? On dirait que tu viens de courir un marathon ! »

« Oui ça va »

« Tu es superbe »

« Merci. Toi aussi »

« Joli nœud pap' » dit-il avec un clin d'œil, « tu voudras venir faire les boutiques avec moi demain ? C'est mon jour de repos »

« Oui si tu veux » souriais-je.

« Super. Bon on y va ? Je meurs de faim ! »

Au restaurant, je m'ennuie horriblement. Je regarde Cooper qui a l'air dans le même état que moi. Mes parents, eux, semblent à leur place. Ils sont tellement faux. Ils font semblant avec tout le monde. Je me demande ce que je fous là. Ils m'ont salué avec effusion pour montrer qu'ils étaient des parents attentionnés et depuis ça, pas un mot. Comment ces gens, ces inconnus peuvent être mes parents ? C'est l'un de mystères de ma vie. Ils me dégoûtent.

« Tu te fais chier autant que moi ? » chuchote Cooper à mon oreille.

« C'est peu de le dire… »

« Je t'en prie, dis-moi que tu veux rentrer »

« Oh putain oui ! »

Nous nous éclipsons sans que personne ne fasse attention à nous. En arrivant, je me douche en un temps record, trop pressé de parler avec Kurt. Je trouve un mail en ouvrant mon Mac.


De : Kurt Hummel

Objet : Usurpateur

A : Blaine Anderson

Hey, c'est mon expression !

En plus, tu m'as laissé en plant.

Bon appétit.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Qui usurpe qui ?

A : Kurt Hummel

Kurt,

A la base, cette expression était à Sam…

Je t'ai laissé en plant, vraiment ?

Ton Blaine.


De : Kurt Hummel

Objet : Chaleur disparue

A : Blaine Anderson

Blaine,

Content de te retrouver. Tu es parti rapidement alors que les choses se réchauffaient.

Sam n'est pas très original. Je suis sûr que d'autres emploient cette expression.

Comment était ton dîner ?

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Chaleur disparue ?

A : Kurt Hummel

Affreux. Mais sache que j'ai très bien mangé. Trop en fait.

Les choses se réchauffaient ? C'est-à-dire ?


De : Kurt Hummel

Objet : Oh oui elle a disparu

A : Blaine Anderson

Tu ne comprends vraiment pas ou tu le fais exprès ? Tu me demandais de déboutonner ta chemise. Je voulais le faire.

Je suis heureux que tu manges bien.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : On la retrouvera ce weekend

A : Kurt Hummel

Bien sûr que je mange, qu'est-ce que tu crois ?! Tu m'intimides, c'est pour cela que mon appétit disparaît quand je suis avec toi.

Tu devrais savoir que je fais exprès de ne pas comprendre… )


De : Kurt Hummel

Objet : Vivement le weekend

A : Blaine Anderson

Je voulais seulement être sûr. Je tâcherai de m'en souvenir.

Je suis peiné d'apprendre que tu perds l'appétit avec moi. Moi qui pensais attiser ton désir… C'est râpé. Enfin pas tant que ça, d'après l'expérience que l'on a ensemble...

J'ai hâte de renouveler cette expérience d'ailleurs.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Vivement le weekend

A : Kurt Hummel

Ne t'inquiète pas, mon désir pour toi est en forme.

J'ai hâte aussi.


De : Kurt Hummel

Objet : Vivement le weekend

A : Blaine Anderson

Le mien pour toi aussi Blaine.

Je dois te laisser. Je sors avec un ami.

A plus bébé.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


Un ami ? Je ne savais pas qu'il avait des amis masculins à part… Oh merde, à part lui ! Une rage et une jalousie énormes montent en moi. J'ai envie de démolir quelque chose.

La gueule de Sebastian, pourquoi pas ?

Plus qu'énervé, je ferme l'ordinateur et me faufile dans le lit.

Je sais que je devrais répondre à son long mail mais je n'en ai pas envie.

Pourquoi est-ce qu'il fréquente encore ce fou furieux qui a abusé de lui ? Je sens la colère monter d'un cran en moi alors que je fixe le plafond. Je me demande à quel point Kurt était fragile quand il lui est tombé dessus. S'en est-il pris à d'autres garçons depuis ? Pourquoi n'ont-ils pas continué leur relation ? Des idées fusent dans ma tête. S'il s'est lassé de Kurt, pourquoi être ami avec lui ? Est-ce que Smythe est marié aujourd'hui ? Mon estomac se tord douloureusement. Kurt a-t-il parlé de Sebastian au Docteur Schuester ?

Je me relève d'un coup. Je gigote devant mon écran d'ordinateur en attendant que la page du navigateur s'ouvre. Je tape « Kurt Hummel » dans Google Images. Des tas de photos s'affichent. Sur aucune, il n'apparaît accompagné. Oh, il y a même les photos que Paul a prises pour illustrer mon article. Putain il est vraiment magnifique.

Continuant mes recherches, je scrute attentivement les portraits de ce sublime homme que je connais personnellement.

Personnellement ? Laisse-moi rire. Tu le connais sexuellement oui !

Et encore… Je sais seulement qu'il peut être bizarre, lunatique, drôle, doux, dur, froid, tendre, distant. Bref, un tas de contradictions en un seul homme.

Je continue. Sur la page suivant, je tombe sur la photo de nous deux qui est parue dans le New York Times. La seule où il est accompagné, c'est avec moi.

Wow je suis sur Google ! J'ai l'air d'un animal sauvage pris devant les phares d'une voiture. C'était juste avant que j'accepte l'accord. Kurt est parfait. Il est époustouflant, comme d'habitude, et il porte le fameux nœud papillon argenté. Je reste à fixer ce beau visage.

Qui, en ce moment, est certainement tourné vers Sebastian…

Je ferme la page et en ouvre une autre. Je cherche le nom de Sebastian Smythe mais je ne trouve rien. Je dois lui demander s'il est avec lui.


De : Blaine Anderson

Objet : Bonnes fréquentations ?

A : Kurt Hummel

J'espère que ta sortie avec ton ami sera agréable.

Blaine.

P.S : C'est Sebastian ?


Je lui envoie et me replace sous la couette. Je suis déprimé. J'ai envie d'harceler Kurt sur ce type jusqu'à ce qu'il craque et qu'il me balance tout. Mais, d'un autre côté, je veux juste faire disparaître ce mec de mes pensées. Je consulte l'IPhone une dernière fois et le pose sur la table de nuit. Je m'endors en détestant cette distance entre Kurt et moi.

OoOoOoOoOoO

Après avoir fait les magasins toute la matinée et s'être prélassé à la plage l'après-midi, Cooper m'a convaincu de le suivre pour aller prendre un verre. C'est comme ça que je me retrouve au Bar Ama devant ma deuxième Margarita. Coop' entame sa troisième. Et quand il commence à devenir joyeux, il parle. Beaucoup.

« Tu sais Blainey, tu penses que les hommes sont compliqués mais les femmes sont tellement, tellement pires. Elles veulent toujours discuter alors qu'un mec, eh ben certaines fois, veut juste agir quoi ! »

« Coop', pourquoi tu me parles de ça ? »

Je suis quand même mal à l'aise, je n'ai pas spécialement envie d'entendre les exploits de mon frère.

« Je commençais à m'inquiéter pour toi. C'est vrai quoi, tu n'as jamais eu de copains avant. Pourtant, t'es super canon ! La preuve, il y a ce Paul dont tu m'as parlé qui te tourne autour »

« Cooper ! Paul est seulement un ami »

« Je sais petit frère. Mais tu sembles différent. En fait, je suis inquiet pour toi depuis le coup de fil que tu m'as passé après la remise de diplômes »

Ses yeux sont sincères et il semble vraiment se faire du souci pour moi.

« J'avais juste besoin de prendre mes distances avec Kurt. Il est… étouffant »

« Etouffant ? »

« Oui. Mais bizarrement, il me manque »

Ce qui est vrai. Je n'ai pas de nouvelles depuis son dernier mail. J'ai eu envie de l'appeler plusieurs fois mais je ne l'ai pas fait. Je me torture en me disant qu'il a peut-être eu un accident ou qu'il est trop occupé avec Sebastian pour me répondre.

Tu te fais du mal pour rien. Tu es pathétique.

« Je vais aux toilettes Blainey »

Je profite de l'absence de mon frère pour vérifier, pour la énième fois de la journée, ma boîte mail.

Oh ! Il a répondu.


De : Kurt Hummel

Objet : Fréquentations

A : Blaine Anderson

Oui je suis sorti avec Sebastian. C'est un ami. Seulement un ami Blaine.

Je suis impatient de te revoir, tu me manques.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


Putain de merde, j'avais raison. Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine et la bile me monte à la gorge. Pourquoi m'a-t-il fait ça ? Ca fait seulement 48 heures que j'aie tourné le dos et le voilà partir rejoindre ce connard.


De : Blaine Anderson

Objet : TON ami

A : Kurt Hummel

Ce n'est pas seulement ton ami.

S'est-il trouvé un autre pauvre mec à convertir à ses pratiques flippantes ?

Tu es dépassé pour lui ? C'est pour ça que vous ne « pratiquez » plus ?


Je clique sur Envoyer alors que Cooper est de retour.

« Blaine, t'es tout pâle. Tu veux rentrer ? »

« Non, c'est bon. On prend un autre verre ? »

Il hoche la tête et appelle un serveur pour passer notre commande. Je baisse les yeux vers l'IPhone qui vibre sur mes cuisses.


De : Kurt Hummel

Objet : Fais attention Blaine…

A : Blaine Anderson

Je ne veux pas en parler par écrit.

Tu en es à combien de Margarita pour ce soir ?

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


Putain de bordel de merde ! Le sadique est là !

Voilà, voilà pour ce chapitre !

J'espère qu'il vous aura plu. N'hésitez pas à laisser votre avis dans une review :)

Merci d'avoir pris le temps de me lire.

Pour les personnes qui sont intéressées, j'ai aussi posté un nouveau chapitre de Shining Love :)

Bisous, bisous

Cindy :)