Coucou à tous !

J'espère que vous allez tous bien :) je dois avouer que j'avais peur de vos réactions vis-à-vis du chapitre précèdent… Désolée pour les personnes que j'ai rendues triste ou même que j'ai fait pleurer. Merci d'être là chaque semaine et de me soutenir.

Merci aux personnes qui ont ajoutés Nuances à leurs alertes et leurs favoris.

Merci à Cecile78, Alexis, Guest, Lysendra, Zoé, justmoi59, Claire, Amber, Clairegleek78, AnnaKlaineuse, Fen, Klaineuse, Guest, Anne-So, LorahB et Sarah pour vos reviews.

Cecile78 : bien sûr que oui mais Kurt est trop blessé pour le lui avouer…

Anderverysue : oh je me sens affreuse d'être ce motif… :( tu es adorable, merci à toi pour tes fics géniales et tes commentaires aussi gentils et encourageants :)

Guest : oh mon Dieu, je suis vraiment désolée:/

Lysendra : oh non, il ne faut pas pleurer :'( je déteste savoir les gens ainsi. Tout va s'arranger.

Justmoi59 : non je ne pense pas non plus, sinon il ne serait pas laisser battre. Il ne devait pas avoir conscience de la douleur qu'il ressentirait.

Maloke : oh merci c'est vraiment gentil. Ça a été l'un de mes préférés à écrire. Merci, à la semaine prochaine :)

Guest (Amber) : hey ! Tu voulais une réponse : la voilà :) oui ne t'inquiète pas, tu verras que ça ira mieux très vite si tu lis la suite :) Oui ils souffrent tous les deux mais Blaine est plus démonstratif on va dire. Oui c'est définitivement ce que je pense aussi : ils sont faits pour être ensemble ! Oui je sais c'était (légèrement) cruel. Merci en tout cas :') héhé (jeu de mots très bien choisi )) Gros bisous Amber.

Clairegleek78 : oui tu as tout à fait raison. C'était le déclic qu'il leur fallait à l'un comme à l'autre. Wow, parfaite carrément… ça me touche beaucoup ce genre de commentaires, merci :') haha en même temps, comme tu le dis si bien, qui serait repoussé par un Kurt/Chris comme ça ? Pas moi en tous cas )

AnnaKlaineuse : merci alors :) tu devrais voir tout ça avec ce chapitre :) ce n'est pas dans mes plans ne t'inquiète pas. Paul est juste un moyen de « taquiner » Kurt ) A la semaine prochaine Anna :)

Fen : héhé pauvre Blainey… Il fallait qu'il parte pour leur bien à tous les deux, même si ce n'est pas flagrant pour l'instant. Je pense que tu auras tes réponses dans les prochains chapitres )

Klaineuse : petites têtes de gâteaux… C'est original ) oui c'était nécessaire pour l'un comme pour l'autre. Il devait vraiment connaître leur première dispute et « rupture ». Héhé tu devrais voir ça rapidement ne t'inquiète pas. Ça marche. Ce que je souhaite plus que tout pour la saison 6 c'est qu'on ait notre kledding. C'est tout ce que je demande parce que les garçons méritent le bonheur. Et le bonheur de B c'est K et vice versa :) enfin ce n'est que mon avis ) Oh la meilleure des histoires, vraiment ? Ça me touche énormément, je ne suis pas le genre de personnes à avoir confiance en soi donc des reviews comme les tiennes me rassurent et réchauffent mon cœur :') Je n'ai pas écrit de passage concret où Joey signait un accord c'est pour ça que tu ne t'en souviens pas. Je te demandais si tu te souvenais de l'accord de confidentialité que B a signé, parce que Joey a signé le même genre d'accord ) non en fait Hunter va rester là un bon moment encore ) oui j'aime tes théories. Drôle ne serait pas mot que j'emploierai mais tu verras ) oui c'est vrai tu es ma plus grande fan :D Mais le cadeau est finalement apparu tu as vu ? ) Tes reviews me font toujours sourire quoi qu'il arrive :') OOOOOH TU AS CHANGE TA SIGNATURE ! :D vivement ta prochaine review :) Bisous.

Guest : non je suis désolée :( mais ce passage triste était obligatoire...

HOP3SO : merci ma chumy chat :) je suis contente que tu aies récupéré ton portable :) Pâquerette et Gaufrette t'envoient pleins de bisous cochons d'Inde ;)

LorahB : hey ! Je suis contente que cette version ne te déçoive pas alors :) Je poste mes chapitres tous les vendredis. Si j'ai des empêchements je vous préviendrai avant. Oh ben merci c'est vraiment gentil :') héhé tu as raison ;) Merci à toi pour ta review et j'espère pouvoir avoir régulièrement ton avis sur cette fic :) Gros bisous

Licorne-Klaine : ce moment difficile était nécessaire dans leur histoire. Je conçois tout à fait que c'est difficile à lire (c'était difficile à écrire même si ce chapitre a été mon préféré à écrire) plein d'amour tu verras mais plein de sexe... Eh bien, est-ce que Nuances serait toujours Nuances sans une bonne dose de sexe? A toi de me dire ;) c'est la première fois qu'on me pose cette question et ça me plait beaucoup ;) je fais beaucoup de recherches Internet pour trouver les termes exacts sur les pratiques et les accessoires pour que tous les détails soient le plus exacts possible. Je fais pareil pour tous les lieux que je cite dans l'histoire : à l'adresse du Phénix à New York, il y a un hôtel de luxe ; l'aérodrome de Los Angeles où K & B ont fait du planeur existe ; les maisons d'édition où Blaine a postulé existent aussi. Enfin j'oublie plein de choses. Si tu veux d'autres explications je peux te les donner :) demande moi sur Tumblr ou sur PM :) bisous

Merci à la géniale et adorable Zoé qui m'a conseillé pour ce chapitre.

Et un énorme câlin à toi Sarah qui a parlé de ma fic et qui la diffusé sur Tumblr. Merci chérie *cœur*

Sur ce, bon chapitre :)

ENJOY !

Chapitre 27

Il fait noir. J'ai froid.

Pourquoi maman ne répond pas ? Pourquoi ne s'occupe-t-elle pas de moi ?

« Maman ? Maman ? »

Pourquoi la voiture a été poussée comme ça ? Pourquoi j'ai la tête en bas ? Pourquoi on ne repart pas ? Papa va se demander où on est et on va manquer le dîner du vendredi.

Je suis tout mouillé. J'ai mal.

Pourquoi ma maman ne vient pas me faire un câlin et un bisou magique pour enlever mon bobo ?

Je crie. Je pleure. J'ai peur.

« Maman ? MAMAN ! »

Il se réveille en criant, le cœur battant, le corps baigné dans la sueur. Il se passe les mains dans les cheveux.

Non, non… Ils sont de retour.

Il inspire fortement en tentant d'oublier l'odeur métallique et écœurante du sang et la sensation de froid.

OoOoOoOoOoO

Troisième jour sans Kurt : toujours vivant. Ou survivant plutôt.

Premier jour de mon nouveau travail aussi. Toute chose est bonne à prendre pour me changer les idées. Cette journée s'est déroulée dans un brouillard fait de visages inconnus, de nouveaux gestes à produire et de Monsieur Hunter Clarington.

Tiens, quand on parle du loup…

Il se déplace et vient se poster devant mon bureau. Il pose ses mains sur le bord pour prendre appui et s'approche de moi, ses yeux noisette luisants.

« Vous faites du très bon travail Blaine. Je sens que nous allons faire des étincelles ensemble »

Mes lèvres se retroussent à peine pour lui adresser un sourire faux.

« Je vais rentrer si vous n'avez plus besoin de moi » chuchotais-je.

« Oui allez-y, il est 17h30. A demain »

« Bonne soirée Hunter »

« Vous aussi Blaine »

J'enfile rapidement mon blazer, passe la lanière de ma sacoche par-dessus ma tête et part vers la sortie. A l'extérieur, j'avale une grande goulée de l'air pollué de New York. Ce n'est pas cela qui referme la plaie béante dans mon torse. Plaie béante qui s'ouvre un peu plus depuis samedi matin. Un gouffre profond présent pour que je n'oublie pas tout ce que j'ai laissé derrière moi. Je marche vers mon appartement en regardant le sol. Je n'ai même plus ma vieille voiture qui m'accompagne depuis mes 16 ans.

Non. Je pousse cette pensée dans un recoin sombre de ma tête. Penser à ça, ça veut dire penser à lui. Je vais m'acheter une nouvelle voiture. Ça ne doit pas être un problème. J'ai la certitude qu'il a grossi la somme de la vente de mon ancienne voiture. Ceci ne me plaît pas et me laisse un goût amer sur la langue. Non. Je ne dois pas penser à ça non plus. Mon esprit doit rester le plus possible brumeux et creux. Je dois à tout prix éviter de penser à lui. Je ne veux pas me remettre à chialer, surtout pas dans une rue bondée.

J'entre dans l'appartement vide. Sam me manque énormément. Je l'imagine allongé sur le sable d'une plage mexicaine, entouré de Zoé et Santana, en train de siroter un cocktail.

Je mets en route la télé pour créer un bruit de fond et pour me donner une illusion de compagnie. Je ne fais pas attention à ce qui se déroule à l'écran. Je regarde dans le vide, assis sur le canapé. Je me sens engourdi. Rien ne semble m'atteindre, la souffrance prenant toute la place en moi. Combien de temps vais-je avoir mal ? Est-ce que la douleur partira un jour ?

Le son de l'interphone me fait sursauter et me tire de mes malheureuses pensées. Une pointe d'espoir frappe mon cœur. Qui ça peut être à cette heure ? J'enclenche le bouton pour entendre mon visiteur.

« J'ai une livraison pour Monsieur Anderson » marmonne un homme blasé.

« Je descends »

La déception enserre mon cœur. Je me traîne plus qu'autre chose jusqu'à la porte de mon immeuble. Un garçon qui mâche bruyamment son chewing-gum me tend un grand colis. Je signe le reçu et remonte péniblement chez moi. J'aurais pensé que la boîte allait être lourde mais non. Dedans se trouve une douzaine de lys rose et une douzaine de lys tigrés orange, le tout accompagné d'une carte.

Bravo pour ton premier jour. J'espère que tout s'est bien passé. Merci pour le cadeau. C'était très bien choisi. Il plane sur mon bureau.

Kurt.

Je regarde attentivement le petit mot et la plaie béante dans mon torse s'ouvre un peu plus. Ce n'est pas lui qui l'a écrit. Il a dû demander à Elena de le faire à sa place. Il n'a même pas pris le temps de l'écrire lui-même. Ça fait mal. Très mal. J'examine les lys. Ils sont vraiment beaux. Leur odeur suave me monte au nez. L'idée de les jeter me fend le cœur. Je vais les mettre dans un vase plutôt.

OoOoOoOoOoO

Mon déprimant quotidien s'oriente toujours de la même façon : me lever, me doucher, aller au travail, rentrer, craquer et m'endormir. Enfin essayer de m'endormir. Mon subconscient ne veut pas le laisser partir et décide de venir hanter mes nuits avec son image. Ses beaux yeux bleus affolés, son superbe visage malheureux, ses fins cheveux coiffés à la perfection… Toutes mes nuits sont emplies de son souvenir. Et toutes ces mélodies… Qu'est-ce que j'aimerais devenir sourd. Même la chanson la plus innocente de la terre me le rappelle.

Depuis samedi, je n'ai parlé à personne, même pas à Cooper. Si j'en parlais à quelqu'un, tout deviendrait trop concret et réel et je suis trop fragile pour affronter ça. Je ne peux pas. Je suis une sorte de terrain vague, totalement ravagé par l'ouragan du siècle, où toute vie est inexistante et où le Soleil ne se lève plus. Enchanté, Blaine Anderson.

Discuter du boulot avec les collègues du boulot c'est supportable. Mais parler à Cooper, ce serait trop dur. Il poserait des questions et tout en moi s'écroulerait pour de bon. S'il reste quelque chose susceptible de s'écrouler…

OoOoOoOoOoO

Me nourrir est devenu compliqué. J'arrive à avaler un yaourt au déjeuner de mercredi. C'est le premier aliment que je mange depuis vendredi. Le café et le coca me tiennent debout. La caféine et le sucre du soda me permettent de ne pas tomber. Je survis. Bon, bien sûr avec ce régime, je suis à cran.

Hunter essaye de se rapprocher de moi. Il me pose des questions sur ma vie et je dois dire que ça commence à me prendre la tête. Je ne dis pourtant rien et tente de paraître agréable. Il doit rester loin de moi.

Je m'installe à mon bureau et commence à taper les réponses à ses lettres. Monsieur n'a pas le temps de le faire lui-même. Mais bon l'avantage de cette corvée c'est que mon esprit reste loin de mes problèmes. J'entends le son de la notification indiquant un nouveau mail. Je relève la tête pour voir de qui il vient.

Kurt Hummel.

Putain non. Pas au travail. Pas quand je suis entouré de monde.


De : Kurt Hummel

Objet : Demain

A : Blaine Anderson

Cher Blaine,

Excuse-moi de te déranger pendant tes heures de travail. J'espère que tout se passe bien et que tu as reçu mes fleurs.

Je viens de me souvenir que l'exposition de Sam est demain soir. Je me demandais si ton invitation tenait toujours et si tu acceptais que je t'y emmène. Je suppose que tu n'as pas eu le temps de t'acheter une nouvelle voiture et les rues de New York, en pleine nuit, ne sont pas très sûres.

Préviens-moi.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


Mes yeux me brûlent et les larmes y affluent. Je me dépêche de partir m'isoler dans les toilettes. Je me verrouille dans une des cabines.

Merde, l'exposition de Sam m'était complétement sortie de la tête. Je dois y aller, c'est mon meilleur ami. Et même si Kurt exagère souvent, il a raison cette fois : les rues new-yorkaises sont flippantes la nuit. Alors y trainer, non merci.

Je prends ma tête entre mes mains. Sam aurait pu me passer un coup de fil pour me le rappeler. Enfin maintenant que j'y pense, je n'ai reçu aucun appel ces derniers jours. J'étais tellement perdu que je ne me suis pas rendu compte du silence radio de mes amis.

Oh mais quel con ! J'avais activé le renvoi d'appel vers l'IPhone. Quelle merde ! Kurt doit avoir accès à tous mes appels. Enfin s'il a gardé l'IPhone. D'ailleurs comment connaît-il ma nouvelle adresse mail ? D'un côté, je suis sûr qu'il sait quelle pointure je fais. Alors retrouver mon adresse mail, ça doit être du gâteau.

Est-ce que je pourrais supporter de le revoir ? Est-ce que j'ai envie de le revoir ? Je ferme les yeux et appuie ma tête contre la paroi de la cabine. L'impatience mêlée à la peine me submerge. A qui je crois mentir ? Bien sûr que je veux le revoir !

Des rappels difficiles de certains détails me reviennent : le survol de Los Angeles en planeur, nos doigts enlacés, nos lèvres collées, les câlins avant de s'endormir, sa tendresse trop rare, son sens de l'humour particulier et ses beaux yeux bleus parfois brillants, parfois autoritaires. Il me manque. Cinq jours. Cinq jours de souffrance qui m'ont parus des mois. Chaque soir, je pleure sur mon oreiller en me demandant : pourquoi je l'ai quitté ? Pourquoi n'est-il pas doux et romantique ? Pourquoi ne pouvons-nous pas être ensemble ? Combien de temps la douleur va creuser ma poitrine ? Je suis en enfer.

Je tombe sur le sol et serre fortement mes genoux contre mon torse pour ne pas exploser. Il me manque. Il me manque tellement. Et je l'aime. C'est aussi simple que ça.

Blaine, reprends-toi. Ce n'est pas l'endroit pour craquer.

Je dois être courageux. Je veux vraiment aller à l'expo de Sam. Et je sais très bien que je veux aussi voir Kurt. Je dois être maso en fait. Je sors de la cabine et me passe de l'eau sur le visage avant de retourner travailler.


De : Blaine Anderson

Objet : Demain

A : Kurt Hummel

Bonjour Kurt,

Oui j'ai bien reçu les fleurs. Elles sont très belles. Merci.

L'invitation tient toujours et ce serait très gentil de m'y emmener.

Je te remercie.

Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.


Je regarde dans les paramètres de mon portable et constate que le renvoi d'appel vers l'IPhone est toujours activé. Je profite du fait qu'Hunter soit en visioconférence pour appeler Paul.

« Hey Paul, c'est Blaine »

« Bonjour bel inconnu »

Sa voix est si douce et amicale que les larmes picotent mes yeux à nouveau. J'inspire profondément et continue :

« Je suis au travail, je ne peux pas te parler longtemps. Est-ce que tu viens toujours à l'expo de Sam demain ? »

« Bien sûr ! Toi aussi ? » demande-t-il joyeusement.

« Evidemment »

« Génial ! On se voit demain Blainey. J'ai hâte »

Pour la première fois depuis cinq jours, je souris sincèrement.

« Moi aussi Paul. A demain »


De : Kurt Hummel

Objet : Demain

A : Blaine Anderson

Cher Blaine,

A quelle heure dois-je venir te prendre ?

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Demain

A : Kurt Hummel

L'événement débute à 19h30. A quelle heure es-tu disponible ?

Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.


De : Kurt Hummel

Objet : Demain

A : Blaine Anderson

Cher Blaine,

La galerie n'est pas loin. Je viendrais te chercher à 19 heures.

J'ai hâte de te voir.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Demain

A : Kurt Hummel

On se voit demain.

Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.


Je vais revoir Kurt demain… Wow. Ma souffrance diminue légèrement à cette perspective. Pendant ces cinq jours, je n'ai pas osé me demander comment il a vécu la séparation.

Peut-être que je lui ai manqué. Pas autant que lui m'a manqué certainement. Est-ce qu'il s'est mis en quête d'un nouveau Soumis ? Non je ne dois pas me poser ce genre de questions, ça fait trop mal. Je fixe le tas de lettres que je dois traiter pour Hunter. Je m'efforce d'éloigner mes pensées de Kurt.

OoOoOoOoOoO

Cette nuit-là, je tourne et me retourne dans le lit, incapable de m'endormir, l'esprit trop chargé. Pour une fois, je ne me suis pas couché en pleurant.

Je n'arrête pas de repenser à l'expression de Kurt devant l'ascenseur quand je l'ai quitté. Ses traits étaient déformés par la douleur. Ce que je trouve bizarre c'est qu'il m'a supplié de rester. Pourtant il savait très bien que nous foncions dans le mur et que cette « relation » était morte avant d'avoir vue le jour. Je ne pouvais pas accepter qu'il me batte. Il ne pouvait pas accepter… Quoi au juste ? Mes sentiments ? Mon amour ?

Je me mets sur mon flanc droit et serre mon oreiller contre moi en souhaitant qu'il puisse aspirer toute ma peine. D'après Kurt, ce n'est pas possible que je l'aime. Pourquoi cette aversion de lui-même ? Le problème vient de sa jeunesse ? De son adolescence ? De sa mère alcoolique ? Toutes ces pensées tourbillonnent dans ma tête et me tiennent éveillé jusqu'à ce qu'à 5h du matin, je tombe d'épuisement et m'endors.

OoOoOoOoOoO

La journée traîne en longueur. Je n'ai pas eu une seule minute de relâchement car Hunter a gardé les yeux braqués sur moi tout le temps. Je pense que le costume bleu foncé que j'ai enfilé ce matin y est pour quelque chose. Enfin en supposant que son regard insistant sur mon cul veuille dire ça… Je ne préfère pas trop y penser. Les vêtements flottent sur moi plus que d'ordinaire mais ce n'est pas important.

La fin de journée arrive finalement. Je passe ma veste et récupère ma sacoche. J'essaye de calmer au mieux mon agitation. Dans quelques heures, je vais le revoir.

« Vous êtes attendu ce soir Blaine ? » me questionne Hunter en passant la tête dans l'embrasure de la porte de mon bureau.

« Hmm. Oui. Non. Peut-être. Je ne sais pas trop »

Il fronce les sourcils et semble se débattre avec lui-même pour ne pas me mitrailler de questions.

« Une petite-amie ? »

« Non » répondis-je en rougissant, « un ex petit-ami en fait »

Je n'avais encore jamais parlé de mon homosexualité avec lui mais la façon dont il m'a reluqué le derrière toute la journée me donne un indice sur son orientation sexuelle.

« Oh d'accord, désolé pour ma maladresse… Voudriez-vous venir prendre un verre demain ? Votre première semaine a été exemplaire Blaine. Autant fêter ça »

Il me sourit et, en un clin d'œil, son visage est traversé par une émotion étrange. Il semble très nerveux. Il finit par partir nonchalamment. Je reste figé un instant. Sortir boire un verre avec son patron, est-ce une bonne idée ?

Survis à cette soirée, on verra plus tard pour le reste.

Je secoue la tête pour reprendre mes esprits. Je passe aux toilettes avant de rentrer. Comme toujours ces derniers temps, j'ai le teint blafard et de grosses poches noires sous mes trop grands yeux. Je suis amaigri et agité. Mon Dieu, regardez-moi ces cheveux ! Ils sont encore plus incontrôlables que d'habitude. J'essaye de me rendre un peu plus acceptable et je sors. Je vais rentrer chez moi pour mieux me préparer.

De plus en plus stressé, je passe dans le hall d'accueil et adresse un sourire et un signe de main à Sugar à la réception. Elle est adorable. Je crois que je pourrais devenir ami avec elle. Hunter est en train de parler avec Marc alors que je m'apprête à sortir du bâtiment. Hunter se dépêche de venir m'ouvrir la porte avec un sourire charmeur.

« Je vous en prie Blaine » chuchote-t-il.

« Merci » répondis-je totalement gêné par son geste.

Ce n'est qu'à cet instant que je le remarque.

Joey m'attend près de la voiture de Kurt. Mon cœur bat la chamade. Qu'est-ce qu'il fout là ? Je m'approche de Joey qui m'ouvre la portière arrière. Je ne sais pas ce que je dois faire : monter ou rentrer chez moi ? Je regarde Hunter qui affiche une mine renfrognée.

Je me tourne et me glisse sur la banquette arrière de la voiture. Et là, je le vois. Mon Kurt. Il porte un costume bleu pâle sur une chemise blanche. Il n'a ni cravate ni nœud papillon. Le premier bouton de sa chemise est défait. Ses yeux bleus flamboient.

« Depuis quand tu n'as pas mangé ? » grogne-t-il après que Joey ait refermé la portière.

Et ça commence…

« Bonjour à toi aussi Kurt. Ravi de te revoir aussi »

« Ne joue pas à ça et réponds à ma question »

Il a son regard froid et autoritaire.

« Eh bien ce midi, j'ai mangé un yaourt. Oh et une banane aussi »

« Depuis quand n'as-tu pas mangé de vrai repas ? » insiste-t-il d'un ton bourru.

Joey s'installe derrière le volant, met le contact et s'engage sur la route. Malgré les vitres teintées, Hunter me sourit et me fait un signe de main. Je lui rends les deux.

« C'est qui ? » questionne Kurt.

« Mon patron »

J'ose un regard vers la statue grecque à côté de moi. Sa mâchoire est crispée et son visage est glacial.

« Alors ? Ton dernier vrai repas ? »

« Kurt, sans t'offenser, ce ne sont pas tes affaires » chuchotais-je, peu sûr de moi.

« Tes affaires sont aussi les miennes. Donc ? »

Tu mens. Je lève les yeux au ciel avec un soupir appuyé. Kurt me regarde les yeux grands ouverts. C'est la première fois depuis samedi que j'ai envie d'exploser de rire. Je fais tout pour retenir mes gloussements. L'expression de Kurt devient plus douce en voyant que je me retiens de rire. Ses lèvres se retroussent légèrement dans un sourire.

« Donc ? » insiste-t-il plus gentiment.

« Un risotto aux champignons. La semaine dernière » répondis-je dans un murmure.

Il inspire profondément en fermant les yeux. La fureur et le mécontentement passent sur ses traits.

« Ok » dit-il d'un ton neutre, « tu as beaucoup maigri depuis la dernière fois. Tu dois te nourrir correctement Blaine s'il te plaît » me gronde-t-il.

Je détourne la tête en me sentant comme un gosse mis au coin. Il me traite toujours comme tel…

Il s'approche de moi.

« Tu vas bien ? » demande-t-il doucement.

En fait non, je me sens plus bas que terre. Et je m'enfonce encore pour tout te dire.

« Te dire que oui serait un mensonge »

« Pour moi c'est pareil » murmure-t-il en enlaçant nos doigts, « tu me manques »

Main dans la main.

« Kurt, je… »

Je déglutis.

« Pourquoi tu es ici si tôt ? »

« Je voulais passer du temps seul avec toi. Blainey, je t'en prie, on doit discuter »

Je vais craquer et recommencer à pleurer.

« Kurt, s'il… s'il te plaît… Je suis tellement fatigué de pleurer »

Ma voix est tremblante à cause du torrent d'émotions qui s'abat en moi.

« Oh non bébé »

Il appuie sur ma main et, en deux temps trois mouvements, il m'a fait grimper sur ses cuisses. Il me serre contre lui et niche son nez dans mes boucles.

« Tu m'as énormément manqué Blaine » dit-il en respirant mon odeur.

Je voudrais m'éloigner de lui pour pouvoir garder le peu de self control qu'il me reste mais ses bras sont enroulés autour de moi. Il me serre un peu plus fort. J'abandonne. Ça y est, je suis à la maison.

Je me love contre lui et pose ma tête contre mon cou. Il dépose plusieurs baisers dans mes cheveux. Voilà, j'ai retrouvé ma place, dans ses bras. C'est là que je dois être. Je profite de son parfum : caramel et gel douche. L'odeur du bien-être. Je me laisse rêvasser en me disant que tout ira bien et que mon cœur fracassé va guérir.

Un moment passe et la voiture s'arrête. Je crois que nous sommes devant le Phénix.

« Suis-moi » me dit Kurt en me repoussant gentiment, « on est arrivé »

Arrivés où ?

« J'ai prévu quelque chose pour toi sur le toit » ajoute-t-il.

Sur le toit ? Quelle drôle d'idée… Joey descend et ouvre la portière. Je m'extirpe de la voiture. Il me sourit d'une façon bienveillante et gentille. Je me sens à l'aise et lui rends son sourire.

« J'ai toujours votre mouchoir Joey »

« Vous pouvez le garder Monsieur Anderson. Je suis content de vous revoir »

Je sens mes joues chauffer. Kurt fait le tour de la voiture et noue sa main à la mienne. Il adresse un regard inquisiteur à Joey mais celui-ci est redevenu stoïque comme d'habitude.

« 19 heures ? » lui demande Kurt.

« Oui Monsieur »

Kurt sourit poliment et nous entrons dans l'hôtel. La blonde à l'accueil nous dévisage en passant. Je l'ignore et profite de la sensation de la grande et douce main de Kurt dans la mienne. L'attraction entre nous est toujours présente : je suis le papillon attiré par la flamme. Je me suis brûlé mais peu importe, la chaleur est trop agréable.

Arrivés près des ascenseurs, il appuie sur le bouton Appel. Je le regarde brièvement et voit sur ses lèvres son sourire en coin secret. Les portes s'ouvrent. Il me lâche et s'écarte pour me laisser monter dans la cabine.

Les portes se ferment. Je le regarde à nouveau. Il baisse les yeux vers moi et les fixe aux miens. Le courant électrique est là. La tension est plus que palpable. L'air qui nous entoure crépite et le lien invisible qui nous relie nous tire l'un vers l'autre.

« Oh » soufflais-je, étonné et troublé.

Je profite un instant de cette attirance naturelle et incontrôlable qui nous prend par les tripes.

« Moi aussi je la sens » dit-il chaudement.

L'envie s'étend en moi, brûlante et destructrice. Kurt effleure ma main du bout des doigts et me la caresse sensuellement. Les muscles de mon bas-ventre se tordent délicieusement.

Comment peut-il m'exciter avec un si simple contact ?

« Blaine, s'il te plait, laisse cette lèvre tranquille » murmure-t-il.

Je lève le visage vers lui et arrête de me mordre la lèvre. Je le veux. Ici. Maintenant. Dans cet ascenseur. Pourquoi s'en priver après tout ?

« Tu sais l'effet que ça a sur moi » chuchote-t-il.

Oh ! J'ai encore ce pouvoir sur lui ? C'est bon à savoir.

Les portes s'ouvrent à nouveau perçant notre bulle électrique. Nous sortons de la cabine et on se retrouve sur le toit. Le vent frais du soir me fait frissonner malgré ma veste. Kurt enroule son bras autour de ma taille et me colle à lui. Il m'entraîne ensuite dans un coin. Nous passons à côté de son hélicoptère, posé sur l'héliport. Il nous stoppe ensuite devant ce qui semble être un plaid et deux coussins. Cette petite attention me touche beaucoup. Je sais que pour lui, ça a dû être un gros effort.

« Kurt c'est… »

« Je voulais simplement qu'on soit seul et au calme pour parler tranquillement. C'est peut-être maladroit mais… »

« Non, c'est une très bonne idée » le coupais-je.

« Super ! Alors je t'en prie, assieds-toi »

Je m'assois sur l'un des coussins et Kurt fait de même. Il se place dans mon dos, étend ses jambes à côté des miennes et me tire entre elles afin que je sois contre lui. Il enroule ses bras autour de ma poitrine et soupire d'aise dans mes cheveux.

Nous restons ainsi en silence à fixer l'horizon. Seuls le vent et la respiration de Kurt sifflent dans mes oreilles. Je suis bien dans ses bras. Je n'ai pas froid et je me sens en sécurité. Il me fait sursauter quand il parle à mon oreille :

« On est déjà allé chatouiller le Soleil ensemble Blaine. Aujourd'hui, on a le privilège de le regarder se coucher »

Je tourne légèrement le visage pour pouvoir voir le sien. Je suis assez étonné. Je trouve que, malgré qu'il pense que son geste était maladroit, le moment est très romantique. Il me regarde dans les yeux et me sourit. Je lui souris en retour en rougissant. Il est superbe. Ses yeux bleus sont brillants lorsqu'ils s'accrochent aux miens. Il est tellement beau que mon souffle se coupe. Mon cœur rate un battement quand je m'attarde sur ses lèvres.

« Même si le coucher de Soleil est beau, la vue est tout autant magnifique tu ne trouves pas ? »

Je hoche la tête. Les seules fois où je suis venu sur ce toit, il faisait nuit et je n'avais pas remarqué la beauté du panorama. Tout semble minuscule d'ici. On domine le monde et notre seul spectateur est le Soleil qui décline de plus en plus. La lumière qu'il produit donne un aspect fantastique à la ville.

« Droit devant, tu as Central Park. A ta droite, tu peux voir le Chrysler Building et à ta gauche, l'immense Empire State Building » énumère-t-il en me les montrant un à un.

Je regarde au fur et à mesure de ses indications.

« Je ne suis jamais monté dans l'Empire State Building »

« Je pourrais t'y emmener. La vue est géniale après 21 heures »

« Kurt, nous ne sommes plus… ensemble »

« Je le sais. Mais ça ne nous empêche pas de passer du temps ensemble, si ? »

Ses yeux naviguent entre colère et peur. Je secoue la tête pour ne pas le fâcher ou l'agacer plus.

« C'est superbe. Merci de m'avoir permis de voir ça »

« Je t'en prie Blaine. Les belles choses méritent de l'attention non ? »

Comme toi…

« Tu as raison… »

J'ajoute après un silence :

« Je suis assez étonné de voir que tu es capable de prévoir des moments comme celui-là »

« Tu me flattes Blaine. Je suis un homme plein de surprises »

« Oh je n'en doute pas une seconde »

Ses lèvres s'étirent en un sourire fier. Pour la première fois de la semaine, je suis détendu et bien. Simplement bien. Peut-être que la douleur va réussir à finalement partir…

« Tout se passe bien à ton nouveau travail ? »

« Oui ça va. C'est intéressant »

« Ça se passe bien avec ton patron ? »

« Oui il est assez sympa »

Est-ce que je dois lui dire qu'Hunter me met mal à l'aise ? Il me fixe avec insistance.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » me questionne-t-il.

« Rien à part… » m'interrompais-je en faisant un geste nous indiquant lui et moi.

« A part quoi ? »

« Oh tu le sais bien. Qu'est-ce que tu peux être simple d'esprit quand tu t'y mets… »

« Moi ? Simple d'esprit ? Ton ton ne me plaît pas du tout Blaine »

« C'est bien dommage »

Il me sourit grandement.

« Même ton insolence m'avait manqué Blaine. Etonnant non ? »

Ma respiration se bloque. J'ai envie de lui hurler qu'à moi aussi il m'a manqué, chacune de ses petites manies m'ont manqué. Tout de lui. Au lieu de ça, je ne dis rien et tourne les yeux vers le Soleil presque complétement disparu. Le ciel est teinté d'une couleur orange chaude qui devient de plus en plus foncée. Moi, le papillon près à se brûler une nouvelle fois contre la flamme.

Nous ne parlons pas, profitant simplement d'être dans les bras l'un de l'autre à contempler le paysage. Le ciel est maintenant bleu foncé avec quelques traits rose/violets et des nuages plus clairs.

L'air est devenu plus frais étant donné que l'astre s'est couché et je commence à avoir froid. Mais je me tais, ne voulant pas briser la tranquillité qui nous enveloppe.

Cela fait seulement trois semaines que Kurt et moi nous nous sommes rencontrés. Mais c'est comme si je le connaissais depuis une éternité, comme si on avait fait connaissance dans une autre vie ou que justement, ma vie a commencé dès qu'il est arrivé.

Kurt bouge dans mon dos et me serre un peu plus contre lui. Je lui en suis reconnaissant car sa chaleur corporelle est plus que bienvenue.

« Tu as froid Blainey ? » me demande-t-il doucement.

« Non ça va » mentis-je ne voulant pas perdre son contact.

« On peut rentrer si tu veux » insiste-t-il.

« Non, c'est bon je t'assure »

Au même moment, quelqu'un s'éclaircit la gorge derrière nous. Nous nous retournons dans un même mouvement. Joey se tient là, très professionnel.

« Pardonnez-moi de vous déranger Messieurs mais il est l'heure de partir »

Kurt se relève et me tend la main pour que j'en fasse de même.

« Merci Joey »

Celui-ci baisse la tête poliment avant de continuer :

« La voiture est prête devant le bâtiment. Et, s'il vous plait, prenez l'escalier jusqu'au 25ème étage. L'ascenseur rencontre des problèmes techniques »

« Assurez-vous que ces problèmes soient réglés dans les plus brefs délais » ordonne Kurt.

« Bien Monsieur »

Joey s'écarte pour nous laisser passer. Il me sourit légèrement quand nous passons près de lui. Kurt ouvre la porte permettant d'accéder aux escaliers de secours.

« Fais attention Blaine » grogne-t-il.

« Attention à quoi ? » demandais-je, ne comprenant pas.

« Dans les escaliers. Je n'ai pas envie que tu tombes et que tu te casses plusieurs membres »

Je lève les yeux au ciel et je vois ses yeux devenir plus sombres.

« Ce n'est pas la première fois que je prends des escaliers tu sais ? »

« Hmm… Sortons d'ici » dit-il bougon.

OoOoOoOoOoO

Dans la voiture nous conduisant à l'expo, le silence est plus que pesant. Une boule d'anxiété pèse dans mon ventre depuis que nous avons quitté le toit du Phénix. Kurt est impassible, sinistre et semble soucieux. Notre joie sereine de tout à l'heure a complétement disparu. J'aimerais lui parler de tant de choses mais le trajet n'est pas assez long. Kurt regarde dehors, songeur.

« Paul est seulement mon ami » chuchotais-je.

Il me regarde. Ses yeux sont sérieux et méfiants mais son visage est totalement neutre. Je descends plus bas et tombe sur sa bouche. Non mais regardez-moi ça ! Ses lèvres sont rose clair et je sais qu'elles sont extrêmement douces. Je me souviens quand elles étaient posées sur chaque parcelle de mon corps. J'ai chaud tout à coup. Kurt gigote sur le siège et fronce les sourcils.

« Blaine, il te déshabille du regard dès que ses yeux sont sur toi »

Il s'arrête et me détaille.

« Tu dois me promettre de manger correctement d'accord ? »

« Oui Kurt, je le ferai » lui répondis-je comme si c'était évident, en évitant d'avoir l'air condescendant.

« Ce n'est pas une blague »

« Oh vraiment ? »

Je ne peux pas dissimuler mon ton plein de dédain. Non mais il n'est pas culotté lui ! A cause de qui je suis au fond du gouffre depuis samedi ?!

A cause de toi.

Non lui. Ou moi… J'en sais rien.

« Ecoute, ce n'est pas négociable Blaine. Je veux te récupérer. Et en bonne santé »

« Mais la situation est toujours la même »

Tu es toujours fou sous plusieurs nuances.

« On discutera de ça en rentrant. On est arrivé »

La voiture se gare devant la galerie. Joey m'ouvre la portière et je sors. Kurt me suit.

« Pourquoi tu fais ça ? » demandais-je d'un ton plus énervé que je le voulais.

« Faire quoi ? » rétorque-t-il, étonné.

« Pourquoi tu te lances sur un sujet que tu sais énorme mais que tu ne continues pas ? »

« Blaine, on est arrivé. Là où tu as voulu être. Allons voir cette exposition et on discutera plus tard. Je n'ai pas tellement envie d'étaler ma vie privée ici »

C'est vrai que l'endroit est mal choisi pour faire une scène. On est dans une rue assez peuplée. Je soupire et il me lance un regard furieux.

« Ok, ok » soufflais-je.

Il prend ma main dans la sienne et nous pénétrons dans la galerie.

Nous entrons dans un très grand espace aux murs en briques blanches et au sol recouvert de parquet sombre. L'endroit est empli de monde qui regarde avec attention les créations de Sam exposées. Un instant, je me concentre sur ce que je ressens : de la fierté pour mon meilleur ami. Il a réussi, son travail est enfin reconnu.

« Bienvenue à l'exposition de Sam Evans à la SoHo Loft Gallery »

Une jeune femme aux cheveux châtains coupés à la garçonne, à la tenue simple mais élégante et aux lèvres laquées d'un rose voyant se tient devant nous. Elle me regarde à peine mais prend bien son temps pour ce qui est de Kurt. Son attention revient sur moi alors qu'elle devient rouge pivoine, troublée.

Je fronce les sourcils. Putain il est à moi. Enfin il l'était… J'essaye de ne pas rouspéter. Elle semble réussir à retrouver son calme quand elle s'adresse à moi.

« Oh mais vous êtes Blaine ! Ravie de vous voir parmi nous ce soir »

Elle me sourit grandement et me tend un dépliant. Elle nous indique ensuite le buffet plein de petits fours et de boissons.

« Tu connais cette fille ? » me demande Kurt, interloqué.

« Absolument pas »

« Oh, j'aurais cru pourtant. Tu veux boire quelque chose ? »

« Oui du vin s'il te plait »

Il fronce les sourcils, ouvre la bouche pour dire quelque chose mais se tait et part vers le buffet.

« Blainey ! »

Sam pousse les gens pour venir vers moi.

Wow, il est magnifique. C'est rare de le voir en costume, il déteste ça. Il s'approche de moi, un sourire énorme sur le visage. Il me serre de toutes ses forces contre lui et je mords la lèvre pour ne pas me mettre à pleurer. Mon meilleur ami est là. C'est bon de le retrouver. Je sens les larmes me monter aux yeux.

« Blainey tu m'as tellement manqué » murmure-t-il contre mon oreille.

Il s'éloigne de moi et me tient par les épaules à bout de bras. Il m'inspecte de ses yeux bleus.

« Pourquoi tu me regardes comme ça ? »

« Est-ce que tout va bien ? Tu es triste. Et putain, tu as maigri aussi ! »

J'inspire profondément pour ne pas craquer. Non, il ne peut pas parler de ça ici…

« Ca va Sammy. Tu m'as manqué aussi. Bravo pour ton expo ! »

Ses traits deviennent suspicieux quand il entend ma voix tremblante. Je dois me calmer, reprendre le dessus de mes émotions.

« Tu es venu seul ? » me questionne-t-il.

« Non avec Kurt » répondis-je plus agressif que nécessaire.

« Oh… »

Son expression se durcit et il finit par me lâcher complétement.

« C'est bizarre, il n'est pas collé à toi pourtant » ajoute-t-il amèrement.

« Non, il est parti nous chercher à boire »

Je fais un geste dans sa direction pour accompagner ma parole. Je vois que Kurt discute joyeusement avec une femme près du buffet. Il regarde dans ma direction et nos yeux s'accrochent. Et ce contact visuel fait disparaître toutes ces personnes, toute la galerie. Il ne reste plus que nous deux. Le regard de cet homme sublime me transperce et je me délecte de cette sensation.

Cet homme si beau et si mystérieux veut que je lui revienne. Une vague tiède de contentement se déroule dans mon ventre.

« Blainey ? Tu m'écoutes ? » m'appelle Sam.

Je secoue la tête pour retrouver mes esprits.

« Oui excuse-moi. Tu disais ? »

« Je suis vraiment heureux que tu sois ici ce soir. J'ai un truc à te dire sur l'expo… »

Avant qu'il ne finisse, la fille aux cheveux courts et au rouge à lèvres vif le coupe :

« Sam, le journaliste du New York Arts Magazine te réclame. Viens »

Elle me sourit poliment.

« Tu t'habitueras vite à mon nouveau statut de star » dit-il en me faisant un clin d'œil.

Je lui adresse un sourire amusé. Sam a l'air vraiment épanoui.

« On se voit tout à l'heure Blainey » me dit-il.

Il m'embrasse sur le front et s'éloigne tranquillement vers deux hommes : un journaliste visiblement et un photographe.

Toutes les créations de Sam sont affichées. Elles représentent toutes des célébrités : Lady Gaga, Katy Perry, Johnny Depp, Freddie Mercury, Natalie Portman… Je me suis toujours demandé comment il pouvait arriver à faire des tableaux aussi géniaux avec des pâtes. Il est très talentueux. Je reste devant une reproduction de l'album Abbey Road des Beatles.

Kurt revient à cet instant et me donne un verre de vin.

« Il est bon ? » lui demandais-je, les tremblements ayant disparus de ma voix.

« Qui ça ? »

« Ben le vin »

« Oh non, pas vraiment. Il est rarement de qualité dans ce genre de réceptions. Ton ami est très doué » dit-il en regardant le même tableau que moi.

« C'est vrai. J'étais en train de me dire la même chose. J'ai toujours su qu'il en était capable »

Je déborde de fierté pour mon meilleur ami à cet instant. Le regard de Kurt revient sur moi.

« Kurt Hummel ? » interpelle le photographe de New York Arts Magazine, « puis-je me permettre de vous photographier Monsieur ? »

« Bien sûr »

Kurt cache son air bourru sous un sourire faux. Je m'écarte mais il me retient et me colle contre lui. Les yeux du photographe naviguent entre Kurt et moi.

« Merci Monsieur Hummel »

Il nous bombarde avec son appareil.

« Et vous êtes Monsieur… ? » me demande-t-il.

« Blaine Anderson » répondis-je.

« Bonne soirée Messieurs » salue-t-il en s'éloignant furtivement.

« J'ai cherché des photos de toi avec tes… ex. Mais Internet ne m'a rien révélé »

Il me sourit sincèrement cette fois.

« C'est normal, je ne m'affichais pas avec mes ex comme tu dis. Tu es le seul Blaine. Tu le sais »

Son ton est franc et doux.

« Tu n'as jamais emmené tes… »

Je regarde aux alentours pour vérifier que personne n'écoute avant de continuer :

« Soumis en rendez-vous ? »

« Non jamais. On sortait seulement pour faire des courses, ce genre de trucs »

Il me fixe pour jauger ma réaction.

Il les trainait juste dans sa salle de torture moderne et dans son appartement donc. Je ne sais pas comment réagir.

« Tu es le seul Blaine » chuchote-t-il.

Je détourne les yeux quand je sens mon visage chauffer. C'est sa façon à lui de me faire comprendre que je compte pour lui.

« Tu viens ? Allons voir quelles autres merveilles Sam a créé » propose-t-il en me tendant la main.

Je la lui prends et nous nous déplaçons vers les prochains tableaux. Un couple de personnes âgées me sourit chaleureusement quand nous passons à côté d'eux comme si je leur étais familier. C'est sûrement l'effet Kurt Hummel, rien de plus… Mais je remarque que plusieurs autres personnes me fixent sans aucune gêne. Qu'est-ce qu'ils ont tous ?!

Je comprends pourquoi j'attire les regards ainsi lorsque nous avançons un peu plus. Cinq immenses portraits de moi sont suspendus sur le grand mur du fond.

Je reste bouche bée devant. Je suis vraiment étonné de me voir là : moi faisant mes yeux de chien battu comme dit Sam, moi riant, moi boudant, moi lisant avec mes lunettes et même moi dormant.

Putain ! Sam a osé… Il sait que je déteste que l'on me prenne en photo ou qu'on attire l'attention sur moi. Eh ben voilà qu'il m'a carrément intégré à son exposition. Sans mon autorisation qui plus est.

Kurt est en totale admiration devant les tableaux qu'il examine les uns après les autres.

Il grogne quelque chose qui ressemble à « n'importe quel pervers peut les acheter ». Il fronce les sourcils. Il semble énervé.

« Excuse-moi » dit-il en s'éloignant après m'avoir adressé son regard brûlant.

Qu'est-ce qui lui prend ? Je le regarde, fasciné. Il parle vivement avec la jeune femme qui nous a accueillis. Je le vois sortir son portefeuille et sa carte bleue.

Oh non ! Il doit vouloir acheter l'un des tableaux.

« Je me disais bien que ce beau visage m'était familier… »

Je me retourne le sourire aux lèvres parce que je sais à qui appartient cette voix.

« Paul ! » m'exclamais-je.

Je lui fais un énorme câlin.

« Salut Blainey. Moi aussi je suis content de te voir » rit-il.

« Comment tu vas ? C'est comment Seattle ? Oh tu as trouvé un travail là-bas ? Et… »

« Hey doucement Blainey » sourit-il, « oui ça va. Seattle est vraiment différent de New York mais je m'y suis fait. Et oui, j'ai du travail. Je suis l'assistant du rédacteur en chef d'un journal littéraire. Et toi alors ? »

« Je suis l'assistant du DRH d'une maison d'édition »

« Oh c'est génial ! C'est exactement ce que tu voulais non ? »

« Oui enfin j'aurais aimé être plus en contact avec l'édition à proprement parler mais je ne m'en plains pas »

Je me tais et un silence confortable nous enveloppe.

« Je suis vraiment content que tu sois venu Paul »

« Je l'avais promis à Sam et c'était une bonne excuse pour te revoir »

Avant que je ne lui réponde, Kurt est de retour et enroule son bras gauche autour de ma taille d'un geste possessif. Il tend sa seconde main vers Paul pour le saluer.

« Monsieur James » dit-il froidement et tendu.

« Monsieur Hummel » répond Paul de la même façon, « je vais aller voir Sam. J'espère que je te recroiserai Blainey » ajoute-t-il en caressant mon épaule avant de partir.

Kurt se tend encore plus à son geste mais je ne veux pas me sentir coupable pour ça. Il ne me lâche pas quand mon ami s'éloigne.

« Tu as acheté un des tableaux ? »

« Un des tableaux ? » rit-il en gardant les yeux fixés sur ceux-ci.

« Tu en as acheté plusieurs ? »

Il lève les yeux au ciel.

« Je les ai tous achetés Blaine. Je ne veux pas qu'un inconnu te mate chez lui, même si ce n'est que via des portraits »

Je ne peux me retenir d'exploser de rire.

« Oh mais si c'est toi qui le fait, ça ne pose aucun problème ? » demandais-je avec amertume.

Il me regarde sévèrement, étonné que je lui réponde. Mais je vois qu'il se retient de sourire.

« Pour être honnête, oui. »

« Maniaque du contrôle » chuchotais-je en essayant de cacher mon amusement.

Il a les yeux grands ouverts et ils pétillent de joie désormais. Il tapote sa bouche avec son index, songeur.

« Ce n'est pas un secret Blaine »

Il sourit malicieusement, le visage plus doux.

« J'aimerais qu'on puisse en discuter mais quelqu'un m'a fait signer un accord de confidentialité »

Il soupire et adopte son regard de prédateur sexuel.

« Si tu savais ce que je voudrais vous faire à toi et ton insolence… » chuchote-t-il.

Ma respiration se bloque. J'ai une petite idée de ce qu'il veut me faire.

« C'est très vulgaire Monsieur Hummel » dis-je en faisant semblant d'être outré.

Un sourire enjoué et fier s'étend sur ses lèvres.

« Tu respires la joie de vivre sur ses portraits Blaine. Je ne t'ai jamais vu ainsi »

Virage à 180 degrés. Ok…

Je baisse la tête mais il la relève avec deux de ses doigts sous mon menton. Son contact m'électrifie.

« Je veux que tu sois comme ça avec moi » murmure-t-il.

Le bonheur grandit en moi. Non, la situation n'a pas changé.

« Tu dois arrêter de me faire peur alors »

« Tu dois me parler et être honnête avec moi » répond-il directement, le regard brûlant.

Je souffle.

« Kurt, tu voulais que je sois ton Soumis. Et le souci est là. Tu m'as envoyé la définition par mail une fois. Je crois que tu disais que « soumis » voulait dire obéissant, docile, souple, passif, dompté, patient. Je ne peux pas te toucher où je veux ou te parler sans l'autorisation. Tu croyais quoi ? »

Il se pince les lèvres mais je continue :

« Je ne sais pas comment agir avec toi. Tu ne veux pas que je te provoque mais tu apprécies mon insolence. Tu veux que je sois obéissant mais tu veux avoir l'occasion de me punir. Je ne sais pas qui je dois être avec toi »

Il fronce les sourcils.

« Ta finesse d'esprit me fascinera toujours Blaine » dit-il d'un ton glacial, « viens, on va manger »

« Mais on vient juste d'arriver ! »

« Tu as pu voir l'exposition, ainsi que Sam et le photographe »

« Paul. Son nom est Paul »

« Tu as vu Paul qui, soit dit en passant, lors de ma dernière rencontre avec lui, a voulu fourrer sa langue au fond de ta gorge, non consentante, alors que tu étais bourré et malade » lâche-t-il à bout de nerfs.

« Au moins, il ne m'a jamais battu lui »

Kurt grogne et contrôle à peine sa fureur.

« C'est vraiment petit Blaine » chuchote-t-il d'un ton agressif.

Je déglutis et Kurt passe les mains tremblantes de colère dans ses cheveux. Je lui adresse un regard assassin.

« Je t'invite à dîner. J'ai l'impression que tu vas t'évanouir dans la seconde. Va dire au revoir à tes amis »

« S'il te plait, restons un peu plus »

« Non. Va leur dire au revoir »

Putain il me gonfle ce maniaque ! Il vaut mieux que je sois fou de rage contre lui plutôt que dépressif et larmoyant.

Je cherche Sam et Paul du regard. Ils sont ensemble, entourés d'un groupe de filles. Furieux, je me déplace vers eux, laissant le maniaque derrière moi. Il m'énerve. Il me prend pour un gamin à me dicter ce que je dois faire. Putain mais il n'est pas mon père ! Remarque, je lui ai toujours désobéi à lui aussi…

Les filles dévorent Sam des yeux. Zoé verrait ça, elle serait folle.

« Sam ? Paul ? »

« Oh Blainey. Excusez-nous les filles »

Paul vient vers moi et passe un bras autour de mes épaules. Je lui souris alors que Sam se tient devant nous.

« Tu as l'air remonté » rit le blond.

« Je dois partir »

« Oh mais ça ne fait même pas une heure que tu es là ! »

« Je sais mais Kurt doit partir. Ton expo est géante Sammy, même si tu aurais pu me prévenir que j'étais représenté ce soir… Tu es très doué »

Il sourit grandement.

« Excuse-moi mais tes tableaux ont dû taper dans l'œil de quelqu'un vu qu'ils sont tous achetés »

« J'ai été content de te revoir Sammy. J'ai hâte que tu rentres »

Il me serre tendrement dans ses bras et retourne vers les filles. Paul ne m'a pas lâché. Je vois Kurt m'adresser un regard noir alors que Paul me tient étroitement contre lui. Pour qu'il enrage plus, je passe mes bras autour de sa taille et le serre contre moi. Les yeux de Kurt brûlent de colère. Il se rapproche de nous.

« J'espère que tu me rendras visite Blainey »

« Toi aussi Paul. Tu es et sera toujours le bienvenu chez moi »

Il me serre plus fort. Kurt arrive à cet instant.

« Ne deviens pas à nouveau invisible Blainey. Bonsoir Monsieur Hummel »

« Bonsoir. Désolé de devoir partir. Blaine ? »

Il enlace nos doigts ensemble.

« Au revoir Paul. A bientôt j'espère »

Je l'embrasse sur la joue. Kurt me tire jusqu'à la sortie. Je discerne sa colère. Tant pis, moi aussi je suis énervé.

Il nous fait traverser la rue, tourne à gauche et me pousse dans une ruelle adjacente. Il me plaque brutalement contre le mur. Il encadre mes joues de ses mains afin que ses yeux brûlants et sérieux soient verrouillés aux miens.

Ma respiration se bloque dans ma poitrine quand ses lèvres foncent sur les miennes. C'est un baiser violent, pressé, négligé, désespéré. Nos dents se cognent, nos langues se battent.

L'envie explose en moi et ravage tout sur son passage. Je l'embrasse avec la même ardeur que lui. Mes doigts s'emmêlent et tire sur ses cheveux. Il lâche un gémissement guttural très sexy qui m'excite un peu plus. Une de ses mains glisse sur mes fesses, les malaxe et me colle fortement contre lui et son érection grandissante.

Toute ma peur, mon chagrin, ma souffrance glisse dans ce baiser. Une seule pensée claire me parvient : Kurt ressent la même chose que moi à cet instant.

Il s'écarte de moi, essoufflé et tremblant. Ses yeux rendus foncés par le désir font se crisper les muscles de mon ventre. Mes lèvres sont gonflées et mes poumons me brûlent par manque d'oxygène.

« Tu. Es. A. Moi. Blaine » insiste-t-il sur chaque mot.

« Excuse-moi » murmurais-je une fois ma respiration sous contrôle.

« Oh oui, tu peux. Je sais ce que tu as voulu faire. Tu veux coucher avec ce photographe Blaine ? Parce que lui oui visiblement »

« Non, il est mon ami »

Il soupire bruyamment.

« Toute ma vie, j'ai fui ce genre de sentiments intenses. Et te voilà qui les ramène tous d'un seul coup. C'est vraiment… Déstabilisant. Je veux tout contrôler Blainey. Mais quand tu es près de moi, tout m'échappe et toute mon attention se concentre sur toi. Tu fais chavirer tout mon monde »

Il me regarde intensément. Il passe la main dans ses cheveux puis caresse la mienne avant de la serrer doucement. Il inspire calmement.

« Suis-moi. On doit discuter et tu dois te nourrir »

Et voiiiiiilà !

Vous êtes content ? :D Tout n'est pas si catastrophique que ça non ? ) Je ne sais pas vraiment ce que vaut ce chapitre donc n'hésitez à me dire ce que vous en avez pensé dans une petite (ou grande) review :) ou venez sur Twitter ou Tumblr (même si je ne gère pas trop pour le moment). Vous me trouverez sous le pseudo de Klaiindy pour les deux. Et je suis aussi sur Instagram sous ce nom aussi. Je me ferais une joie de vous y retrouvez :)

Vous êtes vraiment les meilleurs :) on se retrouve vendredi prochain :)

Bisous, bisous

Cindy :)