Coucou tout le monde !
J'espère que vous allez tous bien :) C'est un plaisir pour moi de voir que cette fic vous plait toujours et que vous m'encouragez chaque semaine.
Merci aux personnes qui ont ajoutés Nuances à leurs alertes et leurs favoris.
Merci à IheartIns, justmoi59, AnnaKlaineuse, StrangeFlo, Claire, SwiftCriss, Emma, Alexis, Klaineuse, Clairegleek78 pour vos reviews.
IheartIns : coucou ! Et ce n'est que le début du changement ) le Klaine est mignon en général. C'est un principe universel ça ) Ah je suis contente que tu sois parmi les lecteurs fidèles dans ce cas :) Bisous.
Justmoi59 : Ouep, Hunter est louche POINT ) Tu vas le découvrir dans ce chapitre, je te laisse la surprise pour la lecture :) C'est sûr que vues leurs activités habituelles, les courses paraissent banales )
AnnaKlaineuse : Mais si je laissais Blaine toucher Kurt ce ne serait pas drôle tu vois ) Haha, je vois que tu « apprécies » Hunter :D Mais qui te dit que Paul est parti… ? :D tu verras si ta petite idée sur son identité est juste dans ce chapitre ) à la semaine prochaine Anna :)
StrangeFlo : eh bien merci )
Maloke : Haha, le monde n'a pas assez de Kurt jaloux je pense ) Non ne t'inquiète pas, comme je l'ai dit, Nuances reste ma priorité donc la traduction sera après ou dès que j'aurai des moments de répit ) Gros bisous ma Claire.
SwiftCriss : la nouvelle fic n'est pas pour tout de suite. Je n'ai traduit que quelques paragraphes pour le moment :)
Klainekisses : hey bébé ! Ouf je suis rassurée alors ) ben c'est en quelque sorte, les sentiments de Kurt via ses chansons donc il est plutôt malin de les écouter ) On va dire que Kurt est moins froid par mail et Blaine moi timide ) Mais non, Hunter sent très bon ) il va mettre un peu de piment dans la relation B/K… Non ? Je te vois d'ici me dire de me taire alors je me tais ) il est crissement chaud le maniaque possessif mais ce n'est que mon opinion ! Bon Kurt et moi on est la même personne tu vois :) (je n'ai pas le côté sadique sexuel c'est tout !) mais Blaine aussi… Je suis un mix Klaine :D putain, si j'étais aussi sexy que Kurt et ben WOOOW, j'en serais bien contente ! Perverse préférée je nomme : EMMA OUIIIII ! KLEX, KLEX, KLEX YEAAAAAH ! Calmons-nous… toi aussi t'es crissement chaude ** tu verras qui est ce mec bizarre :) Le titre c'est The Way Home de Wutif :) Oui je prends note merci :) Je t'aime aussi Emma !
Anderverysue : ouep moi aussi :) Hunter est malsain et diabolique. Mais c'est ça qui est bon. Ça va faire ressortir un peu plus le côté jaloux et possessif de Kurt. J'aime le Kurt de la série mais c'est vrai que son côté efféminé me tape sur le système des fois. Encore il est moins montré depuis les dernières saisons. En plus, Kurt est clairement le dominant et Blaine le dominé mais bon… C'est vrai que c'est plutôt calme en ce moment… Wow ça c'est super cool par contre **
Klaineuse : WALALALA :D Mais non, Hunter est cool tu vois. Hmmm… Je l'ai mis juste pour faire beau ) Non mais sérieusement : qui résisterait à Blaine ? Est-ce qu'on peut vraiment en vouloir à Hunter ? Non parce que j'aurai Blaine devant moi, gay ou pas gay, je lui saute dessus et le kidnappe ! Calme-toi Cindy, calme-toi :D Klaine badboy… ** Non mais t'imagine qu'ils nous fassent un truc du genre dans la série ?! Genre Kurt badboy (pourquoi ils feraient ça, j'en sais rien mais depuis quand Glee est logique ?!) Non mais la voix de Darren c'est juste… De la petite bombe tu vois. Je suis juste amoureuse de sa voix elle est magnifique. Ce que j'aime chez lui, c'est aussi qu'il est un vrai artiste et qu'il est bourré de talent. Tape-la, folle de Darren Criss comme moi :'D De toute façon, si tu veux mon avis, tout ce qui n'est pas Klaine ne vaut pas la peine d'en parler. VOILA C'EST DIT :D Mais sans rupture, mon côté sadique va être frustré… Il faut que je trouve un moyen pour le faire parler *complote dans son coin* Hey c'est tout à fait normal que je réponde à chacune des reviews. Après tout, rien ne vous oblige à en publier et en plus je suis très contente de pouvoir discuter avec vous :) merci à toi :') #minute théorie : je ne veux pas te dire si oui ou non, tu as mis le doigt sur la vérité, tu le découvriras par toi-même dans ce chapitre ) J'aime tes romans ) vivement ta prochaine review :D Gros bisous reine du sniffouillage :)
Clairegleek78 : je ne t'en veux pas, ne t'inquiète pas ) pour ce qui est du contrôle et du toucher, je viens de terminer le chapitre 31 et, ça devrait tous vous plaire :D Mais vous verrez ça, en temps et en heure :) eh ben, les causes des cicatrices de ma fic et de l'histoire originale ne sont pas du tout les même donc même si tu l'avais lue, tu n'en saurais pas plus sur le pourquoi du comment de ces cicatrices :) merci à toi Claire :)
Et donc, pour les personnes qui m'ont parlé de mon projet de traduction, je suis contente que vous soyez emballé par ça et je vous tiendrais au courant de mon avancée dessus :)
/!\ Présence de lemon /!\
Sur ce, bonne lecture !
ENJOY !
Chapitre 30
Je redescends doucement de mon orgasme. Je laisse mes yeux s'ouvrir sur le visage de l'homme dont je suis amoureux. Ses traits sont affectueux et délicats. Il caresse ma joue avec le bout de son nez. Ses coudes sont enfoncés dans le matelas de chaque côté de ma tête au-dessus de laquelle il tient mes poignets. Je sais malheureusement que cette position est faite pour m'empêcher de le caresser. Il m'embrasse doucement sur la bouche tout en quittant mon intimité.
« Ton corps m'avait manqué » souffle-t-il.
« Le tien aussi »
Il encadre mon visage de ses mains et dépose ses lèvres sur les miennes. C'est un baiser affamé et quémandeur. Par contre, je ne sais pas ce qu'il veut de moi. Je sais juste que sa bouche m'enivre.
« Ne m'abandonne plus » m'implore-t-il, le bleu sincère et sérieux de ses yeux attaché au doré des miens.
« Ok » inspirais-je en souriant.
Il me répond avec un sourire rayonnant de bien-être, de bonheur et d'une gaieté malicieuse. N'importe qui craquerait devant cet air adorable digne d'un enfant de cinq ans.
« L'IPad me plait beaucoup. Encore merci »
« De rien Blaine. Je suis ravi qu'il te plaise »
« Tu as un morceau favori dans la playlist que tu m'as faite ? »
« Oui mais si je te le dis, ce sera très révélateur sur moi »
Il me sourit.
« Homme, dans la cuisine ! En bon esclave, tu dois me faire à manger. Je meurs de faim ! »
Il se redresse pour s'assoir sur le bord du lit. Il me tire pour que je me retrouve dans la même position.
« En bon esclave ? » répétais-je en riant.
« En bon esclave. A la cuisine, plus vite que ça. S'il te plait »
« Cette demande est faite avec tellement de douceur que j'y fonce »
Quand je sors du lit, j'entraine l'oreiller avec moi. Oreiller sous lequel était caché mon ballon en forme d'hélicoptère. Bon, il ne ressemble plus du tout à ça mais bon… Cela n'empêche pas Kurt de l'attraper, une expression curieuse sur le visage.
« C'est le mien » grognais-je en enfilant mon peignoir pour recouvrir mon corps nu.
Putain, quelle honte ! C'est vraiment embarrassant qu'il l'ait trouvé là…
« Sous ton oreiller ? » murmure-t-il.
« Oui. Il dort avec moi » chuchotais-je en m'empourprant.
« C'est surement le ballon le plus chanceux de tout New York » lâche-t-il, étonné.
Oui je m'attache aux petites choses comme ça… Surtout quand ça m'a été offert par l'homme que j'aime.
« Il n'est rien qu'à moi ! »
Sur ce, je pars vers la cuisine, fier d'avoir fait naitre ce grand sourire sur son visage.
OoOoOoOoO
On est tous les deux assis sur le sol devant la table basse, à manger tranquillement nos steaks et nos légumes et à boire le vin très frais de Kurt. Il est adossé au canapé, ses fines jambes étendues devant lui. Il a sa coupe post-coïtale. Même « coiffé » ainsi, il est superbe. Il n'a que son jean et sa chemise sur lui. Un air de Puccini venant de l'IPad se diffuse dans le salon.
« C'est vraiment bon » dit-il en mettant un morceau de viande dans sa bouche.
Les jambes repliées sous moi, j'avale avec un appétit vorace mon plat. Je meurs de faim. Je profite de notre proximité pour admirer les jambes de Kurt.
« Je suis celui qui cuisine la plupart du temps. Sam n'est pas très doué pour ça »
« Où as-tu appris ? »
« On s'amusait avec Cooper quand on était plus jeunes. On mélangeait plein de trucs et on foutait le bordel. C'était drôle. Quand il est parti de la maison, j'ai dû me débrouiller tout seul. Mes parents n'étaient pas souvent là, pour ne pas dire jamais. Et si je voulais manger, eh bien, j'étais obligé d'apprendre comment faire. Je ne suis pas un chef cuisinier mais j'arrive à gérer certaines choses »
« Pourquoi tu n'es pas parti avec ton frère ? »
« Je ne pouvais pas. J'avais mes cours à San Francisco et Cooper faisant ses études à Los Angeles. Du jour de son départ au jour où j'ai quitté le lycée, ça a été la période la plus dure de ma vie. Mes parents m'ignoraient quand ils étaient de retour et les moqueries au lycée augmentaient chaque jour. On a beau dire que les gens sont ouverts d'esprit à San Francisco mais il y a quand même des homophobes. Je crois que Cooper s'en est toujours voulu de m'avoir laissé à cette époque. Il n'en parle jamais d'ailleurs »
« Donc tu as grandi à San Francisco ? »
« Oui, j'allais de temps en temps voir Coop' à Los Angeles »
« Tu sembles l'adorer »
« Oui, il m'a toujours protégé et il a été là pour moi, quoi qu'il arrive »
« Je suis sûr que tu lui as apporté autant »
Je détourne les yeux vers lui quand je perçois son ton troublé.
« Qu'est-ce qui se passe ? »
Je suis assez étonné car Kurt a l'air méfiant.
« Moi aussi je veux te protéger et être là pour toi » déclare-t-il.
Ses yeux pétillants sont traversés par un sentiment que je ne pourrais nommer. Mon ventre se serre.
« Je le sais. Tu as un étrange manière de le montrer »
Il fronce les sourcils.
« Je ne connais pas d'autres manières de le faire »
« Je n'ai pas pardonné le fait que tu aies acheté The New Press »
« Oh, j'en ai conscience bébé. Mais cela ne m'en empêchera pas » sourit-il.
« Que vont penser mes collègues et Hunter de moi après ça ? »
Son regard s'assombrit.
« Ce connard ferait mieux de se tenir à carreaux »
« Kurt ! Il est mon patron »
Sa mâchoire se crispe. Il me fait penser à un élève rebelle.
« Tu n'as qu'à rien dire » lâche-t-il.
« Rien dire quoi ? »
« Que The New Press est à moi. Je n'ai signé que les premiers contrats hier. Il ne faudrait pas le crier sur tous les toits. Pas avant un mois au moins. Certaines modifications doivent être faites durant ce laps de temps »
« D'accord… Je vais perdre mon travail ? » demandais-je, soucieux.
« Je pense que tu ne risques rien » dit-il sarcastiquement avec l'ébauche d'un sourire sur les lèvres.
J'affiche un air boudeur.
« Donc si je quitte mon poste et vais dans une autre boîte, tu achèteras cette entreprise aussi ? »
« Tu n'es pas sérieux hein ? Tu ne vas pas quitter ton poste ? »
Ses traits reprennent une expression méfiante.
« Je ne pense pas non. De toute façon, je me sens un peu piégé maintenant »
« Pour te répondre, oui j'achèterai l'entreprise »
Je lui jette un regard assassin. Je ne peux pas le battre sur son propre terrain.
« Ta surprotection devient incontrôlable, tu ne trouves pas ? »
« Peut-être… Je sais que ça paraît excessif »
« Note à moi-même : prévenir le Docteur Schuester de ce problème »
Il met son assiette vide sur la table basse et me regarde stoïquement.
Je souffle. Je ne veux pas que l'on se dispute ce soir. Je me mets debout et ramasse nos assiettes et nos couverts.
« Tu veux prendre un dessert ? »
« Oh ! Les choses sérieuses commencent maintenant » lâche-t-il avec un sourire lubrique.
« Ce n'est pas moi le dessert en question »
Ne parle pas trop vite, d'accord ?
« Si tu veux, j'ai de la glace à la fraise. La simplicité nous réussit, non ? » riais-je.
« Tu es sérieux ? » dit-il dans un petit sourire, « j'ai une idée pour que ce dessert soit encore plus agréable »
Qu'est-ce qu'il a encore derrière la tête ? Je le suis du regard, surpris, alors qu'il se lève avec sa grâce naturelle.
« Je peux rester là ? » me questionne-t-il.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Je peux passer la nuit avec toi ? »
« Oh, pour moi, c'était l'idée de base en fait »
« D'accord. Où est la glace ? »
« J'ai certainement dû la ranger dans le four » répondis-je avec sarcasme.
Il penche la tête sur son épaule pour me regarder intensément.
« Ton ironie ne te sauvera pas Blaine. C'est un trait de caractère assez petit même »
Son regard pétille. Merde, merde, qu'est-ce qu'il entend par là ?!
« La fessée n'est jamais très loin » dit-il en agitant sa main droite.
Je mets la vaisselle dans l'évier de la cuisine.
« Tu as les boules argentées ? »
Il touche les poches de son jean avant et arrière avant de se tapoter la lèvre avec son index.
« Tu vas être étonné mais je ne me trimballe pas partout avec ça dans les poches. Je ne m'en sers pas au travail »
« Je suis plutôt content de l'entendre Kurt. Oh et, tu sais, ton ironie ne te sauvera pas. C'est un trait de caractère assez petit même »
« Je vais t'apprendre quelque chose : j'ai un truc pour les petites choses » sourit-il en me regardant de haut en bas.
Je le fixe la bouche grande ouverte. Non mais quel con ! Il semble être très fier de lui pour le coup et ça me tape sur le système. Mais j'aime le voir joueur donc je mets ça de côté. Il me taquine simplement. Il se déplace vers le congélateur et prend le pot de crème glacée à la fraise.
« C'est très bien »
Ses yeux bleus foncés trouvent les miens.
« Blainey à la fraise : mon parfum favori »
Il prononce chaque mot d'une voix basse et charmeuse.
Putain de bordel. Je déglutis tout en le contemplant, le regard vitreux. Il tire un tiroir et y attrape une cuillère. Il lève les yeux vers moi. Ses pupilles sont un peu plus dilatées et il passe sa langue sur sa lèvre inférieure pour l'humidifier. Sa langue si habile…
Ma respiration est difficile. L'envie obscure, ardente et obscène s'étire dans mon ventre pour envahir chaque parcelle de mon corps. On va jouer avec la glace.
« J'espère que tu es chaud » chuchote-t-il, « on va s'amuser avec ça. Suis-moi »
Il me tire par la main.
Arrivés devant mon lit, il pose le pot de glace sur la table de chevet, replie la couverture en bout de lit et jette les oreillers sur le sol.
« Tu as de quoi changé les draps ? »
J'opine, hypnotisé. Il prend mon ballon entre ses mains.
« Ne tripote pas mon ballon ! »
Ma mise en garde n'a pas l'air de l'impressionner, vu le petit sourire qu'il affiche.
« Je n'oserai pas bébé. Je vais te tripoter toi à la place et salir tes draps »
Mes jambes deviennent flageolantes et mon sang fonce vers mon entrejambe.
« Je vais te ligoter »
« Oh… Ok »
« Simplement les poignets. Après les barreaux de ton lit. Il faut que tu ne gigotes pas »
« Ok »
Je n'arrive pas à former des mots plus complexes que ça et le ton de voix ne dépasse pas le murmure. Il s'approche de moi dans un mouvement calme. Ses yeux restent fixés au mien.
« Je vais utiliser ça »
Il prend l'extrémité de la ceinture de mon peignoir. Il tire dessus avec une lenteur exquise et séductrice afin de défaire le nœud. Il la tire à nouveau pour qu'elle quitte les passants de mon habit. Les pans de mon peignoir s'ouvrent sur moi. Je ne peux plus bouger, retenu par les yeux enflammés de Kurt sur mon corps. Il le fait passer sur mes épaules et il le laisse tomber négligemment autour de mes pieds. Je suis désormais debout et complétement nu sous son regard. Il passe le bout de ses doigts sur ma joue gauche. Mon ventre se crispe à ce toucher et mon sexe se gonfle un peu plus. Il s'incline vers moi et dépose un bref baiser sur mes lèvres.
« Couche-toi sur le dos » chuchote-t-il, son regard foncé s'adressant directement à mon désir.
Je m'allonge. La piève est presque dans le noir. Seule la faible lumière provenant de ma table de nuit l'éclaire.
D'ordinaire, je n'aime pas avoir seulement ma lampe de chevet allumée. Je trouve que la lumière est trop pâle. Mais dans un contexte comme celui-là, moi à poils devant Kurt, j'apprécie l'ambiance tamisée qu'elle crée.
Il est debout à côté du lit. Il pose les yeux sur moi.
« L'éternité ne serait pas assez longue pour te contempler Blaine »
Après ça, il monte sur le lit. Il m'enjambe et place ses genoux de chaque côté de mon buste.
« Les mains en l'air ! » ordonne-t-il.
Je m'exécute. Il noue la ceinture autour de mon poignet gauche avant de la passer à travers les montants de mon lit. Il tire fort et ma main se retrouve au-dessus de ma tête. Il lie ensuite mon deuxième poignet et fait un nœud serré pour que je ne me libère pas.
Je ne le quitte pas des yeux. Dès que je suis attaché correctement, Kurt devient plus serein. Il apprécie que je ne puisse pas bouger. De cette manière, il n'y a aucun risque que je le touche. Certainement que tous les soumis avant moi ne pouvaient pas le caresser. Enfin, je pense qu'il s'assurait que ça n'arrive jamais. Il restait loin et froid. Ce doit être pour ça que toutes ses règles lui tiennent à cœur.
Il m'embrasse furtivement sur la bouche avant de descendre du lit. Il se met debout, retire sa chemise et la jette par terre. Il en fait de même avec son pantalon.
Et le voilà dans son plus simple, mais néanmoins magnifique, habit. Ma bouche s'assèche quand je détaille son corps nu. Il est parfait : ses épaules sont larges, ses bras sont musclés, les muscles de son torse sont finement dessinés et ses hanches sont taillées en V. Il doit faire beaucoup de sport pour être en si bonne condition physique. Moi aussi, je pourrais passer toute ma vie à le contempler. Il se déplace au bout du lit, attrape mes chevilles et tire mon corps vers lui. Mes bras sont tendus. Je ne peux plus les bouger.
« Beaucoup mieux » grogne-t-il.
Il s'empare du pot de glace sur la table de nuit et grimpe à nouveau sur le matelas, à califourchon sur moi. Dans un geste très lent, il enlève le couvercle et enfonce la cuillère dans la crème glacée.
« Mmh… Elle n'est pas assez molle » examine-t-il en regardant la glace.
Il met la cuillère pleine de l'aliment rose dans sa bouche.
« Un délice » chuchote-t-il en léchant la cuillère, « c'est dingue ce que la simplicité peut être bonne »
Il glisse son regard sur moi.
« Tu veux goûter ? » m'interroge-t-il avec un air arrogant.
Il est tellement sexy, beau et joyeux à cet instant : assis sur mes cuisses à manger de la crème glacée, les yeux pétillants de malice avec un sourire éblouissant. Si je doutais encore de mes sentiments, le voir comme ça les confirme : je l'aime. Qu'est-ce qu'il va se passer maintenant ?
Ne fais pas le mec naïf. Surtout dans cette position.
J'acquiesce maladroitement.
J'entrouvre la bouche quand il approche la cuillère mais il la détourne au dernier moment pour la mettre dans sa propre bouche.
« Finalement, les bonnes choses ne se partagent pas » lâche-t-il avec un sourire pervers.
« Mais allez ! »
« Hep, hep ! Mon cher Blaine Anderson, tu aimes la glace à la fraise ? »
« Oui ! »
Ma réponse est sortie avec chaleur. Je me tortille pour essayer de lui faire perdre l'équilibre. Il explose de rire.
« Oh mais de la fougue se cache dans ce beau corps ! Tu ne devrais pas te lancer là-dedans avec moi tu sais »
« Tu n'as qu'à me donner de la glace » sifflais-je.
« C'est d'accord, tu as été un bon garçon aujourd'hui Blaine »
Il présente la cuillère devant mes lèvres. Il me laisse la manger cette fois.
Je me retiens de rire. Kurt a l'air vraiment heureux et sa joie est communicative. Il prend une nouvelle cuillérée de la glace et me la tend. Il le fait une troisième fois. Il ne va pas me faire bouffer le pot quand même ?
« Hmm… Je crois que je viens de trouver la façon d'être assuré que tu te nourrisses : te donner à manger moi-même. Ça pourrait être agréable »
Il plonge une nouvelle fois la cuillère dans le pot. Mais je n'ouvre pas la bouche et je tourne légèrement la tête. Il n'éloigne pas la cuillère. Non, il la laisse au-dessus de ma gorge. Il attend que la glace fonde et qu'elle goutte dans mon cou et sur ma poitrine. Il la récupère ensuite avec sa langue experte. Ma peau s'enflamme sous ce toucher humide.
« Elle est encore plus délicieuse avec le goût de ta peau Blaine »
Je tire un coup sec sur le nœud qui me retient. Mon lit fait un bruit inquiétant mais je m'en fous. L'envie m'embrase, détruit tout en moi. Kurt fait à nouveau couler de la glace sur mon torse. Il l'éparpille ensuite avec la cuillère sur mes tétons. Ils durcissent et se dressent quasiment instantanément à cause de la froideur de la crème à la fraise.
« C'est glacé non ? » me questionne-t-il avec un ton doux.
Il s'incline pour laper une nouvelle fois la fraise sur ma peau. Sa langue est chaude contre mes boutons de chairs gelés.
C'est presque trop à supporter. En fondant, la glace crée des petites lignes sur ma peau, qui dégoulinent sur les draps. Kurt continue sa torture impitoyable avec sa langue et ses dents. Il lèche, suce, mordille. Il se frotte lentement à moi. Je suis essoufflé alors que je ne fais rien.
« Tu veux goûter ? »
Avant que je lui réponde quoi que ce soit, il a déjà envahi ma bouche. Sa langue est froide et aussi habile que d'habitude. Seulement, en plus du goût caractéristique de Kurt, il y a celui de la fraise. C'est divin.
Le baiser devient de plus en plus agréable et chaud mais Kurt s'éloigne et trace une ligne de glace tout le long de mon ventre jusqu'à mon nombril, qu'il remplit de crème glacée. C'est bizarre. C'est tellement froid que ça me brûle.
« J'ai l'impression de me répéter mais évite de trop te tortiller ou les draps seront ruinés » avertit Kurt, les yeux pétillants.
Il dépose des baisers sur mes tétons, il les mordille gentiment avant d'emprunter le chemin de crème glacée sur mon ventre. Il lèche et suçote ma peau.
Je fais tout, tout mon possible pour ne pas gigoter sous le contraste entêtant de la fraicheur de la glace et de la bouche sensuelle de Kurt. Mais même avec toute la volonté du monde, mon bassin se met à onduler instinctivement pour trouver une friction pour mon érection sensible. Il continue son chemin vers le Sud et aspire la glace au creux de mon nombril. Il y enfonce ensuite sa langue et la fait tourner dedans.
Je crie. Oh mon Dieu. C'est gelé, c'est brûlant et c'est putain d'excitant et il continue en plus. Il descend un peu plus sur mon ventre et lèche la fraise ayant coulée sur ma longueur. Je pousse un long gémissement.
« Calme-toi » chuchote Kurt.
Son muscle rose expert s'attarde sur la glace sur mon sexe et je me concentre sur ma respiration pour me tenir tranquille.
« Ah… S'il te plait… K-Kurt »
« Oui bébé, je sais » soupire-t-il sur mon érection.
Il continue encore et encore et il finit par me prendre entièrement en bouche. Et je sens mon plaisir grimper, grimper, grimper. Il enfonce un doigt dans mon intimité et un deuxième. Il fait des doux et lents va-et-vients quand soudain :
« OH MON DIEU JUSTE LA ! » criais-je alors qu'il effleure ma prostate.
Il titille ma boule de nerfs tout en continuant de sucer et de lécher mon sexe.
Mon orgasme arrive d'un seul coup à m'en exploser la tête. Un plaisir extrême envahit chaque parcelle de mon corps et supprime toutes pensées claires. Je me crispe alors que je crie fortement en jouissant dans sa bouche. Putain, je ne l'ai même pas senti venir.
Dans mon brouillard post-orgasmique, j'arrive à remarquer que Kurt a arrêté tous ses gestes. Il recouvre mon corps du sien, déroule une capote sur lui et s'enfonce rapidement et brutalement en moi.
« Tellement étroit » souffle-t-il dans un va-et-vient.
Sa peau colle à la mienne à cause du sucre de la glace et de la transpiration. C'est dégueulasse et ça attire mon attention un petit instant mais bien vite, je reviens à Kurt car il est complétement sorti de moi et qu'il me met sur le ventre.
« Là, comme ça » chuchote-t-il.
Il me pénètre à nouveau mais il ne bouge pas. Il glisse ses mains vers le nœud qui me retient et m'attire contre lui, mon dos contre son torse. Je suis assis sur ses cuisses. Il place ses mains sur mes tétons et tire doucement dessus. Je penche ma tête en arrière pour qu'elle soit calée contre son épaule. Je gémis car mon sexe me fait mal à vouloir bander à nouveau. Il est encore trop tôt et ça fait mal. Kurt niche son visage dans mon cou qu'il suçote et qu'il mordille en montant et descendant son bassin tendrement et lentement.
« Est-ce que tu sais à quel point tu es important pour moi ? » souffle-t-il contre ma peau.
« Non »
Je tremble de partout. Il sourit contre ma nuque et enroule délicatement ses bras autour de mon torse et autour de ma gorge.
« Oh je suis sûr que tu le sais. Je ne veux plus jamais être séparé de toi »
Je gémis à nouveau quand ses mouvements accélèrent. Mon érection commence à regrandir.
« Tu es mien Blaine »
« J-Je suis t-tien » haletais-je difficilement.
« Je te protégerai parce que tu m'appartiens » grogne-t-il en me mordant le lobe de l'oreille.
J'hurle.
« Oui bébé, crie pour moi ! »
Une de ses mains se crochète à ma taille et la deuxième caresse mon membre en rythme avec ses va-et-vients. Il pousse profondément en moi et un nouveau cri passe mes lèvres. Ses mouvements deviennent rapides et désordonnés. Nos respirations sont erratiques et sifflantes. La chaleur caractéristique se déroule dans mes testicules.
Je suis pantelant et hypersensible. Kurt prend mon corps et se l'approprie totalement, le contrôlant comme si j'étais une marionnette. Toutes mes pensées ne sont plus que Kurt Hummel. Il est doué et puissant. Je ne veux pas que ce moment s'arrêter. Je suis sien, entièrement sien.
« Libère-toi pour moi bébé » ronronne-t-il à bout de souffle.
Ses mots sont le top de départ pour mon orgasme et je me laisse aller. Nous jouissons en même temps.
OoOoOoOoO
Je suis lové dans les bras de Kurt dans les draps collants de mon lit. Son torse est plaqué contre mon dos et son nez est niché dans mes boucles.
« J'ai peur des sentiments que j'ai pour toi » soufflais-je timidement.
Aucun mouvement.
« Moi aussi bébé » dit-il calmement à son tour.
« Et si un jour tu me laissais ? »
Cette idée me terrifie.
« Je suis là. Je ne bouge pas. Je ne pense pas pouvoir me lasser de toi Blaine »
Je me mets sur mon flanc gauche pour pouvoir lui faire face. Ses yeux sont sérieux et brillent d'honnêteté. Je dépose un doux baiser sur ses lèvres. Il caresse délicatement mes boucles sur mon front en souriant.
« Je n'ai rien ressenti de pire que quand tu es parti Blaine. Je ferais n'importe quoi pour ne plus revivre ça »
Il semble malheureux, anéanti même.
Je lui donne un autre baiser. Je donnerai tout pour que Kurt retrouve le sourire. Avant que je trouve quelque chose à dire, il intervient :
« Carole et mon père organisent une grande fête demain soir. C'est une soirée de charité qu'ils font chaque année et j'ai promis à Carole d'être là. Donc voudrais-tu venir avec moi ? »
« Je t'accompagnerai avec plaisir » souriais-je, tout à coup gêné.
Merde, je n'ai pas eu le temps d'aller faire les boutiques, qu'est-ce que je vais mettre du coup ?
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Non, rien »
« Mais si, dis-moi » me pousse-t-il.
« Je ne sais pas ce que je vais me mettre »
Kurt s'éclaircit la gorge et baisse presque timidement les yeux.
« Ne t'énerve pas d'accord mais je ne me suis pas débarrassé de ton dressing plein chez moi. Je suis sûre qu'il y a des costumes dedans »
« Pourquoi est-ce que ça ne m'étonne même pas » raillais-je en fronçant les sourcils.
Je ne veux pas que l'on s'engueule ce soir. Je veux juste une bonne douche.
OoOoOoOoO
Le garçon revenant est face à moi devant le bâtiment de The New Press. Non il est à ma place en fait. Je suis sale et pas soigné. Mes habits sont usés et trop grands sur moi. Je lui jette un coup d'œil : il semble porter des habits que je mettrais habituellement. Son teint est clair et heureux. Il va visiblement très bien.
« Pourquoi toi et pas moi ? »
« Quel est votre prénom ? » me questionne-t-il.
« Je ne suis rien. Quel est votre prénom ? Vous non plus, vous n'êtes rien ? »
« On est deux comme ça. N'en parlez pas où ils vont le découvrir vous comprenez »
Il affiche un rictus affreux et terrifiant qui prend tout son visage. Je suis mort de peur et je pousse un profond hurlement.
OoOoOoOoO
« Blainey, Blainey, réveille-toi ! »
Je sens que Kurt me secouer en parlant d'une voix alarmée. Je me sens perdu. Mon cœur bat à tout rompre. Ok je suis dans mon appartement, dans l'obscurité totale, dans mon lit avec Kurt. Je bouge vivement la tête pour revenir au moment présent.
« Bébé, tu vas bien ? Tu étais en train de faire un cauchemar »
« Ah… »
Il bouge un peu pour allumer la lampe de chevet. La lumière douce nous illumine. Il m'examine avec un air soucieux.
« Ce garçon »
« Quoi ? Quel garçon ? » me questionne-t-il d'une voix apaisante.
« Hier soir quand je suis sorti du bureau, un garçon m'a accosté sur le trottoir devant The New Press. Il était grand, plus que toi. Il avait le teint gris, les yeux bleus et des cheveux très noirs. Il avait l'air déboussolé »
Kurt se tend et s'immobilise. Grâce à la lumière, je remarque que son visage a perdu toutes ses couleurs et qu'il est encore plus pâle que d'habitude.
« Ça s'est passé quand ? » chuchote-t-il, angoissé.
Il s'assied mais garde ses yeux sur moi.
« Je te l'ai dit. Hier quand je suis sorti du travail. Tu sais qui est cet homme ? »
« Oui » dit-il en passant la main dans ses cheveux.
« Et c'est qui ? »
« C'est Elliott »
J'avale difficilement ma salive. L'ex-soumis ! Je me souviens que Kurt l'avait mentionné durant le trajet jusqu'à l'aérodrome à Los Angeles. Je sens le malaise s'installer. Il y a un problème.
« C'est le garçon qui a mis du Britney sur ton portable ? »
Il acquiesce en me regardant, mal à l'aise.
« Il t'a dit quelque chose ? »
« Il répétait « pourquoi vous et pas moi ». Ensuite je lui ai demandé son prénom et il m'a dit qu'il n'en avait pas et qu'il n'était rien »
Kurt soupire comme si mes mots lui faisaient mal. C'est quoi le souci ? Qui est cet homme pour lui ?
Mon corps est en surcharge sous toutes ces émotions qui le traversent. Que ferais-je s'il tenait à lui ? Il lui manque peut-être. Je ne connais presque rien de ses… relations passées. Elliott a dû avoir droit au contrat lui aussi. Il a même dû le signer, tout accepter et satisfaire les besoins particuliers de Kurt.
Alors que moi j'en suis incapable.
Mais au moins, tu restes fidèle à ce que tu es vraiment.
Je crois que je vais être malade.
Kurt s'extirpe en un éclair des couvertures, se lève et passe son pantalon avant de partir vers le salon. Je regarde l'heure qu'il est sur mon réveil : 5 heures. Je sors lourdement du lit, attrape sa chemise sur le sol et l'enfile. Je le rejoins ensuite.
Oh, oh, il est au téléphone. Ça ne présage rien de bon.
Je t'avais bien dit que ta rencontre avec le mec bizarre avait un rapport avec ton sadique.
« C'est ça, hier devant les bureaux de The New Press… En fin d'après-midi » dit-il calmement.
Il me suit du regard alors que je me déplace vers la cuisine.
« C'était quand précisément ? » s'adresse-t-il à moi.
« 17h45 à peu près »
Qui est-ce qu'il appelle si tôt ? Qu'est-ce qu'il se passe avec Elliott ? Il répète ce que je lui ai dit à la personne au bout du fil. Il garde ses yeux sur moi, l'expression sévère et obscure.
« Débrouillez-vous pour savoir de quelle manière c'est arrivé… Hmm… Je pensais la même chose. Mais si c'était la vérité, ça m'étonne de lui »
Il ferme les yeux comme sous le coup de la douleur avant de reprendre :
« Je ne sais pas où ça va nous mener… Oui je vais en discuter avec lui… Hmm… Je suis au courant… Essayez d'en apprendre plus et tenez m'en informé. Trouvez où il est, Duval. Il a des problèmes. Trouvez-le »
Il raccroche.
« Un café, ça te dit ? »
Pour moi, le café peut tout résoudre. Ou du moins, rendre une situation moins pire. Je verse de l'eau dans la cafetière.
« Je préfèrerai retourner au lit »
Avec le ton de sa voix, j'imagine qu'il ne prévoit pas de dormir.
« Oh, eh bien, vas-y. Tu peux rester avec moi aussi si tu veux. J'ai envie d'un café »
Je commence à connaître sa technique : il essaye toujours d'esquiver les problèmes grâce au sexe. Mais cette fois, ça ne marchera pas sur moi.
Il passe nerveusement une main dans ses cheveux.
« Ok. Je suis d'accord pour un café » cède-t-il.
Je devine quand même la frustration dans sa voix. J'enclenche le bouton de la cafetière et sort des tasses du placard. Mon anxiété a atteint le nouveau palier en moi. Est-ce qu'il va me dire quel est le souci ou est-ce que je vais être obligé de lui tirer les vers du nez ?
Je sens son regard pesant dans mon dos. J'imagine son air furieux et troublé. Je me retourne pour le regarder et, en effet, il est inquiet.
« Qu'est-ce qui se passe ? »
Il secoue la tête.
« Je n'ai pas le droit de savoir ? »
Il souffle bruyamment.
« Non »
« Pourquoi ? »
« Parce que tu ne devrais pas être mêlé à ça. Je ne veux pas que tu sois impliqué là-dedans »
« Je ne devrais pas y être mêlé mais pourtant je le suis. Il a su où j'étais et il m'a abordé devant mon travail. Comment il me connait ? Comment il sait où je bosse ? Je crois que je mérite d'être un peu plus au courant »
Il repasse sa main dans ses cheveux. Tout semble se déchaîner en lui en ce moment.
« Je t'en prie » soufflais-je timidement.
Sa mâchoire se crispe. Il lève les yeux au ciel.
« Ok, ok » lâche-t-il, vaincu, « je ne sais pas plus que toi comment il t'a trouvé. C'est possible que ce soit à cause de la photo prise le soir de l'exposition. Mais ce n'est qu'une hypothèse »
Je lâche à nouveau un soupir. Il semble s'agacer lui-même.
Je me tais et attends tranquillement qu'il continue. Je prends les tasses et les remplit une à une avec soin. Kurt fait les cents pas dans mon salon.
Après quelques minutes, il continue :
« Pendant que je t'ai rejoint en Californie, Elliott a été à mon appartement et a fait peur à Mercedes »
« Mercedes ? »
« Mademoiselle Jones »
« Explique-moi le « faire peur » »
Il me regarde de travers puis m'observe attentivement.
« Dis-le-moi. Je sais que tu ne me dis pas tout »
Ma voix décidée et pleine d'assurance m'étonne moi-même. Même Kurt a l'air surpris.
« Blainey, j… »
Il se coupe en plein milieu de sa phrase.
« Je t'en prie »
Il souffle, découragé.
« Il s'est ouvert les veines avec des ciseaux »
« Oh mon Dieu ! »
Voilà pourquoi son poignet était bandé.
« Mercedes l'a emmené à l'hôpital immédiatement. Mais Elliott avait déjà signé le formulaire de sortie avant que je revienne »
Cette situation pue la merde. Qu'est-ce que ça signifie ? Qu'il veut mettre fin à ses jours ? Mais pourquoi ?
« La personne qui l'a pris en charge à l'hôpital a dit que son geste était une perche tendue pour qu'on l'aide. Apparemment, il ne voulait pas se suicider, il voulait seulement attirer l'attention sur lui. Mais je n'en suis pas certain. Depuis, j'ai essayé de lui venir en aide en le faisant suivre »
« Il a parlé à Mademoiselle Jones ? »
Il me fixe. Il semble vraiment gêné.
« Quasiment pas » lâche-t-il au bout d'un moment.
Je sens qu'il me cache encore quelque chose. Pour me changer les idées, je bois un peu de café. Elliott veut revenir aux alentours de Kurt donc. La seule façon qu'il a trouvée pour qu'il s'intéresse à lui est la tentative de suicide.
C'est pour le moins flippant.
C'est peut-être flippant mais ça marche. Kurt a quitté Los Angeles pour pouvoir être avec lui. Mais il était déjà parti avant qu'il n'arrive. C'est étrange.
« Tu ne sais pas où il est ? Il n'a pas de proches ? »
« Personne ne sait où le trouver. Même pas son mari »
« Son mari ? »
« Hmm » dit-il d'une façon distraite, « il est marié depuis deux ans »
« Il était marié pendant que vous faisiez… »
Je m'arrête.
Putain ce mec ne s'impose pas de barrières !
« Non ! Quelle idée, bien sûr que non ! Lui et moi étions… ensemble il y a trois ans. Après il m'a laissé et s'est marié avec cet homme quasi immédiatement »
« Et pourquoi revient-il aujourd'hui ? »
« Je n'en sais rien » secoue-t-il la tête, malheureux, « j'ai entendu dire qu'il a laissé son mari depuis trois ou quatre mois »
« Ok donc il n'est plus ton Soumis depuis trois ans ? »
« Un peu moins de trois ans »
« Il voulait plus »
« Oui »
« Toi non ? »
« On a déjà parlé de ça »
« Et il est parti »
« Oui »
« Pourquoi veut-il attirer ton attention maintenant ? »
« Je n'en sais rien »
Mais sa voix m'indique le contraire. S'il ne sait pas, il doit avoir une théorie là-dessus.
« Tu penses avoir une idée, n'est-ce pas ? »
Ses yeux s'assombrissent sous la fureur.
« Je crois que ça a un rapport avec toi »
Moi ? Pourquoi moi ? Je ne le connais même pas alors qu'est-ce qu'il me veut au juste ?
Pourquoi vous et pas moi ?
Je contemple mon maniaque du contrôle. Il est superbe, torse nu devant moi. Il est à moi. Il m'appartient. J'ai réussi à l'avoir. Mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que je n'ai rien de plus qu'Elliott. Je suis sûr qu'il est très beau même. Alors pourquoi moi et pas lui ?
« Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas parlé de cette rencontre hier ? » me questionne-t-il d'un ton doux.
« Ça m'était sorti de la tête »
Je baisse la tête, honteux.
« Il y a eu les bières après le boulot, ta venue au bar et ta… démonstration de virilité à Hunter. Puis on est rentré. J'avais oublié. Tu as le don de me faire tout oublier en fait »
« Ma démonstration de virilité ? » dit-il en réprimant un sourire.
« Oui, le duel de celui qui pisse le plus loin »
« Est-ce que tu veux voir ce qu'est une vraie démonstration de virilité ? »
« Une tasse de café c'est bien aussi, non ? »
« Non Blaine »
Son regard me brûle, m'allume, m'enflamme de l'intérieur. Ses yeux disent : « j'ai envie de toi. J'ai envie de toi maintenant ». Merde, c'est tellement sexy.
« Laisse tomber le café et suis-moi »
Il tend le bras vers moi.
Enième round pour la soirée : GO !
OoOoOoOoO
J'ouvre les yeux car la chaleur est étouffante. Kurt, complétement nu, me tient fermement dans ses bras. Même endormi. La lueur du jour passe faiblement à travers les rideaux de ma chambre. Ma joue repose contre son pec droit, mon bras droit posé sur son ventre et mes jambes emmêlées aux siennes.
Je lève très lentement la tête vers lui pour ne pas le réveiller. Il est si paisible quand il dort. Il ressemble à un ange. Et il est mien.
Je touche timidement son ventre. Je passe le bout de mes doigts sur les muscles finement dessinés de son abdomen. Aucun mouvement. Je crois rêver. Kurt m'appartient vraiment. Je dépose un doux baiser sur sa poitrine là où son cœur bat. Il lâche un petit gémissement mais ne se réveille pas. Je l'embrasse à nouveau tendrement et souris contre sa peau. Cette fois, il se réveille.
« Coucou » saluais-je d'un air peu sûr.
« Coucou » dit-il en retour, méfiant, « tu fais quoi ? »
« Je t'admire »
Je caresse lentement ses abdos avec la paume de ma main. Kurt l'attrape en fronçant les sourcils avant de m'adresser un sourire arrogant et je me calme aussitôt. Mes baisers sur son torse resteront mon secret.
Heureusement pour toi, sinon tu aurais pris cher…
D'un geste rapide, il me retourne, me place sur le dos contre le matelas, lui au-dessus de moi et les mains nouées aux miennes comme une mise en garde. Il caresse ma joue de son nez.
« Je perçois une idée farfelue dans ta jolie petite tête Blaine » énonce-t-il, le sourire aux lèvres.
« Toutes mes idées sont farfelues quand tu es dans un environ proche »
« Oh vraiment ? » m'interroge-t-il en m'embrassant plusieurs dois, « tu préfères du sexe ou un petit-déjeuner ? »
Ses yeux, déjà assombris, pétillent d'amusement. Il frotte son érection contre mon sexe à moitié dur. Je jette mes hanches contre lui pour accentuer le contact.
« Décision parfaite ! » chuchote-t-il.
Il se déplace vers mon cou pour tracer un chemin de baisers et de morsures, jusqu'à mon torse.
OoOoOoOoO
Je me tiens à côté de ma commode. Je m'examine d'un œil critique dans le miroir. Je tente d'arranger mes boucles pour avoir l'air d'être autre chose qu'un fou furieux. Mais c'est peine perdue, elles sont trop longues. J'ai passé un jean jaune moutarde, un polo noir et un nœud papillon jaune, gris et noir. Kurt qui sort à peine de la douche, est en train d'enfiler ses habits dans mon dos. J'admire avec désir son superbe corps.
« Tu fais beaucoup de sport ? »
« Sept jours sur sept » dit-il en boutonnant son jean.
« Tu fais quoi ? »
« Di jogging, de la muscu et du kickboxing » dit-il modestement.
« Du kickboxing ? »
« Oui. J'ai un coach personnel qui me donne des leçons. Il s'appelle Pete. Il est très doué. Tu l'apprécierais, c'est certain »
Je tourne la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux. Il boutonne lentement sa chemise.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Tu l'apprécierais en tant que coach »
« Un coach personnel ne me servirait à rien vu que je t'ai toi qui entretient ma forme »
Il s'avance vers moi d'un pas lent et enroule ses bras autour de ma taille. Son regard brille d'une lueur perverse alors qu'il croise le mien dans la glace.
« Bébé tu dois pouvoir me suivre. Surtout avec ce que j'ai prévu pour toi. Tu dois être au meilleur de ta forme »
Mes joues rougissent quand les événements passés dans la salle de jeux me reviennent. Oh oui, la salle de torture moderne peut vraiment être fatigante. Est-ce que Kurt acceptera qu'on y retourne ? Est-ce que je veux y retourner ?
Allez Anderson, arrête de te voiler la face !
Je verrouille mes yeux à ceux de Kurt, bleus mystérieux et fascinants.
« Tu sais au fond de toit que tu le veux » articule-t-il d'une voix rauque.
Le rougissement de mes joues s'accentue un peu plus. Une idée s'incruste péniblement avec force dans ma tête : Elliott devait réussir à suivre le rythme épuisant de Kurt. Je me mords la lèvre en fronçant les sourcils. Kurt me jette un regard inquisiteur.
« Qu'est-ce que tu as ? » m'interroge-t-il, soucieux.
« Rien » répondis-je en bougeant la tête de droite à gauche, « je suis d'accord pour voir Pete »
« Vraiment ? »
Tout le visage de Kurt s'éclaire. Il affiche un sourire béat énorme. Je souris en retour. Il donne l'impression d'avoir gagné le jackpot. Enfin, j'aurais cette expression si je venais de toucher le jackpot. Kurt est déjà super riche donc bon…
« Oui, si ça peut te faire plaisir » raillais-je.
Il resserre son étreinte et dépose un baiser bruyant sur mon front.
« Plus que tu ne peux le croire » chuchote-t-il, « tu as prévu quelque chose pour cet après-midi ? »
Il frotte son nez dans mon cou, de mon oreille à ma clavicule. Une vague de frissons se propage le long de ma colonne vertébrale.
« Il me faut une nouvelle coupe de cheveux et… Je dois aller déposer un chèque à la banque et… m'acheter un nouvelle voiture »
« Oh » dit-il en baissant la tête et en se mordillant nerveusement la lèvre.
Il fouille dans la poche arrière de son pantalon et en sort la clé de l'Audi qu'il m'avait offerte.
« Elle est garée en bas » lâche-t-il calmement d'un ton hésitant.
« Comment ça « elle est garée en bas » ?! »
Putain de merde. Je sens la rage monter en moi.
En même temps, il n'allait pas te dire « elle est garée dans ton salon ».
« Joey l'a emmené hier »
J'entrouvre les lèvres pour parler puis les referme. Je fais ça deux fois. Tout bout dans ma tête mais ma fonction « parole » ne fonctionne plus. Il m'impose à nouveau sa voiture. Et merde ! C'était tellement prévisible de sa part en même temps. J'aurais dû m'en douter. Mais s'il veut jouer à ça, on va jouer. Je tire l'envelopper contenant le chèque de la poche de mon jean. Je la lui tends.
« Prends-la, elle t'appartient »
Kurt plisse le front, ne comprenant visiblement pas. Et finalement, il ouvre grand les yeux, fait un pas en arrière en secouant les mains devant lui.
« Non, non. Cet argent est le tien ! »
« Non il ne l'est pas. Je veux te payer l'Audi »
Les traits de son visage changent radicalement. La colère y prend place.
« Non Blaine. C'est ton argent et ta voiture »
« Non Kurt. Mon argent mais ta voiture. Je te la paie »
« C'est un cadeau pour ton diplôme »
« Les gens offrent en général une simple carte. Mais toi tu m'as acheté une Audi ! »
« Tu veux qu'on s'engueule pour ça ? »
« Non »
« Super. Prends les clés alors »
Il les dépose sur la commode.
« Hey mais je… »
« Cette conversation est close Blaine. Ça suffit maintenant »
Je commence à faire la tête quand une idée arrive. Je déchire l'enveloppe en petits morceaux que je jette à la poubelle. Ça, c'est le pied !
Kurt me jette un regard neutre. Je sais en revanche qu'il bout de fureur. Il serait préférable que je reste dans mon coin. Il tapote sa bouche avec son doigt.
« Tu me provoques toujours Blaine. Toujours » grogne-t-il froidement.
Il me tourne le dos et part dans le salon, rageur. Je ne pensais pas qu'il réagirait ainsi. Je pensais plus que la troisième guerre mondiale allait me tomber dessus. Je me regarde dans le miroir, en replaçant mon attention sur mes cheveux.
Je suis quand même intrigué. Qu'est-ce qu'il fait ? Je passe dans la piève principale pour le trouver au téléphone.
« C'est ça, douze mille dollars »
Il me regarde, toujours stoïquement.
« Parfait… Lundi ? Bien… Non, c'est tout Elena »
Il met fin à l'appel.
« Versés sur ton compte, lundi à la première heure. Ne te lance pas là-dedans avec moi »
Il est fou de rage mais je m'en fous.
« Douze mille dollars ! » lâchais-je plus fort que prévu, « d'où tu connais mon numéro de compte bancaire d'ailleurs ? »
Ma colère surprend Kurt.
« Je connais tout sur toi Blaine »
« Mon ancienne voiture ne valait pas douze mille dollars »
« Alors là, on est d'accord ! Mais je t'avais dit que Joey s'assurerait de la vendre correctement. Quelqu'un recherchait ce modèle et a lâché douze mille dollars pour l'avoir. Tu pourras demander confirmation à Joey si tu veux »
Je lui jette un regard meurtrier qu'il me renvoie. On a l'air de deux cons énervés qui ne veulent pas céder devant l'autre.
Surtout, je ressens cette attirance violente, le lien qui nous pousse l'un vers l'autre sans que l'on puisse le contrôler. Brusquement, il me prend et me soulève contre le mur. Ses lèvres affamées foncent sur les miennes et les dévorent avec force. Une de ses mains me pelote le cul. Mes jambes sont autour de sa taille pour accentuer le contact entre nous. Sa deuxième main tire sur mes boucles afin que ma tête soit inclinée. Les miennes sont en train de foutre un bordel monstre dans ses cheveux. Je ne veux pas qu'il s'éloigne. Il se plaque contre moi. Il me piège, haletant. Je le sens. Je sens qu'il me veut. Je suis pris de vertiges, le désir étant trop grand.
« Pourquoi ? Pourquoi tu me provoques ? » souffle-t-il entre deux baisers ardents.
Mon cœur bat la chamade. Exercera-t-il toujours ce pouvoir sur moi ? Et moi sur lui ?
« Parce que j'en ai les moyens »
Ma respiration est irrégulière. Je sens qu'il sourit contre la peau de ma gorge. Il finit par verrouiller ses yeux aux miens.
« Putain, j'ai tellement envie de toi. Mais je n'ai plus de capotes. Je n'en ai jamais assez avec toi. Tu es un homme frustrant »
« Toi tu me rends dingue. Au sens propre comme au figuré »
Il soupire.
« Allez viens. On va prendre notre petit-déjeuner dehors. Et je t'emmènerai dans un endroit pour te faire couper les cheveux »
« Ok »
J'opine. Il ne fallait presque rien finalement pour stopper cette querelle.
OoOoOoOoO
« C'est pour moi » lançais-je en capturant l'addition.
Il boude.
« Tu dois être plus rapide que ça Hummel »
« Evidemment » dit-il bourru, un air de défi dans les yeux.
« Oh allez, ne fais pas la tête. J'ai gagné douze mille dollars ce matin. Un petit-déjeuner est dans mes moyens je pense »
« Merci » dit-il, grognon.
Il est adorable.
« Où est-ce qu'on va ? »
« Tu es sûr que tu veux une nouvelle coupe ? »
« Ben oui, ça s'impose » dis-je en désignant mes boucles.
« Je te trouve très beau moi. Enfin, tu es toujours beau »
Je baisse la tête en rougissant sous son compliment.
Je dois être présentable pour la fête de ton père ce soir. Oh et ça se déroule où ? »
« Dans la maison de mon père. Ils ont organisé une sorte de vente aux enchères pour une association »
« Oh, c'est pour laquelle ? »
Kurt emmêle ses doigts ensemble, visiblement gêné.
« Elle s'appelle Have Fun but Stay Alive. C'est une association qui lutte contre l'alcool au volant chez les jeunes »
« C'est une très bonne cause » dis-je d'un ton rassurant.
« Tu viens ? »
Il se met debout et me tend la main. Je la lui prends et il serre immédiatement mes doigts.
Il est bizarre. Certaines fois, il est très tactile et démonstratif et d'autres où il est distant et froid. Le temps est doux à l'extérieur.
« On va où ? »
« Tu verras »
Bon…
Nous avançons dans les rues new-yorkaises jusqu'à un quartier où les boutiques deviennent de plus en plus branchées. Je pourrais en profiter, en revenant, pour m'acheter des costumes pour le travail.
Kurt nous arrête finalement devant la devanture d'un salon de beauté. Ça a l'air très huppé. Il ouvre la porte pour que j'y entre. Le salon a une décoration épurée : tout est blanc. Derrière le comptoir d'accueil, une jeune femme blonde, à l'uniforme blanc aussi, travaille. Elle nous regarde quand nous entrons.
« Oh, bienvenue Monsieur Hummel » salue-t-elle gaiement.
Elle rougit doucement et cligne des yeux rapidement. Kurt Hummel est dans le coin et toutes les femmes deviennent folles. Comment elle le connait d'ailleurs ?
« Bonjour Sophia »
Et il la connait. C'est quoi ce bordel ?
« On fait comme d'habitude, Monsieur ? »
Son rouge à lèvres est affreux.
« Euh non » dit-il précipitamment en me regardant, mal à l'aise.
Comme d'habitude ? Encore une fois : c'est quoi ce bordel ?!
Il a surement dû ramener ses autres soumis là-dedans.
Putain, il a dû trainer Elliott ici… Il me voit toujours comme ça alors ?
« Monsieur Anderson va vous dire ce qu'il veut »
Je le regarde de travers. Il croit que je suis son putain de soumis ?! C'est vrai, j'ai accepté le coach mais je croyais que les règles, c'était fini…
« Pourquoi dans ce salon ?'
« Il est à moi. En plus de trois autres »
« Il est à toi ? »
Je suis abasourdi. C'est… Je n'ai même pas de mots.
« Oui. C'est une activité annexe. Ce n'est pas la question ici. Tu peux tout demander, c'est cadeau. Tu peux avoir toute sorte de massages, des bains d'algues et de boue, des masques, des soins complets du corps. Tout »
Je regarde Sophia qui me regarde aussi tout en attendant patiemment ma réponse.
« Je veux simplement une nouvelle coupe de cheveux »
« Très bien Monsieur Anderson »
Sophia et son rouge à lèvres dégueulasse sont très efficaces.
« Edouardo s'occupera de vous dans dix minutes » dit-elle très professionnellement.
« Edouardo est génial » me chuchote Kurt.
Je ne comprends pas trop la situation. Kurt Hummel, PDG d'Hummel Enterprises, dirige aussi des salons de beauté !
A ce même moment, je vois Kurt devenir blanc comme un linge. Une personne ou autre chose a capté son regard. Je regarde dans la même direction que lui et vois un très beau jeune homme châtain foncé. Il ferme une porte et discute avec un des employés.
Le très beau garçon est grand, une belle peau crémeuse. Il est superbe. Il a surement un an ou deux de plus que Kurt. Il porte un costume noir élégant. Il est à tomber par terre. Ses cheveux sont dressés avec style sur sa tête. Quand il voit Kurt, il lui adresse un sourire rayonnant et affectueux.
« Pardon » marmonne rapidement Kurt.
Il se déplace dans le salon à toute vitesse. Il ne jette pas un regard aux employés et arrive devant l'homme. Je ne peux pas entendre de quoi il parle vu que je suis trop éloigné d'eux. Le Beau Garçon salue chaleureusement Kurt en déposant un baiser sur sa joue, les mains sur ses poignets. Ils ont l'air de s'engager dans une vive discussion.
« Monsieur Anderson ? » m'interpelle Sophia.
« Une minute s'il vous plait »
J'examine Kurt, hypnotisé.
Le Beau Garçon lève les yeux vers moi et me sourit avec la même chaleur que précédemment avec Kurt. Il a l'air de me connaître. Je lui rends un sourire poli.
Kurt semble exaspéré. Il semble tenter de lui expliquer quelque chose. Le garçon acquiesce en haussant les épaules, résigné. Ils se connaissent vraiment bien on dirait. Ils sont peut-être des associés de long terme. Il est peut-être le patron du salon. Je ressens une espèce de crainte quand je le regarde. Il impose le respect et un air froid et autoritaire émane de lui.
Soudainement, une idée défonce tout sur son passage dans ma tête : je sais qui est cet homme.
A tomber par terre.
De l'âge de Kurt.
Epoustouflant.
C'est Sebastian Smythe.
Et voilà pour ce 30ème chapitre :)
J'espère qu'il vous aura plu mes amis :) n'hésitez pas à me laisser votre avis dans une review ou où vous voulez d'ailleurs :)
Merci pour votre soutien, je vous en suis très reconnaissante !
A la semaine prochaine
Bisous, bisous
Cindy !
