Coucou à tous !
Je suis ravie de voir que cette fic vous plait toujours autant :) Je suis contente de vous apprendre que j'ai eu 20 ans hier. Ouais 20 ANS :) *Tout le monde s'en fout Cindy !* et pour moi, mon plus cadeau c'est de partagé cette fanfic avec vous :)
Merci au nouveau follow de cette semaine.
Merci à Alexis, Claire, Marion, CeliaCom7, justmoi59, Emma, Anne-So, Klaineuse, uneklaineuuuuuse, Claire, Anna G., SwiftCriss, Sara pour vos reviews.
Anderverysue : que de gentillesse dis-moi ) merci beaucoup pour tout ça ! Je pense que beaucoup de personnes attendaient l'arrivée de Smythe :)
Maloke : Si le mystère de Kurt s'éclaircit, celui autour de Seb s'épaissit ) pourquoi le lâcherait-il alors que ça peut créer des intrigues plutôt intéressantes ? ) Mais non, il ne faut jamais avoir peur avec moi… ) Bisous ma Claire.
IheartIns : coucou ! Wow, je dois dire que moi aussi quand je les ai eu, je les ai dévorés en une semaine à peine ) haha, j'espère que tu continueras de lire tout de même :) bisous :)
CeliaCom7 : alors ça c'est le moins qu'on puisse dire ) Sebastian… J'aime ce personnage mais tellement en fait ) Tu verras la suite avec ce chapitre !
Justmoi59 : contente que les infos sur le passé de Kurt te plaisent. Blainey ne se laisse plus faire, ce temps est révolu )
Klainekisses : pas besoin d'entrer chez moi, la suite est ici. Une semaine d'attente c'est peu non ? Kurt est excessif et c'est le seul moyen qu'il a de montrer à Blaine qu'il tient à lui. Oh merci, la meilleure je sais pas mais merci quand même. Eh bien, je ne sais pas si je dois prendre ça pour un compliment vue la façon dont Kurt est abimé mais je prends note. Santana a toujours été mon personnage féminin préféré. Bientôt est un grand mot ! En tout cas merci pour cette review !
HOP3SO : tu pourras voir tout ça dans ce chapitre. Bien sûr, sa jalousie et sa possessivité sont là pour montrer qu'il tient à Blaine même si tout indique le contraire (ou peut-être pas tant que ça…) Je les salue aussi :)
Klaineuse : WALALA keupine :D ah oui carrément ton préféré :o Blaine entend parler de ce Dr depuis le début, il fallait bien qu'il le rencontre un jour non ? LE RETOUR DE MAGNIFIQUE ! OU EST PASSE MAGNIQUE ? *Cindy calme toi* ce sont des lapins assez actifs, si tu n'avais pas remarqué ), alors dès qu'ils ont un moment seuls eh ben HOP RABBIT TIME ! :'D ouais je rigole toute seule derrière mon écran, pas de panique I'm not crazy ! Mais je suis à fond pour le Seblaine tu vois. Bon pas plus que le Klaine mais quand même. En gros tu aimes Seb parce qu'il encourage Kurt avec ses sentiments (et avouons-le, il est super sexy MON DIEU GRANT GUSTIN **) mais tu le détestes, eh bien parce que c'est Sebastian peut-être ? :) J'adore voir Blainey énervé aussi ! J'ai vraiment aimé écrire ce passage là en tout cas, alors je suis contente qu'il t'ait plu. Burt et Carole sont trop géniaux :') Alors LE mystère du chapitre où est passé Helaine ? :D on s'en fout du reste mais OU EST PASSE HELAINE ? (partie avec ton magnique sous le bras surement )) non je sais pas, tomber à l'eau, attachée à un lit avec des nœuds papillon (qui sait Satan est peut-être maniaque du contrôle comme Kurt ?! )) WANKY ! C'était le moment théorie du complot de ma keupine ) OH MON DIEU DARREN ET SES BOUCLETTES ** c'est de la pornographie capillaire OUAIS ! Bon évidemment ce passage de la baignoire a légérement fait disjoncter mon cerveau *momentanément hors service* mais la vidéo était super drôle. Les BTS de la vidéo sont tellement marrants en plus :D C'est seulement moi ou Tonton Darren c'est hyper sexy ? Tu veux un secret ? Je suis l'enfant caché de Dare : DARREN C'EST MON PAPA ! Pff je rigole toute seule, là maintenant, tu sais :'D Oula je suis une CCshipper mais Dare a l'air heureux avec Mia, c'est tout ce qui compte. Son bien-être avant tout :') je t'adore aussi et vivement ta review keupine ! (Tu as rajouté fan a ta signature THAT'S SO CUUUUTE :')) Merci keupine, comment tu as su que c'était mon anniversaire d'ailleurs ? *cœur*
Uneklaineuuuuuse : alors ça c'est une introduction vraiment cool :) haha :'D de meilleur en meilleur ça sonne tellement français cette phrase ) tu peux continuer ainsi, les compliments ne font jamais de mal ) tu sais, même si c'est une critique, je l'accepte. Je la prends volontiers si ça peut me permettre de modifier ou d'améliorer certaines choses. Hey pas de violence. Si tu me tapes, qui écrira la suite, hein QUI ? ) Moi je dis une review (même si c'est pas comme ça que ça se dit, je m'en fous parce que je fais ce que je veux xD) ne t'excuse jamais pour faire de grandes reviews, je les adore :)
Clairegleek78 : contente que Seb t'ait plu :) haha, évidemment que ça cache quelque chose qu'est-ce que tu crois ) oh tu aimes la petite voix de Blaine alors ) Moi ? Sadique ? Meuh noooooon :'D Bisous Claire.
AnnaKlaineuse : haha, le débile et super beau :'D tu verras s'il y est allé ) Bisous Anna :)
SwiftCriss : hey merci, je dois comprendre qu'il t'a plu alors :')
Licorne-Klaine : merci ma petite Sara d'être venue reviewer malgré tout, c'est adorable de ta part. Prends bien soin de toi surtout.
Sur ce, bon chapitre :)
ENJOY !
Chapitre 34
Montgomery dit quelque chose dans sa radio.
« Joey, Monsieur Hummel vient de pénétrer dans l'étage principal »
Il se tend et parait effrayé en écoutant la réponse de Joey. Je pense qu'il doit être franchement énervé pour avoir fait peur à l'autre homme de cette façon.
Putain, si Joey perd son calme, ça veut dire que…
« S'il vous plait, laissez-moi passer. Je dois passer »
Il faut que Montgomery ait un minimum de compassion.
« Pardonnez-moi Monsieur Anderson. Mais, je ne devrais pas tarder à recevoir les directives de Joey. Lui et Wright sont en train d'inspecter le salon et les chambres » lâche-t-il en me bloquant le passage.
Je me recule contre le mur. Je ne sers à rien ici. Je ne peux rien faire en restant planté dans cette entrée. J'essaye de capter, ne serait-ce qu'une indication venant du grand salon mais rien. Seule ma respiration irrégulière se répercute dans mes oreilles. Mon souffle est erratique, mes mains tremblent, mon cœur s'affole et mes jambes sont flageolantes. Je crois que je vais être malade. Pourvu que Kurt ne soit pas blessé. Pourvu que Kurt ne soit pas blessé.
Je ne sais absolument pas combien de temps est passé depuis notre arrivée. Aucun bruit ne nous parvient. C'est plutôt bon signe non ? Au moins, il n'y a pas bagarres ou pire, de coups de feu. Je fais les cents pas dans l'entrée du corridor et fixe mes yeux sur les tableaux qui la décorent.
Très franchement, je ne me suis jamais attardé sur eux. Ma plupart sont des représentations de paysage : des villes, des champs, des lacs. Ils sont très beaux même si je trouve qu'ils sont assez décalés avec le reste de la décoration. Les autres tableaux de l'appartement sont beaucoup plus classiques et simples. Malheureusement, mon attention ne reste pas bloquée longtemps sur eux. Il faut que je sache comment va Kurt.
Je tourne les yeux vers Montgomery qui a un air toujours neutre.
« Du nouveau ? »
« Non, toujours rien Monsieur Anderson »
Tout à coup, une ombre apparait sur le sol. Montgomery voit mon expression angoissée et se retourne rapidement en braquant son arme devant lui.
Je ne fais plus aucun mouvement, je ne respire même plus. Kurt s'avance prudemment vers nous.
« Tout a été vérifié. Tout est en ordre » annonce-t-il en plissant le front.
Montgomery abaisse son pistolet et le remet à sa ceinture avant de faire un pas sur le côté pour me laisser le passage.
« Joey est toujours trop nerveux » grogne Kurt en me faisant un signe pour que je le rejoigne.
Je l'examine, totalement sous le choc et mon corps ne veut pas bouger d'un poil. Je le contemple attentivement pour enregistrer chaque détail : ses beaux cheveux châtains artistiquement coiffés, ses yeux bleus agités, ses lèvres pincées et sa si agréable silhouette. Je pense qu'une minute d'attente supplémentaire m'aurait achevée. Kurt fronce les sourcils et me dévisage de son regard inquiet.
« Bébé, tu n'as rien à craindre »
Il vient doucement vers moi, enroule ses bras autour de ma taille et dépose un baiser sur mon front.
« Tu es mort de fatigue. Suis-moi, je vais te coucher »
« J'ai eu si peur »
Je profite autant que possible d'être contre lui, la tête nichée dans son cou, buvant son parfum si rassurant.
« Je le sais mais tout le monde est sur les nerfs »
Montgomery n'est plus là. Il a dû partir rejoindre Joey.
« Je crois que tes ex vont nous causer beaucoup de soucis » lâchais-je d'un ton sarcastique.
Tous ses muscles se relâchent.
« Je le crois aussi »
Il défait son étreinte mais attrape ma main. Nous passons le grand corridor pour arriver dans le salon.
« Joey et les autres gars sont en train de sécuriser chaque recoin. Mais franchement, je ne crois pas qu'il soit là »
« Enfin, qu'est-ce qu'il ferait là ? Ce n'est pas très raisonné d'entrer ici »
« C'est exactement pour cette raison qu'il y a un risque »
« Il y a une chance qu'il ait pénétré l'appartement ? »
« S'il l'a fait, je ne sais pas par où. Joey est toujours sur ses gardes »
« Est-ce que tu… tu as vérifié la salle de tor - jeux ? »
Kurt me regarde brièvement et ne fait aucune remarque sur mon bafouillage. Il a l'air très inquiet.
« Elle était fermée à clé mais oui, on a été voir avec Joey »
Je lâche un souffle que j'ignorais retenir. Mon anxiété diminue.
« Tu veux prendre un verre ? » me propose Kurt.
Je secoue la tête. Je suis éreinté. J'aimerais seulement enfin dormir.
« D'accord, viens avec moi. Je vais te coucher. Tu tiens à peine sur tes jambes »
Ses yeux deviennent plus doux. Je plisse le front. Il ne dort pas avec moi ? Il aime mieux être seul ?
Je me détends quand nous nous dirigeons jusqu'à sa chambre. Je retire ma veste et la plie soigneusement avant de la poser sur le fauteuil. Je prends dans la poche intérieure le mot de Smythe.
« Prends ça » dis-je en le tendant à Kurt, « j'ignore si tu l'as lu tout à l'heure mais je ne veux pas garder ça, ni même y donner suite »
Kurt le prend et le lit. Il avait dû regarder que le nom de l'expéditeur plus tôt. Il pince les lèvres.
« Je ne sais pas quels points il veut éclaircir » siffle-t-il avec mépris, « je dois aller discuter avec Joey mais tu veux bien que je te déshabille avant ? »
« Est-ce que tu vas prévenir les forces de l'ordre pour ce qui est de mon Audi ? »
Je fais un pas vers lui et je lève le menton pour qu'il défasse mon nœud papillon. Il le fait et déboutonne lentement ma chemise en faisant trainer doucement ses doigts sur mon torse. Il la retire et fait de même avec mon pantalon.
« Non. Inutile de mêler les flics à cette histoire. Elliott est assez instable sans avoir à faire à la police. En plus, je ne veux pas qu'ils viennent foutre leurs nez chez moi. Il va juste falloir qu'on se dépêche à le localiser »
Il m'embrasse tendrement à la commissure des lèvres.
« Mets-toi au lit maintenant » me commande-t-il en quittant la pièce.
OoOoOoOoOoO
Couche sur le lit, je contemple avec fascination le plafond en attendant que Kurt vienne me rejoindre. Tout s'est enchainé à une telle vitesse dans cette journée. J'ai appris beaucoup de choses aussi. J'essaye de faire le tri dans mes pensées.
J'ouvre les yeux et me redresse d'un coup sur le matelas. Je suis momentanément perdu. A quel moment le sommeil m'est tombé dessus ? Je me frotte les yeux. Une pâle lueur venant de la porte à peine ouverte illumine la chambre. Où est Kurt ? Il n'est pas à côté de moi. Je regarde autour de moi, désorienté. Près du lit devant moi, je vois une ombre. Une personne ? Un homme ? Elle est sombre en tout cas.
Complétement déboussolé et noyé dans les restes de sommeil, j'allume la lampe sur la table de nuit. Je regarde là où il y avait l'ombre, mais rien, personne. Je soupire et me frotte à nouveau les yeux.
Ma paranoïa et ma peur m'auraient faits halluciner ? Très possible. Je sors les pieds du lit et reste assis sur le matelas. Je fouille la pièce du regard. Un frisson d'angoisse et de gêne intenses parcourt mon dos. Il n'y a personne ici.
Je secoue vivement la tête. Mais il est où Kurt ? Je consulte le réveil qui m'indique qu'il est 2h15.
Les jambes flageolantes, je me mets debout pour trouver Kurt dans l'appartement. Mon esprit emmêlé me joue des tours et je suis perdu. Je deviens certainement fou. Ou bien c'est à cause de l'accumulation d'informations et d'actions dingues du jour.
Le grand salon est désert mais les lumières au-dessus du comptoir du coin cuisine sont enclenchées. Je vois toutefois que son bureau est ouvert et sa voix me parvient. Je crois qu'il est au téléphone.
« Tu n'as pas d'horloges chez toi ? Pourquoi tu me passes un coup de fil à 2h du matin ? Je n'ai pas à te parler… Dans ce cas, profites-en, tu es au téléphone avec moi. C'est débile de laisser un message alors que tu peux me le dire directement »
Sans bouger, je me tiens derrière la porte et je tends l'oreille pour pouvoir écouter. Qui peut l'appeler ?
« Non, toi tu te tais et moi je parle. Je le répète encore une putain de fois alors écoute bien : Tu. Le. Laisses. Tranquille. Il n'est pas comme toi, tu saisis ? »
Son ton est menaçant et il semble fou de rage. Je me retiens de toquer.
« J'ai compris. Ce n'est pas une blague Sebastian. Tu le lâches ok ? Combien de fois je vais devoir te le dire ?! T'as saisi ?... Ok. Bonne nuit »
Putain. Je frappe timidement à la porte.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » grogne-t-il d'un air méchant.
Tu ferais mieux d'aller te planquer. Genre… Maintenant !
Il est derrière son bureau dans son fauteuil en cuir et tient sa tête entre ses mains. Il me regarde, un air agressif sur ses traits. Une expression plus douce prend place quand il voit que c'est moi. Il me jauge avec méfiance mais avec surprise aussi. Il semble extrêmement fatigué. Ça me fait de la peine de le voir ainsi. Il ferme doucement les yeux avant de les rouvrir pour me dévisager entièrement. J'ai enfilé un teeshirt à lui.
« Tu mérites de dormir dans les plus beaux tissus Blaine » dit-il à voix basse, « même si tu es merveilleux dans mon teeshirt »
Je suis flatté.
« Tu me manques. Viens dormir avec moi »
Il quitte doucement son siège. Il ne s'est pas changé et porte toujours sa tenue de soirée. Il a seulement quitté sa veste. Quand mon regard recroise finalement le sien, j'y décèle un éclair de luxure, d'anticipation mais aussi de peine. Il se tient droit devant moi, me contemple avec chaleur et soin mais il n'essaye pas de me toucher.
« Tu veux que je te dise à quel point tu es important pour moi ? » chuchote-t-il, « s'il t'arrivait quelque chose par ma faute, je… »
Il se tait sans continuer ou même finir ce qu'il a commencé. Il fronce les sourcils et la souffrance déforme ses jolis traits. Je peux presque le sentir autour de lui tellement elle est forte. Il semble si fragile. Il ne cache même pas son angoisse.
« Tout va bien Kurt »
J'essaye de le rassurer tant bien que mal. J'approche lentement ma main de sa joue pour pouvoir caresser sa repousse de barbe du bout de mes doigts. Je suis toujours surpris que ça ne me pique pas quand je fais ça.
« J'aime quand ta barbe réapparait comme ça » lâchais-je dans un murmure.
Je ne peux pas empêcher ma voix de paraitre fascinée. En même temps, cet homme est fascinant même s'il est très abimé.
Je glisse le bout de mon index le long de la courbe de sa bouche, le passe dans son cou, le descend sur sa pomme d'Adam jusqu'à la trace rouge pétasse toujours visible sous ses clavicules. Il suit mes gestes du regard, la bouche légèrement ouverte. Je retrace la ligne de maquillage de mon doigt et il clôt les paupières. Son souffle au début léger devient plus appuyé. Je descends mes mains en suivant les pans de sa chemise. J'arrive à un bouton avec lequel je joue distraitement.
« Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te caresser. Je vais seulement retirer ta chemise »
Il écarquille sur moi ses yeux angoissés. Pourtant, il ne me repousse pas ou ne refuse pas. Avec un soin exagéré, je défais le premier bouton, ouvrant la chemise et je descends maladroitement vers le prochain. Je continue en faisant très attention à chacun de mes mouvements. Je n'ai pas envie de faire courir mes doigts sur sa poitrine.
Mais oui, on va te croire. C'est tellement crédible…
Bon ok, j'en meurs d'envie mais je ne dois pas le faire. Je défais un autre bouton et la trace de rouge à lèvres apparait sur sa peau. Je lui adresse un petit sourire.
« Nous revoilà en zone autorisée »
Je fais courir mon index sur cette limite avant de finir de déboutonner sa chemise. J'écarte les pans de tissu sur sa peau et passe sur ses poignets en enlevant et en déposant ses boutons de manchettes sur son bureau.
« Je peux te la retirer maintenant ? »
Je parle tout doucement. Il acquiesce, les yeux encore grands ouverts. Je la passe par-dessus ses bras et il se retrouve nu jusqu'à le ceinture sous mon regard. Kurt semble plus à l'aise torse nu. Peut-être qu'il n'a plus peur de mes mains, je ne sais pas. Il affiche un sourire narquois.
« Et que fais-tu du pantalon Blaine ? » me questionne-t-il d'un air pervers.
« Je jugerai de son sort dans la chambre. Je te veux avec moi. Couché. Dans le même lit »
« Je suis certain que tu veux seulement dormir » ironise-t-il.
Je le tire brusquement par le bras. Nous sortons de son bureau et entrons dans la chambre à coucher où une brise froide nous surprend.
« Pourquoi tu as laissé la baie vitrée ouverte ? » m'interroge-t-il en me jetant un coup d'œil agité alors que nous nous avançons dans la pièce.
Je ne lui réponds pas. Je n'ai pas ouvert cette baie vitrée. Je me suis réveillé et j'ai fouillé la chambre du regard mais je suis certain qu'elle n'était pas ouverte.
Je me fige soudainement. Putain de merde. Mon cœur rate un battement et je sers plus fort son bras en le regardant bouche bée.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
Il a presque crié en me jetant un regard noir.
« Tout à l'heure, je me suis réveillé et il y avait une personne avec mou. Je croyais que je rêvais »
« Pardon ?! »
Epouvanté, il court presque vers la baie vitrée et inspecte la petite terrasse. Il se dirige à nouveau vers moi quand il eut fermé la fenêtre.
« Est-ce que tu en es certain ? C'était qui ? » me questionne-t-il d'un ton tendu.
« Un homme peut-être. C'était sombre et j'étais à moitié endormi »
« Enfile quelque chose » me commande-t-il, « dépêche-toi ! »
« Mes vêtements sont dans la chambre blanche »
Il va dans le dressing et me tend un bas de survêt'.
« Ça ira »
Je ne fais aucun commentaire. Il attrape et met un tee-shirt avant de prendre son portable dans son pantalon et de le coller contre son oreille.
« Bordel de merde, il est dans l'appartement » grogne-t-il à quelqu'un.
En un temps record, Joey et un des gardes du corps entrent brusquement dans la pièce. Kurt leur relate les événements.
« Ça s'est passé quand ? » m'interroge Joey, toujours aussi impeccable que d'habitude.
Est-ce que ce mec a une vie privée ?
« Il y a un petit quart d'heure » soufflais-je en baissant la tête, honteux.
« Il connait les moindres recoins de cet endroit » déclare Kurt, « je prends Blaine avec moi. Elliott se planque ici. Mettez-lui la main dessus. Savez-vous quand Mercedes arrive ? »
« Dans la soirée de demain Monsieur »
« Ok. Je ne veux pas qu'elle mette un pied ici tant qu'il y a un risque. C'est compris ? » lâche-t-il d'un ton glacial.
« Oui Monsieur. Souhaitez-vous allez à Bridgeport ? »
« Non, mon père n'a pas à être au milieu de tout ça. Faîtes une réservation dans un hôtel »
« Bien. Je vous tiendrais au courant »
« Ce n'est pas un peu exagéré ? »
Kurt me lance un regard meurtrier.
« Il a sûrement une arme » marmonne-t-il.
« Kurt, il était près de moi, à côté du lit. S'il avait voulu me mettre une balle, il en a eu l'occasion mais il ne l'a pas fait »
Il ne répond pas tout de suite. Il ferme les yeux et prend une inspiration pour se calmer certainement. Il les rouvre.
« Il ne vaut mieux pas tenter le diable » dit-il tendrement mais agressivement en même temps, « Joey, Blaine va avoir besoin de vêtements et de chaussures aussi »
Kurt va dans son dressing alors qu'un des gars de la sécurité est avec moi. Je ne sais pas comment il s'appelle. Wright peut-être. Il surveille la porte de la chambre ainsi que la baie vitrée. Kurt revient après un moment et il a enfilé une tenue de ville plus confortable. Il a à la main un sac et place une veste en cuir sur mon dos.
« On y va »
Il enlace fermement ses doigts aux miens et m'entraîne à grands pas dans le grand salon.
« C'est difficile d'imaginer qu'il était là quand on est rentré » murmurais-je en examinant nerveusement la salle.
« Cet endroit est immense. Tu n'as quasiment rien vu encore »
« Tu… Tu pourrais lui passer un coup de fil pour lui proposer un rendez-vous ou quelque chose comme ça »
« Blaine… Il possède certainement une arme et il est en pleine psychose » rétorque-t-il exaspéré.
« Donc on tourne le dos et on part ? »
« C'est la seule solution »
« Et s'il essayait de tuer Joey ? »
« Joey sait se servir et anticiper les pistolets » souffle-t-il avec dégoût, « il saura réagir »
« Mon père avait un fusil. Cooper m'a appris à l'utiliser »
Kurt plisse le front, très suspicieux.
« Un fusil dans tes mains ? »
« Oui » répondis-je boudeur, « je sais m'en servir. Alors méfie-toi Kurt, tes anciens soumis tarés ne sont pas les seules menaces qui pèsent sur toi »
« Merci de m'en informer Blaine » lâche-t-il, glacial mais joueur tout de même.
Je suis satisfait. Ma petite touche d'humour l'a détendue un bref instant.
Joey nous attend à l'entrée du corridor. Il me donne un sac de sport ainsi que mes mocassins. Il n'a pas mis longtemps à rassembler mes affaires. Je lui adresse un petit sourire de remerciements. Il me sourit en retour d'une façon apaisante. Dans un élan, je lui fais un gros câlin. Il semble étonné et quand je m'éloigne, il regarde le sol, gêné.
« Soyez prudent »
« O-Oui Monsieur Anderson » bafouille-t-il, rougissant.
Kurt plisse le front et dévisage Joey d'un œil inquisiteur. Celui-ci replace correctement son costume sur ses épaules, les joues encore un peu rosées.
« Donnez-moi des nouvelles quand nous serons à l'hôtel » déclare Kurt.
Joey fouille dans la poche de sa veste. Il en sort une carte de crédit et la donne à Kurt.
« Vous n'aurez qu'à vous en servir pour l'hôtel »
Kurt opine.
« Bonne idée »
Wright arrive.
« Aucun mouvement. Nous avons rien vu avec Montgomery »
« Va jusqu'au parking avec Messieurs » commande Joey.
Le parking souterrain est sans vie.
En même temps, il est 3h du matin.
Kurt m'ouvre la portière passagère de la Porsche. Il dépose nos bagages dans le coffre. Je tourne la tête et voit mon Audi : tous les pneus sont ravagés et toutes les vitres sont en mille morceaux. Je tremble en la voyant. Je suis reconnaissant que Kurt me sorte d'ici.
« Tu auras une nouvelle voiture lundi » annonce-t-il en se plaçant derrière le volant.
« Comment il a deviné que c'était la mienne ? »
Il me fixe, agité et souffle bruyamment.
« Tous mes soumis ont eu des Audi A4 noires. C'est comme ça »
Oh super…
« Pour me féliciter pour mon diplôme hein ? »
« Blaine… Même si je l'ai longtemps voulu, tu n'as jamais été mon soumis. Donc oui, c'est un cadeau pour ton diplôme »
Il met le contact et commence à rouler.
Même si je l'ai longtemps voulu… Ce sera toujours entre nous cette histoire.
« Tu le veux toujours ? » demandais-je.
Une sonnerie retentit dans l'habitacle. Kurt appuie sur un bouton du volant.
« Hummel »
« Bentley Hotel. Une chambre pour deux à mon nom »
« Merci Joey. Euh… Joey, soyez prudent d'accord ? »
Celui-ci ne répond pas tout de suite.
« Oui Monsieur » finit-il par dire tranquillement avant de mettre fin à l'appel.
Les rues new-yorkaises sont toujours actives même en pleine nuit. On met du temps à traverser la ville mais Kurt se lâche sur la pédale d'accélérateur quand la circulation est moins dense. Je suis poussé contre mon siège tellement il va vite.
Je le contemple sans rien dire. Il semble ailleurs, dérangé par ses idées multiplies. Seul le bruit du moteur s'entend. Il regarde brièvement mais souvent le rétroviseur. Il croit peut-être qu'on est suivi. Il a sûrement peur qu'on nous retrouve pour demander à Joey de réserver et surtout pour avoir pris sa carte.
Je fixe mes yeux dehors. Je tente de remettre en place mes pensée fatiguées et folles. Il aurait pu me faire mal dans la chambre mais pourtant, je suis indemne.
« Non, je ne le veux plus. C'est n'est plus le cas. Je croyais que tu le savais déjà » lâche Kurt en stoppant le tourbillon infernal de mon esprit de son ton tendre.
Je frissonne. J'ignore si c'est la peur ou le froid qui me fait frissonner. J'enroule plus étroitement sa veste en cuir autour de moi.
« J'ai peur… J'ai peur de ne pas te satisfaire »
« Tu me satisfaits parfaitement Blaine. Comment je peux te le montrer ?! »
Révèle-moi tes secrets. Montre-moi que tu es amoureux de moi.
« Tout à l'heure, quand je t'ai dit que le Docteur Schuester m'avait tout dévoilé, tu pensais que je m'enfuirais. Pourquoi ? »
Il souffle, secoue la tête. Il ne me répond pas et je ne m'attends plus à ce qu'il le fasse. Mais il ouvre la bouche :
« Tu ne t'imagines même pas ce qu'il y a derrière mon âme sombre Blaine. Je ne veux pas que tu le vois d'ailleurs »
« Si je le découvrais, je m'enfuirais d'après toi ? »
Je suis abasourdi. Il n'a toujours pas saisi qu'il compte plus que tout pour moi apparemment.
« Tu me vois ainsi alors ? »
« Je suis sûr et certain que tu t'enfuirais en courant » déclare-t-il d'une voix malheureuse.
« Kurt… Je pense que tu n'as pas encore compris. Une vie sans toi est impensable »
Impensable…
« Pourtant, tu m'as abandonné une fois. Je ne souhaite pas revivre ça »
« Sebastian m'a affirmé que vous vous êtes rencontrés samedi »
« Il ment »
Il plisse le front.
« Tu ne l'as pas vu samedi quand je suis parti ? »
« Non » répond-il, énervé, « je te l'ai déjà dit et je ne supporte pas qu'on ne me croit pas. Je n'ai pas bougé ce weekend-là. Je suis resté au Phénix et j'ai monté ta maquette. C'était très long au passage »
Sa voix est plus douce quand il finit sa phrase.
Mon estomac se retourne. Smythe m'a assuré qu'il l'avait rencontré. Il ment ou non ? Il raconte sûrement des conneries. Dans quel but ? Je n'en sais rien.
« Même si Sebastian aime le penser, je ne cours pas dans ses bras dès que quelque chose va mal Blaine. Je ne cours dans les bras de personne. Je ne suis pas un homme très tactile. Etonnant non ? »
Il resserre ses doigts autour du volant.
« Carole m'a révélé que tu ne parlais pas beaucoup avant »
« Oh, elle a dit ça ? »
Sa mâchoire se crispe.
« Je suis peut-être parti à la recherche de renseignements » avouais-je en regardant mes pieds, honteux.
« Carole t'a révélé autre chose ? »
« Elle a dit qu'elle était l'infirmière qui s'est occupée de toit quand tu es arrivé à l'hôpital après l'accident de voiture »
Ses traits sont impassibles mais je vois un peu de méfiance dans ses yeux.
« Elle a ajouté que le piano et ta rencontre avec Santana t'avaient aidés »
Il sourit chaleureusement à l'entente du prénom de sa meilleure amie.
« On avait tous les deux neuf ans quand elle est arrivé en ville. A Lima, en Ohio » précise-t-il, « j'étais tellement content. Elle était la seule à ne pas se moquer de moi parce que je ne parlais pas ou peu. Elle s'est juste assise près de moi dans la cour et a commencé à jouer avec moi. Je l'adorais »
Il est tendre et affectueux quand il parle de Santana. C'est beau à voir.
« Désormais, je l'aime beaucoup moins » dit-il en faisant semblant.
Santana… Elle a foutu en l'air deux de nos séances de tripotage. Je ris quand je me souviens de ça.
Kurt me regarde rapidement.
« Tu trouves ça amusant Blaine ? »
« Santana ne voulait absolument pas que l'on se retrouve seuls tous les deux »
Il glousse mais ça n'atteint pas ses yeux.
« C'est vrai, elle peut se montrer vraiment déterminée »
Il caresse ma cuisse gauche.
« Mais on a été plus fort qu'elle »
Il m'adresse un sourire en coin et regarde à nouveau dans le rétroviseur.
« Si quelqu'un nous a suivi, il est vraiment bon »
Il roule plus doucement maintenant.
« Je peux te poser une question sur Sebastian ? »
La voiture est stoppée à un feu rouge. Il me jauge, le regard sceptique.
« Si c'est nécessaire » grogne-t-il d'un air sérieux.
Son ton bougon ne m'arrête pas.
« Tu m'as confié que Sebastian t'a aimé de la seule façon que tu trouvais convenable. Qu'est-ce que c'est supposé dire ? »
Il me jette un regard horrifié.
« Je-Je ne peux pas-pas te le dire » halète-t-il.
Je prends sa main toujours sur mon genou et la caresse, me sentant coupable de lui avoir posé cette question. Tout ça doit cacher un énorme et horrible secret pour que la simple pensée le mette dans un état pareil. Je trace des petits cercles sur le dos de sa main, le temps qu'il retrouve une respiration normale. Une fois chose faite, je pars sur un autre sujet.
« Santana m'a dit que tu étais agressif au lycée »
« Putain, je ne savais pas que c'était la journée « Je déballe les secrets de Kurt Hummel » aujourd'hui… Ça doit venir de ta présence »
La voiture ne bouge plus à nouveau. Il fronce les sourcils.
« Tu as un don pour faire parles mes proches »
« En fait, Santana me l'a dit sans aide. Elle avait envie de parler je pense. Elle avait peur que ton côté, je cite : « garce agressive » ressorte pendant les enchères si tu ne gagnais pas ma première danse »
« Tu sais bébé, je n'aurais jamais accepté de perdre et de voir un autre homme ou une femme te prendre dans ses bras »
« Pourtant, le Docteur Schuester a enchéri »
« Ouais mais il est à part lui »
Kurt gare la voiture sous l'avant-toit du Bentley Hotel. Ça semble être très luxueux.
« Suis-moi »
Il s'extirpe de l'habitacle et va chercher nos deux sacs dans le coffre. Un voiturier s'approche de nous avec une expression étonnée. C'est vrai qu'il est plus de 3h du matin. Kurt lui balance les clés.
« Au nom d'Edwards » déclare-t-il.
Le voiturier acquiesce et sourit de toutes ses dents en s'installant derrière le volant de la Porsche et il démarre.
Kurt enlace ses doigts aux miens et nous traversons le hall de l'hôtel jusqu'au comptoir de la réception. Je suis complétement nul près de lui devant la femme de l'accueil. Je suis dans le plus luxueux hôtel e New York dans une tenue totalement grotesque : un pantalon de survêt', un teeshirt, une veste en cuir et des mocassins. Et lui, eh bien, il ressemble à une gravure de mode. C'est sûrement pour ça que l'hôtesse d'accueil nous dévisage l'un après l'autre. On doit créer un sacré contraste. Bon, ce n'est pas la peine de dire que ses yeux restent plus longtemps sur Kurt que sur moi. Je roule des yeux quand je vois l'état dans lequel elle est.
Non mais regarde-la : elle bafouille et est rouge comme une belle tomate. Encore plus élégante que ta tenue !
« V-Vous voulez que quelqu'un monte v-vos b-bagages Monsieur Edwards ? » bégaye-t-elle en s'empourprant un peu plus.
« Non. Monsieur Edwards et moi, on y arrivera »
Monsieur Edwards… Je pensais que Joey était son nom de famille comme Kurt appelle tous ses employés par leur nom.
« Vous avez la suite du dernier étage Monsieur Edwards. Quelqu'un va monter vos bagages »
« Ce n'est pas la peine » rétorque durement Kurt, « les ascenseurs s'il vous plait ? »
La femme indique la direction à Kurt et celui-ci renoue sa main à la mienne. J'examine rapidement le hall. Le sol est recouvert d'un carrelage brun foncé brillant où sont placés pleins de sièges crème en cuir. Ils ont l'air très confortable. Kurt me tire vers les ascenseurs je ne peux donc pas détailler plus l'endroit.
Le sol de la suite est recouvert d'une moquette noire et blanche. La pièce principale est chaleureuse et la chambre a un lit blanc et orange. C'est très spacieux. Toutes les fenêtres donnent sur le pont de Queensboro.
« J'ignore ce que vous en pensez Monsieur Edwards mais j'ai besoin d'un verre. De deux peut-être » grogne-t-il en fermant la porte de la suite à clé.
Il met négligemment nos sacs dans un coin de la chambre. Je le suis ensuite dans le salon où je m'assois sur le divan. Je me sens tout de même mieux. Je regarde Kurt remplir deux verres d'un liquide ambrée.
« Whisky ? »
Je hoche la tête. J'enroule mes bras autour de moi alors que Kurt s'installe près de moi.
« On a eu une journée bien remplie hein ? »
J'opine. Ses yeux remplis d'anxiété me transpercent.
« Je vais bien » l'apaisais-je doucement, « et toi ? »
« Pour être franc, tout ce que je veux c'est boire ce whisky et puis, si tu as assez d'énergie, te mettre dans le lit et m'enfouir dans ton corps pour m'oublier »
« Ce programme me plait Monsieur Edwards »
Je lui donne un petit sourire alors qu'il se déchausse et qu'il retire ses chaussettes.
« Monsieur Edwards, lâchez cette jolie et tentante lèvre » murmure-t-il.
Je m'empourpre et me cache en prenant une autre gorgée. Le whisky me brûle la gorge mais les glaçons rafraichissent ma langue. Kurt boit aussi lentement en me déshabillant de son regard bleu foncé chaud et quémandeur.
« Je serai toujours étonné par toi Blaine. Même avec les événements que tu as vécu cet après-midi, non hier ce serait plus juste, tu ne te plains pas une seule fois ou tu ne te barres pas en courant. Je suis impressionné. Tu es tellement courageux »
« La plus belle chose qu'il m'ait été donné de voir me retient. Toi. Je te le répète Kurt, je n'ai pas l'intention de bouger, même si je vis des trucs de dingue avec toi. Tu connais mes sentiments pour toi »
Ses lèvres s'étirent dans une ligne droite, comme s'il ne croyait pas mes mots et il ferme les yeux comme si mes paroles lui faisaient physiquement mal. Mon pauvre Kurt… Quand est-ce qu'il comprendra que je l'aime vraiment ?
Peut-être quand tu l'autoriseras à nouveau à te tabasser.
Oh putain…
« Tu vas les mettre où les tableaux de moi que tu as acheté à Sam ? » demandais-je pour détourner l'attention de cette conversation lourde.
« Je ne sais pas encore »
Sa bouche se tord dans un léger sourire. Il a l'air déjà plus détendu.
« Tu ne sais pas ? »
« Non » lâche-t-il, secret, « je crois que ses œuvres sont encore exposées. Donc la question n'est pas pour maintenant. J'ai le temps avant d'y penser »
J'incline la tête sur mon épaule et fronce les sourcils.
« Vous savez votre expression grave et menaçante ne m'impressionne guère Monsieur Edwards. Je ne parlerais pas » dit-il sous le ton de la blague.
« Si je te torture, tu cracheras le morceau »
Il soulève un sourcil d'un air taquin.
« Ne fais pas de promesse en l'air Blaine »
Il veut vraiment me défier ? Ok. Je dépose mon verre vide sur la table basse devant nous. Kurt écarquille les yeux quand je fais pareil avec son verre à moitié plein.
« Je vais te montrer si c'est une promesse en l'air » chuchotais-je.
Avec un courage qui me vient certainement de l'alcool, j'attrape son poignet et le tire jusqu'à la chambre. Je nous stoppe devant le grand lit. Il ne cache presque pas l'expression malicieuse sur son visage.
« Ok. On est dans la chambre Blaine. Et maintenant, qu'est-ce que tu as prévu ? » demande-t-il dans un murmure, amusé.
« Je pense que te retirer tes habits est un bon début. Je n'ai pas pu finir ce que j'avais commencé dans ton bureau »
Je prends les pans de sa veste et fait bien attention de ne pas le caresser. Son souffle est irrégulier mais il ne bouge pas d'un poil.
Très lentement, je la fais passer par-dessus ses épaules. Il garde son regard verrouillé au mien. Toute lueur joueuse s'est effacée. Il est ardent, insistant, méfiant et noyé par l'envie. Beaucoup trop d'émotions passent dans ses yeux. Je voudrais pouvoir lire son esprit. Je laisse tomber sa veste sur le sol.
« Je vais retirer ton haut » avertis-je en prenant le revers de son teeshirt.
Il se laisse faire, lève les mains en l'air et s'éloigne de moi pour que ce soit plus facile. Il est désormais torse nu devant moi, son pantalon étant bas sur ses hanches et laissant voir l'élastique de son boxer. Il est tellement sexy… Il me contemple chaudement.
Mon regard descend avec un empressement à peine dissimulé sur les muscles finement dessinés de son ventre en dessous de la ligne rouge moins nette. J'aimerais tant pouvoir m'amuser avec ses tétons pour le rendre fou…
« Ensuite ? » chuchote-t-il, le regard intense.
« J'ai envie de passer ma langue ici »
Je fais courir mes doigts de la gauche de son bassin à la droite en passant par le bas de son ventre. Sa bouche s'ouvre pour une respiration difficile.
« Eh bien, fais-le » lâche-t-il.
« Ce sera plus facile si tu es couché » proposais-je en le poussant doucement au niveau des bras.
Il a l'air assez perdu et perturbé. C'est vrai en y pensant, aucun autre garçon avant moi n'a dû prendre les commandes ainsi. Enfin personne sauf… lui.
Oublie-le ! Ce n'est pas le moment de penser à lui !
Kurt se pose sur le bord du matelas, son regard prudent et sérieux suit chacun de mes gestes. Je me tiens debout devant lui. J'enlève la veste en cuir ainsi que le bas de survêt' et mon boxer que j'abandonne parterre.
Il serre le dessus de lit entre ses mains. Je sens qu'il veut me caresser. Je perçois son désir. Mais il se retient. Je prends une profonde inspiration avant de retirer timidement mon teeshirt. Je suis à présent totalement nu, ses yeux sont bloqués sur les miens mais je l'entends avaler sa salive ainsi qu'ouvrir la bouche.
« Ton corps est tellement parfait Blaine » chuchote-t-il.
J'encadre sa tête de mes mains, l'incline vers moi et pose mes lèvres sur les siennes. Un ronronnement guttural sort de sa bouche.
A la seconde où mes lèvres ont touché les siennes, il entoure mon bassin de son bras et me plaque contre le matelas sous son corps. Il passe un genou entre mes jambes serrées et vient se nicher étroitement contre moi. Il m'embrasse chaudement, envahissant ma bouche, nos langues dansant sensuellement l'une contre l'autre. Il glisse sa paume à l'arrière de ma cuisse, sur ma hanche, sur mon ventre contracté puis ses doigts trouvent mon téton gauche qu'ils pincent, tirent, excitent.
Je jette mes hanches vers lui, appréciant la friction de son jean contre mon sexe douloureux. Il lâche ma bouche. Il est essoufflé et me fixe avec ses yeux pleins de malice. Il balance le bassin contre moi pour frotter son membre bandé au mien. Oh bordel !
Je jette ma tête en arrière en lâchant un gémissement. Il reproduit son geste sauf que je me balance contre lui moi aussi. Le petit cri rauque qui passe ses lèvres alors qu'elles sont à nouveau contre les miennes m'excite encore plus. Il continue ses exquis mouvements créant une friction légère mais très agréable à nos deux érections. C'est vrai ce qu'il a dit : moi aussi je peux m'oublier en profitant de son corps. Tous les soucis qui me tracassaient semblent avoir disparus. Tout ce qui compte à cet instant c'est lui, seulement lui. Mon cœur bat ma chamade et envoie des décharges de désir dans tout mon corps. Nos souffles sont aussi bruyants et erratiques.
J'emmêle mes doigts dans sa tignasse, le forçant à rester collé à moi. Je le bois, le sens, ma bouche aussi quémandeuse que la sienne. Je glisse mes mains sur ses bras jusqu'au bas de son dos sur lequel j'accentue le contact pour qu'il pousse plus fort contre mes hanches.
« Tu es enflammé ce soir Blainey » murmure-t-il.
Il s'éloigne de moi, se redresse légèrement, enlève d'un coup son pantalon et son boxer et me donne un préservatif.
« Bébé, tu me veux et je te veux. C'est assez évident je pense. Tu sais comment ça marche à partir de là »
Je défais l'emballage de la capote d'un geste tremblant mais efficace et je la place sur son érection. Il m'admire avec un sourire tendre, les lèvres entrouvertes et le regard bleu assombri par son désir pour moi. Il incline son corps sur le mien, caresse ma joue de son nez, ferme les yeux et entre en moi doucement, d'un mouvement lent et exquis.
J'enroule mes bras à son cou et ferme aussi les yeux pour essayer d'ignorer la douleur et pour m'imprégner du plaisir d'être rempli. Il lèche mon cou avant de sortir de moi et de revenir dans une douceur délicieuse et tendre. Sa peau frotte contre la mienne, ses bras autour de ma tête.
« Je me perds en toi » halète-t-il, « tu es tout ce dont j'ai besoin »
Il donne de lents coups de reins. Ça fait presque mal tellement il va doucement. Il excite chaque nerf de mon intimité.
« J-Je t'en prie Kurt. Plus fort » lâchais-je difficilement.
Il faut qu'il aille plus vite. Maintenant.
« Non bébé. Je veux aller doucement. Je veux que ça ne finisse pas »
Il dépose un baiser sur mes lèvres et suce ma bouche. Il reste collé à elle alors que je geins de plus en plus.
Je mets mes doigts dans ses cheveux et me laisse aller à ses va-et-vient langoureux. Le plaisir monte, monte, monte en moi et atteint le point de non-retour qui me fait dégringoler dans un orgasme. Je jouis alors que mes chairs se resserrent autour de sa verge.
« Oui, oui mon Blainey » se libère-t-il à ma suite.
Il répète mon nom avec vénération alors que son orgasme le frappe.
OoOoOoOoOoO
Son visage est contre mon torse et ses bras me serrent étroitement. Je caresse délicatement ses fins cheveux qui sont dans tous les sens. On ne bouge pas pendant un temps indéterminé. Je n'en peux plus. Je suis mort de fatigue mais je ne veux en aucun cas briser notre bulle d'amour. Oui ce soir, Kurt m'a fait tendrement et délicatement l'amour.
Il n'est plus le même depuis notre rencontre. Moi non plus d'ailleurs. A cause de tous les événements dingues qu'on traverse, j'oublie parfois que Kurt fait tout ça pour moi. Seulement pour m'avoir.
« Je ne pourrais jamais me lasser de toi. Ne m'abandonne pas » chuchote-t-il en déposant un baiser à l'endroit où bat mon cœur puis sur mon ventre.
« Je ne vais nulle part Kurt. Je crois que c'est moi qui, à la base, voulait faire des bisous sur ton ventre » grognais-je à moitié endormi.
Je le sens sourire.
« Tu peux toujours le faire bébé »
« Pas bouger. Trop fatigué »
Kurt glousse doucement en quittant sa position confortable pour se coucher vers moi. Il s'accoude, tire la couverture sur nos corps. Il m'admire de son regard pétillant, affectueux et plein d'amour.
« Ferme les yeux mon bébé »
Il pose un baiser sur mon front, me serre contre lui et je tombe dans le sommeil aussitôt.
OoOoOoOoOoO
Quand j'ouvre les yeux, la lueur vive du jour me les brûle. Mes pensées sont embrouillées, je n'ai pas assez dormi. C'est quoi cet endroit ? Ah oui, c'est vrai. L'hôtel.
« Coucou » me chuchote Kurt d'un ton tendre.
Il est couché par-dessus les couvertures froissées et il est tout habillé. Ça fait longtemps qu'il est là ? Il me regardait dormir ? Tout à coup, je deviens gêné et tout mon corps rougi sous ses yeux bleus tranquilles.
Encore heureux que tu sois sur le ventre sinon ça aurait été encore plus dur.
« Coucou. Depuis combien de temps tu me regardes ? »
« Eh bien, même si le faire toute une journée ne me dérangerait pas, je suis là depuis à peine cinq minutes Blaine » dit-il en déposant doucement ses lèvres sur les miennes, « le Docteur Fabray arrive dans peu de temps »
« D'accord »
Le rendez-vous pris dans mon dos m'était complétement sorti de la tête.
« Tu as passé une bonne nuit ? » me questionne-t-il calmement, « je pense que oui vu l'intensité de tes ronflements »
Mon maniaque du contrôle est enjoué et malicieux ce matin.
« Tu mens » grognais-je en lui assénant un coup de poing gentil dans l'épaule.
« Pourquoi tant de violence ? Mais tu as raison, je mens »
Il me donne un sourire affectueux. La trace rouge pétasse sous ses clavicules s'est légèrement estompée.
« Tu as déjà été te doucher ? »
« Non, je voulais que tu la prennes avec moi »
« Oh… Si tu veux. Il est quelle heure ? »
« 10h30. Tu semblais si paisible que ça me brisait le cœur de te tirer du sommeil »
« Je pensais que tu avais un cœur de pierre »
Il baisse la tête avec un sourire triste.
« Allez, sors du lit. Je ne veux pas finir mon petit-déjeuner tout seul. Je t'ai commandé des pancakes et du bacon »
Quand il se lève du matelas, il me donne une tape sur les fesses qui me fait glapir.
C'est comme pour te dire : je te prie de sortir du lit, beau et merveilleux Blaine.
Je m'étire et je ne peux pas retenir le grognement qui passe mes lèvres. Mes os craquent et j'ai l'impression que mon corps pèse une tonne. Surement la conséquence directe de la soirée, des danses, de l'alcool et du sexe. Je m'extirpe lourdement du lit et je pars dans la salle d'eau luxueuse. J'essaye de remettre toutes mes pensées en ordre. Je recouvre ma nudité avec l'un des superbes et confortables peignoirs accrochés à la porte.
Elliott est le premier souvenir qui me frappe. Il est brun comme moi et était près de moi hier alors que je dormais, son ombre planant comme une menace sombre sur moi. Pourquoi il était là ? Pour me voir ? Pour voir Kurt ? Qu'est-ce qu'il voulait ? Et bordel, quel était son but premier en détruisant ma voiture ?
Kurt m'a promis une nouvelle voiture lundi. Cela me rappelle que tous les ex-soumis possédaient une Audi A4 noire. Ça ne me plait pas vraiment. Mais bon, ayant dépensé l'argent que j'avais dans la vente aux enchères, je ne peux plus m'en payer une moi-même et je suis obligé d'accepter la sienne.
J'arrive timidement dans la pièce principale où Kurt est assis à table. Je me pose près de lui et regarde, les yeux écarquillés, tous les plats proposés. Kurt est plongé dans le journal et il sirote son café, son assiette étant déjà vide. Il lève les yeux vers moi et me sourit chaleureusement.
« Prends ton petit-déjeuner. Tu dois faire les plein d'énergie en vue des activités que j'ai prévu pour la journée » dit-il malicieusement.
« Est-ce que « activités » veut dire rester cloitrer dans cette chambre d'hôtel ? »
« Ça pourrait être un bon programme mais j'aurais aimé qu'on aille se balader pour nous changer les idées »
« Est-ce que c'est prudent ? Ce n'est pas comme si un taré en avait après nous c'est sûr »
J'essaye de ne pas paraitre trop sarcastique ou condescendant. Mais c'est visiblement raté vu que toute gaieté disparait de ses traits et que sa mâchoire se tend.
« A l'endroit où je vais t'emmener, nous ne risquerons rien. Et toute cette histoire n'est pas une blague » me gronde-t-il, le regard noir.
Je baisse la tête en m'empourprant. Je n'avais pas du tout prévu que l'on se dispute. Surtout pas après les événements de la veille et ce repos de quelques heures. J'avale mon bacon sans faire un bruit, boudeur.
Tu crois que ton sadique aime rigoler quand il s'agit du danger qui t'entoure ?
Hmm c'est vrai. Je me retiens de lever les yeux au ciel de peur d'envenimer la situation.
Je l'admets je suis éreinté, susceptible et j'ai mal à la tête. Ce samedi a été vraiment horrible et ma nuit trop courte. Pourtant, Kurt a vécu la même journée que moi mais lui est en pleine forme et toujours aussi beau. Ça m'énerve.
Quelqu'un toque à la porte.
« C'est sûrement le fantastique Docteur Fabray » grogne Kurt, encore contrarié par ma remarque.
Il se lève d'un geste furieux. Moi qui comptais passer une matinée douce et paresseuse avec lui, eh bien, on peut dire que c'est fichu. Je n'avale plus rien, lâche un souffle et vais saluer le Docteur Fabray.
OoOoOoOoOoO
On est assis tous les trois dans le salon de la suite. Docteur Fabray est habillée de façon plus décontractée que lors de sa première visite : elle a un haut à manches longues jaune et un pantalon serré noir. Ses longs cheveux lumineux sont lâchés sur ses épaules.
« Monsieur Hummel, vous m'avez donc contacté pour un nouveau dépistage d'IST pour vous et Monsieur Anderson, c'est bien ça ? »
Kurt hoche la tête.
« Mais j'ai procédé à cet examen sur Monsieur Anderson il n'y a pas un mois et vous, c'est équivalent. Alors pourquoi recommencer si tôt ? L'un et/ou l'autre avaient eu des relations non protégées avec un autre homme ? »
Je regarde le sol et secoue la tête, rouge d'embarras. Je sens que Kurt me prend la main. Je lève les yeux vers les siens. Il me donne un sourire rassurant.
« Non Docteur. On veut simplement être rassuré et prouver notre… fidélité » dit Kurt, incertain du dernier mot.
Le Docteur nous dévisage l'un après l'autre et hausse finalement les épaules.
« Comme vous voulez. Je vais devoir vous poser les questions habituelles »
Elle nous demande le nombre de personnes avec qui on a couché, si on a eu des rapports non protégés, si on s'est fait tatoué ou transfusé et si on a reçu ou donné des fellations.
Après ces questions tout à fait banales et absolument pas indiscrètes, elle nous fait les prélèvements sanguins. Kurt me caresse le dos de la main pour me calmer, sachant que je déteste les aiguilles. Elle lui fait la prise de sang, nous donne certaines recommandations et s'en va.
Kurt revient vers moi après avoir raccompagné le Docteur Fabray. Il me scrute avec prudence.
« Ça va ? » me questionne-t-il.
Je hoche la tête mais ne parle pas. Il incline la tête sur son épaule, les traits tordus par l'anxiété.
« Blaine, parle-moi. C'est la prise de sang qui t'a retourné ? Dis-moi »
Je bouge négativement la tête.
« Tu vas devoir supporter les préservatifs encore une semaine »
« Je sais. C'est le temps qu'il faut pour avoir les résultats. Blainey, c'est ça qui te tracasse ? »
Je soupire.
« C'est rien. Laisse tomber »
Il arrive rapidement près de moi, encadre mon visage de ses mains et le lève de façon à ce que je sois forcé à le regarder dans les yeux. Il m'examine pour tenter de saisir d'où vient mon angoisse.
« Parle-moi » ordonne-t-il.
« Non c'est bon. Je veux m'habiller maintenant »
Je m'éloigne de la prise de ses mains. Il souffle bruyamment, passe une main dans ses cheveux et plisse le front.
« Viens, on va se laver alors » lâche-t-il au bout d'un moment.
« Ok » grognais-je d'un ton bourru.
Il pince les lèvres.
« Suis-moi » dit-il en me tirant brusquement par le poignet.
Il est énervé. Il nous emmène rapidement dans la salle de bain. Au moins, je ne suis pas le seul à être mal gratté. Il fait couler l'eau dans la douche et retire ses habits en un clin d'œil. Il vient ensuite vers moi.
« J'ignore ce qui t'a mis dans cet état, j'ignore si tu es bougon car tu n'as pas assez dormi » commence-t-il en retirant la ceinture de mon peignoir, « j'aimerais seulement que tu me parles. Tout un tas de films se forment dans ma tête et ça ne me plait pas »
Je roule des yeux et il fronce les sourcils en me jetant un regard meurtrier.
« Je me demande juste si tu as exposé les bonnes raison au Docteur Fabray pour refaire les tests »
« Pardon ?! »
« Ouais. Peut-être que tu as menti et que toi, tu as baisé pendant notre séparation et que tu voulais me prouver tu étais clean »
Kurt soupire lourdement. Il ferme les yeux avant de les rouvrir et de parler :
« Non Blaine, je n'ai baisé personne pendant notre séparation. Ne mets pas ma parole en doute, j'ai horreur de ça. Tu es vraiment grognon ce matin »
« J'ai juste cru que tu avais profité de mon départ pour… t'amuser » dis-je en baissant tristement la tête.
Kurt attrape les pans ouverts de mon peignoir et il me plaque contre lui dans un câlin tendre. Il dépose ses lèvres sur mon front et amène mon visage contre sa poitrine. J'essaye de ne pas caresser sa peau de mon nez sachant que je suis dans une zone minée.
« Tu sais Blainey, je ne suis vraiment pas doué pour… tout ça » me chuchote-t-il, « spontanément, j'aurais plutôt tendance à te ficher un raclée pour avoir douté de moi. Mais je ne pense pas qu'un petit-ami modèle agit comme ça »
Oh bordel de bordel ! Au moins, ça a le mérité d'être clair !
« Non, un petit-ami modèle ne ferait pas ça. Mais ça, oui » dis-je en accentuant l'étau de mes bras autour de lui.
On ne bouge pas. On reste un temps fou l'un contre l'autre : Kurt à poil et moi en peignoir. Sa franchise me fera toujours le même effet : de la surprise et de l'admiration. Il ne sait pas comment marche une histoire d'amour et moi non plus. On apprend ensemble. Il veut que j'aie foi en lui. Je devrais lui faire confiance alors et avancer pas à pas.
« Viens, on va se doucher » souffle-t-il en brisant notre étreinte.
Il fait un pas en arrière et fais tomber mon peignoir. Il m'entraine dans la douche et je me mets sous le jet pour profiter de la chaleur. Le pommeau de douche est tellement grand que Kurt et moi pouvons nous placer tous les deux dessous pour être aspergés. Kurt verse du shampoing dans sa main et me tend le flacon et nous nous lavons les cheveux.
Ça fait du bien. L'eau brulante efface tout en glissant sur moi. Je ferme les yeux et me délecte de ce bonheur simple. L'eau retire le shampoing de mes boucles et Kurt pose ses mains sur moi pour me savonner. Il fait mousser mes bras, mon torse, mes tétons. Il me retourne et fait la même chose sur mon dos. Il glisse ensuite ses doigts vers mon sexe tendu, sur me testicules et sur et entre mes fesses. Il me remet face à lui. Ce toucher est si sensuel et doux.
« A ton tour maintenant » chuchote-t-il en me donnant le flacon, « efface la ligne rouge »
J'ouvre grand les yeux et la bouche. Je tente de trouver le bleu de son regard. Il me dévisage chaudement, tout mouillé et beau à en crever. Ses sublimes yeux ne laissent passer aucune émotion.
« Essaye de ne pas aller trop loin de la limite » grogne-t-il d'un ton concentré.
« Bien sûr »
L'information a du mal à grimper à mon cerveau : il est d'accord, même volontaire pour que je le caresse à l'extrême limite des zones minées.
J'appuie sur le flacon pour déposer du gel douche dans ma paume. Je le fais mousser entre mes mains et les mets doucement sur le haut de ses bras. J'appuie sur sa peau pour pouvoir nettoyer le maquillage. Kurt ne bouge pas. Ses yeux sont fermés. Ses traits sont neutres. Son souffle erratique m'alerte. Il n'a pas envie de moi. Il est effrayé. Mon ventre se tord.
Mes mains tremblent mais je me concentre sur le trait rouge et le suit sur ses côtes en le lavant. Il serre les dents fortement comme s'il avait mal et il avale durement sa salive.
Une boule se crée dans mon estomac, enserre mon cœur et vient se loger dans ma gorge. Non, non je ne dois pas pleurer.
Je retire mes mains le temps de reprendre du savon. Ses muscles se relâchent immédiatement. Si je le regarde dans les yeux, je sais que je craquerais devant sa douleur. Je ne peux pas. Le malaise est palpable quand je chuchote :
« J'y retourne ok ? »
« Hmm » murmure-t-il, plein de peur et de panique.
Lentement, je mets mes paumes sur sa poitrine. Il s'immobilise tout de suite. Je ne peux pas. Ça me fait mal. Il a tellement foi en moi. Ça me fait mal de voir sa terreur et tous les ravages qu'il a subi. Mon beau, mon brise, mon abimé Kurt.
Les larmes affluent dans mes yeux et finissent par couler sur mes joues. Mon Kurt, quel monstre t'a transformé de cette façon ?
Son torse bouge sous sa respiration erratique. Il est tendu. De plus en plus à niveau que mes mains bougent sur son corps. J'aimerais enlever cette souffrance. Je serais capable de tout faire pour qu'il ne souffre plus. Tout. Je voudrais faire disparaitre tous ses malheurs et ses horribles souvenirs par mes lèvres. Je voudrais pouvoir absorber sa peine pour qu'il soit en paix. Tout ça est impossible et je pleure plus fort.
« S'il te plait, non, ne pleure pas » me chuchote-t-il d'un ton apeuré en me collant de toutes ses forces contre lui, « s'il te plait ne sois pas malheureux pour moi »
Je pleure bruyamment. Mon corps est secoué par mes sanglots. Je niche ma tête dans le creux de sa clavicule. Il a vu mourir sa mère à six ans. Il était tout petit, seul, angoissé, souffrant. Abimé jusqu'au plus profond de son âme. Sans compter cette chose qui lui est arrivée au lycée qui l'a rendu ainsi.
Il s'éloigne de moi, prend délicatement ma tête entre ses paumes, incline son visage vers le mien et pose sa bouche sur la mienne doucement.
« Blainey, s'il te plait, ne pleure pas » lâche-t-il contre mes lèvres, « ça fait une éternité. C'est derrière nous. Je meurs d'envie de sentir tes mains sur moi mais c'est trop, je n'y arrive pas. C'est juste… trop. S'il te plait, ne pleure pas, s'il te plait »
« Moi aussi je veux te caresser. Je veux te faire sentir aussi spécial que tu me fais me sentir. Ça me détruit de voir à quel point tu souffres et tu es abimé. Je t'aime tellement Kurt »
Il caresse ma bouche du bout des doigts.
« Chut. Je le sais, je le sais » me murmure-t-il.
« Tomber amoureux de toi est un jeu d'enfant. Tu le sais ça aussi ? »
« Non bébé. Ça je ne le sais pas »
« Tu sais, je t'aime. Ton père, Carole, Santana aussi. Même Sebastian et Elliott. Plus bizarrement pour eux deux mais ils le font. Et tout cet amour n'est pas assez pour toi »
« Chut »
Il m'empêche de parler, ses traits déformés par une souffrance pure.
« Ne dis pas ça. Je suis une coquille vide Blaine. Mon cœur est de pierre et mon âme est plus sombre que les ténèbres. Je suis haïssable »
« Non Kurt. Je t'aime et tu mérites tout l'amour du monde. Ton cœur est beau comme toi et je veux pouvoir l'ouvrir et le posséder pour pouvoir le réparer. Lui et toi. N'oublie pas, jamais, que je t'aime sincèrement. Tu as accompli tellement… tellement de grandes choses »
Je pleure encore.
« Tu vois les sacrifices, les efforts que tu fais pour m'avoir ? Seul un homme généreux et bon aurait pu le faire. Et je connais tes sentiments pour moi »
Il me regarde, le regard plein de peur. Aucun de nous ne parle.
« Tu es amoureux de moi »
Il ouvre grand les yeux, ouvre les lèvres pour laisser passer un souffle tremblant avant de respirer profondément. Comme si tout son être venait d'imploser. Une bataille fait rage en lui. Il semble fragile, prêt à se casser en mille morceaux.
« Oui » chuchote-t-il « je t'aime »
Si c'est pas mignon ça :')
Bon j'espère que ce chapitre vous aura plu. N'hésitez pas à me laisser une review pour que j'ai votre avis. Sinon sur Twitter, Instagram ou Facebook tout sous le nom Klaiindy :)
Je vous dis à la semaine prochaine mes chéris !
Gros bisous, trop d'amour pour vous :)
Cindy :)
