Coucou à tous !

400 REVIEWS MES AMIIIIIIS ! MERCI DU FOND DU CŒUR. JE SUIS TELLEMENT HEUREUSE !

Merci tout particulier à ma petite Sara qui a posté la 400 ème. Je t'aime (Allez voir sa fic Sympathy for the Devil elle est super sur son profil Licorne-Klaine)

Merci à uneklaineuuuuuse, justmoi59, Marion, Alexis, CeliaCom7, Claire, SwiftCriss, Anna, Klaineuse, Anne-So, Sara, Sarah, Claire,xMiu pour vos reviews.

Uneklaineuuuuuuse : haha DIEU ! Ça change pas mal de son comportement de début de fic non ? Oh c'est vraiment adorable ça :') je poste le soir la plupart du temps parce que j'écris le reste de la journée ou je suis en cours donc, c'est le seul moment où je suis tranquille on va dire :) tu sais, quand on me dit ça sur ma façon d'écrire ça me fait vraiment plaisir parce que au collège ou même au lycée on me disait tout le temps que je n'avais pas un bon style d'écriture. Donc là, ça me touche vraiment :') Putain, tes PS j'adore :D Je tiens à t'apprendre que Post Scriptum veut dire « écrit après » (Wikipédia est un homme intelligent !) voilà :D Bisous

Justmoi59 : viens on va les rejoindre sur le Blackbird )

IheartIns : coucou ! C'est vrai que ces livres sont vraiment addictifs :) J'en peux plus d'attendre le film. Je suis tellement pressée de voir comment l'histoire originale va être retranscrite à l'écran… Bisous Marion :D

Anderverysue : le fait que Kurt ait avoué ses sentiments à Blaine a été comme un déclic pour lui et il se sent beaucoup mieux et plus à l'aise désormais. Il va se dévoiler de plus en plus au cours des chapitres suivants. Merci à toi de me poster ces reviews vraiment encourageantes pour moi :)

CeliaCom7 : oh eh bien merci à toi et chaque lecteur de la suivre chaque semaine. Elle ne serait pas là sans vous tous :) Oui vous allez apprendre comment il a eu les cicatrices ne t'en fais pas :) Je suis désolée mais cette pause est nécessaire… J'espère que je ne perdrais pas trop de lecteurs avec ça.

Maloke : ouais c'est sûr que la pression est énorme. Je préfère m'arrêter quelques semaines plutôt que de continuer mais que l'écriture se transforme en obligation tu vois… Evidemment, comme je te le dis souvent, tu n'es pas forcée de corriger à chaque fois :) Je t'aime aussi.

SwiftCriss : merci d'avoir pris le temps de me laisser une review sur les deux chapitres. C'est gentil de ta part :)

AnnaKlaineuse : haha c'est le mot parfait pour le décrire en effet :) oui j'ai vu que tu étais passé la voir. Je suis contente que ça puisse t'aider à mieux t'imaginer les lieux de la fic. Merci beaucoup :') tu peux continuer longtemps encore, j'aime bien :) bisous Anna.

Klaineuse : Walala ma keupine d'amour (Guimauve en moi à cet instant Oui) Oui cette semaine était plutôt agréable. C'est les vacances donc que demander de mieux ? (Discussion de salon de thé avec ma keupine :D) Ouais c'est vrai qu'on peut désormais dire qu'ils sont dans une vraie relation de couple. Le Je t'aime a été le feu vert pour lui, il peut enfin se dévoiler à Blaine à partir de là. Oui l'histoire de la mère de Kurt est la base de la personne qu'il est aujourd'hui (avec d'autres détails bien sûr, ce serait trop facile sinon ) ) donc plus les détails de sa mère viendront et plus Kurt sera plus clair on va dire. Oui j'aime écrire ces moments aussi. Ou ils sont juste Kurt et Blaine et qu'ils peuvent discuter sans problème. Si ça arrive, j'ai bien dit si, ce n'est pas pour le moment, tu t'imagines bien ) Oui tu as bien cerné Kurt, il est profondément généreux et Blaine lui permet de s'ouvrir aux autres et au monde qui l'entoure. J'aime tes encyclopédies ) Dare est sexy avec n'importe quel habit. Même sans. Surtout sans. SURTOUT SANS ! #momentfantasme. Hey peut-être que tu es un mélange des trois ! Haha comme tu dis ce n'est pas pour tout de suite donc tu as le temps keupine ! Ne sniffouille pas maintenant, pleins de belles choses arrivent ! YEAH HIGE FIVE SANTANA EST MA COUSINE ! SO HAPPY ! Darren est un Dieu :D C'est gentil et c'est très motivant et ça me fait plaisir de savoir que je n'écris pas en vain :) J'ai des crises de migraines violentes, il n'y a rien d'indiscret là-dedans :) ça me fatigue beaucoup c'est tout. Et ça me rend détestable aussi. Bisous ma soeureupine :) (I LIKE THAT) J'attends ta réponse avec impatience, tu vas me manquer pendant cette pause (Côté guimauve le retour !) Gros bisous keupine je t'adore aussi *cœur*

HOP3SO : coucou. Merci c'est très gentil. Les migraines sont toujours présentes mais on va dire que je sais gérer maintenant même si j'ai mal. Embrasse tes requins Licornes pour moi ) Elliott le chat ailé veut voir Michael bientôt, il s'ennuie ! Bisous.

Licorne-Klaine : merci, merci pour cette 400ème review. C'est vraiment génial :) Je ne t'en veux pas, ta santé passe avant cette fic, ne t'inquiète pas :) Je t'avais un petit peu spoilé sur le Je t'aime mais bon ) Hey ce n'est pas une honte, ils sont cools ces livres ! Gros bisous

LePinguAmoureux : hey ! Comme je te le dis ce n'est pas une obligation de reviewer mais j'apprécie que tu prennes le temps de le faire même quand tu n'as pas le temps. Oui cette phrase veut dire quelque chose ) tout ce que tu dis est adorable vraiment, merci beaucoup pour tout ça :) Et le Kurt doux vient juste d'arriver, ce n'est que le début si tu aimes le voir ainsi ) bisous à bientôt j'espère !

Clairegleek78 : siffle le Blackbird, il arrivera devant ta porte ) J'ai compris ce que tu voulais dire et je suis contente que tu aies compris les choses comme je voulais les montrer :) bon tant mieux si on ne m'en veut pas :) toi aussi Claire bisous !

xMiu : hey ! Tu avais le temps, je poste assez tard le vendredi (vers 22h30 - 23h) Mais plus tu t'imagines de scénarios et plus sa vraie histoire sera bonne non ? ) haha tu penses à ma fic à ce point ? :) Mais j'aime ça :D je ne m'en plains pas. Merci j'ai hâte de lire ton prochain chapitre aussi !

Donc comme je vous l'ai annoncé la semaine dernière, je ne posterai pas avant le 9 janvier maintenant. Je fais une pause de deux semaines. Le chapitre 37 sera posté le vendredi 9, promis :D Ne m'en voulez pas trop d'accord ? Je vous aime moi :')

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 36

« Jamie ne va pas tarder » me chuchote-t-il.

« Hmm, hmm »

Mes paupières se soulèvent et mes yeux tombent sur les siens, leur bleu remplit de tendresse. Qualifier ses yeux de bleus est comme une injure. Ils sont beaucoup plus complexes que ça. Leur teinte majoritaire est bleue mais autour de la pupille il y a du vert et des éclats dorés parsèment ses iris.

« J'aimerais par-dessus tout rester toute la journée dans ce lit avec toi. Mais Jamie va avoir besoin d'aide pour remonter le canot »

Il s'incline vers moi pour déposer délicatement ses lèvres sur les miennes.

« Blainey, tu es vraiment magnifique là, tout de suite. Tes cheveux dans tous les sens et tes beaux yeux pétillants te rendent incroyablement sexy. J'ai envie de plus en te voyant ainsi »

Il quitte le lit et se met debout, le sourire aux lèvres. Couché à plat ventre, je profite du spectacle.

« Mon capitaine, vous vous débrouillez aussi plutôt bien » lançais-je avec un claquement de langue appréciateur.

Je l'admire bouger dans cet espace réduit alors qu'il remet ses vêtements. Ce superbe homme qui m'a à nouveau fait l'amour avec douceur. Tout ce qui se passe en ce moment semble irréel. Comme si le fait qu'il m'appartienne soit du domaine du rêve.

Il se pose sur le bord du matelas afin d'enfiler ses chaussures.

« Ton capitaine n'est-ce pas ? » dit-il froidement, « si tu veux. Je suis le chef sur ce bateau »

J'incline ma tête sur mon épaule.

« Tu es le chef de mon cœur aussi Kurt »

Et de ton esprit. Et de ta vie toute entière même.

Il bouge la tête comme pour s'éclaircir les idées et il revient m'embrasser à nouveau.

« Je vais dehors. Tu peux te doucher si tu as envie. Tu veux que je t'apporte quelque chose ? A boire ? A manger ? »

Son ton est soucieux et attentionné. Je ne peux pas empêcher mes lèvres de s'étendre dans un sourire. Je me demande si j'ai toujours à faire au garçon fou sous plusieurs nuances.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » me questionne-t-il en voyant mon expression abrutie.

« Juste toi »

« Moi ? »

« Qui êtes-vous inconnu ? Où est passé mon Kurt ? »

Il m'adresse un petit rictus malheureux.

« Oh… Il est dans le coin bébé »

Je sens de la tristesse dans ses paroles. Je me sens tout de suite coupable de lui avoir dit ça. Heureusement, il change d'humeur immédiatement.

« Tu vas le revoir, j'en suis sûr. Il risque de se pointer si tu ne sors pas de ce lit » complète-t-il avec un regard arrogant et fier.

Il me donne une tape sur le cul. Je glapis et rigole en même temps.

« J'avais peur »

« Et désormais ? » fronce-t-il les sourcils, « tu envoies tout un tas de signaux contraires Blaine. Je ne sais plus où donner de la tête »

Il pose encore ses lèvres sur les miennes.

« On se voit tout à l'heure mon cœur »

Il se met sur ses pieds et, avec un sourire éblouissant, il me laisse là avec mon esprit bouillonnant et tournant à cent à l'heure.

OoOoOoOoOoO

Je sors finalement de la chambre. J'aperçois Jamie mais je le perds de vue quasi-instantanément quand je ferme la porte pour entrer dans la pièce principale. Kurt est en pleine discussion téléphonique. Avec qui, je l'ignore. Il vient nonchalamment vers moi et me plaque contre son torse avant de nicher son nez dans mes boucles.

« Heureux de l'apprendre… Parfait. Oui… Sérieusement ? Dans l'escalier de secours ?... D'accord. Dans la soirée »

Il raccroche et je sens les tremblements du moteur sous mes pieds. Jamie a dû monter dans le poste de commande quand je l'ai vu s'éclipser.

« On rentre à la maison maintenant » annonce Kurt.

Il pose ses lèvres sur mon front et replace le gilet de sauvetage sur mon torse.

OoOoOoOoOoO

Quand nous prenons la direction du port, l'après-midi est en train de décliner. Je m'autorise à repenser à cette journée géniale. Avec l'aide minutieuse et patiente de Kurt, j'ai appris à reconnaitre et à monter plusieurs types de voiles et je sais aussi réaliser trois sortes de nœuds. Kurt ne s'est pas moqué une seule fois mais je sais qu'il se retenait de sourire.

« Dans un futur proche, je pourrais peut-être te ligoter moi aussi » chuchotais-je dans un élan courageux.

Ses lèvres se retroussent malicieusement.

« Pas de soucis Blainey. Je me laisserais faire si tu arrives à m'attraper »

Ses mots me rappellent ce matin-là où, très tôt, il m'avait poursuivi dans sa cuisine. J'étais euphorique et amusé sur le coup. Ensuite, ça a dégénéré. Je plisse le front et frissonne. Ce matin-là, je l'ai abandonné. Est-ce que je partirais aujourd'hui alors que je suis au courant de ses sentiments ? Est-ce que j'aurais la force de partir encore une fois en sachant que l'épée de Damoclès que sont ses désirs flotte sur ma tête ? Aurais-je la force de lui faire mal ainsi ? Non. Je ne pense pas.

Il m'a aussi fait visiter plus en profondeur le bateau. Il m'a donné plein de détails sur sa construction et sur son fonctionnement. Il m'a aussi expliqué en quoi il était différent des autres bateaux. Quand je l'ai interrogé, lors de notre première rencontre, il avait mentionné sa passion pour les bateaux. Sur le coup, j'imaginais qu'il aimait les croisières de luxe à bord de yachts et non de catamarans permettant des sorties en mer en solitaire.

Et puis évidemment, nous avons fait l'amour calmement sans se presser. Je soupire en repensant avec quelle facilité il peut me faire fondre. Je sais qu'il est un super bon coup au lit. Ou ailleurs… C'est vrai, je n'ai aucune expérience sexuelle, autre qu'avec lui, mais j'en suis sûr. Zoé m'avait raconté qu'elle avait vécu des coups désastreux. Ouais, Zoé adore parler de sa vie sexuelle ouvertement.

Est-ce qu'un jour je serais lasser de lui ? Je l'ignore. Cette question me fait un peu peur en fait.

Kurt est assis et il me tient contre lui, me protège, durant une durée indéterminée dans un silence agréable et confortable. Le Blackbird file sur l'eau vers Bridgeport. J'ai le volant entre les mains. Parfois Kurt me parle pour m'aider à mieux diriger le bateau.

Je le sens sourire contre mon épaule.

« Merci pour cette journée Blaine »

« Merci à toi Kurt » lui répondis-je, heureux.

OoOoOoOoOoO

Le Soleil est déjà bas dans le ciel quand nous rentrons le bateau au port. Il y a de petits points lumineux au bout de certains mâts qui indiquent la présence des bateaux. Le jour n'est pas tout à fait couché mais la luminosité montre que la nuit ne va pas tarder à tomber.

A nouveau, un attroupement de personnes nous observe alors que Kurt place délicatement mais efficacement le Blackbird près du quai. La manœuvre semble assez complexe mais Kurt se débrouille comme un chef. Jamie quitte le bateau pour rejoindre le petit ponton en bois et il attache le Blackbird avec une corde.

« Retour à la civilisation » murmure Kurt.

« J'ai passé une journée merveilleuse, grâce à toi » chuchotais-je maladroitement.

Kurt me sourit.

« Moi aussi. Si ça t'intéresse, tu pourrais prendre des cours pour qu'on puisse partir en mer rien que toi et moi »

« Ce serait vraiment bien. On aura l'occasion de rebaptiser le lit comme ça »

Il s'approche de moi et dépose un baiser dans mon cou.

« Mmh, ce programme me plait Blainey » me murmure-t-il.

Un frisson se propage le long de ma colonne vertébrale. Il est vraiment doué et je suis certain qu'il sait quel effet il me fait.

« Allez viens, le Phénix est sûr. On rentre maintenant »

« Il faut qu'on passe récupérer nos sacs à l'hôtel non ? »

« Joey s'en est chargé »

« Ah bon ? »

« Oui, en début d'après-midi. Il est venu sur le Blackbird ce matin pour vérifier qu'on ne risquerait rien et il a été chercher nos affaires ensuite »

« Oh d'accord. Il n'a jamais de jour de congé ? Est-ce qu'il se repose au moins ? »

« Oui, il se repose »

Kurt me regarde avec une expression curieuse.

« Tu sais Blaine, je le paie pour ça. Même si je trouve qu'il est très efficace. Il n'y en a pas deux comme Joey »

Je ne peux m'empêcher de sourire à ses mots.

« On dirait que tu apprécies Joey » me lance Kurt en m'examinant.

« Je pense que c'est exact.

Pourquoi il me dit ça ? C'est assez étrange. Il plisse le front.

« Arrête. Je n'éprouve aucune attraction pour lui. Je t'entends penser de là »

La bouche de Kurt se tord dans une moue adorable et il adopte une mine renfrognée. Il peut vraiment être gamin quand il l'a décidé.

« D'après moi, Joey fait attention à toi. Il prend son rôle à cœur. Je l'apprécie pour cette raison. Il est en plus aimable, sûr et fidèle à toi. Je lui porte un intérêt amical »

« Amical ? »

Je hoche la tête.

« Ok, amical » répète-t-il avec soin, comme s'il essayait de capter la saveur de ce mot.

J'explose de rire.

« Oh mon Dieu, ne fais pas l'enfant Kurt ! »

Il semble abasourdi. Il me fixe, la bouche et les yeux grands ouverts. Ensuite il se reprend et affiche un air boudeur. Il a l'air de chercher à comprendre ma remarque.

« C'est en cours » dit-il à voix basse.

« J'en ai conscience. Je sais que tu t'adaptes comme tu peux » répondis-je sur le même ton en levant les yeux au ciel.

« A quoi tu penses Blaine, quand tu lèves les yeux au ciel de cette façon ? » me demande-t-il d'une voix joueuse.

Je lui donne un sourire fier et narquois.

« Je pense que, si tu es sage, les événements passés liés à ce geste pourraient revenir à l'ordre du jour »

Il me répond par un grand sourire amusé.

« Si je suis sage ? » m'interroge-t-il d'un ton hautain, « sérieusement Blaine ? Déjà qu'est-ce qui te fais penser que je veux que ses événements reviennent ? »

« Simple supposition. Je pensais que tes yeux pétillants à cette perspective voulaient dire ça »

« Tu es au courant de beaucoup trop de choses sur moi »

« Et je voudrais en apprendre encore plus » rétorquais-je tendrement.

« Moi aussi Blaine, moi aussi »

OoOoOoOoOoO

« Merci Jamie »

Kurt donne une poignée de main à McAllister avant de bondir sur la terre ferme.

« Je suis toujours content de vous voir Monsieur Hummel, à bientôt j'espère. Blaine, je suis heureux d'avoir fait votre connaissance »

Nous nous serrons aussi la main alors que je sens mes joues rosir. Pourvu qu'il ne se soit pas fait d'idées quand il a quitté le bateau plus tôt.

Ce n'est pas comme s'il y avait matière à se faire des idées c'est vrai.

« J'ai passé un après-midi agréable. Merci Jamie »

Il m'adresse un sourire chaleureux auquel je ne peux que répondre. Kurt enlace nos mains ensemble et nous quittons le ponton en bois pour marcher le long de la marina.

« Est-ce que tu connais les origines de Jamie ? »

Son accent chantant me rend vraiment curieux.

« Oui, il est Irlandais. Il vient de Belfast » précise Kurt.

« Vous êtes amis ? »

« Jamie ? Il est mon employé. Il faisait partie de l'équipe qui a bâti le Blackbird »

« Tu as peu d'amis ? »

Il plisse le front.

« C'est vrai. Les activités que j'ai ne permettent pas vraiment de lier des amitiés. J'ai seulement Santana et… »

Il ne finit pas sa phrase. La ride entre ses deux sourcils se marque un peu plus. Je suis tout à fait conscient qu'il allait ajouter Smythe.

« Tu veux qu'on ailler manger ? » me demande-t-il pour détourner mon attention.

J'opine car je me rends compte que je meurs de faim.

« Suis-moi. Il faut que l'on marche jusqu'au restaurant »

OoOoOoOoOoO

Non loin du Captain Cove se trouve un restaurant de fruits de mer nommé The Fish House. L'intérieur me fait penser au petit restaurant français où Kurt m'avait emmené le lendemain de ma première nuit passée avec lui. L'endroit est assez petit mais cela crée une ambiance intime et chaleureuse. Dans le fond, une énorme photographie en noir et blanc du port décore le mur.

Nous nous mettons à une table pour deux et nous examinons attentivement le menu en buvant le Chardonnay que Kurt a commandé. Je relève finalement la tête de la carte ayant choisi et je surprends Kurt en train de me fixer.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Tu es magnifique Blaine. Cette journée dans la nature t'a fait du bien »

Je rougis aussitôt.

« On dirait que mon visage s'est fait maltraiter par le vent je pense. Mais ce n'est qu'un détail comparé au moment que j'ai passé avec toi. C'était… parfait. Je te remercie »

Il me sourit et ses yeux pétillent d'affection.

« Tout le plaisir était pour moi » chuchote-t-il.

« Je peux te poser une question ? »

« Bien sûr Blaine. Je t'écoute »

Dieu qu'il est beau quand il met la tête sur son épaule de cette façon.

« Pourquoi tu as aussi peu d'amis ? »

Il plisse le front et bouge la tête.

« Comme je l'ai mentionné, je n'ai pas beaucoup l'occasion de créer des amitiés avec mon travail. C'est vrai, je fais affaires avec certaines personnes mais je ne pense pas que ça rentre dans la case « amis ». Sinon j'ai ma famille, Satan. Enfin elle fait partie de ma famille mais bon… Et Sebastian. Voilà »

Non ne t'enflamme pas au nom du détraqué.

« Tu n'as pas de copains avec qui t'amuser ou te changer les idées ? »

« Tu connais mes façons de m'amuser ou de me changer les idées Blaine »

Ses lèvres tremblent.

« Enfin, j'ai le travail aussi. Ma boite ne s'est pas montée et ne se dirige pas toute seule. Sinon je fais du bateau ou du planeur parfois. Voilà c'est à peu près tout »

« Et quand tu étais à Harvard ? »

« Non plus »

« Il n'y a que Santana et Sebastian donc »

Il acquiesce en étant quand même prudent.

« Tu dois vraiment connaitre la solitude »

Sa bouche se tord dans un léger rictus triste.

« Tu as fait ton choix ? Tu veux manger quoi ? » m'interroge-t-il pour ne pas continuer la conversation.

« De la bisque de homard et des noix de St Jacques frites »

« Génial ! »

Kurt coupe court à cette discussion en faisant signe au serveur. Dès qu'il a passé notre commande, je gigote sur mon siège, gêné alors que j'emmêle et démêle sans cesse mes doigts. Il semble être prêt à parler aujourd'hui. Je devrais peut-être sauter sur l'occasion. Il faut qu'on discute du futur de notre relation et de ses… habitudes peu ordinaires.

« Blaine, qu'est-ce qui se passe ? Parle-moi »

Je regarde timidement ses traits préoccupés.

« Parle-moi » redit-il un peu plus pressant.

Sa préoccupation se transforme en panique ? En fureur ? Je prends une profonde respiration.

« J'ai peu de ne pas satisfaire tes besoins pour… t'amuser, tu vois ? »

Il pince les lèvres et son regard devient plus froid.

« Ai-je dit ou fait quelque chose te montrant que tu ne me satisfaits pas ? »

Je secoue la tête.

« Donc elle sort d'où cette idée ? »

« Je te connais. Je connais aussi tes… habitudes »

Je bafouille. Il clôt les paupières et passe la main dans ses cheveux.

« Comment je dois te le montrer ? »

Son ton est tendre mais il est aussi glacial comme s'il retenait sa rage contre moi. Mon ventre se tord.

« Non… Ce que je veux dire c'est que… depuis quelques journées, tu es vraiment génial, patient et doux avec moi. Et je crains que tu te forces à devenir un homme différent en agissant ainsi. Un homme qui n'est pas toi »

« Je n'ai pas changé Blaine, toujours le même fou sous toutes les nuances possible. C'est vrai, je fais des efforts pour réfréner mon besoin de contrôle. Mais tu comprends c'est en moi, je suis comme ça depuis toujours. C'est vrai aussi que je veux que tu agisses d'une certaine manière. Quand tu ne le fais pas, ça m'énerve mais à la fois, ça apporte de la nouveauté dans ma vie. Ça fait du bien. On fait toujours ce que j'apprécie. J'ai eu le droit de te mettre la fessée pendant le bal hier pour ton enchère exorbitante »

Il m'adresse un sourire affectueux en se remémorant cet instant.

« J'aime te sanctionner. Cette envie ne partira jamais d'après moi mais je tente de la tenir sous contrôle et c'est plus facile que je ne me l'étais imaginé »

Je gigote en m'empourprant en repensant à notre petite escapade secrète dans sa chambre d'adolescent.

« Ça ne m'a pas déplu »

« Je le sais » dit-il dans un sourire qui n'atteint pas ses yeux, « moi non plus. Tu dois savoir Blaine que je n'ai rien connu de tel avant et ces quelques jours passés avec toi sont les plus fantastiques de toute ma vie. Je souhaite que ça reste ainsi »

« Sans hésiter, il sont les plus fantastiques pour moi aussi »

Il m'adresse un énorme sourire.

Son sourire abruti fait très sadique sexuel c'est fou…

Je me retiens de rouler des yeux.

« Donc tu ne souhaites pas qu'on retourne dans la salle de jeux ? »

Il avale difficilement sa salive et son visage perd toute couleur et tout amusement.

« Non, pas du tout »

« Pourquoi ? »

Je ne pensais absolument pas qu'il dirait ça et encore moins que je sentirais du regret à cette nouvelle.

Non mais saute de joie au lieu de faire cette tronche !

« Quand je t'y ai emmené la dernière fois, tu m'as abandonné » commence-t-il calmement, « je ne veux pas tenter des choses qui risqueraient que tu m'abandonnes à nouveau. J'étais détruit quand tu m'as quitté. Tu le sais déjà. Je ne souhaite pas ressentir cette sensation. Tu connais mes sentiments pour toi maintenant »

Ses beaux yeux bleus brillent d'une honnêteté pure, sans voile. Juste de la franchise.

« J'ai l'impression que je t'en demande trop. En plus, comment veux-tu être à l'aise si tu doutes de moi ou de mes sentiments ? Tu es super et tu fais tout un tas d'efforts pour être avec moi. Je sens que je devrais moi aussi en faire. Pour toi. J'ignore comment. Peut-être en tentant des jeux » bredouillais-je, aussi rouge qu'un coquelicot.

Est-ce que ce genre de conversations sera toujours aussi sensible ? Je crois qu'avec cet homme, j'ai fait toutes les sortes de sexe possible, réalisé des trucs dont je ne connaissais même pas l'existence, des trucs que je n'aurais jamais pensé faire même dans mes rêves les plus farfelus. Et puis tout ça pour finalement être comme un con quand je veux aborder le sujet avec lui.

« Blainey, tu fais des efforts toi aussi. Tu ne t'en rends même pas compte. S'il te plait, s'il te plait, n'aie pas des idées pareilles »

Et voilà. Mon Kurt enjoué a disparu. Désormais, il a le regard plein de peur et d'angoisse. Mon cœur se serre.

« Mon bébé, tout ça s'est passé il y a seulement une semaine » continue-t-il, « tu dois être patient. Je n'ai cessé de retourner notre relation dans ma tête durant cette semaine et je pense qu'il faut qu'on attende, qu'on prenne notre temps. Tu dois me faire confiance et moi aussi. Il se peut qu'avec le temps, on essaye à nouveau. Pour le moment, j'adore te voir comme ça. J'adore te voir plein de joie de vivre, calme, à l'aise, joueur et tout simplement heureux. Grâce à moi. Je… »

Il se coupe et passe la main dans ses cheveux.

« Je dois apprendre certaines choses. On ne peut pas se jeter à l'eau sans savoir nager »

Il sourit tristement.

« Tu peux te jeter à l'eau si tu as une bouée à laquelle te raccrocher »

Kurt me regarde intensément sans rien dire avant de sourire.

« Je suis sûr que le Docteur Schuester serait fasciné par cette réflexion » rit-il.

Je le fixe amoureusement.

Le serveur revient au même moment avec nos soupes de homards - Kurt en ayant commandé aussi une -. Il a l'air apaisé donc notre discussion n'est plus aussi tendue.

Je regarde avec étonnement la taille de nos assiettes. Mon attention se détourne sur la journée en mer. Kurt était vraiment calme, enjoué, content et amusé. Je le contemple et il semble encore heureux d'après le pétillement de son regard et sa façon de parler.

Je lâche un souffle d'apaisement quand la conversation s'oriente sur les voyages que j'ai faits. Je n'ai pas grand-chose à dire étant donné que je n'ai pas été plus loin que les Etats-Unis. Kurt a évidemment visité énormément de pays. Je souris quand notre discussion devient plus légère. Je suis pendu à ses lèvres alors qu'il me décrit chaque endroit qu'il a vu.

OoOoOoOoOoO

Nous finissons notre copieux et délicieux repas et nous retournons à la voiture. Kurt met le contact et nous partons en direction de New York pour rentrer au Phénix. La voix d'Adèle est toujours diffusée dans les haut-parleurs de la Porsche. Je me cale confortablement dans mon siège, tourne la tête vers l'extérieur et pense à cette énorme journée. Il y a eu la visite du Docteur Fabray, la douche, la révélation des sentiments de Kurt, le sexe doux et amoureux à l'hôtel et sur le catamaran et la BMW achetée. Kurt n'était pas comme d'habitude non plus. J'ai eu l'impression qu'il s'autorisait à se détendre et à être un jeune homme ordinaire pour la première dois depuis… un moment.

Je n'aurais jamais pensé qu'il y avait autant de tendresse en lui. Je ne sais même pas s'il était au courant lui-même.

Je lui jette un coup d'œil discret. Il est très pensif et a l'air ailleurs. La pensée qu'il n'a probablement jamais pu profiter de sa jeunesse me tombe dessus. Ce n'est peut-être pas qu'il ne voulait pas s'amuser mais plutôt quelque chose l'en empêcher. Je bouge la tête pour éviter de me plonger dans ce genre de réflexion.

Je repense alors à la soirée masquée et plus précisément à mon tête à tête avec le Docteur Schuester. Kurt a réellement paniqué quand je lui ai fait croire que son psy m'avait tout raconté. Je sais que Kurt a encore un énorme secret dissimulé concernant le lycée. Je ne sais pas quoi faire. Où allons-nous s'il me cache des choses ? Il est persuadé que je vais l'abandonner si j'apprends ce qu'il cache, s'il est le vrai Kurt. Je vais réussir à me perdre en essayant de le comprendre.

Nous nous approchons de New York et le malaise est de plus en plus pesant. Il vérifie l'extérieur attentivement, son regard scannant les rues. Il essaye de trouver Elliott, je le sais. Je me surprends à faire comme lui, mes yeux s'arrêtant sur chaque homme brun que je vois.

Kurt coupe le contact une fois que l'on est dans le parking souterrain. Ses lèvres forment une ligne sérieuse et dure. Pourquoi ne pas être resté à l'hôtel si le fait de rentrer au Phénix le rend si distant et si prudent ?

Montgomery nous attend, surement pour voir que tout va bien. Mon ancienne voiture abimée n'est plus garée. Montgomery ouvre ma portière alors que Kurt sort de la voiture.

« Bonsoir Montgomery »

« Monsieur Anderson » salue-t-il poliment, « Monsieur Hummel »

« Pas de traces de lui ? » le questionne Kurt.

« Aucune Monsieur »

Kurt prend mon poignet et me tire jusqu'à la cabine d'ascenseur. J'entends presque son esprit tourner à plein régime. Il est parti sur une autre planète. Dès que les portes se referment, il me regarde.

« Je ne veux pas que tu te promènes seul ok ? Je dois être sûr que tu as compris… » lâche-t-il d'une voix sérieuse.

« Oui j'ai compris »

Hé oh calmos !

Je souris devant son attitude. Ce n'est pas la peine que je prenne peur. Il est autoritaire et direct, ce n'est pas nouveau. Je suis plutôt fier de moi. S'il avait employé ce ton avec moi la semaine dernière, j'aurais paniqué en le trouvant agressif. Mais là, je sais qu'il agit ainsi pour se créer une façade. Il est sur les nerfs à cause d'Elliott, il est amoureux de moi et il souhaite seulement que je sois en sécurité.

« Qu'est-ce qui t'amuse comme ça ? » me chuchote-t-il avec un léger sourire.

« Toi »

« Moi ? Vraiment Blaine ? Pourquoi je t'amuse ? » me questionne-t-il avec son sourire en coin secret.

Le sourire en coin de Kurt… Vraiment trop sexy.

« Arrête ça »

« Arrêter quoi ? » demande-t-il avec un faux air innocent en accentuant son sourire.

« Ca me fait la même chose que ça produit sur toi quand je fais ça »

Je prends ma lèvre inférieure entre mes dents. Il ouvre grand les yeux, étonné mais aussi satisfait.

« C'est bon à savoir »

Il refait son sourire avant de s'incliner vers moi pour effleurer ma bouche de la sienne.

Dès que nos lèvres se touchent, même aussi légèrement, le lien électrique et une force inouïe font leur apparition entre nous. Un picotement nait à ce petit contact et mon corps se pousse instinctivement contre le sien.

Brusquement, mes mains se retrouvent dans ses cheveux alors qu'il me prend et me plaque contre la paroi de l'ascenseur. Ses paumes encadrent mes joues et nos langues se battent violemment. J'ignore si c'est cet espace étroit mais chacun de nos mouvements semblent plus brulants, plus intenses. Il fait passer toute son envie, sa chaleur, son avidité mais aussi sa peur par ce baiser.

Oh putain ! Je veux qu'il me prenne, là, tout de suite !

La cabine d'ascenseur se stoppe dans une secousse et elle s'ouvre dans le Ping caractéristique. Kurt éloigne sa tête de la mienne mais son bassin me tient encore en place, son sexe dur contre le mien dans le même état.

« Wow » souffle-t-il.

« Wow » répétais-je en respirant difficilement.

Il me fixe, les yeux ardents.

« Blainey… Tu me fais un tel effet »

Il caresse ma bouche du bout des doigts.

Derrière Kurt, j'aperçois Joey qui s'éclipse poliment sur le côté pour nous laisser un peu d'intimité. Je place ma main sur la joue de Kurt et pose délicatement mes lèvres à la commissure des siennes.

« Kurt… Tu me fais un tel effet »

Il fait un pas en arrière et enlace nos doigts ensemble. Son regard est désormais bleu foncé et chaud comme de la braise.

« Suis-moi » me commande-t-il.

Joey se tient dans le corridor et patiente sans un bruit.

« Bonsoir Joey » salue poliment Kurt.

« Monsieur Hummel, Monsieur Anderson »

« Vous savez, j'ai été Monsieur Edwards un temps » dis-je malicieusement à Joey.

« Ça vous va très bien Monsieur Anderson » rétorque-t-il stoïquement.

« C'est vrai »

Kurt accentue le contact de ses doigts autour des miens.

« Si vous avez terminé votre petit jeu ensemble, ce serait bien de m'informer des événements » s'interpose-t-il, exaspéré.

Il jette un coup d'œil assassin à Joey. Le pauvre semble gêné et je me sens tout de suite mal. J'ai été trop loin.

« Je suis désolé » glissais-je à Joey.

Il me fait un geste de la main discret et m'adresse un sourire aimable alors que je pars avec Kurt.

« Je vous rejoins dans quelques minutes. J'ai avant un mot à dire à Monsieur Anderson » annonce Kurt.

Tu vas prendre cher Anderson !

Kurt me tire jusqu'à sa chambre. Il clôt la porte derrière nous.

« Ne fais pas du charme aux employés Blaine ! » me gronde-t-il.

Je m'apprête à dire quelque chose mais me tais. Je recommence trois fois avant de vraiment parler.

« Je ne faisais pas du charme. Je voulais être amical c'est tout »

« Ne sois pas amical avec les employés et ne fais pas du charme. Ça ne me plait pas »

Voilà, tu l'as énervé !

« Excuse-moi » bafouillais-je en baissant la tête vers mes pieds.

Je n'ai pas été traité comme un gosse aujourd'hui. Il fallait bien qu'il rectifie ça. Il place deux doigts sous mon menton et m'oblige à lever le visage.

« Je suis possessif tu le sais » chuchote-t-il.

« Mais tu me possèdes déjà Kurt. Tout entier. Sans exception »

Il ferme les yeux et les rouvre aussitôt. Il ne semble pas me croire pour le coup. Il s'approche de moi et me donne un bref baiser. Toute la chaleur qui nous entourait dans la cabine d'ascenseur il y a cinq minutes à peine s'est envolée.

« Fais comme chez toi. Je reviens tout de suite » propose-t-il d'une voix bourrue.

Il fait demi-tour et m'abandonne là, comme un con, perdu et surpris.

Quelle idée bizarre il s'est mis en tête encore ? Joey et moi ? C'est vraiment débile.

Je regarde le réveil qui m'indique qu'il est 20h12. Il est temps de m'occuper de mes affaires pour le travail. Je vais à l'étage dans la chambre blanche et ouvre les portes du dressing. Il n'y a plus rien. Tous mes habits se sont volatilisés. Et merde ! Kurt a dû suivre mes paroles et il s'est débarrassé de mes vêtements.

La prochaine fois tu te tairas !

Non mais il a vraiment fait ce que je lui ai dit ? Je suis dégouté. J'avais remarqué de superbes éléments comme des polos ou des nœuds papillon.

Je me détourne, assez déçu, vers le lit. Et mais… C'est quoi ce bordel ? Où est passé mon IPad ? Et mon ordinateur ? Mais… Putain si ça se trouve, Elliott a tout embarqué avec lui.

Je cours presque jusqu'à la chambre de Kurt. Le MacBook, l'IPad et ma valise se trouvent sur et au pied du lit. J'inspire. Rien n'a disparu. Je vais vers le dressing. Tous les habits qui se trouvaient dans la chambre blanche sont ici, près de ceux de Kurt. A quel moment tout a été déménagé ? Je ne suis jamais au courant des trucs comme ça.

Je pivote et il me regarde depuis l'entrée du dressing.

« Je vois qu'ils ont eu le temps de tout déplacer » grogne-t-il d'un ton absent.

« Il y a un problème ? » demandais-je en voyant sa mine sombre.

« Joey a une idée sur comment Elliott est entré. Il pense qu'il a pris l'issue de secours et qu'il avait un double pour ouvrir la porte. Tous les verrous sont remplacés. Joey et les gars de la sécurité ont vérifié minutieusement tous les étages et recoins de l'appartement. Il est parti »

Il s'arrête un instant et passe les doigts dans ses cheveux.

« Je voudrais pouvoir le retrouver. Il se débrouille toujours pour s'éclipser alors qu'il faut que quelqu'un s'occupe de lui »

Il plisse le front et ma rancœur s'efface immédiatement. Je le serre contre moi et me niche dans ses bras, mon visage dans le creux de son cou. Il dépose un baiser dans mes boucles.

« Qu'est-ce qui se passera quand tu le retrouveras ? »

« Le Docteur Schuester connait une bonne institution pour son cas »

« Et son mari dans l'histoire ? »

« Il ne veut pas en entendre parler » dit-il avec dégout, « tous ses proches vivent dans le Montana. Il n'a personne dans le coin »

« C'est malheureux »

« Ca ne te pose pas de problèmes que tes effets personnels aient migré là ? J'aimerais que cette chambre devienne la nôtre » me chuchote-t-il.

Comment je suis censé le suivre quand il prend des directions opposées du tout au tout comme ça ?!

« Non, aucun problème »

« J'aime dormir avec toi. Mes cauchemars disparaissent quand tu dors avec moi »

« Tu as des cauchemars ? »

Je hoche la tête. Je l'enlace plus fort. Un autre boulet de son passé. Mon estomac se retourne pour lui.

« Je m'apprêtais à faire mon sac pour le bureau demain »

« Le bureau ! » hurle presque Kurt comme si je venais de l'insulter.

Il défait son étreinte et me fixe d'un œil sévère.

« Oui, le bureau » répétais-je, un peu déboussolé par son éclat de voix.

Il me scrute avec un air choqué sur ses traits.

« On ignore où traine Elliott. Hors de question que tu ailles au bureau »

Pardon ?!

« C'est pathétique Kurt, j'ai besoin d'aller bosser »

« Non »

« Je viens à peine de commencer en plus. Et j'aime ce travail. Evidemment que je dois aller bosser »

Où il veut en venir au juste ?

« Non » redit-il plus durement.

« Oh et tu penses que je vais rester dans ta jolie cage dorée à me glander alors que toi, de ton côté, tu t'amuseras à contrôler le monde ? »

« Exactement »

Kurt Hummel, maniaque du contrôle, qu'est-ce que je vais faire de toi ?

« Kurt, j'ai besoin d'aller bosser »

« Non »

« Si. Je dois y aller » déclarais-je doucement en articulant comme s'il était un gosse.

Son visage adopte une expression dangereuse.

« Rien ne t'y oblige »

« Kurt, je dois aller bosser si je veux gagner de l'argent. Tout ira bien, j'en suis certain »

« Non, tu n'as pas besoin de gagner de l'argent et tu n'en sais rien si tout va bien aller » lâche-t-il en haussant la voix.

Qu'est-ce qu'il veut dire ? Je dois rester à la maison pendant qu'il travaille ? Il veut que je devienne sa pute en clair ? Il veut tout me payer. C'est pathétique. Vraiment. Je ne le connais que depuis un peu plus d'un mois.

Il est fou furieux et ses yeux me mitraillent. Mais honnêtement, je m'en branle.

« Kurt est-ce que tu comprends ? Elliott était seul avec moi alors que je dormais. Il ne m'a rien fait alors qu'il en avait l'occasion. J'ai besoin de gagner de l'argent. Je ne veux en aucun cas te devoir quelque chose »

Sa mâchoire se crispe. Je croise les bras sur ma poitrine et lève le menton. Je ne changerai pas d'avis là-dessus. Non mais qu'est-ce qu'il a cru ?

« Hors de question que tu ailles bosser »

« Mais enfin Kurt ce n'est pas ta vie. Tu n'as pas ton mot à dire »

Il repasse la main dans ses cheveux sans me quitter des yeux. Une éternité s'écoule alors que nous nous regardons en chien de faïence.

« Montgomery t'accompagnera »

« Kurt ça ne sert à rien. Tu exagères ! »

« J'exagère ? » me réprimande-t-il, « tu as le choix : Montgomery va au travail avec toi ou pas de travail et je t'enferme ici. Tu découvriras ce que c'est quand j'exagère pour de vrai »

Le pire c'est qu'il en serait capable.

« Comment tu vas faire ? Dis-moi »

« Je peux être très inventif alors ne me provoque pas Blaine »

« Ok, ok » concédais-je en levant les mains devant moi en signe de défaite.

Et voilà, le sadique a gagné…

On se fixe dans le blanc des yeux un bon moment.

« Ok. Montgomery viendra avec moi si tu es plus tranquille » cédais-je en levant les yeux au ciel.

Kurt fronce les sourcils et s'approche dangereusement de moi. je fais un pas en arrière instinctivement. Il s'immobilise, respire profondément, clôt les paupières et passe les deux mains dans ses cheveux. Aïe, le maniaque est prêt à exploser.

« Tu as envie de découvrir l'appartement ? »

Euh… Il blague ou quoi ?!

« Oui » grognais-je d'un ton méfiant.

A nouveau un de ses changements de comportement. C'est reparti pour un tour. Il me tend le bras et m'offre sa main. Je place la mienne dedans et il la caresse délicatement.

« Je ne souhaitais pas t'effrayer »

« Tu ne m'as pas effrayé. J'étais en train de calculer quel chemin était le plus court pour que je puisse m'enfuir »

« T'enfuir ? » s'exclame-t-il, les yeux grands ouverts.

« Je rigole ! »

Oh mon Dieu…

On quitte le dressing et je tente de réguler les battements de mon cœur. Mon sang brûle dans mes veines. Je pense que je vais éviter de contrarier le maniaque à partir de maintenant.

On parcourt l'appartement tranquillement. Il ouvre les portes, me montre l'intérieur des pièces. A l'étage de la salle de torture moderne, il y a trois chambres d'amis en plus de la chambre blanche. Je suis surpris quand il me fait voir les quartiers personnels de Joey et de Mademoiselle Jones. Ils ont tous les deux un mini appartement à leur disposition. D'après Kurt, Mercedes passe quelques jours chez des amis en Californie.

A l'étage principal, je découvre qu'il y a une grande salle avec une énorme télé et tout un tas de consoles de jeux. C'est chaleureux.

« Tu sais, la première fois que tu m'as parlé de ta salle de jeux, je pensais que tu me montrerais un endroit comme ça »

Il me regarde avec un sourire amusé.

« Ca a dû te faire un choc en voyant à quel point tu t'étais trompé » dit-il en riant doucement.

Au moins, il n'y a plus de traces de notre dispute. Il semble à nouveau enjoué.

« J'aime te voir comme ça » dis-je en caressant la fossette que son sourire forme.

« Je le suis quand tu ne m'agaces pas Blainey »

« Je deviens agaçant quand tu exagères »

« Moi, j'exagère ? »

« Parfaitement »

« Allez suis-moi » m'ordonne-t-il en secouant la tête et en souriant.

Nous sortons de la salle équipée comme un cinéma. On s'avance dans le grand corridor. Kurt me montre la buanderie, son incroyable cave à vins puis il m'entraine jusqu'au bureau de Joey. Il nous regarde alors que nous pénétrons dans la pièce. Cet endroit est très grand. D'un côté, il y a un bureau en bois sombre et en face, plusieurs moniteurs de caméras dirigées sur l'entrée, le parking, l'issue de secours, le toit et l'ascenseur.

« Excusez-moi pour le dérangement Joey. Je fais faire le tour de l'appartement à Blaine »

Joey acquiesce en restant neutre. Kurt lui a certainement passé un savon à lui aussi. Mais d'ailleurs, qu'est-ce qu'il fait encore là ? Je lui adresse un sourire mais il me donne seulement un signe de tête courtois en retour. Kurt enlace mes doigts aux siens et il nous dirige vers la bibliothèque.

« Tu connais déjà cet endroit »

Nous entrons dans la pièce et mes yeux tombent immédiatement sur la table de billard.

« On se fait une partie ? »

Kurt sourit d'un air malicieux.

« Ok. Tu sais y jouer ? »

« Un petit peu »

Je lui raconte des cracks. Il fronce les sourcils et incline la tête sur son épaule.

« Tu es un très mauvais menteur Blaine. J'hésite entre le fait que tu ne sais pas jouer et… »

Je me mordille la lèvre.

« Tu crains la défaite Hummel ? »

« Pas contre toi Anderson »

« On peut parier si tu veux »

« L'arrogance te va bien Blaine »

Son visage est joueur mais aussi surpris.

« Donc si j'emporte la partie, retour à la salle de torture moderne »

Il me fixe intensément en tentant d'assimiler mes paroles.

« Et si c'est moi qui remporte la partie ? » m'interroge-t-il après un silence.

« Eh bien, tu feras ce que tu veux de moi »

Il se tapote les lèvres de son index d'un air songeur.

« Ok. Billard américain ? »

« Oui, c'est le seul dont je connais les règles »

Kurt se déplace vers un petit meuble et fouille dedans. Il prend une sorte de sacoche noire. Il en sort les boules. Il les place d'un geste habile sur la feutrine verte. Je n'ai jamais vu de table aussi grande. Kurt me donne une queue et de la craie.

« Tu t'occupes de la casse ? » demande-t-il sournoisement.

Il croit qu'il va me battre.

« D'accord »

Je frotte la craie sur l'extrémité de la queue, retire le trop plein en soufflant dessus et je jette un coup d'œil au regard ardent de Kurt.

Je me place correctement sur la boucle blanche et donne un coup franc dedans. Elle va frapper fortement le triangle et envoie une boule rayée directement dans la poche en haut à droite. Toutes les autres sont dispersées.

« Je prends les rayées » annonçais-je d'une voix fière avec un sourire hautain.

Il me donne un sourire taquin.

« Continue »

Je me concentre et empoche avec efficacité trois billes d'affilée. Je me retiens de faire une danse de la joie. Là, tout de suite, je suis reconnaissant envers Sam de m'avoir initié à ce jeu. Kurt me suit des yeux, neutre, sans aucune émotion apparente. Je vois tout de même sa confiance en lui s'effriter. Je rate la boule verte rayée de peu.

« C'est un si beau spectacle de te voir te pencher, te relever, bouger sur cette table Blaine… »

Je m'empourpre. Il m'adresse un sourire satisfait. Putain, il triche ce con. Il utilise son sex-appeal pour me faire perdre. Il retire son cardigan bleu foncé, le balance sur un fauteuil et sourit en s'appliquant tranquillement pour son premier tire.

Il s'incline au-dessus de la table. Mon cœur rate un battement. Ok, je viens de comprendre de quoi il parle. Kurt, son skinny noir serré, son haut blanc moulant, étiré de cette manière… Je déglutis. C'est super chaud. Mes idées s'embrouillent. Soudain, je reviens à la réalité quand il empoche quatre boules mais qu'il met la blanche dans la poche du coin gauche.

« Faute de débutant Kurt » me moquais-je gentiment.

« Je ne suis qu'un homme Blainey. A ton tour »

« J'espère que tu ne fais pas exprès de perdre »

« Non, crois-moi Blaine ce que je te réserve vaut bien ma victoire » dit-il nonchalamment, « mais, de toute façon, je n'accepte jamais la défaite »

Je fronce les sourcils. Ok, à moi de jouer. J'ajuste mon jean assez serré de façon à ce que mes fesses soient mises en valeur. Je fais le tour de la table pour capter son attention et m'étire dessus, donnant à Kurt une vue parfait sur mon cul.

« Ne joue pas à ce jeu avec moi » murmure-t-il, le regard assombri.

Je penche la tête sur le côté et joue la carte de la provocation jusqu'au bout en me mordant la lèvre et en touchant lascivement la queue de billard de haut en bas d'un geste suggestif.

« J'essaye seulement de trouver l'angle parfait pour tirer mon coup » lâchais-je d'un air innocent.

Je suis toujours penché quand je tire pour mieux orienter la bille que je veux. Je me déplace ensuite face à lui et m'apprête à jouer. Il lâche un halètement alors que je frappe et je rate mon mouvement. Putain !

Il se déplace dans mon dos. Je suis toujours incliné sur la table. Il caresse doucement les fesses.

« Tu le fais exprès de me chauffer en dandinant ce superbe cul ? »

Il me donne durement la fessée. J'inspire brusquement.

« Oui »

Pourquoi lui mentir ?

« Prends garde mon bébé »

Je passe ma main sur ma fesse brulante. Il se place face à moi, se positionne et frappe. Il empoche la bille rouge. Il rate son coup avec la jaune et je souris, satisfait.

« Je sens déjà l'odeur de citron de la salle de torture » dis-je par provocation.

Il reste neutre et m'intime de poursuivre le jeu. J'arrive à placer dans les poches les deux dernières boules rayées de la table.

« Quelle poche ? » chuchote Kurt chaudement et sensuellement.

« Haut, droite »

Je m'incline vers la noire. Je l'effleure mais elle se déplace dans le sens opposé. Et merde !

Kurt se penche avec un sourire sexy et empoche les deux dernières billes pleines. Ma bouche s'assèche devant sa longue silhouette tendue sur la feutrine. Il se remet droit, frotte la craie au bout de sa queue en ne me quittant pas de ses yeux bouillants.

« Si j'emporte la partie… »

Mmh, mmh…

« … je te fesse et te baise à même la table de billard »

Mon ventre se crispe et mon sexe se gonfle un peu.

« Haut, gauche » annonce-t-il.

Il se place sur la noire et s'incline pour la frapper.

Et voilà pour ce chapitre mes chéris !

J'espère que vous l'aurez apprécié. N'hésitez pas à me donner votre avis dans une review ou sur Twitter, la page Facebook ou Instagram (au pseudo Klaiindy pour tous !)

On se retrouve dans deux semaines mes amours. Passez de bonnes fêtes de fin d'année et soyez heureux :)

Oh et la recherche de joueurs pour le RPG auquel j'appartiens est toujours d'actualité. Donc si vous êtes intéressé venez me demander, je vous donnerai des infos :)

Gros bisous

Cindy :)