Coucou à tous :)
Et oui, me voilà de retour avec Nuances après cette petite trêve. J'espère que vous avez tous passé d'excellentes fêtes et surtout je vous souhaite une très bonne année 2015 !
Aujourd'hui c'est le début de la fin mes amis Gleeks et Klainers *commence à pleurer* Je suis la seule à être à la fois excitée par le retour de Glee mais totalement déprimée que ce soit la dernière saison ?
Merci à Anna, justmoi59, uneklaineuuuuuse, Guest, Marion, Alexis, Klaineuse, Claire, Amber, SwiftCriss pour leurs reviews.
AnnaKlaineuse : *pars se cacher* oui il était un peu plus court que d'habitude mais ça devrait être compensé avec celui-ci qui fait presque 12000 mots :)
Justmoi59 : j'ai envie de te dire que Kurt sait se montrer très persuasif. Il a toujours ce qu'il veut ) je ne suis pas une experte en billard non plus ne t'en fais pas xD
Uneklaineuuuuuse : je suis désolée mais je suis de retour non ? Avec plein de sexe, de sexe et encore de sexe :D WOW tant d'amour en si peu de mots ) je suis contente qu'elle te plaise et je me demande si je ne suis pas aussi tarée qu'Elliott pour avoir commencé un truc pareil ) Peut-être faire du billard sur un bateau avec Kurt et Blaine ? Ce serait suffisant pour toi tu penses ? Ma façon d'écrire ? J'ai une façon d'écrire particulière ? Tes PS m'amusent toujours autant :D Brittany c'est toi en fait ? AVOUE-LE !
Guest : oui tout ça arrive ne t'inquiète pas :) tu verras si j'ai fait le bon choix avec ce chapitre !
IheartIns : coucou ! merci beaucoup comme chaque semaine :) bisous Marion :)
Anderverysue : bon je t'ai déjà répondu à tout ça donc c'est complétement con que je recommence : D
Klaineuse : WALALA ma soeureupine ! CA FAIT LONGTEMPS :O TU M'AS MANQUE GROS CAAAAAALIIIIIIIN ouaiiiiis :D bon je suis contente si tu n'as pas remarqué ) alors, alors… Je suis contente que Kurt te paraisse nouveau à chaque chapitre. On en découvre un petit peu plus, plus on avance c'est peut-être pour ça que tu as ce ressenti. Sinon si tu étais dans la situation de Blaine, tu ne serais pas surpris du changement de Kurt ? Au début il était froid et brutal et là, tout l'inverse. Ça a de quoi être déstabilisant. Oui mais comme Kurt s'ouvre eh bien, il montre un peu plus de morceaux de son être à Blaine. Suite logique des choses :) Tu verras pour Sebastian ) J'ai toujours aimé Santana, c'est mon personnage féminin préféré. Et étant donné que je ne fais rien comme les autres par simple esprit de contradiction (la fille qui fait chier le monde par plaisir = moi :D) et surtout que je déteste (JE LA DETEEEESTE) Rachel je me suis dit que Santana serait géniale en tant que proche :) Et puis, Satan est notre cousine normal qu'elle soit là ) Kurt gueule = Kurt affectionne :D Si tu n'aimes pas Hunter, tu vas être servie :'D je suis méchante ? MIAM DE LA GUIMAUVE. Tu sais on aime Klaine et encore plus la guimauve entre eux alors ça donne… LA KLUIMAUVE Oh oui :D Je viens de penser à Dare sans habits et je suis… *Cindy hors service pour deux décennies* OH OUI PAPAS CRISSCOLFER ** notre famille gère la fougère ma soeureupine ** ON NOUS A VOLE ?! ET LES DROITS D'AUTEURS HEIN ?! *pars sniffouiller* Ouais je le sais mais ça ne fait pas grand-chose :/ c'est vraiment pas cool les migraines :'( OWIIII KLEDDIIIIIIIIING ** *saute d'impatience* Eh ben en fait, j'ai découvert sa voix avant de regarder Glee. Glee existait déjà mais je n'avais jamais regardé. Et je suis tombée sur Not Alone de Dare et REVELATIONS. Je suis tombée amoureuse de sa voix et je ne l'ai plus jamais lâché depuis :) et toi alors ? Ouais tant qu'à faire, qu'il vienne chez moi ma porte est grande ouverte *sourire de psychopathe* vivement ta réponse encyclopédique ma soeureupine d'amour *coeurcoeurcoeur* je t'adore !
Maloke : elle arrive, elle arrive, un peu de patience ) merci c'est gentil mais comme je te l'ai dit laisse faire si tu es trop occupée ou fatiguée :) Bisous !
Guest (Amber) : Oui je te note Guest Amber parce qu'il arrive que plusieurs Guest postent des reviews et personne ne va se retrouver dans les réponses après. Ah ben je te réponds ici, comme tous les autres ) c'est adorable de dire ça :) un bon paquet de personnes pensent comme ça, est-ce que ça fait d'eux des pervers aussi ? THAT IS THE QUESTION ! Evidemment, que serait leurs enfants sans le nœud pap' fourni, hein dis-moi ) Je suis plutôt flatté qu'elle soit pour moi alors, merci :) (dis lui que Kurt va se ramener avec ses mains qui chatouillent s'il ne se tient pas correctement ! NON MAIS !) Gros bisous Amber.
SwiftCriss : oui ce n'est absolument pas voulu que je poste à nouveau le jour du retour de Glee. C'est vraiment triste… Oui Joey et Blaine vont peut-être devenir amis qui sait )
/!\ Présence de lemon /!\
Sur ce, bonne lecture !
ENJOY !
Chapitre 37
Kurt donne un coup dans la bille blanche avec toute l'élégance dont il est capable. Elle touche la noire qui se dirige tout doucement vers le coin en haut à gauche, qui tourne autour de l'ouverture et qui tombe dans la poche.
Putain de merde !
Kurt se met droit. Ses lèvres s'ourlent dans un sourire fier et satisfait du genre : « tu ne peux plus m'échapper Anderson ». Il dépose la queue de billard sur la feutrine, fait un pas détendu vers moi. Ses cheveux sont dans tous les sens et il porte toujours son skinny noir et son haut blanc moulant. Il n'a absolument pas l'allure d'un directeur de multinationale. Non, il a plus l'air d'un mauvais garçon assez dangereux et putain de sexy.
« Acceptes-tu la défaite ? » me chuchote-t-il en s'empêchant visiblement de sourire trop grandement.
« Hmm… J'en déciderai en sachant à quel point la fessée va être forte »
Ma voix n'est qu'un murmure. J'ai planté la queue de billard au sol et je m'appuie dessus pour ne pas flancher. Il la retire de mon emprise et la met sur la table près de la sienne. Il prend ensuite le revers de mon pull pour me tirer à lui.
« Je vais devoir récapituler toutes les raison de ce jour pour justifier la fessée Blaine »
Il fait le décompte sur ses doigts blancs effilés.
« De un, tu joues avec ma jalousie en draguant mes employés. De deux, tu me défies à propos de ton boulot et de trois, tu me chauffes depuis presque une demi-heure en dandinant ce superbe cul juste devant moi »
Son regard pétille d'envie.
« Maintenant, j'aimerais que tu retires ton pantalon et tes hauts. Tout de suite »
Il dépose un léger baiser sur mes lèvres. C'est plus un effleurement qu'un baiser mais bref. Il se déplace nonchalamment vers la porte pour la ferme à clé.
Il pivote sur lui-même et plante son regard ardent sur moi. Dès cet instant, je ne peux plus bouger. J'ai perdu toutes les fonctions basiques de mon corps. Seul mon cœur bat la chamade et ma poitrine se soulève en rythme avec mon souffle erratique. La seule pensée qui mitraille mon esprit est : Kurt le veut. Elle se répète encore et encore.
« Blaine, tes habits. A moins que j'aie des problèmes de vue, tu les portes toujours. Retire-les ou je serais obligé de le faire »
« Eh bien, enlève-les-moi »
J'ai retrouvé la fonction parole. Ma voix est rauque et faible. Kurt sourit.
« Mmh mon cher Blaine, quelle corvée vraiment… Mais je pense que je peux faire ce sacrifice »
« Ce genre de sacrifice ne t'a pas toujours dérangé que je sache Kurt »
Je lève hautainement le menton vers lui et il m'adresse son sourire en coin.
« Je ne préfère pas relever cette remarque Blaine »
Il s'approche de moi mais, dans l'action, il va vers une petite armoire sous une des bibliothèques. Il en sort un bout de plastique d'environ quarante centimètres qui ressemble à une règle. Il la prend par les deux bouts et la tord, ses yeux verrouillés aux miens.
Oh putain, il va se servir de ça sur moi ?! Mon cœur rate un battement. Brusquement je me sens étrange et je suis complétement dur. Kurt est le seul qui puisse me faire cet effet. Il m'a simplement fixé et il a maltraité une règle en plastique. Il la place dans la poche arrière de son pantalon. Il fait un pas lent vers moi et son regard aguicheur me paralyse.
Toujours sans rien dire, il s'agenouille devant moi et dénoue les lacets de mes baskets. Dans un geste habile, il me les retire ainsi que mes chaussettes. Je m'appuie en arrière sur la table, ne faisant plus du tout confiance à mes jambes. Je baisse la tête pour pouvoir le regarder et mon cœur se gonfle d'amour pour lui. Je suis amoureux de cet homme.
Il place ses mains de chaque côté de mon bassin, effleure le revers de mon pantalon, défait le bouton et le débraguette. Son regard me brûle et ses lèvres s'étirent dans un sourire lubrique alors qu'il abaisse mon jean jusqu'à mes chevilles. Je passe par-dessus et sourit. Il glisse ses mains derrière mes cuisses et niche son visage sur la bosse qui déforme mon boxer blanc. Mes jambes tremblent et je suis à deux doigts de tomber.
« Ce ne sera pas doux cette fois Blainey. Je compte sur toi pour me stopper quand tu ne pourras plus le supporter » lâche-t-il dans un souffle.
Putain… Il pose ses lèvres à cet endroit. Un petit gémissement passe mes lèvres.
« Je dois utiliser le mot d'alerte ? » chuchotais-je.
« Non. Pas de ça. Dis-moi seulement quand c'est trop et j'arrêterai. C'est compris ? »
Il dépose un autre baiser et il caresse mon érection du bout de son nez. Putain c'est tellement bon. Il se remet debout, ses yeux plus chauds que jamais.
« Dis-moi que tu as compris » dit-il d'une voix autoritaire et tendre en même temps.
« J'ai saisi. D'accord »
Son ton me rend curieux. Je me demande pourquoi il tient tant à ça tout à coup.
« Aujourd'hui, j'ai eu du mal à te suivre Blaine. Tu craignais que mon intensité disparaisse ? Je n'arrive pas vraiment à tout saisir et j'ignore si tes propos étaient sincères. On va vérifier ceci maintenant. Je n'ai pas envie de te ramener dans la salle de jeux pour l'instant. Mais rien ne m'empêche de tenter quelque chose ici. Si ça te déplait, jure-moi de me prévenir »
Il est vraiment sincère maintenant. Son audace de tout à l'heure a laissé place à de la peur panique.
Je n'aime pas le voir ainsi. Je n'aime pas du tout même.
« Je te le jure, je te préviendrai. Et je n'utilise pas le mot d'alerte »
J'essaye de l'apaiser une nouvelle fois.
« On s'aime Blaine. Les personnes qui s'aiment n'utilisent pas de mot d'alerte » plisse-t-il le front, « pas vrai ? » ajoute-t-il.
« J'imagine que non »
Qu'est-ce que j'en sais moi ?
« Je te le jure »
Il détaille mon expression avec soin pour voir si oui ou non je pense ce que je viens de dire. Je suis tendu mais aussi chaud bouillant. Je me sens quand même mieux dans cette situation en sachant qu'il a des sentiments pour moi. C'est beaucoup plus facile et acceptable ainsi et je ne souhaite pas y songer trop longtemps.
Sa bouche se détend doucement dans un grand sourire. Il prend le bas de mon pull et le passe par-dessus ma tête. Il joue avec mon teeshirt mais il ne me le retire pas. Il bouge vers la table de billard et y prend une queue.
Putain, putain pourquoi il s'intéresse à ça tout à coup ? Je tremble légèrement d'angoisse.
« Tu te débrouilles bien Blaine. Je t'avoue que tu m'as étonné. Essaye d'empocher la boule noire »
Mon anxiété s'est envolée. Je fronce les sourcils. Non mais quel petit con orgueilleux et putain de sexy !
Il te prend toujours pour un moins que rien.
Je place la bille blanche. Kurt fait le tour de la table et vient se positionner derrière moi alors que je m'incline pour jouer. Il met sa main droite derrière ma cuisse, caresse ma peau de sa paume et monte sur mes fesses qu'il effleure du bout des doigts. Il reproduit ses gestes sur ma deuxième jambe.
« Je vais rater la poche si tu ne cesses pas ce que tu es en train de faire » chuchotais-je difficilement, son toucher m'électrifiant jusqu'au plus profond de mon être.
« Franchement bébé, je me contrefous que tu empoches ou non cette bille. Je t'ai demandé de le faire pour te voir ainsi : étendu sur la feutrine, à moitié habillé. Tu ne peux pas imaginer ce que tu es sexy »
Je m'empourpre dès que ses mots passent ses lèvres. J'essaye de respirer profondément et surtout de faire comme s'il n'était pas là. Je m'aligne pour pouvoir jouer. C'est vraiment difficile. Surtout qu'il me touche le cul sans cesse.
« Haut, droite » soufflais-je en effectuant mon tir.
Il me donne une violente fessée pile au milieu de ma fesse gauche.
Je ne m'y attendais tellement pas qu'un petit cri s'échappe de ma bouche. Le boule blanche frappe la noire qui tourne sur elle-même et va à l'opposé de la poche annoncée. Kurt reprend son délicieux toucher.
« Quel dommage, tu as manqué ton coup » dit-il sensuellement, « retente ta chance et reste concentré Blaine »
Mon souffle est désormais irrégulier et je bande vraiment fort à cause de ce qu'il entreprend. Il bouge et va en face de moi. Il replace la boule noire et m'envoie la blanche. Son regard bleu foncé et ses lèvres tordues d'une façon lubrique sont un appel à la débauche. Je suis censé ne pas lui craquer hein ? Je positionne la boule et m'apprête à jouer mon coup.
« Non, non, ne bouge pas » me coupe-t-il soudainement.
Ça lui plait apparemment de me faire languir. Il reprend sa place dans mon dos. Mes paupières se ferment instinctivement quand je sens son contact sur la droite de mon cul. Il recommence alors ses caresses lascives.
« Concentre-toi » susurre-t-il.
Impossible de me retenir de gémir quand l'envie se déroule dans mon ventre et embrase chaque parcelle de mon corps. Je fais tout, avec toute la volonté qu'il y a en moi pour m'appliquer pour ce tir. Je fais un pas sur le côté et Kurt suit le mouvement. Je m'incline vers la feutrine. J'inspire profondément et cherche le peu de courage qu'il me reste car je sais ce qui va arriver. Je m'aligne et frappe à nouveau. Deuxième fessée. Brutale.
Et en plus, j'ai raté une nouvelle fois la poche.
« Mais non ! » m'indignais-je contre moi-même.
« Essaye encore bébé. Cette fois si tu rates ton coup, tu devras en subir les conséquences »
Pardon ?! Quelles conséquences ? Non mais…
Il se déplace à nouveau, replace la noire et reprend sa place dans mon dos afin de me toucher le cul.
« Quand on veut, on peut » souffle-t-il, séducteur.
Même avec toute la volonté du monde, je ne le pourrais jamais si tu me continues de me chauffer. J'appuie mes fesses contre sa paume et il les tape doucement.
« Impatient Blainey ? » me chuchote-t-il.
Putain, oui je veux que tu me prennes ?
« Bien, finissons-en rapidement »
Il abaisse lentement mon boxer et me le retire. J'ignore ce qu'il fait. Ce que je sais, c'est que je me sens vulnérable. Ses lèvres se posent de chaque côté de mon cul.
« Joue bébé »
Je me retiens de lâcher un gémissement. Je suis incapable de réussir ce coup. Je sais pertinemment que je vais le rater. Je me place correctement, tape la boule blanche. Avec mon manque de concentration, elle file droit mais ne touche pas la noire. Je ferme les yeux m'attendant à recevoir une fessée. Mais non. A la place, Kurt me plaque contre la feutrine, son torse contre mon dos. Il retire la queue de billard de ma main. Son érection dure père contre mes fesses.
« Coup manqué » souffle-t-il dans mon oreille gauche, la droite étant contre la table, « mets tes mains contre la feutrine »
Je lui obéis.
« Parfait. Je vais te fesser Blaine. Pour que tu ne rates plus les tirs »
Il vient se poster sur ma gauche, son sexe bandé appuyé contre ma jambe. Je geins, mon cœur battant à tout rompre dans ma poitrine. Mon souffle est erratique alors que le désir pulse rageusement dans mon corps. Il touche mon cul d'une main, la deuxième étant emmêlée dans mes boucles à l'arrière de ma tête. Son bras pèse dans mon dos et me tient en place. Je suis totalement exposé.
« Ecarte un peu plus les jambes » me chuchote-t-il.
Je ne lui obéis pas immédiatement. Il me frappe violemment. Avec la règle en plus. Cela produit un bruit foi mais ça ne fait pas aussi mal que je pensais. Ça m'étonne même. J'halète et il abat à nouveau la règle.
« Tes jambes » grogne-t-il.
Je finis par les écarter en respirant difficilement. La règle revient sur ma peau. Ça brûle oui mais, encore une fois, le claquement est plus bruyant que douloureux.
J'inspire et gère la brulure. Ça va, j'ai connu pire, vraiment pire. Kurt respire par à-coups. Il me tape plusieurs fois encore et je geins. J'ignore où se trouve la limite de mon endurance à la souffrance mais je me dis que je peux prendre sur moi. De savoir que j'arrive à exciter Kurt m'excite moi aussi et me pousse à absorber la douleur. Je me rends soudain compte que je rencontre le côté sombre de mon âme. Un côté qui était inexploré jusqu'à peu. Je l'ai découvert dès que je suis entré dans la salle de torture moderne en fait. Le morceau de plastique mord ma peau à un rythme effréné. Je gémis et Kurt grogne en retour. Et il continue. Encore. Encore. Encore. Cette fois, il frappe vraiment fort et je tremble.
« Arrête »
Mes lèvres ont prononcé ce mot avant même que l'ordre atteigne mon cerveau. Kurt laisse tomber lâchement la règle sur le parquet et défait la pression sur mon dos.
« C'est trop ? » me murmure-t-il.
« Oui »
« Je vais te baiser alors » souffle-t-il.
« Oui » chuchotais-je, plein d'envie.
J'entends le son de sa braguette. Je suis couché sur la table en respirant difficilement. J'ai conscience qu'il n'y aura pas de douceur cette fois. Je suis plutôt fier de la façon dont j'ai encaissé et, soyons honnête, aimé chaque coup et action qu'il a produit sur moi. C'est dangereux mais je vois le vrai Kurt ainsi.
Il me pénètre de deux doigts et effectue des mouvements de ciseaux pour m'étirer. C'est vraiment délicieux. Je profite de cette douce torture et ferme les yeux pour m'en imprégner. Dans mon brouillard de plaisir, j'entends le bruit caractéristique de l'emballage de capote. Il se déplace dans mon dos et écarte mes jambes un plus avec son genou.
Avec douceur, il entre en moi et s'immobilise un moment. Il grogne. C'est profond. Primal. Mon désir s'étale un peu plus. Il enroule mon bassin de son bras, quitte presque entièrement mon intimité et revient violemment. Je hurle. Il ne bouge plus.
« Je continue ? » me questionne-t-il tendrement.
« Oui, vas-y. Laisse-toi aller. Emmène-moi avec toi » haletais-je avec peine.
Un cri étranglé sort de sa bouche. Il se retire à nouveau et revient encore. Il instaure ainsi une série de va-et-vient en prenant son temps, profondément, violemment. Il frappe ma prostate à chaque coup de reins. Ç'en est presque douloureux tellement c'est bon.
Putain de bordel de merde ! Mon bas-ventre se tord. Kurt a dû le ressentir car ses mouvements sont plus rapides. Je m'approche du gouffre. Fort. Vite. Haut. J'abandonne en me resserrant autour de son érection. Un orgasme qui balaie tout sur son passage. Je suis mort de fatigue. Incapable de penser ou de bouger.
Je me rends compte que Kurt jouit en moi, en criant mon prénom et en tenant brutalement mon bassin. Il se tend et tombe sur moi. Il m'entraine avec lui sur le sol et il me serre contre lui.
« Merci mon bébé » halète-t-il.
Il parsème mon visage orienté vers le plafond de baisers papillon.
Je soulève mes paupières pour voir sa tête et il resserre plus fort son étreinte.
« Ton joli visage est rouge d'avoir été plaqué contre la table » murmure-t-il en caressant doucement ma joue de ses doigts, « tu as trouvé ça comment ? »
Il me fixe de ses grands yeux bleus emplis de méfiance.
« Douloureux et délicieux. J'apprécie aussi quand il n'y a pas de douceur Kurt. J'aime aussi avec douceur. Tout me va si c'est avec toi »
Il cligne des yeux et me plaque plus fortement contre lui.
« Tu es parfait Blainey. Tu es magnifique, malin, frais, excitant. Chaque seconde je remercie le ciel que tu aies eu à faire cette interview »
Il dépose un baiser dans mes boucles. Je souris contre son torse et baille élégamment.
« Je te vide. Dans tous les sens du terme » continue-t-il, « allez, au bain et au lit ! »
OoOoOoOoOoO
On est dans le bain ensemble, Kurt face à moi, dans la mousse parfumée. L'odeur de rose emplit la pièce. Kurt masse mon mollet et mon pied droit puis passe au gauche. Ça me fait du bien et ça me détend.
« Kurt, je peux te poser une question ? »
« Oui Blainey, tu peux me demander n'importe quoi »
Je prends une inspiration, me met droit après avoir hésité.
« Quand j'irais au boulot demain, c'est possible de Montgomery m'accompagne devant The New Press et me récupère à la sortie le soir ? S'il te plait Kurt s'il te plait »
Je le supplie. Il arrête de bouger et fronce les sourcils.
« Il me semble qu'on avait trouvé un arrangement » grogne-t-il.
« Je t'en prie » suppliais-je à nouveau.
« Pour manger tu feras comment ? »
« Je me ferai un sandwich ici pour pouvoir manger au bureau sans bouger. Je t'en prie »
Il pose ses lèvres sur mon gros orteil droit.
« Tu es très doué pour avoir ce que tu veux » grommelle-t-il en m'accusant presque, « tu ne bougeras pas du bureau ? »
« Non »
« Ok »
Je lui donne un sourire éblouissant.
« Merci » dis-je en m'approchant de lui pour lui donner un baiser.
« Je t'en prie Blainey. Tes fesses vont bien ? »
« Elles mes brulent mais c'est supportable. L'eau calme un peu la douleur »
« Je suis heureux que tu m'aies stoppé » me dit-il honnêtement, les yeux brillants.
« Mon cul est heureux aussi »
Kurt rit doucement.
OoOoOoOoOoO
Je m'étale de tout mon long sur le matelas. Je suis à bout de forces. Le réveil indique qu'il est seulement 22h30 mais mon corps me dit qu'il est bien 3h du matin. Je n'ai jamais vécu de weekends aussi longs de toute ma vie.
« Il n'y a pas de pyjamas dans le dressing ? » me questionne Kurt un peu sévèrement.
« Surement. Mais je suis bien dans tes vêtements » grommelais-je à moitié somnolant.
Les traits de son visage prennent une expression plus douce et il s'approche de moi pour poser un baiser sur mon front.
« Je dois bosser un peu. Mais j'aimerais rester avec toi. Ça te gêne si je bosse au lit et si je me sers de ton ordinateur ? »
« Ce n'est pas le mien »
Et sans plus de cérémonie, je m'endors.
OoOoOoOoOoO
Je fais un petit bon dans le lit quand le réveil me tire du sommeil en diffusant les infos. Kurt est toujours paisiblement endormi à ma droite. Je me frotte vivement le visage et regarde quelle heure il est. 6h25. Putain, c'est tellement tôt.
La pluie frappe le carreau de la grande fenêtre. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas plu. La lueur du jour est faible et grise. Je suis vraiment confortable dans ce lit king size moelleux avec Kurt près de moi. Je m'étends et me mets sur mon flanc droit pour pouvoir observer cet homme superbe endormi. Il se réveille brusquement et se frotte les yeux de ses poings d'une geste adorable.
« Coucou » souriais-je doucement.
Je place ma paume sur sa joue et embrasse la commissure de ses lèvres.
« Coucou mon bébé. D'ordinaire, je suis debout avant le réveil » chuchote-t-il, heureux.
« Il sonne tellement tôt »
« Exact Blainey. Il faut que j'aille me préparer »
Il me donne un baiser et se lève tout de suite. Je m'affale de tout mon poids dans les coussins. Je m'émerveille. Je me réveille près de Kurt un lundi matin. Ça relève de l'exploit. Je clos mes paupières lourdes et oscille au bord du sommeil.
« Allez, sors de ce lit, bel au bois dormant »
Kurt s'incline au-dessus de moi. Il est tout propre et son odeur m'enveloppe. Ses cheveux sont coiffés et il porte une chemise bleue claire sous un costume noir : le retour de Kurt Hummel, le chef d'entreprise.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » m'interroge-t-il.
« Ce serait bien que tu reviennes au lit avec moi »
Sa bouche s'ouvre et une expression étonnée prend place sur son visage. Il me sourit maladroitement en réponse à mon charme.
« Tu en veux toujours plus hein Blainey ? Non mais ce programme est plus que génial mais je dois être au bureau à 8h30 et je ne vais pas tarder à y aller »
Je referme les yeux et les rouvre une heure après. Putain, putain. Je m'extirpe du lit à tout vitesse sous le regard rieur de Kurt.
OoOoOoOoOoO
Je prends ma douche et enfile en un temps record les habits que j'avais sélectionné hier : un jean gris clair assez serré, une chemise verte pâle, un nœud papillon gris clair aussi et des chaussures vernies noires. Le tout accompagné d'une veste ajustée. J'arrange mes cheveux et les coiffe et pars vers le salon pour retrouver Kurt. Comment ça va se passer ce matin ?
Il est en train de boire son café dans la cuisine. Mademoiselle Jones s'affaire à cuisiner des pancakes et du bacon.
« Tu es sublime » s'émerveille Kurt.
Il passe un bras dans mon dos et pose ses lèvres sous mon oreille droite. A ma gauche, j'aperçois le sourire radieux de Mercedes. Je m'empourpre immédiatement ?
« Bonjour Monsieur Anderson »
Elle me salue et place mon petit-déjeuner devant moi.
« Merci et bonjour »
Cette vie pourrait vite devenir très facile à vivre.
« Monsieur Hummel m'a annoncé que vous vouliez amener un déjeuner pour ce midi. Qu'est-ce que je peux vous préparer ? »
Je détourne le regard vers Kurt, dont les lèvres tremblent à force de retenir un sourire arrogant. Je lui lance des éclairs avec les yeux.
« Quelque chose de rapide, un sandwich ou une salade. Ça m'est égal » rétorquais-je gentiment à Mercedes ?
« Je m'occupe de ça immédiatement Monsieur »
« S'il vous plait Mademoiselle Jones, appelez-moi Blaine »
« Blaine »
Elle se détourne vers la cafetière avec un sourire.
C'est très agréable tout ça.
J'incline ma tête sur mon épaule et provoque Kurt des yeux. Allez maniaque, ose dire que je fais du charme à Mercedes.
« Je dois partir bébé. Joey reviendra et t'emmènera travailler avec Montgomery »
« Juste à l'entrée ok ? »
« Oui. Juste à l'entrée » dit Kurt en roulant des yeux.
« Prends soin de toi aussi »
Je tourne la tête vers l'entrée et voit Joey qui patiente. Kurt se met debout, relève mon visage de deux doigts et pose ses lèvres sur les miennes.
« A plus bébé »
« Travaille bien aujourd'hui mon amour » lâchais-je alors qu'il commence à partir.
Il tourne la tête vers moi, me sourit tendrement et sort de mon champ de vision. Mademoiselle Jones me donne mon cappuccino. Je me rends compte que je suis seul avec elle et je me sens mal à l'aise soudainement.
« Vous êtes au service de Kurt depuis quand ? »
Autant trouver un sujet pour briser la glace non ?
« Cela fait presque quatre ans » dit-elle amicalement en me faisant à manger pour midi.
« J'aurais pu m'en charger »
Je suis gêné qu'elle fasse tout de cette façon.
« Prenez votre petit déjeuner Blaine. J'apprécie mon travail. Et puis, je dois dire que m'occuper de vous apporte du changement. Ce n'est plus que Joey et Monsieur Hummel maintenant »
Elle m'offre un sourire chaleureux. Je rougis doucement. Je meurs d'envie de poser pleins de questions à Mercedes. Je suis sûr qu'elle connait plein de trucs sur mon maniaque du contrôle. Elle est beaucoup moins froide et tendue que Joey mais elle est très professionnelle. Je ne veux absolument pas créer une tension entre elle et moi donc je me tais. J'avale tranquillement mon petit-déjeuner en répondant à ses interrogations sur mes gouts alimentaires.
Une demi-heure après, Montgomery arrive dans le grand salon. J'ai été me laver les dents. Je suis paré à partir travailler. Je prends mon déjeuner contre moi. C'est la première fois de ma vie que quelqu'un me prépare à manger pour le travail. Je suis Montgomery jusqu'au parking. Il est stoïque et ne dit pas un mot. Joey est près de la voiture. Je m'installe à l'arrière après que Montgomery m'ait ouvert la portière.
« Bonjour Joey » saluais-je chaleureusement.
« Monsieur Anderson » sourit-il.
« Joey, excusez-moi pour hier. Je tiens à m'excuser si j'ai été trop familier avec vous. J'espère ne pas vous avoir créé de soucis »
Joey plisse le front, ses yeux pétillants d'humour verrouillés aux miens alors qu'il nous sort du parking pour les rues new-yorkaises.
« Monsieur Anderson, je n'ai presque jamais de soucis »
Bon ben ton sadique t'a passé un savon rien qu'à toi… Chanceux cet Anderson !
« Tant mieux pour vous Joey »
OoOoOoOoOoO
Hunter me déshabille du regard tant qu'il le peut alors que je vais à mon bureau.
« Bonjour Blaine, vous vous êtes bien amusé ce weekend ? »
« Euh oui, c'est gentil. Et vous ? »
« Assez banal. Mettez-vous en place, j'ai des choses pour vous occuper »
J'acquiesce et me mets dans mon siège. J'ai l'impression que j'ai quitté cette place depuis une éternité. Je mets en route mon ordinateur et ouvre la fenêtre de ma boite mail. Etonnant, un message de Kurt.
De : Kurt Hummel
Objet : Boss
A : Blaine Anderson
Bonjour cher Blaine,
Je tenais à te dire merci pour le weekend fantastique que j'ai pu passer avec toi. Même si les événements ne portaient pas forcément de la gaieté.
Je veux de tout cœur que tu ne m'abandonnes jamais.
Oh, et oui, ne parle pas du fait que j'ai racheté The New Press. Personne ne doit être au courant pour l'instant.
Supprime ce mail dès que tu l'as lu.
Avec toute mon affection.
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises & Boss du boss de ton boss.
Il veut de tout cœur que je ne l'abandonne pas ? Il veut que j'habite avec lui ? Oh Seigneur… Je viens à peine de le rencontrer en plus. Je supprime le mail.
De : Blaine Anderson
Objet : Boss qui donne des ordres
A : Kurt Hummel
Cher Kurt,
Est-ce une invitation à peine voilée à venir m'installer à ton appartement ?
Je me souviens très bien que ton penchant pour la traque ne doit pas s'ébruiter. Oui évidement que je n'en parlerai pas.
Est-ce que je dois adresser un chèque à ton père pour l'association Have Fun But Stay Alive ?
S'il te plait, ne supprime pas ce mail et s'il te plait, réponds-moi.
Je t'aime.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
« Blaine ! »
L'appel d'Hunter me fait peur.
« Oui » couinais-je en m'empourprant.
Hunter plisse le front en me regardant.
« Vous allez bien ? »
« Oui. Oui parfaitement »
Je me mets debout d'un geste chancelant et le suit dans son bureau avec mon calepin et mon stylo.
« Ok. Vous devez être au courant, je pars jeudi à Miami pour un salon du livre. J'ai déjà les billets d'avion et les réservations pour l'hôtel. Je veux que vous veniez avec moi »
« A Miami ? »
« Oui. Le vol est mercredi et on devra dormir sur place. Il me semble que votre expérience sera accrue en sortie de ce déplacement »
Son regard devient plus sombre dès que ses mots passent sa bouche mais son expression reste courtoise.
« Est-ce que vous pouvez prévoir le planning de ce voyage ? Ainsi que de faire une réservation supplémentaire dans l'hôtel où je serais. Il me semble de Michael, mon ancien assistant, a laissé les informations nécessaires dans un coin »
« Bien » dis-je en donnant un sourire faux à Hunter.
Putain. Je fais le chemin retour vers mon bureau d'un pas incertain. Le maniaque du contrôle va être contre ce voyage. Mais j'ai envie d'y aller franchement. Je suis sûr que ça pourrait m'ouvrir des portes. En plus, je sais que je suis capable de dégager Hunter s'il pense à plus qu'à du travail. Je me remets derrière mon écran et lit le mail que Kurt m'a envoyé entre temps.
De : Kurt Hummel
Objet : Moi, un boss qui donne des ordres ? Non…
A : Blaine Anderson
Oui.
Je t'en prie.
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
Ok donc il veut que j'emménage avec lui. Oh mon Kurt, on va trop vite. Je passe mes mains dans mes cheveux plusieurs fois. Il faut que je retrouve mes idées. Je ne demande que ça après ce weekend. Je n'ai pas pu respirer une seconde et me poser avec toutes les nouvelles que j'ai encaissé.
De : Blaine Anderson
Objet : Docteur Schuester serait intéressé
A : Kurt Hummel
Kurt,
Tu te jettes à l'eau sans savoir nager là, non ?
Est-ce qu'on peut en discuter quand je rentrerais ?
Mon patron vient de me dire qu'il serait bien que je participe à une réunion à Miami jeudi. Cela signifie que je partirais dans la soirée de mercredi.
Il m'a paru judicieux de t'en parler.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
De : Kurt Hummel
Objet : PARDON ?!
A : Blaine Anderson
Oui, on en parlera quand tu rentreras.
Tu vas à Miami tout seul ?
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
De : Blaine Anderson
Objet : Ne crie pas par majuscule en gras en début de semaine !
A : Kurt Hummel
Est-ce qu'on peut en discuter aussi quand je rentrerais ?
Bisous.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
De : Kurt Hummel
Objet : Quand je crierais, tu le sauras.
A : Blaine Anderson
Parle-moi.
Si tu dois partir avec ce type louche qui a des vus sur ton cul pour qui tu bosses, eh bien, c'est hors de question. Il devra me passer dessus avant.
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
Mon ventre se tord. Putain quand est-ce qu'il comprendra que je n'ai pas cinq ans ?!
De : Blaine Anderson
Objet : Quand je crierais, tu le sauras AUSSI
A : Kurt Hummel
C'est ça, c'est avec Hunter.
J'ai envie de participer à cette réunion. Ça pourrait être bénéfique pour moi.
En plus, je n'ai jamais visité Miami.
Calmos !
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
De : Kurt Hummel
Objet : Quand je crierais, tu le sauras AUSSI
A : Blaine Anderson
Blaine, ne me dis pas calmos déjà. Pas dans cette situation.
Putain !
C'est HORS DE QUESTION !
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
« Putain ! » lâchais-je à mon ordinateur.
Tout le monde me regarde bien sûr. Et Hunter vient foutre son nez.
« Un problème Blaine ? »
« Oui. Pardon… Je viens de supprimer un long texte »
Mes joues sont brulantes comme la braise. Il sourit dans ma direction mais la curiosité envahit ses yeux. Je respire profondément pour me calmer et écrit brutalement une réponse. Là, j'ai les nerfs !
De : Blaine Anderson
Objet : Maniaque… Contrôle
A : Kurt Hummel
Kurt,
Vraiment, calme-toi.
Je ne vais rien faire avec Hunter ! Jamais. Même si on me payait très cher !
Je suis amoureux de toi. Et tu sais qu'est-ce qui arrive quand deux personnes sont amoureuses ? Elles ont confiance l'une en l'autre.
Je sais que tu n'irais pas faire l'amour, baiser, faire parler la créativité de la main qui chatouille ou jouer avec un autre homme. Parce que j'ai confiance en toi.
S'il te plait, aie foi en moi aussi.
Blaine.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
Je fixe l'écran dans l'attente de son mail. Que dalle. Je passe un coup de fil à la compagnie aérienne, prends un billet pour moi sur le même vol qu'Hunter. Le son d'une notification de mail retentit.
De : Smythe, Sebastian
Objet : Déjeuner
A : Blaine Anderson
Cher Blaine,
Je souhaite vraiment pouvoir vous voir. Il me semble que nous avons pris un très mauvais départ tous les deux. J'aimerais remédier à ça.
Est-ce possible de se rencontrer pour déjeuner cette semaine ?
Sebastian Smythe.
Putain de merde, il ne manquait plus que Smythe pour parfaire le tableau. Où il a choppé mon adresse mail d'ailleurs ? Je cache mon visage dans mes bras. A quel moment cette journée est devenue aussi merdique ?
La sonnerie de mon téléphone retentit et je lève les yeux vers l'objet voulant le faire taire de mon regard assassin. Je regarde l'horloge. Il est à peine 10h et je souhaite déjà rentrer et m'enfouir dans le lit de Kurt.
« Bureau d'Hunter Clarington, bonjour. Blaine Anderson »
Une voix que je connais trop bien me répond durement.
« Aurais-tu la bonté de supprimer le dernier mail que tu m'as fait parvenir ? Et aussi, fis attention à ce que tu dis quand tu te sers de t boite mail professionnelle. Le réseau est contrôlé. Je vais réparer ce qui peut l'être »
Il me raccroche au nez.
Bordel de bordel ! Je fixe le téléphone d'un air bête. Il vient de me raccrocher à la gueule. Il détruit le début de carrière que je construis et il me raccroche à la gueule. Si mes yeux étaient des mitraillettes, l'objet n'existerait plus à ce moment.
J'ouvre ma boite mail et supprime le mail que je lui ai envoyé. Ça va, il n'y a rien d'alarmant non plus, faut qu'il se calme ! S'il ne veut pas que j'en parle, il n'a qu'à pas me le faire ! J'attrape mon IPhone et lui téléphone sur son portable.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » grogne-t-il.
« J'irais à Miami que tu le veuilles ou non »
« N'y pen… »
Je coupe la communication alors qu'il parle encore. Mon cœur bat à tout rompre. Au moins c'est dit. Je suis fou de rage là maintenant.
Je prends mon souffle pour tenter de me calmer. J'essaye de penser à un endroit serein. Comme au milieu de la mer sur le Blackbird avec Kurt. Non. Pas ça. Je suis bien trop énervé contre le maniaque pour l'associer à mon endroit serein. Je secoue la tête, consulte ma checklist du jour sur mon calepin. Je prends une profonde inspiration pour me ressaisir complétement.
« Blaine ! » hurle Hunter en me faisant encore peur, « oubliez ce que j'ai dit pour le billet d'avion »
« Trop tard. Il est commandé »
Hunter se ramène d'un pas colérique.
« Il y a un problème. Je ne sais pas pourquoi mais désormais chaque dépense concernant les voyages des employés de la boite doivent être autorisés par le boss. On a reçu cet ordre il y a quelques minutes. Je vais voir Marc pour en savoir plus »
Hunter soupire et secoue nerveusement la tête.
Mon cœur rate un battement et ma respiration se bloque. Maniaque du contrôle de mes deux !
« Prenez mes appels. Je monte chez Marc pour lui demander des explications »
Il sourit et part d'un pas lourd vers son boss. Le boss du boss…
Putain ! Kurt Hummel. Ma rage remonte en flèche.
De : Blaine Anderson
Objet : Tu es intervenu hein ?
A : Kurt Hummel
S'il te plait, tu avais promis de ne pas t'interposer entre ma carrière et moi.
Je voudrais participer à cette réunion.
Il aurait mieux valu que je ne t'en parle pas.
J'ai supprimé le mail qui te contrariait.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
De : Kurt Hummel
Objet : Tu es intervenu hein ?
A : Blaine Anderson
Je prends soin de ce qui m'appartient.
Le mail contrariant a été supprimé. Toutes traces a disparu de The New Press, comme tous les mails que je t'envoie.
Et, d'ailleurs, j'ai une confiance aveugle en toi. Pas en lui en revanche.
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
Je vais voir si ce qu'il dit est vrai. Et, en effet, plus aucun mail venant de lui. Le maitre de l'univers, voilà ce qu'il est. C'est obscène d'avoir autant de pouvoirs ! Qui a-t-il dans ses relations qui puisse trafiquer le réseau de The New Press et effacer toutes traces de nos échanges ? Ca me dépasse.
De : Blaine Anderson
Objet : Je ne suis pas un gosse
A : Kurt Hummel
Kurt,
Je peux prendre soin de moi seul face à lui.
Même s'il essaye de me draguer, je dirais non.
C'est malsain de mettre ton grain de sel partout. Ta manie pour le contrôle est malsaine aussi.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press
De : Kurt Hummel
Objet : C'EST HORS DE QUESTION
A : Blaine Anderson
Blainey,
J'ai très bien vu à quel point tu peux être doué pour repousser un homme mal intentionné. Oh mais attends, notre délicieuse première nuit ensemble résulte de ton incroyable capacité non ? Enfin, le photographe tient à toi. Ce pervers, je ne pense pas. Il a des vues sur ton cul et il va tout essayer pour l'avoir. Tu peux questionner tes collègues pour savoir où est passé son assistant avant toi et l'autre avant.
Pas de dispute là-dessus s'il te plait.
Tu veux visiter Miami ? Pas de soucis, on ira ensemble. Ce weekend si tu veux. J'ai un appartement là-bas.
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
Oh Kurt, je ne dis pas ça pour ça… Il m'énerve. Evidemment qu'il a une résidence secondaire à Miami. Je ne sais pas si je peux dire secondaire vu le nombre de maisons qu'il a. Tellement prévisible parfois. Le fait qu'il parle de Paul me pendait au nez. Ça va le hanter toute sa vie ma parole ! En plus, je ne boirais pas avec Hunter.
Je soupire à mon ordinateur. Cette discussion ne mènera nulle part. Je le sais d'avance. Je vais devoir ramener ça sur le tapis en rentrant. Je jette un coup d'œil à l'horloge. Hunter est encore avec Marc. Je dois faire quelque chose avec ce Smythe en attendant. Je re-consulte son message. Je ne sais pas quoi faire alors je vais passer le bébé à Kurt. Il n'a qu'à aller se mêler de ses affaires plutôt que des miennes.
De : Blaine Anderson
Objet : Transfert Déjeuner alias Boulet du passé
A : Kurt Hummel
Kurt,
Pendant que tu jouais les maîtres du contrôle pour mon cul qui subit des menaces mal intentionnées et ma vie professionnelle, Monsieur Sebastian Smythe m'a envoyé ce ci. Je n'ai absolument pas envie de le voir. Enfin même si l'envie m'en prenait, j'ai reçu l'ordre de rester cloîtrer au bureau. J'ignore où il a chopé mon adresse mail. Qu'est-ce que je dois faire ?
De : Smythe, Sebastian
Objet : Déjeuner
A : Blaine Anderson
Cher Blaine,
Je souhaite vraiment pouvoir vous voir. Il me semble que nous avons pris un très mauvais départ tous les deux. J'aimerais remédier à ça.
Est-ce possible de se rencontrer pour déjeuner cette semaine ?
Sebastian Smythe.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
De : Kurt Hummel
Objet : Boulet du passé
A : Blaine Anderson
Ne t'énerve pas contre moi. Je veux ce qu'il y a de mieux pour toi.
Si on te faisait mal, je m'en voudrais éternellement.
Je me charge de Smythe.
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
De : Blaine Anderson
Objet : Ce soir
A : Kurt Hummel
Je t'en prie, on en parle quand je rentre ?
Je me force à bosser mais tes mails intempestifs me gênent.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
Hunter refait son apparition aux alentours de midi. Sans aucune surprise il m'annonce que je ne vais pas à Miami. Il s'y rend toujours en revanche et il ajoute qu'il a essayé de faire changer d'avis le patron, sans succès. Il se détourne ensuite vers son bureau et ferme la porte d'un geste furieux. C'est plutôt excessif comme réaction, non ?
Il te voulait avec lui. Surement pour autre chose que le travail.
J'avais compris qu'il avait des idées mal intentionnées derrière la tête, comme dit Kurt, mais je sais que j'aurais pu me débrouiller et le repousser s'il le fallait. De quoi Kurt parlait à propos des anciens assistants d'Hunter d'ailleurs ? Je repousse ses interrogations dans un coin sombre de mon esprit et reprends mes tâches. Je n'abandonne pas l'idée de faire accepter le déplacement à Miami à Kurt.
L'espoir fait vivre comme on dit.
Vers 13h, Hunter vient me voir dans mon bureau.
« Blaine, vous pouvez aller me chercher de quoi grignoter ? »
« Oui, qu'est-ce que je vous prends ? »
« Un jambon beurre suffira. Je vous rembourserai tout à l'heure »
« Je vous prends à boire aussi ? »
« Un Coca. Je vous remercie Blaine »
Il fait demi-tour et part. Je prends ma sacoche et m'arrête brusquement.
Putain, j'ai juré à Kurt que je ne bougerais pas d'ici. Je souffle bruyamment. Tant pis, il ne l'apprendra pas, je vais me dépêcher.
Dans le hall, Sugar me tend son parapluie parce qu'il pleut des cordes dehors. Je boutonne ma veste étroitement et j'inspecte rapidement les alentours avant de sortir en déployant le grand parapluie noir. Rien ne parait suspect. Pas de Garçon Revenant dans le coin.
Je traverse la rue rapidement jusqu'à la sandwicherie. Je souhaite vraiment fort que personne ne m'a vu. Mais plus j'avance et plus j'ai la sensation lourde que quelqu'un me surveille. J'ignore si ma paranoïa s'éveille soudainement ou si c'est réel. Bordel. Pourvu qu'Elliott ne traine pas par ici avec son pistolet.
Oh mon Dieu, arrête de te faire des films ! Tu es aussi inoffensif qu'un agneau, pourquoi te tirerait-il dessus ?
Je reviens à The New Press au bout d'un quart d'heure sans égratignure et un peu rassuré aussi. Je pense que la paranoïa exacerbée de Kurt ainsi que son obsession pour ma sécurité m'ont contaminé.
Je vais donner son sandwich et sa boisson à Hunter. Il me regarde quand j'entre dans la pièce.
« Merci Blaine. Vu que vous ne m'accompagniez pas, vous devrez travailler plus. Tous ces dossiers doivent être traités. Désolé si vous aviez des plans de soirée »
Il m'adresse un sourire aimable et je m'empourpre.
« Pas de soucis, ça ira » répondis-je en souriant en retour.
Ça n'ira pas. Kurt va encore péter un câble. C'est certain.
Je m'installe derrière mon ordinateur. C'est plus judicieux de ne pas lui en parler dans l'immédiat sinon il va encore venir mettre son grain de sel. Je déballe soigneusement la salade de crudités que m'a gentiment cuisiné Mademoiselle Jones. C'est très bon. Meilleur qu'une simple salade.
Si je vais habiter avec Kurt, elle s'occuperait de mon déjeuner tous les jours. Cette pensée me déplaît. Je n'ai jamais aspiré à être riche ou à avoir cette vie. Mes parents sont aisés, oui, mais pas à ce point. J'aspirais seulement à trouver l'amour. Juste un homme qui serait amoureux de moi et qui me lasserait ma liberté. La sonnerie du téléphone me tire de mes pensées.
« Bureau d'Hunter Clari… »
« Tu m'as promis de rester au bureau » me coupe Kurt d'un ton froid et sévère.
Mon ventre se retourne pour la énième fois aujourd'hui. Putain, il l'a appris comment ?
« Hunter m'a demandé d'aller lui chercher à manger. J'étais obligé de le faire. Tu me surveilles ? »
Mon cœur s'emballe en attendant sa réponse. Ouais donc ma paranoïa était bel et bien justifiée puisque quelqu'un m'observait. Je bouillonne de rage.
« C'est exactement pour ça que je refusais que tu ailles bosser » rétorque durement Kurt.
« Kurt, s'il te plait. Tu es… »
Sadique ? Pervers ? Maniaque du contrôle ?
« Tu m'oppresses »
« Je t'oppresse ? » chuchote-t-il, étonné.
« Oui. Arrête ça. On en parlera quand je rentrerais. Plus tard que prévu d'ailleurs étant donné que je ne pars pas à Miami »
« Blaine, je ne souhaite pas être oppressant » dit-il tranquillement avec une pointe d'horreur dans la voix.
« Oh, c'est dommage mais tu l'es. Je dois bosser. On discute tout à l'heure »
Je mets fin à l'appel, épuisé et le cœur lourd.
Le quotidien malheureux devait refaire surface après ce superbe weekend. C'est la première fois que la fuite me seble une option acceptable. Fuir dans un coin paisible pour pouvoir réfléchir à lui, à sa manière d'agir et à ma manière d'agir avec lui. Je sais que de plus d'un côté, il est abimé et usé. Ça me fait mal et ça me vide de toute énergie. Mais, grâce à ce qu'il m'a raconté et aussi ce qu'il m'a tut, il a toutes les raisons de l'être. Un enfant de six ans, sans aucun amour maternel pour le faire se sentir bien, en sécurité et simplement aimé, qui a vu sa mère perdre la vie.
Un frisson parcourt mon échine. Mon pauvre maniaque du contrôle. Je lui appartiens c'est vrai mais je ne peux pas m'arrêter de vivre et rester cloitré chez lui. Y-a-t-il un moyen doux de lui dire ?
Déprimé, je reprends la lecture d'un manuscrit dont Hunter veut un résumé détaillé. Il doit avoir la flemme de le lire. J'ignore comme aborder le sujet sensible du comportement de Kurt. En plus, on va devoir en discuter ce soir en tête à tête.
Une heure plus tard, Hunter me fait parvenir le texte dont il aura besoin pour une réunion. Je dois l'étoffer et l'imprimer rapidement pour qu'il l'ait. Ce travail va m'occuper tout l'après-midi mais je vais en plus faire des heures supplémentaires. Je n'attends pas plus longtemps et commence à travailler sérieusement.
Je lève les yeux de mon écran et il est 19h10 à peu près. Il n'y a plus personne aux alentours. Enfin si. Hunter est toujours là vu que les lampes de son coin sont toujours allumées. Je n'ai même pas fait attention aux autres quand ils ont quitté le bureau. Je suis satisfait, j'ai quasiment terminé. J'envoie le discours refait à Hunter pour savoir s'il lui va pour que je puisse l'imprimer demain. Je consulte ma boite mail mais rien de Kurt. Je regarde ensuite mon IPhone et dès que mes yeux tombent dessus, i se met à vibrer. Le nom de Kurt s'affiche.
« Hey » chuchotais-je.
« Hey. Tu sors dans combien de temps ? »
« Environ une demi-heure »
« Je t'attendrais devant The New Press »
Il a l'air serein mais quand même tendu. Il a peur de mon humeur ou quoi ?
« Je suis encore énervé contre toi. Voilà. Je pense qu'il y a beaucoup de choses à tirer au clair »
« J'en ai conscience. On se voit dans trente minutes dans ce cas »
Hunter quitte son bureau.
« Je dois y aller. A tout de suite »
Je mets fin à l'appel et regarde mon patron qui vient doucement vers moi.
« Il y a seulement quelques détails à changer. Je vous ai envoyé le texte à nouveau »
Il s'incline au-dessus de mon bureau alors que je récupère le document. Il se tient trop près de moi. Beaucoup trop près. Je me sens assez mal. Sa main touche presque la mienne. C'est voulu ou pas ? Je tremble mais il n'a pas l'air de le voir. Il pose son bras sur le haut du dossier de mon fauteuil et il effleure mon dos. Je m'éloigne de lui.
« Sur la page 10 et 14. Ce sera suffisant » chuchote-t-il en envoyant son souffle écœurant contre la peau de ma joue gauche.
Le fait qu'il soit si proche de moi me donne envie de vomir mais j'essaye de passer outre. J'effectue les changements sur le document en frissonnant. Il est toujours dans la même position et je sens son regard sur moi. Je me sens vraiment mal et je commence à paniquer.
Eloigne-toi !
« Dès que les modifications seront enregistrées, vous pourrez imprimer. Vous le ferez demain. Merci d'avoir fait des heures supp' pour ça Blaine »
Il parle doucement, calmement, comme s'il avait peur de me faire mal ou peur. Une boule vient se loger dans mon estomac.
« Comment puis-je vous montrer ma gratitude ? Avec un verre peut-être ? »
Ses doigts s'approchent dangereusement de mes cheveux. Je m'éloigne instinctivement, le cœur battant à tout rompre. Je suis tétanisé. Putain, Kurt avait vu clair.
« C'est impossible, pas ce soir »
Enfin il veut dire aucun soir. Jamais.
« Allez, ce ne sera pas long » me pousse-t-il.
« Non je suis pris. Merci pour l'invitation »
Hunter s'assied sur le bord de mon bureau en plissant le front. Tout un tas d'alarmes résonnent dans mon crâne. Il n'y a plus personne et je ne peux pas m'en aller. Kurt sera là dans encore cinq minutes.
« Blaine, on fait du travail génial vous et moi. Excusez-moi de ne pas avoir réglé le problème pour Miami. Le voyage n'aura pas la même saveur sans vous »
Ah ben ça, on n'en doute pas !
Je ne sais pas quoi lui répondre alors je lui donne un semblant de sourire. Je me sens rassuré de ne pas partir à Miami pour le coup.
« Votre weekend a été plaisant alors ? » me questionne-t-il calmement.
« Oui merci »
« Vous l'avez passé avec votre copain ? »
« Oui »
« Il fait quoi dans la vie ? »
Il te mène à la baguette.
« Il est chef d'entreprises »
« Oh super. Quelle entreprise ? »
« Il en possède plusieurs »
Hunter s'incline à nouveau vers moi. C'est incommodant.
« Vous êtes très mystérieux Blaine »
« Il a des entreprises agroalimentaires, de transports et de recherches »
« Wow, il touche beaucoup de domaines » dit Hunter, surpris.
Je m'éclaircis la gorge.
« Si le texte vous va, je voudrais partir si vous le voulez bien »
Il s'éloigne. Je prends une inspiration.
« Evidemment. Pardonnez-moi je ne voulais pas vous retenir » dit-il d'un air faux cul.
« Le bâtiment est fermé à quelle heure ? »
« Les agents de sécurité restent jusqu'à 23h »
« D'accord » souriais-je.
Quelqu'un aurait pu venir t'aider s'il t'avait attaqué.
J'éteins le moniteur, enfile ma veste et passe la lanière de ma sacoche autour de mes épaules plus que pressé de me barrer.
« Vous l'appréciez votre copain ? »
« Je l'aime » lâchais-je avec aplomb en regardant Hunter dans les yeux.
« Oh » fronce-t-il les sourcils en se mettant debout, « c'est quoi son nom ? »
Je m'empourpre.
« Hummel. Kurt Hummel »
La mâchoire d'Hunter tombe quasiment par terre
« Le Kurt Hummel, milliardaire de New York ? »
« Le seul et l'unique »
Ouais, Kurt Hummel, le boss de ton boss qui se fera un plaisir de te botter le cul si tu essayes encore une fois de me tripoter.
« Je savais que sa tête me disait quelque chose » lance Hunter avec une mine sérieuse en fronçant les sourcils, « cet homme est très chanceux alors »
Hmm… Que dois-je dire maintenant ?
« A demain Blaine »
Hunter m'adresse un sourire faux. Il fait un demi-tour sur lui-même et part guindé vers son bureau sans me regarder une seule fois.
Je souffle bruyamment, plus calme tout à coup. L'effet de mon maniaque du contrôle a encore fait ses preuves. La simple mention de son nom a directement calmé les ardeurs d'Hunter. Kurt me protège de toutes les façons possibles. Je souris, satisfait et soulagé. Je fais un peu de tri dans mon bureau et regarde l'horloge. Il doit être là maintenant.
Sa voiture m'attend devant l'entrée. Joey sort immédiatement quand il me voit et me tient la portière arrière ouverte. Je suis heureux de le voir et je m'installe dans la voiture pour que la pluie ne me mouille pas.
Kurt est assis et me fixe, les yeux emplis de prudence. Ses lèvres forment une ligne droite serrée et son expression indique qu'il attend que j'explose de colère.
« Coucou » saluais-je.
« Coucou » répète-t-il méfiant.
Il enlace mes doigts aux siens et les caresse doucement. Je me sens beaucoup mieux tout à coup. Je ne sais pas quoi lui dire, ayant tout oublié.
« Tu es encore énervé » me questionne-t-il.
« Je l'ignore » chuchotais-je.
Il dépose une multitude de baisers sur mes phalanges.
« Cette journée étai pourrie » lâche-t-il.
« Je n'aurais pas dit mieux »
Je suis de nouveau détendu. Ça ne m'était pas arrivé depuis qu'il avait quitté la cuisine ce matin. Sa présence suffit à me faire du bien et à me rassurer. Hunter, les mails désagréables et Sebastian s'éclipsent dans un coin noir de ma tête. Seuls Kurt et moi importons à cet instant.
« Elle est bien mieux depuis que tu es avec moi » murmure-t-il.
On est assis en silence. On est perdu dans nos pensées tous les deux. Joey conduit rapidement dans les rues new-yorkaises. Kurt se calme doucement au contact de mon pouce qui caresse tendrement sa main.
Joey s'arrête devant le Phénix et nous sortons de la voiture pour entrer dans le hall de l'hôtel. On se dépêche pour échapper à la pluie battante. Kurt appuie sur ma main alors que l'ascenseur arrive. Il surveille l'entrée de l'hôtel de temps en temps.
« Je suppose que ce regard veut dire que tu ne sais toujours pas où est Elliott »
« En effet. Duval essaye de lui mettre la main dessus » grogne-t-il d'un ton déçu.
Les portes de la cabine s'ouvrent et nous y pénétrons. Kurt me contemple d'un air… wow. Il est vraiment sublime : ses beaux cheveux toujours aussi parfaitement coiffés, sa chemise bleue à peine ouverte au col et son élégant costume. Et tout à coup, ça arrive, paf, comme ça. Oh putain ! Le désir, la chaleur, le lien électrique. Si cette sensation pouvait se voir, elle serait des milliers de petits éclairs gris éclatant reliant chaque partie de nos corps l'un à l'autre. C'est puissant, tellement puissant. Sa bouche s'ouvre alors qu'il me fixe.
« Tu le ressens aussi ? » halète-t-il.
« Oui »
« Oh Blainey »
Il me prend en lâchant un son guttural. Ses bras m'entourent. Ses doigts sont dans mes boucles et tirent ma tête en arrière alors que sa bouche entre en collision avec la mienne. Mes mains fourragent dans ses cheveux et touchent son visage. Il me plaque contre la paroi de l'ascenseur.
« Je ne supporte pas qu'on soit en froid » lâche-t-il doucement contre mes lèvres.
La tension et l'envie qui passent à travers son baiser avide sont le reflet de mes sentiments. Le désir ravage tout sur son passage. Chaque contrariété de la journée s'accumule en moi et cherche une porte de sortie que je sais que Kurt va ouvrir. Je veux plus. Je me colle à son corps plus fort. On se résume à des respirations haletantes, des mains qui cherchent à toucher tout le corps de l'autre en un coup, des langues fortes et violentes luttant dans une danse endiablée.
Sa main descend sur mon bassin et, sans que j'y fasse attention, mon pantalon est en bas de mes chevilles et ses doigts rencontrent la peau de mes jambes.
« Ce pantalon m'a excité sur toi mais sans, c'est encore mieux »
Il gémit en balançant son érection contre la mienne protégée par le fin tissu de mon boxer.
« Laisse-moi te regarder » lâche-t-il en abaissant mon sous vêtement avant de faire un pas en arrière.
Il appuie sur un bouton rouge sans me quitter des yeux et la cabine se stoppe dans un léger tremblement entre deux étages. Son regard est bleu foncé, sa bouche est légèrement ouverte et son souffle est aussi bruyant et irrégulier que le mien. Nous nous fixons mais il n'y a aucun contact entre nous. Je suis reconnaissant envers la paroi de la cabine qui me permet de tenir debout alors que les yeux sexy et profonds de cet homme magnifique me déshabillent.
« Déboutonne lentement ta chemise » m'ordonne-t-il dans un murmure, un éclair lubrique dans le regard.
Je n'ai plus aucune retenue quand il est dans le coin. Je fais ce qu'il m'a dit et défait les boutons avec des gestes exagérés jusqu'en bas afin de dévoiler mon torse.
Je l'entends avaler sa salive.
« Si tu te voyais. Tu es tellement sexy »
En le faisant absolument exprès, je prends ma lèvre inférieure entre les dents en le fixant. Il clôt les paupières. Il les rouvre et ses yeux brûlent de désir. Il vient vers moi et il met ses mains contre la paroi de l'ascenseur de part et d'autre de ma tête. Il est vraiment proche mais pourtant on ne se touche pas.
Je redresse le visage vers lui. Il s'incline et caresse mon nez du sien. Ce sont les seules parties de nos corps qui se touchent. Je suis une boule de nerfs excitée à bloc dans cet espace confiné. Je veux qu'il me prenne. Tout de suite.
« Blaine, je pense que je suis dingue de toi »
« Je te rends dingue ? »
« Dans tous le sens du terme. Tu m'envoutes. Tu m'hypnotises Blaine »
Et soudain, il m'attrape. Il prend ma jambe gauche et l'enroule autour de son bassin. Je suis à présent sur une jambe complétement plaqué à son corps. Je sens son envie. Son sexe tendu est appuyé contre le mien, gonflé par mon besoin charnel de lui. Je place mes bras à son cou en lâchant un petit cri.
« Je vais m'enfouir en toi » halète-t-il.
Je balance mes hanches contre lui pour lui montrer mon accord et mon impatience. Il laisse échapper un grognement guttural. Il me serre plus étroitement contre lui d'un bras et de l'autre, il abaisse sa braguette.
« Accroche-toi bien à moi mon bébé » chuchote-t-il.
Il prend un préservatif dans la poche arrière de son pantalon et le tend devant mes lèvres. Je prends l'emballage entre mes dents et Kurt tire afin de le craquer.
« Bon travail mon cher Blaine »
Il s'éloigne de moi une microseconde afin de dérouler la capote sur son membre.
« Putain ça va être une torture de porter ces trucs encore six jours » grogne-t-il, les yeux mis-ouverts, « tiens-toi ok ? »
Il glisse sa main droite vers mon entrée et la caresse. Il entre lentement un doigt puis rapidement un deuxième. Mon cœur bat la chamade et ma respiration est erratique. Mon envie me noie.
Son odeur m'enveloppe et tous les problèmes accumulés depuis ce matin s'effacent. Tout n'est que Kurt, ses doigts en moi et ce qui suivra ensuite. D'ailleurs il retire ses doigts, verrouille ses yeux aux miens alors qu'il me pénètre doucement. Je me serre contre lui pour qu'il me prenne plus profondément. Je jette la tête contre la paroi et profite de la sensation de sa longueur en moi. Il ressort et revient tendrement, lentement en prenant son temps. Je gémis.
« Tu m'appartiens Blaine » murmure-t-il contre la peau de mon cou.
« Oui. Je t'appartiens. Tu le sais »
Je tremble. Il geint et entame une série de va-et-vient plus rapide. Je me laisse aller sous ses mouvements impitoyables. Chacun d'eux me pousse plus loin et excite mon intimité. Il touche parfois ma prostate et je crie doucement dans ces moments. Il a autant envie de moi que moi de lui. Sa respiration est haletante contre me gorge.
J'ai l'impression d'être invincible, adoré, envié, aimé par cet homme complexe mais hypnotisant dont je suis éperdument amoureux. Son rythme s'accélère encore, il s'enfonce plus profondément, halète plus fort, oubliant le reste dans mon corps.
« Oh mon bébé » geint Kurt en mordant la peau sous mon oreille.
Et cela me fait atteindre mon orgasme. Mes chairs se resserrent autour de lui. Il se tend, me serre violemment dans ses bras et jouit en répétant mon prénom.
OoOoOoOoOoO
A bout de forces et désormais serein, il dépose ses lèvres sur les miennes tendrement et reprend sa respiration. Il me tient toujours contre la cabine, ses yeux verrouillés aux miens. Mes jambes semblent toutes molles et prêtes à me lâcher, affaiblies par l'orgasme.
« Mon Blainey » chuchote-t-il, « tu m'es essentiel » dit-il en m'embrassant.
« Et tu m'es essentiel Kurt »
Il se détache de moi, remonte mon boxer et mon pantalon et reboutonne ma chemise. Il tape sur un clavier près des boutons de l'ascenseur pour le faire repartir. Il se remet en marche dans un vrombissement et je me tiens à Kurt, chancelant.
« Joey va commencer à s'inquiéter »
Il lève les yeux sur le haut de ma tête et sourit d'une façon sexy.
« Attends je vais arranger ça »
Il passe ses doigts dans mes boucles afin de leur donner un minimum d'allure. Il me sourit satisfait et il se rebraguette après avoir retiré la capote et l'avoir mise dans sa poche.
Et voilà. Il est de nouveau Kurt Hummel le PDG. Ses cheveux n'ont pas bougé. Seuls son sourire calme et ses yeux pétillants peuvent le trahir. J'ignore si tous les hommes sont si facilement apaisés.
Joey est présent quand la cabine s'ouvre.
« L'ascenseur a eu un souci » murmure Kurt quand nous lui passons devant.
Je n'arrive même pas à relever la tête vers Kurt ou vers Joey. Je file rapidement dans la salle de bains pour nettoyer mon torse collant.
OoOoOoOoOoO
Quand je reviens, Kurt a aussi changé de vêtements. Il est assis sur un des tabourets de la cuisine et il parle avec Mademoiselle Jones. Elle m'adresse un sourire amical et elle dépose deux assiettes remplies devant nous. Je ne sais pas ce que c'est mais mes papilles se réveillent à l'odeur.
« Bon appétit Monsieur Hummel. Blaine » lance-t-elle poliment avant de s'éclipser.
Kurt se lève et sort une bouteille du frigo. Alors que nous dînons, il me parle d'un nouveau projet que lui et ses associés ont planifié aujourd'hui. Tout semble ne pas être aussi pourri que ça finalement.
Je lui demande combien de résidences secondaires il possède. Il me répond avec un sourire fier qu'il a un appartement à Miami, un chalet à Aspen et le Phénix. C'est tout. Dès que nous finissons de manger, j'attrape nos assiettes et nos couverts et m'apprête à les laver.
« Non. Mercedes le fera » m'interrompt-il.
Je le regarde et ses yeux me contemplent fixement. C'est difficile de se dire que quelqu'un effectue toutes ces corvées à ma place.
« Donc comme tu m'as l'air plus détendu Blaine, on peut surement discuter d'aujourd'hui »
« Il me semble que tu es le plus détendu maintenant. J'ai ce pouvoir sur toi on dirait »
« Un pouvoir sur moi ? » rit-il malicieusement.
J'acquiesce et il devient plus sérieux, penseur même.
« Oui. Tu as probablement raison Blaine »
« Tu ne te trompais pas au sujet d'Hunter » chuchotais-je d'un air grave en attendant prudemment sa réaction.
Son visage se vide de son sang et ses yeux adoptent une lueur assassine.
« Il t'a fait quelque chose ? » murmure-t-il d'un ton glacial et meurtrier.
Je bouge négativement la tête pour l'apaiser.
« Non et il n'essayera rien Kurt. Je lui ai annoncé que tu étais mon petit-ami et il a pris peur je crois »
« Tu es sûr ? Ce connard pourrait se retrouver à la rue »
Il est inquiétant tout à coup. Je souffle.
« Tu dois apprendre à me laisser me débrouiller seul. Ça va être difficile de toujours assurer mes arrières et de me surprotéger tu sais ? C'est oppressant Kurt. Je ne serais jamais moi si tu es tout le temps derrière mon dos pour me surveiller. Il me faut un minimum de liberté. Moi, par exemple, je ne mettrais jamais mon nez dans tes affaires »
« Je… Je souhaite juste te protéger Blaine. Si quelqu'un te faisait du mal, je… Je »
« Je sais tout ça et je peux comprendre ton envie de me tenir en sécurité. Et j'apprécie ce geste. Je sais aussi que tu seras là pour moi en cas de besoin et moi pour toi. Mais si notre relation doit devenir plus sérieuse, j'ai besoin que tu aies foi en moi et en mes intuitions. C'est vrai, je peux avoir tort. C'est vrai que je suis borné mais je ne demande qu'à apprendre »
Il me fixe d'un air anxieux. Je fais le tour du comptoir et me place entre ses genoux, lui étant toujours assis. Je prends ses mains et les place derrière mon dos. Je pose les miennes sur ses épaules.
« Ce n'est pas juste que tu te mêles de ma carrière. C'est mal. Je peux me débrouiller tout seul. Tu n'as pas à être mon héros. Je sais que tu as besoin de contrôle et j'en connais la cause mais c'est impossible. Laisse-toi aller de temps en temps »
Je touche ses joues de mes pouces alors qu'il me regarde, les yeux grands ouverts.
« Si tu peux faire ça, je sais que tu vas le tenter, eh bien je viendrais vivre ici » chuchotais-je.
Il lâche un petit souffle.
« C'est vrai ? » murmure-t-il.
« Oui »
« On se connait à peine »
Il a l'air surpris et terrifié.
« Je sais pas mal de choses Kurt. Et aucun de tes secrets pourrait me faire peur au point que je parte en courant »
Je caresse son visage qui devient incertain.
« S'il te plait, laisse-moi respirer »
« Je vais essayer Blaine. Mais il était impossible pour moi de ne pas intervenir et de te laisser partir à Miami avec ce… pervers. Sa réputation le précède et c'est dégueulasse. Ses assistants sont tous partis au bout de deux mois et la boite n'a pas essayé de les en empêcher. Hors de questions que ça se reproduise avec toi bébé. Hors de question qu'il se passe quelque chose de ce genre. Tu pourrais avoir mal je ne sais pas. Cette idée me révulse. Jamais je ne te ferai la promesse de me tenir loin alors que je sais qu'un danger te guette »
Il se tait et ferme les yeux avant de les rouvrir.
« Je t'aime Blaine et je n'arrêterai jamais de tout faire pour que tu sois en sécurité. Je ne peux plus vivre sans toi »
Mon cœur rate un battement et le monde se met à tourner autour de nous. Je ressens des papillons dans mon ventre et je plonge dans le bleu honnête de ses yeux.
« Je t'aime aussi Kurt »
Je m'incline pour poser ma bouche sur la sienne. Je passe ma langue sur ses lèvres et la chasteté laisse place à la chaleur.
Joey, qui s'est approché discrètement, s'éclaircit la gorge. Kurt s'éloigne de moi en me contemplant intensément. Il se met debout et m'enlace.
« Quoi ? » lance durement Kurt à Joey.
« Monsieur Smythe est en train de monter Monsieur »
« Pardon ?! »
Joey baisse la tête en signe d'excuse. Kurt souffle et passe la main dans ses cheveux.
« On va voir ce que ça va donner » grogne-t-il en me donnant un sourire tendu.
Putain ! Ce détraqué sexuel ne peut pas nous lâcher une seule journée.
Et voilà pour cet énorme chapitre de retour :)
J'espère qu'il vous aura plus. N'hésitez pas à me laisser votre avis dans une petite review :)
A la semaine prochaine mes chéris
Gros bisous :)
Votre humble et dévouée Cindy.
