Bonjour à tous !

Comme prévu, voici le chapitre 4 d'Invincibles. Il est un peu plus court que le précédent, mais j'espère que vous l'apprécierez tout de même.

Merci encore pour les personnes qui m'ont laissé des reviews, cela me fait encore et toujours plaisir ! C'est agréable de voir un tel enthousiasme et de recevoir de tels compliments !

Et surtout, je ne remercierai jamais assez ma bêta d'amour qui arrive à me booster sans même s'en rendre compte ! Ne t'inquiète pas : un jour, je parviendrai à refouler la sadique qui est en moi ! =)

Je vous laisse donc lire la suite de l'histoire, en espérant qu'elle vous plaise.

Bonne lecture.


Chapitre 4 : Doctoresse Swan.

Point de vue de Bella

_Okay Bella… Respire.

Je venais de me réveiller et le souvenir de ma nuit avec Edward me revint en mémoire.

Je repoussai les draps et me redressai, constatant avec regret que la chambre était belle et bien vide. Je tendis l'oreille mais aucun bruit ne me parvenait.

J'entrai dans la salle de bain, la tête encore embrumée par le plaisir que j'avais ressenti dans ses bras. Une feuille scotchée au miroir attira mon attention.

J'ai dû repartir pour San Francisco avant qu'on ne me porte disparu…
J'espère que tu ne regrettes pas car j'ai passé la meilleure nuit de ma vie.
Edward.

Ses mots me remplirent de bonheur. D'un coup, tous les endroits où ses mains m'avaient touché me brûlèrent, comme si je pouvais encore sentir les traces de ses caresses sur ma peau. Je ne savais pas où tout cela nous mènerait, mais pour la première fois de ma vie, je n'avais pas envie d'y réfléchir.

Quand je fus enfin prête, je sortis de la maison pour rejoindre Alice à sa boutique. J'entrai dans le magasin, faisant tinter le carillon, des sachets de viennoiseries et des cafés fumants dans les mains.

_Oh, salut Bel…

Elle s'arrêta dans sa lancée pour venir me saluer et m'observa longuement, fronçant les sourcils. Je venais à peine de me rendre compte que j'avais un sourire béat collé sur le visage.

_C'est pas vrai… S'émerveilla-t-elle. Tu as eus Edward au téléphone ?

Devant mon visage qui rayonna – contre mon gré - à la mention de son prénom, elle poussa un cri strident et se jeta dans mes bras. Je fus heureuse de constater que son comportement était redevenu normal. Avec l'épisode de la veille, j'avais commencé à m'inquiéter.

Je lui racontai ma soirée. Quand je lui mentionnai qu'il était venu de San Francisco pour me voir, elle devint hystérique. J'hésitai à poursuivre, car avec ce que j'avais à lui raconter, elle allait sûrement faire un infarctus.

Alors que des images de ma nuit me revinrent une fois de plus en mémoire, je me sentis rougir et je me mordis les lèvres.

_C'est pas vrai… S'exclama mon amie. Vous avez couché ensemble !

Elle rigola et se jeta dans mes bras tandis que moi, je lançai un regard d'excuse à une cliente qui se trouvait à deux mètres de nous.

_Alors comment c'était ? Il est bien membré ?

_Alice ! M'écriai-je, choquée. Je te rappelle que nous ne sommes pas seules… Lui murmurai-je en lui montrant discrètement la cliente d'un coup de tête. Cliente qui visiblement était plus amusée de notre conversation que choquée, contrairement à moi.

_Oh ça va Bella, décoince-toi un peu. Je suis sûre que Mme Walter se pose la même question !

Je vis la dite Mme Walter hocher la tête et rire avec Alice. Je me renfrognai.

_Et bien si vous voulez tout savoir, oui, il est extrêmement bien foutu, et c'est un dieu au lit : j'ai pris mon pied toute la nuit ! M'exclamai-je, vexée mais honnête.

Leurs rires s'intensifièrent devant ma mine offensée. Bien vite, la cliente s'affaira à nouveau à examiner les vêtements d'Alice et cette dernière me scruta, pensive.

_Je suis contente pour toi, Bella, vraiment. Mais j'ai un peu peur…

_Je dois t'avouer que moi aussi. Mais pour l'instant, je préfère ne pas y penser, d'accord ? J'aimerais pour une fois ne pas penser aux conséquences, juste vivre l'instant présent et en profiter.

_D'accord, me sourit-elle.

Elle se releva et partit encaisser l'article que Mme Walter avait enfin choisi, tandis que de mon côté, je me demandai quand est-ce que j'aurais des nouvelles d'Edward.

E&B

C'est dans l'après-midi que mon téléphone sonna, alors que je m'étais enfin décidé à ranger mes valises.

_Salut.

_Hey.

La voix grave d'Edward me fit frissonner. Depuis quand étais-je devenue aussi mielleuse ? Bon sang, je le connaissais depuis que j'étais née et j'avais entendu sa voix un bon milliard de fois…

_Tu as passé une bonne journée ? Me demanda-t-il.

Il semblait nerveux et je ne pouvais pas lui en vouloir. Cette situation était assez inattendue. J'essayai de détendre l'atmosphère.

_Sûrement moins palpitante que la tienne, lui dis-je en rigolant.

_Ah, tu as donc lu la presse ?

_Hum, non. J'aurais dû ?

_je croyais que…

Il soupira.

_J'ai été photographié par des paparazzis à l'aéroport de Seattle. Je me suis fait incendier, je fais la une des journaux – encore - et mon manager m'a littéralement privé de sortie. Tu y crois, toi ?

Il s'était légèrement détendu sur la fin de sa phrase.

_Il faudra prévenir ton manager que tu n'es pas très obéissant quand il s'agit des punitions.

Je me souvins du nombre incalculable de fois où les parents d'Edward avaient tenté de le punir en l'empêchant de venir me voir. Le plus souvent, c'était parce qu'il avait eu de mauvaises notes et qu'il ne fournissait aucun effort pour les améliorer, alors qu'il devait être le garçon le plus intelligent que je connaissais. Quand cela arrivait, il faisait le mur la nuit et escaladait l'arbre qui se trouvait devant la fenêtre de ma chambre pour dormir avec moi. Quand Esmée et Carlisle eurent compris son manège et que même un verrou à sa fenêtre se solda par un échec, ils abandonnèrent l'idée de l'interdire de sortie. A la place, ils me supplièrent de le raisonner. Ce qui ne fonctionna pas, bien évidemment.

_Oui mais là, je pense que je vais me tenir à carreaux. De toute façon, je pense que maintenant, je ne pourrais plus passer inaperçu à Seattle… Ils vont m'attendre au tournant. Souffla-t-il. Il vaut mieux attendre que j'y retourne en Décembre pour mes concerts.

_D'accord, dis-je avec regret.

J'avais passé sept années sans le voir, ni lui parler. Mais avec ce qu'il s'était passé entre nous la nuit dernière, je ne me pensais pas capable d'attendre plusieurs semaines sans le voir ou le toucher. Il allait tout de même falloir que je m'habitue si nous voulions construire quelque chose, car sa carrière l'obligeait tout de même à traverser le pays pendant la moitié de l'année.

Remarquant mon silence, il ajouta :

_Bella… tu regrettes ce qu'il s'est passé cette nuit ?

_Pas le moins du monde. Lui répondis-je, assurée. C'était même… je ne sais pas…

_Naturel ? Tenta-t-il.

Oui, naturel était le mot adéquat.

_Naturel, répétai-je.

_Et merveilleux.

_Aussi.

_Tu m'as tellement manqué, Bella…

J'allais lui répondre mais j'entendis une voix féminine crier son nom.

_Je dois te laisser. Je t'enverrai un message, d'accord ?

_Pas de souc…

Je n'avais pas terminé ma phrase qu'il avait déjà raccroché, me laissant sur ma faim. Un doute s'insinua en moi mais je décidai de le réprimer. Je connaissais Edward et c'était un homme bien, je n'avais pas à m'inquiéter.

E&B

Durant les trois mois qui séparaient Septembre et Décembre, nous avions pris l'habitude avec Edward de nous envoyer beaucoup de messages. Comme prévu, il n'avait pas pu venir à Seattle, même pour quelques heures. Son manager était selon lui un vrai pot de colle et il avait fait exprès de lui planifier toutes sortes d'interviews et de séances photo pour l'occuper tous les jours.

Quand il arrivait à m'appeler, il était soit très tard, soit trop tôt. Le plus souvent, je dormais et nos conversations ne duraient pas longtemps. Nous avions réussi en quelques semaines à retrouver notre complicité et chaque jour, je me réveillais heureuse comme jamais.

Suis en train de manger des lasagnes. Pense à toi, E.

Meilleures que les miennes ? B.

Impossible, rien ne peut te surpasser. E.

E&B

J'avais repris ma routine et j'enseignais à nouveau à l'université de Seattle. Mes collègues avaient été ravis de me revoir et j'avais d'ailleurs appris que je passerais ma soutenance de thèse au cours du mois de Décembre. Je m'étais un peu remise à feuilleter les magazines people. Cela avait fait beaucoup rire Alice, qui insinuait quotidiennement que j'allais vite devenir une groupie.

C'était stupide, mais elle avait raison. Je lisais à peine ce que racontaient les interviews, je me contentais de regarder les photos d'Edward en me disant que j'avais sûrement de la chance de l'avoir rien que pour moi. D'ailleurs, nous n'avions pas vraiment discuté de ce qu'on était réellement. On se contentait de parler du présent, de rire de souvenirs de lycée ou d'école élémentaire. Nous mettions, sans nous concerter, de côté tous les problèmes et les obstacles que nous allions devoir affronter, et cela me plaisait assez.

J'ai acheté ton album. Rien à dire, tu mérites vraiment ton succès ! B.

Acheté, vraiment ? E.

D'accord… je l'ai téléchargé. Tu vas me poursuivre ? B.

Oui, toute ta vie. E.

E&B

Plus Décembre approchait, et plus je devins tendue. Non seulement ma soutenance allait se dérouler dans une dizaine de jours, mais l'arrivée d'Edward me stressait énormément. Alice n'arrivait plus à me contenir et m'avait même forcée à assister à un de ses cours de Yoga. Bien évidemment, cela ne fit qu'empirer les choses, car au bout de dix minutes, j'avais réussi à me fouler la cheville. Heureusement, celle-ci n'était que bégnine, mais elle avait dû supporter mes humeurs et d'occuper de moi durant les deux dernières semaines de Novembre. J'espérai sincèrement que ça lui serve de leçon, et qu'elle n'essaye plus à l'avenir de me traîner de force où que ce soit.

J'arrive à Seattle le 12 Décembre. E.

Je passe ma soutenance de thèse la veille… B.

On fêtera ça ! E.

Il faudrait pour cela que je ne vomisse pas sur le jury. B.

E&B

Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis mon retour de Chicago. Seattle n'avait pas changé, mis à part les boutiques dont les devantures arboraient désormais les traditionnelles décorations de Noël. Alice m'avait emmenée de force acheter un sapin la veille, et nous avions passé la soirée à le décorer soigneusement en écoutant la douce voix de Franck Sinatra.

En temps normal, j'aurais apprécié ce moment rituel que nous partagions annuellement depuis notre seconde année d'université. Mais pas cette année, car aujourd'hui avait lieue ma soutenance de thèse. Je m'étais réveillée tellement angoissée que même mon café habituel n'était pas parvenu à passer. Au bout de la deuxième gorgée, j'avais abandonné l'idée de me restaurer et j'étais directement partie me préparer.

Alice m'avait aidée à choisir ma tenue et j'avais donc revêtis une simple jupe noire ainsi qu'une chemise blanche cintrée. Après m'être légèrement maquillée, j'avais décidé de laisser mes cheveux bruns retomber en cascade sur mes épaules. J'étais partie à l'Université sur les coups de neuf heures, mes notes et la copie de ma thèse bien rangée dans mon sac.

_Allez Bella, dans quelques heures, tout sera terminé… m'avait rassurée Alice alors que je luttais contre le stress et contre une envie de vomir.

Je lui souris et quittai la maison. Je savais que c'était ridicule, car ma thèse avait déjà été validée. La soutenance ne faisait office que d'officialisation.

Quand je m'installai au volant de ma voiture, mon portable vibra. Je fouillai dans mon sac quelques instants et sortit l'appareil. Je savais déjà l'identité de l'expéditeur.

Bon courage Bella… E

Je tapotai un bref merci avant de remettre mon mobile à sa place et, plus détendue, je pris mon courage à deux mains et démarrai la voiture.

E&B

J'entrai dans ma voiture cinq heures plus tard le sourire aux lèvres. Quand je pénétrai dans la boutique d'Alice, elle me sauta au cou et me félicita chaudement.

_Tiens, c'est pour te féliciter ma belle.

Elle me tendit un cintre où pendait une magnifique robe de soirée verte bouteille avec un bustier et qui était fendue sur le devant.

_Elle est superbe… Merci Alice.

Je l'enlaçai et partis l'essayer.

Quand je revins dans la boutique, elle hoqueta.

_J'ai vraiment bien choisi la couleur ! Elle fait ressortir tes yeux. Tu es splendide Bella.

_Et toi tu es si douée. Je continue à penser que tu gâches ton talent… Tu mérites tellement mieux que cette petite boutique, Alice.

Je me regardai à nouveau dans le grand miroir. L'Edward du lycée aurait sûrement rigolé en me voyant dans cette tenue. Aujourd'hui, il faisait partie des gens qui côtoyaient les fêtes mondaines et les festivals. Les robes de ce style devaient être d'un ordinaire effrayant pour lui et je me demandai ce qu'il aurait bien pu penser en me voyant comme cela, surtout en considérant qu'il avait eu beaucoup de conquêtes, et qu'elles étaient toutes beaucoup plus jolie et bien faites que moi.

Ces pensées revenaient régulièrement. Même si Edward m'avait dit qu'il n'avait jamais pu m'oublier et que j'étais très certainement la personne la plus importante dans sa vie, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il avait dû bien profiter de sa toute nouvelle notoriété. Déjà à l'époque du lycée, il ne s'en privait pas… Même si j'avais moi-même eu des relations, notamment avec James et avec Jacob, je n'arrivais pas à faire disparaitre le malaise qui apparaissait dès que j'imaginais Edward avec une blonde à forte poitrine à son bras.

Une fois rhabillée, nous quittâmes le magasin et nous dirigeâmes chez nous. Quand nous fûmes arrivées sur le seuil, un énorme bouquet de fleur nous attendait. Je saisis le petit carton qui était posé entre les tulipes panachées et reconnus l'écriture fine d'Edward.

Félicitation Doctoresse Swan. E.

Alors que je ramenai le bouquet à moi pour le sentir, Alice siffla :

_Il ne fait pas les choses à moitié celui-là… Si mes souvenirs sont bons, les tulipes panachées signifient l'admiration, sourit-elle. Mon portable se mit à vibrer dans mon sac à main. Je reposai le bouquet et sortis l'appareil, mais je ne pus répondre car Alice me l'arracha presque des mains.

_Oui elles sont magnifiques, merci. Bella a beaucoup apprécié ! Oui, non. C'est Alice. Bien, très bien et toi ? Alors le succès, comment ça se passe ?

J'essayai de récupérer de récupérer mon mobile, mais malgré la petite taille de mon amie, je n'y arrivai pas.

_Ce soir ? Evidemment ! Vingt-et-une heure ? Parfait, nous serons prêtes.

J'eus presque envie de bouder, mais quand j'entendis sa dernière phrase, mon cerveau se déconnecta.

Elle raccrocha, me tendis mon téléphone et ouvrit la porte d'entrée. Avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, elle avait posé les fleurs sur la commode de l'entrée, avait accroché la robe qu'elle venait de m'offrir sur une patère et en ressorti immédiatement, m'entrainant à sa suite.

_Qu'est-ce que tu fais Alice ?

_On va faire du shopping ma belle. Ce soir, on sort !

E&B

_Je n'arrive pas à croire que tu puisses me faire porter ça ! M'exclamai-je, furieuse.

_Arrête Bella, tu es à tomber !

_Quelle heure est-il ?

_Toujours Vingt-heures cinquante-quatre.

_C'est ridicule… Je n'avais vraiment pas envie de sortir ce soir, je suis épuisée !

_Quand vas-tu arrêter d'être aussi vieux jeu ? C'est agaçant.

_TU es agaçante Alice ! Mes nerfs ont été mis à rude épreuve aujourd'hui, et tout ce que je veux, c'est me goinfrer de sushis devant un film !

_Dis surtout que tu es nerveuse à l'idée de revoir Edward, tu serais beaucoup plus crédible.

Elle n'avait pas tort. En fait, elle avait totalement raison. Edward m'avait tellement manqué que j'étais dans un état de fébrilité extrême. Il ne devait arriver que le lendemain, et je m'étais dit que j'aurais toute la nuit pour me préparer psychologiquement à nos retrouvailles. Là, j'étais mise devant le fait accompli, et qui plus est, en compagnie d'une folle furieuse de la mode !

J'abandonnai et gardai les escarpins à mes pieds.

_Hinhin… Et bien tu vois quand tu veux, tu peux te montrer raisonnable.

Alors que j'allais une fois de plus demander l'heure à Alice, une voiture se fit entendre dans la rue et je me précipitai à la fenêtre. Quand je vis la berline noire s'arrêter au niveau de chez nous, la panique s'empara de moi. Alice vint me rejoindre et déclara :

_Je m'étais plutôt attendue à une limousine avec chauffeur mais bon… tant pis, une Audi, c'est pas mal non plus. Elle haussa les épaules et récupéra nos pochettes. Tu viens ?

Je la suivis à contrecœur, partagée entre mon excitation de revoir Edward, mon état de nervosité avancé et ma frustration de ne pas me retrouver seule avec portière du côté passager s'ouvrit et un blond – que je reconnus comme étant Jasper- en sortit en souriant. J'entendis Alice pousser un gémissement de surprise à mes côtés et je ricanai doucement. Il fallait avouer que Jasper était un très bel homme. Il portait un pantalon à pince noir ainsi qu'une chemise de la même couleur qui laissait entrevoir sa musculature. Au-dessus, il avait enfilé une veste en cuir et portait un panama sur le haut de la tête qui lui allait extrêmement bien.

_Mesdames… Dit-il en ouvrant la portière arrière et en touchant son chapeau.

Je lui souris et Alice gloussa. Elle dut s'en rendre compte car elle me regarda, effrayée, se demandant visiblement si le son ridicule qu'elle venait d'entendre provenait bien d'elle. Jasper lui fit un clin d'œil et attendis que nous pénétrions dans la voiture pour reprendre sa place à l'avant.

J'haletai quand j'aperçu Edward au volant. Il me sourit de son sourire en coin irrésistible. Il était à couper le souffle. Ses cheveux étaient désordonnés, comme à leur habitude, et ses yeux verts me scrutèrent intensément, comme s'il essayait de me faire passer un message rempli de promesses.

_Bonsoir.

Durant un court instant, nous nous étions coupé du monde et j'en oubliai presque la présence d'Alice et de Jasper. Malheureusement, il rompit le contact et salua Alice avant de redémarrer la voiture.

Il faisait nuit, et dans la pénombre de l'habitacle, je ne pouvais pas vraiment distinguer sa tenue, mais je pouvais tout de même me délecter de ses épaules qui se contractaient à chaque mouvement. Mon ventre se réchauffa immédiatement, me rappelant pour la millième fois le contact de sa peau nue contre la mienne quelques mois auparavant.

_Où allons-nous ? Risquai-je, essayant de me changer les idées. Si je débutai la soirée de cette manière, je me donnais une heure avant de me mourir de combustion spontanée.

Seul le regard carnassier d'Edward à travers le rétroviseur me répondit, ce qui n'arrangea pas mon état. Question bête de toute façon, vu nos tenues, nous n'allions sûrement pas au cinéma…

E&B

Je n'avais jamais vraiment apprécié l'ambiance des night-clubs. Il y avait trop de lumière et pas assez de visibilité en même temps, trop de monde et trop de bruit à mon goût. Et si on rajoutait ma peur bleue de me ridiculiser sur la piste de danse à l'équation, on arrivait à la catastrophe.

Pourtant, quand je pénétrai dans l'immense pièce aux néons et spots aveuglants aux côtés d'Edward, je n'avais absolument pas envie de partir. Alice me suivait de près, parfaitement à l'aise. Je ressentais les pulsations de la musique dans tout mon corps et quand Edward posa sa main sur mon dos pour me guider à travers la foule, j'eus l'impression que les pulsations s'intensifièrent.

J'étais parfaitement consciente que je détonnais avec l'endroit, et aussi avec la personne qui m'accompagnait : ceux qui reconnaissaient Edward se retournaient sur notre passage et j'étais bien heureuse de ne pas pouvoir lire dans les pensées, car les gens se demandaient sûrement ce qu'ils faisaient avec une fille aussi banale que moi.

On nous amena dans un carré VIP à l'étage qui contenait une banquette assez grande pour réunir une dizaine de personnes. D'ici, nous pouvions observer la piste à loisir et il fallait avouer que l'espace dont nous jouissions me rassura un peu. Alice s'assied, suivie de près de Jasper. On nous amena une bouteille de champagne et des hors-d 'œuvres. J'allai pendant un instant demander à Edward s'il était à présent habitué à ce genre de chose, mais j'aperçu Jasper se pencher vers lui pour lui parler – ou sûrement lui crier – à l'oreille. Dans un mouvement vif il tourna la tête vers le bas de la salle et ses sourcils se froncèrent. Alice se jetait déjà sur les petits fours et sirotait tranquillement sa flute de champagne. J'aurais voulu être aussi à l'aise qu'elle, mais ce n'était vraiment pas gagné. S'il y a dix ans, on m'avait dit que je me retrouverai en boîte de nuit avec Edward qui était une célébrité nationale, j'aurais sûrement eu un fou rire incontrôlable. Je me sentais vraiment mal, et la tenue qu'Alice m'avait choisie n'arrangeait pas les choses.

Je portais une robe bustier noire qui était beaucoup trop courte à mon goût. Je portais des escarpins noirs dont les talons étaient beaucoup trop hauts et beaucoup trop aiguilles. Si on ajoutait les patins à glace qu'elle m'avait fait porter quelques semaines auparavant, je pouvais très bien assurer qu'elle essayait de me tuer.

Pourtant, quand Edward tourna son visage vers moi et qu'il me couvât du regard, toute ma gêne et mon angoisse s'envolèrent instantanément. Il me sourit et but une gorgée de son verre, faisant tressauter sa pomme d'Adam. Je déglutis, pensant que rien n'aurait pu être plus sexy que de l'observer boire du champagne, puis une voix féminine retentit par-dessus la musique et me tira de mes pensées.

_EDWARD !

Je tournai la tête et vit apparaitre une femme qui semblait énervée. Elle était élancée et je devinais d'ici qu'elle était sûrement mannequin, vu ses formes de rêves. Ses cheveux blonds retombaient gracieusement sur ses épaules nues et j'observai ses mains parfaitement manucurées posées sur ses hanches, signe de contrariété. Son regard était dur. Je regardai Edward et tentai de trouver des réponses mais ce dernier semblait gêné et tendu.

Le regard de la blonde glissa vers moi et elle me scruta de la tête au pied. J'eus l'impression d'être de trop et mon malaise s'intensifia. J'avais envie de demander à Edward qui était cette femme, mais ses yeux étaient fuyants.

Tout d'un coup, les doutes que j'avais ressentis depuis plusieurs semaines me revinrent douloureusement à l'esprit : et si Edward était effectivement en couple ? Mon ventre se contracta sous le choc et je me levai d'un bond, ignorant les appels de ma meilleure amie. Elle pouvait bien me suivre, la piste de danse aurait pu s'écrouler que je n'en aurais eu rien à faire. Tout ce que je voulais, c'était partir loin d'ici.

A suivre…


Je sais… Mon côté sadique est revenu en force sur ce chapitre. Mais qui est cette femme ? Une idée ? J'offre une sucette à celle qui trouve ! :D

Comme toujours, vous pouvez venir nous rejoindre sur la page Facebook Bellwardverse pour avoir des extraits des chapitres à paraître. (L'adresse se trouve sur mon profil)

Avant de vous laisser partir, je tiens à préciser que le chapitre 5 ne sera peut-être pas publié Samedi prochain. Je reprends la fac lundi, et comme je n'ai plus de chapitres d'avance, un délai d'une semaine sera peut-être dur à gérer. Je préfère vous prévenir plutôt que de m'excuser pour les retards. Mais bon, qui sait, je parviendrai peut-être à continuer de publier toutes les semaines ! J'informerai de l'avancée des chapitres sur la page FB.

N'hésitez pas à laisser votre avis en review, cela m'aide énormément ! Je vous souhaite un bon week-end et vous embrasse fort.

Bellwardverse.