Coucou tout le monde !
J'espère que vous allez tous bien et que votre semaine c'est bien passé :)
Merci au nouveau follow et fav de la semaine. Ça me touche toujours autant vous êtes géniaux.
Merci à uneklaineuuuuuse, Marion, justmoi59, CeliaCom7, chiichan4, Alexis, Amber, Anna, Uruviel29880, Emma, SwiftCriss, Klaineuse, Sara et Claire pour vos reviews.
Uneklaineuuuuuse : j'arrive ! Si quelqu'un frappe au milieu de la nuit à ta porte c'est moi, n'aie pas peur ) Mais vas le frapper, Hunter ne sert qu'à ça en fait. Si vous voulez vous défouler, frappez Hunter Clarington :) J'aime bien écrire les mails. Ça m'amuse beaucoup en fait :) eh bien c'est vraiment gentil. J'écris les choses comme elles sortent de ma tête :) tu as battu ton record de PS ! Réponse PS21 : oui, évidemment !
IheartIns : coucou ! Contente de retrouver mes habitudes du vendredi ) J'aime vraiment Glee moi aussi :) bisous bisous Marion !
Justmoi59 : oui Hunter est définitivement louche :) et tu sais, tu n'as encore rien vu haha ! Tu vas voir ce que Seb fait ici !
CeliaCom7 : merci à toi pour les commentaires que tu laisses. C'est vraiment adorable et les reviews sont ma motivation. Sans vous, j'aurais déjà abandonné. Donc merci de prendre le temps d'en laisser une :)
Chiichan4 : peut-être que c'est moi flippant parce qu'il n'y a pas l'ambiance de la salle de torture moderne et que la bibliothèque est un lieu neutre on va dire ) Les ascenseurs… L'espace confiné rend Klaine dingue haha ) MAIS VA LE FRAPPER :D je t'ouvre la porte de ma fic pour aller le taper si tu veux ) Merci à toi d'avoir reviewé :)
Anderverysue : ils arrivent à être eux, sans artifice derrière les mails. C'est peut-être pour ça que tu as cette sensation. Ouais c'est vrai que je t'en ai pas mal raconté quand même. Tu sais les choses qui me dérangent déjà donc tu sais ce qui va disparaitre )
Guest / Amber : hey ! je ne peux rien te promettre au sujet de Blaine et d'Hunter, tu verras par toi-même ^^ Mais ce n'est pas une impression, il les a vraiment interrompu. Je devrais écrire une deuxième fic : « comment frustrer Klaine » haha ! Pour ce qui est de l'histoire de Kurt, je ne veux pas te spoiler mais ça va venir je te le promets. Santana va revenir c'est sûr mais je ne sais pas quand :) oui c'est ça, tu as tout compris… Ils vivront dans un monde de bisounours avec des fouets alors ) Oui ça va mieux, merci :) gros bisous Amber.
AnnaKlaineuse : c'est vrai, tu as raison. Il vaut mieux que ça se termine plutôt que ça n'a plus aucun sens et que tout le monde se lasse. C'est vrai. De toute façon, j'aimerais Klaine pour toujours même s'ils ne se remettent pas ensemble ^^ Oui leurs rôles s'échangent un peu mais Blaine restera doux et Kurt sadique pas de panique pour ça :)
Uruviel29880 : oui, c'est une version Klaine plus douce en effet. Enfin je sais pas… Ce qui est sûr c'est que c'est une version Klaine :) Merci pour ta review et courage pour ton TPE :) bisous !
Klainekisses : génial que tu aies finalement rattrapé les chapitres qui te manquaient ! Wow… Tout ça pour moi c'est vraiment adorable tu sais :') Mais bien sûr, qu'il aime ça dur. Ce ne serait pas drôle sinon ! Non ne pas haïr Sebastian. Je l'aime. Moins que Blaine mais quand même ! Eh bien n'espère pas trop haha :D C'est bizarre comme déco, des couilles pendues… Laisse-moi réfléchir là-dessus. Je t'aime aussi.
SwiftCriss : Kurt change parce qu'il s'est rendu compte qu'il aimait Blaine et que Blaine l'aimait. C'est aussi simple ^^
Klaineuse : WALALA soeureupine ! Nuances est un ascenseur émotionnel pour toi alors ;) Non mais j'aime bien Sebastian, en général... Ne me frappe pas d'accord mais j'aurais bien aimé voir l'histoire Seblaine moi... Même si le Klaine c'est la vie. Parce que Darren, ben c'est Darren et que Grant Gustin... OH MA GAGA ! Haha, mais tu as remarqué quand tu dis Kluimauve c'est comme si tu avais une énorme guimauve dans la bouche qui t'empêche de prononcer correctement :D Je hais Ryan Murphy d'accord? Mais BLAINOFSKY QUOI! *vomis sur Ryan et sur Karofsky et prend Klaine dans mes bras et les boucle dans une pièce jusqu'à ce qu'il fasse des bébés dauphins (temps estimé : 1 min)* Je dirais pareil pour Darren, même si je ne le connais pas personnellement (je pleure pour ça...) il compte pour moi. Et puis il est tellement talentueux qu'on ne peut que l'aimer. Dis, tu crois qu'on peut qualifier Darren de 'physiquement talentueux'? Parce que, merde, son corps :o *bave avec élégance et regarde ce que font Klaine dans la salle verrouillée* HMM HMM CINDY! J'ai hâte d'avoir ta review ma soeureupine d'amour que j'aime aussi fort que la Kluimauve et que le lapinage de Klaine (Lapinage : action de lapiner. Lapiner : agir comme des lapins... Tu comprends n'est-ce pas? ;)) Gros bisouuuuuus ma soeureupine. Je te love *coeurcoeurcoeur* NOUS AVONS PASSE LE STADE DE L'ENCYCLOPEDIE WOOOOOOOHOOOOOO!
Licorne-Klaine : coucou :) ce n'est pas grave et j'espère que tu vas bien... Je sais j'aime vous frustrer ;) Je ne t'en veux pas parce que tu n'as pas oublié finalement!
Clairegleek78 : merci et c'est déjà génial que tu aies posté même si visiblement tu n'as pas le temps. Bisous !
/!\ Présence de lemon /!\
Sur ce, bon chapitre !
ENJOY !
Chapitre 38
« Tu as discuté avec lui aujourd'hui ? » demandais-je à Kurt avant que Smythe ne débarque.
Il hoche la tête.
« Tu lui as dit quoi ? »
« Que tu refusais ce déjeuner et je lui ai dit que j'étais d'accord avec toi à ce sujet. J'ai ajouté qu'il ne devait pas te parler sans me prévenir »
Son visage est totalement neutre.
« Qu'est-ce qu'il t'a dit en retour ? »
« Rien. Il m'a juste ri au nez en se moquant de mon avertissement »
Il fronce les sourcils.
« Tu as une idée du motif de sa visite ? »
« Absolument pas » rétorque-t-il en baissant la tête en signe d'excuses.
Joey revient dans le grand salon.
« Monsieur Smythe » déclare-t-il.
Et il est là. Putain, ce n'est vraiment pas nécessaire qu'il soit si magnifique. Ses cheveux châtains sont élégamment dressés sur sa tête. Il porte un pantalon gris foncé mettant en valeur ce qu'il faut et une chemise moulant la musculature avantageuse de son torse et de ses bras.
Kurt me colle plus étroitement contre lui.
« Sebastian » dit-il avec une touche de curiosité dans la voix.
Ses yeux verts sont bloqués sur mon visage. De la surprise les traverse. Il ne bouge pas d'un poil. Seuls ses yeux s'ouvrent et se ferment rapidement. Il finit par reprendre la parole d'un ton suave :
« Excuse-moi. J'ignorais que tu étais accompagné ce soir Kurt. Un lundi soir j'entends » complète-t-il comme s'il donnait l'explication de sa visite.
« Il est mon petit-copain » lui annonce-t-il en penchant le visage vers moi et en me donnant un sourire crispé.
Les lèvres de Sebastian s'étirent dans un énorme sourire resplendissant qu'il semble garder seulement pour Kurt. Ça me déboussole un peu plus.
« Evidemment. Bonsoir Blaine. Je n'avais pas saisi que vous seriez ici. J'ai compris que vous ne voulez pas discuter avec moi. J'accepte votre choix »
« Oh vraiment ? » lui répondis-je calmement et froidement sans baisser le regard face au vert du sien.
Kurt et lui semblent plus qu'étonnés par ma réaction. Moi aussi d'ailleurs. Il plisse le front et entre dans le salon.
« Oui je pense savoir ce que vous souhaitez et je l'accepte. Mais je ne suis pas là pour vous. Je suis surpris c'est tout. Kurt est la plupart du temps seul les soirs de semaine »
Il se tait un instant avant de reprendre.
« J'ai un souci et je voudrais connaitre l'avis de Kurt »
« Ah ? » dit l'intéressé en se mettant droit, « tu veux boire quelque chose ? »
« Oui merci » chuchote-t-il avec un léger sourire.
Kurt va lui chercher un verre alors que lui et moi nous ne bougeons pas et nous nous regardons dans les yeux sans ciller malgré la tension palpable. Il lace et dénoue sans cesse ses doigts et baisse le regard. J'évite de le fixer mais c'est difficile. Il me donne au bout d'un moment un rictus tendu. Il va vers la cuisine et s'installe sur un des tabourets. Il a l'air plutôt bien dans cet environnement et il semble connaitre l'endroit.
Qu'est-ce que je dois faire ? Bouger ? Rester planté là ?
Ça pue la merde. Non mais regardez-moi ce type franchement !
Tout un tas de mots se bousculent sur ma langue pour jeter à la gueule de ce mec et aucun n'est vraiment gentil ou respectueux. Mais il est l'ami de Kurt. Le seul ami de Kurt. C'est pour cela que, même si mon dégout pour lui me brule la gorge, je ne dis rien et reste courtois. Je fais le choix de rester avec eux et je me pose avec le plus d'élégance aussi loin que possible de lui. Kurt remplit nos deux verres et vient s'assoir sur un tabouret entre nous deux. Est-ce qu'il se rend compte que cette situation est affreuse ?
« Qu'est-ce qu'il y a ? » le questionne-t-il.
Sebastian tourne les yeux pleins de méfiance vers moi et Kurt enlace ses doigts aux miens.
« Blaine fait partie de ma vie désormais » répond Kurt à l'interrogation muette de l'autre.
Il caresse le dos de ma main de son pouce. Je m'empourpre alors que mon cœur rate un battement à ses mots.
Prends ça dans les dents le détraqué !
Les traits de Sebastian se transforment et de la joie les envahissent. De la pure joie pour Kurt. Cet homme est définitivement compliqué à suivre. Je suis tellement gêné et tendu quand il est dans le coin en plus. Il prend un profond souffle et gigote sur son siège, visiblement mal à l'aise. Il penche la tête vers ses mains qui reproduisent les mêmes gestes que plus tôt alors qu'on était face à face.
C'est quoi son problème ? Il est mal à l'aise à cause de moi ? Si c'est ça, c'est totalement réciproque. Ça me déplait qu'il soit ici. Il redresse la tête et regarde fixement Kurt.
« Quelqu'un me fait du chantage »
Oh ben putain, je croyais qu'il allait sortir un truc pire que ça.
Kurt se tend. Ce quelqu'un a peut-être mis la main sur des preuves indiquant qu'il aime faire du mal et abuser d'autres hommes. J'essaye de calmer ma répugnance mais je ne peux pas réfréner mes pensées : tu l'as bien cherché. On n'a que ce qu'on mérite.
Alors là, bien dit Anderson !
« Comment ça ? » le questionne Kurt, épouvanté.
Il fouille dans la poche arrière de son pantalon et tend à Kurt un morceau de papier plié en quatre.
« Mets-le là-dessus » ordonne Kurt en montrant le comptoir.
« Pourquoi tu ne le prends pas ? »
« Je ne veux pas qu'il y ait mes empreintes dessus »
« Kurt. Tu sais très bien pourquoi c'est impossible que je me rende chez les flics pour cette histoire »
Quelqu'un peut me dire pourquoi j'assiste à cette scène ? Il a un autre pauvre type qu'il baise ou qui le baise et qu'il bat ?
Il déplie le mot sur le comptoir près de lui et Kurt s'approche pour pouvoir le lire.
« Cette personne ne demande que cinq mille dollars » lâche-t-il d'une voix absente, « est-ce que tu sais qui c'est ? Ou au moins qui pourrait te faire ça ? »
Il secoue la tête d'un geste élégant.
« Max ? »
Qui c'est celui-là encore ?
« Il aurait attendu tout ce temps ? Je ne pense pas que ce soit lui » grogne-t-il.
« Tu en as informé Thad ? »
« Non je n'en ai pas discuté avec lui »
Et, nom de Dieu, qui c'est Thad ?
« Je pense que ce serait bien de l'informer à ce sujet » déclare Kurt.
Il prend sa tête entre ses mains et c'est comme le signal pour moi de partir. Je ne veux pas du tout être mêlé de près ou de loin à cette affaire. Je tente de tirer ma main pour lâcher Kurt mais celui-ci accentue le contact et pivote dans ma direction.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » m'interroge-t-il.
« Je n'en peux plus. J'ai envie d'aller dormir »
Son regard scrute le mien pour essayer d'y déceler quoi au juste ? Le fait que je me retiens d'exploser ? Le fait que je me force à accepter la présence de cet homme ? Ou la colère sous la surface. Je tente du mieux possible de rester stoïque.
« Ok » finit-il par dire, « je ne vais pas tarder à te rejoindre »
Il libère mes doigts et je me mets debout. Sebastian me regarde de haut en bas avec méfiance. Je ne dis pas un mot alors que je le fixe en étant toujours aussi neutre.
« Bonne nuit Blaine » dit-il avec un léger rictus.
« Bonne nuit » répondis-je d'un ton glacial.
Je fais un demi-tour et quitte la pièce. Le malaise est vraiment lourd dans cette cuisine. Ils reprennent leur conversation alors que je m'éloigne.
« Je ne crois pas t'être d'une grande aide pour le coup Sebastian » continue Kurt, « si tu veux de l'argent… »
Il s'arrête au milieu de sa phrase.
« Si tu veux, Duval peut fouiller un peu plus » propose-t-il.
« Non Kurt. Je souhaitais simplement pouvoir en parler avec toi »
Dès que je suis hors de leur vue, il dit :
« Tu sembles très épanoui »
« Je le suis » rétorque Kurt.
« C'est tout ce que je te souhaite »
« Si seulement j'avais le droit à ça »
« Kurt ! » gronde-t-il.
Tétanisé, je tends l'oreille pour suivre la discussion. C'est mal mais c'est plus fort que moi.
« Est-ce qu'il a une idée de la haine que tu ressens envers toi-même ? Connait-il tous les soucis qui te tracassent ? »
« Personne ne me connait mieux que lui »
« Ouille. Ça, ça fait mal »
« Eh bien, c'est pourtant vrai Sebastian. Je peux être moi-même avec lui. Et ce n'était pas un avertissement en l'air : fiche-lui la paix ! »
« Qu'est-ce qu'il a au juste ? »
« Il n'arrive pas à t'accepter toi, notre ancienne relation et tout ce que ça implique. Il a du mal avec tout ça »
« Aide-le à s'y faire »
« C'est fini Sebastian. Dis-moi pourquoi je l'entacherais avec cette relation sale et malsaine ? Il est gentil, tendre et pure. Et, grâce à je ne sais quoi, il est amoureux de moi »
« Ce n'est que grâce à toi Kurt » le réprimande-t-il avec affection, « fais-toi un peu plus confiance. Tu es quelqu'un de bien. Je te le répète encore une fois. Il semble génial aussi. Très courageux. Il a l'air d'être en mesure de te défier »
Kurt lui dit quelque chose en retour mais je ne comprends pas. Donc je suis courageux hein ? C'est bien un adjectif que je ne me serais jamais attribué.
« Elle te manque ? » le questionne Sebastian.
« Qui ? »
« Ta salle de jeux »
Je retiens mon souffle.
« Mais putain, ce ne sont pas tes affaires ! » répond Kurt.
« Pardonne-toi » glousse-t-il nerveusement.
« Il me semble bien que tu rentres chez toi maintenant. Et, si l'envie te prend te venir ici, prends la peine d'appeler »
« Kurt, excuse-moi »
Je pense qu'il est sincère cette fois-ci.
« Tu n'as jamais été si… professionnel avant » lui reproche-t-il.
« Sebastian, toi et moi sommes associés désormais. Restons-en là. Ce qu'il y a eu entre nous c'est du passé. Mon histoire avec Blaine est tout ce qui importe pour mon futur. Je ne veux jamais qu'il risque quelque chose. Arrête ton bordel ! »
Futur…
« Oh c'est comme ça donc »
« Je suis navré pour toi et tes problèmes. Il serait temps de penser à les affronter et à faire face à ces personnes et à ce qu'ils te disent »
Le ton de Sebastian s'adoucit.
« Je ne souhaite pas te perdre Kurt »
« Je ne t'appartiens plus Sebastian. Comment perdre quelque chose qui n'est pas à toi ? » rétorque-t-il sarcastiquement.
« Tu sais ce que j'ai voulu dire »
« Non, dis-moi » demande Kurt d'une voix plus dure et sèche.
« Ça ne sert à rien qu'on se prenne la tête. Ton amitié compte pour moi. Je vais foutre la paix à Blaine. Je suis présent pour toi. N'importe quand. Je le serais toujours »
« Blaine croit que j'étais avec toi le weekend passé. Tu m'as juste téléphoné. Ce n'était vraiment pas nécessaire de lui raconter tes conneries supplémentaires »
« Il fallait qu'il soit au courant de l'état dans lequel tu étais quand il t'a quitté. Je ne veux plus qu'il te fasse souffrir ainsi »
« Il est au courant. Lui et moi en avons discuté. Arrête de t'immiscer dans notre relation. Putain tu es pire qu'une chatte veillant sur ses petits »
Kurt a l'air agacé. Sebastian explose de rire même si une touche de mélancolie pointe.
« J'en ai conscience, excuse-moi. Tu comptes énormément pour moi. Je ne pensais plus que tu arriverais à aimer un homme Kurt. Ça me fait plaisir de te voir comme ça. Mais je ne peux pas accepter qu'il te fasse encore mal »
« Je suis prêt à prendre ce risque » rétorque-t-il froidement, « tu es certain que tu ne veux pas que Duval enquête ? »
Sebastian souffle bruyamment.
« Ok, je ne risque rien en acceptant ton offre de toute façon »
« Bien. Je lui passerai un coup de fil demain »
Je reste ensuite à les entendre se tenir tête au sujet de l'histoire de Sebastian. Ils semblent agir comme deux copains de longue date. Kurt me le répète souvent d'ailleurs. Seulement amis. Sebastian apprécie Kurt. Beaucoup trop à mon gout mais bon, toutes personnes le connaissant assez l'apprécieraient.
« Je te remercie Kurt. Je suis désolé d'avoir gâché votre soirée. Je rentre. Je te téléphonerai avant de venir désormais »
« D'accord »
Il part. Oh putain. Je cours le plus silencieusement possible dans la chambre de Kurt et je me mets sur le bord du lit. Kurt arrive très peu de temps après.
« Il vient de s'en aller » annonce-t-il avec méfiance.
Il attend que je réagisse. Je lève la tête dans sa direction en tentant de mettre les mots dans l'ordre pour qu'ils passent mes lèvres.
« Tu es décidé à mes donner les détails sur lui ? Je fais de mon mieux pour me mettre à ta place et pour comprendre d'où vient ta reconnaissance pour lui »
Je me tais pour formuler correctement la suite :
« Je le hais Kurt. Pour moi, il a causé de gros problèmes. Tu n'as pas d'amis. C'est lui qui souhaitait te garder pour lui seul ? »
Il souffle et passe la main dans ses cheveux.
« Putain mais pourquoi tu veux connaitre d'autres trucs sur lui dans ce cas ?! Notre relation a duré des années. Il me frappait presque tout le temps et je l'ai baisé dans tous les sens imaginables. Fin »
Je déglutis et tremble doucement. Putain, il est en colère contre moi. Je cligne rapidement des yeux.
« Pourquoi tu t'énerves de cette façon ? »
« C'est de l'histoire ancienne voilà pourquoi ! » crie-t-il en me jetant un regard meurtrier.
Il souffle bruyamment, agacé et il bouge la tête.
Je me fais tout petit. Bordel. Je baisse la tête vers mes doigts enlacés au niveau de mes genoux. Je chercher juste à le comprendre. Il s'installe à côté de moi.
« Dis-moi ce que tu veux savoir » lance-t-il visiblement fatigué.
« Si tu ne veux pas me le dire c'est bon. Mon but n'était pas d'entrer dans ton jardin secret »
« Blaine, le problème n'est pas là. Tout ce bordel n'est pas un sujet que j'aime aborder. Tant d'années, tout ce qui comptait c'était moi et le monde extérieur je m'en foutais. Je ne devais rendre de compte à personne. Il était présent pour m'écouter. Désormais, je peux distinguer mon passé de mon futur. Et je n'avais jamais osé espérer que ça arriverait »
Il me scrute, les yeux grands ouverts.
« Je n'ai jamais pensé pouvoir construire un futur avec un homme Blaine. Tu arrives à me donner confiance en l'avenir et tu me fais m'interroger sur moi et sur ce que je veux pour la suite »
Il s'éloigne de notre conversation.
« J'ai tout entendu »
Je regarde à nouveau mes doigts.
« Notre discussion ? »
« Oui »
« Et alors ? » me questionne-t-il, las.
« Tu comptes pour lui »
« C'est vrai. Et lui pour moi d'une certaine manière. Mais ça n'a rien à voir avec mes sentiments pour toi. C'est le plus important »
« Je ne suis pas jaloux »
Ça me fait mal qu'il ait pu avoir cette idée. Bordel, tout est peut-être là-dedans.
« Tu n'es pas amoureux de lui » chuchotais-je.
Il lâche une nouvelle fois un souffle. Il est furieux. Très furieux.
« A un moment, j'ai pensé que c'était le cas » déclare-t-il du bout des lèvres.
« Lorsqu'on était à Los Angeles, tu m'as assuré que tu n'étais pas amoureux de lui »
« Exact »
Je plisse le front.
« J'étais amoureux de toi Blaine » murmure-t-il, « tu es le seul homme pour lequel je traverserais les Etats-Unis juste pour te voir »
Wow alors là, je suis perdu. J'étais toujours un soumis potentiel à cette époque. Je plisse un peu plus le front.
« Ce que je ressens pour toi, je ne l'ai jamais ressenti de près ou de loin pour Sebastian. Pour personne d'ailleurs » précise-t-il.
« Ça t'est apparu quand ? »
Il baisse la tête.
« Bizarrement, Sebastian me l'a montré. Il m'a en quelque sorte mis dans l'avion pour la Californie »
Putain, tu avais raison !
J'avais raison. Je le sentais dès qu'il est arrivé à Los Angeles. Je le fixe, abasourdi.
Comment dois-je réagir ? Sebastian est peut-être avec moi et il a juste peur que je fasse souffrir Kurt. Cette idée me fait mal. Je ne pourrais jamais lui refaire un truc pareil. Je suis d'accord avec Sebastian : il a assez eu de malheurs comme ça. Ce n'est peut-être pas une si mauvaise personne. Je bouge la tête. Je ne veux pas le voir ou lui parler. Je ne veux pas. C'est tout. Il me dégoute. Il s'est entiché de Kurt alors qu'il était fragile, il l'a transformé en ce qu'il est aujourd'hui. D'un coté au moins.
« Donc tu le voulais ? Avant ? »
« Oui. Il m'a enseigné pas mal de choses. Comme être sûr de moi »
« Il t'a battu aussi »
« Oui c'est exact » sourit-il avec nostalgie.
« Tu appréciais ça ? »
« Avant oui »
« Tu appréciais ça si fort que tu le refais sur d'autres hommes ? »
Son regard reprend du sérieux.
« Oui »
« Il t'est venu en aide avec ça ? »
« Oui »
« Il a été ton soumis ? »
« Oui »
Putain de merde !
« Tu souhaites que je devienne son ami ? »
Mon ton est accusateur, froid et tremblant.
« Non même si ça m'enlèverait pas mal de soucis » avoue-t-il dans un souffle, « je peux comprendre pourquoi tu bloques »
« Je bloque ?! Putain Kurt, que dirais-tu s'il était tombé sur ton enfant ? »
Il ferme les yeux et les rouvre en me fixant avec incompréhension.
« Rien ne me forçait à continuer avec lui. Je le voulais Blaine » chuchote-t-il.
On fonce dans le mur.
« Qui est Max ? »
« Son ex-petit ami »
« Et Thad ? »
« Son soumis actuel. Ne t'inquiète pas il n'est pas contraint ou forcé » complète-t-il en voyant ma tête.
« Pas comme toi »
« Blaine. C'est fini avec lui. Mon futur est avec toi. S'il te plait, il ne doit pas s'interposer entre nous. Et, franchement, j'en ai marre de cette conversation. Je vais bosser un moment »
Il se met debout et me regarde.
« S'il te plait, arrête avec ça »
Je le fixe dans les yeux.
« Ah oui, je ne t'ai pas dit. Ta voiture est arrivée plus tôt. Elle est à la concession. Joey a la clé »
Ah oui, la BMW.
« Est-ce que je pourrais l'utiliser demain ? »
« Non »
« Pourquoi ? »
« Tu connais la raison. Tant que j'y pense d'ailleurs, si tu dois sortir de The New Press, je voudrais que tu me le dises. Montgomery était présent, il t'observait. Apparemment, je ne peux pas avoir confiance en toi au sujet de ta sécurité »
Je me fais fâcher comme si j'étais un gosse qui a fait une bêtise. Encore. Je pourrais certainement lui faire remarquer mais Sebastian l'a assez remonté et je ne souhaite pas pousser la dispute plus loin. Mais quand même je suis obligé de dire quelque chose.
« Apparemment, je ne peux pas avoir confiance en toi non plus. Tu me fais surveiller par Montgomery »
« On rajoute ceci à notre engueulade ? »
« Oh on s'engueule ? Je n'avais pas remarqué. Je croyais qu'on avait une conversation »
Ouais je peux être de mauvaise humeur. Il secoue la tête pour tenter de contrôler sa fureur. Je respire doucement et le fixe avec anxiété. Tout peut exploser d'une seconde à l'autre.
« Je dois bosser » lâche-t-il tranquillement.
Sur ces paroles, il quitte la pièce. Je souffle. Sans m'en rendre compte, j'avais arrêté de respirer. Je bascule sur le matelas et contemple le plafond. Pourrons-nous avoir une discussion banale sans que ça parte en cacahouètes ? Ça me fatigue.
Finalement, on ne sait pas autant de choses que ça sur l'autre. Est-ce que je veux vraiment venir vivre avec lui ? Je ne sais même pas ce qu'il préfère boire le soir en travaillant par exemple. Enfin, je ne sais pas s'il apprécierait d'être dérangé. Je ne connais absolument pas ses gouts.
Très visiblement, il arrive à saturation des disputes sur Sebastian. C'est vrai, je devrais lâcher prise. Je devrais abandonner. Enfin, il ne se fait déjà pas d'illusions. Il ne veut pas que je l'apprécie. Je veux de tout cœur qu'il n'insiste plus pour que nous parlions.
Je sors du lit et m'avance vers la grande fenêtre. J'ouvre la baie vitrée et vais doucement vers la rambarde. On est vraiment haut ici. L'air est très frais.
J'admire les lumières des nombreux bâtiments de New York. Kurt est protégé dans son cocon. Personne ne peut l'atteindre. Il m'a dit « Je t'aime » ce soir mais les problèmes nous sont revenus en pleine face avec ce type. Je regarde les étoiles. Tout est si compliqué avec Kurt.
Je soupire et regarde à nouveau la ville si jolie qu'est New York la nuit. J'ai envie de parler à Cooper tout à coup. Simplement entendre sa voix pour me rassurer.
Notre discussion n'est pas très longue, il est avec des amis apparemment. Je prends quand même de ses nouvelles et lui demande comment ça se passe à Los Angeles. Il finit par me poser la question.
« Ça va avec Kurt ? » demande-t-il doucement.
Je connais mon frère : il est curieux mais il s'inquiète vraiment pour moi.
« Oui ça va très bien »
A peu près en fait. Oh je vais vivre chez lui aussi. Quand je n'en sais rien mais ça va arriver c'est sûr.
« Je t'aime Coop' »
« Je t'aime aussi Blainey »
Je mets fin à l'appel. Je regarde l'heure sur mon écran. 22h. seulement. Je suis à bout de forces, à fleur de peau et tendu.
Je me douche rapidement et revient dans la chambre. Je contemple les pyjamas sélectionnés pour moi. Kurt me reproche souvent de ne porter que ses teeshirts. J'en choisis un vert kaki. L'étoffe est douce contre ma peau.
Je mets un peignoir par-dessus pour ne pas avoir froid et part dans la bibliothèque me chercher un roman. J'en ai des tas sur mon IPad mais j'ai envie de sentir le poids et l'odeur agréable d'un vrai livre. Kurt a besoin de temps je pense. Sa joie et son insouciance referont peut-être surface après qu'il ait travaillé.
Il y a un nombre impressionnant de bouquins dans sa bibliothèque. Consulter chacun des ouvrages va prendre beaucoup de temps. Je m'autorise à tourner les yeux vers le billard et je ne peux empêcher mes joues de chauffer aux souvenirs de la veille. Un énorme sourire étend mes lèvres quand je vois que l'espèce de règle traine encore sur le sol. Je la prends et me frappe avec sur le dos de la main. Aïe, ça brule.
J'aimerais pouvoir encaisser plus de douleur pour Kurt. Déprimé, je remets la règle sur la feutrine et continue ma poursuite pour le bouquin parfait.
Beaucoup sont des premières éditions. Je me demande comment il a fait pour en recueillir autant en quelques semaines. Joey est peut-être qualifié pour récupérer des livres anciens. Je me décide finalement sur Les Hauts de Hurle-Vents d'Emilie Brontë. Je ne l'ai pas lu depuis un moment. Je me niche dans un des grands fauteuils en cuir super confortables et attaque ma lecture :
« 1801 – Je viens de rentrer après une visite à mon propriétaire, l'unique voisin dont j'aie à m'inquiéter »
J'ouvre les yeux d'un coup alors que Kurt me soulève et me porte dans ses bras.
« Hey » chuchote-t-il, « tu dormais. Je t'ai cherché partout »
Il niche son nez dans mes boucles. A moitié endormi, j'enroule mes bras à son cou et respire. Son odeur délicieuse de gel douche et de caramel. Il me porte dans la chambre. Il me pose délicatement sur le matelas et me borde avec les couvertures.
« Fais de beaux rêves mon bébé » murmure-t-il en embrassant tendrement mon front.
OoOoOoOoOoO
Je m'éveille en sursaut à cause d'un rêve déstabilisant. Dans un bref moment, je suis complétement perdu. Je m'étonne moi-même quand je jette des regards paniqués vers le bout du lit. Mais il n'y a personne. Une mélodie étouffée jouait au piano arrive à mes oreilles depuis le grand salon.
Il est quelle heure au juste ? Je tourne la tête et voit qu'il est 2 heures. Kurt est-il au moins venu au lit ? J'écarte les pans de peignoir qui m'entravent avant de m'extirper des couvertures.
Dans le grand salon, je me tiens à l'écart alors que Kurt est perdu dans le morceau, les yeux fermés. Il semble paisible et protégé dans la faible lueur venant de l'extérieur. Je crois que je connais l'air qu'il joue. Du moins, je l'ai déjà entendu avant. C'est sublime. Je ne me lasserai jamais de redécouvrir à quel point il est doué.
L'espace semble changer. Je pose mes yeux sur le piano et je me rends compte que c'est l'instrument qui est différent : le couvercle est fermé et la pièce a l'air plus ouverte. Kurt ouvre ses yeux et leurs bleus croisent et capturent le noisette des miens. Son regard pétille grâce aux éclats de la ville qui se reflètent dedans. Il ne s'interrompt pas dans sa mélodie et ne produit aucune fausse note alors que j'avance vers lui. Ses yeux restent sur moi, accompagnent chacun de mes mouvements et s'emplissent d'avantage de chaleur. Il arrête ses gestes sur les touches dès que j'arrive à ses côtés.
« Pourquoi tu ne continues pas ? C'était splendide »
« Est-ce que tu sais combien tu es attirant là maintenant ? » me questionne-t-il d'un ton tendre.
« Viens au lit » murmurais-je.
Ses yeux brulent alors qu'il tend le bras vers moi. J'attrape sa main. Il me tire alors à lui sans prévenir et je finis sur ses cuisses. Il enroule ses bras autour de moi et niche son visage dans mon cou sous mon oreille droite. De légers éclairs parcourent mon dos.
« Dis-moi, pourquoi on se dispute ? » souffle-t-il en me mordillant mon lobe.
Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine et mon sang se met à courir à toute vitesse en moi, répandant des vagues de frissons.
« Eh bien nous devons nous apprivoiser. Et puis, tu es têtu, grognon, versatile et compliqué » chuchotais-je.
Haletant, je penche ma tête sur le côté pour que Kurt ait un meilleur accès sur mon cou. Il caresse la peau de ma gorge du bout de son nez. Il sourit contre moi.
« Voilà une description très juste et complète Blaine. Comment fais-tu pour me supporter ? »
Il mord mon oreille et je lâche un gémissement.
« Tu penses que ça se passe toujours ainsi ? » demande-t-il doucement.
« Je l'ignore »
« Moi aussi »
Il ouvre les pans de mon peignoir. Ses paumes caressent mon corps par-dessus mon pyjama. Il le monte jusqu'à mes tétons qui se dressent au contact. Il continue son toucher sur mon torse jusqu'à mon bassin qu'il enserre.
« Cette étoffe te va vraiment bien. Chaque partie de ton corps est sublimée. Celle-ci aussi »
Il pose sa main sur mon sexe déjà bandé et ma respiration se bloque. Sa deuxième main est emmêlée dans les boucles derrière ma tête. Il tire doucement dessus pour l'incliner et pose ses lèvres sur les miennes, sa langue puissante, forte, quémandeuse les ouvre tout de suite. Je gémis dans sa bouche et touche sa tête que j'aime tant. Il glisse sa main sous mon haut et titille mes tétons comme une douce torture. Il la passe ensuite dans mon pantalon qu'il baisse lentement et il malaxe mon cul avant de faire trainer ses doigts vers l'avant.
D'un geste rapide, il se met debout et me soulève pour m'assoir sur le piano. Mes pieds tombent sur le clavier qui émet un son déplaisant. Il enlève mon pantalon, remonte lentement ses mains à l'intérieur de mes jambes en les ouvrant un peu plus.
« Couche-toi » me commande-t-il.
Il prend mes mains alors que je m'allonge en arrière sur l'instrument. C'est glacé et inconfortable. Kurt laisse tomber mes doigts et ouvre grandement mes jambes. Mes orteils se crispent sur les touches produisant des notes aléatoires.
Oh putain. Je connais la suite. Mon ventre se tord d'attente et un cri étouffé passe mes lèvres. Sa bouche est à l'intérieur de mes cuisses. Il mord, lèche, suce ma peau fine et sensible. Une de ses mains caresse mon ventre sous mon haut de pyjama. Mes pieds bougent et l'instrument chantonne à nouveau. Je jette ma tête en arrière et oublie tout quand sa bouche se pose sur mon érection.
Il lèche ma longueur. Oh putain. Il envoie ensuite un air froid dessus avant d'enrouler sa langue sur mon gland. Il écarte un peu plus mes jambes. Je suis à lui et je suis vulnérable. Il me tient, son bras gauche sur mon ventre. Il me pénètre de deux doigts alors qu'il me prend entièrement dans sa bouche. Je gémis et me cambre pour qu'il bouge ses doigts et pour m'enfoncer plus profondément dans sa gorge. Je me balance contre ses doigts. Je m'enflamme.
« K-Kurt, s-s'il te plait ! »
« Non mon bébé. Pas tout de suite » dit-il malicieusement.
Mon cœur s'emballe et ça monte en moi, plus mon intimité et mon sexe sont excités. Mais d'un coup, plus rien.
« N-Non » gémis-je.
« Je me venge Blaine » grogne-t-il tendrement, « dès que nous aurons une dispute, ton superbe corps en subira toujours les conséquences. De cette façon ou autrement »
Il embrasse mon abdomen et ses doigts sont sortis de moi pour caresser mes testicules. Il me touche, allume toutes les cellules de mon corps. Il fait entrer sa langue dans mon nombril alors que ses doigts reviennent en moi.
« Oh ! »
Je hurle dès que ses doigts me pénètrent et touchent ma prostate. Sa deuxième main me masturbe dans un rythme lent, tellement lent. Je gigote sur le couvercle pour en avoir plus. Ça fait presque mal.
« K-Kurt ! » criais-je en me noyant dans l'envie puissante.
Il me soulage finalement et arrête sa torture. Il lève mes jambes et me pousse plus loin sur le piano. Il vient près de moi, s'asseyant sur ses talons entre mes cuisses le temps de mettre une capote. Il me surplombe. A bout de souffle, je le regarde, envahi par le désir brûlant. Tiens, où sont passées ses fringues ?
Il me contemple et je vois de l'admiration dans son regard ainsi que de l'amour, de la tendresse et de l'envie. J'halète sous ce spectacle.
« Je meurs d'envie de m'enfoncer en toi » chuchote-t-il.
Avec douceur, délicieusement, il entre en moi.
OoOoOoOoOoO
Je suis étalé sur lui, à bout de forces, mon corps mou et ankylosé. On est toujours couché sur le piano. Wow. Je suis bien mieux sur lui que sur le couvercle. En faisant attention de ne pas toucher sa poitrine, je colle ma tête contre lui et je m'immobilise. Il ne bouge pas non plus. Je me laisse bercer par les battements de son cœur qui redeviennent réguliers. Il joue distraitement avec mes boucles.
« Qu'est-ce que tu aimes boire le soir en travaillant ? » demandais-je ensommeillé.
« C'est assez inattendu comme question » dit-il d'un ton absent.
« Je me demandais ça tout à l'heure. J'ignorais ce que tu préférais donc je ne t'ai rien apporté »
« Hmm d'accord. Eh bien du vin ou de l'eau. Pas de café, ça me tient éveillé »
Ses doigts glissent doucement et tendrement sur ma nuque.
« On ignore beaucoup de choses l'un sur l'autre »
« Je sais bien » répond-il d'un air malheureux.
Je me redresse pour pouvoir voir sa tête.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
Il bouge la tête comme s'il voulait se changer les idées et il pose sa main sur mon visage. Ses yeux pétillent de sérieux et d'honnêteté.
« Je t'aime Blaine Devon Anderson »
OoOoOoOoOoO
Le réveil me tire du sommeil en diffusant les infos de 6h30. Je faisais un rêve vraiment bizarre. Je ne m'en souviens pas mais je sais qu'il était bizarre. Je cesse de penser à ça car quelque chose de bien plus intéressant se trouve sous mon nez. Kurt est enroulé autour de moi. Son visage est contre ma poitrine et ses cheveux décoiffés chatouillent mon cou. Un de ses bras entoure ma taille et sa jambe gauche est passée par-dessus les miennes. Je ne peux pas bouger, je crève de chaud et il est encore endormi. Peu importe. Je caresse doucement ses cheveux. Il gigote et ouvre ses yeux sur moi en me souriant, encore ensommeillé. Il est tellement mignon.
« Coucou joli garçon » salue-t-il.
« Coucou joli garçon aussi »
Je lui adresse aussi un sourire. Il pose ses lèvres sur les miennes, se détache de moi et s'accoude sur le matelas pour me contempler.
« Tu as passé une nuit agréable ? » me questionne-t-il.
« Oui. Même si j'ai été réveillé »
Son sourire devient plus grand.
« Eh bien, j'adorerais te réveiller encore et encore si c'est pour faire ça »
« Et la tienne ? Elle était agréable ? »
« Comme toujours quand je dors avec toi Blaine »
« Pas de cauchemars ? »
« Non »
Je plisse le front et essaye une autre approche.
« Qu'est-ce qui se passe dans les cauchemars ? »
Il fronce les sourcils et sa joie disparait.
Tu as encore perdu une occasion de te taire.
« Ce sont des souvenirs de ma jeunesse d'après ce que dit le Docteur Schuester. Ils sont parfois nets ou troubles, ça dépend »
Il se tait et je le vois presque se refermer sur lui-même. Comme s'il voulait détourner mon attention, il caresse la peau de mon cou de son doigt.
« Tu cries ? Tu pleures ? »
Il me fixe avec de la curiosité dans les yeux.
« Non Blaine. Je ne pleure jamais. D'aussi loin que je m'en souvienne, je n'ai jamais pleuré »
Son visage s'obscurcit en se replongeant dans son passé. Aïe, il ne faut pas. C'est trop affreux de si bonne heure.
« Tu as des bons souvenirs de ta jeunesse ? »
Je tente du mieux que je peux de l'éloigner de cette noirceur. Il y pense un moment en caressant toujours ma peau.
« Je me souviens de ma mère qui me chantait ou aussi d'elle qui faisait la cuisine. Ça sentait bon. Elle faisait des cookies. Ensuite, il y a eu l'arrivée de Santana. Mon père avait peur que je réagisse mal auprès d'elle mais je l'ai aimé tout de suite. La première chose que j'ai dit après… hmm… c'était Santana. Je me souviens aussi de ma première leçon de piano. Lea était mon professeur. Elle était très jolie, elle avait de longs cheveux blonds »
Un petit sourire naît sur ses lèvres.
« Tu as mentionné qu'il arrivait qu'elle soit « ta vraie maman », ça voulait dire quoi ? »
Il sort de ses souvenirs heureux et me fixe comme si j'étais un gros débile.
« Eh bien parfois elle était sobre. Dans ces moments, elle était douce et elle s'occupait de moi comme une vraie maman. Elle me faisant des gâteaux, elle me bordait au lit, elle me chantait des berceuses pour m'endormir. Elle était géniale en fait. Mais hélas, ça ne durait jamais. Le monstre alcoolique revenait toujours. Heureusement que mon père était là, sinon… »
Il secoue la tête et regarde brièvement le réveil.
« Parler de ça si tôt n'est vraiment pas bon » grogne-t-il.
« Je me suis juré à moi-même d'en apprendre plus sur toi »
« Ah vraiment Blaine ? Moi qui croyais que tu voulais simplement connaitre mes préférences en matière de boissons le soir » lâche-t-il avec son sourire sexe, « ça n'a pas d'importance, il y a une façon qui marche à tous les coups si tu veux apprendre des choses sur moi »
Il balance son bassin contre moi d'un geste explicite.
« Il me semble que je sais bien des choses sur toi à ce niveau » dis-je d'un ton hautain et fier.
« Il me semble que je n'en saurais jamais assez sur toi à ce niveau » chuchote-t-il, « partager un lit avec toi à beaucoup d'avantages »
Sa voix est si tendre que je me sens fondre.
« Il ne faut pas que tu ailles te préparer ? » le questionnais-je d'une voix enrouée.
« Non j'ai le temps. La seule chose que je veux préparer c'est toi »
Son regard est plus que suggestif.
« Kurt ! » haletais-je, totalement surpris.
Il bouge rapidement sur moi afin de me plaquer au matelas. Il prend mes poignets et les place sur l'oreiller au-dessus de ma tête et il pose ses lèvres sur ma gorge.
« Oh Blainey »
Je le sens sourire contre mon cou. Des décharges électriques parcourent tout mon corps. Il retire mon pantalon.
« Qu'est-ce que j'ai envie de toi » murmure-t-il.
Et voilà comment je me fais avoir : finies les questions.
OoOoOoOoOoO
Mademoiselle Jones dépose nos petits déjeuners devant nous. Des pancakes et du bacon pour moi et des œufs pour Kurt. On est tous les deux collés et nous mangeons dans un silence détendu.
« Quand est-ce que je vais faire la connaissance de ton coach Pete ? J'aimerais rendre son travail plus compliqué tu vois ? »
Kurt me regarde et me sourit.
« Tout dépend de toi. Tu veux visiter Miami ce weekend ? Tu peux le voir de bonne heure le matin aussi. Elena regardera son emploi du temps et elle te téléphonera »
« Elena ? »
« Mon assistante personnelle »
« Oh oui. L'une de ton armée de blondes à ton service » lançais-je malicieusement.
« Elle ne m'appartient pas. Elle bosse pour moi. Toi tu m'appartiens »
« Moi aussi je bosse pour toi » répondis-je, acide.
Il se tape la tête comme s'il avait oublié et sourit.
« C'est vrai »
Son air éblouissant est communicatif.
« Tu crois que Pete voudra m'initier au kickboxing ? » proposais-je d'un ton faussement menaçant.
« Pour me défier ? » fronce-t-il les sourcils, joueur, « je t'attends Anderson »
C'est génial de le voir joyeux comme ça. C'est vraiment différent de son comportement d'hier après Sebastian. C'est déstabilisant. Tout vient de la baise. J'en suis sûr. Ça doit le calmer.
Je regarde le piano me délectant des sensations de la nuit passée.
« Tu as rouvert le couvercle ? »
« Il était abaissé pour que le son ne t'empêche pas de dormir. Visiblement ç n'a pas fonctionné mais tant mieux d'un côté »
Sa bouche s'ourle dans un sourire lubrique puis il avale ses œufs. Je rougis violemment.
J'aurais passé une nuit géniale sur ce piano.
Mademoiselle Jones s'approche de nous et me tend mon déjeuner soigneusement emballé. Je me sens mal qu'elle l'est encore préparée et je m'empourpre à nouveau.
« Pour ce midi Blaine. Un sandwich au saumon et aux avocats, ça vous va ? »
« Oh c'est super. Merci Mademoiselle Jones »
Je lui donne un petit sourire qu'elle me rend amicalement et elle s'éclipse. Je pense qu'elle veut nous laisser que tous les deux.
« Je peux te poser une question ? » demandais-je en regardant Kurt.
Son air gai s'efface.
« Evidemment »
« Tu ne pas t'énerver hein ? »
« C'est sur Sebastian ? »
« Non »
« Bien, je ne vais pas m'énerver dans ce cas »
« Enfin, j'ai une deuxième question désormais »
« Ah ? »
« Sur lui »
Il lève les yeux au ciel.
« Qu'est-ce que tu veux ? » lâche-t-il agacé.
« Pourquoi tu te mets en colère quand je te demande des trucs à son sujet ? »
« Honnêtement ? »
« Moi qui croyais que tu étais toujours franc avec moi » grondais-je.
« Je fais de mon mieux »
Je fronce les sourcils.
« Plus vaste, tu meurs »
« Je suis toujours franc avec toi Blainey. Je ne joue pas avec toi. Enfin pas comme ça » ajoute-t-il avec ses yeux subitement enflammés.
« Tu joues comment avec moi alors ? »
Il penche la tête sur son épaule et sa bouche fait une moue sexy.
« Blaine, c'est tellement facile de te changer les idées »
Je ris. C'est vrai, oublié Smythe.
« Tu me changes les idées de bien des manières Kurt »
J'admire ses beaux yeux bleus qui brillent de joie.
« J'aime plus que tout t'entendre rire Blaine. Alors cette première question ? » m'interroge-t-il calmement.
Je pense qu'il se paie ma tête. Je fais mine d'être contrarié mais ce que j'aime plus que tout mi c'est de le voir enjoué. C'est drôle. Et j'aime nos taquineries du matin. Je me mords la lèvre en réfléchissant à ma question initiale.
« C'est ça : les soumis ne venaient que les weekends ? »
« Oui » acquiesce-t-il, un peu tendu.
« Donc aucun sexe en semaine » lui souris-je.
Il explose de rire.
« Voilà le but ultime de cette question »
Il a l'air assez rassuré.
« Je ne fais pas du sport sept jours sur sept pour l'amusement »
Il se moque de moi, j'en suis certain. Mais peu importe. Je profite de mon bonheur.
« Tu sembles satisfait Blainey »
« Je le suis »
« Sois en fier. Finis ton petit-déj' »
Le maniaque du contrôle : le retour.
OoOoOoOoOoO
On est assis à l'arrière de la voiture. Joey me pose au bureau puis emmène Kurt au travail. Montgomery est assis devant.
« Ce n'est pas aujourd'hui que le frère de Sam arrive ? » me questionne Kurt sur le ton de la discussion.
« Mais oui Steve ! Ça m'était complétement sorti de la tête. Merci, j'avais oublié. Je devrais repasser à mon appartement »
Ses traits se durcissent.
« Quand ? »
« Je ne sais pas encore »
« Je ne veux pas que tu y retournes seul » refuse-t-il froidement.
« Je sais » bredouillais-je en faisant mon possible pour ne pas rouler des yeux à son air exagéré.
« Montgomery va encore me surveiller durant cette journée ? »
Je regarde l'intéressé qui rougit totalement en entendant mes mots.
« Oui » répond durement Kurt.
« Si j'avais eu le droit d'utiliser la BMW, il n'y aurait pas de soucis » marmonnais-je d'un ton grognon.
« Montgomery t'emmènera à ton appartement quand tu le voudras »
« Ok. Steve devrait me téléphoner de toute façon. Je te tiendrai au courant »
Il me scrute en silence. J'aimerais savoir ce qui se trouve dans cette jolie tête.
« Parfait. Tu ne sors pas seul ok ? En aucun cas seul » me prévient-il sérieusement.
« C'est compris mon amour »
Il sourit.
« Aussi, sers-toi seulement de ton IPhone. On parlera dessus. Mes employés n'auront pas à s'amuser sur des ordinateurs pendant des heures comme ça » raille-t-il ironiquement.
« D'accord Kurt »
Je n'en peux plus alors je lève les yeux au ciel. Il me sourit d'un air fie.
« Tu sais mon cher Blaine, ma main me chatouille encore parfois »
« Oh Kurt, ta main te chatouille H-24. Tu connais une façon de régler ce petit souci technique ? »
Il explose de rire mais son attention est détournée par son IPhone qui vibre dans sa poche. Il plisse le front en jetant un coup d'œil à l'écran.
« Quoi ? » questionne-t-il sèchement avant d'écouter la réponse de son interlocuteur.
Je le contemple discrètement alors qu'il est calme : son nez adorable légèrement retroussé, ses beaux cheveux élégamment coiffés. Je secoue la tête quand ses traits sont traversés par une lueur joueuse qui remplace l'étonnement.
« C'est une blague ?... Seulement parce que vous vous êtes engueulés ?... Il t'en a parlé quand ? »
Il rit presque faussement.
« Non, ne t'en fais pas. Pas de soucis. Tant mieux si ça peut s'expliquer finalement. La somme était trop basse c'est vrai… Oh j'en suis certain, ça ne va pas rester comme ça avec toi. Tu peux être farfelu. Je plains Thad… Au revoir »
Il met fin à l'appel et me regarde, les yeux méfiants mais aussi rassurés.
« C'était qui ? »
« Tu tiens à ce que je te réponde ? » m'interroge-t-il calmement.
Sans qu'il en dise plus, je comprends comme un grand. Je ferme les yeux avant de me détourner vers l'extérieur new-yorkais. Je suis déprimé tout à coup. Il ne va jamais le lâcher hein ?
« Hé » murmure-t-il en attrapant mon poignet et en déposant des baisers sur mes doigts.
Il suce et mord ensuite mon petit doigt. Mon bas-ventre se tord et ma respiration s'accélère. Je regarde prudemment vers Joey et Montgomery et puis vers Kurt. Son regard est bleu foncé et il me sourit de sa façon si sexy.
« Ne t'inquiète pas Blaine. Il appartient au passé »
Il embrasse mon poignet, faisant naitre des papillons dans mon ventre et des décharges électriques dans mon corps. Ma rancœur s'envole aussi.
OoOoOoOoOoO
« Bonjour Blaine » grogne Hunter tandis que je me déplace vers mon espace, « très beau costume »
Je m'empourpre. J'ai trouvé ce costume original mais simple à la fois. La couleur bleu nuit est sobre mais la matière du tissu est excentrique. Je porte des chaussures noires. Je souris en pensant aux yeux de Kurt en découvrant ma tenue mais redevient stoïque devant Hunter.
« Bonjour Hunter »
Je me dépêche de téléphoner à quelqu'un pour qu'il s'occuper de l'impression de plusieurs documents. Hunter vient me voir.
« Vous pourriez me faire un café Blaine ? »
« Oui »
Dans l'espace cuisine, il y a Sugar qui visiblement fait aussi du café.
« Coucou Blaine ! » salue-t-elle chaleureusement.
« Coucou Sugar »
On discute du weekend qu'elle a passé avec sa grande famille. Elle me raconte qu'elle a passé un bon moment. Je lui raconte à mon tour mon escapade sur le bateau avec Kurt.
« Ton copain est vraiment beau Blaine » s'exclame-t-elle.
« Il se débrouille… »
Je lui souris et nous rions tous les deux.
OoOoOoOoOoO
« Vous avez été le chercher où ce café ?! » me réprimande Hunter quand j'entre dans son bureau.
« Pardonnez-moi »
Mes joues chauffent et je plisse le front. Je n'ai pas mis plus de temps que d'habitude. Qu'est-ce qu'il a au juste ? Il a peut-être un souci.
Ce ne sont pas tes affaires Blaine !
« Non pardon Blaine. Je ne voulais pas vous agresser beauté »
Beauté ?! Non mais…
« Il y a une merde qui vient de haut dans la hiérarchie et je ne sais rien. Tenez-vous informé ok ? »
Il me sourit et j'ai presque envie de vomir. Il me met mal à l'aise. S'il savait que je suis au courant de tout…
« Vous m'en parlerez hein ? »
« Oui. Les documents sont partis à l'imprimeur. Ils seront là en début d'après-midi »
« Très bien. Prenez ça »
Il me donne un tas de feuilles.
« Faites-moi un résumé de chacun de ces textes et on fera le tri après »
« Bien »
Je me sens mieux dès que je quitte la pièce et que je reviens dans mon bureau. C'est compliqué de rester neutre dans cette situation. Il va exploser quand il saura que Kurt a racheté The New Press. Mon cœur s'accélère. Hunter va le prendre mal. Je regarde machinalement mon IPhone et sourit en voyant une notification de Kurt.
De : Kurt Hummel
Objet : Aurore
A : Blaine Anderson
J'adore me réveiller à tes cotés.
Kurt Hummel, PDG Totalement et Irrévocablement Fou Amoureux Hummel Enterprises.
De : Blaine Anderson
Objet : Crépuscule
A : Kurt Hummel
Cher Totalement et Irrévocablement Fou Amoureux,
J'adore me réveiller à tes cotés aussi.
J'adore partager un lit avec toi, une cabine d'ascenseur, un couvercle de piano, une table de billard, un bateau, un bureau, une douche, un bain, un mur avec des accessoires bizarres, un lit couvert de draps dorés, un grenier de hangars à bateaux ou même, une chambre d'adolescent.
Ton Fou et Affamé de Sexe.
De : Kurt Hummel
Objet : Table dure
A : Blaine Anderson
Cher Fou et Affamé de Sexe,
Je me suis cogné sur la table pour ne pas tomber de mon siège. C'est la première fois que ça se produit.
J'ai un respect énorme pour les hommes sensibles aux détails des environs.
Est-ce que je dois bien le prendre ? Tu es amoureux de moi ou de mon corps ?
Kurt Hummel, PDG Totalement et Irrévocablement Abasourdi Hummel Enterprises.
De : Blaine Anderson
Objet : Riant et Dure aussi
A : Kurt Hummel
Cher Totalement et Irrévocablement abasourdi,
Toujours.
Je dois travailler.
Arrête de m'embêter.
Ton Fou et Affamé de Sexe et d'amour pour toi.
De : Kurt Hummel
Objet : C'est un ordre ?
A : Blaine Anderson
Cher Fou et Affamé de Sexe,
Inutile de le préciser, tes désirs seront satisfaits.
J'aime te voir rire.
J'aime te voir dure aussi.
A plus bébé.
Kurt Hummel, PDG Totalement et Irrévocablement Fou Amoureux, Abasourdi et Séduit Hummel Enterprises.
Je laisse mon IPhone et me remets au boulot.
OoOoOoOoOoO
Aux alentours de 13 heures, Hunter me demande d'aller lui chercher à déjeuner. Je passe un coup de fil à Kurt en quittant le bureau du patron.
« Blaine » dit-il immédiatement d'une voix sensuelle et douce.
Sa voix arrive à me faire des trucs c'est dingue ça.
« Kurt, Hunter veut que j'aille lui chercher son sandwich »
« Il ne pourrais pas se lever non ? » gronde-t-il.
Je continue sans relever :
« Donc je descends lui chercher. Ce serait plus facile si je pouvais contacter Montgomery au lieu de te gêner comme ça »
« Tu ne me gênes pas mon bébé »
« Tu es seul ? »
« Non. Une dizaine de personnes me fixent, curieux de savoir à qui je parle »
« Tu blagues ? » demandais-je, horrifié.
« Non pas du tout. C'est mon petit-copain » déclare-t-il fortement.
« Je suis sûr qu'ils pensaient tous que tu mourrais puceau »
Il rit franchement.
« Oui c'est vrai »
J'entends son sourire.
« Eh bien je dois y aller maintenant »
Il doit se rendre compte que ça me met mal à l'aise de l'interrompre.
« J'ai prévenu Montgomery. Ton ami t'a appelé ? »
« Non, je t'aurais prévenu Kurt »
« D'accord. A plus bébé »
« A plus Kurt »
Je ressens toujours la même chose à ces mots. Ce n'est tellement pas maniaque du contrôle. Enfin, en y pensant, si : c'est totalement lui.
Dès que je quitte le bâtiment, Montgomery apparait à mes côtés.
« Monsieur Anderson » salue-t-il poliment.
« Montgomery »
Nous nous déplaçons vers la sandwicherie. Montgomery est tendu et froid. Je ne me sens pas aussi bien qu'avec Joey avec lui.
Alors que nous marchons, je m'autorise à penser à Sam. Il me manque tellement. Je n'ai jamais été séparé de lui aussi longtemps. J'ai besoin de me confier à lui et de lui raconter toutes les choses qui me sont arrivées pendant son absence. Je soupire. Mon meilleur ami me manque. Peut-être qu'il rentrera avec son frère. Je sais que c'est peu probable et qu'il va même surement prolonger ses vacances avec Zoé.
Je commande le sandwich et patiente avec Montgomery.
OoOoOoOoOoO
Les documents imprimés sont arrivés. Je les prends avec moi pour les donner à Hunter. Ses yeux brillent dès que j'entre dans son bureau.
Pour toi ou pour les documents ?
Les documents, je préfère ?
« Génial Blaine » lâche-t-il en les regardant distraitement, « bon travail. Vous voyez votre copain après le travail ? »
Sa bouche se crispe sur « copain »
« Oui, on habite ensemble »
Bon c'est presque vrai. On habite ensemble ces jours-ci. Et puis j'ai accepté son offre pour vivre avec lui. Donc je ne mens pas vraiment. Pourvu qu'il ne me pousse pas…
« Que penserait-il si je vous invitais à boire un verre ? Pour vous récompenser de votre travail »
Franchement… Il te couperait les couilles et te les ferait bouffer.
« Un ami arrive ce soir et nous dinons en ville avec lui »
« Oh je vois » souffle-t-il agacé, « on essayera quand je reviendrais de Miami ok ? »
Il me lance un regard lubrique et il me fixe intensément en attendant que je parle.
Je me contente de lui sourire courtoisement en me retenant de trembler.
« Vous désirez un café ou autre chose ? »
« Oui un café »
Sa voix est plus que suggestive et cette fois, un frisson de dégout me traverse. Il n'a pas l'air de vouloir lâcher l'affaire.
Je souffle en quittant son bureau. Mon ventre se tord quand il est dans le coin. Kurt avait vraiment bien vu clair et, au fond de moi, ça m'exaspère.
Je me mets derrière mon ordinateur et mon IPhone vibre. Un numéro inconnu s'affiche à l'écran.
« Blaine Anderson »
« Hey Anderson ! »
Le ton joyeux de Steve me fait sursauter.
« Steve ! Tu vas bien ? »
Je glousse de joie de l'entendre.
« Content d'arriver. J'ai hâte de m'installer à New York. Et j'ai hâte de te revoir Blainey »
« Tu verras c'est génial ! » dis-je excité, « tu es où ? »
« A l'aéroport. J'attends ma valise. Tu fais quoi ? »
« Je bosse. Ouais je gagne ma vie. Tu peux venir au bureau prendre les clés ? Je viendrais à l'appart' après le travail »
« Ok. J'arriverais dans une heure. Tu peux me donner l'adresse ? »
Je lui donne l'adresse de The New Press.
« A plus tard Steve »
« A plus » raccroche-t-il.
Je souris et écrit un message à Kurt.
De : Blaine Anderson
Objet : Une visite attendue
A : Kurt Hummel
Très cher Totalement et Irrévocablement Fou Amoureux, Abasourdi et Séduit,
Steve est là. Il vient à The New Press pour récupérer les clés. Je voudrais vérifier que tout va bien pour lui.
Est-ce que tu pourrais passer me prendre quand j'aurais terminé ? Ce serait bien de faire un détour chez moi et de, pourquoi pas, aller manger un bout toi, moi et Steve. Je peux payer si tu veux.
Ton Blaine qui est toujours Fou et Affamé de Sexe.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
De : Kurt Hummel
Objet : Repas à New-York
A : Blaine Anderson
Ok. Mais je paie. Pas question que tu invites tout le monde.
Je serais là à 18 heures.
Puis-je savoir pourquoi tu ne te sers pas de ton IPhone ?
Kurt Hummel, PDG Totalement et Irrévocablement Exaspéré Hummel Enterprises.
De : Blaine Anderson
Objet : Oh que si « boss »
A : Kurt Hummel
S'il te plait, ne sois pas grognon ou énervé.
On parle en code.
A tout à l'heure.
Blaine.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
De : Kurt Hummel
Objet : Bouclé qui rend dingue
A : Blaine Anderson
Grognon et énervé.
Tu vas voir si je suis grognon et énervé.
Pressé.
Kurt Hummel, PDG Totalement et Irrévocablement encore Exaspéré et ayant un sourire niais sans raison apparente Hummel Enterprises.
De : Blaine Anderson
Objet : Des mots encore des mots
A : Kurt Hummel
J'ai hâte de voir ça cher Kurt Hummel.
Je suis pressé aussi : D
Blaine.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
Il ne me donne pas de réponses mais je savais qu'il ne le ferait pas. Il doit rouspéter à mes signaux contraires et je souris bêtement. Je me laisse envahir par des pensées peu… prudes. Je gigote sur mon fauteuil et j'arrête.
Bosse au lieu de penser à des trucs cochons !
OoOoOoOoOoO
Une heure plus tard, la sonnerie de mon téléphone retentit. C'est Sugar.
« Un mec super sexy te demande à l'accueil. Je crois que je vais me lier un peu plus à toi Blaine. Tes connaissances ont toutes des physiques… acceptables » glousse-t-elle.
Steve ! J'attrape les clés et descends rapidement à l'accueil.
Il a les mêmes cheveux blonds que Sam, les mêmes yeux bleus pétillants et la même bouche pulpeuse. Il se lève en me voyant et me dévisage avant de parler.
« Eh ben Blainey ! »
Il plisse le front avant de me faire un câlin.
« Tu es superbe Steve » souriais-je.
« Et toi tu es… changé. Plus confiant, plus à l'aise. Tu es magnifique »
Je m'empourpre violemment.
« C'est le costume qui fait cet effet »
Sugar nous jette des coups d'œil intéressés avec un énorme sourire sur les lèvres.
« Tu as fait bon voyage ? »
« Oui c'était long »
« Tu as des nouvelles de ton frère ? »
« Oui. Zoé et lui rentrent vendredi. Ils semblent bien ensemble »
« Il me manque »
« Ca va aller » sourit-il, « il m'a dit que tu avais un copain. Ça va bien avec lui ? »
« Oui merci. On va diner en ville avec lui ce soir, ça te va ? »
« Oui c'est parfait »
Steve a l'ait très heureux. Je lui tends les clés.
« Tu sais où est l'appart' ? »
« Oui. Merci. A plus »
Il me donne une étreinte avant de s'en aller.
Je pivote et je trouve Hunter en train de me fixer avec un air neutre. Je lui souris et remonte dans mon bureau. Je sens presque ses yeux sur mon cul. Ça devient vraiment énervant. Je ne sais pas quoi faire. Zoé le saura elle. Vivement qu'elle rentre aussi. Je soupire et me remets au boulot.
OoOoOoOoOoO
Vers 18h, mon portable sonne. C'est Kurt.
« Grognon et énervé est ici »
Je glousse. Mon maniaque du contrôle est enjoué à nouveau.
« Oh ici, le fou et affamé de sexe. Tu es en bas ? »
« Oui Blaine. J'ai hâte de te voir »
Son ton est doux et calme. Mon cœur bat la chamade.
« Moi aussi Kurt. Je me dépêche »
Je mets fin à l'appel et salue Hunter avant de descendre.
La voiture m'attend devant The New Press et Kurt sort quand il me voit. Il est tellement beau. Mon cœur rate un battement. Comment cet homme magnifique peut être à moi ? Mon sourire niais est le reflet du sien.
Aujourd'hui, il a été un petit ami aimant, amusant et tendre. Il est si mignon, compliqué et surtout amoureux de moi. Et moi de lui. Mon amour pour lui explose dans mon cœur.
« Tu es toujours aussi parfait Blainey »
Il me plaque contre lui et pose fortement sa bouche sur la mienne.
« Toi aussi Kurt »
« Allez partons voir cet ami »
Je monte dans la voiture après qu'il m'ait tenu la portière ouverte.
Alors que Joey nous emmène chez moi, Kurt me parle de sa journée. Je l'admire avec amour alors qu'il me parle des progrès des expériences de la New York University. Il a l'air à fond dans ce projet. J'aime le voir ainsi. Notre vie ressemblera peut être à ça : des bons jours, des plus mauvais. Mais les bons éclipsent largement les mauvais.
« Tiens c'est l'emploi du temps de Pete » dit-il en me donnant un papier.
Ah oui, c'est vrai.
Joey arrête la voiture devant mon bâtiment. Kurt prend son portable et le colle à son oreille.
« Hummel. Oh Pierce, il y a un problème ? »
Il fronce les sourcils. Ce doit être une conversation d'affaires.
« Je vais voir Steve. J'en ai pour cinq minutes » mimais-je sur ma main.
Il acquiesce. Joey vient m'ouvrir la portière. Je lui souris et le remercie.
J'actionne l'interphone et dit d'un ton enthousiaste :
« Hey Steve, c'est moi. Tu peux ouvrir ? »
La porte cliquète et s'ouvre. Je monte à l'appartement. Je n'y ai pas mis les pieds depuis samedi quand même. Ça semble à des années-lumière.
Steve a laissé la porte entrebâillée. Je pénètre dans mon salon et, comme par instinct, tous mes membres se paralysent.
Je prends quelques secondes pour comprendre que la forme pâle et sombre qui est debout dans ma cuisine est Elliott. Il braque un pistolet sur moi et me jauge, une lueur folle dans ses yeux bleus troublés.
Et voilà pour ce chapitre !
J'espère qu'il vous aura plus, n'hésitez pas à me donner votre avis dans une review :) elles me font toujours plaisir et me pousse à continuer cette fiction :)
A la semaine prochaine mes chéris !
Gros bisous
Votre humble et dévouée Cindy :)
