Coucou tout le monde !
J'espère que vous allez tous bien et que votre semaine a été :)
Merci à la personne qui a ajouté Nuances à ses favoris !
Merci à Claire, Clara, uneklaineuuuuuse, Anna, CeliaCom7, Marion, Klaineuse, annie53, Claire, Laurine, Anne-So, justmoi59, Zoé, Sara, SwiftCriss pour vos reviews.
Maloke : ouais je sais mais j'aime assez le torturer ;) tu verras si tu as ce que tu veux dans ce chapitre ma Claire, en espérant que ton petit cœur soit plus heureux cette fois :D
Clara00 : non, non je ne me suis pas trompé. J'ai écrit « 3 jours » pour faire dire à Blaine qu'ils ne se connaissaient vraiment pas depuis longtemps. Ils connaissent depuis à peine deux mois et Kurt lui fait sa demande. C'était juste pour ça. J'aurais pu écrire « on s'est rencontré depuis genre cinq minutes » tu comprends ? Oh merci tu es aussi super Clara :) bisous
uneklaineuuuuuse : oui je sais que c'est morbide mais j'aime bien torturer mes personnages, tu as remarqué ? Je crois que c'est la première fois qu'on me dit que j'ai fait (presque) vomir quelqu'un. Je ne sais pas si je dois être dégoûtée ou fière. Merci, je n'écouterais pas les personnes qui ne savent pas aligner deux mots ;) ta review a été coupée. Je me disais bien que seulement deux PS c'était peu pour toi ;)
AnnaKlaineuse : Blaine = drama queen ? OUI ! Il est plutôt émotif je dirais ;) le truc de Sebastian viendra plus tard. J'ai conscience que ça doit être étrange pour plus d'un :) Wow c'est assez étonnant comme mot. Alors caca à toi aussi Anna :D
CeliaCom7 : oh je suis désolée. J'espère que ça va quand même... Oui il est moins difficile celui là je pense.
IheartIns : coucou ! Je ne sais pas quoi te dire à part que Blaine réagit comme Blaine ^^ faut pas chercher plus loin en fait :D
Klaineuse : walala soeureupine ! C'est peut être pour ça que tu le trouves différent. C'est le premier chapitre où Kurt est réellement vulnérable et ouvert à Blaine Oui tu as raison Kurt est plutôt vraiment maladroit avec Blaine mais je trouve ça mignon. C'est comme un enfant qui essaye de bien faire pour qu'on soit fier de lui tu vois :') Oui leur amour trop grand les fait disjoncter sérieusement (Je viens de passer environ trente secondes à écrire disjoncter :'D je devais te préciser cette information de haute importance :'D) Oui que Kurt accepte que Blaine le touche en terrain miné c'est énorme pour lui. Il n'y a que toi qui semble avoir réalisé ça :') La demande en mariage est aussi une grande avancée. Que Kurt en soit l'instigateur en plus est important. Ça veut dire qu'il est prêt à vivre avec Blaine pour le reste de sa vie... Non je ne me suis pas trompée. C'était fait exprès le « on se connait depuis genre trois jours » c'est pour que Blaine fasse comprendre qu'il se connaisse depuis vraiment peu de temps. J'aurais pu remplacer trois jours par cinq minutes tu comprends ? Blaine veut juste lui montrer que sa demande est un peu précipitée. L'histoire avance. Beaucoup m'ont reprochés que j'allais trop lentement mais c'est mon rythme. Je préfère aller lentement et ne pas bâcler les chapitres. Enfin bref... KLISS SUPERMEGAFOXYAWESOMEHOT OH MY GAGA :O c'était génial. J'ai fangirlé pendant une bonne heure après le Kliss ! KLAINE IS BACK OH YEEEEEEAHH. I LOVE SUE ! Merci ma soeureupine, ça me touche énormément ce que tu me dis chaque semaine * cœur * j'attends avec impatience ta réponse ma soeureupine keupine d'amour que j'aime de tout mon cœur rempli de Kluimauve et de Darren:'D * coeurbisoucalincoeurcoeur *
annie53 : non ne sois pas triste. La suite est là :D
Clairegleek78 : mais non, ne t'en fais pas ! Oh non, faut pas pleurer :'( c'est vrai que Blaine passe plus de temps à envoyer des messages plutôt qu'à travailler :D Oui, il s'attache à lui et tient sincèrement à lui. Être étouffant et collant est la seule manière qu'il connaît pour montrer ses sentiments. Oui s'il part il va s'effondrer. Tu vas voir ce qui va se passer du coup ^^ Merci beaucoup !
darecrisp : hey ! Ne t'inquiète pas, c'est cool que tu prennes le temps de le faire déjà :D OH c'est tellement gentil ce que tu dis :') Je dois t'avouer que quand j'ai vu ta review et quand j'ai que c'était toi, j'ai sauté de joie. Je veux dire ta fic est putain de géniale alors c'est en quelque sorte un honneur d'avoir ton attention :') Enfin bref, je suis vraiment contente :D Bisous Laurine :)
HOP3SO : c'est vraiment gentil Chumichou. Je suis contente qu'il t'ait plu. Envoie le moi quand il sera écrit, j'essayerai de trouver un moment pour le corriger. Ne t'inquiète pas, prends ton temps :')
justmoi59 : c'est le moins qu'on puisse dire oui ;)
Tsuchito : pourquoi Agrafeuse ? Oh mon Dieu, j'ai vomi. Pourquoi tu m'as remis cette image en tête ?! Quand il l'appelle comme ça, Blaine il est genre 'A l'aide ! Donnez moi une corde' MON PRECIIIIIIEUX :'D CA VEUT DIRE QUOI GPLTMJVAC ? DIS-MOI !
Licorne-Klaine : merci c'est adorable.
SwiftCriss : en effet, voilà la suite :D
/!\ Présence de lemon /!\
Sur ce, bon chapitre mes amours !
ENJOY !
Chapitre 41
« Hé » dit tendrement Kurt en me serrant contre lui, « s'il te plaît, ne pleure pas Blainey, s'il te plaît »
On est assis sur le carrelage de la salle de bains. Kurt par terre et moi sur Kurt. J'ai enroulé mes bras autour de son torse et je pleure à chaudes larmes dans son cou. Il passe doucement ses doigts dans mes boucles, le long de mon dos et chuchote dans mon crâne.
« Pardonne-moi bébé »
Je sanglote encore plus fort en accentuant l'étau de mes bras autour de lui. On ne bouge pas de cette position pendant ce qui pourrait être des heures.
Au bout d'un moment, plus aucune larme ne coule. Kurt se met maladroitement debout en me portant et il m'emmène dans sa chambre. Il me pose sur le matelas. Il se couche à mes côtés quasi-immédiatement. La pièce est plongée dans le noir. Il me serre contre lui très fort et finalement, le sommeil m'emporte pour une nuit peu tranquille.
OoOoOoOoOoO
J'ouvre brusquement les yeux. Mon esprit est embrumé et je crève de chaud. Kurt est emmêlé d'une façon complexe avec mon corps. Il grogne en dormant alors que je me libère de ses bras et de ses jambes mais il n'ouvre pas les yeux. Je me mets en position assise sur le bord du lit et regarde l'heure qu'il est : 3 heures. Je dois aller prendre un antidouleur et boire un coup. Je sors du lit et pars vers la cuisine.
Je prends une bouteille de jus de fruits dans le frigo et remplis un verre avec. La fraîcheur du liquide me fait du bien me fait du bien et soulage ma bouche pâteuse. Je cherche des cachets dans les placards et finit par trouver une boîte de comprimés d'antidouleurs. J'en avale deux et reprends un autre verre de jus de fruits.
Je me déplace ensuite vers l'immense fenêtre qui donne une vue géniale sur New York. La ville qui ne dort jamais. C'est tellement vrai. Des lumières brillent partout et la vie grouille en bas du donjon ou cocon de Kurt.
J'appuie ma tête contre le verre de la baie vitrée et soupire au bien-être que ça me procure. Mon cerveau tourne à mille à l'heure après toutes les choses que j'ai apprises hier. Je me retourne et m'assois par terre contre la grande vitre. Le grand salon est plongé dans le noir et me fait penser à une grotte sans fond. Le seul éclairage qu'il y a vient des petites suspensions de la cuisine.
Est-ce que je serais capable de m'installer ici et d'épouser Kurt ? En connaissant les détails de son passé ? En me rappelant toutes les choses qui sont arrivées ici ?
Mariage. C'est quasiment surréaliste tellement que c'est tombé abruptement sur moi. En même temps, tout est comme ça avec Kurt. Je ne peux m'empêcher mes lèvres de se tordre dans un sourire sarcastique. Kurt Hummel, l'homme imprévisible possédant toutes les nuances de folies inimaginables.
Je perds mon sourire. Il a été violé. C'est pour ça qu'il m'a choisi moi. C'est pour ça qu'il nous a tous choisi. Cette pensée me retourne le ventre et bloque ma respiration.
Putain mais comment je suis censé passer outre ces révélations désormais ?
Je comprends pourquoi il se gardait de me les raconter. Il y avait le passé et l'accident de sa mère et maintenant… ça. A nouveau, je me dis que ce serait peut-être bénéfique que je parle au Docteur Schuester. Je ne sais pas si Kurt serait d'accord. Je suis certain que ça pourrait m'aider. Que ça pourrait nous aider.
Je bouge la tête. Je suis absolument à plat. Le calme et la pénombre de cet endroit ainsi que l'ambiance me font du bien. Je regarde un des tableaux accrochés non loin de moi. Je me demande combien il coûte. Est-ce que je pourrais m'installer ici ? Je clos les paupières, laisse mon crâne reposer contre la baie vitrée et me force à respirer régulièrement.
Cette sérénité est dérangée par un hurlement aigu et sauvage qui me fait profondément frissonner. Kurt ! Putain qu'est-ce qu'il a ? Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine. Je cours le plus rapidement possible dans la chambre pour voir ce qu'il se passe.
J'actionne le bouton et la lumière pâle arrive. Kurt bouge dans tous les sens en souffrant comme s'il tentait d'échapper à quelqu'un. Il crie une nouvelle fois et ce son me retourne totalement.
Putain il fait un cauchemar.
« Kurt ! »
Je m'incline vers lui, le prends par les épaules et le secoue pour qu'il s'éveille. Ses paupières se soulèvent et son regard est perdu et affolé. Il regarde partout autour de lui avant qu'il ne s'arrête sur moi.
« Tu es parti. Tu es parti. Tu m'as sûrement quitté » grogne-t-il dans un reproche, les yeux écarquillés.
Il semble tellement déboussolé. Mon ventre se tord. Mon maniaque du contrôle…
« Je suis là » chuchotais-je tendrement en prenant place près de lui, « je suis là »
J'essaye de le calmer comme je peux et je caresse son visage de mes doigts.
« Tu n'étais plus là » murmure-t-il immédiatement.
Ses yeux sont toujours pleins d'angoisse mais il parait un peu plus apaisé.
« J'avais soif. Je suis parti à la cuisine »
Ses yeux se referment et il passe ses poings dessus. Il les rouvre et ils sont emplis de tristesse.
« Merci Seigneur tu es là »
Il attrape mon poignet, le serre presque douloureusement et me tire sur le matelas.
« J'étais juste à la cuisine »
Sa peur est tellement profonde et forte. Elle est plus que palpable. Il transpire à grosses gouttes et je sens les battements rapides et irréguliers de son cœur contre mon torse alors qu'il me plaque à lui. Il me détaille attentivement comme s'il ne croyait pas en ma présence. Je passe tendrement mes doigts dans ses cheveux et sur son visage.
« Kurt, s'il te plaît, calme-toi. Je suis là, je ne bouge pas »
« Mon Blainey » lâche-t-il, essoufflé.
Il encadre ma tête de ses mains pour que je reste immobile et ses lèvres trouvent les miennes. L'envie prend le dessus et mon être réagit tout seul. Chaque courbe de mon corps va parfaitement avec le sien. Sa bouche glisse sur mon cou, sur ma mâchoire puis revient sur mes lèvres, ses dents les mordillant avec douceur. Ses doigts parcourent mes jambes avant de passer sous le haut que je porte. Il me touche, inspectant chaque parcelle de ma peau frissonnante. A chaque fois, une vague de tremblements et de décharges électriques parcourt mon corps à ses caresses. Un gémissement passe mes lèvres alors que ses doigts pincent et tirent mon téton gauche.
« Je te veux » chuchote-t-il.
« Je suis là. Avec toi. Rien qu'avec toi Kurt »
Un son guttural meure sur ma bouche alors qu'il m'embrasse langoureusement, avec une passion et un abandon encore inédits jusqu'à maintenant. Je m'empare de l'ourlet de son tee-shirt et le monte sur son torse. Il s'écarte légèrement de moi, le vire rapidement et fait de même avec le mien.
Son regard est sérieux, plein d'envie et de révélations brusquement découvertes. Il replace ses paumes contre mes joues et repose ses lèvres sur les miennes. Je l'entraîne avec moi sur le matelas. Son corps recouvre à moitié le mien alors qu'un de ses genoux est entre mes jambes. Je sens son sexe tendu sous le fin tissu de son boxer contre l'os de mon bassin. Il me veut. Cependant les secrets qu'il m'a révélé sur son harceleur du lycée reviennent à cet instant précis et me tourmentent. J'aurais pris une douche froide et j'aurais eu la même sensation que maintenant. Putain c'est impossible. C'est trop tôt.
« Kurt s'il te plaît. Je n'y arrive pas » chuchotais-je contre ses lèvres en tentant d'éloigner son corps.
« Qu'est-ce qui se passe ? » murmure-t-il.
Sa bouche se dirige vers ma gorge alors que sa langue laisse une trace humide de son passage sur ma peau sensible.
« Non je t'en prie. C'est impossible c'est trop tôt. Je dois prendre du recul. Je t'en prie »
« Blainey, ne te prends pas la tête comme ça »
Il fait courir ses dents à la base de mon oreille.
« Oh ! »
Je suis haletant. Mon entrejambe réagit tout de suite à ce titillement. Spontanément mon bassin se balance contre le sien. Sans même y avoir pensé.
« Je n'ai pas changé Blainey. Je t'aime et j'ai envie de toi. Caresse-moi s'il te plaît »
Son nez touche doucement ma joue. Sa douce demande est honnête. Ça me bouleverse et je succombe.
Le caresser alors qu'il va me faire l'amour. C'est… Wow.
Il s'écarte un peu pour pouvoir m'admirer. Avec le peu de lumière qu'il y a dans la chambre, je vois qu'il attend ma réaction. Je l'ai envoûté.
J'avance ma paume et la plaque timidement entre ses deux pecs. Sa respiration devient difficile et ses yeux se ferment sous la souffrance mais je ne me retire pas cette fois. Je la déplace jusqu'à ses clavicules et perçoit sa chair de poule. Il grogne. Je le serre contre moi et le maintiens en place en appuyant mes deux mains dans son dos dans une zone minée.
Il gémit. Un son étouffé qui allume toutes les cellules de mon corps. Il niche sa tête dans mon cou, dépose des baisers, suce et me mord. Sa bouche remonte finalement vers la mienne et sa langue rencontre la mienne et toutes deux réalisent un ballet sensuel bien connu. Ses doigts me caressent à nouveau. Sa bouche s'éloigne de la mienne et part lentement vers mes tétons. Chaque parcelle de ma peau est adorée à son passage. Mes paumes sont toujours sur son dos et je me délecte du mouvement de ses muscles fins mais forts sous mes doigts. Son corps est encore recouvert de sueur. Ses dents prennent mon téton et l'excitent jusqu'à ce qu'il soit dur d'excitation. Je le griffe doucement au passage. Il halète et lâche un nouveau gémissement étouffé.
« Putain Blaine ! » souffle-t-il.
C'est un hurlement grogné. Mon cœur se serre mais mon bas-ventre se tord et mon sexe se contracte. J'ai ce pouvoir sur lui. Je respire difficilement. Nos respirations sont à peu près identiques en fait.
Ses doigts se dirigent en bas toujours plus bas. Ils passent sur mon ventre tendu puis sur mon érection. Il l'effleure à peine avant de se diriger vers mon entrée. Il la touche et la pénètre quasi-immédiatement. Je crie alors qu'il m'étire lentement. Je jette mes hanches vers lui pour avoir plus de contact.
« B-Blaine » halète-t-il.
Il se retire brusquement et se met à genoux. Il retire son sous-vêtement et s'incline vers la table de nuit pour chercher une capote qu'il me donne.
« Tu es d'accord ? Tu peux dire non tu sais. Tu pourras toujours dire non » chuchote-t-il.
« Ne me laisse pas penser Kurt. Je te veux aussi »
Je craque l'emballage grâce à mes dents alors qu'il se déplace entre mes cuisses. D'un geste maladroit, je déroule le préservatif sur son membre.
« Va doucement » souffle-t-il, « je ne pourrais rien faire si tu vas trop fort Blaine »
Je peux le rendre dingue simplement en effectuant un geste si simple en apparence. Il s'allonge sur mon corps. A cet instant, toutes mes interrogations sont rangées dans une boite poussiéreuse poussée dans un coin sombre de ma tête. Cet homme, mon homme, mon maniaque du contrôle me fait perdre pied. Tout à coup, il me prend dans ses bras et me retourne de sorte à ce que je sois à califourchon sur lui.
« Tu contrôles » chuchote-t-il, le regard pétillant d'un sentiment primal.
Putain. Doucement, tout doucement, je m'assois sur lui. Il lance sa tête dans le coussin et gémit, les paupières fermement closes. Je prends ses doigts et débute les mouvements, le prenant totalement, profitant de l'effet que j'ai sur lui alors qu'il tombe en petits morceaux sous moi.
Je me sens surpuissant. Je m'incline et mordille sa mâchoire en me délectant de son gout et de sa repousse de barbe piquante. Il encercle mon bassin et calme avec facilité mes va-et-vient.
« Je t'en prie Blaine, caresse-moi »
Je m'appuie sur lui et plaque mes deux mains sur sa poitrine. Il hurle. C'est quasiment une plainte. Il entre en moi fort et le plus loin possible.
« Oh ! »
Je crie en bougeant lentement mes doigts sur son torse. Il inspire profondément et gigote si fort que je suis à nouveau collé au matelas.
« Arrête. Je t'en prie arrête »
Il m'implore et ça vient de son âme.
Je prends ses joues entre mes mains mais elles sont humides de larmes. Je le serre contre moi et pose mes lèvres contre les siennes alors que mes doigts migrent sur ses épaules.
Un son profond sort de sa bouche. Il bouge toujours en moi. Il me pousse encore et encore au bord du gouffre mais je ne peux pas atteindre l'orgasme. Mon esprit est occupé par trop de soucis. Je pense trop à lui.
« Laisse-toi aller Blaine » insiste-t-il.
« Non »
« Fais-le » grogne-t-il.
Il bouge en faisant des cercles et frappe ma prostate plusieurs fois.
« Vas-y bébé, je te veux tout entier. Abandonne-toi à moi »
Et je tombe. Mon désir relié au sien. Je le serre contre moi de toutes mes forces en atteignant l'orgasme en de longs jets puissants. Il hurle mon prénom en se déversant en moi. Son sexe pulse en moi et il tombe de tout son poids sur mon corps.
OoOoOoOoOoO
Je câline Kurt, son visage posé sur mon torse. On est tous les deux allongés et on redescend tranquillement de notre nuage post-orgasmique. Je glisse distraitement mes mains dans ses cheveux alors que son souffle redevient régulier.
« Ne m'abandonne pas » murmure-t-il.
Je lève les yeux au ciel pensant qu'il ne le saurait pas.
« Je sais que tu viens de le faire » chuchote-t-il.
Je sens de l'amusement dans son ton ?
« Tu me connais trop bien »
« Pas assez selon moi »
« Je sais. Je pense la même chose pour toi Kurt. C'était quoi ton cauchemar cette fois ? »
« C'est souvent le même »
« Parle-moi »
Il avale sa salive, se tend et lâche un long, très long souffle.
« J'ai à peu près quinze ans et il est très énervé contre moi. Il crie beaucoup, vraiment beaucoup. Il me pousse et fait éclater sa colère par des coups de pieds »
Il se tait et un tremblement passe le long de mon échine.
« La douleur est affreuse. Je m'en souviens exactement. Les cauchemars viennent de là. La souffrance et le fait que plusieurs personnes savaient ce qui se passait mais qu'aucune n'a rien fait pour l'arrêter »
C'est horrible. C'est intenable. Je le serre plus fort contre moi, créant un cocon protecteur avec mes bras et mes jambes et en m'efforçant de garder espoir. Qui peut faire ça à un gosse de quinze ans ? Il lève le visage vers moi et verrouille ses yeux bleus profonds aux miens.
« Tu n'es pas le même monstre que lui. S'il te plaît, ne pense pas un truc pareil »
Je le regarde fixement. Il replace sa joue contre mon torse. Je ne m'attends pas qu'il continue pourtant il le fait.
« Des fois, dans les cauchemars, il continue encore et encore jusqu'à ce que les battements de mon cœur s'arrête presque. Je suis couché par terre et j'ai peur. Je suis mort de peur. Je pense que tout est fini mais il revient. Il me dit que je suis dégueulasse et que je suis un pédé et il me met des coups de pieds dans les côtes »
« C'est la raison pour laquelle tu ne supportes pas d'être touché ? »
Il resserre son étreinte et soupire.
« C'est plus profond que ça » chuchote-t-il.
Il effleure ma peau du bout de son nez et respire mon odeur comme pour se rassurer. Je le pousse quand même.
« Parle-moi »
Il souffle.
« Il me haïssait viscéralement. Moi encore plus. A chaque fois qu'il me touchait ou me parlait c'était douloureux. C'est à partir de ça. Schuester est meilleur que moi là-dessus »
« Je pourrais rencontrer Schuester à nouveau ? »
Il lève les yeux vers mon visage.
« Toi aussi tu caches des nuances de folie ? »
« Les tiennes me coulent dessus. Au sens propre comme au figuré. J'aime ça »
Je le défie du regard et appuie mes propos en frottant mes hanches contre les siennes. Il sourit.
« Oui Blainey. J'aime ça aussi »
Il s'incline et pose sa bouche sur la mienne puis il me contemple.
« Tu comptes plus que tout pour moi Blaine. Je le pensais quand je t'ai demandé de m'épouser. On pourrait en apprendre plus sur l'autre. Je peux te protéger. Tu peux me protéger. On pourra avoir des enfants si tu veux. Je décrocherais la Lune pour toi Blaine. Je te désire tout entier pour l'éternité. S'il te plaît, réfléchis-y »
« J'y réfléchirais Kurt. Sérieusement.
Je le conforte à nouveau, un peu troublé. Avoir des enfants ? Oh mon Dieu.
« Je voudrais tout de même discuter avec le Docteur Schuester. Si ça ne te gêne pas bien sur »
« Oui évidemment bébé. Quand ? »
« Au plus vite ce serait bien »
« Ok. Je l'appellerais demain matin pour savoir » lâche-t-il en se relevant un peu vers le réveil, « on devrait dormir. Il est tard »
Il bouge pour éteindre la lumière et me colle contre lui. Je tourne la tête pour voir l'heure : 3H45. Et merde.
Il enroule ses bras autour de ma taille, sa poitrine plaquée à mon dos et il niche son nez dans mes boucles.
« Je t'aime Blaine Devon Anderson. Je veux passer ma vie avec toi » chuchote-t-il en passant ses lèvres sur ma nuque, « endors-toi mon cœur »
Je me laisse emporter par le sommeil.
OoOoOoOoOoO
Sans le vouloir vraiment, j'ouvre les yeux encore alourdis de sommeil. La lueur éclatante envahit la chambre. Je gémis de douleur. Mon esprit est dans le brouillard, je ne sens presque pas mon corps et Kurt m'a emprisonné de ses membres. Bien sûr, je meurs de chaud. Je pense qu'il est 5 heures du matin à peu près. Je n'ai pas encore entendu le réveil. Je glisse lentement pour échapper à sa chaleur en gardant tout de même ses bras autour de moi. Il dit quelque chose que je ne comprends pas. Je regarde vite fait le réveil : 8h45.
Putain je vais être à la bourre ! Je saute hors du lit et cours presque dans la salle de bains. Je me lave rapidement en moins de quatre minutes. Kurt est désormais assis sur le matelas et me regarde avec malice mais aussi méfiance alors que je me sèche et que je choisis mes vêtements. Peut-être a-t-il peur que j'ai une réaction retardée à cause de ses secrets révélés. Mais là, dans l'immédiat, je suis en retard.
Je me regarde vite fait dans le miroir. Jean noir. Chemise noire. Pas de nœud papillon. Mais ça ira, je n'ai pas le temps de changer quoi que ce soit. Je sais pertinemment qu'il observe chacun de mes gestes d'où il est et c'est assez gênant. Je vérifie une dernière fois ma tenue. Ça fera l'affaire.
« Tu es magnifique » susurre-t-il toujours sur le lit, « tu sais tu peux téléphoner à ton travail et leur dire que tu as la grippe »
Il me donne un sourire en coin éblouissant. Un de ces sourires qui pourrait m'exciter en un clin d'œil. Il est vraiment trop sexy…
Le diable sous un beau costume.
« Eh bien non Kurt ce n'est pas possible. Tout le monde n'est pas une PDG maître de l'univers au sourire bien trop sexy qui peut entrer et sortir du bureau comme bon lui semble »
« J'adore entrer et sortir comme bon me semble »
Il refait son sourire en coin. Il s'étend sur toutes ses lèvres pour une expression vraiment, vraiment séduisante.
« Kurt ! » criais-je en lui balançant ma serviette dessus.
Il explose de rire.
« Sourire bien trop sexy n'est-ce pas ? »
« Exactement. Tu sais le pouvoir que ça a sur moi »
Je place ma montre à mon poignet.
« Oh vraiment ? » demande-t-il d'un air naïf.
« Oui vraiment. Le pouvoir que tu as sur à peu près tous les gens. C'est presque désolant de les voir tomber à tes pieds »
« Hmm, hmm »
Il arque un sourcil, de plus en plus joueur.
« Arrête avec ton air naïf Hummel ! C'est tellement décalé sur toi »
J'arrange à la va-vite mes cheveux et mets mes mocassins noirs. Bon au moins, je suis prêt.
Je m'avance pour l'embrasser. Il prend mes poignets et me tire sur le matelas. Dieu, il est superbe. Son regard brille d'amusement. Ses cheveux sont ébouriffés dans tous les sens et pour compléter le tout, son énorme sourire. Il est taquin ce matin.
Je n'ai pas assez dormi et je suis toujours embêté par les détails qu'il m'a révélés hier. Mais lui, il a l'air reposé et putain d'attirant. Il est vraiment agaçant ce maniaque.
« Comment je peux réussir à t'empêcher de partir ? » ronronne-t-il.
Ma respiration se bloque alors que mon cœur bat la chamade. Il est la luxure personnifiée.
« Tu ne peux pas » déclarais-je en essayant de me lever, « je dois aller travailler »
Il me lâche en fronçant les sourcils. Je caresse sa bouche tordue du bout de mon index. Oh mon maniaque du contrôle. Je suis fou amoureux de lui, même s'il possède toutes les nuances de folie et de perversité possibles. Je ne sais pas encore ce que je dois faire ou dire par rapport aux révélations d'hier. Je verrais ça plus tard.
Je me lève un peu plus et pose mes lèvres sur les siennes. Il me rend mon baiser dans un passionné et doux. Il me repousse. Je suis haletant et pantelant sur mes jambes.
« Joey va te déposer. Ce sera plus rapide que de sortir ta voiture et de trouver une place de parking. Il est en bas » me dit doucement Kurt, visiblement rassurée.
Avait-il peur que je réagisse mal au réveil ? Peut-être a-t-il finalement saisi que je n'allais pas partir en hurlant et en courant.
« Ok. Merci »
Je suis un peu contrarié de ne pas savoir une nouvelle fois ses pensées sous cet air soulagé et de ne pas pouvoir prendre ma BM pour aller bosser. Enfin, il marque un point : ce sera plus rapide avec Joey.
« J'espère que ta matinée à te tourner les pouces sera agréable. J'aurais aimé en profiter avec toi mais le boss du boss de mon boss pourrait s'énerver s'il savait que je restais à la maison pour quelques parties de jambes en l'air »
Je prends ma sacoche.
« Si tu veux mon avis Blaine, je pense qu'il n'y verrais aucun inconvénient. Je suis même sûr qu'il te pousserait à rester chez toi »
« Pourquoi tu te prélasses ce matin ? Ça ne fait pas très PDG super puissant ça »
Il se rallonge avec un sourire fier.
« Eh bien parce que j'en ai les moyens mon cher Blaine »
Je soupire.
« A plus bébé » soufflais-je avant de partir.
OoOoOoOoOoO
Joey est devant le Phénix. En un regard, il comprend que je suis à la bourre. Il roule à toute vitesse dans New York. On arrive à 9h15. Je souffle, rassuré d'être arrivé à bon port et d'être en un morceau. Je lui suis reconnaissant aussi car je ne suis en retard que de quinze minutes.
« Merci Joey » lâchais-je, le cœur battant.
Kurt m'a un jour dit qu'il était un ancien militaire.
Tu penses qu'il faisait des courses de tanks ?
« Blaine » dit-il dans un mouvement de tête poli.
Je me dépêche d'entrer dans le bâtiment. Je me fais la remarque que Joey a utilisé « Blaine » et non « Monsieur Anderson » comme d'habitude. Je souris à cette pensée.
Sugar me salue gaiement et je me dépêche de grimper jusqu'à mon bureau.
« Blaine ! » m'interpelle Hunter, « venez ici ! »
Aïe, aïe, aïe.
« Vous n'avez pas de montres ou d'horloges chez vous ? » m'accuse-t-il.
« Pardonnez-moi. Panne d'oreiller »
Je sens mes joues chauffer.
« Ça passe cette fois mais c'est la dernière. Allez me chercher un café. Vous devez rédiger quelques courriers après. Allez au boulot ! » hurle-t-il en me faisant peur.
Pourquoi il s'énerve comme ça ? Je n'ai pas commis un crime quand même. Je me dépêche d'aller dans le coin cuisine pour lui faire son café. J'aurais mieux fait de rester au lit. Au lit avec Kurt en train de faire des trucs pervers. Ou de manger notre petit-déj'. Ou de parler.
Hunter ne lève même pas les yeux vers moi quand j'entre dans son bureau avec sa tasse de café. Il me jette presque un épais feuillet dessus où figure une écriture en pattes de mouches.
« Recopiez ça sur l'ordinateur. Rapportez-le moi pour que je le signe et faites le parvenir à toutes les personnes sur cette liste »
« Bien Hunter »
Il ne me regarde pas quand je pars. Merde il est fou de rage.
Je soupire en m'asseyant dans mon bureau et avale un peu de mon café avant d'allumer mon ordinateur. J'ouvre ma boite mail.
De : Kurt Hummel
Objet : Manque de toi
A : Blaine Anderson
Je t'en prie, sers-toi de ton IPhone.
Je t'aime.
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
De : Blaine Anderson
Objet : Soft pour l'instant
A : Kurt Hummel
Mon boss est en colère.
Ne te sens-tu pas coupable de m'avoir tenu éveillé si tard avec tes… habitudes ?
Tu devrais t'en vouloir !
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
De : Kurt Hummel
Objet : Habitudes ?
A : Blaine Anderson
Tu n'as pas à bosser Blaine.
Je ne sais pas si tu sais mais mes habitudes me donnent la nausée.
J'apprécie te tenir éveillé si tard )
Je t'en prie, utilise ton IPhone.
Et s'il te plaît, épouse-moi.
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
De : Blaine Anderson
Objet : Argent pour vivre
A : Kurt Hummel
Tu as un penchant pour la traque. Je le conçois. Mais stop.
Je devrais discuter à ton psy.
Je répondrais à ta demande après ça.
Et puis vivre dans le péché ne me gêne absolument pas.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
De : Kurt Hummel
Objet : IPHONE
A : Blaine Anderson
Blaine, quand tu mentionnes le Docteur Schuester, UTILISE TON IPHONE !
C'est un ordre.
Kurt Hummel, PDG désormais Exaspéré de Hummel Enterprises.
Putain, il est aussi énervé contre moi. Et puis, qu'il boude dans son coin, ça m'est égal. Je prends mon IPhone dans ma sacoche et le fixe comme s'il avait toutes les réponses à mes interrogations. Il vibre dans ma main. Je regarde l'écran et un long message de Sam s'affiche
Coucou Blainey !
Je prends un peu de temps pour t'écrire parce que je me fais pas mal de soucis pour toi et aussi parce que tu me manques vraiment trop.
J'espère que tout va bien pour toi à New York. Je sais que tu es toujours avec Kurt (Steve me l'a dit). J'espère qu'il prend soin de toi et qu'il ne te fait pas de mal. Sinon tu sais ce que je lui réserve.
Tu me manques énormément Blainey. J'aimerais que tu sois ici avec nous. Tout serait bien plus joyeux avec toi.
Sinon j'essayerais de te recontacter parce que ton Kurt m'a acheté tous les portraits de toi et il faudrait que je sache quand je pourrais lui faire parvenir. L'expo prend fin jeudi donc je te rappellerais d'ici là.
Donne-moi vite de tes nouvelles.
Tu me manques. Zoé et moi nous te faisons pleins de bisous.
A très vite Blainey.
Je pourrais pleurer là, tout de suite. Je n'ai pas revu Sam depuis son expo. Il me manque tellement aussi. Je secoue la tête pour ne pas laisser l'émotion m'envahir.
Je ne sais pas quand il rentre. Il ne l'a pas mentionné.
« Blaine ! »
Hunter me sort tout à coup de mes pensées. Il est encore énervé.
« Et cette lettre alors ? »
« Je… Je la termine »
Putain mais qu'est-ce qu'il a aujourd'hui ?
Je recopie rapidement le document, l'imprime et l'emmène d'un pas tendu à Hunter.
« Voilà » soufflais-je en le posant devant lui avant de faire demi-tour.
Hunter lit le document d'un air blasé.
« J'ignore ce que vous foutez depuis ce matin mais je ne vous paie pas à vous tourner les pouces » grogne-t-il.
« Je sais Hunter » dis-je en baissant poliment la tête.
Je me sens rougir.
« C'est bourré de fautes. Recommencez-moi ça »
Merde. Ce caractère me fait penser à un homme que je connais. J'arrive à accepter les ordres froids de Kurt mais Hunter m'énerve doucement.
« Préparez-moi un autre café au passage »
« Pardon »
Je me précipite hors du bureau. Putain. Il est vraiment intenable aujourd'hui. Je reprends ma place sur mon siège et retape la lettre. Il n'y a que trois fautes dedans. Je la relis et lance l'impression. Cette fois il n'y a rien à dire. Je pars lui faire un autre café et croise Sugar. Je lui fais une grimace pour lui faire comprendre que je suis dans le pétrin. Je prends une profonde respiration et entre dans son bureau.
« Il y a du progrès » grogne-t-il du bout des lèvres en apposant sa signature, « transmettez-la aux personnes indiquées. Vous y arriverez ? »
« Oui »
Je ne suis pas débile non plus.
« Hmm Hunter ? Il y a un problème ? »
Il me regarde finalement. Ses yeux verts me détaillent de haut en bas. Un frisson désagréable me parcourt.
« Non »
Cette monosyllabe est nette et froide et signifie « Dégage de là ». Je demeure immobile comme un débile que je disais ne pas être et quitte son bureau d'un pas lourd. Il est peut-être atteint de schizophrénie lui aussi. Génial l'entourage ! Je pars vers la photocopieuse. Hors service. Putain. Je vais à la deuxième de l'étage, qui elle n'a plus de papiers. Ce n'est vraiment pas ma journée.
Finalement, je retourne dans mon bureau et commence à mettre les lettres dans les enveloppes. Mon IPhone vibre. J'entends Hunter parler et je vois sa ligne téléphonique occupée donc je réponds. C'est Steve.
« Hey Blainey ! Alors hier, c'était comment ? »
Hier… Plusieurs souvenirs passent derrière mes yeux : Kurt agenouillé, ses secrets, sa demande, les macaronis au fromage, mon chagrin, le cauchemar, le sexe, les caresses sur son torse…
« Hmm… Ça va » lâchais-je, peu sûr.
Steve ne répond pas tout de suite mais n'insiste pas sur le sujet.
« Génial. Tu penses que je pourrais avoir les clés ? »
« Évidemment »
« Cool. Je viendrais les prendre dans à peu près trente minutes. On pourra aller prendre un café ? »
« Non désolé. J'avais un quart d'heure de retard ce matin et le boss est d'une humeur de merde. Je ne sais pas ce qu'il a. Sûrement mal baisé »
« Eurk l'horreur »
« Tu l'as dit. C'est vraiment laid » riais-je.
Steve rit aussi. Je me sens un peu mieux.
« Ok donc à tout à l'heure »
Il met fin à l'appel. Je relève la tête et Hunter est devant mon bureau à me fixer. Je tente de ne pas trembler. Je ne fais pas attention à lui et écrit consciencieusement les adresses sur les enveloppes.
Trente minutes après, le téléphone sonne. C'est Sugar.
« Le beau garçon blond t'attend à nouveau dans le hall »
Je suis vraiment heureux de voir Steve. Surtout suite à la panique d'hier et à l'humeur massacrante d'Hunter aujourd'hui. Cependant je ne peux pas rester trop longtemps avec lui.
« On peut se voir ce soir ? »
« Je pense que je vais passer la soirée avec Kurt »
Je m'empourpre.
« On dirait qu'il compte beaucoup pour toi » s'exclame joyeusement Steve.
Je fais mine de paraître innocent à ce sujet. Il ne sait pas à quel point il est important pour moi. Je pourrais rester avec lui pour toujours en y pensant. Étrangement, Kurt ressent la même chose envers moi.
Steve me donne une brève étreinte.
« On se voit plus tard Blainey »
Je traîne des pieds en retournant dans mon bureau. Je tourne cette pensée dans ma tête. Je pourrais vendre un de mes bras je crois pour pouvoir être tout seul une journée pour prendre du recul.
« Vous étiez parti où ? » m'interroge brusquement Hunter à mes côtés.
« Il fallait que j'aille en bas »
Putain qu'est-ce qu'il m'énerve !
« Allez me chercher à déjeuner. Comme d'habitude » ordonne-t-il froidement en partant plus loin et en soupirant bruyamment.
J'aurais vraiment dû traîner au lit avec Kurt aujourd'hui.
Tu y réfléchiras la prochaine fois avant d'insister pour aller au boulot.
J'attrape ma sacoche et mon portable. Je sors et regarde mes messages.
De : Kurt Hummel
Objet : Manque de toi 2.0
A : Blaine Anderson
Ce lit est trop vide sans toi.
Au bout du compte, il va falloir que j'aille bosser.
Et oui, les PDG Maîtres de l'univers doivent s'occuper.
Kurt Hummel, PDG qui se la coule douce, Hummel Enterprises.
De : Kurt Hummel
Objet : Fais attention
A : Blaine Anderson
S'il te plaît, fais attention. Tous tes mails partant du bureau sont analysés.
JE VAIS DEVOIR TE LE RÉPÉTER ENCORE LONGTEMPS ?
Et oui, je crie par majuscules. UTILISE TON IPHONE.
Le Docteur Schuester a un créneau libre dans la soirée de demain.
Kurt Hummel, PDG encore Exaspéré, Hummel Enterprises ?
De : Kurt Hummel
Objet : Injuste
A : Blaine Anderson
Aucune nouvelle.
S'il te plaît, parle-moi et assure-moi que tu es bien.
Je suis enclin à la panique rapidement, tu le sais.
Joey va venir voir si tu vas bien !
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
Je soupire et lui passe un coup de fil. Pas la peine qu'il se fasse du souci pour rien.
« Hummel Enterprises. Elena Andrews »
Je suis assez contrarié de ne pas entendre directement sa voix. Tellement contrarié que j'arrête de marcher en plein milieu de la rue. Une femme me fonce dedans et me crie dessus mais je l'ignore. Je m'avance devant la sandwicherie.
« Bonjour. Puis-je faire quelque chose pour vous ? » dit à nouveau Elena.
« Pardon… Hmm… C'est possible de parler à Kurt ? »
« Monsieur Hummel est en réunion pour l'instant » lâche-t-elle d'un ton froid et professionnel, « puis-je lui faire parvenir un message ? »
« Juste, dites-lui que Blaine a téléphoné »
« Blaine ? Blaine Anderson ? »
« Hmm oui »
« Attendez un instant Monsieur Anderson je vous prie »
Je perçois le bruit de sa chaise qui racle le sol. Je ne sais pas du tout ce qui arrive. Un court moment après, Kurt me parle.
« Tu vas bien ? »
« Oui ça va »
Il soupire, visiblement soulagé.
« Kurt pourquoi j'irais mal ? » le questionnais-je pour lui prouver que je suis ok.
« Eh bien d'ordinaire j'ai une réponse quasi-immédiate à mes mails. Et… Je me faisais du souci suite à mes révélations d'hier » rétorque-t-il tranquillement avant de grogner froidement autre chose à quelqu'un, « Elena j'ai dit non. Ils peuvent encore attendre »
Je ne connais que trop bien cette voix. Elena semble répondre quelque chose.
« Non. Je répète : ils peuvent attendre » redit-il durement.
« Kurt tu sembles en plein travail. Je voulais simplement te téléphoner pour te dire que ça va. J'ai juste beaucoup de boulot. Hunter est vraiment pénible aujourd'hui en plus »
Kurt souffle et prend un moment avant de parler.
« Ne le laisse pas te décourager mon bébé »
« Hmm… »
Je peux presque le voir sourire.
« Fais gaffe à lui simplement. Je suis rassuré que tout aille bien de ton côté. Tu veux que je sois là quand ce soir ? »
« Je te préviendrais »
« Avec ton IPhone » dit-il sous le ton de la réprimande.
« Oui Monsieur Hummel »
« Bien. A plus bébé »
« A ce soir »
Il n'a pas raccroché.
« Raccroche » souriais-je bêtement.
Il souffle contre le téléphone.
« J'aurais tellement aimé que tu restes avec moi ce matin »
« Oui moi aussi. Mais je dois bosser. Raccroche »
« Non, toi fais-le »
Je l'entends sourire. J'aime quand Kurt est enjoué. Rectification : j'aime Kurt point.
« Retour à la case départ »
« Lâche cette lèvre »
Putain comment il peut savoir ça ? »
« Mon cher Blaine, tu crois que je ne sais rien sur toi. Mais je sais beaucoup plus de choses que tu l'imagines » chuchote-t-il d'un ton séducteur qui pourrait me faire bander si je ne me contrôlais pas.
« Kurt, on peut discuter plus tard ? Ce que je peux te dire c'est que je regrette de plus en plus d'avoir quitté ton lit ce matin »
« Je patiente pour ton mail Blainey »
« Travaille bien Kurt »
Je mets fin à la communication et m'appuie contre le mur de la sandwicherie. Putain même à distance il peut me faire fondre. Je bouge la tête et souris comme un con en pensant à Kurt. Je m'avance dans le restaurant, le moral soudainement dans les chaussettes en pensant à Hunter.
OoOoOoOoOoO
Je remonte à mon bureau et Hunter fait toujours la gueule.
« Est-ce que je peux aller déjeuner maintenant ? » l'interrogeais-je presque timidement.
Il me regarde et son visage s'obscurcit encore plus.
« Si c'est nécessaire. Trois quart d'heure. Ça rattrapera vos quinze minutes de retard »
« Hunter, je peux vous demander quelque chose ? »
« Quoi ? »
« Vous avez l'air vraiment énervé aujourd'hui. J'ai fait quelque chose qu'il ne fallait pas ? »
« Je n'ai vraiment pas envie de vous lister toutes les choses que vous faites de travers. J'ai du travail maintenant »
Il retourne son attention sur son écran de PC. En gros il me dit : « vire de là Anderson ». Qu'est-ce que je lui ai fait pour qu'il réagisse ainsi ?
Je fais demi-tour et sort de son bureau. Je retiens comme je peux mes larmes. Je voudrais savoir pourquoi il s'acharne sur moi d'un coup. Une pensée soudaine envahit mon esprit mais je la pousse dans un coin sombre de ma tête. Pas la peine de réfléchir à ça, tout le reste m'occupe bien assez.
Je quitte The New Press et je me dirige dans un café non loin. Je prends un cappuccino et ressort pour m'asseoir sur un banc. Je prends mon IPhone, branche mes écouteurs dessus et lance une musique au hasard. J'enclenche le mode répétition. Je dois réfléchir à tout ça.
Mes pensées s'envolent rapidement. Kurt : sadique, soumis, distant. Ses « motivations » morbides. Kurt qui lave Elliott dans ma douche. Mes paupières se ferment aux images que cette pensée m'envoie.
Est-ce que je peux sincèrement me marier avec lui ? Pour le moment, trop de soucis me dérangent. Il est loin d'être facile à gérer et à comprendre. C'est vrai. Pourtant profondément je sais pertinemment que je ne l'abandonnerais pas, même avec tous les boulets qu'il se traîne. Je suis amoureux de lui. J'aurais l'impression d'abandonner un bout de mon corps avec lui.
Je n'ai jamais eu la sensation d'être si spécial et heureux que ces derniers jours. A partir du moment où mes yeux ont croisées les siens, des sentiments nouveaux ont poussé en moi. De nouvelles choses m'ont été proposées. L'ennui n'existe pas quand on côtoie le maniaque du contrôle.
Il m'arrive de penser à mon existence avant Kurt. J'ai l'impression que tout était fade, sans réelle touche de vitalité. Désormais, tout est beau, puissant, plein de vie. Un éclat éblouissant semble me frapper. L'éclat Kurt. Icare et le Soleil. Moi. Kurt. Je me sermonne moi-même et soupire.
Suis-je capable de le quitter ? Est-ce que je souhaite le quitter ? Kurt m'a en quelque sorte révélé à moi-même. Il m'a enseigné beaucoup de choses. J'ai appris des détails sur moi que j'ignorais avant : sur mon propre corps, sur les limites que j'ai, les choses que je peux faire ou encaisser, ma confiance, ma patience et l'amour que je peux fournir.
Tout à coup, c'est comme si un boulet de canon me frappait. Kurt a besoin de ça, il mérite ça : un amour sans limite. Quelque chose que sa mère lui a très peu donné. Quelque chose qu'il mérite. Est-ce que je peux lui donner un amour sans limite ? Est-ce que je peux lui fournir même en connaissant ses plus sombres secrets ?
J'ai conscience qu'il est brisé mais je sais aussi qu'il peut être réparé. Je soupire. Joey m'avait déjà dit que Kurt est quelqu'un de bien. Je le sais de toute façon. Il fait des dons à des associations, il se démène pour aider les pays qui en ont besoin grâce à son entreprise. Il est profondément bon. Mais il ne s'en rend pas compte. Il ne croit pas avoir le droit d'être aimé. Avec sa jeunesse et ses habitudes je peux avoir une idée de son ressentiment envers lui-même. C'est peut-être la raison pour laquelle il était si seul avant moi.
Il avait affirmé que je fuirais face à l'étendue de sa perversité. Pourtant je suis toujours là. Même en ayant entendu son histoire plus qu'affreuse. Ça m'a profondément secoué. Mais il s'est confié et je pense qu'il est plus léger désormais. Je connais le fond de l'histoire. Est-ce que son amour pour moi en pâtit ? Non. Définitivement pas. C'est la première fois qu'il a ce genre de sentiments. Comme moi. On est au même point tous les deux.
Je sens les larmes brûler sous mes paupières en repensant au moment où il s'est totalement ouvert à moi et où il m'a laissé le caresser.
Elliott et ses nuances de folie auront permis cette avancée. Peut-être que je devrais mettre de côté ma rancœur pour lui ainsi que pour le fait que Kurt l'ait douché. Quelles fringues il lui a passé au fait ? Pourvu qu'il n'ait pas pris des habits que j'affectionnais…
Donc suis-je capable d'aimer infiniment ce garçon alors qu'il traîne des boulets plus gros que moi ? Il a le droit ça au moins. Je sais qu'il faut qu'il fasse des efforts sur certains points. Comme la compassion et oublier d'essayer de me contrôler. Il affirme ne plus avoir ce besoin presque vital de me faire souffrir. J'aurais peut-être plus d'explications avec le Docteur Schuester.
Ce pour quoi je me fais le plus de soucis c'est pour ces… choses si nécessaires. Avant moi, il a réussi à dénicher des hommes qui avaient aussi ce genre de besoins. Je plisse le front. Oui j'aimerais être soulagé à ce niveau-là. J'aimerais pouvoir remplir tous les critères pour lui. Je veux être son tout parce lui, est le mien.
Ce serait bien que Schuester réponde à mes interrogations. Peut-être que j'envisagerais de dire oui à sa demande. Kurt et moi auront alors droit à une jolie vie.
Je fixe un à un les gens qui passent devant moi. Monsieur Blaine Hummel. Ça sonne bizarrement dans ma tête. Je regarde l'heure. Merde. Je me dépêche de retourner au boulot. Ça fait une heure que je suis là. Hunter va encore s'exciter.
OoOoOoOoOoO
J'entre le plus discrètement possible dans mon bureau. Hunter n'est pas dans le coin. Pffiou j'ai eu chaud. Je fixe distraitement mon ordinateur pour tenter de reconcentrer mes idées et de me mettre au boulot.
« Qu'est-ce que vous faisiez ? »
Je saute sur mon siège. Hunter apparaît comme par magie devant moi.
« Des photocopies à l'étage inférieur » mentis-je.
La bouche d'Hunter se tend en une inquiétante ligne sévère.
« Mon taxi arrive à 18h30 pour l'aéroport. Je veux que vous restiez ici jusque-là »
« Bien »
J'essaye de lui donner un semblant de sourire.
« Faites-moi parvenir mon programme pour Miami. Et du café ! » ordonne-t-il avant de quitter mon bureau.
Je souffle alors qu'il disparaît. Quel gros con !
OoOoOoOoOoO
Vers 16h, Sugar me passe un coup de fil.
« Une certaine Santana Lopez est en ligne pour toi »
Santana ? Pourquoi est-ce qu'elle m'appelle ? Comment elle sait où je travaille ?
« Hey Santana ! »
« Salut Hobbit ! Tu vas bien ? »
Je ne relève pas son surnom.
« Ça va. Je bosse beaucoup aujourd'hui. Et toi ? »
« Je n'ai pas grand-chose à faire. Je suis en train d'organiser une fête pour les vingt-cinq ans de Kurt »
Les vingt-cinq ans de Kurt ? Pourquoi est-ce que j'ignore ça ?
« Quand est-ce ? »
« Je savais qu'il ne te dirait rien ! Samedi. Burt et Carole ont décidé de faire un grand repas. Tu es mon invité.
« Oh merci Santana »
« J'en ai parlé à Kurt. Il m'a donné ton numéro d'ailleurs »
« Génial »
Mon cerveau s'excite. Qu'est-ce que je peux lui acheter ? Il possède tout !
« Tu penses qu'on pourra se voir dans la semaine prochaine ? »
« Oui avec plaisir. Demain sinon, ça te dit ? Pour déjeuner »
« Oh oui. C'est super Blainey. A quelle heure ? »
« 13h ? »
« Parfait. A demain Hobbit »
« A demain »
Je mets fin à l'appel. Qu'est-ce que je peux acheter pour son anniversaire bordel ?
De : Blaine Anderson
Objet : Ancien
A : Kurt Hummel
Cher Kurt Hummel,
Tu comptais me le dire quand ?
Qu'est-on censé acheter à un homme qui prend un an de plus dans les dents ?
Peut-être de nouvelles dents justement ?
B.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
De : Kurt Hummel
Objet : Age de pierre
A : Blaine Anderson
Pas de blagues sur les vieux, merci.
Je suis heureux que tu te sentes bien.
Et aussi que Satan t'ait appelé.
Je peux trouver un usage intéressant pour mes dents.
Je n'apprécie pas les fêtes d'anniversaire.
Kurt Hummel, PDG qui a perdu son dentier, Hummel Enterprises.
De : Blaine Anderson
Objet : Gémissant
A : Kurt Hummel
Cher Kurt Hummel, je peux presque voir tes yeux se lever au ciel derrière ton écran.
Ça provoque des trucs en moi.
Bisous.
B.
Blaine Anderson, assistant d'Hunter Clarington, DRH, The New Press.
De : Kurt Hummel
Objet : Lever les yeux
A : Blaine Anderson
Blaine Devon Anderson,
UTILISE TON IPHONE POUR L'AMOUR DU CIEL !
Kurt Hummel, PDG aux mains qui chatouillent, Hummel Enterprises.
De : Blaine Anderson
Objet : Idée cadeau
A : Kurt Hummel
Cher Kurt Hummel,
Hmm… Tes mains qui chatouillent… Elles sont incapables de rester inactives hein ?
Le Docteur Schuester a peut-être un avis là-dessus.
Enfin j'ai une idée sur quoi t'acheter désormais.
Pourvu que mon corps s'en souvienne mais… Je te fais confiance sur ce point )
B.
De : Kurt Hummel
Objet : Contre-attaque
A : Blaine Anderson
Blaine,
Je sais que mon cœur âgé risque de succomber à un autre mail si… chaud. Idem pour mon jean.
Sois sage.
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
De : Blaine Anderson
Objet : En cours…
A : Kurt Hummel
Kurt,
Je m'efforce de bosser correctement pour un boss vraiment chiant.
S'il te plaît, cesse de m'importuner et cesse d'être chiant aussi.
Je suis toute chose après ton mail.
Bisous.
P.S : tu veux bien me récupérer à 18h30 ?
De : Kurt Hummel
Objet : Bien sûr Blainey
A : Blaine Anderson
Je serais là à 18h30.
En y pensant, je serais là aussi longtemps que tu voudras de moi…
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
Je m'empourpre et souris bêtement en voyant son mail. La taquinerie par mail c'est bien joli cependant on doit sérieusement discuter. Sûrement quand on aura vu Schuester. Je range mon IPhone et termine ce que je fais.
OoOoOoOoOoO
Il n'y a plus personne. Il est 18h15. Chaque détail est organisé pour Hunter. J'ai appelé son taxi afin qu'il l'emmène à l'aéroport. Il ne me reste plus qu'à lui apporter son programme. J'attends qu'il termine sa discussion téléphonique qui me parvient d'ici. Je n'ai pas envie qu'il me passe un énième savon.
Mon ventre gargouille. C'est vrai que je n'ai rien mangé aujourd'hui. Le maniaque du contrôle ne va pas être content en apprenant ça. Je vais vite fait dans le coin cuisine pour chopper des gâteaux.
Je me mets sur la pointe des pieds pour attraper une boite de cookies. Hunter me fait sursauter en se pointant sur le pas de la porte.
Putain qu'est-ce qu'il fout là ?
Il me fixe intensément.
« Donc Blaine, je pense que l'instant est parfait pour lister toutes les choses que vous avez fait de travers aujourd'hui »
Il s'avance, claque la porte dans son dos. Mon ventre se tord. Toutes les alarmes en moi s'enclenchent.
Merde, merde, merde.
Il affiche un énorme sourire malsain et effrayant. Son regard vert brille de luxure et d'une lueur dégoûtante alors qu'il tombe sur moi.
« Enfin seul hein Blaine ? » souffle-t-il en se léchant la lèvre inférieur, « maintenant tu vas bien ouvrir grand tes oreilles comme un gentil garçon et tu vas obéir »
Et voilà pour ce chapitre.
* se prépare à recevoir des tomates dans la face * Ne me haïssez pas d'accord ?
J'espère que ce chapitre vous aura plu. N'hésitez pas à me laisser votre avis dans une petite review :')
Passez une bonne semaine mes amours, on se retrouve vendredi prochain :)
Bisous, bisous.
Cindy :)
