Coucou tout le monde !

J'espère que tout va bien pour vous :)

Merci pour les follows et fav de la semaine passée. Vous êtes adorables * cœur *

Merci à Anna, Claire, Lodret, Marion, uneklaineuuuuuse, CeliaCom7, Uruviel29880, LePinguAmoureux, Claire, Zoé, Klaineuse, Amber, SwiftCriss, Sara pour vos reviews.

AnnaKlaineuse : NOOOOOON range ta tomate * puppyeyes de Blaine * Ouais fais ça. Lance ta tomate sur Clarington ce sera MIEUX! Petaouchnok est une ville où on envoie tous les gens qu'on aime pas. Le tourisme ne doit pas être élevé. Tous les gens détestables sont là-bas ! Tu crois que Petaouchnok existe ? A suivre...

Clairegleek78 : essaye tu me dire que je suis frustrante ? :') Fumée, explosion et tout ce qui s'en suit pour Kurt tu vois ? :'D Je vais le faire, c'est prévu parce que ce serait quand même sexy tu ne penses pas ? :) Haaaan mais va le voir ! Les détails de Nuances (raison de la 'folie' de Kurt, son passé..) ce ne sont pas du tout les mêmes que la version originale donc ne te prive pas.

Lodret : non merci de le faire au moins une fois, c'est déjà génial pour moi :') merci beaucoup !

IheartIns : coucou ! Merci pour ton soutien :)

uneklaineuuuuuse : * te tends un mouchoir pour essuyer tes larmes * désolée ? Pardon d'accord ? * te tends aussi une pelle pour que tu creuses le trou et pour que tu en mettes un coup au passage à Hunter * Tu es vraiment adorable. Pourquoi tu n'en fais que 5 ? Non Hunter n'est pas le sadique qui a transformé Kurt. Hummel-Anderson est définitivement mieux pour moi. Oui je t'aiiiiiiime ** (trop d'amour reviewique (Ok c'est un mot inventé mais qui peut me juger hein?!))

CeliaCom7 : ils sont là l'un pour l'autre. C'est ce qui fait la force de leur couple selon moi. Kurt le super héros qui vient sauver le doux Blainey... WANKY !

Uruviel29880 : même s'il a pas le droit il s'en fout ce con je crois ;) Ouais Kurt va réagir à la Kurt tu verras :') merci beaucoup :*

LePinguAmoureux : non ne t'excuse pas. Tu sais que je ne t'en veux pas. Merci d'avoir posté une review même si tu n'as pas forcément le temps :D bisous !

Maloke : peut-être parce que c'est un pressentiment tout à fait juste ? Ouais Kurt va être fou en effet ! Bisous Claire * cœur *

Tsuchito : tu aimes Huntbastian ? La suite devrait te plaire gentille agrafeuse * sourire pervers * THADBASTIAN HAAAAAAAN ** Je crève pour ce ship tu vois ? C'est genre le sexe réunit en un couple et c'est bandant * bave * Refais moi du développage quand tu veux le sushi (pour moi, on a jamais assez d'Eddy dans nos vies!) Tant que ta playlist ne dérive pas sur When I Get You Alone, tu es sauve. SAUVE !

Klaiindy, PDG à JMBSJBMSJ3PT (Je m'en Bats les Steaks, Je Bande Même Si Je Peux Pas Pour Thadbastian

Klaineuse : WALALA soeureupine ! Je ne t'en veux pas ne t'inquiète pas. J'espère que tu vas réussir à souffler quand même. Ouais Kurt devient de plus en plus la personne dont rêve Blaine (même si ses rêves ont changés entre temps en connaissant Kurt...) Non je n'ai pas prévu que Kurt refasse face à son agresseur, des choses PIRES arrivent * rire démoniaque * Klaine, de toute façon, sont toujours mignons et faits l'un pour l'autre. Klaine = faits l'un pour l'autre. Non Hunter va trainer par-ci par-là. Je ne peux pas t'en dire plus ma keupine... La perfectitude ? I LIKE THAT :'D C'est super cool comme mot. C'est magnique ! Ouais tu es ma plus grande fan et tu as toujours le record de la plus longue review héhé. Je suis contente que mon explication t'ait aidé à mieux comprendre alors :') Oui je voulais faire à la base trois fics pour les trois livres mais ça aurait été le bazar alors j'ai préféré tout mettre dans la même fic :) Non je ne peux pas y aller * se roule par terre * j'étais tellement, tellement dégoûtée quand ils ont annoncés ça. J'étais genre de mon écran à me dire « Non non c'est une blague ?! » après j'ai pleuré, je me suis roulée en boule par terre, j'ai jeté des objets, explosions, destruction d'une ville entière et voilà ;) Je ne laisserais personne te contredire sur ma génialitude et perfectitude ma keupine d'amour ! Non j'ai pas vu le film et toi ? Vivement ta review ma soeureupine keupine aussi géniale que gentille que j'aime cré cré fort * coeurcâlincoeurbisouspailettelicornecoeur * Gros bisous et courage pour ta semaine chargée !

Guest/Amber : hey, j'espère que tu vas mieux maintenant :) ne t'en fais pas pour les reviews, ta santé passe avant. Tu verras dans le chapitre ce qui arrivera. Tu crois vraiment que Kurt peut sortir de ma fic et venir me punir ? ** Gros bisous Amber :)

SwiftCriss : je suis méchante avec Blaine c'est vrai. Le pauvre... Mais ça va aller je te le promets ;)

Licorne-Klaine : remets-toi bien surtout. Bisous ma chérie.

/!\ Présence de lemon /!\

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 42

Le regard d'Hunter est vert foncé et lubrique. Il me déshabille des yeux avant de lâcher un rire effrayant.

La terreur me bloque la respiration. Je ne comprends pas ce qui arrive ou même pourquoi il m'aborde maintenant. En cherchant au plus profond de moi et en essayant d'ignorer la boule qui pèse dans ma gorge, je trouve la volonté et une once de courage pour prononcer quelques paroles. Tous les réflexes de mes cours de boxe sont prêts en moi.

« Hunter je ne pense pas que l'instant est bien choisi. Le taxi pour l'aéroport sera là dans peu de temps et il vous manque certains papiers »

Mon ton est tranquille. Il y a seulement le tremblement de ma voix qui indique mon état.

Il m'adresse un sourire de tyran du genre « ferme cette grande gueule Anderson ». Son regard pétille et les néons de cette petite cuisine donnent encore plus un air lugubre à cet endroit. Il s'approche un peu plus de moi, ses yeux assombris ne me quittant pas une seconde. Le vert a presque complètement disparu tant ses pupilles sont dilatées. Ma terreur grimpe d'un étage.

« J'ai quasiment obligé Marc à t'engager ici tu sais… »

Il arrête de parler alors qu'il s'approche encore plus près de moi. Je fais automatiquement un pas en arrière et je me retrouve plaqué aux plans de travail abîmés.

Occupe-le, occupe-le, occupe-le !

« Hunter, c'est quoi le souci ? Si vous regrettez votre choix, on devrait en parler avec d'autres personnes. Je pense que Marc pourrait régler ça, à une heure plus convenable. Avec d'autres gens »

Bon sang, où sont les mecs de la sécurité ?! Je ne sais même pas s'ils sont encore là.

« D'autres personnes ne sont pas nécessaires pour ça Blaine » glousse-t-il ridiculement, « lors de ton embauche, je pensais que tu allais bosser sérieusement. Je croyais qu'un bel avenir était devant toi. Mais à ce jour, je ne le crois plus. Tu passes tes journées à te glander sans aucune gêne. Puis une pensée m'est venue : tu n'es plus aussi sérieux depuis que tu as ton copain »

Il crache le mot « copain » comme si c'était une insulte acide et dégueulasse.

« J'ai épluché ta boite mail pour trouver la source de ce changement. Tu veux savoir sur quoi je suis tombé Blaine ? Le truc qui m'a dérangé ? Le peu de mails personnels sur lesquels j'ai mis la main étaient tous pour ton parfait copain »

Il se tait un moment et scrute mon visage en attendant.

« Je me suis donc posé la question : pourquoi je ne trouve aucun mail de lui pour toi ? Zéro. Que dalle. Donc qu'est-ce qu'il se passe Blaine ? Dis-moi, où sont passés les mails t'étant destinés ? Tu es infiltré à The New Press au compte d'Hummel Enterprises ? Dis-moi, c'est quoi ce bordel ?! »

Putain, merde. Les mails. Merde, merde… Qu'est-ce que j'ai raconté dedans ?!

« Hunter, je ne vous comprends pas »

Je tente de paraître incrédule et naïf face à ce qu'il me dit. Franchement, je me trouve plutôt bon sur le coup. Je ne m'attendais absolument pas à ce qu'il me balance cette histoire. Hunter me met vraiment mal à l'aise. Son petit air « dis-moi tout » me donne envie de vomir ou de m'enfuir en criant ou les deux même. Ce type est énervé, compulsif et vraiment dangereux à mon avis. Je tente le tout pour le tout.

« Vous avez dit que vous aviez presque obligé Marc à m'engager. Dites-moi comment j'aurais fait pour être infiltré alors ? Pensez-y un minimum Hunter »

« Pourtant Hummel fait merder le voyage à Miami hein ? »

Putain. Je ne dois pas le laisser voir que je suis au courant.

« Comment il s'est démerdé Blaine ? Jusqu'où est allé ton copain plein aux as ? »

Mon cœur rate un battement et je dois être aussi blanc qu'un cachet d'aspirine. Je crois que je vais tomber dans les pommes là.

« J'ignore ce que vous insinuez Hunter » chuchotais-je, « votre taxi est bientôt là. Souhaitez-vous que j'aille chercher vos bagages ? »

S'il te plaît. Je veux juste sortir et m'éloigner de toi, espèce de taré.

Hunter continue, se délectant sûrement de mon malaise croissant.

« Peut-être qu'il croyait que j'aurais essayé quelque chose avec toi » dit-il dans un sourire fier et son regard enflammé, « je voudrais que tu penses à un truc pendant que je serais à Miami. C'est grâce à moi que tu as ce job et je souhaite que tu me remercies et que tu sois gentil pour ça. En fait, je mérite ta reconnaissance. Marc voulait embaucher un mec avec plus d'expérience mais je l'ai poussé. J'ai trouvé que tu avais du potentiel. Donc on va devoir trouver un arrangement. Un arrangement où tu feras ce que je te dis pour me satisfaire. Tu saisis Blaine ? Tu peux prendre ça comme une qualification supplémentaire à ajouter à ton CV. Bien sûr, si tu me satisfaits pleinement et je sors épanoui de nos rendez-vous, je ne poserais plus de questions sur ton copain qui manipule certaines choses, qui a le bras long ou qui dispose d'un équipe d'espions à son service »

Je ne sais même pas quoi dire. Il veut me faire chanter. Il veut en plus que j'accepte de baiser avec lui ! Qu'est-ce que je peux lui répondre ? Que le rachat de The New Press par Kurt ne doit pas s'ébruiter pour quelques semaines encore ? Je ne me sens vraiment pas bien. Il veut baiser. Avec moi.

Hunter s'avance encore et se retrouve planté devant moi, son regard accroché au mien. Son parfum dégueulasse bon marché entre dans mon nez avec agressivité et ça me donne la nausée. En plus, je crois capter une odeur douce mais puissante de whisky quand il parle. Merde, quand est-ce qu'il s'est bourré la gueule ?

« Tu es un coincé. Tu es tellement coincé et pourtant tu me chauffes Blaine. Tu es au courant ? » chuchote-t-il du bout des lèvres.

Moi je le chauffe ? Mais… Mais…

« Hunter, je ne comprends vraiment rien de ce que vous dites »

Mon cœur bat à tout rompre. Il s'approche encore plus. Je ne dois rien faire pour le moment. J'attends qu'il ose me toucher, ose m'effleurer d'un peu trop près pour me défendre. Mes leçons de boxe vont se montrer utiles finalement. Mon souffle est vraiment léger. Je ne dois pas m'évanouir. Je ne dois pas m'évanouir.

« Penses-y cinq secondes » lâche-t-il d'un ton pervers, « je sais que ça te fait bander. Tu m'as allumé tellement fort. Je sais qu'en toi, tu en meurs d'envie »

Putain. Cet homme se fait des films, ce n'est pas possible. Ma terreur ne peut pas être plus grande et elle est à deux doigts de prendre le contrôle de mon corps.

« Vous vous trompez Hunter. Je n'ai jamais rien fait de ce genre »

« Ne dis pas ça ! Tu m'as chauffé. Je l'ai senti depuis le début »

Il passe lentement le revers de sa main sur ma joue avant d'atterrir sur ma mâchoire. Il fait traîner le bout de son doigt le long de mon cou. Ça me donne la nausée mais je fais du mieux possible pour me contrôler. Il arrive au creux de ma clavicule. Il laisse traîner sa main sur mon ventre sans le toucher et plaque sa paume sur mon sexe alors que sa deuxième mais est sur mes fesses.

« Tu me veux Blaine. Accepte-le »

Mes yeux sont fixés aux siens et j'essaye de me calmer un minimum pour savoir quoi faire. Je fais tout pour éloigner le dégoût et la peur qui colonisent mon corps. Je plaque ma paume sur le dos de sa main. Il affiche un sourire satisfait. Je prends son poignet et le tords dans un angle étrange. J'inflige le même traitement à son bras en le torsadant dans son dos.

« Aaaaah ! » hurle-t-il de souffrance et d'étonnement.

Alors qu'il se redresse pour pouvoir encaisser le choc, je lui mets une droite dans la joue ainsi qu'un violent crochet dans le ventre. Il tombe en avant sous la douleur et je m'écarte habilement pour qu'il ne m'entraîne pas dans sa chute. Il s'étale en marmonnant sur le carrelage de la cuisine, les bras enroulés autour de son abdomen.

« N'essaye jamais de recommencer ça » crachais-je avec fureur, « démerde-toi avec ton voyage pourri. Je pars désormais. Et démerde-toi aussi avec ton foutu café la prochaine fois »

« Sale petite salope » lance-t-il.

Je suis déjà hors de cette pièce quand il prononce ça. Je me précipite en courant dans mon bureau. Je prends ma veste et ma sacoche et je détale à toute vitesse jusqu'au hall d'entrée en me foutant complètement des injures et des grognements qui sortent de l'autre porc encore vautré sur le sol. Je me dépêche de sortir du bâtiment et m'arrête pour apprécier le vent sur moi. Je respire profondément et me calme un peu. Cependant, aujourd'hui je n'ai rien avalé et l'adrénaline du moment me quitte. Mes membres inférieurs ne peuvent plus me porter et je tombe sur le trottoir.

J'assiste à la scène suivante d'un air absent. Kurt et Joey, habillés de noir et de blanc, s'extirpent à toute allure de leur véhicule et foncent vers moi. Kurt s'agenouille près de moi. La seule pensée correcte qui me traverse est : il est avec moi. Mon homme est avec moi.

« Blainey, Blainey, qu'est-ce qu'il y a ? »

Il me fait monter sur ses cuisses et me touche un peu partout en cherchant des plaies ou des blessures. Il encadre mon visage de ses paumes et me contemple attentivement. Son regard bleu énorme et paniqué tombe sur moi. Je me blottis contre son corps, brutalement éreinté et rassuré. L'étreinte de Kurt. Le meilleur endroit au monde. L'endroit où je me sens le plus en sécurité.

« Blainey » redit-il en me secouant gentiment, « qu'est-ce qu'il y a ? Tu as mal quelque part ? »

Je bouge négativement la tête et je pense qu'il est temps pour moi de dire quelque chose.

« Hunter » murmurais-je simplement.

Je comprends que Kurt ordonne silencieusement quelque chose à Joey car celui-ci se lève d'un coup et entre dans The New Press.

« Putain ! »

Kurt resserre son étreinte autour de moi.

« Ce porc t'a fait quoi ? »

Sans que je sache pourquoi, un rire enfle dans ma poitrine. Soudain je revois la tête qu'a fait Hunter quand je lui ai tordu le bras.

« Moi je lui ai fait quelque chose oui »

Une crise de rire me traverse sans que je puisse me contrôler.

« Blaine ! »

Kurt me remue un peu plus fort et mon fou rire s'arrête.

« Qu'est-ce qu'il t'a fait ? »

« Il m'a touché la queue et le cul »

Je sens son corps se crisper puis s'immobiliser sous moi. Il se met debout et, avec une force que je ne lui connaissais pas, il me soulève du sol. Il est fou de rage.

« Il est où ce fils de pute ? »

J'entends des bruits violents venant du bâtiment. Kurt me repose par terre.

« Tu peux rester debout ? »

Je hoche la tête.

« Kurt, s'il te plaît, n'entre pas »

Tout d'un coup, la terreur m'envahit à nouveau. La terreur pour ce que Kurt va faire à Hunter.

« Grimpe là-dedans » grogne-t-il en désignant la voiture.

« Kurt… non »

J'attrape son bras et m'y accroche fermement.

« Pour l'amour de Dieu, Blaine grimpe dans la voiture »

Il me repousse et retire ma main de lui.

« Non s'il te plaît, reste avec moi, ne m'abandonne pas »

Je sais que c'est traître de ma part de reprendre ses mots mais c'est ma dernière chance. Kurt me lance des éclairs avec les yeux avant de passer une main dans ses cheveux. Je sais qu'il ne sait pas quoi faire maintenant. Des hurlements me parviennent de l'intérieur du bâtiment puis tout bruit s'arrête aussi sec.

Joey, qu'est-ce qu'il a fait ?

Kurt prend son IPhone.

« Kurt il a vu mes mails »

« Pardon ?! »

« Les mails que je t'ai envoyé. Il se demande où sont passés les tiens. Il voulait me faire du chantage »

Ses yeux deviennent meurtriers.

« Et merde ! » marmonne-t-il dans sa barbe en me fixant.

Il pianote sur son écran de portable.

Je suis dans le pétrin. Je ne sais même pas à qui il téléphone.

« Sterling ? Hummel. Je veux que vous entriez dans la base informatique de The New Press et que vous supprimiez les mails que Blaine Anderson m'a envoyés. Entrez ensuite dans l'ordinateur d'Hunter Clarington et regardez si ces mails y sont. Si oui, supprimez-les aussi… Oui, dans leur totalité. Il ne doit plus rester aucune trace. Tout de suite. Appelez-moi une fois tout ça fait »

Il raccroche sans plus de cérémonie et tape à nouveau sur son écran.

« Cameron ? Hummel. Clarington, mettez-le à la porte. Tout de suite. Immédiatement. Prévenez la sécurité. Je veux qu'il dégage maintenant ou je fais couler et je mets cette boite en faillite demain à la première heure. Vous disposez déjà d'assez d'éléments pour le virer. C'est compris ? »

Il attend la réponse et mets fin à l'appel, plutôt fier de lui.

« L'IPhone » gronde-t-il entre ses lèvres.

« S'il te plaît, ne sois pas fâché contre moi »

Il ferme les yeux avant de les rouvrir rapidement.

« Je suis vraiment très énervé contre toi dans l'immédiat » lâche-t-il avec sauvagerie en dérangeant à nouveau ses cheveux, « grimpe dans la voiture »

« Kurt je t'en prie »

« Bordel, monte dans cette putain de voiture ou je t'y fait entrer de force Blaine » s'énerve-t-il.

« Ne fais pas de connerie, je t'en prie »

« LA SEULE CHOSE CONNE ICI C'EST TOI ! » hurle-t-il, « je t'ai répété je ne sais combien de fois d'utiliser cette merde d'IPhone. Alors ne me parle pas de connerie. Et monte dans cette PUTAIN DE BAGNOLE TOUT DE SUITE ! »

Je tremble de panique. Voilà le vrai Kurt fou de rage. C'est la première fois que je le vois comme ça. Tout son self-control l'a quitté.

« Ok » lâchais-je pour l'apaiser, « je t'en prie, sois prudent »

Sa bouche n'est plus qu'une ligne sévère. Ses yeux me fusillent. Il me montre le véhicule d'un mouvement énervé.

« S'il te plaît, fais attention. Je ne peux pas imaginer que tu sois blessé. Je ne m'en relèverai jamais »

Il ferme brusquement les yeux, se tend et respire calmement.

« Je vais faire attention » rétorque-t-il, les traits étant adoucis.

Merci Seigneur. Je sens son regard dans mon dos quand je me déplace jusqu'à la voiture. Je grimpe du côté passager à l'avant. Dès que je suis protégé à l'intérieur, il se précipité dans le bâtiment. Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine. Qu'est-ce qu'il va lui faire ?

J'attends, immobile comme une statue. J'attends. J'attends. Cinq minutes ne m'ont jamais paru aussi longues de toute ma vie. Un taxi vient se garer devant moi. Sûrement celui que j'ai appelé pour Hunter. Dix minutes. Un quart d'heure. Oh mon Dieu mais qu'est-ce qui se passe là-haut ?! Joey va bien ? Je vais mourir si rien ne se passe.

Encore dix minutes après, Hunter sort de The New Press en tenant un carton contre lui. Le mec de la sécurité est juste derrière lui. Qu'est-ce qu'il foutait celui-là tout à l'heure ?! Enfin Kurt et Joey sortent. Hunter est tout vert.

Il se dépêche d'aller vers le taxi. Je suis plus qu'heureux que les vitres de la voiture soient teintées. Comme ça, il ne peut pas me voir dedans. Le taxi démarre et part dans la direction opposée de l'aéroport. Kurt et Joey me rejoignent ensuite.

Kurt se faufile derrière le volant et soupire en s'installant sur le siège. Il a dû prendre cette place parce que je suis à l'avant. Joey monte derrière moi. Le silence dans l'habitacle est pesant alors que Kurt met le contact pour s'engager dans les rues new-yorkaises. Je tourne prudemment la tête vers le maniaque du contrôle. Sa mâchoire est crispée et on dirait qu'il est perdu dans ses pensées. Une sonnerie s'élève dans la voiture. Kurt appuie sur un bouton du volant pour répondre.

« Hummel » dit-il durement.

« Monsieur Hummel, c'est Sterling »

« Sterling vos êtes sur haut-parleur et il y a du monde avec moi » prévient-il.

« Monsieur, tout est réglé. Cependant j'ai trouvé des choses dans l'ordinateur de Monsieur Clarington qui méritent que vous y jetiez un œil »

« On verra ça quand je serais rentré. Je vous rappelle. Merci Sterling »

« De rien Monsieur Hummel »

Le dénommé Sterling met fin à l'appel. Je ne sais pas du tout qui il est, à moins que Kurt l'ait appelé autrement une autre fois. Je me demande ce qu'il a trouvé dans l'ordinateur d'Hunter.

« Tu me fais la tête ou pas ? » l'interrogeais-je doucement.

Kurt tourne rapidement les yeux avant de les coller à nouveau à la circulation. Je sais bien qu'il est furieux.

« Oui » grogne-t-il, les traits tendus.

Oh c'est magnifique… C'est tellement mature comme comportement. Je me fais tout petit sur mon siège et regarde dehors d'un air absent. Ce serait peut-être mieux de lui demander de me ramener chez moi. Comme ça, il pourra faire la tête tout seul au Phénix au lieu qu'on rentre tous les deux et qu'on s'engueule. Pourtant, au fond de moi, je sais qu'il est préférable que je ne le laisse pas seul. Pas après les événements de la nuit passée.

La voiture s'arrête devant le Phénix. Kurt quitte sa place. Avec son élégance innée, il fait le tour de la voiture et ouvre ma portière.

« Sors » me commande-t-il alors que Joey se place derrière le volant.

Je le laisse me prendre la main et le suis docilement à l'intérieur de son hôtel particulier. On s'arrête devant l'ascenseur mais il tient toujours ma main.

« Pourquoi tu es tellement énervé contre moi Kurt ? » lui demandais-je en attendant.

« Tu connais la réponse » marmonne-t-il.

On s'avance dans la cabine et il tape le code pour sa suite sur le clavier.

« Seigneur, si tu avais été blessé ou s'il t'avait touché plus, j'aurais tué ce mec de mes propres mains. Je te l'assure »

Son ton est glacial et sec. La cabine se ferme devant nous.

« Enfin je vais le ruiner pour qu'il ne s'attaque à plus personne. C'est un putain de porc ! » lâche-t-il en bougeant la tête, « mon Dieu Blaine »

Brusquement, il me prend et me plaque contre la paroi de l'ascenseur. Il noue ses doigts à mes boucles et tire dessus pour incliner ma tête. Ses lèvres trouvent les miennes et il m'embrasse avec dévouement et désir. Je suis totalement étonné par ce baiser sans que je sache pourquoi. Je profite de l'assurance qu'il dégage, de la passion et de sa fureur encore présente alors que sa langue envahie ma bouche avec force. Il se stoppe et baisse les yeux sur moi. Son corps m'emprisonne contre l'ascenseur. Je suis piégé et haletant. J'attache mes mains à ses avant-bras et lève la tête vers ses superbes traits concentrés et graves.

« S'il t'avait blessé ou s'il t'avait… »

Je perçois le tremblement qui le secoue.

« L'IPhone » lâche-t-il tranquillement, « toujours dès maintenant d'accord ? »

Je hoche la tête en avalant ma salive, ne pouvant pas lâcher ses yeux fascinants et sérieux. Il se met droit et retire son corps du mien quand la cabine se stoppe.

« Il gueulait que tu l'avais frappé dans les dents et dans le bide »

La voix de Kurt est plus distraite et je pense même qu'il est fier de moi. Je pense qu'il n'est plus en colère contre moi.

« Oui c'est vrai » chuchotais-je encore flottant de son baiser torride.

« Tant mieux »

« J'ai quelques réflexes grâce à la boxe »

« Eh bien j'en suis heureux » dit-il avant de continuer comme pour lui-même, « je tâcherais de ne pas oublier ça »

Il rattrape mes doigts et me tire dans l'appartement. Je vais avec lui, plutôt rassuré. Je crois qu'il a atteint le summum de la mauvaise humeur et je ne crois pas voir pire.

« Je dois téléphoner à Sterling. Je ne serais pas long »

Il s'éclipse aussitôt dans son bureau en me laissant planté au milieu de la grand pièce. Mademoiselle Jones est en train de s'activer en cuisine, certainement pour nous faire à manger. Je me rends compte que je meurs de faim quand mon vente gargouille. Je dois détourner mon esprit.

« Je peux faire quelque chose ? » lui demandais-je.

Elle rit sincèrement.

« Non Blaine. Vous voulez boire quelque chose ? Vous semblez fatigué »

« Oui, du vin s'il vous plaît »

« Blanc ? »

« Merci » hochais-je la tête.

Je m'assieds sur un des tabourets près du comptoir et elle me donne un verre de vin frais. J'ignore le nom mais il est bon, dénoue ma gorge et calme mon esprit échauffé. Quelle est cette pensée que j'ai eue en début d'après-midi ? Que tout était fade sans Kurt ? Que ma vie est plus intense avec lui ? Mon Dieu qu'est-ce que j'aimerais avoir l'existence de Monsieur Tout le Monde là, maintenant.

Qu'est-ce que ce serait sans Kurt ? Je serais parti me planquer chez moi et je serais en train d'en discuter avec Steve, totalement apeuré par Hunter en me disant que je serais obligé de le revoir en fin de semaine. Enfin je ne pense pas le revoir de sitôt celui-là.

Cependant qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Je plisse le front. Putain je n'y pense que là. J'ai encore un travail ou pas ?

« Bonsoir Mercedes » salue Kurt en me sortant de mes divagations personnelles.

Il est à nouveau dans le grand salon et il va directement dans le frigo se prendre du vin.

« Bonsoir Monsieur Hummel. Le dîner sera prêt dans quinze petites minutes »

« Très bien »

Kurt soulève son verre pour porter un toast.

« Aux cours de boxe vraiment utiles » dit-il, le regard plus tendre.

« Tchin »

« Qu'est-ce qui se passe ? »

« J'ignore si j'ai encore un boulot ou non »

Il penche la tête sur son épaule.

« Tu tiens à en avoir un ? »

« Évidemment »

« Eh bien, tu en as un »

C'est aussi facile que ça.

Ça peut être pratique d'avoir un PDG maître du monde dans ses connaissances…

Je roule des yeux et il m'adresse un sourire.

OoOoOoOoOoO

Mademoiselle Jones est la pro des lasagnes. Ça c'est certain. Elle est partie une fois nos assiettes remplies. Je suis plus à l'aise maintenant que mon ventre est plein. On est encore sur les tabourets. J'ai essayé par tous les moyens de faire cracher à Kurt les renseignements que Sterling a trouvé dans les affaires d'Hunter mais rien. J'abandonne et lui parle de quelque chose de plus léger.

« Sam m'a envoyé un message aujourd'hui »

« Ah oui ? »

Kurt me regarde.

« Il m'a parlé des tableaux que tu as acheté. Son expose termine jeudi »

« Oh j'aurais donc les tableaux dans la semaine »

« J'en sais rien. Il ne m'a pas dit quand il revenait. Vendredi je pense. Ce serait bien que je sorte avec lui et Zoé à leur retour »

Kurt arrête sa fourchette devant sa bouche.

« Tu essayes de me dire quoi ? »

Je me tends immédiatement.

« Rien. Je te dis juste ce que je vais faire à leur retour. Je veux voir mes meilleurs amis quand ils rentreront. Ce n'est pas la mer à boire »

Il fronce les sourcils et soupire.

« Je n'aime pas vraiment l'idée que tu sois dehors sans moi »

Putain ce qu'il peut être pénible quand il s'y met. Je respire un grand coup.

« Ce sont mes amis Kurt. Je n'ai pas vu Sam depuis l'expo et Zoé encore plus loin. Ils me manquent ok ? Je sais que tu as peu d'amis à part Santana ou ce mec affreux et je ne t'empêche pas les voir »

Kurt ferme les yeux. Il a l'air abasourdi.

« Je veux sortir avec eux. Ils me manquent et c'est tout »

Hé t'excites pas comme ça, il a encore rien dit !

Son regard bleu s'enflamme quasi-immédiatement.

« Tu le penses vraiment ? » murmure-t-il.

« Penser quoi ? »

« Sebastian. Tu serais plus tranquille si je ne le voyais pas ? »

« Parfaitement. Ce serait mieux pour moi si tu ne le voyais pas »

« Mais pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ? »

« Parce que ce n'est pas mon rôle. En plus, il est ton seul ami d'après toi »

Je souffle, agacé. Il est vraiment borné parfois. Et puis, pourquoi on parle de lui de toute façon ? Je ne souhaite pas l'avoir dans ma tête. Je tente de retourner la conversation vers Sam et Zoé.

« Exactement. Comme ce n'est pas ton rôle de me dire si oui ou non je peux sortir avec mes amis. Tu peux arriver à le comprendre ? »

Il me fixe d'un air concentré. J'aimerais vraiment être dans sa tête des fois. Il hoche la tête, tout de même raide.

« Merci. Et si je dois venir habiter ici… »

Je me tais avant de finir. Kurt opine. Il a sûrement compris ce que je voulais dire. Je lui adresse un petit sourire fier. Je vois sa bouche trembler légèrement.

« N'est-ce pas un sourire satisfait mon Blainey ? »

« Exactement, c'en est un »

Je prends l'initiative de m'éloigner de lui. La menace des mains qui chatouillent n'est jamais très loin. Je prends nos assiettes et nos couverts et les pose dans le lave-vaisselle.

« Mercedes le fera »

« Trop tard »

Je me redresse et mes yeux tombent sur les siens qui me détaillent avec intensité.

« Je dois aller bosser encore un peu » souffle-t-il sous le ton de l'excuse.

« Très bien. Je vais bien trouver quelque chose à faire »

« Viens là » me commande-t-il.

Son timbre est tendre et calme comme une caresse et ses yeux sont ardents. Je ne le laisse pas me le répéter et fonce dans ses bras, enroulant les miens à son cou. Lui est toujours assis. Il me serre contre lui, me plaquant avec force à son torse, sans rien faire de plus.

« Ça va ? » murmure-t-il dans mes boucles.

« Oui »

« Même avec les gestes de ce fils de pute ? Même avec les événements d'hier ? » complète-t-il.

Je le fixe dans son regard bleu foncé sérieux.

« Oui ça va » chuchotais-je.

Il me serre plus fort. Je suis protégé, adoré, aimé. Tout ça en même temps. C'est exquis. Je ferme les yeux et profite d'être contre lui. Je suis amoureux de ce garçon. Je suis amoureux de son délicieux parfum, de son courage, de ses changements d'humeur. Mon maniaque du contrôle.

« Ne nous engueulons pas » murmure-t-il.

Il pose un baiser sur mon front et respire un grand coup.

« J'adore ton odeur Blainey »

« J'adore la tienne aussi » soufflais-je en posant mes lèvres dans son cou.

Et, bien trop vite, il me libère.

« J'aurais fini dans deux heures à peu près »

OoOoOoOoOoO

Je me ballade sans but et sans réelle énergie dans cet immense appartement. Kurt est encore en train de bosser. J'ai pris ma douche, j'ai enfilé un tee shirt et un pantalon de survêt' et maintenant, je ne sais pas quoi faire. Je n'ai pas du tout la tête à lire. Mais si je ne m'occupe pas, les images d'Hunter et de ses mains sur moi vont revenir.

Je vais dans la chambre blanche. La chambre des soumis. La vue est vraiment géniale ici. Il est 20h10 et le Soleil décline déjà. La vie dans New York est effervescente. C'est superbe. Je pense subitement à quelque chose. Où il va mettre les portraits de Sam ? S'il ne les met nulle part, c'est encore mieux. Je n'apprécie pas vraiment de me voir.

A nouveau dans le couloir, je suis planté devant la porte en bois de la salle de torture moderne. Avant même d'y penser, j'enclenche la poignée. Normalement elle est fermée à clé mais là, non. Ça m'étonne. C'est bizarre. Je me sens comme un gosse qui fait une bêtise. Je m'avance. La pièce est sombre. J'appuie sur le bouton et une lumière tamisée se diffuse. C'est exactement comme la dernière fois. Chaleureux mais enfermant pleins de secrets.

Des souvenirs de la dernière fois où je suis venu ici s'imposent dans ma tête. Ceinture… Je frissonne. Maintenant, elle repose sur le support avec d'autres à gauche de la porte. Je laisse passer mes doigts sur les martinets, les palettes et les cravaches. Pff… Je vais devoir parler de tous ces trucs avec le Docteur Schuester. Je ne sais pas si quelqu'un qui a vécu de cette façon peut tout stopper d'un coup. Pour moi, c'est impossible. Je m'avance vers le lit et me pose sur le matelas recouvert de doré en observant chacun des objets autour de moi.

A ma gauche, il y a le présentoir à cannes. Pourquoi en avoir un si grand nombre ? Une seule serait déjà de trop. Plus j'y pense et plus ça me dégoûte. Mon regard s'arrête sur le petit divan et je vais me mettre dessus. Il n'a rien d'exceptionnel : pas de menottes ou de chaînes. Enfin, je ne vois rien de ce genre. Je regarde dans mon dos et fixe la commode. Je suis intrigué tout à coup. Je me demande ce qu'il y a dedans.

J'ouvre le premier tiroir. Mon cœur bat la chamade dans ma poitrine. Je ne sais pas si c'est l'excitation ou la peur d'être pris sur le fait ou les deux. On dirait que je suis un cambrioleur qui serait entré chez quelqu'un par effraction.

En même temps, les gens donnent rarement les clés aux cambrioleurs…

Putain mais c'est quoi tous ces trucs ? Il y a tout un tas d'accessoires et d'objets étranges là-dedans. Je ne sais pas comment ça s'appelle et encore moins à quoi ça sert. Tout est parfaitement rangé. Je prends un de ces outils dans la main. On dirait une boule munie d'une poignée.

Bordel mais comment on s'en sert et pour quoi faire surtout ? Mes pensées tournent vote et une idée pointe. Il y en a de plusieurs tailles. Je frissonne et lève les yeux de ces outils bizarres.

A l'entrée, Kurt me contemple, les traits emplis d'un sentiment inconnu. Ça fait longtemps qu'il est là ? J'ai la sensation d'avoir été pris la main dans le sac.

« Coucou » souriais-je tendu.

Mes yeux sont grands ouverts et je dois être blanc comme un cul.

« Tu fais quoi ? » me questionne-t-il calmement, cependant je détecte autre chose dans son ton.

C'est de la fureur ? Je m'empourpre.

« Eh bien… Je ne savais pas quoi faire et ma curiosité m'a poussé » avouais-je, mal à l'aise.

Il m'avait affirmé qu'il mettrait deux heures.

« Ceci est un mélange explosif en effet »

Il tapote sa bouche de son doigt et garde son regard sur moi. Il a l'air songeur et tranquille. J'avale ma salive et ma gorge est soudainement râpeuse.

« Et donc, tu as assouvi ta curiosité sur quoi Blainey ? Je peux peut-être participé ? »

« La porte n'était pas verrouillé et je… »

Mon souffle se bloque. Je cille ayant un peu peur de la réaction de Kurt et ne sachant pas comment continuer cette phrase. Son regard est devenu bleu foncé. A mon avis, il se joue de la situation mais il n'est pas facile à cerner. Il s'accoude sur le meuble et pose son menton sur le dos de sa main.

« Je suis monté là dans la matinée. Je me demandais où j'allais mettre tous ces trucs ou qu'est-ce que j'en ferais. J'ai sûrement oublié de refermer »

Il fronce les sourcils. Il a oublié de refermer une porte ce n'est pas non plus la fin des temps.

« Ah oui ? »

« Mais tu es là avec ta curiosité »

Son ton est tendre mais, lui aussi, curieux.

« Tu n'as pas énervé ? » demandais-je à bout de souffle.

Il incline la tête sur son épaule et me sourit d'un air joueur.

« Pourquoi le serais-je ? »

« Eh bien, j'ai la sensation d'être dans une partie protégée et secrète ici et puis… tu es toujours énervé contre moi »

Ma voix est douce et sereine mais aussi rassurée. Kurt fronce encore les sourcils.

« C'est vrai, tu es dans une sorte de pièce protégée et secrète mais je ne suis pas énervé. Je veux de tout mon cœur que tu t'installes là et cet endroit sera ta propriété aussi »

Ma salle de torture moderne ? Je ne sais même pas quoi dire. C'est encore énorme à encaisser.

« C'est aussi pour ça que je suis monté là ce matin. Je me suis cassé la tête en me demandant quoi en faire »

Il passe à nouveau son doigt sur sa bouche.

« Je suis toujours énervé contre toi hein ? Il me semble que j'étais plutôt bien ce matin dans notre chambre »

Notre chambre… Il a raison. Je ne peux pas m'empêcher de sourire en repensant à ce matin et j'oublie un bref moment où je me trouve et ce que va devenir cet endroit. J'ai aperçu un maniaque du contrôle vraiment agréable.

« Tu étais enjoué. J'aime bien quand tu es comme ça »

« Ah oui ? » demande-t-il en haussant les sourcils et en m'adressant une moue adorable.

« Comment ça s'appelle ? »

Je lui montre l'objet bizarre en forme de balle gris métallisé.

« J'aime le fait que tu veux toujours en savoir plus Blainey. C'est un plug anal » lâche-t-il calmement.

« Hmm… »

« Je l'ai acheté pour toi »

« Ah bon ? »

Il hoche la tête d'un air méfiant et sérieux.

« Chaque accessoire était acheté pour tes soumis ? »

« Quelques un en effet »

« D'autres plugs ? »

« Oui »

Oh… J'avale ma salive. Plug anal. Je ne sais pas vraiment si on peut se sentir bien avec un truc en métal apparemment en soi. Soudain, je me souviens de lui et moi dans mon salon après la cérémonie de remise de diplômes. On parlait de jouets et on négociait le contrat.

Je ne sais plus trop ce que je lui avais répondu à ce sujet d'ailleurs. Mais là, en découvrant ce que sont ces fameux jouets, je ne suis pas certain de vouloir essayer. Je fixe à nouveau l'objet et le remets à sa place.

« Celui-là, c'est quoi ? »

J'attrape un truc long en caoutchouc noir. Il y a plusieurs boules rattachées les unes aux autres. Il y en a 9 en tout. Plus on s'approche de l'extrémité et plus les boules sont fines.

« Perles anales » cite Kurt en me contemplant intensément.

Wow. Je les détaille du regard, vraiment intrigué mais aussi terrifié. C'est vraiment grand, comment ça peut entrer ? C'est assez difficile de s'imaginer la chose.

« Ça peut décupler l'orgasme si elles sont maniées correctement » ajoute-t-il tranquillement comme s'il me parlait du beau temps.

« Aussi acheté pour moi ? »

Il acquiesce doucement sans rien dire.

« J'ai donc découvert le tiroir pour le cul »

« On peut dire ça » sourit-il d'un air sexy.

Je le pousse assez vite. Mes joues sont aussi brûlantes et rouges que des braises.

« Le tiroir pour le cul ne te plaît pas ? » m'interroge-t-il, joueur.

Je le fixe et lui adresse une moue en tentant de ne pas montrer mon embarras.

« On va dire que je ne suis pas pressé d'avoir tous ces trucs en moi » répondis-je en essayant d'avoir l'air distrait.

Je tends la main vers le second tiroir. Ses lèvres se retroussent.

« Tous les accessoires vibrent dans celui-ci »

Je le ferme aussitôt.

« L'autre ? »

Je rougis encore une fois, un peu honteux.

« Je dirais plus original »

Dans un geste tremblant, je tire sur le fameux tiroir en gardant mon regard fixé à ses traits magnifiques mais ironiques. Dedans se trouve des objets métalliques de toutes les formes et même des pinces à linge. Bordel, pourquoi il a des pinces à linge là-dedans ?! J'attrape un grand truc bizarre.

« C'est un écarteur »

Il se remet droit et vient vers moi d'un pas nonchalant avant de se poster dans mon dos. Je lâche immédiatement l'objet et cherche quelque chose de moins… Bref. Je prends deux espèces de pinces reliées par une chaînette.

« Dans ces objets, il y en a qui sont là pour faire mal mais d'autres pour faire du bien » chuchote-t-il.

« C'est quoi ? »

« Des pinces à tétons que tu peux utiliser sur les deux en même temps »

Kurt sourit doucement avant de continuer :

« Tu vois bébé, c'est muni de deux pinces donc tu peux les mettre sur les deux tétons. Avec, tu peux faire mal et faire du bien »

Je ne dis rien. Il le prend entre ses mains.

« Donne-moi ton index »

Je lui obéis et il met la pince sur le bout de mon doigt. Ça ne fait pas beaucoup mal.

« C'est vraiment fort comme effet mais dès qu'on les retire, c'est là qu'on se rend compte de la douleur et du plaisir que ça peut donner »

Je libère mon index. J'imagine que ça pourrait être pas mal. Je gigote sur place à cette idée.

« Je trouve que c'est un bel objet quand même »

« Vraiment Blaine ? Je n'aurais pas pensé que tu dirais ça »

J'opine maladroitement et remets les pinces à tétons à leur place. Kurt s'incline et en sort une paire quasi-similaire.

« Tu peux adapter celles-ci »

Il me les tend devant les yeux afin que je les voie mieux.

« Adapter ? »

« Oui tu peux les serrer très fort ou normalement. Comme bon te semble dans l'action »

Pourquoi toute cette démonstration est si sexy avec lui ? J'avale ma salive et secoue la tête. Je prends un objet qui ressemble à une roulette à pizza avec pleins de dents.

« C'est quoi ? »

Je plisse le front. A mon avis, ce n'est pas pour découper des pizzas.

Sans blague !

« Ça s'appelle une roulette de Wartenberg »

« A quoi ça sert ? »

Il me l'ôte des doigts.

« Tends ta main »

Je m'exécute et lui donne ma main gauche. Il la prend avec délicatesse et en profite pour caresser la jointure de mes doigts. Je sens un courant électrique comme toujours quand ma peau rencontre la sienne. Mon désir pour lui ne faiblit pas. Il retourne ma main et fait rouler la roulette dedans.

« Oh ! »

Les petites dents effleurent ma peau. Ça ne fait pas forcément mal mais on dirait que ma paume est en effervescence après son passage.

« Pense à cette sensation sur tes testicules » chuchote Kurt.

Je m'empourpre et ramène ma main vers moi. Mon souffle et mon pouls deviennent irréguliers.

« Le plaisir et la douleur sont intimement liés Blaine » dit-il en reposant la roulette.

« Pourquoi des pinces à linge ? »

« Tu n'imagines pas tout ce qu'on peut faire avec ça »

Ses yeux deviennent encore plus ardents. Je recule en arrière pour fermer le tiroir.

« Tu as terminé ? »

Il a l'air joueur et à l'aise.

« Pas encore »

Je tire sur le dernier tiroir et écarquille les yeux devant toutes les lanières de cuir qui s'y trouvent. J'en attrape une extrémité et découvre…

« Un bâillon pour rester sage » lâche Kurt d'un ton enjoué.

« Limite à ne pas franchir » chuchotais-je.

« Je sais. Mais regarde, tu ne peux pas t'étouffer. Tu mords juste dedans »

Il me le prend et appuie son pouce et son index de part et d'autre de la boule comme pour me prouver qu'il a raison.

« On t'a déjà mis ça avant ? » demandais-je.

Il s'arrête de bouger.

« Oui »

« Pour que tu ne hurles pas ? »

Il soupire. Je pense que je l'agace.

« Ce n'est pas le but premier. Tout est rapport à la domination. Si je te ligote et t'empêche de t'exprimer avec ça, tu ne te sentiras pas fragile ? Tu devrais avoir une confiance aveugle en moi alors que tu ne peux rien faire. Je devrais anticiper les réactions de ton corps comme tu ne pourrais pas dire un mot. Tu serais plus que vulnérable et je te contrôlerais entièrement »

« Tu es presque nostalgique en parlant de tout ça »

« Je ne connais que ça » murmure-t-il.

Son regard est soudain plus sérieux. L'air de la pièce s'est modifié aussi en quelque chose de plus personnel.

« J'ai déjà une confiance aveugle en toi Kurt »

« Ah bon ? Je me sens… exposé, fragile avec toi »

« Hé non ! »

Mon maniaque du contrôle.

« Pourquoi un truc pareil ? »

« Eh bien, tu es le seul qui peut me blesser profondément. Personne d'autre ne le peut »

Il retire une de mes boucles qui tombe sur mon front.

« Kurt c'est… c'est la même chose pour toi… Si un jour tu me jetais… »

Je tremble en jouant avec mes mains. C'est là, mon autre plus grande peur pour nous deux. S'il n'était pas abîmé à ce point, m'aimerait-il ? Je bouge la tête. Il ne faut pas que je laisse ce genre d'idées s'installer.

« Je ne veux pour rien au monde te faire souffrir. Je t'aime » murmurais-je en encadrant ses joues de mes mains.

Je les lui caresse de mes pouces. Il se laisse aller à mon toucher, abandonne le bâillon dans le tiroir et me serre contre lui.

« On a terminé avec « Qu'est-ce que c'est que ce truc ? » » me questionne-t-il d'une voix tendre et chaude.

Ses mains glissent le long de mon échine et trouvent mon cou.

« Pourquoi ? Tu as des projets ? »

Il s'approche et pose ses lèvres sur les miennes. Je m'abandonne contre lui.

« Blaine, tu t'es quasiment fait attaquer »

« Oui et ? »

Je profite qu'il soit près de moi et du poids de sa main dans ma nuque. Il recule son visage et me regarde, plutôt vexé et inquiet.

« Comment ça « oui et ? » ? » me gronde-t-il.

Je lève le visage vers ses beaux traits boudeurs.

« Kurt tout va bien »

Il resserre son étreinte.

« Je n'arrête pas de penser qu'il aurait pu faire plus » dit-il en nichant sa tête dans le creux de mon cou.

« Je ne suis pas aussi délicat que tu le penses »

J'inspire son merveilleux parfum de caramel et de gel douche. Le meilleur endroit au monde : les bras de Kurt.

« Je sais très bien que tu n'es pas si délicat » dit-il doucement.

Il pose un baiser sur mon front et, trop vite, beaucoup trop vite à mon gout, il me lâche. Hé oh !

Je m'incline vers le tiroir et attrape un autre objet. C'est une barre de métal où sont accrochées plusieurs paires de menottes. Je lève l'accessoire.

« C'est une barre d'écartement. Les menottes sont là pour attacher les poignets et les chevilles » explique patiemment Kurt, le regard assombri.

« On s'en sert comment ? » le questionnais-je vraiment curieux.

« Tu veux une démonstration ? » murmure-t-il, étonné en clignant des yeux.

Il pose finalement son regard ardent sur moi.

« Oui, fais-moi voir. J'aime bien quand tu me ligotes »

Oh putain Anderson, tu as vraiment dit ça ?

« Blainey… » chuchote-t-il.

Il a l'air triste subitement.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Pas là »

« C'est-à-dire ? »

« J'ai envie de toi dans notre chambre, pas dans cette pièce. Suis-moi »

Il prend la barre d'une main et mes doigts de l'autre et m'amène en dehors de la salle de jeux. Je ne comprends pas pourquoi on ne reste pas là. Je regarde par-dessus mon épaule.

« Pourquoi tu ne veux pas rester là ? »

Kurt s'immobilise dans l'escalier et me regarde sérieusement.

« Blaine, d'accord si tu es prêt pour y retourner mais moi, je ne peux pas. Quand on y est allé la dernière fois, tu m'as abandonné. Je te l'ai déjà dit. Tu peux le comprendre ? »

Il plisse le front visiblement prêt à dire ce qu'il a sur le cœur.

« Plus rien n'est pareil. Tout s'est modifié. Tout mon monde s'est transformé. Tu ne sais pas que… »

Il s'interrompt et dérange ses cheveux de ses mains en rassemblant ses mots pour parler.

« C'est comme si j'étais un drogué revenant de cure de désintox' tu vois ? Pardon pour le parallèle mais c'est la meilleure image que j'ai. Je n'en ai plus envie mais c'est préférable si je ne suis pas tenté. Je ne veux pas te faire souffrir »

Il semble si coupable là, maintenant que ça me fait mal aussi. Qu'est-ce que je lui ai fait ? Je l'ai vraiment aidé ou pas ? Sa vie lui plaisait avant que je me barre n'est-ce pas ?

« Ça me dégoûte de te faire souffrir parce que je t'aime Blaine »

Ses yeux pétillent d'une honnêteté pure et innocente. Il est si franc. Je l'aime plus que tout. Plus que n'importe qui. Je ressens un amour sans limite pour lui.

Je me jette contre lui avec une telle force qu'il fait tomber ce qu'il a dans les mains pour me tenir. Je le plaque contre le mur et encadre sa tête de mes paumes. Je penche sa bouche vers la mienne et me délecte de son étonnement quand je passe ma langue entre ses lèvres sans le prévenir. Je suis sur une marche au-dessus de lui et on est presque au même niveau. J'ai l'impression d'être surpuissant. Je l'embrasse langoureusement, mes mains fourrageant dans ses cheveux parfaits. Je veux le caresser, chaque parcelle de sa peau mais je me contrôle sachant qu'il va paniquer. Mais mon envie se déroule dans mon ventre puissante, brûlante et elle envahit bientôt tout mon être. Kurt lâche un son guttural et me pousse au niveau des épaules ?

« Tu souhaites que je te prenne dans l'escalier ? » grogne-t-il, essoufflé, « parce que si tu continues, ça va arriver »

« Oui »

Je suis sûr que mes yeux sont aussi sombres que les siens à cet instant. Le bleu des siens est empli de luxure et de promesses.

« Non. Je veux te baiser au lit »

Sans prévenir, il me place sur son épaule. Je lâche un petit cri. Il me met une fessée très forte et je crie à nouveau. Il descend quelques marches et se baisse pour prendre la barre sur le sol.

Mademoiselle Jones quitte la buanderie quand nous traversons le corridor. Elle nous adresse un sourire et je lui lance un sourire désolé à mon tour. A mon avis, Kurt ne l'a même pas vue.

Une fois dans la chambre, il me remet sur mes pieds et balance la barre sur le matelas.

« Je ne crois pas que tu vas me faire souffrir »

« Je ne le crois pas non plus »

Il attrape mon visage et me donne un profond et vrai baiser faisant accélérer mon cœur déjà ultra rapide.

« Je te veux à un tel point » chuchote-t-il contre mes lèvres, « tu es certain que tu le veux aussi, même avec les événements de la journée ? »

« Oui. Je te veux. Je te veux. Je veux enlever tes habits »

Je meurs d'envie de sentir sa peau sous la pulpe de mes doigts.

Ses yeux s'ouvrent en grand. Il ne sait pas quoi faire un instant.

« Ok » concède-t-il avec méfiance.

Mes doigts s'avancent vers les boutons de sa chemise et j'entends sa respiration se bloquer.

« Je ne te caresserais pas si ce n'est pas ce que tu veux »

« Non » rétorque-t-il immédiatement, « touche-moi. Je suis bien. Vas-y » grogne-t-il.

Je déboutonne avec lenteur sa chemise. Ses yeux sont écarquillés et ils pétillent. Sa bouche est à peine ouverte pour laisser passer sa respiration tremblante. Il est magnifique, même effrayé. Oui il est effrayé, je le sais. Je défais le troisième et les lignes de sa poitrine apparaissent.

« J'ai envie de poser mes lèvres ici » chuchotais-je.

Son souffle devient plus court.

« Poser tes lèvres ? »

J'acquiesce. Il halète alors que je défais le bouton d'après. Je m'incline pour lui montrer ce que je souhaite faire. Il cesse de respirer mais ne s'éloigne pas lorsque je l'embrasse délicatement au centre de son torse. Je finis de la déboutonner et je le regarde. Il a un air fier, serein et fasciné.

« Tu as moins de mal, je me trompe ? »

Il secoue la tête alors que je retire doucement le vêtement. Je l'abandonne lâchement sur le parquet de la chambre.

« Qu'as-tu fais de moi Blainey ? » murmure-t-il, « je l'ignore mais je ne veux pas que ça cesse »

Après ça, il me serre contre lui, emmêle ses doigts dans mes boucles et tire dessus pour pouvoir atteindre mon cou.

Il traîne sa bouche sur ma joue et mords doucement l'os de ma mâchoire. Je gémis. Putain je veux ce garçon à un tel point. Mes mains traînent vers l'ourlet de son pantalon. Je le déboutonne et le débraguette.

« Mon bébé » halète-t-il en posant ses lèvres dans mon cou.

Son sexe bandé tape contre l'os de mon bassin. Il est raide, dur pour moi. J'ai envie de lui. J'ai envie de le sentir sur ma langue. Je fais un pas en arrière immédiatement et m'agenouille devant lui.

« Ooooooh ! » s'égosille-t-il.

J'abaisse brusquement son jean et son sous-vêtement. Son érection pointe fièrement vers moi. Avant même qu'il fasse un geste pour me repousser, je prends son sexe entre mes lèvres et le suce violemment, me délectant de l'effet de surprise que j'ai créé. Il baisse la tête dans ma direction et m'épie attentivement à chaque mouvement que je fais. Son regard est envahi par le plaisir. Wow. Je détends plus ma gorge et le suce encore plus profondément. Il clôt les paupières et se laisse aller à cette extase exquise. J'ai conscience du pouvoir que j'ai sur lui et c'est sexy, chaud comme l'enfer. Je me sens invincible. Je m'abandonne à cette sensation salvatrice et libératrice.

« Putain » souffle-t-il en emmêlant ses doigts dans mes cheveux.

Il lance ses hanches vers moi afin que je le prenne encore plus loin. Son gland tape le fond de ma gorge. J'accentue le contact de ma langue sur les veines de sa longueur en ne cessant de le pomper.

« Blaine… »

Il tente de m'échapper.

N'y pense même pas Hummel. Je te veux. Je place fermement mes mains de chaque côté de son bassin et suce plus fort. Il tremble. L'orgasme arrive.

« S'il te plaît » dit-il entre deux souffles, « je vais… je vais jouir Blaine »

Génial. Si je pouvais laisser exploser ma satisfaction je le ferais alors qu'il vient en de longs et puissants jets sur ma langue et il crie.

Ses paupières se décrispent et ses yeux bleus brillants me dévisagent. Je lui souris en léchant la commissure de ma bouche. Il me donne un sourire lubrique en retour.

« C'était donc ce que tu avais en tête Blaine »

Il s'incline, m'attrape sous les aisselles pour me mettre debout. Ses lèvres sont tout de suite sur les miennes. Elles tremblent à son grognement.

« Je me goûte. Tu es bien meilleur que moi » chuchote-t-il, collé à ma bouche.

Il retire mon haut, le fait tomber sur le sol et il me pousse sur le matelas. Il passe les pouces sous l'élastique de mon boxer et tire dessus, entraînant mon pantalon avec. Je suis à poil, allongé sur son lit. Je patiente alors qu'il me baise du regard. Il finit de se déshabiller en continuant de me fixer.

« Tu es un homme magnifique Blaine » dit-il d'une voix aguicheuse.

J'incline ma tête sur mon épaule comme il le fait souvent et lui donne un énorme sourire.

« Tu es un homme magnifique Kurt. Et tes goûts en matière d'hommes sont géniaux »

Il m'adresse un deuxième sourire lubrique et il saisit la barre aux menottes. Il attrape mon pied gauche et referme la menotte autour de ma cheville. Ses yeux sont attachés aux miens alors qu'il resserre le métal autour de moi. Il connaît tellement bien les gestes qu'il ne regarde même pas ses mains.

« Je voudrais pouvoir me rappeler de ton goût. Je sais que tu es subtil et exquis cher Blaine »

Il donne le même traitement à ma deuxième cheville dans un mouvement habile. Mes deux pieds sont maintenant tenus à cinquante centimètres l'un de l'autre.

« Je peux ajuster la barre. Ça peut être pratique » chuchote-t-il.

Un léger bruit retentit et il écarte un peu plus mes pieds. Je ne sais pas quoi dire et me force à respirer calmement. Putain c'est vraiment bandant. Mon corps s'enflamme, ne pouvant plus attendre, rongé par l'envie.

Kurt passe sa langue entre ses lèvres.

« Je sans qu'on va prendre du bon temps Blaine »

Il se penche et pivote la barre. Je suis alors sur le ventre, totalement étonné.

« Je peux faire pleins de choses avec ça » grogne-t-il d'un ton rauque.

Il tourne à nouveau la barre et je me retrouve allongé sur le dos, essoufflé alors qu'il n'a presque rien fait.

« Ces menottes-là servent pour les mains normalement. Je ne suis pas encore décidé. On verra si tu es sage »

« Est-ce mon genre de ne pas être sage ? »

« Hmm… J'ai quelques détails où tu ne l'as pas été, oui » lâche-il en effleurant le dessous de mon pied droit.

Ça me fait des chatouilles. J'essaye de gigoter pour qu'il ne me touche plus mais la barre m'en empêche.

« Tu n'as pas utilisé ton IPhone déjà »

« Qu'est-ce que tu vas me faire ? »

« Ça c'est une surprise »

Il me sourit fièrement et son visage est amusé.

Putain ce qu'il est chaud comme ça. Il grimpe sur le matelas et se place entre mes cuisses, délicieusement nu. Je suis exposé.

« Tu es vraiment sexy en m'attendant comme ça Blaine »

Il remonte lentement le bout de ses doigts à l'intérieur de mes cuisses, tout doucement, en traçant des lignes imaginaires. Nos yeux sont toujours accrochés ensemble.

« Plus tu attendras et meilleur ce sera Blaine. Qu'est-ce que je vais te faire ? »

Ses mots et sa voix suave entrent en moi et déclenche quelque chose. Je bouge et gémis en même temps. Ses mains n'ont cessé de bouger. Je tente de resserrer les jambes pour calmer la sensation qu'il déclenche mais je ne peux pas.

« N'oublie pas, si tu n'aimes pas quelque chose, dis-le-moi et j'arrêterais » murmure-t-il.

Il se penche vers mon abdomen, pose ses lèvres dessus et le suce délicatement alors que ses doigts effleurent mes fesses et mes testicules.

« Kurt, s-s'il te plaît »

« Blainey, j'ai découvert une facette joueuse et légèrement méchante tout à l'heure dans tes jeux amoureux. A mon avis, ce serait juste si je te faisais la même chose »

Je serre de toutes mes forces le drap sous moi. Je me laisse aller à son contact. Ses lèvres glissent avec une lenteur exagérée vers mon sexe humide de liquide pré-éjaculatoire et ses doigts montent vers mon entrée. Je gémis quand il lèche mon érection et qu'il me pénètre de deux doigts simultanément. Je jette mes hanches contre ses doigts. Kurt grogne.

« Blaine tu es extraordinaire. Tu es si dur et si serré » souffle-t-il contre ma longueur.

Mon corps se cambre tout seul quand il me prend entièrement dans sa bouche.

A ce moment, je sais que je vais perdre. Sa bouche chaude et mouillée me suce sans relâche alors que ses doigts m'étirent et excitent les nerfs de mon intimité. Je ne peux rien faire à part gémir. C'est bon et violent à la fois. Je tremble. Je fais de mon mieux pour encaisser ce raz-de-marée de sensations.

« Kurt ! » hurlais-je.

« Oui mon bébé » murmure-t-il.

Je ne sais pas ce qu'il essaye de faire mais il lance de l'air froid sur mon sexe humide et sensible.

« Ooooh ! S'il te plaît »

« Crie mon nom ! »

« Kurt ! »

C'est un cri aigu et suppliant.

« Recommence » ordonne-t-il.

« Kurt, Kurt, Kurt » m'époumonais-je.

« Tu m'appartiens »

Son ton est tendre et signe ma fin. Il me suce encore et je tombe avec violence dans un orgasme dévastateur. Mes cuisses sont écartées et ses doigts toujours en moi alors que je jouis longtemps, longtemps. Je suis déboussolé.

Je me rends à peu près compte que Kurt me met sur le ventre.

« On tente comme ça mon bébé. Si ça te déplaît ou si ça fait mal, dis juste stop »

Hein ? Je flotte sur mon nuage post-orgasmique et je ne comprends pas tout. Je me rends compte que je suis assis sur les cuisses de Kurt. Depuis quand ?

« Incline-toi vers l'avant » me chuchote-t-il doucement, « Ta joue et ton torse contre le matelas »

Perdu, je lui obéis. Il prend mes poignets et les emmène en arrière de part et d'autre de mon torse. Il les attache avec les menottes à la barre, près de mes pieds. J'ai les fesses en l'air, totalement exposé et à sa merci.

« Tu es magnifique Blaine »

Sa voix est fascinée. J'entends le bruit de l'emballage de capote. Il caresse mon échine du bout des doigts et s'arrête sur mon cul. Je gémis quand il effleure mon entrée et qu'il caresse mes testicules.

Un court instant après, il est en moi et me baise.

« Ooooh ! Moins vite »

Je hurle et il ne bouge plus.

« Tu vas bien ? »

« Moins vite. Attends que je m'habitue »

Il recule doucement et revient en faisant attention. Il me remplit et m'excite encore trois fois et je me laisse aller.

« Vas-y, ça va »

Je ferme les yeux au plaisir. Il gémit et bouge plus vite, plus vite, plus vite… C'est délicieux. Je m'abandonne à ses va-et-vient exquis et il se perd en moi. Il frappe plusieurs fois ma prostate et je sens mon sexe redevenir dur. Il me pilonne encore et encore me ramenant à nouveau à l'extase. Je jouis glorieusement en me resserrant autour de son érection. C'est puissant mais doux. Je répète son nom comme une prière. Il s'immobilise, giclant sa semence dans le préservatif.

« Oh mon Blaine, mon bébé ! » hurle-t-il en tombant près de moi.

OoOoOoOoOoO

Ses mains expertes retirent les menottes et il frotte gentiment là où elles ont marquées ma peau. Une fois terminé, il me sert contre lui et je tombe dans le sommeil.

Je me réveille. Je suis niché dans ses bras. Il m'admire. Je ne sais pas l'heure qu'il est.

« Une éternité ne serait pas assez longue pour te regarder dormir Blainey » murmure-t-il en posant ses lèvres dans mes boucles.

Je souris et me blottis tendrement contre son corps.

« Je ne pourrais jamais me séparer de toi » dit-il doucement en formant un cocon protecteur de membres autour de moi.

« Je ne te quitterais jamais. Ne me laisse pas te quitter » répondis-je d'un ton ensommeillé, mes yeux toujours fermés.

« Tu m'es essentiel » chuchote-t-il.

Je l'entends à peine, me rendormant déjà.

Je lui suis essentiel… essentiel… Le sommeil m'emporte à nouveau vers un petit garçon abîmé aux yeux bleus tristes et timides qui me sourit.

Eh bien voilà pour cette semaine. J'espère que vous êtes satisfaits :)

N'hésitez pas à me laisser votre avis dans une petite review, je réponds toujours et ça me fait énormément plaisir.

Je tenais à vous dire que je suis en pleine écriture du chapitre 48. Ce qui veut dire que nous entrons dans la dernière ligne droite de Nuances... Il me reste tout de même un bon paquet de chapitre à écrire mais je voulais juste vous prévenir. VOILA :'D

A la semaine prochaine les amis.

Bisous, bisous.

Cindy.