Coucou tout le monde !
J'espère que tout va bien pour chacun d'entre vous.
500 REVIEWS WOOOOOOOOOHOOOOO VOUS ÊTES GENIAUX JE VOUS AIME COEUR COEUR COEUR PLEINS DE COEUR
Merci pour les nouveaux follows et fav de cette semaine. Ça me touche énormément que ma fic vous plaise.
Merci à klainepassion, Claire, uneklaineuuuuuse, CeliaCom7, Anna, Claire, ma Kurtannah, Marion, justmoi59, Sara, Klaineuse, Lodret, Anne-So, Amber pour vos reviews.
Klainepassion : merci :'D
Clairegleek78 : ta review est vraiment touchante. Mais vraiment. Tu dis des choses tellement adorable, ça me touche juste. Donc sincèrement, merci. J'espère que cette horrible grippe te laissera tranquille. Oui vous saurez un jour ce que contenait la boite mail du grand méchant Hunter ;) Haha j'imagine que c'est agréable oui. Oh vraiment, vous parlez de ma fic ? Je trouve ça juste incroyable, tu ne peux même pas t'imaginer :') encore merci ! Haha ce serait tellement meilleur si c'était Kurt et Blaine dans le film... bave Merci à toi pour tes reviews adorables.
Uneklaineuuuuuse : tout d'abord : 31 PS VRAIMENT ? Blainey aime bien la salle de torture moderne c'est pour ça qu'il veut y retourner ;) Kurt jaloux c'est super sexy. J'aimais tellement Kurt en mode bitch avec Sebastian dans la série ** Enfile un nœud pap', une bonne dose de gel et une coloration pour les cheveux si tu n'es pas brune et ça passerait tranquillos ! Reviewique = phrase ou sentiment sorti d'une review HEY ! Ta grand-mère cherche radis dans le dictionnaire après avoir été poussée dans les orties ? Peut-être que les radis enlèvent les démangeaisons qui sait ? ;) Je pense que c'est Voltaire qui a dit ça dans Candide non ? Alors à moins que tu communiques avec les morts ou qu'on nous aurait raconté des conneries en disant que Voltaire est mort mais qu'en fait il vit dans un terrier de lapin en buvant du thé (AUCUNE REFERENCE A CETTE ALICE AU PAYS DES MERVEILLES), je ne pense pas qu'on puisse le rencontrer... Tu peux aller au pays des merveilles ? J'aimerais rencontrer le chapelier !
CeliaCom7 : tu aimes Hunter à ce que je vois ;) oh merci :') Klaine sont faits de sexe et de tendresse. C'est ainsi fait ;)
AnnaKlaineuse : Pétaouchnok ou ConnardLand, la ville la plus merdique sur terre. Pourquoi avoir fait une ville pour eux ? Moi, je les aurais jeté dans la mer, mais loin loin, et je les aurais abandonné là. Je les aurais regardé depuis mon yacht de luxe en train de se casser le cul pour retrouver la terre ferme. JE VEUX DU KLEX DANS GLEE pleure en se roulant par terre à la semaine prochaine ;)
Maloke : « ! » est un mot génial ma Claire ;) bisous !
IheartIns : Coucou ! Eh bien merci et de rien j'imagine ;) Non je n'ai pas été voir le film mais une amie m'a dit que Mrs Robinson n'était pas dedans et je trouve ça décevant en fait... J'aurais aimé voir à quoi ressemblait ce personnage et si je me l'étais imaginé de la bonne façon.
Justmoi59 : Blaine qui boxe c'est juste supermegafoxyawesomehot ! Ça n'est pas beau dans ma tête la confrontation Hunter/Kurt ;) merci beaucoup !
Licorne-Klaine : je suis contente que tu ailles mieux. Ne t'inquiète pas pour Joey. Il est entrainé pour affronter ce genre de situation ;) Merci beaucoup, c'est adorable ma chérie coeur
Klaineuse : OH MON DIEU TU ES LA 500EME :o mais quel hasard :'D Je suis contente que tu aies posté la 500ème review. Ça compte beaucoup pour moi... On se marie maintenant ? :') ça fait vraiment dix mois ? Dieu que le temps passe vite... Remarque Nuances a presque un an ! As tu trouvé une torture digne de ce nom pour Hunter du coup ? Blaine ne réalise pas encore ce qui s'est passé. Le contre coup du choc... Bon évidemment, Kurt exagère toujours tout pas vrai ? ;) J'aime bien les questions que tu te poses. Tu t'intéresses à la suite de l'histoire et c'est vraiment génial pour moi. Tu ne t'imagines pas combien... Ouais j'ai compris et je pense que je me suis snixxifier en effet :o a cause de notre cousine Santana ? Je me rends compte qu'on peut pas se marier vu qu'on est sœur sniffouille dans un coin Est-ce que tu me détestes si je dis que Blainofsky ne me gêne pas ? pars en courant Non mais je veux dire, Dave aime vraiment Blaine. Il l'aime tellement qu'il le laisse partir retrouver Kurt. C'est pas rien. En plus, on sait que Klaine c'est pour la vie alors Blainofsky... Ya pas besoin de se faire de soucis (ça rime t'as vu ? JE SORS OK) J'ai eu l'image de Godzilla/Norris tremble de peur T'as remarqué que quoi que fasse Kurt, c'est toujours lui qu'on finit par plaindre ? Il a laissé tomber Blainey et c'est encore Blaine qui doit lui courir après pour le récupérer. Le pauvre Hobbit :'( Passe une bonne semaine et vivement ta réponse ma soeureupine d'amour coeurpaillettecalinKlainecoeurlicornepaillettebisous Je t'aime.
Lodret : merci, c'est vraiment gentil :)
HOP3SO : Merci, je vais essayer de m'y pencher mais je ne te promets rien. Bisous !
Guest/Amber : Kurt était énervé... Non ce ne sont pas des photos de Blaine. C'est quelque chose de bien plus... sombre disons :') La salle de torture moderne... Je me sens genre coupable de l'aimer. C'est bizarre en fait ;) Bisous Amber :)
Sur ce, bon chapitre !
ENJOY !
Chapitre 43
Kurt niche son visage dans le creux de mon cou alors que je sors tout doucement du sommeil.
« Coucou bébé » chuchote-t-il en léchant et suçant mon oreille.
Mes paupières se soulèvent difficilement et je cligne rapidement des yeux avant de les refermer immédiatement. La lueur agressive du jour flotte autour de nous. Kurt joue tranquillement avec mon téton gauche. Ses doigts glissent ensuite jusqu'à ma taille. Il est couché derrière moi, son torse plaqué étroitement contre mon dos.
Je détends mes muscles engourdis et me laisse aller à son contact. Je sens son sexe bandé entre mes fesses. Putain.
Se réveiller chez Kurt Hummel.
« Quelqu'un est heureux ce matin » dis-je d'un ton endormi en me frottant contre lui d'une façon explicite.
Je le sens sourire contre ma joue.
« Je suis vraiment heureux. Grâce à toi » rétorque-t-il.
Il bouge sa paume sur les muscles de mon ventre qui se contractent à son passage et plus loin encore jusqu'à ce qu'elle soit posée sur mon membre à demi-dur. Il me caresse lentement et reprend :
« Je dirais qu'il y a pas mal d'avantages d'ouvrir les yeux et de tomber sur toi » souffle-t-il d'une voix tendre en me forçant à me mettre sur le dos, « tu as passé une bonne nuit Blainey ? » me questionne-t-il en ne cessant ses gestes sur mon érection bien réveillée maintenant.
Il me donne un sourire rayonnant digne d'une pub de dentifrice qui me fait fondre.
Je débute un mouvement de bassin pour suivre les va-et-vient de son poing. Il pose délicatement sa bouche sur la mienne et la délaisse pour ma gorge. Il mord, lèche, suce ma peau là où il passe. Je lâche un gémissement. Il est tendre. Il est d'humeur joueuse et insouciante. Sa deuxième main est rapidement sur moi et ses doigts habiles trouvent mon entrée. Il me pénètre d'un seul et soupire, tremblant d'émerveillement.
« Mon Blaine » chuchote-t-il dans mon cou, « ton corps est merveilleux »
Il amorce un mouvement et caresse mon intimité avec douceur. Ses va-et-vient sur mon sexe continuent au même rythme. Sa bouche migre vers mon torse et atteint mon téton. Il le pince entre ses lèvres et le mordille de ses dents avec délicatesse. Il donne le même traitement au deuxièùe qui se dresse sous cette délicieuse torture.
Je geins à nouveau et il grogne en réponse. Il relève le visage vers le mien et ses yeux brûlants s'accrochent aux miens.
« Je te veux. Tout de suite »
Il lâche mon sexe et tend le bras vers la table de nuit. Il bouge ensuite sur moi et s'appuye grâce à ses coudes de part et d'autre de mon torse. Il caresse ma joue de son nez et écarte mes cuisses de ses jambes. Il s'assoit sur ses talons et craque l'emballage de la capote.
« Je suis pressé d'être samedi » lâche-t-il avec un regard noir.
« Pour ton anniversaire ? »
J'halète et je tremble légèrement.
« Non pour ne plus porter ces trucs de merde »
« Nom joliment trouvé » riais-je tranquillement.
Sa bouche se tord dans un sourire sexy. Il déroule le préservatif sur lui.
« Tu ris Blaine ? »
« Absolument pas »
Je tente, sans succès, de me calmer.
« Tu ne dois pas rire maintenant »
Il bouge la tête pour me gronder. Son ton est grave et autoritaire. Les traits de son visage sont, étrangement, froids comme la glace et chauds comme la braise. Oh bordel !
Ma respiration devient irrégulière.
« Je croyais que tu appréciais m'entendre rire » murmurais-je d'une voix basse et enrouée, mes yeux liés aux siens bleus foncés sérieux.
« Pas maintenant. Ni l'endroit, ni le moment de rire. Je dois te faire cesser et je connais un moyen vraiment efficace » finit-il d'un air dangeureux.
Il me surplombe.
OoOoOoOoOoO
« Qu'est-ce que vous voulez pour le petit-déjeuner Blaine ? »
« Seulement des céréales. Merci Mademoiselle Jones »
Je m'empourpre en m'asseyant sur un tabouret dans la cuisine. Quand j'ai rencontré les yeux sombres de la douce Mercedes la veille, Kurt me trimballait sur son épaule comme un sac à patates pour aller dans son lit.
« Tu es magnifique » me lance doucement Kurt.
J'ai enfilé un jean droit gris clair, un gilet gris aussi et un noeud papillon de la même teinte.
« Tu l'es aussi »
Je lui adresse un sourire maladroit. Il a une chemise bleue nuit et un jean simple clair. Il a l'air calme, sublime comme d'habitude.
« On devrait t'acheter plus de jeans comme ça » lâche-t-il d'un air distrait, « ce serait génial de faire du shopping avec toi »
Oh, du shopping avec Kurt Hummel. J'adore ça déjà normalement mais avec lui et son sens du style impeccable, je suis sûr que ce sera mieux. Je secoue la tête et change de sujet pour le moment.
« Ca va être étrange au travail aujourd'hui. Je ne sais même pas comment ça va se passer »
« Ils vont être obligés de mettre quelqu'un d'autre à la place de l'autre porc »
Kurt plisse le front. Ses traits se déforment par de la répugnance, comme s'il venait de marcher dans une merde bien fraiche.
« Ce serait vraiment bien que mon patron soit une patronne cette fois »
« Pourquoi ça ? »
« Au moins, tu n'aurais pas peur que je couche avec lors d'un voyage » me moquais-je gentiment.
Je vois sa bouche trembler sous un sourire contenu et il mange ses oeufs.
« Qu'est-ce que tu trouves de si drôle ? » demandais-je.
« Toi. Avale tes céréales. Tout le bol. Tu ne manges déjà pas beaucoup alors finis au moins »
Je soupire. Kurt l'autoritaire. Je mange quand même mon petit-déj'.
OoOoOoOoOoO
« Tu dois entrer la clé ici et ensuite taper ce code, là »
Kurt me montre patiemment chaque endroit.
« Si quelqu'un arrive à la voler, chapeau ! »
Je suis en admiration devant chaque coin de l'habitacle. Je me retiens de sautiller sur mon confortable siège en cuir. J'ai enfin le droit de conduire ma nouvelle voiture.
Il me regarde avec une expression sereine.
« Tu as l'air excité comme une puce, je me trompe ? » me questionne-t-il d'un air joueur.
Je hoche la tête avec un sourire énorme sur le visage.
« Ca sent la voiture neuve. Elle me plait bien plus que la bagnole des Soumis... Hmm l'Audi » dis-je rapidement en bafouillant.
« La bagnole des Soumis n'est-ce pas ? Tu as de ces expressions Blainey »
Il s'appuie contre le dossier et secoue la tête comme pour me réprimander. Cependant je sais qu'il se joue de moi alors je ne me fais pas embobiner.
« Allez, c'est parti ! »
Avec un mouvement de bras, il me montre la sortie du parking.
Je tape mes paumes l'une contre l'autre, met le contact et j'entends le moteur chantonner. Je lâche la pédale de frein après avoir enclenché la vitesse. La BM démarre lentement. Je vois dans le rétroviseur Joey grimper dans sa voiture. Je le vois nous suivre dès que je quitte le Phénix.
« On peut mettre de la musique ? » demandais-je à un feu rouge.
« Je préfère que ton attention reste sur la route » grogne-t-il durement.
« Oh Kurt, arrête. Je suis capable d'écouter de la musique et de conduire en même temps »
Je roule des yeux. Il souffle bruyamment et allume la radio.
« Tu pourras utiliser des CD, ton IPad ou ton portable » chuchote-t-il.
La mélodie vraiment forte de Sunday Bloody Sunday de U2 nous entoure brusquement. Kurt abaisse le son.
« Je dois avoir cet album dans mon appartement où je n'ai pas passé une nuit depuis des lustres » lançais-je.
Sa bouche se tord en une fine ligne crispée.
Mais ferme ta bouche des fois Anderson !
Je me tais et pense à Steve. J'espère qu'il va bien. Je lui téléphonerais quand je serais au travail. Je pense que je ne vais pas être très occupé aujourd'hui.
Tout à coup, une boule d'anxiété pèse sur mon estomac. Qu'est-ce qui va arriver quand j'entrerais au bureau ? Comment vont réagir les autres pour Hunter ? Est-ce qu'ils vont parler de Kurt ? Mon boulot m'attendra toujours ? Putain mais si je ne bosse plus, qu'est-ce que je vais faire de ma vie?
Tu n'auras qu'à te marier avec un mec pété de thunes !
Putain j'arrive à avoir de ces pensées parfois. Je ne sais même pas d'où ça vient.
« Hé oh Blaine Anderson l'insolent est appelé sur Terre »
Kurt capte mon attention alors que je nous arrête à un autre feu.
« Tu n'es pas assez concentré. Fais attention à ce que tu fais Blainey. Les accidents arrivent plus vite que tu ne le croies » me gronde-t-il.
Oh bordel. Ca me rappelle mes leçons de conduite avec Cooper dans les rues de San Francisco. J'ai cru perdre la tête plus d'une fois alors hors de questions que ça recommence. Pas un Cooper numéro 2. Un seul c'est parfait. Un mari par contre...
Un mari sadique ouais !
« Je me demandais juste comment ça allait être au boulot »
« Hé bébé, tout va bien aller. Crois-moi d'accord ? » sourit-il gentiment.
« S'il te plait, ne fais rien. Je souhaite me débrouiller moi-même pour le coup. Kurt je t'en prie. Ca compte pour moi » lâchais-je d'une voix calme et douce.
Je ne veux absolument pas me disputer avec lui. Sa bouche se crispe une nouvelle fois et je suis à peu près sûr qu'il va encore m'engueuler comme un gosse. C'est pas gagné...
« Kurt, je ne veux pas qu'on s'engueule. On a passé une matinée si agréable. Tout comme cette nuit... magique » soufflais-je après avoir cherché le mot parfait.
Il garde le silence. Je tourne discrètement et rapidement la tête vers lui. Ses paupières sont closes.
« Oui. Magique » redit-il tranquillement, « et mes mots étaient sincères »
« Lesquels ? »
« Je ne pourrais jamais me séparer de toi »
« On ne va pas se séparer »
Il sourit presque maladroitement. Son air penaud me retourne et me fait craquer.
« Parfait » articule-t-il finalement, visiblement plus à l'aise.
J'entre dans un parking non loin de The New Press. Celui du bureau est toujours plein.
« Je viens avec toi jusqu'à l'entrée. Joey me récupérera là-bas » dit doucement Kurt.
Je sors de la voiture et manque de m'entraver dans ma sacoche qui est tombée par terre. Kurt s'extirpe du véhicule avec son élégance et sa grâce innées, totalement en accord avec son corps parfait. Du moins, il envoie cette image. Un homme qui pleure dès qu'on l'effleure un peu trop ne peut pas être aussi bien dans sa peau que ça. Cette pensée assez farfelue me déstabilise.
« Souviens-toi, on a un rendez-vous chez le Docteur Schuester à dix-neuf heures ce soir » me rappelle-t-il en prenant ma main.
Je ferme le voiture en appuyant sur la clé et le suit tranquillement.
« Je m'en souviendrais. Je vais écrire toutes les choses qui me tracassent sur toi pour lui »
« Qui te tracassent ? Sur moi ? »
J'acquiesce.
« Tu peux me poser toutes les questions que tu veux tu sais. Je t'y répondrais toujours »
Il semble touché. Je lui adresse un sourire pour le rassurer.
« Je sais mais j'aimerais quand même connaître les théories de l'escroc que tu paies une fortune »
Son front se plisse. Il m'attrape et me plaque brusquement contre lui en tenant étroitement mes poignets dans mon dos.
« Tu crois que c'est judicieux ? » me questionne-t-il d'un ton enroué.
Je recule mon visage pour pouvoir voir le sien. L'anxiété déforme ses traits et ses yeux bleus sont grands ouverts. Mon ventre se tord en voyant cette image.
« Si tu n'en as pas envie, je ne ferais rien. Tu le sais »
Je le fixe intensément. Je voudrais retirer l'angoisse de son beau visage. Je tire sur mon poignet droit et pose mes doigts sur sa joue avec délicatesse. Il s'est rasé ce matin et sa peau pâle est toute douce et parfaite.
« Dis-moi ce qui te gêne à ce point » murmurais-je d'un ton doux.
« J'ai peur que tu partes »
« Kurt, je te l'ai déjà dit je ne sais combien de fois. Je ne pars pas. Tu m'as raconté le pire je pense. Je ne m'en vais pas »
« Donc pourquoi je n'ai eu aucune réponse ? »
« Aucune réponse à quoi ? »
« Tu sais à quoi Blainey »
Je souffle bruyamment.
« Je souhaite être à cent pour cent sûr d'être assez pour toi Kurt. Il n'y a rien d'autre »
« Pourtant quand je te le dis, tu ne me fais pas confiance »
Il me libère totalement, agacé.
« Kurt, on va à cent à l'heure. Tu me l'as avoué toi-même, tu es composé de toutes les nuances de folie possible. Je suis incapable de satisfaire tes besoins. Je ne peux pas, je n'y arrive pas. Je me sens nul et pas capable de te suffire. J'ai ressenti ça quand je t'ai vu agir avec Elliott. Comment je suis censé savoir qu'un jour, tu ne vas pas tomber sur un mec brun qui adore ton mode de vie ? Qu'est-ce qui me dit que tu ne vas pas... l'aimer ? Aimer un autre garçon qui te serait compatible »
Penser à Kurt avec un autre homme me retourne le ventre et me donne envie de vomir. Je penche ma tête vers mes pieds.
« J'ai cotoyé plus d'un homme qui appréciait mon mode de vie, comme tu dis. Mais je n'ai jamais éprouvé l'attirance que j'ai pour toi. Je ne me suis jamais lié à eux comme avec toi. Tu es le seul Blainey »
« Tu ne t'es jamais dit qu'ils n'avaient peut-être jamais eu l'occasion. Tu t'es trop efforcé à les garder dans ta cage dorée Kurt. Bon, on en parlera tout à l'heure. Je dois aller au boulot. Le Docteur Schuester aura certainement un avis à ce propos »
Cette conversation était beaucoup trop sérieuse pour être effectuée à huit heures du matin au milieu d'un parking. Kurt a l'air assez d'accord avec moi pour le coup. Il acquiesce mais je vois de la prudence dans ses yeux.
« Suis-moi » me commande-t-il en prenant mes doigts.
OoOoOoOoOoO
J'entre dans mon bureau. Une note écrite de Marc est posée près de mon téléphone. Il veut que je le rejoigne tout de suite dans son bureau. Mon coeur bat à tout rompre. Et voilà comment on se fait mettre à la porte.
« Blaine »
Marc a un sourire aimable quand il m'indique de m'asseoir devant lui. Je me pose sur le siège et le fixe comme si son visage refermé toutes ses pensées. Mon coeur bat si vite qu'il l'entend d'où il est. J'en suis sûr. Il frotte la manche de sa veste et me scrute gravement de son regard gris profond.
« J'ai de mauvaises nouvelles pour vous »
Oh putain non pas ça...
« Je voulais vous voir ce matin pour vous dire qu'Hunter est parti de The New Press sans vraiment donné de raisons »
Je m'empourpre. Ce n'est vraiment pas une mauvaise nouvelle ça. Est-ce que c'est déplacé de lui dire que je le sais déjà ?
« Il est parti vraiment rapidement et je n'ai personne pour le remplacer dans l'immédiat. Donc je vous propose de prendre la place de Daisy à l'édition qui elle prendra la place d'Hunter. Ce sera temporaire, le temps de trouver un nouveau DRH »
Pardon ? Mon coeur vient de rater un battement. Moi ?
« Mais... Je n'appartiens à la boite que depuis une semaine »
« Je sais Blaine. Je sais. Hunter a toujours dit que vous faisiez du travail parfait et il disait que vous aviez un potentiel énorme »
Ma respiration se bloque dans ma gorge. Il voyait un grand potentiel dans mon cul surtout...
« La-dedans se trouve la description du métier que je vous propose. Parcourez ses papiers attentivement et on pourra en discuter dans la journée »
« Mais... »
« Je comprends que tout ceci est précipité mais vous connaissez déjà les auteurs prometteurs qu'Hunter voulez. Vos résumés de lecture ont attiré l'attention de pas mal d'éditeurs. Vous êtes doué Blaine. Je sais que vous pouvez le faire »
« Ok »
C'est putain de dingue.
« Pensez-y sérieusement. Mais si vous voulez, Daisy a déjà déménagé dans le bureau d'Hunter et le sien est donc vacant »
Il se met debout et m'incite à sortir en me tendant la main. Je la lui serre, absolument sur le cul.
« Je suis soulagé qu'il ne soit plus là » chuchote-t-il avec une émotion étrange sur le visage.
Il lui a fait le même genre d'avances qu'à moi ?
Je retourne dans mon bureau. J'attrape mon IPhone dans ma sacoche pour téléphoner à Kurt. Il décroche presque tout de suite.
« Blaine, tout va bien ? » m'interroge-t-il, soucieux.
« Je viens de recevoir le poste d'éditeur. Ce n'est pas définitif, juste le temps qu'ils dégotent un nouveau DRH » lâchais-je d'un seul coup.
« C'est une blague ? » murmure-t-il, étonné.
« Tu es intervenu dans ceci ? »
Mon ton est sévère plus que nécessaire.
« Non. Non absolument pas. Enfin, sans te vexer ou être désagréable, tu es à The New Press que depuis une semaine Blaine. Ce n'est pas méchant d'accord ? »
« Oui j'en ai conscience »
Mon front se plisse.
« D'après le boss, Hunter me vantait énormément »
« Oh vraiment ? »
La voix de Kurt est froide. Il souffle dans le téléphone.
« Enfin bébé, s'ils croyent que tu peux le faire, c'est que tu le peux. Bravo. On pourrait sortir pour fêter la nouvelle après notre rendez-vous vers Schuester ? »
« Hmm. Tu n'es pas intervenu, tu es sûr ? »
Il ne dit rien pendant un moment et parle finalement d'un ton glacial et dangeureux :
« Tu mets ma parole en doute ? J'ai horreur de ça »
J'avale ma salive. Putain, il est tellement susceptible.
« Excuse-moi »
« Si tu as besoin de quelque chose, n'importe quoi, dis-le-moi et je serais présent. Blaine ? »
« Oui ? »
« Utilise ton IPhone » prévient-il d'un air calme.
« Oui Kurt »
Il ne met pas fin à l'appel. Je savais qu'il ne le ferait pas. Il respire brusquement.
« J'entends par là, si tu as besoin de moi, je suis présent »
Ses mots sont tendres et aimables. Il change d'humeur vraiment rapidement. C'est très difficile de le suivre.
« Ok » répondis-je, « je devrais peut-être y aller. Je dois déménager mes affaires »
« Je serais toujours présent en cas de besoin »
« Merci Kurt, je le sais. Je t'aime »
Je l'entends presque sourire. C'est bon, je l'ai récupéré encore une fois.
« Je t'aime aussi mon bébé »
Je ne pourrais jamais en avoir assez de ses paroles.
« On discute tout à l'heure »
« A plus tard bébé »
Je coupe la communication et regarde dans la direction de l'ancien bureau d'Hunter où se trouve déjà Daisy. Putain, Blaine Anderson : éditeur. C'est vraiment incroyable, surtout au bout d'une semaine. Qu'est-ce que dirait Hunter s'il était là ? Un frisson me parcourt en pensant à ça. Malgré tout, je suis curieux de savoir comment il est ce matin. A mon avis, pas à Miami déjà. Je déménage nonchalamment mes affaires dans mon nouveau bureau, m'installe et lis les documents que Marc m'a passés.
Vers 12h30, Marc me passe un coup de fil.
« Blaine, il faut que vous soyez présent à la réunion de treize heure dans la salle de conférence. Tim Cameron et Roxane Smith seront là : ce sont les président et vice-présidente de The New Press. Chaque éditeur doit être présent »
Putain.
« Il faut que je sois préparé ou non ? »
« Non, il s'agit simplement d'une réunion d'informations. On en fait une tous les mois. On prendra notre déjeuner en salle de conférence »
« Comptez sur moi »
Je repose le téléphone.
Oh merde. Je parcours la liste de chaque auteur avec lesquels Daisy bosser. Bon c'est vrai que je connais à peu près leur travail. Hunter m'avait fait lire quatre de leurs écrits et deux supplémentaires.
D'ailleurs, selon moi, il faudrait les publier. Je respire profondément. C'est déjà l'heure de la pose déjeuner. C'est dingue. Le temps est passé à vive allure et c'est plutôt bien. Beaucoup de choses m'ont été transmises dans cette matinée. Mon portable émet le son de notification m'indiquant un rendez-vous.
Merde Santana. Dans tout ce remue-ménge, je l'ai complétement oublié. Je chope mon Iphone dans ma sacoche et fouille dedans pour pouvoir repêcher ses coordonnées.
En même temps, mon téléphone sonne.
« Il est là, dans le hall » chuchote Sugar d'une voix excitée.
« Qui ça ? »
Pendant un bref instant, je m'imagine qu'elle parle de Kurt.
« Le beau gosse blond »
« Steve ? »
Pourquoi est-il ici ? Une pointe de culpabilité me traverse pour l'avoir laissé tout seul.
Steve est habillé de façon très décontractée. On dirait un surfeur. Il me sourit chaleureusement en me voyant.
« Hey ! Génial le noeud pap' Anderson ! » lâche-t-il quand je m'approche de lui.
Il me serre brièvement contre lui.
« Ca va ? » demandais-je.
Il plisse le front.
« Ca va Blainey, ne t'inquiète pas. Tu ne m'as pas appelé ces jours et je commençais à me faire du souci pour toi. J'ai peur que ton copain maître de l'univers te maltraite ou te séquestre »
Je m'empourpre et souris bêtement.
« D'accord, j'ai compris. Cet énorme sourire niais n dit long. Je ne souhaite pas avoir les détails merci » dit-il, rieur, « je voulais voir si tu avais le temps pour venir manger un bout avec moi. Mes cours à le New York University commencent en septembre. J'espère que ça va aller »
« Excuse-moi Steve mais je suis débordé. J'aimerais te parler de tout un tas de trucs mais là, je ne peux pas. Je dois aller en salle de conférence »
Tout à coup, une idée géniale me vient en tête.
« Tu voudrais bien faire quelque chose pour moi qui me sauverait la vie ? »
Je lui lance un regard de chiot.
« Evidemment » rit-il en voyant mon expression.
« Je dois aller déjeuner avec la meilleure amie de Kurt mais je ne trouve pas son numéro pour annuler et cette réunion n'était pas prévue ce matin. Donc tu voudrais bien y aller à ma place s'il te plait, s'il te plait »
« Mais Blaine ! Je ne la connais même pas. Qu'est-ce que je vais lui raconter moi ?! »
« Steve, je t'en prie »
Je lui fais mon plus beau regard suppliant. Il soupire. Ouais, je l'ai eu !
« Tu devras me faire à manger pour ça » grogne-t-il.
« Pas de problème. Tu me diras juste l'heure et l'endroit »
« Donc elle est où cette meilleure amie ? »
« Elle ne devrait pas tarder »
Au même moment, sa voix résonne dans le hall.
« Hey le Hobbit ! « s'exclame-t-il près des portes.
Steve et moi nous pivotons dans un seul mouvement. Elle est là, plus belle et sexy que jamais. Ses longs cheveux noirs tombent en cascade sur ses épaules. Elle est vêtue d'une robe ultra-moulante bleu ciel et de chaussures à hauts talons noirs. Ses belles jambes bronzées sont mises en valeur. Elle est superbe.
« C'est... C'est la meilleure amie ? « bafouille difficilement Steve.
« La seule et l'unique. Coucou Santana «
Je la serre vite fait dans mes bras alors que Steve la déshabille du regard, plus ou moins discrètement.
« Santana voici Steve, le petit frère de Sam, mon meilleur ami «
Il bouge à peine la tête, la bouche grande ouverte, complétement étonné.
Quand il saura qu'elle les aime avec un peu plus de poitrine...
Santana tourne la tête vers lui et le salue.
« Content de faire ta connaissance « chuchote Steve.
Santana ne dit rien et hoche seulement la tête.
« Je ne peux pas sortir déjeuner avec toi « lâchais-je doucement, « mais Steve veut bien y aller à ma place. Tu es d'accord ? J'essayerais de me libérer une autre fois ok ? «
« Hmm oui, c'est très bien. Si tu ne peux pas, je ne vais pas t'arracher les yeux « dit-elle de son air habituel.
« Eh bien, à mon tour alors. On se voit plus tard Blainey « conclue Steve en faisant un geste à la latina vers la sortie.
Elle le suit et se retourne vers moi.
« A bientôt Blainey. J'espère que tu pourras te libérer «
Je lui souris sincèrement et acquiesce. Je les salue de la main quand ils sortent du batiment. Kurt ferait une sale tête s'il savait que Santana trainait avec un mec qui bave devant elle. Enfin, elle est grande et sublime, il ne peut pas la materner jusqu'à ses trente-cinq ans.
N'oublie pas que c'est du maniaque du contrôle que tu parles.
Ouais mais Santana a un caractère bien trempé et je pense qu'elle peut se débrouiller toute seule pour se défendre. Kurt pourrait bien se tenir pour une fois non ? Je secoue la tête pour virer cette idée farfelue et je monte à mon bureau pour préparer un minimum la séance.
OoOoOoOoOoO
Je sors de la salle de conférence, il est un peu plus de quinze heures. Tout s'est bien déroulé. Je me suis battu pour que les deux auteurs que je jugeais prometteurs soient publiés. Je me sens utile et satisfait. Ca fait du bien.
Quand j'entre dans mon bureau, je vois tout de suite le gigantesque panier rempli de roses rouges et rose. Leur odeur suave remplit la pièce. C'est superbe. Je m'empare du petit mot qu'il y a dedans et sourit en reconnaissant l'écriture.
Bravo cher Blaine Anderson.
En plus, tu t'es débrouillé tout seul.
Aucun PDG bien trop gentil et maître du monde de ta connaissance n'est intervenu…
Je t'aime,
Kurt.
J'attrape mon IPhone et lui écris un message.
De : Blaine Anderson
Objet : Les maîtres du monde…
A : Kurt Hummel
J'aime beaucoup les PDG bien trop gentils et maitres du monde un tantinet maniaque du contrôle.
Les fleurs sont magnifiques. Merci. Elles étaient dans un grand panier tressé en osier. Ça m'a fait penser à des muffins ou aux pique-niques, tu sais ceux au milieu de Central Park avec une nappe à carreaux rouges et blancs.
Bisous.
De : Kurt Hummel
Objet : Envie champêtre
A : Blaine Anderson
Maniaque du contrôle ? Moi ?... Je suis certain que le Docteur Schuester a un avis et une explication à ça.
Tu veux qu'on aille pique-niquer à Central Park ?
J'ai le sentiment que toi et moi dans l'herbe pourrait être… intéressant Blaine.
Tu passes une bonne journée bébé ?
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
Oh punaise. Mes joues chauffent à son mail.
De : Blaine Anderson
Objet : Hausse de température
A : Kurt
Je n'ai pas vu passer cette journée. J'ai tout juste réussi à prendre une minute pour respirer et pour écarter mon esprit du boulot.
Mais je vais me débrouiller. On en parlera en rentrant à la maison ce soir si tu veux.
L'herbe est vraiment tentante quand tu en parles…
Je t'aime.
B.
P.S : ne te tracasse pas pour le Docteur Schuester.
La sonnerie de mon téléphone retentit. C'est Suga qui veut absolument savoir d'où viennent les roses et où est passé Hunter. J'ai été planqué dans mon bureau sans bouger et les ragots de ce genre me manquent. Je lui dis que les roses sont de mon copain et que je ne sais rien pour Hunter. Je raccroche alors que mon portable vibre.
De : Kurt Hummel
Objet : Bien…
A : Blaine Anderson
D'accord mon cher Blaine, je vais essayer de ne pas me tracasser.
A plus tard mon bébé.
Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.
Vers 17h30, je rassemble mes affaires. Je n'ai pas vu défiler les heures aujourd'hui. Il faut que je rentre au Phénix pour me changer pour l'entrevue avec le Docteur Schuester. Je ne sais même pas ce que je vais lui demander du coup. Peut-être qu'on pourrait simplement le rencontrer aujourd'hui et Kurt déciderait si oui ou non, on peut recommencer s'il est assez à l'aise. Je vire cette pensée et me dépêche de quitter le bâtiment. Je fais quand même une signe à Sugar en sortant.
Je dois aussi commencer à penser à la fête d'anniversaire de Kurt. J'ai trouvé ce que je voulais lui offrir. Ce serait bien qu'il ait ce cadeau avant de voir Schuester. Mais je ne sais pas comment y arriver.
OoOoOoOoOoO
J'arrive dans la grande pièce trois quarts d'heures plus tard. Kurt est tourné face à la fenêtre et parle au téléphone. Il pivote vers moi avec un sourire éblouissant et coupe court à la conversation.
« Parfait Pierce. Prévenez Sterling. Il ne faut pas s'arrêter maintenant. Au revoir «
Il vient rapidement près de moi. Je suis debout dans l'entrée, un peu gauche. Il n'a plus sa chemise mais l'a remplacée par un haut blanc très moulant vraiment, vraiment sexy.
« Coucou mon Blainey » chuchote-t-il contre mes lèvres, « bravo pour ton nouveau poste »
Il me prend dans ses bras et sa douce odeur m'enveloppe.
« Tu t'es douché »
« Je sors de mon entrainement avec Pete »
« Oh ! »
« Je l'ai mis au tapis deux fois ! »
Il a une expression fière sur le visage, comme un enfant qui annonce une nouvelle à ses parents. Je lui souris en retour parce que c'est extraordinaire de le voir comme ça.
« Tu le fais rarement ? »
« Oui et je suis content quand ça arrive. Tu veux manger quelque chose ? »
Je fais non de la tête.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demande-t-il un peu vexé.
« Je suis légèrement tendu. Pour le Docteur Schuester »
« Je le suis aussi. Tout s'est bien passé aujourd'hui ? »
Je défais son étreinte et je lui raconte en gros ma journée. Ca a l'air de l'intéresser parce qu'il ne m'interrompt pas.
« Je devais aller manger avec Santana aussi »
« Oh tu ne me l'avais pas dit ça » dit-il un peu étonné.
« Je sais ça m'était sorti de la tête. Je n'y suis pas allé, j'avais une réunion alors Steve l'a accompagné pour me remplacer »
Les traits de son visage se durcissent.
« Oh d'accord. Lâche cette lèvre »
« Je vais me préparer » lâchais-je pour détourner son attention.
Je fais un demi-tour sur moi-même et quitte la pièce avant qu'il ne dise quelque chose.
OoOoOoOoOoO
Le cabinet du Docteur Schuester est vraiment proche du Phénix. On aurait pu y aller à pied au lieu de prendre la voiture.
Ca doit être vraiment utile si le sadique fait une crise de « maniaquerie »
« D'habitude, je fais mon jogging pour aller aux rendez-vous » dit Kurt en arrêtant la BM dans le parking, « tu as une voiture cool » sourit-il.
« Oui c'est vrai. Kurt... Je... »
Je le regarde d'un air soucieux.
« Qu'est-ce qui se passe Blainey ? »
« Prends ça » lâchais-je en lui tendant une longue boîte noire de ma sacoche, « c'est ton cadeau d'anniversaire. Je voulais à tout prix que tu l'aies ce soir et ne l'ouvre pas avant samedi. Jure-le-moi »
Il avale sa salive et écarquille les yeux de surprise.
« Je te le jure » chuchote-t-il avec méfiance.
Je respire profondément et attends qu'il prenne mon cadeau en tentant de passer outre son air prudent. Il prend l'étui et le secoue. Un son sort et il semble encore plus intrigué. Son front se plisse. J'ai conscience qu'il meure d'envie de voir ce qu'il y a dedans. Il sourit, son regard pétillant d'anticipation comme un gosse le matin de Noël.
Il est adorable et magnifique.
« C'est interdit de regarder dedans avant samedi »
« Je sais » déclare-t-il, « mais pourquoi me le laisser aujourd'hui alors ? »
Il range la boite dans la poche intérieure de sa veste.
« Parce que j'en ai les moyens mon cher Kurt »
Il m'adresse un sourire en coin joueur et narquois.
« Cette phrase me dit vaguement quelque chose »
Une hotesse d'accueil nous fait entrer dans le bureau du Docteur Schuester. Elle parle à Kurt avec beaucoup, trop, de familiarité. Et lui connait même son prénom.
C'est une femme Blaine, détends-toi.
L'endroit est décoré avec très bon gout. Il y a deux canapés en cuir marron disposés face à deux fauteuils de la même couleur. On se croirait dans un salon d'un manoir ancien. Le Docteur Schuester est derrière son bureau dans un coin de la grande pièce.
Quand on s'avance, il se met debout et vient vers nous. Il porte un pantalon de costume gris foncé et un veston de la même couleur. Son regard bleu clair a l'air de pouvoir tout enregistrer.
« Kurt » salue-t-il d'une façon aimable.
« Will » répond-il en lui donnant une poignée de main, « vous vous rappelez de Blaine ? »
« Evidemment que je m'en rappelle. Bonsoir Blaine »
« Bonsoir » saluais-je en lui serrant la main.
Il me relâche et nous fait signe de nous asseoir sur un des canapés.
Kurt me montre un des divans. Je m'installe et tente de ne pas être tendu, les doigts enlacés sur mes genoux. Kurt se laisse tomber sans élégance à mes côtés. Devant nous se trouve une table basse avec une boite de mouchoirs posée dessus.
Je ne m'étais pas imaginé l'endroit comme ça. Je voyais un truc froid et professionnel.
Le Docteur Schuester est à l'aise et calme et il s'assoit en face de nous. Il a un calepon et un stylo dans les mains. Kurt tend ses jambes pour être plus confortable. Il est détendu et sa main droite trouve la mienne et se pose sur ma cuisse. Il m'en caresse le dos de son pouce pour me calmer.
« Kurt souhaitait que vous soyez là pour cette séance » débute tranquillement le Docteur, « tout ce que nous dirons devra rester entre nous bien sûr et... »
Je fronce les sourcils et coupe la parole à Schuester.
« Hmm j'ai déjà signé un accord de confidentialité pour ça » murmurais-je, gêné de l'avoir interrompu.
Kurt et Schuester me fixent et Kurt retire sa paume de la mienne.
« Un accord de confidentialité ? »
Le Docteur Schuester fronce les sourcils et ses yeux sont pleins de questions quand ils se posent sur Kurt. Lui a la tête baissée.
« Toutes vos relations débutent par la signature de cet accord ? »
« Les relations sous contrat, oui »
« Vous connaissez des relations différentes Kurt ? » le questionne Will d'un air taquin.
« Non » rétorque Kurt après un temps en prenant le même ton.
« Oui je m'en doutais »
Le Docteur Schuester tourne à nouveau la tête vers moi.
« Eh bien, la confidentialité n'est pas un problème alors mais je pense qu'il serait judicieux que vous en parliez ensemble. Parce que, de ce que je vois et que je saisis, votre relation est différente des précédents sous contrat de Kurt »
« J'espère que sa signature sera sous un autre genre de contrat » dit tranquillement Kurt.
Je rougis et Schuester plisse le front.
« Blaine, pardonnez-moi mais je connais assez Kurt et sa vie pour savoir qu'il était très sincère là-dessus »
Je tourne la tête vers Kurt. Putain, qu'est-ce qu'il a été lui dire ?
« Accord de confidentialité donc ? » reprend-il, « vous avez dû être surpris »
« A mon avis, la surprise de l'accord et du contrat est bien moindre que le choc des secrets révélés par Kurt il y a peu » soufflais-je, peu sûr.
Ma voix semble tellement tendue.
« Je vous crois » déclare amicalement Will, « Kurt, vous voulez aborde un sujet particulier ? »
Kurt fait un geste de main comme s'il était un gosse forcé d'être là.
« Blaine souhaitait vous voir. Demandez-le-lui »
Le Docteur Schuester me fixe avec son air « je peux lire en toi ». Putain c'est très gênant. Je regarde mes doigts s'entortiller encore et encore.
« Vous seriez plus tranquille si Kurt était dehors un instant ? »
Je jette un coup d'œil vers lui qui me détaille attentivement.
« Oui » soufflais-je à voix basse.
Les sourcils de Kurt se lèvent avec étonnement. Ses lèvres s'ouvrent et se ferment plusieurs fois comme s'il voulait dire quelque chose mais qu'il se retenait. Il se met debout rapidement avec élégance.
« J'attendrais à côté » lâche-t-il, la bouche tordu dans une ligne crispée.
« Je vous remercie Kurt » rétorque Will d'un air neutre.
Kurt me lance un regard plein de questions. Cela dure plusieurs secondes et il sort du bureau assez furieux mais en fermant la porte calmement. La tension part avec lui.
« Vous le trouvez intimidant ? »
« Oui. Enfin avant, beaucoup plus »
J'ai comme la sensation de lui planter un couteau dans le dos mais je ne mens pas au moins.
« Je ne suis pas du tout étonné Blaine. Donc qu'est-ce que je peux faire pour vous ? »
Je noue et dénoue mes mains. Quelle question lui poser ?
« Docteur, c'est ma première histoire d'amour. Kurt est… Kurt. Tout un tas d'événements sont arrivés cette semaine et je n'ai pas pu y réfléchir sérieusement »
« Sur quoi vous vouliez réfléchir ? »
Je le regarde. Sa tête est penchée sur son épaule et il attend ma réponse. Beaucoup de gentillesse passe dans son regard.
« Hmm… Kurt m'affirme qu'il est content de laisser tomber… Hmm… »
Je bute sur mes mots avant de ne plus rien dire du tout. Je ne pensais pas que ce serait si dur de discuter de tout ça. Schuester souffle.
« Blaine, en très peu de temps, la période depuis que vous vous êtes rencontrés, vous avez fait de plus grandes avancées avec lui que moi durant les deux années passées. Je tiens à vous le préciser pour que vous voyiez le pouvoir que vous avez sur mon patient »
« Il en fait autant pour moi. J'ignore si je peux être assez pour lui si je ne peux pas assouvir ses besoins »
« Qu'est-ce que vous voulez ? Que je vous aide à vous sentir mieux pour votre relation ? »
J'acquiesce.
« Vous savez, les besoins évoluent avec une personne » énonce-t-il doucement, « à ce jour, Kurt est dans une sorte de spirale où sa thérapie ne l'aide plus. Grossièrement, vous l'avez forcé à faire face à ses côtés sombres et à les étudier pour les comprendre »
Je ferme les yeux et les rouvre. Ces mots me font penser à une conversation que j'ai eue avec Kurt.
« Ses côtés sombres » chuchotais-je du bout des lèvres.
« Ne restons pas sur ceux-ci. Ils appartiennent à son histoire. Kurt a conscience de ses côtés sombres. Moi aussi et je pense que c'est votre cas aussi. Je m'inquiète bien plus de son futur et des projets qu'il a pour y parvenir »
Je plisse le front alors que le sien se soulève.
« Une thérapie est en cours pour son cas. On essaye principalement de trouver une solution au problème. On met toutes nos forces sur le point où Kurt veut aller et sur les façons d'y arriver. C'est inutile de rappeler son histoire encore et encore. Chaque personne qui a suivi Kurt au cours des années sont d'accord avec ça. Nous connaissons la raison de son état mais on doit se focaliser sur le futur désormais. Ce qu'il veut, ce qu'il souhaite réaliser. Votre départ aura été nécessaire pour qu'il accepte d'engager cette thérapie. Il s'est rendu compte que ce qu'il voulait était une histoire d'amour avec vous. Ce n'est pas plus compliqué. Notre travail est basé là-dessus à présent. Evidemment, on rencontre quelques embuches. Son haplophobie si vous voulez en est une »
Hein ?
« Excusez-moi. Ça veut dire : la peur de contact physique » continue le Docteur, « vous avez dû le remarquer »
Je hoche la tête avec un sourire. C'est donc ça ce mot savant.
« Il se hait viscéralement. Je suis sûr que vous n'êtes pas étonné à ce sujet. Oh et il y a ses cauchemars, ses peurs nocturnes »
J'avale toutes ces choses. Je le sais déjà mais l'entendre d'un professionnel rend les choses plus vraies. Schuester n'a encore rien dit sur ce qui me fait le plus peur.
« Il est sadique et en étant ainsi, certains besoins sont nécessaires et je ne peux pas les assouvir »
Le Docteur Schuester roule des yeux et sa mâchoire se tend un peu.
« Ce n'est pas le terme adéquat. Mes confrères ne l'utilisent plus depuis un moment et il n'est plus reconnu comme un terme psychiatrique. Je lui ai déjà dit un nombre incalculable de fois »
Il continue avec des termes difficiles mais je décroche à nouveau. Il m'adresse un sourire sincère.
« C'est un sujet qui me donne pas mal de fil à retordre. Kurt est vraiment pessimiste. Il l'a toujours été. C'est une partie de sa haine pour lui-même qui fait cela. Evidemment, il existe des sadiques sexuels. Cependant ce n'est pas un virus. C'est juste une habitude de vie. Si cette habitude est réalisée entre deux personnes d'accord, dans une liaison consentie, sans aucun risque, elle ne sera pas un souci. A mon avis, toutes les liaisons que Kurt a entretenues étaient ainsi. Vous êtes son premier chéri qui n'a pas accepté. Donc il n'en veut plus »
Chéri…
« Je ne pense pas que ce soit si facile »
« Oh et pourquoi ? » demande-t-il, assez curieux.
« Il y a… la cause de ses désirs »
« Blaine, tout part de cette cause. Mais avec la thérapie qu'il suit, ce n'est pas plus compliqué. Kurt veut être avec vous. Mais pour y arriver, il faut qu'il abandonne toutes les parties les plus poussées de ses relations passées. Je pense que ce que vous souhaitez n'est pas la mer à boire ? »
Mes joues se réchauffent. Ce n'est définitivement pas la mer à boire.
« Kurt l'a compris et réagit en fonction. Il n'y a pas de folie en lui » souffle-t-il, « et donc, il n'est pas sadique Blaine. C'est simplement un homme furieux, terrifié et terriblement malin. Seulement sa vie n'a pas été rose pour lui depuis sa venue au monde. On a deux alternatives. Soit on se plaint et on fouille pour chercher les raisons jusqu'à notre dernier souffle. Soit Kurt ne regarde pas en arrière et fonce vers le futur qu'il décide de vivre. Il avait mis la main sur une solution. Ça marchait plus ou moins. Mais, il vous a rencontré et tout ceci ne fonctionne plus. Donc il s'est adapté et a modifié sa façon d'agir. Vous comme moi devons accepter et l'aider »
Je ne dis rien pendant un moment.
« Je suis censé me sentir mieux ? »
« Je ne peux rien vous donner de mieux Blaine. La vie est toujours incertaine » sourit-il, « ceci est mon jugement professionnel et personnel »
Je lui rends son sourire d'une façon plus tendue. Si le psy se met à faire des blagues, où on va ?
« Il m'a dit qu'il était comme un drogué en phase de guérison »
« Kurt restera un éternel pessimiste. Comme je vous l'ai dit, cela est lié à sa haine pour lui-même. Il agit ainsi face à n'importe quel événement. Comme beaucoup, la modification de son quotidien le fait paniquer. Il se sent vulnérable face aux nouvelles émotions qui pourraient le toucher et dont il a déjà affronté sans le vouloir quand vous êtes parti. C'est normal qu'il angoisse »
Il s'arrête un instant.
« Je ne souhaite pas exposer le fait que vous êtes essentiel dans tout ceci. Même si vous l'êtes. Kurt n'aurait jamais fait tout ce chemin s'il n'avait pas fait votre connaissance. Selon moi, le parallèle avec le drogué n'est pas tout à fait juste mais si, pour l'instant, il pense se sentir mieux en mettant ces mots sur son état, faisons lui confiance »
Faire confiance à Kurt… Pour le coup, je suis un peu sceptique.
« Emotionnellement parlant, Kurt est toujours un adolescent Blaine. Ce laps de temps dans sa vie a été sali et il a décidé de l'ignorer pour se focaliser sur son travail. Il s'est vraiment bien débrouillé. Mais, de ce fait, il n'a pas les bases émotionnelles que l'on se forge durant cette période »
« Et qu'est-ce que je peux faire pour l'aider ? »
Docteur Schuester explose de rire.
« Ne cessez pas ce que vous faites. Kurt est sincèrement amoureux de vous. Ça fait vraiment du bien de le voir comme ça »
Je m'empourpre encore une fois. Cependant, il y a encore un détail qui me chiffonne.
« Est-ce que je peux vous poser une autre question ? »
« Evidemment »
Je prends une profonde respiration.
« Je ne peux pas m'empêcher de penser que s'il n'était pas… abimé à ce point, il ne m'aimerait pas »
Schuester a l'air choqué par mes mots.
« Vous avez un jugement vraiment sévère sur vous Blaine. Pour être sincère, j'en apprends plus à votre sujet que sur Kurt avec ceci. Ce n'est pas aussi fort que son dégout pour lui-même mais vous m'étonnez énormément »
« Je veux dire… Il vous suffit de le voir lui et de me voir… moi »
« Je suis en train. Et j'ai en face de moi deux jeunes hommes très séduisants. Blaine, vous ne pensez pas que vous êtes séduisant ? »
Absolument pas. Mais je n'ai pas envie que la conversation se tourne sur moi. Mes yeux s'orientent vers mes pieds. Des coups secs sont donnés à la porte. Le bruit nous surprend aussi bien l'un que l'autre. Kurt entre à nouveau dans le bureau et il nous lance des éclairs avec les yeux. Je m'empourpre et regarde brièvement Will qui a un sourire gentil pour son patient.
« Eh bien, heureux de vous revoir Kurt »
« Je pense qu'on en a fini pour aujourd'hui Will »
« Pas tout à fait. Asseyez-vous »
Kurt se pose à côté de moi et appuie sa paume sur ma cuisse d'un geste possessif. Ce mouvement a capté le regard du Docteur Schuester.
« Vous souhaitez me demander autre chose Blaine ? » se presse-t-il.
Il semble soucieux. J'aurais dû me taire une fois de plus. Putain… Je fais non de la tête.
« Kurt ? »
« Non, pas dans l'immédiat »
Schuester hoche la tête.
« Je pense que ce serait bien de revenir ensemble. Je suis sûr que Blaine aura de nouvelles interrogations pour moi »
Kurt opine d'un air tendu. Je m'empourpre. Putain, il veut aller plus loin. Kurt prend ma main et serre ses doigts autour des miens avant de me scruter attentivement.
« Tu es d'accord ? » me questionne-t-il calmement.
J'acquiesce et lui offre un sourire. Je reviendrais pour appuyer ma confiance en lui et pour me faire rassurer par le gentil Docteur. Kurt regarde à nouveau Schuester.
« Il va bien ? » l'interroge-t-il tranquillement.
Moi ? De qui il parle ?
« Ça ira pour lui » répond doucement Will.
« Parfait. Informez-moi s'il y a du changement »
« Je le ferais, soyez-en sûr »
Putain de merde. C'est d'Elliott qu'ils parlent.
« Eh bien, on va fêter ce nouveau poste maintenant ? » me propose Kurt sans détour.
Je hoche doucement la tête. Kurt se met debout. On serre rapidement la main du Docteur Schuester et Kurt me tire dehors, d'un geste vraiment malpoli.
OoOoOoOoOoO
« Ca a été ? » me questionne-t-il d'une voix paniquée.
« Oui »
Il me dévisage, de la prudence dans les yeux. Je penche la tête sur mon épaule.
« Kurt s'il te plait, ne me fais pas ces yeux. Sous les conseils du brave Docteur, je dois te faire confiance »
« Qu'est-ce que je dois comprendre par ça ? »
« Tu le sauras bien assez vite »
Il me fait une moue adorable et fronce les sourcils.
« Allez grimpe ! » me commande-t-il en ouvrant la portière passagère de la BM.
Bon ben on ne va pas insister hein… Je sens mon IPhone vibrer dans ma poche. Je le prends et décroche sans regarder l'identifiant.
« Allo ? »
« Hey Blainey ! »
« Sam ? Oh mon Dieu c'est toi ? » m'exclamais-je.
Je tourne la tête, surexcité, vers Kurt qui me fixe d'un air neutre mais je vois de la jalousie dans ses yeux. Je me concentre sur Sam.
« Je suis vraiment, vraiment désolée de ne pas t'avoir répondu »
On discute un peu et je lui demande :
« Tu m'appelles pour les portraits ? »
« Ouais. On rentre demain avec Zo'. J'ai discuté avec un mec de chez Kurt, j'ai eu son numéro. Bref. Il m'a dit où je devais mettre les tableaux. J'arriverais vers 17-18 heures. On pourra se voir après ? »
« Je suis en quelque sorte installé chez Kurt depuis un moment alors dans tous les cas, on se verra là-bas »
La mâchoire de Kurt se tend. Ça ne va pas être de la tarte. Il y a un long blanc. Sam doit se retenir de dire quelque chose.
« Ok » reprend-il, « Kurt et toi ce n'est pas une blague hein ? »
Je contourne le véhicule et me place sur le trottoir.
« Non, en effet »
« Il est près de toi non ? Tu n'es pas prêt à tout me déballer ? »
« Oh Sam, arrête d'être si curieux »
« Bien, bien » rit-il, « j'en ai pas fini avec toi. On se voit demain alors ? »
« Oui, j'ai hâte Sammy »
« Tu veux qu'on se rejoigne quelque part ? »
« Viens me chercher au boulot si tu veux »
« Bien Monsieur Anderson. A quelle heure ? » sourit-il.
« Ça te va 18 heures ? »
« Oui c'est super. Je suis vraiment pressé de te voir. Tu me manques Blainey »
« Toi aussi tu me manques Sammy » souriais-je tendrement.
Je raccroche et regarde Kurt qui me contemple, le dos contre la carrosserie de la voiture. Aucune émotion n'est lisible sur son visage.
« Sam va bien ? » me questionne-t-il tranquillement.
« Oui. Il rentre demain avec Zoé. Il me récupère au travail et on sortira ensuite. Tu veux venir avec nous ? »
Kurt ouvre la bouche pour dire quelque chose mais se ravise. Ce n'est que la deuxième fois qu'il s'exprime, le regard bleu glacial.
« Tu vas faire attention ? »
« Oui ! » m'exclamais-je d'une voix agacée en roulant des yeux.
« Ok » concède Kurt, « ok pour que tu voies tes amis. Ok. On se verra plus tard tous les deux »
Je pensais que ça allait partir en engueulade. Je suis étonné qu'il abandonne aussi rapidement.
« Je suis capable de faire des concessions tu vois »
Il affiche un sourire fier. Je pince mes lèvres, pas si sûr que lui.
« Est-ce que je peux conduire pour le retour ? »
Kurt plisse les paupières à ma demande.
« Je ne pense pas non »
« Je peux savoir pourquoi ? »
« Je n'apprécie pas vraiment d'avoir un chauffeur »
« Tu n'as rien dit ce matin et puis, Joey est ton chauffeur tous les jours »
« Je sais parfaitement comment Joey conduit »
« Et moi non ? »
Je serre les poings et les pose sur mes hanches.
« Ton besoin de tout contrôler devient limite absurde. Mon frère m'a appris à conduire à mes quinze ans »
Ses sourcils se soulèvent mais il ne dit rien. Soit il se fout de cette conversation, soit… il s'en fout. Il est agaçant à un tel point ! Il faut que j'ai confiance en lui ? Quand il le fera de son côté, on verra. Non mais oh !
« Cette voiture m'appartient non ? »
« Evidemment qu'elle t'appartient » plisse-t-il le front.
« Eh bien, donne-moi les clés. Je l'ai conduite seulement deux fois et simplement pour aller et rentrer du boulot. A part ça, tu es le seul à t'amuser avec »
Anderson est passé en mode : je m'excite pour un rien.
« Tu ne sais même pas où on est parti »
« Je suis sûr que tu pourras me guider. Tu es assez doué pour ça mon cher Kurt »
Il me dévisage, surpris et me donne une nouvelle fois cet étrange sourire maladroit qui me déstabilise beaucoup.
« Assez doué n'est-ce pas ? » chuchote-t-il.
« La plupart du temps, oui »
« Alors, si c'est ainsi »
Il me donne les clés de la voiture et me passe devant pour m'ouvrir la portière conducteur.
On s'installe et il m'indique la route à prendre. Vers le nord apparemment. Je démarre à toute vitesse.
« Putain Blaine, calme-toi » crie-t-il en se tenant devant lui.
Oh mon Dieu ! Je soupire sans le regarder. La voix de Katy Perry sort des enceintes.
« Va moins vite ! »
« Je vais moins vite ! »
Kurt souffle bruyamment.
« Qu'est-ce que Schuester t'a raconté ? »
Sa panique est plus que présente.
« Je te l'ai déjà dit. Que je dois te faire confiance »
Putain, j'aurais dû le laisser prendre le volant. Comme ça, j'aurais pu le contempler. Eh bien… Je m'engage sur la droite et arrête la voiture.
« Qu'est-ce que tu fais ? » me questionne-t-il, soucieux.
« Je te laisse conduire »
« Pourquoi ? »
« Pour pouvoir t'observer »
Il explose de rire.
« Alors là, non. Tu as voulu le volant, tu le gardes. Moi, je t'observe »
Je lui jette un regard noir.
OoOoOoOoOoO
« Mais regarde la circulation ! » m'hurle-t-il dessus.
Je sens la colère monter. Ok, OK ! J'arrête à nouveau la voiture sur le bas-côté, la quitte et ferme violemment la portière. Je me déplace sur le trottoir, fulminant. Je vais péter un câble ! Il s'extirpe de la voiture à son tour.
« Tu fais quoi là ? » me questionne-t-il, énervé à son tour.
« Non. Toi, tu fais quoi ? »
« C'est interdit de se garer là »
« Je le sais »
« Pourquoi tu l'as quand même fait ? »
« Parce que j'en ai ras le cul que tu me gueules dessus. Je sais conduire. Alors soit tu prends le volant, soit tu la fermes et tu me laisses faire »
« Blaine, monte dans la voiture. Tu vas prendre une amende »
« Non ! »
Il ferme les yeux et les rouvre, déboussolé. Il dérange ses cheveux de sa main. Sa fureur se transforme en une émotion indescriptible. Il est vraiment drôle… Mes lèvres se tordent en un sourire amusé avant que je ne me contrôle.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Toi »
« Oh Blaine ! Tu es l'homme le plus agaçant du monde »
Il lève les bras en signe de défaite.
« Ok, tu as gagné »
Je prends les pans ouverts de sa veste et le plaque contre moi.
« Non Kurt, tu es l'homme le plus agaçant du monde »
Il baisse son regard bleu foncé brulant sur moi et passe son bras autour de moi pour que l'on soit plus étroitement enlacé.
« On est peut-être fait l'un pour l'autre finalement » lâche-t-il tendrement.
Il respire profondément, le visage enfoui dans mes boucles. Je le serre dans mes bras et ferme mes paupières. Depuis que j'ai quitté le Phénix ce matin, je n'avais pas été calme comme ça.
« Mon Blainey, mon Blainey, mon Blainey » murmure-t-il.
Je resserre mon étreinte autour de lui en profitant de la détente qu'il m'offre en plein milieu de la rue. Il brise le câlin, ouvre ma portière avant de s'installer derrière le volant.
Il remet le contact et se met à rouler en chantonnant la mélodie de Katy Perry sans même s'en rendre compte.
J'aime vraiment sa voix. Je me souviens cette nuit où il m'avait chanté une chanson au piano. Je souris. Si ça se trouve, il m'a entendu chanter sous la douche moi aussi.
Il ne t'aurait pas demandé de l'épouser s'il t'avait entendu !
L'air prend fin et Kurt affiche un grand sourire.
« Si on avait pris une amende, tous les papiers du véhicule sont au nom de Blaine Anderson »
« Oh ! J'ai eu une promotion, j'aurais pu la payer » répondis-je hautainement en admirant son beau visage.
Sa bouche tremble. Un nouveau morceau de Katy Perry commence.
Il prend la direction de l'est désormais.
« Tu m'emmènes où ? »
« Tu verras. De quoi d'autre tu as parlé avec Schuester ? »
Je lâche un souffle.
« D'une nouvelle thérapie. Je ne me souviens pas si elle a un nom »
« TBCS. C'est le nom de cette thérapie » grogne-t-il, « il a mentionné autre chose ? »
« Que ça ne servait à rien de rester sur ton histoire passée mais qu'il fallait regarder ton futur et les plans que tu as prévu »
Kurt hoche la tête et hausse les sourcils simultanément. Il est encore méfiant.
« Autre chose ? » me pousse-t-il.
« Il a mentionné la peur du contact. Il a utilisé un mot bizarre. Tes cauchemars et ta haine pour toi-même »
Je le regarde. Il semble songeur dans la lueur des lampes extérieures. Il tourne rapidement la tête vers moi.
« Regarde devant toi Hummel » le grondais-je.
Un éclair de malice mais d'agacement aussi passe dans ses yeux.
« Vous êtes resté un bon bout de temps ensemble Blaine. Qu'est-ce qu'il a ajouté de plus ? »
J'avale ma salive et dit doucement :
« Il a dit que tu n'étais pas un sadique »
« Ah oui ? » demande-t-il tranquillement en fronçant les sourcils.
Une tension grossit brusquement dans l'habitacle.
« Ce terme n'existe plus dans la psychiatrie moderne d'après lui. Depuis des lustres même » ajoutais-je pour détendre l'atmosphère.
Les traits du visage de Kurt se durcissent. Il soupire bruyamment.
« Schuester et moi ne sommes pas d'accord là-dessus »
« Il a aussi ajouté que tu étais très pessimiste en général. Il n'avait pas besoin de me le dire, je le savais déjà. Il m'a parlé des sadiques sexuels qui, selon lui, choisisse de vivre ainsi mais ce n'est pas une maladie psychiatrique. Tu te vois peut-être de cette façon »
Son regard se braque sur moi et sa mâchoire se tend.
« Tu as une seule conversation avec le brave psy et tu te crois un pro du sujet ? » crache-t-il d'un ton acide en se reconcentrant sur la circulation.
J'expire lentement.
« Alors, dans ce cas, si tu ne veux pas savoir de quoi on a parlé, n'insiste pas pour que je te le raconte »
Je ne souhaite vraiment pas qu'on s'engueule. En même temps, ce qu'il dit est vrai : je ne suis pas expert de toutes ces conneries. Est-ce qu'au moins je veux en être un ? Je connais les choses primordiales : son besoin de tout contrôler, sa possessivité, sa surprotection exacerbée. J'arrive à saisir les bases de son passé et même pourquoi il déteste même un simple effleurement. Il y a les cicatrices et l'abus qu'il a subi. Je pense que les séquelles morales sont encore plus grandes. Je n'ai assisté qu'une fois à sa panique nocturne.
« J'aimerais savoir ce qu'il t'a raconté »
Kurt me sort de mon esprit rempli. Il s'engage sur l'autoroute vers l'est.
« Il a dit que j'étais ton chéri »
« Vraiment ? » demande-t-il plus gentiment, « il est très strict sur cette appellation. A mon avis, c'est un terme de circonstance, tu ne penses pas ? »
« Tes soumis étaient tes chéris pour toi ? »
Il fronce les sourcils sous la réflexion. Le BM prend la route du nord désormais. Où on est parti ?
« Non. Ils n'étaient là que pour le sexe » chuchote-t-il d'un air méfiant, « tu es mon unique chéri. J'aimerais que tu sois bien plus même »
C'est encore plus joli dans sa bouche. Tant de promesses dans ses paroles… Je souris mais contrôle mon bonheur.
« Je le sais » murmurais-je en cachant ma joie et mon empressement, « je dois seulement prendre du recul Kurt. Pour penser à ces derniers temps »
Il me scrute avec une expression étrange et sceptique, la tête sur son épaule.
Après un instant, le feu passe au vert. Il hoche la tête et augmente le volume de la chanson. Finie la conversation.
Katy Perry continue de chanter d'une voix douce sur Wide Awake. Je tourne la tête vers l'extérieur. On a quitté la folie citadine de Manhattan pour un paysage plus calme et plus naturel. Le Soleil couchant se reflète dans l'océan Atlantique de la baie de Manhasset d'après un panneau. Kurt roule maintenant en direction d'un paysage plus en relief.
« Tu m'emmènes où ? »
Il s'engage dans une rue : Kings Point Road selon une indication. Je ne comprends vraiment pas.
« C'est une surprise » lâche-t-il avec un haussement de sourcils secret.
Eh bien voilà pour ce chapitre !
J'espère qu'il vous aura plu. N'hésitez pas à me donner votre avis dans une petite ou longue review ;)
Merci pour l'intérêt que vous portez à Nuances et tout ce que vous faîtes pour ma fic. Je suis vraiment touchée vos commentaires chaque semaine et par les follows/favs qui augmentent. Merci infiniment du fond de mon petit cœur :')
A la semaine prochaine,
Gros bisous
Votre humble et dévouée Cindy !
