Coucou à tous !

J'espère que vous allez tous bien !

Merci pour les nouveaux follows et fav de cette semaine. ON A ATTEINT LES 70 FOLLOWS ! Merci à tous. Merci sincèrement !

Merci à Clara, CeliaCom7, Anna, justmoi59, Uruviel29880, Soso, Alexis, Marion, Lodret, Guest, Claire, Klaineuse, Amber, Savannah, SwiftCriss pour vos reviews.

Clara00 : ne t'excuse pas, je ne t'en veux pas. Merci d'en poster quand tu peux. C'est déjà énorme pour moi :') Wow la meilleure je sais pas mais je suis encore étonnée d'en avoir plus de 500 au moment où j'écris ça... c'est juste énorme. Bon week-end à toi aussi Clara :)

CeliaCom7 : Merci !

AnnaKlaineuse : je sais, je sais. J'ai même dû reprendre des phrases plusieurs fois en écrivant pour être certaine que ça ait du sens (trop de psychologie...) J'en ai déduis une chose : je ne serais jamais psy haha :'D Sinon, je n'aime pas les surprises non plus. Mais moi aussi je suis sadique :'D (cf définition vers Schuester :'D) Bonne vacances dans ce cas :'D

justmoi59 : haha Hunter se barre et Blaine a une promotion. Tout le monde est gagnant :'D Merci !

Uruviel29880 : Haaaaan trop de gentillesse dans ce que tu dis ** tu es vraiment adorable, sache le :) Nope, j'ai repris les cours lundis... Bonne vacances à toi si tu l'es ;)

Soso : OUIIIII BISCOTTO ** Tu viens de sauver la vie de Matt et Darren :o Tu es vraiment gentille tu sais. C'est encore mieux pour moi si tu n'as pas lu les livres :') Sache que Blaine est toujours adorable (trop de Titouille en moi Grand Doudou ) ) BISCOTOUILLE C'EST LA VIE ! Tu le sais mieux que personne hein ? :'D Ça va s'arranger je te le promets. Bisous Bisous ma lapoule :'D

Anderverysue : non tu n'as pas à t'excuser. Je comprends tout à fait et je suis contente que tu le fasses déjà quand tu le peux. Je sais que le final te plaira ;) Merci à toi Alexis !

IheartIns : coucou ! Haha ben c'est bien si ça ne t'a pas dérangé plus que ça alors ;) ce sera donc une surprise pour toi aussi :) Bisous Marion !

Lodret : c'est la Klaine Romance ça ;) Bisous !

Guest : je ne peux rien te dire, tu vas le découvrir par toi-même dans ce chapitre ^^

Clairegleek78 : tes reviews me font chaud au cœur à chaque fois... Tu me dis des choses tellement gentille, tu ne sais pas le bien que ça me fait ! A vrai dire, je serais ravie qu'elle soit traduite mais je ne pense pas avoir un assez bon niveau d'anglais pour le faire. Et je ne veux pas qu'elle soit bâclée ou 'massacrée' à cause d'un niveau d'anglais approximatif. J'ai le regret de t'annoncer que j'approche de la fin niveau écriture... Donc les dix ans seront plus courts que prévu... :'(

Klaineuse : Walala ! J'arrive même pas à y croire encore :o c'est genre super énorme 500 reviews ! Tu te rends compte ma soeureupine ? Ne sois pas parano en lisant Nuances, tu sais que je ne suis du genre à faire des chapitres tordus... sourire innocent Disons que le Docteur Schuester connaît bien le cas de Kurt. Il est la personne la mieux placée pour lui donner des conseils et des réponses à ses questions. Dans les chapitres que j'ai d'avance, il y a Cooper oui mais pas les parents de Blaine. Je ne sais pas si je vais les faire intervenir. Pour Blaine, Coop est sa seule famille alors je verrais :) J'aime le fait que tu t'inventes tes petits scénarios pour la suite ^^ C'est tellement mignon ! Moment culture générale du vendredi : j'ai appris que dans un état des USA, il est légal de se marier avec son propre cousin... YA QUE MOI QUI TROUVE CA BIZARRE ? C'était le moment culture générale insolite de Cindy BYYYYE :'D Attends, je veux dire que le Blainofsky est pas vraiment dérangeant. Dave a l'air de se soucier vraiment de Blaine contrairement à Walter qui a juste une obsession bizarre pour les garçons 30 ans plus jeunes que lui BRRRR KLAINE A VAIIIIIIIIIIIIINCU OMFG :o Je suis certaine que Darren sera sexy et magnique même en drag-queen (Je crois que pendant le numéro final de ce show, la drag-quenn est en sous-vêtement c'est-à-dire DARREN EN BOXER TU COMPRENDS?!) vivement ta review ma keupine d'amour coeurcoeurpaillettelicorneKlaineKleddingKlainelapincoeurcalinbisou (j'aime l'ajout du superfan dans ta signature :'D) Je t'aime soeureupine !

Guest / Amber : tu n'as pas longtemps à attendre ;) Gros bisous Amber !

SwiftCriss : it's ok. No problem. Thanks for this review :)

/!\ Présence de lemon /!\

Sur ce, bon chapitre les copains :')

ENJOY !

Chapitre 44

La voiture roule encore le long d'une allée remplie d'habitations, toutes plus jolies les une que les autres. Il y a des enfants qui jouent au ballon ou qui se promènent à vélo dans le quartier. Ce coin est vraiment agréable et semble assez riche vu la façade des maisons. Il m'emmène peut-être rendre visite à quelqu'un. Qui ? Je n'en sais rien.

Un instant après, Kurt s'engage sur la gauche et s'arrête devant un grand portail noir fermé. Je ne sais pas ce qui se trouve derrière mais mon cerveau tourne à mille à l'heure. Kurt ouvre sa fenêtre et tape un code sur le clavier qui fait ouvrir le portail.

Il tourne brièvement la tête vers moi. Les traits de son visage sont déformés par l'inconfort et la nervosité.

« C'est quoi ? » demandais-je en n'arrivant pas à cacher l'anxiété dans mon ton.

« Un projet » rétorque-t-il calmement en s'engageant vers le portail.

Il continue sa route le long d'un chemin large qui monte. A droite se trouve une dense forêt et à gauche, il y a une vaste pelouse et je crois discerner une sorte d'étang plus loin. Plus au fond, j'aperçois une sorte d'immense champ recouvert d'herbes hautes et de fleurs sauvages. C'est un endroit vraiment joli et naturel. L'ambiance est vraiment géniale. Il y a un petit vent léger qui anime l'herbe et les branches des arbres et le Soleil se couche. Le ciel a une teinte unique. Tout est serein et calme. J'aimerais me coucher près de l'étang sous l'ombre d'un arbre et regarder la lueur du jour décliner. Ce serait reposant. Un repos que je n'ai pas eu depuis un bout de temps.

L'allée forme des courbes avant de se finir par une grande place pour les voitures. Elle s'arrête devant une impressionnante villa de type colonial bleue. C'est fantastique. Une énorme fontaine se trouve au centre de cette place. La demeure paraît en feu avec la lumière du Soleil couchant qui se reflète dans les vitres. Une petite mais très jolie voiture grise stationne devant la porte d'un garage vraiment gigantesque. Pourtant Kurt se gare en bas des escaliers menant à la porte d'entrée.

Qui peut bien habiter là ? Qu'est-ce qu'on fout là aussi ?

Kurt me jette un coup d'œil angoissé en coupant le contact.

« Est-ce que tu peux éviter de te borner ? » me questionne-t-il.

Je plisse le front.

« Kurt, être borné et rester avec toi, ce n'est pas possible »

Il acquiesce et me donne un sourire sarcastique.

« Tu es tellement malin Blaine. Je te félicite. Viens avec moi »

La porte en bois sombre s'ouvre et une jeune femme aux longs cheveux bruns apparaît. Elle porte une robe jaune pâle très élégante. Je baisse les yeux vers moi et soupire discrètement. Je suis content de m'être changé pour le Docteur Schuester. Je suis bien assez excentrique comme ça. Je n'ai pas autant de prestance qu'elle mais je ne ressemble pas à un clown au moins.

« Monsieur Hummel » le salue-t-elle en lui tendant la main.

Elle a un grand sourire alors que Kurt prend sa main.

« Mademoiselle Cohen-Chang » répond-il courtoisement.

Elle m'adresse aussi un sourire en me saluant. La rougeur de ses joues indiquent « Putain ce qu'il est chaud. Je donnerais un bras pour l'avoir dans mon lit » Ouais, j'ai vu ce rougissement.

« Tina Cohen-Chang » se présente-t-elle poliment.

« Blaine Anderson »

Mais qui est-elle ? Elle fait un pas sur le côté pour nous laisser l'accès à la maison. Je suis abasourdi. Il n'y a rien. Pas un meuble. Rien.

On se trouve dans la très dense entrée. Les murs sont recouverts de boiseries complexes vernies où des traces plus claires rectangulaires traînent un peu partout. Certainement des marques d'anciens tableaux.

Au plafond est suspendu un très volumineux lustre en cristal. Il semble recouvert de poussière. Le sol est en parquet foncé abîmé. Plusieurs portes fermées sont de chaque côté de l'entrée mais Kurt ne me laisse pas admirer l'endroit plus longtemps.

« Suis-moi » lâche-t-il en mêlant ses doigts aux miens.

On traverse une espèce d'arche intérieure et on arrive face à un grand escalier en marbre blanc et aux rambardes en bois sombre. Kurt me tire par la main. On passe une grande salle vide aussi. Le salon je pense. C'est très grand.

Kurt ne s'arrête pas là et m'entraîne dehors sur une grande terrasse en grès blanc. Devant nous, l'étang que j'avais vu plus tôt mais le mieux, un peu plus loin, une vue imprenable. Wow !

L'ensemble est fantastique. Mes jambes ne me portent presque plus sous l'admiration. Le Soleil disparaît à l'horizon sur la baie. On aperçoit quelques bateaux qui rentrent au port. Tout est si tranquille à la lueur de ce coucher de Soleil. On dirait une énorme boule de feu orange vif avalée peu à peu par l'immensité froide de l'océan. Le rouge se laisse absorber par le bleu foncé scintillant de l'eau. Quelques nuages rose-violets s'aventurent autour. L'aspect sauvage mais magnifique de ce spectacle me laisse sans voix. Je me délecte de cette beauté naturelle. C'est presque intime, fascinant de pouvoir assister à ça.

Je me rappelle qu'il faut que je respire et Kurt a toujours ses doigts enlacés aux miens. A regret, je tourne la tête vers son visage anxieux.

« On est venu jusqu'ici pour le paysage ? »

Il acquiesce, totalement sérieux.

« C'est vraiment sublime Kurt. Merci pour ça » chuchotais-je.

Je détourne à nouveau le regard vers la baie. Il laisse retomber ma main.

« Voudrais-tu profiter de ce paysage pour toujours ? » lâche-t-il dans un souffle.

Hein ? J'oriente d'un coup ma tête vers lui et fixe mon regard noisette surpris au sien bleu clair songeur.

« J'ai toujours eu envie d'habiter au bord de l'eau. Parfois je viens ici avec le Blackbird et j'observe ces demeures. Celle-ci est en vente depuis peu et j'aimerais l'acquérir. Tout casser et tout refaire à zéro. Pour toi et moi » finit-il.

Son regard pétille d'envie, d'enthousiasme et d'espérance.

Bordel. Comment mes jambes arrivent à me porter ? Mon esprit s'enclenche à vive allure. Habiter dans cette maison ? Profiter de toute cette merveille ? Pour toujours...

« C'est seulement un projet » complète-t-il d'un ton méfiant.

Je pivote pour pouvoir avoir une vue sur la demeure. Combien vaut-elle ? Un max certainement. Plusieurs millions même... Je n'en sais foutre rien.

« Pourquoi tu veux tout casser ? » demandais-je en le fixant à nouveau.

Ses traits se durcissent. Aïe... Qu'est-ce qu'il y a ?

« Je voudrais faire bâtir une autre maison plus écologique. Avec les moyens qu'à développer mon entreprise si possible. Peut-être que Santana pourrait en tracer les plans »

Je jette un coup d'œil à la pièce dans notre dos. Mademoiselle Cohen-Chang fait les cent pas dans l'entrée. Mais oui, elle est agent immobilier. Je remarque que le salon est gigantesque. Il a un haut plafond. Ça me fait penser à la grande pièce du Phénix. Une sorte de mezzanine laisse apercevoir l'étage. Une cheminée domine l'un des murs et de vastes baies vitrées offrent une vue sur la terrasse. Cette pièce est chaleureuse et luxueuse.

« On peut la visiter ? »

« Évidemment » dit-il, plus curieux maintenant.

Mademoiselle Cohen-Chang sourit grandement alors que nous pénétrons dans la maison. Elle a l'air heureuse de nous faire visiter les lieux et de nous réciter son texte habituel d'agent immobilier.

Cette bâtisse est gigantesque. Tina a cité la superficie mais je ne l'écoutais pas. Il y a une cuisine énorme, un deuxième salon, une salle de musique, une bibliothèque, un bureau, une piscine intérieure – chose dont j'ignorais l'existence -, une salle de sport et un sauna personnel. Au sous-sol se trouve une salle télé et une salle de jeux. Le truc c'est de savoir quels jeux peuvent arriver dedans.

Mademoiselle Cohen-Chang nous fait voir les extensions extérieures. Toute la maison est magnifique. Je pense qu'une famille a passé des moments joyeux ici. Certains détails sont abîmés mais je suis certain que c'est parfaitement réparable.

On suit l'agent au premier étage en prenant le grand escalier. J'ai envie de sautiller et de taper dans mes mains. J'ai toujours rêvé d'une maison de ce genre.

« Ce n'est pas possible de ne pas détruire la maison et d'ajouter tes éléments écologiques en suppléments ? »

Kurt fronce les sourcils, visiblement sceptique.

« Je devrais poser la question à Satan. Elle est plus à l'aise que moi là-dessus »

Mademoiselle Cohen-Chang nous emmène dans la chambre principale. Il y a une grande baie vitrée qui ouvre sur un balcon. Il y a le même paysage fantastique ici. Si je m'allonge sur le lit, j'aurais cette vue magnifique comme spectacle. L'étage possède cinq chambres supplémentaires.

Pour des gosses peut-être...

Oula... Éloignons cette idée tout de suite. Tous les événements de ces jours sont bien assez pour l'instant. Mademoiselle Cohen-Chang parle de chevaux à Kurt mais je décroche vite, le sujet ne m'intéressant pas. Pour moi toute cette étendue de verdure est parfaite pour se prélasser et pour faire des pique-niques. Pas pour des chevaux.

On repasse dans le grand salon. Mademoiselle Cohen-Chang s'éclipse et Kurt me fait une nouvelle fois sortir. Le Soleil a complètement disparu. Les lumières de la ville et des quelques bateaux encore présents brillent. Kurt me serre contre lui. Il lève ma tête de ses doigts et me regarde intensément dans les yeux.

« C'est trop ? » m'interroge-t-il avec une émotion illisible.

J'acquiesce.

« J'aimerais avoir ton avis sur la maison avant de l'acquérir »

« Le paysage ? »

Il opine.

« J'adore le paysage et la maison comme ça »

« Pour de vrai ? »

Je lui donne un sourire maladroit.

« Kurt, j'aimais déjà cet endroit juste en voyant le parc »

Sa bouche s'ouvre pour laisser passer un petit souffle tremblant. Il sourit ensuite sincèrement. Ses doigts se nouent dans mes boucles et ses lèvres trouvent les miennes.

OoOoOoOoOoO

On est dans la voiture sur le chemin pour rentrer à la maison. Kurt est de bonne humeur cette fois.

« Donc tu vas la prendre ? »

« Oui »

« Tu vas abandonner le Phénix ? »

Il plisse le front.

« Pourquoi faire un truc pareil ? »

« Ben pour pouvoir... »

Je me tais. Oh mais oui... Je m'empourpre. Il me donne un de ses sourires sexy.

« Crois-moi si je te dis que je peux l'acheter »

« Tu aimes avoir de l'argent ? »

« Oui. Si tu connais quelqu'un qui n'aime pas ça, présente-le-moi » rétorque-t-il froidement.

Bien. Pas la peine de pousser trop loin.

« Blaine, si tu me réponds « oui », tu auras de l'argent toi aussi » lâche-t-il tranquillement.

« Ça n'a jamais été une chose que j'ai désiré Kurt »

« Je sais. J'aime ce côté de ta personnalité. Mais en attendant, tu n'as jamais été dans le besoin »

Ses mots offrent la réflexion.

« On va où ? » le questionnais-je gaiement pour ne plus penser à tout ça.

« On va s'amuser »

Kurt qui s'amuse... Wow !

« Pour quoi ? Pour la nouvelle maison ? »

« Tu n'y penses déjà plus ? Ton nouveau poste ! »

« Ah oui ! » souriais-je.

Ça m'était déjà sorti de la tête.

« Et on va s'amuser où ? »

« Dans les nuages. Dans ma boite »

« Ta boite ? »

« Oui, une de mes boites de nuit »

OoOoOoOoOoO

The Clouds Club est dans un immense building new-yorkais. Le club se trouve au soixante-dixième étage, d'où le nom je pense. De là, on a une vue extraordinaire de la Grosse Pomme.

« Une coupe, ça vous dit ? »

Kurt me donne une coupe de champagne toute fraîche alors que je m'installe derrière le bar.

« Je vous remercie Monsieur »

Je fais traîner ma voix sur le dernier mot. Je penche ma tête sur mon épaule et lui offre un sourire aguicheur. Il m'observe et ses yeux deviennent plus sombres.

« Tu me dragues Blainey ? »

« Oui Kurt. Quelle va être ta réaction à ça ? »

« Je suis sûr que je vais trouver quelque chose » murmure-t-il d'un ton rauque, « suis-moi, on est installé »

On va vers notre table mais Kurt me coupe dans mon élan, sa main enroulée autour de mon poignet.

« Va aux toilettes et retire ton boxer » susurre-t-il.

Oh ! Une décharge électrique court le long de mon dos.

« Allez ! » me commande-t-il tranquillement.

Putain mais il ne blague pas en plus ! Mon estomac se retourne et une bonne dose de sang migre vers le sud. Je lui donne ma coupe de champagne, pivote et fonce aussi vite que possible dans les toilettes.

Putain qu'est-ce qui va arriver maintenant ? Je vais peut-être m'envoler dans les nuages...

Même les toilettes de ce club sont luxueuses. Tout est noir : les portes, le sol, les vasques, les murs. Des appliques diffusent une lumière douce mais assez forte pour tout éclairer. J'entre dans une des cabines et me ferme à clé. Je retire d'un geste rapide mon boxer avec un sourire énorme sur les lèvres. Je suis une nouvelle fois heureux de m'être changé et d'avoir mis un pantalon de costume plus ample que mon jean de ce matin. Je croyais que ce serait parfait pour voir le brave Docteur. Cependant, je ne me serais jamais douté de finir la soirée ainsi.

Je bande déjà ridiculement. Il me fait un tel effet en un rien de temps. Je suis un peu jaloux de la facilité qu'il a de m'exciter. J'ai conscience qu'on ne va pas parler à cœur ouvert pendant des heureux ce soir mais je ne suis qu'un homme et il est tellement, tellement tentant.

Je me regarde dans la glace. Mon regard est pétillant et mes joues sont rosies d'anticipation et d'envie. Je prends une profonde respiration et retourne vers lui. Et puis, ce n'est pas une première : je suis déjà sorti cul nu !

Cette fois le navire coule mes amis, il touche le fond !

Kurt est vraiment courtois quand je reviens m'asseoir près de lui. Il ne laisse passer aucune émotion sur son visage. Il est égal à lui-même : calme, magnifique à s'en damner et heureux. Évidemment, un petit quelque chose me dit qu'il n'y a pas que ça.

« Viens là » me propose-t-il en tapotant la place à sa gauche.

Il se lève, me laisse m'installer au fond de la banquette et se repose.

« J'ai déjà commandé pour toi. Ça ne te pose pas de problèmes ? »

Il me redonne ma coupe de champagne à moitié remplie. Il me fixe intensément de ses yeux bleus et mon sang se transforme en lave incandescente. Il met ses paumes sur ses genoux et, d'instinct, les miens s'écartent.

Le serveur vient à notre table. Il porte un plateau de palourdes. Une odeur de citron et de gingembre s'élève. Des palourdes... Je me souviens du dîner qu'on avait pris dans le restaurant du Phénix. On parlait encore du contrat à cette époque. Wow, on a bougé depuis quand même !

« Si mes souvenirs sont bons, les palourdes t'avaient plutôt plu la dernière fois »

Son ton est rauque et vraiment sexy.

« Je n'en ai mangé que cette fois-ci »

Je suis haletant. Ma voix est tremblante. Sa bouche frémit pour se détendre dans un sourire.

« Blaine, Blaine... Toujours aussi facile » souffle-t-il comme pour lui seul.

Il prend une palourde et la met dans sa bouche. Sa deuxième main bouge et je tremble en attendant le contact fatidique. Mais rien. Rien du tout.

« Facile de faire quoi ? » demandais-je du bout des lèvres.

Mon cœur bat tellement fort dans ma poitrine. Ses longs doigts pâles qui m'ont touchés maintes et maintes fois...

« Mange » me commande-t-il en emmenant une palourde vers mes lèvres.

J'ouvre à peine la bouche et il met délicatement le coquillage sur ma langue.

« Penche la tête en arrière » chuchote-t-il.

J'obéis et avale la palourde. Aucune parcelle de sa peau ne touche la mienne. Seul le repas m'a touché. Il a fait exprès de n'avoir aucun contact.

Kurt en mange une deuxième avant de me nourrir encore. Il continue ce petit jeu jusqu'à ce que nous ayons terminé les coquillages. Il ne m'a pas effleuré une seule fois. Pourquoi ça me frustre autant ?!

« Tu apprécies encore les palourdes alors ? » m'interroge-t-il quand je mange la dernière du plateau.

Je hoche la tête alors que mes joues chauffent. Je meurs d'envie qu'il me caresse.

« Parfait »

Je gigote. Pourquoi tout ce manège m'excite à ce point ?

Il remet sa paume sur son genou d'un geste distrait et je me liquéfie. Tout de suite. Allez, fais-le. Caresse-moi !

Tout ce cirque va te tuer Anderson !

Il monte sa main sur sa cuisse, la retire et la remet à sa position initiale.

Le serveur revient et nous serre à nouveau du champagne avant de débarrasser notre table. Peu de temps après, il revient avec nos plats. C'est du risotto. Putain, c'est pas vrai. Je suis sûr qu'il l'a fait exprès. Ça ne peut pas être une coïncidence de toute façon.

« Un plat que tu affectionnes Kurt ? »

« Parfaitement mon cher Blaine. J'ai quand même une préférence pour celui du restaurant du Phénix »

il fait courir ses doigts le long de sa jambe. Mon souffle devient erratique dans ma poitrine. Pourtant aucune partie de son corps ne me touche. Tout ça est beaucoup trop énervant. Je me force à refixer mon attention sur la discussion.

« Je crois qu'on était dans un coin tranquille et qu'on discutait des limites à négocier et de signatures... »

« Ah la belle époque » lâche-t-il avec un rictus, « cependant, j'ai bien l'intention de te baiser ce coup-ci »

Il bouge son bras et attrape ses couverts.

Il mange un peu de son risotto. Putain, tout est calculé...

« Ne compte pas trop là-dessus » répondis-je d'un ton boudeur.

Il me regarde brièvement, une lueur de malice dans les yeux.

« Je disais ça pour les contrats. L'accord de confidentialité »

« Brûle-le. Jette-le »

« Ah bon ? Tu es sérieux ? »

« Oui »

« Tu as conscience que je pourrais courir au New York Times et tout leur raconter ? » dis-je pour l'embêter.

Il explose de rire. C'est une des plus douces mélodies que je connaisse. Il est insouciant et beau comme ça.

« Je te fais confiance pour le coup. Je décide de prendre le risque »

Oh... Je lui adresse un sourire maladroit.

« Pareil pour moi » haletais-je doucement.

Son regard pétille soudainement.

« Ça me fait vraiment, vraiment plaisir de te voir en costume » chuchote-t-il.

Mon cœur bat encore plus vite si possible et mon sexe tremble d'envie.

« Alors pourquoi tu ne me caresses pas ? »

« Tu en as envie ? » me questionne-t-il.

Putain mais c'est que ça lui plaît à ce con !

« Exactement » grognais-je.

« Mange maintenant » me commande-t-il.

« Tu n'as même pas l'intention de m'effleurer hein ? »

« Non »

Il bouge la tête. Je lâche un long soupire.

« Pense aux sensations que tu auras quand on arrivera chez nous » chuchote-t-il, « je suis pressé de rentrer à la maison avec toi »

« Tu pourras ne t'en prendre qu'à toi si je m'enflamme dans ce club » lâchais-je du bout des lèvres.

« Oh Blainey. Crois-moi, j'éteindrais ton feu avant que ce ne soit dangereux » rétorque-t-il avec un sourire salace.

Plus frustré que jamais, je plonge ma fourchette dans le risotto.

Montre-lui qu'il pourrait être le premier à craquer.

Très bien. S'il veut jouer, on va jouer. J'ai eu le temps de m'entraîner et d'apprendre des choses depuis notre repas au Phénix. J'amène la fourchette dans ma bouche. C'est tellement bon. Je clos les paupières pour pouvoir profiter du goût exquis. Je les rouvre et décide de commencer mon petit jeu. Je me rapproche de lui sans le toucher et m'arrange pour que le tissu soit tiré sur ma peau et moule parfaitement ce qu'il faut.

Kurt ne bouge plus alors que sa fourchette est devant sa bouche ouverte.

Allez, caresse-moi !

Après un instant, il se remet en mouvement. Je continue de manger en faisant exprès d'oublier sa présence. Je laisse retomber mon couteau sur la table et caresse le haut de ma jambe de haut en bas. Je traîne exprès le bout de mon doigt sur mon aine. C'est assez déstabilisant. Je meurs d'envie qu'il me caresse alors de le faire moi-même... Kurt s'arrête encore une fois.

« J'ai remarqué ce que tu entreprends »

Son ton est grave et chaud.

« Je sais que tu as remarqué Kurt » soufflais-je tranquillement, « je le fais exprès »

Je plonge une nouvelle fois ma fourchette dans mon assiette en lui lançant un regard aguicheur. Je prends tout mon temps sans le lâcher des yeux.

« Ne joue pas à ça avec moi Blaine »

Il me donne un de ses sourires en coin avant d'attraper ma fourchette entre ses doigts. Je ne sais même pas comment il a fait pour ne pas me toucher dans le mouvement. Merde, merde, ça va se retourner contre moi. Je n'aime pas ça.

« Écarte tes lèvres » me commande-t-il.

Je vais me faire avoir. J'incline la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux. Leur bleu pétille avec chaleur et intensité. J'ouvre à peine mes lèvres et les humidifie avec le bout de ma langue. Il sourit et le bleu devient instantanément plus foncé.

« Plus » grogne-t-il, ouvrant en même temps la bouche.

Je vois sa langue rose que je sais douce et chaude.

Je retiens un gémissement et pince ma lèvre entre mes dents. Puis je lui obéis.

Il lâche un souffle tremblant. Pas tant de contrôle que ça le maniaque. Parfait. Je lui fais quand même de l'effet. Je le fixe dans les yeux et laisse la fourchette se glisser dans ma bouche. Je referme mes lèvres dessus avec un regard ardent. J'avale et geins de plaisir au goût fantastique.

Les paupières de Kurt se ferment. Oh oui ! Ses yeux s'ouvrent à nouveau après un laps de temps. Ils sont presque noirs désormais. Le bleu n'est quasiment plus là. Mon corps réagit automatiquement. Je gémis à peine et pose ma main sur son genou. Je sursaute tant je suis étonné quand ses doigts s'enroulent autour de mon poignet.

« N'y pense même pas Blaine » chuchote-t-il.

Il amène ma main vers ses lèvres qu'il pose à peine, comme l'effleurement des ailes d'un papillon, sur la naissance de mes doigts. Je gigote sur place. C'est pas trop tôt même si ce n'est pas encore assez. J'en veux plus !

« Ne pose pas tes mains sur moi » me gronde-t-il doucement.

Il replace ensuite ma main sur ma cuisse. Ce toucher furtif est encore plus agaçant que tout le reste.

« Ce n'est pas juste » boudais-je.

« Je le sais »

Il s'empare de sa coupe de champagne pour porter un toast. Je fais de même.

« Bravo pour ton nouveau poste Blainey »

on entrechoque nos deux verres. Je m'empourpre.

« On peut dire qu'on ne s'y attendait vraiment pas »

Les traits de son visage se durcissent en un clin d'œil comme s'il venait de repenser à quelque chose d'horrible.

« Mange » m'ordonne-t-il, « on ne quittera pas cet endroit avant que tu n'aies terminé. Et à la maison, tu verras comment je m'amuse pour fêter cette promotion »

Une émotion intense, sauvage, primale passe sur son visage. Il est tellement autoritaire. Ça me rend toute chose.

« Je n'ai pas tellement faim. Je suis affamé d'autre chose par contre »

Il bouge la tête de droite à gauche, appréciant tous mes non-dits. Son front se plisse quand même.

« Mange. Sinon je te fais monter sur mes cuisses et là, tous les gens présents dans ce club seront divertis »

Je gigote suite à ses mots. Quelque chose me dit qu'il serait vraiment capable de le faire.

Sa main qui le chatouille peut-être.

Je mordille mes lèvres en accrochant mes yeux aux siens. Il plonge ma fourchette dans mon riz avant de la présenter vers ma bouche.

« Mange » chuchote-t-il d'une voix rauque sensuelle.

Je lui obéis sans me faire prier.

« Tu manges vraiment trop peu. Tu es beaucoup plus maigre depuis un certain temps »

Il me fait la remarque d'une voix tendre. Mon poids ou mon apparence ne sont vraiment pas mes priorités. J'avale le risotto.

« J'aimerais simplement partir d'ici et coucher avec toi » soufflais-je d'un air misérable.

Kurt m'adresse un sourire.

« Moi aussi. Ça va arriver. Mange »

sans vraiment le vouloir, je baisse la tête vers mon plat. Il pourrait faire un effort, j'ai quand même retiré mon boxer pour lui. J'ai l'impression d'être un bébé à qui on vient de prendre son hochet. Kurt est un allumeur exquis, chaud et amusant. Cet homme m'appartient.

Il me pose des questions sur Steve. Je ne sais pas pourquoi il est tout à coup intéressé par lui mais pourquoi pas. D'un côté, je suis rassuré que la conversation ne revienne pas sur le Docteur Schuester ou sur la maison. Je ne pourrais pas me concentrer assez longtemps pour être crédible. J'aimerais juste retourner à l'appartement.

L'excitation en pensant à plus tard s'intensifie entre nous. Il est très doué dans ce genre de trucs. Me faire languir. Tout installer pour me rendre fou.

Dès qu'il peut, il pose sa main entre nos deux cuisses sans pour autant m'effleurer. Mon désir grimpe en flèche.

Quel con ! Je prends la dernière bouchée de risotto et laisse retomber mes couverts.

« Tu es un garçon vraiment sage » chuchote-t-il.

Ses mots veulent dire tellement, tellement plus.

« A partir de là, on fait quoi ? » le questionnais-je avec mon envie qui pèse une tonne dans mon ventre.

Putain ce que j'ai envie de lui.

« Là ? On va rentrer. Si j'ai bien saisi, tu attends certaines choses de moi Blainey. Je vais tout faire pour te combler »

« Tout... Faire... ? »

Oh merde, merde !

Il se met debout avec un sourire.

« On ne paie pas ? » demandais-je, haletant.

Il penche la tête sur son épaule.

« Ce club m'appartient Blaine. Ils mettront tout ça sur mon compte. Suis-moi bébé »

Il fait un pas en arrière. Je me redresse ayant conscience que je n'ai pas de sous-vêtement.

Il fixe sur moi ses yeux assombris. J'ai l'impression de me retrouver nu devant lui. Je me délecte de cette sensation sexy. Je me sens comme un homme sensuel. Ce garçon magnifique me veut. Est-ce que je ressentirais toujours le même truc à ce sujet ? En faisant exprès de prendre une pause devant lui, je passe mes mains sur mes fesses pour défroisser mon pantalon.

« Je suis pressé qu'on rentre à l'appartement » me chuchote-t-il tout doucement.

Aucune parcelle de sa peau ne me touche.

En quittant le club, il murmure quelques mots à un homme. Il parle de la voiture. Je ne fais pas plus attention que ça.

Trop impatient de rentrer certainement. Tout New York t'entend penser !

Alors qu'on patiente pour l'ascenseur, deux couples assez âgés se mettent à côté de nous. Les portes s'ouvrent. Kurt me tire par le poignet jusque dans le fond de la cabine. Je jette des coups d'œil autour de nous. Les parois sont tapissées de grands miroirs. Les couples entrent à leur tour. Un homme en costume mal taillé serre la main de Kurt.

« Hummel »

il fait un signe de tête et Kurt le lui rend mais ne dit rien.

Les couples sont dos à nous et fixent les portes. Je pense qu'ils se connaissent car les femmes parlent bruyamment entre elles. A mon avis, elles ont un coup de trop vu la façon dont elles discutent.

La cabine se referme. Kurt se baisse pour renouer son lacet de chaussure. C'est étrange parce qu'ils ne sont pas défaits mais bon. D'un geste fluide mais à peine visible, il met une main autour de ma cheville gauche. Je fais un petit bon au contact. Il se redresse et fait remonter sa paume le long de ma jambe, électrisant ma peau sous mon pantalon au passage. Je retiens de toutes mes forces le souffle tremblant qui veut passer mes lèvres quand une de ses mains se pose sur la courbe de mon cul. Il bouge et se poste dans mon dos.

Oh bordel de... Ma bouche s'ouvre en grand alors que mes yeux sont écarquillés sur les gens devant nous. Je ne pense pas qu'ils ont idée de ce qui va arriver.

Kurt enroule son bras libre autour de mon torse et me tient bien droit alors que sa main entre dans mon pantalon. Ses doigts chatouillent et enflamment ma peau. Oh putain, là, dans cet endroit ? La cabine descend tranquillement et se stoppe au cinquante-deuxième étage. D'autres gens montent. Je n'y fais pas attention, ses doigts m'occupent bien trop. Ils fouillent et effleurent mon épiderme sensible. Ils descendent plus bas, cherchant ce point alors que Kurt m'entraîne plus vers la paroi du fond.

Encore une fois, je me retiens de gémir quand ils effleurent la peau plissée de mon entrée. Sa deuxième main passe sur mon érection dressée.

« Je vois que ton corps est toujours partant bébé » murmure-t-il en me pénétrant d'un doigt.

Je gigote et halète. Putain mais comme il fait alors qu'il y a plein de monde ?

« Ne te tortille pas » souffle-t-il dans mon oreille.

Je suis rouge comme une tomate. Je crève de chaud. Je crève de désir. Mais il y a sept personnes ici donc une qui est la cause de mon état.

Son doigt bouge en moi. En haut. En bas. Un peu plus profond à chaque fois. Mon souffle... Mon Dieu c'est super embarrassant. Je veux lui dire de tout arrêter ou bien de ne pas s'arrêter ou de s'arrêter... Je me laisse aller contre son corps et l'étau de son bras autour de ma taille est plus fort. Je sens son sexe bandé appuyé contre l'os de mon bassin.

La cabine se stoppe encore au quarantième. Putain, ça va durer encore longtemps ?! Il me caresse encore, encore, encore. Je me balance aussi discrètement que possible contre sa main pour qu'il me prenne plus fort. Il m'a ignoré toute la soirée et c'est qu'il me tripote. Je n'ai plus aucune barrière avec lui.

« Ne fais pas de bruit » murmure-t-il.

Deux personnes supplémentaires entrent dans l'ascenseur mais Kurt a l'air de s'en moquer royalement. Il n'y a presque plus de place. Kurt m'attire encore plus contre la paroi et contre son corps. On est tous les deux dans un angle de la cabine. Son bras me tient debout alors que la torture continue. Son visage est niché dans mes boucles. Je suis sûr qu'un regard extérieur dirait qu'on est juste deux garçons fous amoureux qui se câlinent. Personne ne fait attention à nous de toute manière. Un deuxième doigt entre dans mon intimité.

Oh putain ! Je gémis faiblement quand il les courbe vers l'avant et frotte ma prostate. Je suis vraiment content que les vieilles ne ferment pas leurs grandes bouches pour le coup.

Kurt... L'effet que tu me fais... Je lance ma tête contre son épaule et ferme les yeux. Je m'abandonne sous ses caresses fabuleuses.

« Ne te libère pas » me chuchote-t-il, « garde ça pour moi tout à l'heure »

Il pose sa main à plat sur mon abdomen et ne cesse pas sa douce torture. Tout est tellement bon.

La cabine s'arrête pour de bon. Elle s'ouvre avec le son caractéristique et tout le monde s'extirpe rapidement. Kurt enlève tout doucement ses doigts de mon intimité pour ne pas me faire mal et pose ses lèvres sur l'arrière de mon crâne. Je pivote sur moi-même pour le regarder en face. Il me donne un sourire et un signe de tête au même homme que plus tôt. L'homme lui répond et part avec sa femme. Je ne m'y attarde pas, préférant concentrer mes forces sur mes jambes pour ne pas tomber et sur ma respiration irrégulière. Mon Dieu, j'ai l'impression que mes membres sont en gelée et qu'un truc me manque. Kurt desserre son étreinte et je lève les yeux vers lui. Il semble calme et serein. Il est aussi contrôlé que d'ordinaire. C'est injuste.

« On y va ? » me questionne-t-il.

Son regard pétille d'un air lubrique alors qu'il emmène ses deux doigts, précédemment en moi, entre ses lèvres. Il les lèche sensuellement.

« Tu es délicieux Blaine » chuchote-t-il.

Je pourrais m'évanouir là, maintenant.

« J'ai du mal à me dire que tu l'as fait »

Je suis à fleur de peau.

« Tu pourrais être étonné par l'étendue de mes capacités Blainey »

Il enlève une de mes boucles qui tombent sur mon front. Un petit sourire malicieux étend ses lèvres.

« Je voudrais bien qu'on rentre mais je ne sais pas si on va y arriver »

Il enlace ses doigts aux miens et me tire hors de la cabine.

De la baise en voiture ? Baiser sur le carrelage brillant du hall d'entrée ça me convient parfaitement aussi.

« Suis-moi »

« C'est ma seule volonté »

« Blaine ! » s'exclame-t-il d'un air faussement choqué.

« Je n'ai jamais couché dans une bagnole »

Kurt s'immobilise et redresse ma tête avec ces doigts. Ses yeux s'accrochent aux miens.

« Je suis vraiment heureux de le savoir. Si tu m'avais affirmé le contraire, j'aurais été étonné et fou de rage »

Je m'empourpre en faisant papillonner mes cils. Évidemment, je n'ai couché qu'avec un seul homme dans ma vie : lui. Je plisse le front.

« Je ne voulais pas dire ça »

« Et qu'est-ce que ça signifiait alors ? »

Sa voix est un peu agressive.

« Kurt c'est une façon de parler »

« Bien sûr, la façon de parler « je n'ai jamais couché dans une bagnole ». C'est vrai, pourquoi je ne dis pas ça plus souvent ? »

Putain mais qu'est-ce qu'il a d'un coup ?

« Kurt, ne te prends pas la tête. Nom de Dieu, pense à ce que tu viens de me faire endurer là-dedans alors qu'il y avait plein de monde. Excuse-moi d'être légèrement à l'Ouest »

Il soulève un de ses sourcils.

« Qu'est-ce que je t'ai fait endurer ? » me provoque-t-il.

Je lui lance des éclairs avec les yeux. Il souhaite que ça sorte de ma bouche.

« Tu m'as chauffé, c'est le mot. Et là, je veux qu'on rentrer et que tu me baises »

Il demeure bouche bée un instant avant d'exploser de rire, plus étonné qu'autre chose. Il est comme un garçon de vingt-quatre ans ne pensant à rien d'autre qu'à s'amuser. J'adore l'entendre rigoler. Ça arrive trop peu souvent alors autant en profiter.

« Quelle douceur et quelle poésie Blainey ! »

Il prend mes doigts et m'entraîne en dehors du bâtiment. Ma BM nous attend près d'un voiturier.

OoOoOoOoOoO

« Donc tu veux te faire prendre dans une voiture » chuchote Kurt en mettant le contact.

« Si tu veux tout savoir, le sol du hall d'entrée aurait fait l'affaire »

« Je peux te dire que pour moi aussi. Le problème c'est que j'ai horreur de me faire interrompre et je n'avais pas envie de te prendre dans les chiottes. Pas cette fois du moins »

« Alors on aurait vraiment pu le faire ? »

« Oh que oui ! »

« Qu'est-ce qu'on attend pour faire demi-tour ? »

Il rit à nouveau de bon cœur. Son air enjoué est communicatif. On est tous les deux pris dans un fou rire. Ça fait un bien fou de se lâcher et de ne penser à rien. C'est fantastique. Sa main caresse ma cuisse et ses doigts habiles effleurent le tissu de mon pantalon. Je m'arrête de rigoler instantanément.

« Sois patient Blaine » chuchote-t-il en prenant la route pour rentrer.

OoOoOoOoOoO

Il arrête la BM dans le parking souterrain du Phénix. Il coupe le contact. Une tension énorme grossit à l'intérieur de la voiture. Je pose mes yeux sur lui sans essayer de dissimuler mon intention. Mon cœur bat la chamade dans mon torse. Il s'est tourné vers moi, les dos appuyé contre la vitre et le bras posé contre le dossier de son siège.

Il pince sa bouche entre deux de ses doigts et la fait rouler entre. Ses lèvres sont vraiment fascinantes. J'ai envie qu'elles traînent sur mon corps. Il m'observe d'un regard brûlant. Je déglutis. Il m'offre une moue sexy.

« Je te prendrais dans la voiture quand et où je l'aurais décidé. Là, j'ai juste envie de te baiser dans tous les lieux inexplorés de l'appartement »

Mon bas-ventre se tord délicieusement et mon membre frémit d'impatience.

« O-Oui »

Ma voix est tremblante et haletant. Comme si j'étais en manque de lui.

Il s'incline doucement vers moi. Mes paupières se ferment instinctivement en patientant pour sentir ses lèvres sur les miennes. Mais rien n'arrive. Après une éternité, je rouvre les yeux. Il me regarde intensément. Je ne sais absolument pas ce qu'il se passe dans sa belle tête. Cependant il ne me laisse pas le temps de m'y attarder. Il s'est déjà reculé un peu.

« On n'atteindra jamais la maison si je t'embrasse là. Suis-moi »

Putain ! Il est tellement agaçant quand il s'y met. Il sort du véhicule.

OoOoOoOoOoO

Encore une fois, on patiente pour l'ascenseur. Tout mon être tremble d'anticipation. Ma main est dans celle de Kurt. Il la caresse doucement avec son pouce. Des décharges électriques me parcourent à chaque fois. J'ai envie de ses doigts partout. Sur et en moi. Assez joué pour la soirée.

« Je peux savoir pourquoi tu me fais tout ça ? » chuchotais-je.

« Je ne fais que te rendre la pareille Blaine »

« Ah oui ? Dis-moi quand j'ai joué avec toi de cette façon »

« Tu sais très bien quand »

Je redresse la tête pour le regarder. Une émotion illisible traîne sur ses traits. Il veut que je lui réponde donc...

« Je ne vois pas de quoi tu parles. Ce n'est pas mon genre de torturer les autres » soufflais-je maladroitement et peu sûr.

Sans prévenir, il tire mon poignet vers lui. Je suis brusquement plaqué à son torse. Il mêle ses doigts dans les boucles sur mon cou et tire doucement dessus pour incliner mon crâne vers l'arrière.

« Dis-moi comment je dois agir pour que tu dises oui » m'interroge-t-il avec passion, me prenant totalement au dépourvu.

Je ferme et ouvre les yeux rapidement en voyant à quel point il est sérieux, misérable et séduisant.

« Je veux juste du temps. Je t'en prie » haletais-je.

Il gémit avant de finalement poser sa bouche sur la mienne. C'est profond et intense. Il me pousse dans la cabine. Nos deux corps se résument à des doigts fouillant dans les cheveux de l'autre. Des lèvres, des langues et des dents qui s'entrechoquent et se battent pour prendre le dessus. L'envie ardente et dense se répercute dans mon sang. J'oublie tout au rythme de mon pouls assourdissant. Je me retrouve entre la paroi de l'ascenseur et son corps chaud et dur. Il m'empêche de bouger : une main fourrageant dans mes boucles et la deuxième contre ma joue.

« Je suis à toi » murmure-t-il, « tu es mon avenir Blaine »

Ses mots me donnent le tournis. Je suis chaud bouillant et je meurs d'envie de déchirer ses fringues. J'écarte les pans de sa veste sur son torse.

Les portes s'ouvrent. On entre dans le corridor, pantelants tous les deux. Kurt me plaque contre le mur de l'entrée. Sa veste tombe à ses pieds. Ses doigts suivent la courbe arrière de mes cuisses avant d'arriver vers mon bas-ventre. Sa bouche est toujours liée à la mienne. Il baisse mon pantalon. Je passe mes pieds par-dessus.

« Premier lieu inexploré » halète-t-il en me soulevant d'un coup, « enroule tes jambes à mon bassin »

Je lui obéis. Il tourne et me couche sur une commode du corridor. Il se place entre mes cuisses. Il prend une capote dans la poche de son pantalon et me la donne pour pouvoir se débraguetter.

« Tu me rends tellement chaud, tu le sais ? »

« Hein ? » lâchais-je à bout de souffle, « n-non... J-J'en... »

« Sache-le, tu me chauffes tout le temps » grogne-t-il.

Il me retire le préservatif des doigts. Aucun préparation. Aucune préliminaire. C'est rapide. Enfin, après toutes ses tortures, je le veux plus que tout au plus vite. Il me regarde en déroulant la capote sur son érection. Il place ses mains à l'intérieur de mes cuisses et les écarte encore plus.

Il s'installe et s'arrête un instant.

« Ne lâche pas mon regard. Je veux pouvoir t'admirer » chuchote-t-il.

Il noue ses doigts aux miens et me pénètre tout doucement.

Je me retiens aussi fort que possible mais je ferme les yeux sous la douleur et sous le plaisir immense. Je voulais en arriver après tous ces petits jeux. Sentir son sexe m'étirer parfaitement. Je gémis et jette mes hanches contre lui.

« Regarde-moi » m'ordonne-t-il en accentuant son emprise sur mes mains.

Il revient violemment en moi. Je hurle fortement. J'ouvre difficilement les yeux alors que les siens, écarquillés, tombent sur moi.

Doucement, il se recule et me pénètre encore. Ses lèvres forment un O parfait. Il ne fait pas un bruit. Sentant et percevant son désir pour moi, mon corps entier prend feu. Mon envie ravage tout sur son passage. Son regard bleu assombri s'accroche au mien. Il arrive à réguler ses va-et-vient et je profite de toutes ces sensations. Ses yeux brillent d'excitation et d'amour alors qu'on se libère tous les deux simultanément.

Je crie quand mes chairs se resserrent autour de lui et jouis en de longs jets. Kurt me suit tout de suite.

« Oh Blaine ! » hurle-t-il, son sexe pulsant en moi.

Il tombe sur moi, libère mes doigts et niche son visage dans mon cou. Son bassin est toujours prisonnier de mes jambes. Je mets mes mains dans ses cheveux et les caresse tendrement. Je tente de calmer ma respiration. Il lève les yeux vers moi.

« Ce n'est que le début » murmure-t-il avant de me donner un baiser.

OoOoOoOoOoO

Je suis couché, totalement nu, sur le matelas de Kurt contre son torse. Je suis essoufflé. Putain mais il n'est jamais fatigué ?! Kurt fait monter et descendre la pulpe de ses doigts le long de mon échine.

« Tu es content Blaine ? »

Je hoche seulement la tête pour lui répondre. Je n'ai même plus l'énergie de parler. Je redresse mon visage vers le sien, le fixe d'un air déboussolé avant de m'évader dans le bleu doux et chaleureux de ses yeux. Je penche la bouche pour lui montrer que je vais la poser sur sa poitrine.

Il se tend et je l'embrasse au centre de son torse. J'inhale son odeur unique de caramel et de gel douche. La transpiration et le musc se mélangent avec. C'est enivrant. Il se couche sur le côté et m'attire près de lui.

« Le sexe, c'est toujours comme ça ? Si oui, pourquoi les gens prennent la peine de quitter leur maison ? » demandais-je d'une petite voix.

« Je ne sais pas pour les autres mais avec toi c'est vraiment magique Blaine »

Il pose ses lèvres sur les miennes.

« C'est magique parce que tu es avec moi Kurt »

Je souris et passe doucement mes doigts sur son visage. Il ferme les yeux.

« Dors maintenant, il se fait tard »

Il m'embrasse une nouvelle fois avant de coller son torse à mon dos. Je suis toujours la petite cuillère.

« Tu n'apprécies pas les mots doux hein ? »

« Endors-toi Blaine »

C'est dommage. Il est vraiment magique. C'est dur qu'il ne puisse pas le voir.

« La maison me plaît » murmurais-je.

Il ne dit rien mais je sens son sourire contre ma nuque.

« Je t'aime. Endors-toi bébé »

Il niche son nez dans mes boucles et je tombe dans le sommeil dans son étreinte protectrice en pensant à une grande maison, à un coucher de Soleil et à un enfant aux yeux bleus dans un champ de fleurs sauvages.

OoOoOoOoOoO

« J'y vais mon bébé »

Kurt pose ses lèvres dans mon cou. Mes paupières s'ouvrent. La lueur du jour envahit la pièce. Je le regarde : debout près du lit, lavé et habillé, tout beau comme d'habitude.

« Il est quelle heure ? »

Je n'ai vraiment pas envie d'être en retard.

« Reste calme. Je dois aller prendre un petit-déjeuner avec des associés »

Il passe son nez sur ma joue.

« J'aime ton odeur »

Je m'étire et gémis de plaisir. Je passe mes bras autour de son cou alors qu'il se penche vers moi.

« Reste avec moi »

Il met la tête sur son épaule et fronce les sourcils.

« Tu veux me retenir à la maison et me faire manquer un jour de travail ? Comment je vais gagner ma vie ? »

J'acquiesce, ensommeillé.

« Même si ton idée est délicieuse, je dois partir » continue-t-il avec un sourire maladroit.

Il me donne un baiser et se redresse. Il a un costume bordeaux sur lui, une chemise à carreaux grise et une cravate bordeaux aussi. Il est vraiment sexy. Un chef d'entreprise sexy.

« A plus tard mon bébé » chuchote-t-il en quittant la chambre.

Je tourne la tête vers le réveil. Il est presque sept heures. Je n'ai pas entendu la sonnerie. Allez, il est temps de sortir du lit.

OoOoOoOoOoO

Dans la douche, une idée me vient brusquement. Je sais quoi offrir en plus à Kurt. Ce garçon a déjà tout alors les cadeaux sont assez limités. Ma surprise principale est déjà entre ses mains. Cependant ce cadeau pourra aussi me profiter. Je suis déjà enthousiaste. J'arrête l'eau de la douche. Je dois tout mettre en place pour la surprise.

J'attrape un costume noir et une chemise blanche dans mes affaires. Je passe une cravate noire simple et ça ira bien pour aujourd'hui.

Passons à la surprise de Kurt. Je cherche dans la commode près de la baie vitrée. Je veux mettre la mains sur ses nœuds papillon. Dans le tiroir du fond, il y a son jean abîmé qu'il met quand il est en mode Dominant. Il est super chaud dedans. Des tas de souvenirs me reviennent en le voyant.

Rangée sous le pantalon se trouve une grande boite noire. Je suis directement intrigué en la voyant. Qu'est-ce qu'il peut y avoir dedans ? Je la fixe. J'ai la sensation d'avoir découvert un objet secret. Je la prends et la bouge. Un bruit de feuilles résonne. Je ne peux pas me retenir et lève le dessus. Je l'abaisse tout de suite. Merde, ce sont des clichés de la salle de torture.

Je suis surpris. Je m'assois sur le sol et tente de ne plus penser à cette photo.

Tu n'avais qu'à pas ouvrir cette foutue boite !

Bordel, qu'est-ce qu'il fout avec des photos pareilles ? Je frissonne.

N'y pense plus. Tout ça, c'était avant qu'il te rencontre.

Ouais... Je me remets debout. Je vois que ses nœuds pap' reposent dans le dressing. J'attrape celui que j'aime le plus et pars d'ici.

Ces images étaient avant-Blaine. Le moral dans les chaussettes, je me déplace vers le grand salon pour manger mon petit-déj'. Mademoiselle Jones m'adresse un grand sourire avant de plisser le front.

« Vous allez bien Blaine ? » me questionne-t-elle avec sollicitude.

« Oui, oui » répondis-je distraitement, « vous n'auriez pas la clé d'accès à la... salle de jeux par hasard ? »

Elle s'arrête un instant. Je crois que je l'ai choqué.

« Euh oui »

Elle me tend un trousseau de clés.

« Vous voulez manger quoi ce matin mon chéri ? » m'interroge-t-elle gentiment.

« Seulement des céréales. Je vous les rendrez vite »

J'hésite pour ma surprise maintenant. Juste parce que j'ai vu le contenu de cette boite.

Il est toujours le même, même si la photo était plutôt... poussée. Ton sadique n'est pas différent.

Très poussée ouais !

Est-ce qu'il a d'autres secrets du genre ? Vite fait, je fouille dans les tiroirs de la commode de la salle de jeux.

J'attrape les objets qu'il me faut et referme la porte de la salle de torture derrière moi.

Je redonne les clés à Mercedes et m'assois pour manger mes céréales. Étrangement, il me manque. C'est vide sans lui. Je revois l'image. Qui était-ce ? Elliott ? Sebastian ?

OoOoOoOoOoO

En partant travailler, un débat intérieur me secoue. Je le dis à Kurt ou non que je suis malencontreusement tombé sur la boite ?

Mais non, t'es suicidaire ou quoi ?!

OoOoOoOoOoO

Je m'installe derrière mon ordinateur quand mon IPhone vibre.


De : Kurt Hummel

Objet : Lieux exploitables

A : Blaine Anderson

J'ai fait le total et il nous reste bien trente lieux à baptiser. Je suis plus que pressé de changer ça. Bien sur, je n'ai pas compté les sols, les murs, les terrasses aussi.

Et puis mon bureau...

Tu me manques.

Kurt Hummel, PDG Insatiable Hummel Enterprises.


Je souris grandement à son mail. Toutes mes pensées noires partent en fumée. Il me désire moi et personne d'autre. Je repense à hier soir. L'ascenseur, le corridor, la chambre. Insatiable est vraiment parfait pour le décrire

Ou pour te décrire.


De : Blaine Anderson

Objet : Quel romantisme !

A : Kurt Hummel

Cher Kurt,

Je me demande si une partie subéquatoriale ne remplace pas ton cerveau...

Tu m'as manqué ce matin.

Mademoiselle Jones était vraiment agréable cependant.

B.


De : Kurt Hummel

Objet : Curieux

A : Blaine Anderson

Pourquoi Mademoiselle Jones a été plus agréable que d'habitude ?

A quoi penses-tu Blaine Anderson ?

Kurt Hummel, PDG Intrigué Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Mettre son nez partout

A : Kurt Hummel

Je ne peux rien dire, tu découvriras tout seul.

Je dois bosser maintenant. Cesse de m'importuner.

Je t'aime.

B.


De : Kurt Hummel

Objet : Boudeur

A : Blaine Anderson

J'ai horreur des secrets.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Consoler les enfants

A : Kurt Hummel

C'est une surprise pour ton anniversaire.

Arrête de bouder.

B.


Je n'ai pas de réponse instantanée. En plus, je dois aller en salle de conférence. Pas le temps de m'en inquiéter donc.

OoOoOoOoOoO

Je regarde mon IPhone. Putain mais depuis quand le temps passe si vite ?! Il est seize heures. Aucune réponse de Kurt au passage. Je lui écris un autre mail.


De : Blaine Anderson

Objet : Coucou

A : Kurt Hummel

Oh, tu me fais la tête ?

Souviens-toi que je sors avec Sam et Zoé ce soir d'accord ? Je t'en prie, pense à venir avec nous.

B.


Rien. Il ne répond pas. Je tremble d'inconfort. Pourvu qu'il soit en forme. J'essaye de le joindre sur son téléphone mais sa boite vocale me répond. Son annonce est vraiment dure et froide d'ailleurs.

« Hey... Hmm... c'est moi, Blaine. Tout va bien ? Essaye de me rappeler ok ? »

Je bute sur mes mots. C'est la première fois que je lui laisse un message vocal. Je coupe la communication, tout rouge.

Tu aurais dû lui laisser ton adresse et ton nom au cas où qu'il ne te reconnaisse pas abruti !

J'ai envie d'appeler Elena mais je m'inquiète sûrement trop. Sans vraiment le vouloir, je reprends le boulot.

OoOoOoOoOoO

La sonnerie de mon téléphone retentit d'un coup et mon cœur rate un battement. Kurt ! Mais non, c'est Zoé.

« Blainey ! » hurle-t-elle dans le combiné.

« Zo' ! Vous êtes rentrés ? Tu me manques »

« Toi aussi. Je vais te raconter pleins de trucs. Sam et moi on est à JFK »

Elle rit comme une enfant, d'une façon incontrôlée.

« Génial. J'ai pleins de trucs pour toi aussi. Tu viens avec Sam, boire un verre ? »

« Évidemment. On te récupère au boulot »

« Parfait »

Je suis fou de joie.

« Ça va joli cœur ? »

« Oui, très bien »

« Et avec Kurt ?

« Très bien aussi »

« Cool ! A tout à l'heure joli cœur »

« Oui à tout à l'heure ma puce »

Je souris et repose le téléphone.

Zoé et Sam sont là. J'ai vraiment un tas de trucs à leur dire. Peut-être que je devrais faire une liste pour ne rien zapper...

OoOoOoOoOoO

Une heure après, mon téléphone sonne encore. Kurt ? Non, Sugar cette fois.

« Blaine, tu devras m'expliquer comment tu fais pour trouver tous les mecs canons de New York. Bon, celui-là est accompagné mais il est canon quand même »

Sam et Zoé certainement. Je regarde ma montre. Presque dix-huit heures. Je tremble d'excitation à l'idée de les revoir.

« Blaiiiiney ! Regarde-toi, tu es magnifique. Tu es tellement beau ! »

Zoé me saute au cou en rigolant. Elle me serre contre elle longtemps.

« Oh Blainey » dit simplement Sam en me serrant fortement.

« Vous m'avez tellement manqués. Vous êtes tous bronzés, tous beaux »

Sam a son bras gauche enroulé autour de moi, sa main droite dans celle de Zoé et elle me tient de sa main libre.

« Vous ne bougez pas ? Je remonte prendre mon sac et je suis là »

« On t'attend ici » lâche Sam, un grand sourire sur les lèvres.

OoOoOoOoOoO

Je vais nous chercher trois Cosmopolitans et revient vers les amoureux.

« Tu es passé chez Kurt Sammy ? Tu as retrouvé l'endroit facilement ? »

« Ouais. Je me souvenais du photoshoot donc ça allait. J'ai seulement emmené les tableaux dans le hall et un mec, Joey je crois, s'en est occupé. Je ne suis pas monté ou quoi »

« Vous pourrez venir avec moi tout à l'heure si vous voulez »

« Ce serait super Blainey » acquiesce Zoé, « santé ! »

Je m'empourpre et entrechoque mon verre avec celui de mes amis.

« Santé ! Alors Sam, ton expo a eu du succès ? »

Il me sourit chaleureusement avant de me raconter tout. Apparemment, à peu près tous ses tableurs ont été vendus. Il a pu gagné de l'argent avec ces ventes. Il a l'air heureux. Je suis fier de lui.

Zoé et lui enchaînent sur leur récit des vacances. Ils se chamaillent comme un couple marié pour savoir qui va raconter telle ou telle anecdote. Je ris en les voyant faire ?

« Ça t'amuse Anderson ? » me demandent-ils en même temps d'un ton sec.

Je ris encore plus en levant les mains en l'air en signe de paix. Ils me sourient.

« Alors joli cœur, comment ça se passe avec ton Monsieur Parfait ? »

Je rougis instantanément.

« C'est génial. Tout va bien »

Je me tais et fixe Zoé. Elle a l'air de comprendre mon regard « Ne peux pas te raconter maintenant ». Elle hoche discrètement la tête avant de me sourire d'un air taquin. Je lui rends et lui prends la main. Elle est magnifique. Ses boucles rousses dansent joliment autour de son visage enfantin dès qu'elle bouge et ses grand yeux bruns pétillent de joie. Je l'écoute attentivement en caressant sa main.

Tout à coup, Sam se remet à parler après un long moment de silence. Je tourne la tête vers lui pour tomber sur son regard bleu concerné fixé sur moi.

« Tu es maigre Blaine. Vraiment maigre. Tu as l'air changé aussi. Moins enfantin. Qu'est-ce que tu as ? » demande-t-il d'une voix soucieuse en fronçant les sourcils.

« Pleins de choses ont changé durant votre voyage. Je vous dirais tout quand on sera dans un coin plus tranquille »

Je lui adresse un sourire rassurant. Il semble se détendre un peu.

« Mais ça va ? »

« Oui Sam, je vais bien »

« Tant mieux »

Il baisse la tête vers son portable.

« Oh j'ai appelé Steve pour qu'il nous rejoigne. Il est là d'ailleurs »

Effectivement, il se présente à notre table tout de suite. Il salue Zoé et son frère et me prend dans ses bras.

« Salut Anderson ! »

« Salut Steve ! Avec Santana ça a été ? »

« Oh que oui ! » s'exclame-t-il enthousiaste et d'un air mystérieux, « bon c'est ma tournée, vous voulez boire quoi ? »

OoOoOoOoOoO

Je m'éclipse aux toilettes et j'en profite pour envoyer un message à Kurt. Je lui envoie l'adresse du bar. Ce serait bien qu'il vienne. Il n'a ni cherché à m'appeler ni envoyé de textos. C'est assez inhabituel de sa part.

« Il y a un problème Blainey ? » m'interroge Sam quand je reviens.

« Je n'ai pas de nouvelles de Kurt. Ce n'est pas son genre »

« Tu te fais trop de soucis. Tu veux un autre verre ? »

« Une bière, s'il te plait »

Zoé me regarde et prend ma main.

« Steve nous a raconté qu'un de ses ex cinglé était venu chez toi avec un pistolet »

« Ouais, c'est vrai » dis-je avec un air penaud, ne voulant pas en discuter.

Zoé ne me pose pas de questions car son portable vibre.

« Hey ma belle ! » commence-t-elle en décrochant.

Elle tourne ensuite des yeux interrogateurs vers moi.

« Euh oui... » lâche-t-elle en me tendant son téléphone, « c'est Santana, elle veut te dire quelque chose »

« Blaine »

Sa voix est froide et étrangement sans intonation moqueuse. Mon cœur rate un battement et mon pouls s'accélère.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Kurt. Il n'est pas revenu de Philadelphie »

« Quoi ?! C'est-à-dire ? Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Personne n'a de traces de son hélico »

« Son hélico... » chuchotais-je alors que mes poumons se vident de leur air, « non, non, non ! »

Bon... Ok ne me frappez pas d'accord ? Je vais quand même aller me cacher une semaine pour ne pas recevoir des tomates pourries ou pire... Je vous aime d'accord ? * puppyeyes *

Si vous ne me détestez pas trop, vous pouvez me laisser votre avis dans une review...

Je vous aime quand même hein ? :D

A la semaine prochaine mes chéris !

Gros bisous.

Cindy :)