Coucou tout le monde !

J'espère que votre semaine s'est bien passée et que vous allez tous bien :)

Merci au nouveau fav de cette semaine !

Merci à uneklaineuuuuuse, justmoi59, CeliaCom7, Anna, chiichan4, Marion, Zoé, mamstaz, Claire, Biscotto, Guest, Klaineuse pour vos reviews.

Uneklaineuuuuuse : une douche avec Klaine... Je ne pense pas que mon esprit en sorte sain et sauf mais si tu y vas, prends une vidéo on ne sait jamais ;) tu dis des choses (enfin tu écris des choses mais on s'en fout) vraiment gentilles tu le sais ? C'est ma mâchoire qui va tomber avec tes reviews :') Je pense que tu as beaucoup d'imagination. Ne t'en fais pas je suis certaine que ta tête à une taille tout à fait normale ;) Bisous :')

justmoi59 : C'est Klaine. Voilà l'explication :')

CeliaCom7 : merci, j'espère que la suite te plaira !

AnnaKlaineuse : j'ai finalement réussi à poster tu vois ;) Ah les joies de la WiFi c'est le progrès que veux-tu ;) Hmm... Je ne vais pas me marier avec Kurt ou Christian Grey. Je vais me contenter du très modeste mais néanmoins délicieux, parfait, SUPERMEGAFOXYAWESOMEHOT Darren Criss * tousse * Bon ok... Darren c'est mon amour. Tout le monde s'en fout ? Bien... Bisous Anna !

chiichan4 : ne t'en fais pas. Ce qui compte pour moi c'est que tu me donnes ton avis quand tu en as l'occasion. Même si ce n'est que de temps en temps c'est génial pour moi. Même pas 6 mois. Un peu plus de 3 mois environ ^^ Merci tu es adorable. Oui j'ai un projet après Nuances. Il va y avoir un trou entre la fin de Nuances et le début de ma prochaine fic par contre. Je veux terminer d'écrire entièrement ma deuxième fic avant de la publier donc ça risque de prendre un certain temps ^^ Bisous :)

IheartIns : coucou ! Héhé je suis heureuse de le savoir dans ce cas ;) bisous Marion.

Tsuchito : BURNE VAINCRA ! Je peux te l'assurer Zoé ! Non je ne connais pas les épisodes à l'avance. Sinon, je n'aurais fait que du Klaine, beaucoup de Klaine. Je n'aurais JAMAIS, tu m'entends JAMAIS, fait porter du rose aux Warblers. Les Warblers sont sacrés. ILS AVAIENT PAS LE DROIT :'( On sera à un an au mois d'Avril OUI ! C'est fouuuu ! Je sais déjà quand et comment je vais placer Thad. DON'T WORRY ! Il sera là je te le promets. Tout comme Niff... Tu as un contrôle total sur ma fic, tu le sais ?

mamstaz : je ne comprends pas vraiment ce que tu veux dire... Tu te demandes pourquoi Kurt n'a pas laissé Blaine lui faire l'amour c'est ça ? J'ai compris ta question dans ce sens en tout cas ^^ Donc si c'est ce que tu te demandais, Kurt a été violé au lycée. Il n'est pas encore prêt à laisser quelqu'un prendre le dessus sur lui de cette façon et de ce fait, de s'exposer totalement. Mais Kurt aime sincèrement Blaine.

Clairegleek78 : ce n'est absolument pas le style de Nuances de jouer aux cartes pas vrai ? ;) J'ai finalement réussi à poster aujourd'hui. Internet c'est vraiment pratique mais ça peut vraiment être pénible aussi... Mais bon, l'essentiel c'est que le chapitre est là dans les délais :') merci ça me touche toujours autant. Ne te prive jamais de rabâcher ces mots géniaux, j'adore ça :') Bisous Claire !

Soso : haaaaan la meilleure Choupette du monde est de retour ** * essuie mes larmes de bonheur et te lance des roses * smiley choqué avec les mains sur les joues -Olivia is back- Tu veux une petite baise dans la douche avec Ken ? (KEN je te le répète c'est bouche-à-bouche pas sexe-à-sexe -_- Il est beau hein mais faut pas trop lui en demander...) Non mais tout le monde à des mains de mémé s'il reste trop longtemps dans la douche, le bain ou même dans une piscine. Je me fais la réflexion tout le temps. Cooper... Tu vas aimer ce chapitre Madame Bomerson... RACONTAGE DE VIE : j'étais dans le tram pour aller à la fac ce matin et je me suis surprise moi même. J'ai explosé de rire quand j'ai accidentellement ouvert ma galerie d'images et que je suis tombée sur Brad JP Je Pue :'D Les gens du tram pensent que je suis bizarre maintenant (Et les gens du tram sont genre VRAIMENT bizarres...) Bisous mon grand doudou coeurcoeurcoeur

Guest : j'espère que la suite te plaira dans ce cas et que tu ne seras pas déçue !

Klaineuse : WALALA ma soeureupine ! Les moments lapinesques sont les meilleurs moments Klaine ;) Tu sais je ne sais jamais comment s'écrit "hélicoptère" alors j'écris que hélico comme ça pas de soucis :') Que serait Kurt sans ses petits secrets hein? Dis-moi :D Je ne peux pas te dire si ta théorie est bonne (Bon je pourrais techniquement le faire mais autant te laisser mijoter doucement. Moi sadique? Mais comment oses-tu?) tu le verras par toi même très bientot je te le promets. Je viens d'avoir la pensée que ce soir c'est la fin de Glee. Plus de Klaine, plus de Chris qui chante... Je vais partir sniffouiller dans un coin je reviens. Carole? Christine? Camille? Candice? Tu es donc papa/soeur = Papoeur ou soeurapa :'D Ok... J'ai envie de pleurer en sachant que Darren est en France et que je peux même pas le voir. Genre je veux vraiment pleurer :'( C'est horrible. Je le veux moiiiiii :'( Bon... J'attends ta review avec impatience ma soeureupine (si je ne suis pas noyé dans mon sniffouillage) merci pour tes reviews chaque semaine... Je t'aime et passe une bonne semaine *bisouscoeurcoeurcalinlicornepailletteDarrenChrisKlainebisouscoeuramour*

/!\ Présence de lemon /!\

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 47

Kurt marque un temps d'arrêt devant la porte de la salle de torture.

« Tu es certain de souhaiter aller là-dedans ? » m'interroge-t-il, ses yeux intenses emplis de panique.

« Oui » acquiesçais-je avec un sourire maladroit.

Son regard devient plus doux.

« Y-a-t-il des choses que tu refuses de faire ou que je te fasse ? »

Sa question me prend de court et me déstabilise un instant avant que mon cerveau s'enclenche à toute allure. Quelque chose me revient en tête.

« Ne prends pas de photos de moi à l'intérieur »

Tout son corps se tend et ses traits deviennent plus sombres. Il incline la tête sur son épaule et me dévisage d'un air intrigué.

Bordel, s'il me demande pourquoi je dis ça... Mais non, rien.

« Ok »

Nerveux, il ouvre la lourde porte en bois et fait un pas vers la gauche pour que je puisse entrer en premier. Son regard pèse dans mon dos alors qu'il pénètre dans la pièce à ma suite. Il clôt la porte derrière lui.

Il pose la boite que je lui ai offerte sur la commode. Il prend l'IPod à l'intérieur. Il le met en route. Il se déplace vers la station d'accueil un peu plus loin et le pose dessus. Un son violent retentit et me fait sursauter. Il baisse le son et revient vers moi. Les notes de synthétiseurs et de guitares entêtantes s'élèvent. Je reconnais l'air instantanément : Enjoy the Silence de Depeche Mode. Ce que je peux dire, c'est que c'est intentionnellement érotique. Putain, cette chanson est faite pour faire l'amour même.

Kurt me fait face. Je suis debout au centre de la salle de jeux. Mon cœur bat à tout rompre. Mon pouls résonne dans mes oreilles tout aussi vite et m'assourdit. Il s'approche lentement de moi et prends mon menton entre son pouce et son index pour que mes dents libèrent ma lèvre.

« Qu'est-ce que tu veux Blaine ? » chuchote-t-il en embrassant tendrement la commissure de mes lèvres, sa main toujours sur le bas de mon visage.

« C'est toi qui décide. C'est ton jour aujourd'hui » soufflais-je à voix basse.

Il caresse ma bouche du bout des doigts et fronce les sourcils.

« On est ici parce que tu crois que je veux y être ? »

Il lâche ces mots d'une voix tendre en scrutant mon visage avec soin.

« Non. Je veux être là aussi »

Ses yeux s'obscurcissent, se remplissent de malice alors qu'il assimile mes paroles. Il finit par ouvrir la bouche après un temps que je ne saurais déterminer.

« Eh bien, j'ai plutôt pas mal d'idées mon cher Blaine » dit-il d'un ton rauque et chaude, « pour le moment, on va te déshabiller »

Il défait le nœud de mon peignoir et écarte les pans de coton. Mon torse nu apparaît comme je ne porte que mon pantalon de pyjama. Il fait un pas en arrière et s'installe tranquillement sur l'accoudoir du petit divan.

« Retire tes habits. Prends tout ton temps »

Ses yeux brillent d'une lueur de provocation sexy. J'avale difficilement ma salive et gigote sur place comme par réflexe. Je bande déjà ridiculement fort. Je pousse le peignoir, m'exposant encore plus et le fait passer par-dessus mes épaules. Il tombe par terre et s'enroule autour de mes chevilles. Ses yeux bleus me fascinent. Il caresse doucement sa bouche avec la pulpe de son index en me regardant.

Je passe mes pouces dans l'élastique de mon pantalon et le fixe un moment avant de l'abaisser. Le vêtement glisse le long de mes jambes et s'étale sur mes pieds. Je suis à poils, essoufflé et vraiment très dur.

Kurt ne bouge pas pendant un instant. Je suis hypnotisé par son regard chaud et appréciateur sur moi. Il se met finalement debout et bouge vers la commode. Il prend le nœud papillon gris dans la boite. Il se détourne et joue avec le bout de tissu argenté. Il s'approche nonchalamment de moi en souriant. Il se plante devant moi. Je m'apprête à tendre les poignets dans sa direction mais il parle avant :

« Je pense que tu as trop peu d'habits sur toi Blaine » chuchote-t-il.

Il fait passer le tissu derrière ma nuque et, tout doucement mais parfaitement, il forme le nœud. Il tire de chaque côté pour l'ajuster et sa peau caresse celle de ma gorge. Un frisson énorme me parcourt. Je déglutis, mon érection tendue fièrement et pulsant presque douloureusement.

« Les nœuds papillon te vont si bien Blaine. Tu es magnifique » dit-il.

Il s'incline pour déposer tendrement sa bouche sur la mienne. C'est un contact bref et ce n'est pas assez. Mon envie se déroule violemment dans mon bas-ventre.

« Qu'est-ce que je vais faire de ton corps maintenant ? »

Il place ses mains à l'intérieur du nœud papillon de chaque côté de mon cou et tire brusquement dessus. Je me retrouve plaqué à son torse. Ses doigts s'emmêlent dans les boucles à l'arrière de ma tête et tire dessus. Il me donne un baiser. Profond. Sa langue m'envahit et se bat fortement et rapidement avec la mienne. Sa deuxième main glisse le long de ma colonne vertébrale jusqu'à ce qu'elle trouve mon cul. Il s'éloigne un peu et respire difficilement. Tout comme moi. Son regard bleu brûle d'intensité et est collé sur moi. Je suis tout tremblant sous l'envie, me forçant à respirer, complètement déboussolé. A mon avis, ma bouche est rose vif et gonflée après ce baiser.

Il caresse gentiment mes boucles et tire doucement dessus pour que je le regarde dans les yeux.

« Tes cheveux sont magnifiques Blaine » chuchote-t-il.

Il pose ses lèvres dans mon cou. Le contact crée des décharges électriques qui allument tout mon corps.

« Il te suffit de me dire d'arrêter, tu le sais hein ? » murmure-t-il contre ma pomme d'Adam.

Je hoche la tête, les paupières closes et profite de sa bouche contre ma peau. Il replace encore une fois ses doigts à l'intérieur du nœud papillon.

« Suis-moi Blaine » lance-t-il en m'incitant à bouger vers la commode, « on va voir ce qu'on peut faire avec ces jouets »

Il prend le plug anal.

« Je pense qu'il est trop gros. Je ne veux absolument pas te blesser pour une première fois avec ce type d'objet et toi non plus je pense. On utilisera ça à la place »

Il se baisse, ouvre le deuxième tiroir et en sort un vibromasseur violet. Je halète. Il va rentrer ça en moi ?! Je déglutis et repense à un des termes de son contrat : le fisting.

« Ce n'est que ça d'accord ? Ce n'est pas plus gros que moi, ne panique pas » complète-t-il calmement en utilisant sa faculté bizarre de lire dans mon esprit.

J'accroche mon regard au sien. Il est magique ou quoi ?

« Ces pinces peuvent être très brutales »

Il passe sa main sur les pinces à tétons.

« On prendre celles-là »

Il se penche à nouveau vers la commode et en sort une autre paire assez similaire.

« Je peux régler celles-ci » chuchote-t-il.

Mes yeux sont grand ouverts. Je cille. Kurt qui m'instruit sexuellement. Il connaît un tas de trucs là-dessus. Beaucoup plus que moi. Tout ce que je sais, je le tiens de lui. Je ne pourrais jamais le dépasser à ce niveau. Mon front se plisse. Il est meilleur que moi dans presque tout. A part la cuisine.

« C'est compris ? » interroge-t-il.

« Oui » répondis-je, la bouche pâteuse, « tu vas me raconter ce que tu veux me faire ? »

« Non. J'avise au fur et à mesure. Rien n'est réglé à l'avance Blaine »

« Comment je dois agir ? »

Il fronce les sourcils.

« C'est toi qui voit. Tu croyais t'amuser avec l'autre moi Blaine ? » me questionne-t-il d'un ton railleur.

Je cille d'un air bête.

« Hmm en fait, oui... Il me plaît »

Il m'offre son sourire en coin sexy et caresse ma joue du dos de ses doigts.

« A présent, il te plaît » murmure-t-il en touchant ma bouche, « je suis ton petit-copain Blaine, pas ton Dominant. J'adore t'entendre glousser comme une adolescente pré-pubère. J'adore te voir épanoui, joyeux et plein de joie de vivre. C'est ce garçon qui est venu m'interviewer. C'est de ce garçon dont je suis tombé amoureux »

Ma bouche s'ouvre en grand et je reste sans voix. Un sentiment doux et chaud enroule mon cœur. De l'amour et du bonheur à l'état brut.

« Cependant, j'aime bien oublier la douceur avec toi mon cher Blaine. Mon autre moi a plus d'un tour dans son sac à ce sujet. Donc obéis et fais demi-tour »

Son regard brille de perversité et une dose de sang fonce directement vers mon sexe tendu. Je frémis alors que mon érection tremble de désir.

Je m'exécute. Il referme les tiroirs de la commode dans mon dos et il vient se replacer devant moi.

« Suis-moi » me commande-t-il en me tirant vers un drôle d'objet qu'on n'a jamais utilisé.

C'est une sorte de grande table, pas basse mais pas haute non plus.

On passe devant le canapé et je vois quelque chose. Enfin non, je ne vois pas quelque chose. Le support à cannes. Hier, il était toujours sur le mur pourtant, non ? Je n'en suis pas sûr. Kurt l'a mis ailleurs ? Mademoiselle Jones ? Kurt me sort de mes pensées.

« Mets-toi à genoux sur ça » ordonne-t-il en montrant la table.

Hmm très bien. A quoi pense-t-il ?

Fais ce qu'il te dit au lieu de poser des questions.

Il me porte délicatement et positionne mes jambes pour que je sois agenouillé. A présent, on est face à face, les yeux dans les yeux. Il caresse mes jambes du bout des doigts, prend mes genoux et les écarte. Il a l'air sérieux. Son regard est plus foncé et plus prononcé. Une lueur perverse le parcourt.

« Mets tes mains derrière toi, je vais t'attacher »

Il sort une paire de menottes larges en cuir marron de son pantalon et met mes poignets dans mon dos. C'est parti. Comment ça va se passer ?

Je suis enivré par sa présence. Je vais me marier avec cet homme. Est-ce possible d'avoir autant envie de son époux ? Je ne sais rien du tout de ce type de relations. Impossible de me contrôler, je place ma bouche sur sa joue et mordille sa peau piquante à cause de la barbe naissante avant de passer ma langue dessus. Il arrête de bouger et ferme les yeux. Sa respiration devient plus irrégulière et il s'éloigne de moi.

« Arrête ou ça ne durera pas aussi longtemps qu'on le veut » me prévient-il.

Un court instant, j'ai peur de l'avoir énervé mais il me sourit et son regard pétille de malice.

« Tu es trop tentant » dis-je d'un ton boudeur.

« Et comme ça aussi ? » me questionne-t-il durement.

Je hoche la tête.

« Ne me déconcentre pas ou je te mets le bâillon »

« J'adore te déconcentrer » rétorquais-je avec un ton de défi.

Il fronce les sourcils.

« Ou alors je te fesse »

J'essaye de ne pas sourire. Il y a quelques semaines, j'aurais fermé ma bouche après cette menace. Je n'aurais jamais eu l'audace de poser mes lèvres sur les siennes sans réfléchir, dans cette salle de torture moderne. Peut-être qu'il ne m'intimide plus finalement. C'est très surprenant. Je souris avec amusement et il me répond par un sourire en coin sexy.

« Sois sage » me réprimande-t-il.

Il fait un pas en arrière, ne me lâchant pas des yeux, et me donne un coup sur la cuisse avec le cuir de la menotte. Je me retiens de le caresser mais je ne m'empêche pas de boire son délicieux parfum toujours bien présent de notre douche de la veille. J'adorerais pouvoir pulvériser cette odeur sur tout ce qui m'appartient.

Je pensais qu'il placerait les menottes sur mes poignets, mais non. Il les met autour de mes coudes de façon à ce que mon dos soit arqué. Mes coudes ne se touchent pas pourtant. Dès qu'il a terminé, il fait un pas en arrière et me contemple.

« Tu vas bien ? » m'interroge-t-il.

Ce n'est pas vraiment confortable et je ne suis pas à l'aise mais mon désir est si grand que j'acquiesce, ayant hâte de voir ce qu'il me réserve.

« D'accord »

Il prend le masque entre ses mains.

« Je pense qu'il est temps d'éteindre la lumière pour toi » chuchote-t-il.

Il passe le masque sur mon visage et me bloque la vue. Ma respiration devient erratique. C'est tellement sensuel de ne plus pouvoir voir. Je suis à genoux et attaché sur cette table. Je patiente, rongé par l'envie brûlante et violente dans mon bas-ventre. Mon ouïe est comme décuplée et la musique est plus claire désormais. Les notes se répercutent en moi. La même mélodie joue depuis tout à l'heure. Je ne l'avais même pas remarqué.

Kurt s'écarte. Qu'est-ce qu'il est en train de faire ? Il bouge vers la commode et prend un truc dedans avant de revenir. Il est près de moi mais je ne l'entends pas bouger. Je sens juste sa présence, son regard sur moi. Il finit par se mettre en mouvement. Un courant d'air frappe ma peau et une odeur sucrée et douce entre dans mes narines. Qu'est-ce que c'est ?

« Je ne veux pas gâcher mon nœud papillon favori » chuchote-t-il.

Je sens le tissu être défait contre ma peau. Je souffle bruyamment quand il effleure ma gorge en passant. Gâcher son nœud papillon ? Je tends l'oreille pour tenter de saisir ses gestes et ses intentions. Il frotte ses paumes les unes contre les autres. Une de ses mains touchent brusquement mon visage et glisse jusqu'à mon oreille gauche.

Avec ce simple toucher, je sens mon sexe se dresser encore plus si possible et une décharge électrique parcourt mon corps. Ses doigts sont recouverts d'une huile au parfum musqué. Il touche mon cou, glisse vers ma pomme d'Adam, sur mon épaule et revient vers ma gorge. Il appuie légèrement sur ma peau au passage. Il me masse. C'était donc ça cette odeur sucrée.

Il positionne son autre main sur ma droite et reproduit le même schéma sensuel jusqu'à mon épaule. Je lâche un petit gémissement alors qu'il s'approche de plus en plus de mes tétons en manque de contact. Il m'allume totalement. Mon dos s'arque encore plus alors que son toucher habile continue. Ses doigts foncent vers mes côtes doucement en suivant le tempo de la chanson. Il fait exprès de laisser mes tétons de côté. Un grognement passe mes lèvres. Ça me fait du bien ou ça m'énerve ?

« Tu es magnifique, si magnifique Blaine » chuchote-t-il d'un ton rauque, en envoyant un souffle dans mon oreille.

Il caresse la peau de ma joue du bout du nez tout en poursuivant son toucher sur mon corps : sous mes tétons, sur mon ventre et encore plus vers le Sud. Il m'embrasse des dizaines de fois sur la bouche avant qu'il ne niche son visage dans le creux de ma clavicule. Oh putain, je vais exploser. Sa présence près de moi... Ses doigts... Ses mots...

« Tu seras bientôt mon mari » murmure-t-il.

Seigneur.

« A aimer et à chérir »

Oh mon Dieu.

« Jusqu'à ce que la mort nous sépare »

Je balance ma tête en arrière et je geins. Sa main passe sur mon sexe tendu, son pouce effleure mon gland humide de liquide pré-éjaculatoire.

« Monsieur Hummel-Anderson » chuchote-t-il en prenant mon érection.

Je gémis.

« C'est ça » murmure-t-il, ne cessant pas sa torture, « entrouvre les lèvres »

Mes lèvres sont déjà entrouvertes pour laisser passer mon souffle tremblant. J'ouvre plus grande et un objet dure et lourd entre dans ma bouche. Je trouve ça gros et c'est tout lisse. C'est étrange comme sensation d'ailleurs.

« Suce » me commande-t-il calmement, « il va aller en toi »

En moi ? Mais, mais... Mon cœur rate un battement.

« Suce » redit-il.

Il arrête ses mouvements autour de mon sexe. Mais, hé, qui t'a dit d'arrêter ?! Je voudrais bien hurler mais ce truc est dans ma bouche. Ses paumes glissantes se dirigent vers mon ventre et, enfin, sur mes tétons.

« Ne t'arrête pas de sucer »

Tout doucement, chacun de mes tétons est pincé. Ils se dressent d'excitation grâce à ses doigts habiles. Des frissons naissent à peu près partout en moi.

« Ton corps est somptueux Blaine » chuchote-t-il.

Mes mamelons durcissent un peu plus pour toute réponse. Un ronronnement passe ses lèvres et je gémis. Sa bouche glisse de mon oreille à mon téton, laissant des traces et de la salive au passage. Brusquement, la douleur de la pince se fait ressentir.

« Oh ! »

Un grognement guttural passe la barrière de mes dents, même avec l'objet entre mes lèvres. Putain, c'est délicieux. Ça fait mal mais c'est bon. Doucement, il donne des coups de langue au téton maltraité et place la seconde pince. C'est aussi douloureux mais exquis en même temps. Je gémis fortement.

« Ça te plaît hein ? » murmure-t-il, « rends-moi ça »

Il retire l'objet présent dans ma bouche et je le laisse faire. Encore une fois, ses doigts caressent mon ventre et foncent vers mon érection. Ses mains sont de nouveau huileuses. Il les descend encore plus bas jusqu'à mon entrée.

Je halète. Qu'est-ce qui va se passer ? Je me tends un peu alors qu'il écarte davantage mes fesses.

« Hé, calme-toi » susurre-t-il à mon oreille.

Il pose ses lèvres dans mon cou alors que sa main me masturbe doucement.

Qu'est-ce qui va se passer ? Sa main libre redescend sur mon ventre, caresse mes testicules et les malaxe avant de se diriger vers mon entrée. Il fait des cercles dessus avant de me pénétrer d'un doigt et d'un deuxième. Je crie à pleins poumons.

« Je vais te pénétrer avec le jouet » chuchote-t-il.

Il m'étire en faisant des mouvements de ciseaux rendus plus faciles grâce à l'huile. Il fait des ronds en moi, entre de plus en plus profond et courbe ses doigts pour rechercher...

« JUSTE LA ! » hurlais-je alors que mes mamelons durcissent plus.

« Je ne veux plus t'entendre »

Kurt enlève ses doigts et les remplace par le jouet. Il prend mon visage en coupe d'une main et me donne de longs baisers alors qu'il bouge l'objet en moi. Je gémis quand il trouve ma prostate. Il sourit, visiblement satisfait. Un cliquetis retentit et le vibromasseur s'enclenche contre cette boule de nerfs spéciale. Je respire difficilement. Je n'ai jamais rien ressenti de tel jusque là.

« Oh ! »

« Calme-toi » me conseille Kurt doucement en avalant mes gémissements.

Ses doigts glissent et titillent très lentement les pinces. Je hurle.

« Kurt, s'il te plaît ! »

« Calme-toi mon bébé, ça va aller »

Beaucoup trop, beaucoup trop de sensations en même temps. Je sens mes testicules se serrer et, dans cette position, je ne peux pas gérer la montée de l'orgasme. Putain, putain. Je vais prendre feu.

« Tu es parfait » me rassure-t-il.

« K-Kurt » haletais-je, tremblant.

Mon ton est misérable. Même moi, je le sais.

« Calme-toi Blaine. Laisse-toi aller. Ne panique pas »

Ses doigts sont enfoncés de chaque côté de mon bassin et il m'empêche de bouger. Je ne peux pas gérer le contact de ses mains, le vibromasseur contre ma prostate, les pinces sur mes tétons... L'orgasme grimpe lentement mais sûrement en moi. Les vibrations à cet endroit sont la meilleure chose au monde. Putain. Je vais jouir si fort que ça va me briser. Ses doigts huilés quittent leur place et passent sur les muscles contractés au maximum de mon ventre. Il me caresse, m'effleure, m'adore.

« Magnifique » chuchote-t-il.

Brusquement, une main s'enroule autour de mon membre sensible. Il commence de doux et lents, si lents va-et-vient dessus. Ça me fait mal tellement la sensation est bonne. Mon ventre est complètement noué.

« Magnifique Blaine »

Je suis haut, si haut au bord du gouffre profond et sombre. Je grimpe toujours plus haut pour mieux redescendre me fracasser au fond du gouffre. Je ne peux plus résister. Je lâche un énorme hurlement et me cambre sous l'intensité de l'orgasme qui fragmente mon âme. Tout mon être explose sous ce trop plein de sensations. Je sens mon propre sperme frapper mon ventre violemment. Kurt retire doucement une à une les pinces et je le remercierais si je pouvais. C'est libérateur et bon. Tellement bon que je jouis si fort que je pense ne plus pouvoir le faire pour au moins cinq décennies. Kurt ne s'arrête pas de me branler.

« Ah ! »

Kurt entoure ses bras autour de moi alors que les muscles de mon intimité se serrent encore et encore autour du jouet.

Il retire un des bracelets de cuir et je tomberais en avant s'il n'était pas là. Ma tête repose sur son torse. Je suis déboussolé, submergé sous ce plaisir intense. Je respire difficilement, à bout de forces.

Je me rends compte que Kurt me prend dans ses bras et qu'il me porte sur le matelas recouvert de doré. Après un instant, je sens ses paumes masser mes bras, mes épaules, mes cuisses et mes mollets. Le lit s'affaisse dès qu'il se couche à mes côtés.

Il retire le masque. Pourtant je n'arrive pas à soulever mes paupières. Il met une main dans mes boucles et les caresse tendrement avant de poser ses lèvres sur les miennes. Ma respiration erratique brise le silence environnant. Mon souffle redevient régulier au fur et à mesure que le dense nuage post-orgasmique s'effrite. Il n'y a plus de musique.

« Magnifique » dit-il à nouveau.

Je parviens au bout d'un moment à ouvrir un œil. Kurt m'admire avec un sourire amoureux.

« Coucou »

Aucun mot ne peut sortir alors je ronronne. Son sourire devient plus grand.

« On a assez oublié la douceur tu penses ? »

Je hoche la tête et lui donne difficilement un sourire. Moins de douceur et je flancherais.

« A mon avis, tu as voulu m'assassiner » lâchais-je à voix basse.

« Tué par orgasme. Tu peux mourir d'une manière plus désagréable » souffle-t-il en plissant le front quand une mauvaise pensée passe dans sa tête.

Ça me rend triste alors je pose tendrement ma main sur sa joue.

« Assassine-moi de cette façon quand tu veux » répondis-je.

Je baisse les yeux et voit qu'il est tout nu et dure. Il attrape mes doigts et s'apprête à les emmener à ses lèvres pour les embrasser mais je me relève et encadre son visage de mes mains pour lui donner un baiser. Il m'en donne un court et s'immobilise.

« Je sais ce que je veux » chuchote-t-il.

Il fouille sous le coussin et prend la télécommande de la station d'accueil. Les premières notes d'une chanson s'élèvent.

« Je veux te faire l'amour » dit-il en me regardant de ses yeux pétillants de désir.

En musique de fond, Hopelessly Devoted To You commence et le bouche de Kurt entre en collision avec la mienne.

OoOoOoOoOoO

Mon corps convulse autour du sien alors que mon deuxième orgasme arrive. Kurt s'abandonne en moi, les yeux fermés et la bouche ouvert en hurlant mon prénom. Il enroule fermement ses bras autour de moi et me plaque à sa poitrine. On ne bouge pas, nos fronts collés l'un à l'autre sur le grand lit à baldaquin alors que je suis empalé sur ses cuisses. Ce n'est que là, dans ce bonheur, avec lui, sur cette chanson, que la force des quelques heures qu'on vient de passer dans cette pièce me frappe. Pas que mon corps mais aussi mon esprit. Je suis tout retourné par chaque émotion en moi. Je l'aime à un pont inimaginable. A cet instant, je comprends pourquoi il est ultra protecteur quand il s'agit de moi.

Il a failli mourir dans le crash de son hélicoptère hier. Je tremble à ce souvenir et mes yeux s'humidifient. Et s'il avait été blessé ou... Je suis si amoureux de lui. Mes larmes débordent et dévalent sur mon visage avant même que je ne les contrôle. Kurt a une personnalité si complexe : il peut être tendre et généreux mais aussi Dominant avec son air « tu ne peux pas m'échapper, tu es à ma merci ». Toutes ses nuances de folie. Tout de lui. Parfait. Il m'appartient entièrement. J'ai conscience qu'on ne se connaît pas depuis longtemps, que tout un tas d'ennuis arrivent mais j'ai aussi conscience que je me battrais toujours pour lui. Toujours.

« Chut » chuchote-t-il.

Il encadre mon visage de ses mains. Son sexe est encore en moi.

« Qu'est-ce qu'il y a ? Ne pleure pas »

Son ton est plein d'angoisse.

« Je suis tellement amoureux de toi »

Ses paupières sont à moitié fermées comme s'il s'imprégnait de mes mots. Il les soulève et son regard pétille d'amour.

« Et je t'aime Blainey. Tu me rends meilleur »

Il pose ses lèvres sur les miennes alors qu'Olivia Newton John se tait.

OoOoOoOoOoO

On a discuté encore et encore sur le matelas de la salle de torture. Je suis assis sur ses cuisses, mes jambes enroulées autour de lui. L'étoffe dorée est enroulée autour de nous. Je ne sais pas depuis combien de temps on est là.

Kurt rit alors que je lui raconte une anecdote sur Zoé et moi.

« Je suis vraiment heureux que tu sois celui qui m'ait interviewé pour le journal de la fac » murmure-t-il en posant ses lèvres sur le bout de mon nez.

« Oui, moi aussi » acquiesçais-je en caressant d'un air faussement distrait la peau de sa poitrine et en admirant sa si bonne réaction, « le support à cannes n'est plus là » ajoutais-je à voix basse en me souvenant de ça.

Il caresse encore une fois mes boucles.

« Je ne crois pas que tu puisses passer ce cap »

« Non, moi non plus »

Mes yeux errent vers les fouets, les palettes, les martinets. Il regarde dans la même direction que moi.

« Tu souhaites que je jette tout ça aussi ? »

Il est malicieux mais très honnête.

« Non pas le martinet noir aux sangles rouges. Ni la cravache »

Je m'empourpre et il sourit.

« Ok. Je ne touche pas au martinet ou à la cravache. Tu es imprévisible Blaine »

« Exactement comme toi Kurt. C'est un détail qui me fait craquer chez toi »

Je pose mes lèvres à la commissure des siennes.

« Quels autres détails te font craquer ? » m'interroge-t-il de son grand regard bleu.

J'ai conscience que ça a dû lui demander un effort colossal de poser cette question. Je deviens instantanément plus doux. J'adore tout de cet homme, même toutes ses nuances de folie. Je suis sûr que je saurais toujours quoi faire de mes journées avec lui.

« Ceci »

Je passe mes doigts sur sa bouche.

« J'adore ça. J'adore ce que tu dis. J'adore ce que tu me fais et j'adore ce qui se cache dedans »

Je passe ensuite ma main sur son crâne.

« Tu es très malin et ingénieux. Tu es très intéressé par à peu près tout et tu es doué pour beaucoup de choses. Mais plus que tout, j'adore ce qui se trouve là »

Je pose ma main sur son torse là où bat lentement et calmement son cœur.

« Je crois que tu es la personne la plus généreuse que je connaisse. Toutes tes actions. Ton travail. Je suis très fier de toi »

« Fier ? »

Il semble curieux même si de l'amusement pointe dans sa voix. Un de ses sourires maladroits se forme sur ses lèvres et je ne peux résister à me nicher contre son torse.

OoOoOoOoOoO

Je navigue entre sommeil et réalité, niché dans les draps doux et contre Kurt. Il me réveille en nichant son nez dans mes boucles.

« Tu veux manger ? » ronronne-t-il.

« Oui, je meurs de faim »

« Moi aussi »

Je m'assois pour pouvoir regarder son corps allongé sur le matelas.

« C'est ton jour Kurt. Je vais te faire à manger. Tu aimerais quoi en particulier ? »

« Fais-moi la surprise »

Ses doigts se glissent dans mon dos et il effleure doucement ma peau.

« Je dois aller voir si des appels n'ont pas été manqués hier »

Il souffle en se redressant. Voilà, notre instant rien que tous les deux est fini... Enfin, pour le moment.

« Viens, on va se doucher »

Qui peut dire « non » à un gosse le jour de son anniversaire ?

OoOoOoOoOoO

Kurt passe des appels dans son bureau. Joey est avec lui, plus que sérieux. Il n'a pas son costume habituel. Il a seulement un jean et un tee-shirt rouge. Je me déplace dans la cuisine pour faire à manger. J'ai mis la main sur du saumon dans le congélateur et des tagliatelles dans un placard. Je prends les ingrédients pour faire une sauce d'accompagnement. Je suis totalement à l'aise, joyeux, sur un petit nuage avec eux. Mes yeux se posent sur la grande baie vitrée et je regarde un moment le ciel nuageux. La longue conversation... Le sexe délicieux. Ce serait facile de s'y habituer.

Joey sort du bureau et me tire de mes pensées. Je baisse le son de la musique qui joue dans mes oreilles et me tourne vers lui.

« Bonjour Joey »

« Blaine » répond-il avec un signe de tête.

« Votre fille va bien ? »

« Oui, c'est gentil. Mon ex-compagne se fait beaucoup trop de soucis comme beaucoup de mères je pense »

Joey roule des yeux. Un geste assez surprenant venant de lui.

« Lilly est en pleine forme » continue-t-il, « enfin, elle a un petit mal de ventre inoffensif »

« Tant mieux si elle n'a rien de grave »

Il m'adresse un sourire.

« Vous avez retrouvé l'hélicoptère de Kurt ? »

« Oui. J'ai envoyé une entreprise pour le faire rapatrier ici. Il arrivera dans la soirée normalement »

« Oh parfait alors »

Il me sourit d'une façon plus tendue.

« Vous désirez autre chose Monsieur ? »

« Non, non merci Joey »

Je m'empourpre. Je ne pourrais jamais me faire à l'idée que Joey m'appelle Monsieur. On dirait mon père.

Il m'adresse un signe de tête et sort du grand salon. J'entends que Kurt est toujours en ligne. Je patiente pour que mes pâtes finissent de cuire. Je fouille dans la poche arrière du short que je porte et prends mon IPhone. Sam m'a envoyé un message.

Je veux te voir ce soir. A la soirée de Kurt. J'y serais avec Zo'. On pourra discuter un bon moment, j'espère.

Je tape une réponse rapide.

Oui, j'ai hâte !

Ce sera bénéfique de voir Sam. J'ouvre mon application pour les mails et en écrit un vite fait pour Kurt.


De : Blaine Anderson

Objet : A table !

A: Kurt Hummel

Mon cher Kurt,

Ce mail est pour te prévenir que le repas est bientôt servi.

Ah et aussi que ce matin j'ai connu des orgasmes à m'en ravager l'esprit grâce à une baise perverse.

Je conseillerais la BPA (Baise Perverse d'Anniversaire) à mes amis.

Oh et bien sûr, je t'aime.

B.

(Ton fiancé)


Je tends l'oreille pour entendre un quelconque son venant du bureau mais seule sa voix me parvient. Il est certainement trop plongé dans son travail. Au même moment, mon portable vibre.


De : Kurt Hummel

Objet : BPA

A : Blaine Anderson

Raconte-moi à quel point ton esprit est ravagé après ces orgasmes.

Je pense que c'est un excellent conseil.

Kurt Hummel, PDG qui perd du poids et qui meurt de faim à cause de notre sport matinal, Hummel Enterprises.

P.S : ta signature me plaît énormément.

P-P.S : Tu aurais pu me prévenir de vive voix, non ?


De : Blaine Anderson

Objet : Mort de faim ?

A : Kurt Hummel

Mon cher Kurt,

Puis-je me permettre de te dire de jeter un coup d'œil à la première ligne de mon mail précédent, te prévenant du repas imminent ? Donc ne raconte pas de bêtise sur ta faim ou sur ta perte de poids. Et mon esprit ressemble à une maison qui aurait été sur le chemin d'une tornade et ensuite d'un raz de marée. Je trouve que c'est une très bon conseil et ma signature me plaît aussi.

B.

(Ton fiancé)

P.S : tu n'es jamais très bavard et en plus, tu es en train de parler à quelqu'un au téléphone.


J'envoie le message et redresse la tête de mon écran. Il est face à moi, un sourire sexy sur les lèvres. Sans que je puisse réagir, il fait le tour du comptoir, m'enlace et me donne un baiser sale.

« Arrête ça Blaine » m'avertit-il en retirant ses bras.

Il fait ensuite tranquillement demi-tour. Il porte un jean simple et une chemise bleue claire. C'est une tenue décontractée mais il ressemble à une gravure de mode. Il repart dans son bureau, m'abandonnant là haletant.

OoOoOoOoOoO

Je place mon plat chaud sur le comptoir. J'ai déjà mis nos assiettes et nos couverts. Je n'aime pas vraiment le déranger quand il bosse mais il le faut. J'entre timidement dans son bureau. Il parle encore au téléphone. Ses cheveux sont parfaitement sculptés comme d'habitude et son regard bleu électrique est magnifique. C'est un délice. Il redresse les yeux vers moi quand il m'entend et il ne me lâche plus. Ses sourcils se froncent. J'ignore si c'est à cause de moi ou à cause de la personne au bout du fil.

« Arrête de faire ta peste Santana. Laisse-les tranquille pour l'amour de Dieu » grogne-t-il, « parfait »

Je lui montre qu'il est temps de déjeuner. Il acquiesce avec un sourire.

« On se voit tout à l'heure » dit-il en mettant fin à l'appel, « Je peux téléphoner encore une fois ? » me questionne-t-il.

« Évidemment »

« Ce short est très moulant » complète-t-il.

« Ça te plaît ? »

Je me tourne pour lui montrer. J'ai trouvé ce short dans le dressing. Il est rose pâle et je pense qu'il serait parfait pour une journée en bord de mer. Mais la température est assez haute et il fait Soleil, autant en profiter. Ses traits s'assombrissent et mon air enjoué s'efface.

« Oui, il te va très bien Blainey. Je ne veux juste pas qu'un autre homme en profite »

« Kurt ! On est à la maison. Il n'y a que toi et tes employés »

Ses lèvres se tendent en une ligne droite. Je ne sais pas s'il essaye de réprimer un sourire ou s'il n'est vraiment pas content. Au bout d'un moment, il hoche la tête, convaincu. Je soupire et repart dans la cuisine. Ah cet homme...

Environ cinq minutes plus tard, il me rejoint, son portable dans la main.

« Cooper est en ligne » chuchote-t-il d'une voix méfiante.

Ma respiration se bloque dans ma gorge. J'attrape le téléphone et pose ma paume sur le micro.

« Tu l'as prévenu ! »

Kurt hoche la tête et ses yeux s'ouvrent en grand en voyant ma panique. Putain. Je souffle calmement.

« Coucou Coop' ! »

« Kurt vient de me demander ta main » dit mon frère.

Un énorme blanc grandit entre nous. J'essaye de formuler les meilleurs mots possible. Ce qui est très étrange c'est que Cooper ne me dit rien. Il ne se tait jamais d'ordinaire mais là, c'est le silence.

« Tu lui as dit quoi ? » le questionnais-je, peu confiant.

« Je lui ai dit que je voulais avoir une conversation avec toi. C'est vraiment rapide Blainey, non ? Tu l'as rencontré il y a peu de temps. Et puis, normalement ce n'est pas au père de la mariée à qui on demande la main ? Enfin, c'est très rapide »

Sa voix est douce et sereine.

« Oui c'est rapide. Attends »

Je pars rapidement de la cuisine en sentant le regard soucieux de Kurt sur moi. Pas mon père. Non mon grand frère. L'homme qui m'a élevé et qui m'a aimé depuis toujours.

Cooper ne dit rien encore un moment.

« Tu vas prévenir les parents ? »

« Non, mon Dieu pourquoi je ferais ça ?! »

« Blainey... Il est beau, riche et il est ton premier. Je le sais. Mais l'épouser ? C'est quelque chose d'énorme ça... Tu en es sûr ? »

« Il est celui qui fera de ma vie un bonheur pour toujours » lâchais-je à voix basse.

« Wow » répond Cooper après un instant d'une voix tendre.

« Il est le bon Coop' »

« Blainey, Blainey, Blainey... Quand est-ce que tu as grandi comme ça hein ? Je te fais confiance d'accord ? Je peux lui parler à nouveau ? »

« Oui Coop'... Dis... Tu voudras bien être mon témoin ? Tu seras là hein ? »

« Oh mon petit Doudou »

Sa voix se brise à la fin de la phrase. Il prend un moment. Le son de sa voix si émue me fait monter les larmes aux yeux.

« Je ne manquerais ça pour rien au monde. Bien sûr que je serais ton témoin »

J'inspire pour ne pas craquer.

« Tu es génial Coop'. Je vais te passer Kurt. Tiens-toi bien, je suis amoureux de lui »

Cooper rit au téléphone. Je souris en retour.

« Mais oui minus, tu me connais. Venez en Californie avec ton Kurt d'ailleurs. Je t'aime petit Doudou »

Je retourne dans la cuisine vite fait, fou de rage contre Kurt qui ne m'a pas dit qu'il appellerais mon frère.

« Je t'aime aussi grand Doudou »

Je lui donne le téléphone en lui montrant que je suis en colère. Il pouffe discrètement de rire et part s'isoler dans son bureau.

Il revient quelques minutes après.

« J'ai l'accord de ton frère agrémenté de quelques menaces adorables » déclare-t-il avec la fierté d'un enfant.

Je ne peux pas m'empêcher de rire.

Il me donne un sourire en retour. Il agit comme s'il venait d'apprendre qu'il pourrait marcher sur la Lune demain. C'est peut-être encore plus important pour lui.

OoOoOoOoOoO

« Oh mon Dieu, tu es un esclave vraiment doué en cuisine » s'exclame Kurt en engloutissant sa dernière fourchette.

Il prend une gorgée de vin. Je suis heureux que le plat lui ait plu. Je sais que je ne pourrais lui faire à manger que le week-end. Tant pis. J'aime bien être en cuisine. Un gâteau d'anniversaire aurait été bien je pense. Je baisse la tête vers ma montre. Hmm... C'est encore faisable.

« Blainey ? » m'appelle-t-il en me tirant de mes pensées, « pourquoi tu as exigé que je ne te prenne pas en photo tout à l'heure ? »

Ses mots me prennent de court. Surtout prononcés de cette voix doucereuse qui cache quelque chose de pire.

Oh putain, les photos... Je regarde mon assiette désormais vide et je tords mes mains nerveusement. Qu'est-ce que je peux lui dire ? Je ne voulais pas lui avouer que j'avais trouvé sa vision du magazine porno.

« Blainey ! Qu'est-ce qu'il y a ? »

Je fais un bond sur mon tabouret. Son ton m'oblige à relever les yeux vers les siens.

Qu'est-ce que tu disais à propos de l'intimidation disparue ?

« J'ai vu les photos » murmurais-je, incertain.

Ses yeux s'ouvrent en grand à ma révélation.

« Tu as été fouiné dans mon coffre ? » questionne-t-il, n'y croyant pas.

« Quel coffre ? Non, j'ignorais l'existence d'un quelconque coffre »

Son front se plisse.

« Je suis perdu là... »

« Dans la commode. Une boite noire. Je ne savais où tu rangeais tes nœuds papillon et j'ai trouvé cette boite sous le pantalon que tu portes d'ordinaire pour jouer... Enfin pas ce matin »

Mes joues chauffent.

Il reste sans voix, épouvanté. Il dérange ses cheveux de ses doigts en intégrant mes paroles. Il se frotte les yeux, visiblement en train de réfléchir. Ses traits sont déformés par de l'agacement. Il soupire bruyamment, contrarié et aussi, bizarrement, amusé. Un petit sourire émerveillé étend ses jolies lèvres. Il place les mains sous son menton et me regarde à nouveau.

« Ne te fais pas des idées. Je n'y pensais plus du tout. Cette boite ne se trouve pas là d'habitude. Sa place est dans mon coffre »

« Qui l'a bougée ? »

Il avale sa salive.

« Je ne vois qu'une personne capable de l'avoir fait »

« Ah bon ? Qui ? Et pourquoi « ne te fais pas des idées » ? »

Il souffle une nouvelle fois et penche la tête sur son épaule. On dirait qu'il est embarrassé.

Le sadique embarrassé... Étonnant.

« Tu vas trouvé ça dégueulasse certainement mais c'est une police d'assurance » murmure-t-il en grimaçant, redoutant ma réaction.

« Police d'assurance ? »

« Au cas où l'accord de confidentialité soit rompu »

Je comprends. La bile me monte à la gorge à cette information.

« Ah ok » chuchotais-je, ne sachant pas quoi dire de plus.

Mes paupières s'abaissent. Voilà. Je fais face à toutes les nuances de mon maniaque du contrôle. Samedi. Dans la cuisine.

« Ouais, c'est vrai » déclarais-je à voix basse, « c'est dégueulasse »

Je me mets debout pour mettre le couvert dans le lave-vaisselle. Je n'ai pas envie de connaître les détails.

« Blaine... »

« Ils sont au courant ? Les garçons... Les soumis ? »

« Évidemment qu'ils le sont » plisse-t-il le front.

Une nouvelle révélation. Il attrape mon poignet et me plaque à son torse.

« Ces clichés sont dans le coffre normalement. Je ne m'en sers pas pour mon divertissement. C'est vrai que c'était sûrement le but quand je les ai faites mais... »

Sa voix suppliante s'arrête et reprend :

« Elles ne veulent rien dire »

« Pourquoi la boite est dans la commode ? »

« Elliott. Il est le seul susceptible de l'avoir bougée »

« Il savait le code du coffre ? »

Il baisse la tête d'un air penaud.

« Je ne trouverais pas ça étonnant. Le code a pleins de chiffres et je m'en sers très peu. Je l'ai noté sur un Post-it et je n'ai jamais pris la peine de le modifier » déclare-t-il en bougeant la tête, « je ne sais même pas s'il a appris d'autres trucs ou s'il m'a volé des choses de ce coffre »

Ses traits se durcissent et il me regarde finalement.

« Je vais me débarrasser de ces clichés. Maintenant si tu le souhaites »

« Elles t'appartiennent Kurt. Fais ce que tu veux avec »

« Ne sois pas comme ça » me gronde-t-il gentiment, me forçant à relever la tête, « cette existence est terminée. Je ne veux que la vie qu'on partage tous les deux »

Merde. Il me connaît mieux que je ne le pensais. Il a réussi à savoir la peur qui se cachait sous cette découverte.

« Blainey, je pensais que toutes ces mauvais pensées avaient été nettoyées ce matin. Enfin c'est mon ressenti. Pas le tien ? »

Je cille en me souvenant de cette matinée dans la salle de torture moderne. C'était délicieux, vraiment délicieux. Même un peu romantique avec une touche de perversion.

« C'est vrai » souriais-je, « c'est aussi mon ressenti »

« Parfait »

Il s'incline vers moi et m'offre un câlin.

« Je vais les détruire » chuchote-t-il, « je dois aussi retourner bosser. Excuse-moi mon bébé. J'ai tout un tas de trucs assez urgents à faire »

« D'accord. Ne t'en fais pas. Je voudrais aller faire des courses pour te faire un gâteau »

Il me sourit et son regard pétille comme celui d'un enfant.

« Un gâteau ? »

Je hoche la tête.

« Un gâteau à la fraise ? »

« Tu veux un gâteau à la fraise ? »

Sa joie enfantine est communicative. Il acquiesce.

« Tes désirs seront satisfaits mon Kurt »

Il pose une nouvelle fois ses lèvres sur les miennes.

OoOoOoOoOoO

J'aime être dans la cuisine de Kurt. C'est la caserne d'Ali Baba. Il n'est pas doué pour cuisiner mais tous les ingrédients sont là. Je pense que Mademoiselle Jones est un vrai cordon bleu. Il me faut seulement du sucre glace pour recouvrir le gâteau. Je ne l'ai pas trouvé dans les placards. Je place la pâtisserie sur un plan de travail pour qu'il refroidisse et j'attrape ma sacoche. Je vais vers le bureau de Kurt et entre la tête par l'entrebâillement de la porte. Il lève les yeux avec un sourire.

« Je vais en ville. Il me manque quelques trucs »

« Ok »

Son expression s'obscurcit.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Tu ne te changes pas pour sortir ? »

« Oh Kurt. Tout le monde a déjà vu des jambes »

Il me détaille de la tête aux pieds, absolument sérieux. Je ne veux pas qu'on s'engueule. Aujourd'hui spécialement. Je roule des yeux. Ce qu'il peut être obtus parfois.

« Que dirais-tu si on était à la mer ? »

J'opte pour une autre stratégie.

« On n'est pas à la mer »

« Tu trouverais ça mauvais si on l'était ? »

Il attend un moment avant de me répondre.

« Non » dit-il tranquillement.

Je lève les yeux au ciel et lui sourit.

« Très bien. Fais comme si on était à la mer alors. A tout à l'heure »

Je pivote et cours presque dans le vestibule avant qu'il n'ait le temps de m'interrompre. Les portes de l'ascenseur se referment alors que je lui souris grandement. Il se tient dans le corridor, ne pouvant rien faire. Il semble heureux au moins. Il bouge la tête, agacé, avant que je ne puisse plus le voir.

Mon cœur bat à tout rompre et l'adrénaline envahit mon corps. C'est un sentiment génial. La cabine descend et ma bonne humeur dégringole en suivant le même rythme. Putain, je suis un vrai débile parfois.

Je me frotte au Soleil. Je vais me brûler les ailes. Il va s'énerver contre moi à mon retour.

Bravo Anderson. Tu es tellement malin, payes-en les conséquences.

Putain. Je n'y connais rien en matière d'homme aussi. Je n'ai jamais partagé ma vie avec quelqu'un. Bon si. Il y a Cooper et Sam. Mais ce n'est pas pareil. Ils sont respectivement mon frère et mon meilleur ami. Rien de romantique.

Désormais, il y a Kurt. Lui non plus n'a jamais partagé sa vie avec un homme je crois. Je lui demanderais s'il m'adresse encore la parole. Je suis sûr que je peux m'habiller comme je le désire. Son contrat me revient en tête. Ça doit être dure de son côté. Après tout, c'est lui qui a commandé tout mon dressing.

Ce short n'est pas tellement moulant hein ? Je tourne sur moi-même pour me regarder dans le miroir de l'ascenseur. Putain si, il l'est. Trop tard, je suis parti. Je dois assumer mon choix, comme Cooper me l'a appris.

Comment Kurt va réagir ? Je secoue la tête. Pour le moment, j'ai besoin d'argent.

OoOoOoOoOoO

Je regarde le reçu de la banque, la bouche et les yeux grand ouverts. J'ai 50 984,72 dollars sur mon compte, c'est-à-dire cinquante mille dollars en trop.

Blaine, si tu me réponds « oui », tu auras de l'argent toi aussi.

C'est parti. Sans que je le sache. Je mets mes pauvres quarante dollars dans ma poche et part vers le petit supermarché.

OoOoOoOoOoO

Je reviens au Phénix et pars immédiatement vers la cuisine, mon corps parcouru d'un frisson de panique. Kurt est encore dans son bureau. Putain, il y est resté toute la journée quasiment. Je ne peux pas y échapper, je suis obligé d'aller le voir pour connaître l'étendue du problème.

Je jette un coup d'œil méfiant dans la pièce. Il regarde dehors, plongé dans une conversation téléphonique.

« Le représentant de Bell Aircraft vient dans la journée de lundi ?... Ok, prévenez-moi en cas de changement. Informez-le de la situation et dites-lui que je veux un rapport d'expertise le plus vite possible »

Il met fin à l'appel et fait tourner son fauteuil. Il s'arrête quand il m'aperçoit, les traits neutres.

« Coucou » murmurais-je.

Il ne me répond pas et mon cœur se tord douloureusement. Je m'avance timidement et fait le tour du bureau pour le rejoindre. Il ne parle pas, son regard fixé au mien. Je reste debout près de lui, ayant l'air d'un con.

« Je suis rentré. Tu es en colère contre moi ? »

Il souffle, attrape mon poignet, me tire sur ses cuisses et me serre contre lui. Il niche son nez dans mon cou.

« Oui » dit-il simplement.

« Pardon. J'ignore à quoi je pensais sur le coup »

Je me love contre son corps, buvant son parfum exquis. Je me sens protégé même s'il est énervé.

« Moi pareil. Tu peux t'habiller comme tu veux » chuchote-t-il en caressant la peau de ma cuisse, « en plus, ce short te va à ravir »

Il relève la tête pour trouver mes lèvres. Quand nos bouches se rencontrent, l'envie ou le besoin viscéral de savoir qu'il ne m'en veut pas prend possession de mon corps et tout mon être se réveille. J'encadre son visage de mes paumes et mêle mes doigts à ses cheveux. Il gémit et je sens que son corps est plutôt d'accord avec cet assaut inattendu. Il lèche avec empressement ma bouche, mon cou, le lobe de mon oreille. Il s'immisce entre mes lèvres. Avant que je puisse faire le moindre geste, il a baissé mon short et mon boxer, a débraguetté son jean, m'a positionné sur son érection et est rentré en moi. J'enroule mes bras à son cou et commence les va-et-vient.

OoOoOoOoOoO

« J'apprécie ta manière de demander pardon » dit-il dans mes boucles.

« Moi aussi » riais-je en le serrant plus contre moi.

« Tu as terminé ? »

« Mon Dieu Blaine, tu n'es pas rassasié ?! »

« Non, de bosser je veux dire »

« Ah ! Encore trente minutes environ. J'ai eu ton message vocal »

« Que j'ai laissé hier ? »

« Tu semblais paniqué »

Je resserre mon étreinte.

« J'étais paniqué. Tu me réponds toujours d'habitude »

Il pose un baiser sur ma joue.

« Le gâteau doit être fini dans trente minutes »

Je me remets debout et me rhabille. Je lui souris timidement.

« Je suis pressé. La bonne odeur arrivait jusqu'ici tout à l'heure »

Je souris, un peu mal à l'aise. Il a la même expression. On se ressemble tellement des fois. L'odeur lui rappelait peut-être les après-midis avec sa maman en cuisine...

Je l'embrasse brièvement et part dans la cuisine.

OoOoOoOoOoO

Timing parfait. Il quitte son bureau et j'allume la mèche de la bougie bleue sur le gâteau. Il m'offre un sourire éblouissant en venant tranquillement vers moi. Je chante tout doucement Joyeux Anniversaire. Il s'incline, souffle et clôt les paupières.

« Mon vœu est fait » annonce-t-il en les rouvrant.

Ses yeux font rosir mes joues.

« J'espère qu'il te plaira »

« J'en suis certain Blaine » susurre-t-il d'une voix sensuellement.

Je coupe deux parts et les place dans les assiettes que j'ai installé.

« Oh mon Dieu » gémit-il presque, « je veux me marier avec toi pour ça »

J'explose de rire, rassuré.

OoOoOoOoOoO

« Prêt pour leur faire face ? »

Kurt coupe le contact de la Porsche. On est garé devant les escaliers de la maison de son père.

« Oui. Tu vas leur dire ? »

« Évidemment. Je me demande comment ils vont réagir »

Il m'offre un sourire en coin avant de s'extirper de la voiture.

Il est 19h30. Je rattache le bouton de la veste de mon costume. Il est bleu foncé assez vif. J'ai mis la main dessus plus tôt. Je porte le nœud papillon rouge de Kurt. Il prend ma main et nous partons vers la porte. Burt l'ouvre comme s'il savait qu'on était derrière.

« Bonsoir Kurt. Bon anniversaire fiston »

Il lui donne un gros câlin. Kurt sourit grandement.

« Merci papa »

« Blaine. C'est bon de te revoir gamin »

Il me donne une étreinte et nous entraîne dans la maison. Avant d'arriver dans le salon, Sam nous fonce dessus, fou de rage.

« Toi et toi » dit-il d'une voix furieuse en me pointant ainsi que Kurt, « suivez-moi ! »

Je tourne la tête vers Kurt d'un air tendu. Il caresse ma main et, pour ne pas contrarier Sam, le suit dans le petit salon de l'autre côté du vestibule. Burt rit discrètement en partant dans la grande pièce principale. Sam claque la porte et me fixe.

« Putain c'est quoi ce bordel ?! » gronde-t-il en sortant une feuille de sa poche.

Étonné, je l'attrape et la lit vite fait.

Ma gorge devient sèche. Putain de merde.

C'est un bout du contrat de Kurt, avec les limites à ne pas franchir.

Voilà pour ce chapitre mes chéris !

J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me donner votre avis dans une review. Ça me fait toujours plaisir de lire ce que vous pensez de ma fic et de lire vos encouragements. Ils me motivent à continuer.

Je sais le nombre de chapitres que va comporter Nuances. Si vous êtes intéressés dîtes-le-moi :)

A la semaine prochaine mes amours !

Gros bisous,

Cindy :)