Coucou tout le monde !

J'espère que vous allez bien après cette petite semaine de pause.

Merci aux nouveaux fav/follows pour les précédents chapitres :)

Merci à CeliaCom7, Biscotto, Anna, ViviKlaine, Sara, justmoi59, Marion, Amber, mamstaz, uneklaineuuuuuse, minilou, Klaineuse pour vos reviews.

CeliaCom7 : mais non il ne faut pas avoir peur, est-ce que j'ai déjà écrit des choses qui faisaient peur ? -tousse-

Soso : bien le bonsoir chère Choupette Bomerson ! Moi je refuse ce genre de relations avec ton bébé d'amour. Déjà parce que mon mari est supermegafoxyawesomehot et puis parce que Matt est ton mari ! Je te le laisse... J'avais compris cette fois, parce que si Voldemort était riche, il pourrait se payer une chirurgie réparatrice après qu'il ait quasiment crevé à cause de Harry... (chirurgie du nez, implant capillaire -comme JP-). Durant ton absence, j'ai vidé le stock de limonade/grenadine du Leclerc du coin... -pleure misérablement- bisous bisous bisous ma choupette d'amouuuuur

AnnaKlaineuse : Je sais je sais je suis une sadique. J'assume assez bien en y pensant ;) merci beaucoup :')

ViviKlaine : hey ! Wow eh bien merci. Ce genre de compliment me va droit au cœur. Ça fait du bien, tu n'imagines pas à quel point. Vraiment merci à toi. Je sais pas quoi dire tellement ça me fait plaisir... Et oui, je vais écrire une autre fic après Nuances. Mais je ne vais la commencer que quand celle-ci sera terminée pour être totalement dedans et surtout, pour ne pas bâcler Nuances. Merci encore pour les mots gentils...

Licorne-Klaine : eh bien merci :') c'est géant 600 reviews. Je vais pas m'en remettre je crois. Bisous !

justmoi59 : oui Blaine lui fait perdre la tête :')

IheartIns : coucou. Je suis désolée que le suspens soit fichu pour toi. J'espère que tu aimes tout de même... Bisous.

Guest/Amber : ne t'en fais pas. Je suis contente que tu prennes le temps de le faire quand tu peux. J'espère que tout va bien pour toi... Ouais merci je réalise pas trop. C'est tellement énorme 600 reviews ! Oui ne t'en fais pas pour Burt/Kurt. J'aime la relation père/fils qu'ils ont. Aux Etats-Unis (je sais pas si c'est comme ça en France), quand deux personnes se marient, les deux mariés doivent établir un contrat de mariage. C'est à dire qu'ils doivent signer des documents dans lesquels se trouvent les lignes à suivre pendant l'union et en cas de divorce (répartition des biens, de l'argent, des maisons...). C'est un moyen de s'assurer pour l'un ou l'autre que le divorce sera équitable. Burt veut s'assurer que le mariage soit fait en règle pour qu'il n'y ait pas de risques que Blaine se marie seulement pour l'argent et qu'il ruine Kurt en lui prenant tout. Kurt n'en veut pas parce qu'il ne croit pas que Blaine soit comme ça. C'est compliqué je sais et j'en suis désolée. J'aurais dû l'expliquer au début du chapitre. Bisous !

mamstaz : je suis contente qu'il t'ait plu alors. Merci beaucoup !

uneklaineuuuuuse : j'espère que ça va quand même... Ton impression est vraiment bonne -rire démoniaque- je suis une affreuse personne je le sais. Non tous les chapitres qui suivent ne sont pas pareil. Je sais pas si tu connais les livres mais l'histoire de mon Kurt ne sera pas du tout pareil que celle de Christian. La fin non plus... Oui c'est sûr je vais faire un OS sur le mariage. Ne t'en fais pas. Ce qui compte pour moi c'est que tu apprécies un minimum les chapitres. Les reviews comptent pour moi (j'aime échanger avec vous :')) mais c'est le plaisir des lecteurs qui m'importe avant tout.

minilou : mon cœur s'est arrêté en voyant la toute première photo promotionnelle. D'un coup, PAF Dare nous a tous achevé avec une photo ;) Haaaaan je croyais qu'il était mon mari :'( (toute personne qui ne veut pas de Darren dans sa vie est mentalement défaillante -Je dis ça je dis rien-) Allons à Dalton/Poudlard ensemble ! Tu sais quoi, je vais être un remake de Harry Potter : je vais vivre dans un placard sous l'escalier en colimaçon de Klaine à la Dalton Academy ! Voilà mon projet pour le reste de ma vie :D merci beaucoup

Klaineuse : WALALA soeureupine ! Tu m'as manqué aussi :') tu vas voir ce que je te réserve pour ce chapitre. J'espère que tu ne seras pas déçu par rapport à ce que tu t'étais imaginé ;) Aïe, aïe Hunter... Je ne t'en dit pas plus tu le découvriras toute seule :'D Je lui ferais avaler ses dents aussi -surtout si mon copain c'est Blaine tousse- Go Your Own Way est géniale. Genre magnique de magnique. Je sais ya des fics tellement cools qui ne reçoivent pas beaucoup de reviews. Tu vois yen a une, elle s'appelle Deuxième Chance. MON DIEU MAIS JE SUIS AMOUREUSE DE CETTE FIC ! tout le monde devrait aller la lire. Elle est fantastique. Je suis en adoration... Mais qu'elle est nulle cette fille avec sa fic pourrie. Quelle idée d'appeler une fic Nuances... pff -_- Je ne trouve pas ça stupide. La voix de Darren m'a sauvé. Je veux me marier avec Darren et sa voix. CLARA YEEEEES Je suis tellement heureuse de pouvoir connaître ton prénom. C'est peut-être rien mais ça compte pour moi. Ça te rend plus réelle en quelques sortes :3 J'ai vu les photos et la vidéo et... Mon cœur s'est arrêté. J'étais là : « cet homme est sexy même avec du maquillage et des bas résille... » Tu as l'air géniale aussi Clara. J'adorerais pouvoir te connaître plus :') mais il y a peut-être quelque chose de spécial à se raconter nos petites histoires les vendredis je sais pas :* Merci ma superfan. Tu es géniale. Vivement la semaine prochaine pour ta review :') Gros bisous et passe une bonne semaine. Je t'aime * cœur cœur cœur cœur *

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 51

Les muscles de mon ventre sont tâchés de marques rouges foncées. Des suçons ! Ce con m'a marqué. Kurt Hummel, l'un des PDG les plus reconnus du pays m'a marqué comme un putain d'adolescent pré-pubère au corps débordant d'hormones. Comment il a réussi à faire ça sans que je le remarque ? Je m'empourpre. Bien sûr. Ce dieu du sexe a détourné mon attention en s'occupant d'autres parties de mon corps.

Il t'a marqué comme si tu lui appartenais comme un vulgaire objet. Tu n'es pas un objet !

Je me scrute dans le miroir, abasourdi. Les bracelets métalliques ont laissé des traces rose foncées autour de mes poignets. Je sais que j'aurais des hématomes demain. Je baisse la tête vers mes pieds et voit le même spectacle. Putain on aurait presque l'impression que je me suis fait violenter.

Je reprends mon observation dans la glace, les yeux écarquillés. Si on retire les suçons et les ecchymoses, je ne me ressemble quand même pas. Toute ma silhouette s'est modifiée depuis que Kurt est entré dans ma vie. Mes muscles sont plus développés et saillants. Mes boucles sont joliment arrangées sur ma tête et ma peau est douce comme celle d'un bébé. J'ai une barbe de trois jours entretenue et non négligée comme d'ordinaire. Je ressemble à un jeune homme sophistiqué qui prend soin de lui. Une première depuis vingt-trois ans. Bon le seul truc qui fait tâche, ce sont toutes ces marques.

Il a vraiment fait ça ? Pas une seule fois depuis que l'on s'est rencontré il ne m'avait marqué. La raison me vient à l'esprit. Encore un acte du maniaque du contrôle qui sommeille en lui.

Eh bien, ne te laisse pas faire cette fois !

Il a été trop loin !

Je quitte la salle de d'eau à vive allure et fonce vers la penderie en ignorant exprès Kurt. Je laisse tomber mon peignoir par terre et prends un pantalon en toile noir et un tee-shirt rouge. Je passe une main dans mes cheveux avant de les démêler avec un peigne.

« Tu vas bien ? » me demande Kurt d'un ton nerveux.

Si je vais bien ? Non pas vraiment non. Impossible pour moi de profiter du Soleil torse nu avant la fin de notre voyage de noces maintenant. Cette pensée fait grimper la rage d'un échelon en moi. Comment a-t-il pu ?! Il va voir à quel point je vais bien. Je peux très bien jouer l'ado de quinze ans moi aussi. Je me tourne, lui balance mon peigne à la tête et fais demi-tour pour quitter la chambre. J'attends quand même de voir comment il réagit. Ses yeux et sa bouche s'ouvrent en grand et il se cache le visage de ses bras avant de prendre l'objet en pleine figure. Mon peigne tombe par terre.

Je quitte pour de bon la chambre, remonte rapidement à l'étage et fonce sur le pont du yacht. Je dois m'éloigner et reprendre le dessus sur mes nerfs. La nuit est tombée. Un vent chaud fouette mon visage et emmène l'odeur iodée et salée de la mer dans mes narines. Le bateau fonce à la surface de l'eau. Je me penche sur la barrière et admire les lumières brillantes et dansantes des bâtiments sur la terre ferme. Je prends une profonde inspiration. Je sais que Kurt est dans mon dos même s'il n'a fait aucun bruit.

« Tu es énervé ? »

« Tu me le demandes vraiment ? »

« Très énervé ? »

« Je dirais que, sur une échelle de un à dix, je suis bien à vingt là »

« Vraiment ? »

Il a l'air surpris et admiratif en même temps.

« Oui vraiment. Je suis tellement énervé que le meurtre est la pensée la plus calme et douce que j'ai en ce moment » sifflais-je du bout des lèvres.

Il ne répond rien. Je pivote sur moi-même pour lui jeter un regard noir. Je sais qu'il ne sait pas quoi faire. Ses traits sont déboussolés et il n'a pas essayé de me prendre dans ses bras ou de me caresser.

« Kurt, tu dois arrêter de vouloir me contrôler. Tu m'as engueulé sur la plage et j'avais saisi. Ça s'arrête là »

Il baisse un peu la tête.

« Eh bien au moins je suis certain que ça ne se reproduira plus » chuchote-t-il, bougon.

C'est sa seule explication ?

« Je n'apprécie pas que tu me laisses des suçons. Pas autant du moins. Limite à ne pas franchir »

« Je n'apprécie pas que tu bandes et que tu sois à moitié à poil devant des gens. Limites à ne pas franchir »

« Ton but est atteint alors ! C'est impossible désormais. Regarde ça ! »

Je lève l'ourlet de mon tee-shirt sur mon ventre. Cependant, Kurt ne lâche pas mon regard, une expression épatée sur le visage. Il n'a pas l'air de comprendre mon énervement. Il ne semble pas saisir la portée de son geste. Il ne voit donc pas qu'il est absolument pathétique ? Je veux vraiment hurler en ce moment mais je me contrôle. Pas la peine de le pousser dans ses retranchements. J'en subirais les conséquences. Il lâche un souffle et lève les bras devant lui en signe de défaite.

« Ok, ok. C'est bon j'ai saisi »

« Bien »

Il dérange ses cheveux de ses doigts.

« Excuse-moi. S'il te plaît, ne sois pas énervé »

Au moins, il semble sincère. C'est comme si nos rôles étaient inversés. Je lui ai dit ces mots si souvent.

« Des fois, tu as les mêmes réactions qu'un gosse de quinze ans »

La rage s'apaise petit à petit. Il l'a compris aussi. Il fait un pas vers moi et avance une main maladroite vers ma tête. Il caresse timidement mes cheveux.

« Je le sais. J'essaye de faire de mon mieux. Je suis encore novice » avoue-t-il.

Les mots du Docteur Schuester s'imposent dans mon esprit :

Emotionnellement parlant, Kurt est toujours un adolescent Blaine. Ce laps de temps dans sa vie a été sali et il a décidé de l'ignorer pour se focaliser sur son travail. Il s'est vraiment bien débrouillé. Mais, de ce fait, il n'a pas les bases émotionnelles que l'on se forge durant cette période.

Je me calme.

« J'en ai conscience » lâchais-je.

Je souffle et approche lentement ma paume de sa poitrine. Il ne s'éloigne pas comme il l'aurait fait il ya quelques temps. Cependant il se tend. Il place ses doigts sur les miens et m'adresse un sourire maladroit.

« Au milieu de tout ça, j'ai découvert que tu étais très bon au tir Blaine. Je ne l'aurais jamais pensé. Mais bon, tu n'arrêtes pas de m'étonner là où je t'attends le moins »

Je fronce les sourcils.

« Cooper m'a montré comment tirer et viser parfaitement. N'oublie jamais ce détail Kurt. C'est pour ton bien »

« Je n'oublierais pas Blainey. Dans le cas contraire, je ferais attention à tous les objets possiblement dangereux et je mettrais les pistolets hors de ta portée »

Je ris doucement.

« Je trouverais un autre moyen »

« Oh, j'en suis certain » chuchote-t-il en me prenant dans ses bras.

Il me plaque contre son torse et niche son nez dans mes boucles. J'enroule aussi mes bras autour de lui. Toute tension quitte ses muscles alors qu'il me caresse la joue du bout du nez.

« Donc tu acceptes mes excuses ? »

« Et les miennes ? »

Je sais qu'il sourit.

« Oui » dit-il.

« Oui aussi alors »

On reste dans les bras de l'autre. Ma rage s'est envolée. Gosse de quinze ans ou non, il a un parfum délicieux. Je suis obligé de lui succomber.

« Tu veux manger ? » m'interroge-t-il après un long silence.

Mes paupières sont closes et ma joue repose sur son épaule.

« Oui, je meurs de faim. Tout ce... sport m'a donné faim. Je n'ai pas les habits pour un dîner »

Je suis certain que les personnes sur le yacht ne seraient pas ravies de me voir dans cette tenue au milieu de la gigantesque salle de réception du bateau.

« Tu es parfait pour moi Blaine. Et, ici, c'est notre endroit. On peut porter les habits qu'on désire. On a qu'à établir que la soirée à bord du yacht le mardi est comme à la maison. Tenue décontractée exigée. En plus, je pensais qu'on pourrait dîner ici » dit-il en montrant le pont du bateau.

« D'accord. C'est une idée qui me plaît »

Il pose ses lèvres sur les miennes tendrement et me donne un baiser d'excuses. Il prend ensuite ma main et me tire vers l'avant du bateau où sont placées nos entrées sur la petite table.

OoOoOoOoOoO

Une serveuse nous apporte nos crèmes au caramel recouvertes de chantilly et part sans nous déranger. On est assis l'un à côté de l'autre. Kurt a enroulé une cheville autour des miennes. Je pense à quelque chose depuis tout à l'heure et je ne peux pas m'empêcher de lui demander :

« Plus tôt, sur la plage, tu as dit que les employés auraient pu admirer la vue... Ils sont gays ? »

Je ne pense pas que Joey soit gay. Je me souviens que Kurt a mentionné une ex-compagne... Kurt prend sa petite cuillère ?

« Non. Joey ne l'est pas. Maxime et Clément j'en sais trop rien. Leur orientation sexuelle ne me regarde pas tant qu'il ne profite pas de mon mari »

Son regard s'assombrit rapidement comme s'il pensait à quelque chose. Mais à quoi ? Je n'en ai pas la moindre idée. Je sais seulement que je ne veux pas alourdir l'ambiance de notre soirée. Je prends sa main et embrasse doucement sa paume.

« Hé c'est bon. C'était juste de la curiosité. Ça me taraudait depuis tout à l'heure »

Je lui souris amoureusement pour qu'il se détende à nouveau. Ma méthode fonctionne finalement. Je pose mes lèvres à la commissure des siennes.

« Je t'aime » murmurais-je.

Il m'offre un de ses sourires maladroits si sincères et touchants et je succombe à nouveau.

« Je t'aime pour l'éternité Kurt »

« Je t'aime aussi »

« Même si je suis un vilain garçon »

« Surtout parce que tu es un vilain garçon Blainey » sourit-il.

Je plonge ma cuillère dans la crème au caramel en roulant des yeux. Ce garçon est une vraie énigme vivante... Hmm... Ce dessert a le goût de Kurt.

OoOoOoOoOoO

Dès que la serveuse a retiré nos plats vides, Kurt me verse à nouveau du vin. Je bois immédiatement une gorgée. Le liquide est frais et sucré. C'est délicieux. Cet instant est parfait. La brise tiède secoue mes cheveux quand j'étends mes jambes devant moi.

« Des projets pour cette soirée ? » me demande-t-il en inclinant sa tête sur le côté, une moue mystérieuse sur les lèvres.

Je bouge imperceptiblement la tête.

« Moi j'en ai » dit-il.

Il attrape son verre de vin d'une main, se met debout et me tend la seconde.

« Suis-moi »

Il m'emmène dans la salle principale du bateau. Son IPhone est posé sur une station d'accueil. Il le touche et met un morceau.

« Puis-je avoir cette danse ? »

Il me serre contre lui.

« Si tu le veux vraiment »

« Oui je le veux Blaine »

Il sourit et la voix d'Adele rauque et douce commence sur une douce mélodie au piano. Kurt se met lentement à danser en me faisant bouger avec lui dans la pièce.

J'aime vraiment cette chanson. Elle est tendre comme une caresse et chaude. Des frissons parcourent mon corps. Kurt me fait tourner en tenant ma main avant de me faire basculer en arrière. Un cri léger passe mes lèvres et j'explose de rire. Il m'offre un sourire, ses yeux brillants de malice. Il me remet droit et m'enlace à nouveau.

« Tu sais danser pour nous deux. On ne remarque même pas que je suis mauvais »

Sa bouche se retrousse dans un sourire en coin sexy. Il ne dit rien. Peut-être qu'il repense à lui. Sebastian Smythe, l'homme qui lui a montré comment danser et comment baiser. Il ne m'était pas revenu à l'esprit depuis un certain temps. Kurt ne me l'a pas mentionné depuis ce dimanche dans la cuisine de son père. D'après ce qu'il m'a raconté, ils ne sont plus associés. Bon si je dois dire la vérité, ce détraqué savait très bien danser.

Il me fait encore basculer et m'embrasse brièvement.

« To make you feel my love » répétais-je en chantant par-dessus la voix féminine.

Il ne dit rien et se contente de me serrer plus fort. Il me chantonne la musique au creux de l'oreille et je me laisse aller dans son étreinte.

L'air se stoppe. Kurt me fixe intensément, les yeux assombris, la malice disparue. Mon souffle se bloque dans ma gorge.

« Acceptes-tu que je te fasse l'amour ? » murmure-t-il.

Cette demande me touche profondément. Je lui appartiens depuis le moment où je lui ai dit « oui ». J'ai conscience que c'est sa manière de se faire pardonner et d'être certain qu'on est ok.

OoOoOoOoOoO

J'ouvre les yeux. Les faisceaux de lumière passent par les hublots. L'eau envoie des reflets sur le plafond blanc blanc de la chambre. Kurt n'est plus là. Je fais craquer mes articulations avec un sourire béat. Je pourrais vite m'habituer à ce genre de vie. Une baise perverse et un câlin tendre. J'ai l'impression d'avoir deux maris. Le Kurt très énervé et le Kurt très doux qui chercher les excuses. Je ne sais vraiment pas qui est mon mari favori...

Je sors du lit et vais directement dans la salle de bains. Kurt est devant le lavabo, un rasoir à la main. Il ne porte rien d'autre qu'une serviette autour des hanches. Il lève la tête et m'adresse un énorme sourire. J'ai remarqué depuis un moment qu'il ne ferme jamais ses portes à clé où qu'il soirt. Je pense connaître la raison de ce détail mais autant ne pas se torturer.

« Bonjour mon beau Blaine » ronronne-t-il, pétillant de joie.

« Bonjour »

Je ne rate aucun de ses mouvements. Il passe les lames sous son menton, sur la ligne de sa mâchoire, sous son nez. Il pivote et rit ayant encore de la mouse à raser sur toute la partie droite de son visage.

« La vue te plaît ? » me questionne-t-il.

« Oui. C'est pas mal... Non j'adore ça » ajoutais-je rapidement.

Il s'incline vers moi et me donne un bref baiser. Il dépose de la mousse sur le bout de mon nez.

« Tu veux que je le refasse ? » m'interroge-t-il d'un ton amusé en me montrant le rasoir.

Je fronce les sourcils.

« Non merci » marmonnais-je d'un ton faussement dégoûté, « si ça doit se reproduire, je me le ferais moi-même »

Kurt avait pris un malin plaisir à me raser autour du sexe et entre les fesses quand on a fait notre escale à Londres. En bon maniaque du contrôle qu'il est, il a absolument tenu à le faire.

« Tu t'es bien amusé non ? » me taquine-t-il gentiment.

« Surtout toi oui »

Je tente d'afficher une mine boudeuse mais il dit vrai. C'était plutôt... chaud.

« Si je ne me trompe pas, tu n'as pas été déçu de ce qui a suivi »

Kurt reprend son rasage. Encore une fois, il a raison. Je n'aurais jamais pensé que ne pas avoir de poils à ces endroits changerait quelque chose au niveau sexuel.

« C'est une blague Blaine. Les personnes mariées ne sont pas censées rire ensemble ? »

Kurt place deux doigts sous mon visage pour pouvoir le relever et me regarder dans les yeux. Son regard est brusquement peureux. Il craint peut-être que je sois encore énervé contre lui.

Hmm... Pourquoi ne pas en profiter ?

« Installe-toi ici » ordonnais-je.

Il me dévisage, incertain. Je le fais reculer lentement vers un siège de la salle de bains. Il est sceptique mais fait ce que je lui dis. Je lui retire le rasoir des mains. Il comprend ce que je m'apprête à faire.

« Blainey... » commence-t-il.

Je m'incline et pose ma bouche sur la sienne.

« Penche la tête »

Il reste immobile.

« Tu m'as rasé. Je te rase »

Il me fixe avec un mélange d'humour, de méfiance et de surprise.

« Tu es sûr ? » me questionne-t-il d'une petite voix.

J'acquiesce doucement, sûr de moi. J'essaye de sembler le plus rassurant possible. Ses paupières se ferment et il bouge la tête et la penche en arrière, me laissant le champ libre.

Oh merde, il me laisse réellement le faire...

Je passe mes doigts dans ses cheveux humides et le tient en place. Il ferme plus fort les yeux et ouvre à peine la bouche pour respirer. Délicatement, je fais traîner le rasoir contre sa gorge, découvrant sa peau pâle au passage de l'objet. Kurt souffle.

« Tu pensais que j'allais te blesser ? »

« Tu es une personne imprévisible Blaine. Mais non. Pas en le faisant intentionnellement du moins »

Je reproduis mon geste le long de sa gorge, retirant encore de la mousse.

« Jamais je ne te blesserais intentionnellement Kurt »

Ses yeux s'ouvrent et il enroule ses bras autour de ma taille. Je continue et remonte le long de sa joue, près de son oreille.

« Je le sais » lâche-t-il en tournant la tête pour que j'atteigne sa joue plus facilement.

J'ai quasiment terminé. Kurt a beaucoup moins de poils que moi.

« J'ai fini ! Pas de blessé ou de mort à déplorer »

Je lui souris d'un air satisfait. Il glisse une main sous mon haut de pyjama et la deuxième sur mes fesses. Il me tire pour que je m'installe sur ses genoux. J'appuie mes mains sur ses biceps. Ses muscles sont très développés à ce niveau.

« Tu veux bien qu'on aille se promener aujourd'hui ? »

« Pas de plage ? » demandais-je avec insolence et sarcasme.

Il avale sa salive, craintif.

« Non, pas de plage. Je me disais qu'il serait bien de visiter la région »

« En y pensant, mon torse est en piteux état après hier. Donc c'est fichu pour la bronzette alors allons-y »

Il ne répond pas à ma pique. Bien.

« Ce n'est pas à côté mais j'ai entendu dire que ça valait le détour. Et, apparemment, le village de Castillon possède plusieurs galeries d'art. Peut-être qu'on pourrait trouver des tableaux ou des éléments pour notre maison »

Je me recule pour le fixer. Des tableaux ? Il veut acquérir des tableaux. Je ne m'y connais rien en matière d'art.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Je ne suis pas doué pour les arts Kurt »

Il secoue la tête, bienveillant.

« Ce n'est pas grave. C'est pour décorer. On prendra ce qu'on trouvera joli. Je ne veux pas mettre de l'argent dans des œuvres aujourd'hui »

Ok... Il fait donc ça aussi ?!

« Qu'est-ce qu'il y a ? » redit-il.

Je bouge la tête.

« J'ai conscience que c'est un peu précipité de penser à la décoration » continue-t-il, « surtout quand on a reçu les plans de l'architecte que hier. Mais on peut seulement regarder sans acheter »

Oh oui. Le fameux architecte. Comment il avait pu me sortir de la tête lui ? L'architecte de notre maison n'est autre que Adam Crawford, l'ami de Santana. Il a déjà bossé sur les plans du chalet de Kurt apparemment. Ce que je retiens surtout c'est que, lors de nos rendez-vous, il n'a pas cessé de draguer Kurt.

« Dis-moi ce qu'il y a » lâche Kurt avec énergie.

Je bouge encore la tête.

« Parle-moi » me pousse-t-il.

Est-ce que je peux lui dire que je déteste Adam ? Je n'ai pas envie qu'il pense que je suis un mari jaloux et possessif.

Chose que tu es !

« Tu es toujours en colère pour hier ? »

Il souffle en nichant son nez dans le creux de mon cou.

« Non. J'aimerais manger quelque chose »

Mots parfaits pour détourner son attention.

« Tu aurais dû me le dire avant »

Il me repousse doucement pour pouvoir se mettre debout.

OoOoOoOoOoO

Castillon est un village magnifique. Je n'avais jamais rien vu de tel. Kurt et moi nous promenons main dans la main dans les ruelles charmantes. Joey et Clément sont derrière nous. Le paysage est escarpé. C'est exactement l'image que je m'étais faite qu'un village provençal. Castillon repose sur un rocher en hauteur ce qui offre un panorama fantastique. Il n'y a pas beaucoup de monde dans les rues. C'est très différent de New York...

On entre dans une galerie, Kurt fixe des photographies de femmes nues.

« Je ne veux pas de tout ça dans notre maison » lâchais-je en secouant la tête.

« Moi non plus » rétorque-t-il dans un sourire.

Il prend ma main et m'entrane vers des tableaux représentants des natures mortes. Des fruits, des légumes, des fleurs.

« Ceux-là sont bien » soufflais-je en montrant une série de trois tableaux avec des poivrons, « ça me fait penser au jour où on a cuisiné chez moi »

Je glousse et Kurt fait de son mieux pour retenir un sourire.

« Je ne me suis pas trop mal débrouillé d'après moi » grogne-t-il, « je n'allais pas très vite mais tu détournais mon attention » complète-t-il en enroulant ses bras autour de moi, « tu voudras les placer où ? »

Je sens sa langue titiller mon oreille. Mon bas-ventre se tord agréablement.

« Cuisine »

« Oui, c'est vrai que c'est bien mon cher Blaine »

Je manque de m'étouffer en regardant l'écriteau annonçant le prix : six mille euros l'ensemble.

« Ça fait cher pour ce que c'est, tu ne trouves pas ? »

« Et ? » demande-t-il en caressant mon cou de son nez, « on peut se le permettre Blainey. Habitue-toi à ça »

Il défait son étreinte et se déplace vers une jeune femme près de la porte. Elle rougit en le dévisageant. Je me retiens de rouler des yeux. Je me tourne vers les tableaux et les fixe. Six mille euros...

OoOoOoOoOoO

On a pris notre déjeuner dans un bar-restaurant qui s'appelle le Bar Nostrum. On est en train de siroter nos cafés sur la terrasse et nous profitons de la vue sublime qui s'offre à nous. La mer brille en contrebas grâce aux reflets du Soleil à la surface. Le village est niché sur une colline de rochers saillants sombres. Le paysage est vraiment magnifique. Kurt me tire de mes pensées en passant ses doigts dans mes cheveux. Je tourne la tête vers lui. Un air inédit traîne sur ses traits. On dirait un mélange de nostalgie et de détresse.

« J'aime bien toucher tes cheveux » chuchote-t-il.

Je continue de le fixer sans rien dire. J'ai l'impression qu'il n'a pas fini.

« Ma maman, quand elle n'était pas ivre, me laissait jouer avec ses cheveux quand elle venait me border dans mon lit » ajoute-t-il d'une petite voix.

Une boule vient enserrer ma gorge. Qu'est-ce que je dois dire quand il me révèle des choses pareilles ?

« J'aime bien que tu le fasses avec les miens »

Il me regarde avec un air « je suis au courant »

« Vraiment ? »

Je lui souris et mêle mes doigts aux siens.

« Je pense qu'elle te manque Kurt »

Il ne dit rien et me fixe avec une expression neutre. Putain, j'ai dépassé les bornes. Il faut qu'il parle tout de suite. Mais non, il reste silencieux à regarder nos doigts entremêlés. Son front se plisse.

Le froid entre nous s'épaissit jusqu'à m'étouffer.

« Parle-moi » lâchais-je finalement.

Il bouge la tête et soupire bruyamment.

« On part »

Il retire ses doigts en se mettant debout, soudainement lointain. Je suis vraiment allé trop loin cette fois. Mon cœur rate un battement. J'ignore s'il est mieux d'insister ou de jeter l'éponge. Je préfère la deuxième proposition et prends sa suite pour sortir du bar-restaurant. Dès quon atteint la petite rue, il s'empare à nouveau de ma main.

« Qu'est-ce que tu veux faire maintenant ? »

Il a dit quelque chose. Il n'est donc pas énervé contre moi. Je lâche un souffle, rassuré.

« Je suis heureux que tu ne me fasses pas la tête »

« Tu sais que je déteste parler d'elle ou... de ces choses. C'est de l'histoire ancienn. C'est terminé »

Je n'en suis pas si sûr. Je ne sais pas du tout si son passé pourra totalement être oublié ainsi que toutes ses nuances de folie... Je veux vraiment qu'il devienne un autre homme ? Je ne pense pas. Je souhaite seulement qu'il comprenne que je l'aime. Pas que pour sa beauté ou son physique magnifique. Non pour ce qu'il y a en-dessous. Pour ce qui me pousse à creuser plus profondément. Pour son âme sombre et abîmée.

Il me dévisage avec humour et méfiance. Il est sublime. Il passe un bras autour de mes épaules. On se déplace jusqu'à la place où Clément a laissé la voiture plus tôt. J'enroule mon bras gauche autour de sa taille. Comment un enfant de six ans qui perd sa mère ne peut pas ressentir un manque ? Même si la dite mère était alcoolique et négligeante ? Je souffle bruyamment et me rapproche de lui. Les gardes sont derrière nous. J'espère qu'ils se sont arrêtés pour déjeuner quand même.

Kurt marque un temps d'arrêt devant une petite bijouterie. Il attrape ma main droite et caresse du bout des doigts la ligne violacée qu'a laissé le bracelet métallique. J'essaye de l'apaiser :

« Ce n'est pas douloureux »

Il gigote pour que je détache mon bras de sa taille. Il tourne ma main, paume vers le ciel, avec délicatesse et il observe mon poignet. La marque est dissimulée sous le bracelet d'une belle montre qu'il m'a donné quand on s'est réveillé à l'hôtel à Londres. Les mots notés autour du cadran produisent toujours petit pincement dans mon cœur.

Les souffrances excitent notre sens de la beauté. *

Mon cœur pour toujours. K.

Même s'il a plusieurs nuances de folie, mon époux peut être très romantique.

Je regarde à mon tour les contusions sur mes poignets. Bon il est un peu enragé parfois aussi. Il laisse retomber ma main gauche et relève mon visage pour me contempler, le regard impassible

« Ce n'est pas douloureux » répétais-je.

Il lève mon bras vers sa bouche et embrasse tendrement mon poignet comme pour s'excuser.

« Suis-moi » lance-t-il en me tirant dans la bijouterie.

OoOoOoOoOoO

« Voilà »

Kurt place autour de mon poignet droit un assez large bracelet en or blanc. Il est très masculin et élégant et il cache presque entièrement la marque. Il me semble qu'il vaut vingt mille euros mais je ne suis pas certain. Le vendeur et Kurt discutaient en français. Je n'ai rien compris. Ce qui est sûr c'est que je n'ai jamais rien eu d'une aussi grande valeur sur moi.

« C'est bien mieux comme ça » chuchote-t-il.

« Mieux ? »

Le vendeur, grand et maigre, nous regarde fixement.

« Tu as compris... »

« Ce n'est pas nécessaire »

Je fais tourner mon poignet au Soleil. Le bracelet envoie des reflets au plafond de la boutique.

« C'est nécessaire pour moi » déclare-t-il, les yeux remplis d'honnêteté.

Il s'en veut ? Pourquoi ? A cause des marques ? De m'avoir boudé à cause de sa mère ? De ne pas tout me dévoiler sur lui ? Oh mon maniaque du contrôle...

« Non Kurt. Tu m'as offert énormément de choses. Le voyage de noces à Londres, Paris et ici et... juste toi. Je suis l'homme le plus chanceux »

Son expression devient plus tendre.

« Non Blainey. Je suis l'homme le plus chanceux »

Je me mets sur la pointe des pieds et l'enlace avant de l'embrasser. Je murmure contre ses lèvres :

« Merci »

Pour le bijou. Pour m'appartenir.

OoOoOoOoOoO

A bord de la voiture, Kurt regarde l'extérieur et admire les grands champs de lavande qui s'étendent à perte de vue. L'odeur suave entre par les fenêtres ouvertes.

Clément est en train de conduire. Joey est assis devant moi. Kurt semble perdu dans ses pensées. Je touche doucement le dos de sa main. Il tourne la tête vers moi et pose sa paume sur mon genou nu. Je porte un short crème et un tee-shirt rayé noir et blanc. Kurt patiente un moment, ne sachant pas quoi faire. Est-ce qu'il va remonter sa paume ou bien la faire glisser vers mon pieds ? Je le laisse me toucher en m'arrêtant de respirer. Brusquement, il prend ma cheville et l'installe sur ses genoux. Je me tourne pour ne pas être inconfortable.

« Donne-moi la deuxième »

Je regarde brièvement vers Joey et Clément qui ont les yeux rivés devant eux.

Je place ma deuxième jambe sur ses genoux. Les yeux de Kurt adoptent une lueur plus dure. Il touche un bouton sur la portière et une vitre fumée s'élève entre nous et les deux hommes à l'avant. Quelques secondes après, on est isolé. C'est pour ça qu'il y a tant d'espace à l'arrière...

« Je vais juste regarder tes chevilles » dit-il subitement nerveux.

Les traces des bracelets ? Je pensais que c'était oublié. Je ne me souviens pas en avoir repéré au niveau de mes chevilles quand j'ai pris ma douche. Lentement, il effleure la peau fine de mon mollet du bout des doigts et fait glisser mes tongs de mes pieds. Je gigote. Une petit sourire en coin étire ses lèvres. Il baisse les yeux et toute trace de joie disparaît en fixant les contusions.

« Ce n'est pas douloureux » répétais-je encore une fois.

Il m'observe d'un air malheureux, sa bouche tordue dans une ligne crispée et il acquiesce. J'essaye de retirer mon pied de ses mains mais il le tient. Il est à nouveau distant et maussade. Il regarde le paysage en touchant distraitement ma cheville.

« Tu pensais que ça donnerait quoi ? » demandais-je d'un ton tendre.

Il me regarde et secoue la tête.

« Je ne pensais pas ressentir ce que je ressens en voyant ces bleus »

Ok. Un coup froid. Un coup bavard... Voilà mon maniaque du contrôle. Même avec le temps passé à ses côtés, je ne m'habitue pas à ses changements de comportement.

« Donc tu ressens quoi ? »

Il me scrute avec un regard trouble.

« Dégoût » chuchote-t-il.

Oh non, non, non... Je me détache et vient plus près de lui, mes jambes toujours étendues sur ses cuisses. J'aimerais bien venir me blottir contre son torse mais la présence de Clément me gêne, même avec la vitre entre lui et nous. S'il n'y avait eu que Joey, je serais déjà dans ses bras.

Je me contente de serrer plus les mains de Kurt.

« Les traces sur mon torse me posent problème. Mais les autres et... et les menottes c'était bon. Vraiment bon. Je me suis vraiment amusé. On le refait où et quand tu veux »

Il gigote.

« Tu t'es vraiment amusé ? »

« Oui » lâchais-je dans un sourire.

J'appuie la plante de mon pied sur son sexe qui gonfle doucement et je vois sa bouche former un O parfait pour laisser passer un souffle tremblant.

« Je pense que tu devrais t'attacher Blaine »

Sa voix n'est qu'un murmure. J'appuie plus mon pied. Ses yeux s'obscurcissent. Il entoure ma cheville de ses doigts en signe d'avertissement. De cesser ? De continuer ? Il fronce les sourcils en prenant son IPhone. Il décroche en jetant un coup d'œil à sa montre.

« Sterling ! » crache-t-il.

Putain, encore le travail qui nous coupe. J'essaye une fois de plus d'enlever mes pieds mais il serre plus ses doigts autour de mes chevilles.

« Salle informatique ? » dit-il fortement, choqué, « les valves d'extinction se sont ouvertes ? »

Valves d'extinction ? J'enlève mes pieds et il ne me retient pas. Je me redresse et attache ma ceinture de sécurité. Je fais tourner le bracelet à vingt mille euros autour de mon poignet. Kurt touche à nouveau le bouton et la vitre teintée s'abaisse.

« Des personnes touchées ? Bien matériels ? Ok... Quand ? »

Kurt baisse les yeux vers sa montre et dérange ses cheveux de ses doigts.

« Non. Pas les pompiers. Pas les flics non plus... Plus tard »

Pompiers ? Il y a eu le feu ? Je le regarde, apeuré. Joey pivote vers nous pour entendre la conversation.

« Vraiment, il l'a fait ? Ok... Je veux un rapport des biens détruits et je veux tous les noms des gens ayant pénétré cette salle... Oui même le personnel d'entretien... Demandez à Elena de me passer un coup de fil... Ouais je ne sais pas... J'en ai conscience... Faites-moi tout parvenir dans trois heures... Je dois être au courant... Merci »

Kurt fait un autre numéro après avoir mis fin à l'appel.

« Duval... Parfait... Quand ?... Une heure, ok... Oui... Centrale des données... Parfait »

Il raccroche.

« Clément, on doit être au bateau en quarante-cinq minutes »

« Très bien Monsieur »

Clément met un coup d'accélérateur.

Kurt me fixe d'un air impassible.

« Des personnes ont été blessées ? » demandais-je.

« Non. Il y a très peu de pertes matérielles »

Il me prend la main dans un geste apaisant.

« Ne te fais pas de soucis. Mes employés sont sur le coup »

Le retour du chef d'entreprises, maître du contrôle sans ciller.

« Il y a eu un incendie où ? »

« Salle informatique d'Hummel Enterprises »

Je me doute qu'il ne veut pas s'attarder sur le sujet.

« Tu as peu de pertes matérielles ? »

« Oui. Il y a un système ultramoderne d'extinction. Blainey, s'il te plaît, ne t'en fais pas »

« Je ne m'en fais pas »

Je raconte des cracks.

« Personne ne sait si c'est un incendie volontaire ou non » complète-t-il.

Voilà ma plus grande crainte.

L'hélicoptère. Ses bureaux. C'est quoi la suite ?

(*) Citation du Portrait de Dorian Gray : Oscar Wilde

Voilà pour ce modeste chapitre !

Pour les personnes intéressées, j'ai attaqué l'écriture du chapitre 64 ce soir. Ce qui veut dire que je n'ai plus que 10 chapitres à écrire en comptant l'épilogue. Non je ne suis pas triste non... Bon si, ça me fait bizarre de me dire que Nuances c'est bientôt fini mais bon... Ma prochaine fic sera bientôt la :)

Trêve de racontage de vie

N'hésitez pas à me donner votre avis dans une petite review. Je les lis et apprécie toujours autant.

Merci pour votre soutien et votre fidélité.

A la semaine prochaine...

Bisous bisous mes amours.

Cindy :)