Coucou à tous !

J'espère que vous allez bien et que votre semaine s'est bien passée.

Nuances a eu 1 an mercredi. Je tiens à vous remercier pour le soutien et les encouragements que vous m'avaient permis de recevoir. Je suis vraiment heureuse de voir que Nuances vous plaît toujours au bout d'un an et je suis heureuse de pouvoir partager cette fic avec vous. Merci du fond du cœur.

Merci au nouveau fav/follow de la semaine.

Merci à Clara, Biscotto, uneklaineuuuuuse, CeliaCom7, ViviKlaine, Marion, Claire, mamstaz, Anna, minilou, Sara, Klaineuse pour vos reviews

Clara00 : ça montre un autre côté de Blaine. Il n'est pas qu'un soumis et certainement pas un pantin dirigé par Kurt. Ouep ce côté de leur relation va arriver ;) Il vous reste encore plus de 20 chapitres à lire donc pas de panique :')

Soso : YO POULETTE DES MARTRES DE VEYRE :'D Ne prononce pas le nom de Ro... Non pas lui * pleure misérablement * Voldemort est un petit joueur à côté de lui ! Rognot c'est le mal eurkk c'est dégueulasse d'accord ? Mais ma petite, Cooper a tout appris à Blaine. Il lui a montré comment être magnifique aussi ** Le charme Anderson tu comprends Madame Bom(n)erson ? Je t'avoue que ce prénom est à chier mais j'ai pris le premier qui me passait par la tête. Excuse-moi... Je suis fière de toi Choupette ! Je t'envoie plein de bisous de la famille Andercriss :*

uneklaineuuuuuse : Non Elliott n'est pas mort. Pourquoi j'ai ri quand j'ai lu ça « Elliott est mort concrètement ? » Je suis une horrible personne je sais...Merci c'est adorable. Je sais pas s'il y aura des bébés Klaine mais s'il y en a je les appelle Jack et Mike ! J'aime Joey aussi !

CeliaCom7 : Blaine n'aime pas les marques parce que Kurt les a fait exprès pour qu'il ne se mette plus en maillot de bain ^^ Ouais je pense que son inquiétude pour les traces montrent qu'il a évolué. Tu verras si ça vient de Seb ou non. Je ne veux pas te gâcher le plaisir ;) à bientôt !

ViviKlaine : je ne peux pas t'en dire plus, tu le découvriras avec les prochains chapitres :) merci pour les choses adorables que tu dis. Bisous :*

IheartIns : coucou. Il reste encore un peu plus de 20 chapitres avant la fin. Il y a encore du temps. Merci c'est adorable. Bisous Marion :')

Clairegleek78 : je suis contente que tu aimes toujours ce que j'écris :) c'est le point positif d'avoir du retard dans la lecture : tu as les chapitres d'après tout de suite :) Ouep j'en écrirais une autre après celle-ci en plus de quelques OS :')

mamstaz : Tu verras si ton intuition au sujet de Sebastian est la bonne :') merci à la semaine prochaine.

AnnaKlaineuse : c'est la magie Klaine ça ! Personne ne peut résister à la magie Klaine ! Ouep prochaine fic que je commencerais après la fin de Nuances :) donc elle n'est pas publiée encore :'D Je te salue toi et tes 14 ans !

Minilou : hey ! Ouais moi aussi ! J'écris tout ça depuis ma tombe en fait ! Je suis un fantôme, tuée par la perfection de Darren Criss. J'accepte la garde alternée ! OWIIIII allons vivre à Dalton ! (avec tous ces garçons en blazer...) Merci de m'encourager pour cette fic. Elle ne serait pas là sans vous tous. Courage à toi. J'espère que tu iras bien et que ton opération n'était pas trop lourde... Merci à toi !

Licorne-Klaine : Haaaan merci ma chérie. C'est vraiment adorable :) Je voulais devenir écrivain mais les profs au collège et au lycée m'avaient dit que je n'étais pas faite pour ça et que je n'avais pas un style d'écriture assez bon... Donc je suis en fac de biologie. C'était le moment Je Raconte Ma Vie de Cindy :'D Merci d'être aussi géniale :) gros bisous !

Klaineuse : WALALA ma chérie ! J'espère que toi aussi tu vas bien! J'aime faire lancer/casser des choses aux gens quand ils sont énervés. Je trouve que ça montre bien que tu es énervé et en même temps ça fait tellement de bien de le faire... Ouais tu as raison. KUrt a changé depuis le début mais, dans le fond, il est toujours un peu tourmenté et perdu. Je ne peux pas te dire si tu as raison ou si les autres ont raison... Le chapitre avec l'explication arrive bientôt donc vous le saurez tous au moment voulu ^^ Je sais pas si mes chapitres sont parfaits mais merci. Ca fait plaisir de lire ça en tout cas ! OH PUTAIN ! Tu es la première à qui j'ai pensé quand j'ai vu les photos de Darren en Hedwig ! J'avais envie de t'envoyer un message pour lâcher la fangirl hystérique en moi :'D Il est putain de parfait ! Deuxième Chance est ma fic préférée du moment. Sympathy for the Devil c'est une amie qui l'écrit (Je suis très fière d'être sa bêta d'ailleurs **) Tu es marié avec Darren? Depuis quand chanceuse! Change ton nom. Ce n'est plus Klaineuse c'est Chanceuse ! (Ouais je suis hilarante...) Ouais c'est toujours comme ça quand Darren à un projet. Lui est toujours le premier a encouragé les personnes ou à les féliciter mais lui j'ai l'impression que tout le monde le laisse. Ca me brise le coeur parce que c'est un homme génial. Mais après, ils ont peut être envoyés leurs encouragements en privé je sais pas... Je t'aime Clara Super Fan. Je suis trop fière de mon bébé Darren en tout cas ! Vivement ta réponse (parce qu'on papote plus de nos et de Darren que d'autre chose... I LIKE THAAAAAT) Gros bisous et pleins de coeurs paillettes pour toi ma chérie :*

/!\ Présence de lemon /!\

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 52

Kurt est dans une pièce du bateau dont il se sert de bureau depuis qu'on est rentré. J'ai tenté de me plonger dans un roman, de regarder une émission à la télé, de me faire bronzer sur le pont du yacht. Mais non. Je ne peux pas évacuer ma nervosité. Je descends dans la chambre et pose mon bracelet à vingt mille euros dans la table de nuit. Je remonte ensuite dans la pièce principale pour trouver Joey. Il est assis dans un fauteuil, près de la porte où se trouve Kurt. Il lit un livre mais s'en détourne quand je m'approche. Il a l'air surpris.

« Monsieur ? »

« Je voudrais aller en ville »

« Bien sûr Monsieur »

Il se met debout.

« Je vais me servir du Jet-Ski »

« Hmm... »

Son front se plisse alors qu'il semble chercher quoi dire.

« Ce n'est pas la peine d'interrompre Kurt pour si peu »

Il se retient de souffler.

« Monsieur... hmm... Je ne pense pas que Monsieur Hummel apprécie cette idée. Et je ne souhaite pas vraiment me faire licencier »

Là, ils me cassent tous les couilles. Je n'ai pas d'autres expressions. Je me retiens de rouler des yeux. A la place, je fronce les sourcils en lâchant un souffle bruyant. Je suis agacé et presque énervé de ne pas pouvoir faire ce que je veux une fois de plus. Mais, en y pensant, je ne veux vraiment pas que Kurt s'en prenne à Joey ni à moi d'ailleurs. Je passe devant Joey, sûr de moi, toque à la porte et pénètre dans le bureau avant même d'avoir entendu sa réponse.

Kurt est en pleine conversation téléphonique et il se tient debout contre le bureau. Il me regarde.

« Attendez un instant Elena je vous prie »

Il me fixe courtoisement et patiente le temps que je dise quelque chose. J'ai l'impression d'être dans le bureau du directeur du collège après avoir fait une bêtise. Putain, ce mec m'a baisé hier soir. Je ne dois pas être timide face à lui. Il est mon époux ou pas bordel ? Je relève la tête avec assurance et lui offre un sourire éblouissant.

« Je vais en ville acheter des trucs »

« Ok. Demande à Clément ou Maxime de t'accompagner. À Joey aussi »

Il ne veut pas en savoir plus. Les événements de New York doivent être très sérieux. Je demeure immobile au milieu de la pièce. Peut-être que je peux faire quelque chose pour lui...

« Tu veux autre chose ? » me questionne-t-il.

On dirait qu'il veut que je dégage rapidement.

« Tu veux que je reste ici ? » lui demandais-je.

Il me sourit maladroitement.

« C'est bon mon cœur. Les employés sont là si j'ai besoin »

« Ok »

J'aimerais bien l'embrasser... Alors merde, je vais le faire. Il est mon époux, je le peux. Je m'approche de lui d'une manière assurée et pose ma bouche sur la sienne. Il semble étonné.

« Je vous appelle plus tard Elena » grogne-t-il.

Il jette son IPhone sur le bureau, me prend contre lui et me donne un baiser fiévreux et langoureux. Je suis haletant quand il s'écarte. Ses yeux sont bleus foncés et ils sont affamés.

« Tu détournes mon attention... Je dois régler cette affaire rapidement. On pourra reprendre notre voyage de noces ensuite »

Il effleure ma joue du bout du doigt et le passe lentement sur mes lèvres.

« Ok. Pardon »

« Non, ne t'en fais pas Blainey. J'aime ce genre d'interruptions »

Il pose un baiser à la commissure de mes lèvres.

« Va dépenser sans compter »

Il défait son étreinte.

« Bien Monsieur »

Je ris en quittant la pièce.

Tu as oublié de mentionner le détail du Jet-Ski mais bon...

J'ignore cette remarque et rejoins Joey qui patiente au même endroit.

« J'ai l'autorisation du grand patron... On y va ? »

J'essaye de ne pas me montrer trop railleur. Joey ne se retient même pas et sourit avec respect.

« Je vous suis Monsieur »

OoOoOoOoOoO

Joey me montre tranquillement comment guider l'appareil. Son ton strict calme et sa douceur font que je comprends facilement. On se trouve dans le canot, secoués doucement par les vagues, près du yacht. Maxime nous surveille sérieusement et un des employés du bateau contrôle le canot. Il fallait bien au moins trois gardes du corps pour sortir en ville. C'en est presque absurde.

Je tire sur les liens de mon gilet de sauvetage et adresse un énorme sourire à Joey. Je prends sa main pour m'aider à monter sur le Jet-Ski.

« Enroulez le cordon de la clé autour de votre poignet. Si vous chutez, l'appareil s'arrêtera directement »

« D'accord »

« Vous êtes prêt ? »

J'acquiesce vivement.

« Mettez le contact quand vous serez éloigné d'environ deux mètres. On va vous suivre »

« Ok »

Il pousse l'appareil. Il lève son pouce. Je mets le contact et le moteur vrombit sous moi.

« Faites attention Monsieur » me prévient Joey.

J'actionne l'accélérateur. L'engin crachote et s'arrête immédiatement. Putain ça semble si simple quand c'est Kurt qui le fait... Je recommence encore deux fois mais le scooter cale. Putain de merde.

« Allez-y plus lentement avec l'embrayage ! » me conseille Joey d'une forte voix.

« Ok, ok, ok »

Je fais une nouvelle tentative en abaissant doucement le levier. Le Jet-Ski fait un bond brusque mais il ne cale pas. Ouais ! Il s'avance doucement. Je m'écarte calmement du bateau vers la côté. Dans mon dis, je perçois vaguement le bruit du canot. J'appuie plus sur l'accélérateur et l'appareil fait des bonds et fonce sur la mer. Le vent chaud et les gouttelettes d'eau frappent mon visage et agite mes cheveux. C'est libérateur et putain d'amusant. Je comprends pourquoi Kurt veut toujours conduire.

Au lieu d'aller tout de suite vers le littoral et d'arrêter de m'amuser, je fais un virage vers la gauche pour contourner le yacht. Oh mon Dieu, c'est tellement excitant ! Quand je reviens à ma position initiale, j'aperçois Kurt sur le bateau. Je suis presque sûr que ses yeux sont rivés sur moi et que sa bouche est grande ouverte. En restant prudent, je lève une main pour lui faire des gestes joyeux. Il me répond au bout d'un moment. Je ne peux pas voir son visage. Tant mieux à mon avis. Je fonce vers la marina à toute vitesse en glissant sur la mer brillante de cette fin de journée.

J'atteins la jetée et je patiente pour que le canot se gare devant moi. Joey a une expression morose. Maxime, lui, a l'air de trouver cela amusant. Je me demande si les deux hommes se sont disputés mais je sais que Joey fait cette tête à cause de moi. Maxime saute sur la jetée pour attacher le canot et Joey me fait un signe de main pour que je me mette près de la petite embarcation.

« Arrêtez le moteur Monsieur » ordonne-t-il doucement en stabilisant le Jet-Ski.

J'y arrive sans encombre, étonné de ne pas avoir créer de catastrophes.

« Monsieur... Ça dérange légèrement Monsieur Hummel que vous conduisiez le scooter » annonce-t-il en s'empourprant.

Il piétine sur place tant il est mal à l'aise. Je ne relève pas le fait qu'il appelle toujours Kurt « Monsieur Hummel ». Il a dû lui passer une engueulade au téléphone. Oh... Mon mari a une petite manie : il veut toujours me protéger comme si j'étais en sucre. Je souris calmement.

« D'accord. Cependant, Monsieur Hummel n'est pas avec nous. Donc si ça le « dérange légèrement » comme vous dites, je suis certain que j'en entendrais parler quand on sera sur le bateau »

Joey cligne des yeux.

« D'accord Monsieur »

Il me donne ma sacoche. Je monte lentement sur la jetée. Je remarque son sourire crispé. J'ai envie de sourire aussi. J'apprécie énormément Joey mais je n'aime pas qu'il me réprimande. Il n'est pas mon père ou mon mari.

Je souffle. Kurt est énervé. Il n'a vraiment pas besoin de ça en ce moment. Je suis débile. Alors que Joey monte à son tour sur le quai, mon IPhone sonne dans ma sacoche.

« Oui ? »

« Blaine... »

« Je rentre vite. Ne sois pas énervé »

Il inspire brusquement.

« Hmm... »

« Si tu veux savoir, je me suis éclaté »

« Tu sais que je ne suis pas du genre à t'empêcher de prendre ton pied mais... sois prudent. Je t'en prie »

Oh ben merde alors... Il ne me fait pas la moral et il me donne même son feu vert.

« Juré. Tu veux que je te ramène un truc ? »

« Non. Seulement toi en un seul morceau »

« Je vais essayer de tout faire pour te ramener ça mon Kurt »

« Je suis heureux de l'entendre »

« Vos désirs seront satisfaits » répondis-je en gloussant.

Je sais qu'il sourit.

« Je dois te laisser. J'ai un double appel. A tout à l'heure mon cœur »

« A tout à l'heure Kurt »

Il coupe la communication. Bataille du Jet-Ski conclue. Joey m'ouvre la portière de la voiture. Je lui offre un sourire fier en grimpant. Il bouge la tête avec humour.

Dans le véhicule, je tape un mail sur mon portable.


De : Blaine Anderson

Objet : Mes remerciements

A : Kurt Hummel-Anderson

Merci de ne pas me faire la tête.

Ton mari fou amoureux.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : Zen attitude

A : Blaine Anderson

Ne me remercie pas.

Rentre sain et sauf.

Ce n'est pas négociable.

Kurt Hummel-Anderson, PDG & Mari très protecteur, Hummel Enterprises.


Je souris en lisant son mail et en voyant qu'il a changé son nom. Oh mon Kurt...

OoOoOoOoOoO

La plupart des boutiques de la rue dans laquelle je me trouve sont des grandes marques. Ça me met assez mal à l'aise. Je trouve un magasin bon marché dans une ruelle et mets la main sur un superbe nœud papillon. Il est rose pâle et il y a quelques fils argentés dessus. Il ne coûte que quinze euros. Je l'achète avec un sourire. Je me retrouve un peu. Pas Blaine Hummel-Anderson. Blaine Anderson, celui qui aime les nœuds papillon et les objets sans valeur.

Je me rends compte que ce n'est pas seulement la personnalité de Kurt qui m'intimide. Tout son argent aussi. Est-ce que je pourrais m'y faire ?

Joey et Maxime sont tranquillement derrière moi. Ils sont si discrets que j'arrive presque à les oublier. J'aimerais offrir quelque chose à Kurt pour qu'il arrête de penser à tous ses problèmes. Mais quoi ? Je marque une pause sur un trottoir et examine les magasins autour de moi. Je vois une vitrine de photographes et je pense soudainement à quelque chose. C'est assez osé, j'en ai conscience. Il me faut de l'aide et je sais qui peut justement m'aider.

Je prends mon IPhone et cherche Paul dans mes contacts.

« Oui ? » grogne-t-il d'une voix lourde de sommeil.

« Paul c'est Blaine »

« Hey Blainey ! Tu vas bien ? Tu fais quoi ? »

Il semble plus énergique et presque anxieux soudainement.

« Je suis en France et oui ça va »

« En France ? Dans un grand hôtel j'imagine »

« Hmm non... Sur un bateau »

« Ah oui ? »

« Un yacht »

« Oh ok »

« Paul, tu peux m'aider sur quelque chose s'il te plaît ? »

« Oh oui, évidemment. Dis-moi »

Il semble étonné mais enthousiaste. Je lui raconte ce que je veux faire.

OoOoOoOoOoO

Environ deux heures après, Joey me tend la main pour que je grimpe à bord du yacht. Maxime s'occupe du Jet-Ski. Kurt n'est pas là. Je me dépêche de partir dans la chambre pour pouvoir faire un paquet pour son cadeau. Je suis vraiment fier de moi pour le coup.

« Tu as mis du temps... »

Kurt me fait sursauter juste au moment où je finis mon emballage. Je pivote sur moi-même. Il est debout sur le pas de la porte. Il me fixe intensément. Est-ce qu'il est encore en colère pour tout à l'heure ? Ou alors il est sur les nerfs à cause du feu à Hummel Enterprises ?

« Ça va à New York ? »

« On ne peut pas vraiment dire que ça va » rétorque-t-il, exaspéré.

« J'ai acheté quelques trucs »

Pourvu qu'il ne soit pas fâché contre moi... L'expression amoureuse de ses yeux m'apaise un peu.

« Et quoi donc ? »

« Ça »

Je sors la petite boite contenant mon nœud papillon et l'ouvre pour lui montrer.

« Il est très beau »

Il fait un pas vers moi et regarde l'objet de plus près. Son front se plisse quand il caresse délicatement mon poignet droit nu où les traces sont toujours présentes. Des petites décharges électriques parcourent ma peau là où il me touche.

« Ça aussi »

Je lui donne la boite contenant son cadeau. Je veux vraiment qu'il pense à autre chose.

« Pour moi ? » demande-t-il, surpris.

J'acquiesce doucement. Il prend le paquet et le bouge dans tous les sens, un air enfantin sur les traits. Il s'installe à mes côtés sur le matelas.

« Merci » souffle-t-il, heureux et maladroit.

« Tu ne sais même pas ce que c'est »

« Je m'en fiche. Je suis certain que je vais l'aimer. Peu de personnes m'achètent des cadeaux »

« Ce n'est pas facile de trouver quoi t'offrir. Tu possèdes tout »

« Oui. Toi »

« Exact »

Je lui offre un sourire et il craque l'emballage rapidement mais soigneusement.

« Un appareil photo ? »

Il m'observe, étonné.

« J'ai conscience que tu en as déjà un mais celui-là... hmm... tu peux faire de très jolies portraits. Regarde »

Il semble perdu.

« Je t'ai vu regarder ces nus féminins à la galerie tout à l'heure et tu regardais beaucoup les photos dans les musées parisiens. Il y a aussi... »

J'avale ma salive et tente de ne pas penser aux clichés que j'ai vu dans sa commode. Il a l'air de saisir ma pensée et ses yeux s'écarquillent. Je continue pour ne pas perdre mon courage et penser à combien je suis ridicule :

« Peut-être... Peut-être que tu pourrais me prendre en photo ? »

« Te prendre en photo ? Toi ? »

Il me dévisage, sceptique, sans jeter un coup d'œil à l'appareil posé sur ses cuisses. J'acquiesce en essayant de tout cœur de capter sa réaction. Il baisse les yeux vers l'objet et le fixe d'un air perdu.

Merde. Qu'est-ce qui passe dans sa tête maintenant ? Je ne voulais pas qu'il réagisse comme ça...

Parce que tu penses qu'il est le genre de personnes dont on peut prévoir les réactions ?!

Il relève les yeux vers moi et ils sont remplis de souffrance.

« Pourquoi tu crois que je veux ça ? » me questionne-t-il, sceptique.

Merde. Il avait dit qu'il aimerait mon cadeau quoi qu'il arrive...

« Tu n'en as pas envie ? »

Kurt déglutit et dérange ses cheveux. Il semble déboussolé et perturbé. Il respire profondément.

« D'ordinaire, ce genre de clichés est un point de pression, une menace Blaine. C'est vrai. Pendant longtemps les hommes n'étaient que des moyens de distraction pour moi »

Il arrête de parler, visiblement gêné.

« Tu penses que si tu me prends en photo, je serais... un moyen de distraction ? »

Il ferme les yeux.

« Je suis totalement perdu » chuchote-t-il.

Ses paupières se soulèvent et son regard est plein de prudence, empli d'un torrent de sentiments.

« Pourquoi ? »

La peur m'envahit doucement. Je pensais lui apporter du bonheur. Je ne souhaite pas qu'il soit perdu à cause de moi. Mon cerveau tourne à vive allure. Il n'a pas vu le Docteur Schuester depuis presque un mois. C'est ça le souci ? Il est déboussolé à cause de ça ? Est-ce que je dois passer un coup de fil à Schuester.

Soudain, je saisis ce qui se passe : le feu, son hélicoptère, le Jet-Ski... Il se fait du souci pour moi. Les traces sont comme un rappel de cette crainte. Il y a pensé toute la journée. Il ne connaît pas ce sentiment de gêne face à la douleur qu'il inflige.

Il baisse la tête et ses yeux se posent encore sur mon poignet où je devrais porter le bracelet qu'il m'a offert. Voilà !

« Kurt, ce n'est rien. On avait décidé d'un mot d'alerte et je ne l'ai pas dit. J'ai vraiment aimé alors cesse de t'inquiéter à ce sujet. J'aime bien les baises perverses. Tu es au courant »

Je rougis et essaye de retenir l'angoisse qui se déchaîne en moi. Il me fixe intensément. Je ne sais pas du tut ce qui se cache dans sa petite tête. J'insiste tout de même.

« C'est en rapport avec le feu ? Tu penses que c'est lié avec l'incident de ton hélicoptère ? Tu te fais du souci pour ça ? Dis-moi Kurt, s'il te plaît »

Il me dévisage en restant silencieux. Un énorme blanc grossit entre nous comme plus tôt dans la journée. Bordel.

« Arrête de cogiter là-dessus Kurt »

Je retire la boite de ses genoux et l'ouvre. Il ne rate aucun de mes mouvements, impassible.

Le vendeur a voulu faire bien et a préparé l'appareil avant de me le vendre. Je le prends, enlève le cache et tourne l'objectif vers Kurt pour que ses jolis traits paniqués entrent dans le cadre. J'enclenche le bouton plusieurs fois d'affilée et sept clichés de Kurt angoissé sont enregistrés.

« Eh bien, tu seras mon moyen de distraction » conclus-je en appuyant sur le bouton.

La dernière photo montre sa bouche un peu relevée. J'appuie à nouveau. Sur celle-ci, il a un sourire. Tout petit mais sourire quand même. J'appuie encore et la tension semble le quitter doucement. Il m'offre un rictus charmeur totalement ridicule et j'éclate de rire. Ouf... Mon maniaque est à nouveau là. Je suis rassuré de le retrouver.

« Je pensais que tu me l'avais offert » grogne-t-il, bougon.

Je sais qu'il me fait marcher.

« Il devait te faire t'amuser mais visiblement il te rappelle d'autres façons de t'amuser »

Je prends tout un tas de photos de lui et la malice détend ses traits au fil des images prises. Ses yeux s'obscurcissent et un air sauvage prend place.

« Tu veux que je m'amuse avec toi ? » murmure-t-il d'un ton sensuel.

Je ne réponds rien et continue mes photos.

« Je serais capable de m'amuser avec toi tout le temps sans me lasser Blaine »

« J'en ai conscience Kurt. Pourquoi te retenir d'ailleurs ? »

Son expression se durcit. Putain. J'arrête avec l'appareil et le fixe.

« Il y a un problème Kurt ? »

Mon ton est agacé. Il demeure silencieux. Putain ce qu'il est pénible. Je relève l'appareil photo et je ne lâche pas l'affaire.

« Parle ! »

« Il n'y a rien » rétorque-t-il en s'éloignant.

Brusquement, il vire la boite sur le sol, me prend et me plaque sur le matelas. Il se met à califourchon sur mes cuisses. En gigotant, je le prends toujours en photo alors qu'il sourit. Il me retire l'appareil des mains et je deviens piéger par mon propre jeu. Il le braque vers moi et appuie sur le bouton.

« Donc tu souhaites que je te prenne des photos de toi Blaine ? »

Seuls ses cheveux ébouriffés et ses jolies lèvres sont visibles maintenant.

« Avant ça, je veux des sourires »

A la fin de sa phrase, il attaque mes flancs avec ses doigts et me chatouille. Je crie, gigote sous son corps et essaye de l'empêcher sans succès. Il affiche un plus grand sourire et accentue sa torture sur mes côtes en prenant toujours plus de photos.

« Arrête ! Arrête ! »

« C'est une blague ? » marmonne-t-il en abandonnant l'appareil photo pour me chatouiller des deux mains.

« K-Kurt ! »

Je m'étouffe à cause de mes rires. C'est la première fois qu'il me fait des guillis. Je me tortille dans tous les sens pour lui échapper. Je pouffe de rire et le dégage en le poussant. Mais non. Il se délecte de mon état avec un sourire sur les lèvres.

« Stop Kurt ! »

Il s'arrête d'un coup, prend mes doigts et les lève de chaque côté de mon visage. J'ai rigolé si fort que je suis haletant. Son souffle est aussi erratique que le mien. Il m'admire. Ma respiration se bloque totalement. Il m'admire avec fascination, amour, respect. Oh bordel !

« Tu es tellement beau »

On dirait qu'il ne m'avait jamais vu avant. Ses paupières s'abaissent et ses lèvres trouvent les miennes avec émerveillement. Mon désir s'éveille lentement en moi. Je l'ai rendu ainsi. Il est comme ça pour moi. Wow ! Il libère mes doigts et met ses mains dans mes boucles, me tenant doucement en place. Je me cambre instinctivement pour le toucher plus. Je m'abandonne à l'envie et l'embrasse à mon tour. D'un coup, la tendresse et la douceur disparaissent pour laisser place au sensuel et au sauvage. Sa langue passe mes dents et se bataille avec la mienne. Sa bouche est maintenant avide et endiablée. L'envie envahit chaque cellule de mon corps et réchauffe mon sang déjà bouillant. Je suis au bord de la combustion spontanée. Un éclair de nervosité se pointe tout de même. Un truc cloche.

Un souffle tremblant passe ses lèvres ainsi qu'un gémissement.

« Qu'est-ce que tu es en train de me faire ? » chuchote-t-il, ému.

Son corps recouvre le mien, m'enfonçant dans le lit. Une de ses paumes tient mon visage et l'autre caresse mon torse, ma hanche, mes fesses. Il pose une nouvelle fois ses lèvres sur les miennes. Son genou écarte les miens et son bassin est écrasé contre moi. Son membre tendu frotte le mien sous nos couches d'habits. Je tremble et geins dans sa bouche, ignorant les signaux d'alarme dans ma tête. Il le veut. Il me veut parce que c'est nécessaire pour lui. Je me laisse aller dans son baiser et mêle mes mains à ses cheveux, le rapprochant de moi. Il est délicieux. Kurt. Mon Kurt.

Brusquement, il stoppe tout, se redresse et tire sur mes mains pour que je me lève aussi. Je me tiens droit face à lui, pantelant. Il déboutonne mon short et le retire avec mon boxer. Je n'ai même pas le temps de souffler que je suis couché sous son corps. Il abaisse sa braguette. Oh merde. Il n'enlève pas ses habits ou mon haut. Il encadre mon visage de ses mains et, sans me préparer, entre en moi. Une larme coule sur ma joue dans un hurlement de douleur.

« Chut, chut »

Il caresse mon visage et attends que je m'habitue à l'intrusion. Il commence à bouger lentement, ressort et me pénètre plus profondément. Je gémis faiblement.

« J'ai besoin de toi » souffle-t-il d'une voix rauque.

Il suçote et mord doucement ma lèvre inférieure avant de me donner un baiser langoureux. J'enroule mes membres autour de lui, le câline et le serre aussi fort que je peux. Je veux faire disparaître toute cette anxiété. Il reprend ses mouvements lentement et profondément. J'ai l'impression qu'il veut entrer et se perdre en moi. Des va-et-vient sauvages et désespérés. Je sens la sensation familière enserrait mon estomac, faisant grimper la chaleur à chaque avancée en moi. Sa respiration haletante et tremblante frappe mon cou, me montrant qu'il disparaît dans mon corps. C'est sensuel. Charnel. Il a envie de moi avec tellement de force... Je sens que ça vient... Ça vient... Il continue son martèlement et me pousse toujours plus près du précipice.

« Jouis bébé » souffle-t-il.

Il se cambre pour que je me détache de lui.

« Regarde-moi ! » halète-t-il, « laisse-moi te voir »

Son ton est désespéré et sans équivoque. Mes paupières se soulèvent légèrement et ses traits déformés par la passion apparaissent. Ses yeux sont emplis d'ardeur et d'abandon. Son désir et son amour me font tomber. Il détient tous les pouvoirs sur mon corps. Mon orgasme me frappe. Je jette ma tête dans le coussin alors qu'une série de tremblements me secoue et que des jets jaillissent pas à-coups.

« Oh ! BLAINE ! » hurle-t-il.

Il jouit à son tour en me prenant profondément. Il s'immobilise et tombe sur moi. Il bascule sur le dos et me fait tourner en même temps. Son sexe est toujours en moi alors que je suis étalé sur son torse. Je redescends de mon nuage de plaisir. Je voudrais le taquiner et lui lancer que je peux redevenir son moyen de distraction quand il veut mais je me retiens. J'ignore dans quel état d'esprit il est alors autant ne pas tenter le diable.

Je lève prudemment les yeux vers lui pour jauger la situation. Ses paupières sont closes et il me tient fermement contre lui. Je pose un baiser sur sa poitrine par-dessus le tissu de sa chemise.

« Parle-moi Kurt. Dis-moi ce qui se passe »

Je patiente nerveusement. Je ne sais pas s'il va se confier maintenant qu'il a eu sa dose de sexe. Il me serre plus étroitement pour seule réponse. Avec un élan de courage, je ressors mes vœux de mariage :

« Je promets de t'accompagner fidèlement et loyalement dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé ou dans la maladie, dans le bonheur comme dans le malheur... »

Son corps se tend et ses yeux s'écarquillent.

« Je fais la promesse de t'aimer de tout mon cœur, de supporter tes ambitions, de te rendre fier, de te porter un respect sans faille, de vivre mes joies et mes peines avec toi, de sécher tes larmes et d'être là pour toi en cas de besoin »

Je m'arrête un moment en espérant qu'il dise quelque chose.

« Et de t'aimer inconditionnellement pour l'éternité »

« Mon Blainey » murmure-t-il.

Il bouge, brisant notre câlin et se couche sur le flanc face à moi.

« Je te fais la promesse de protéger et d'aimer sincèrement notre mariage et ta personne » murmure-t-il d'un ton enroué, « je fais la promesse de te chérir, de t'être fidèle à toi seulement toi, pour le meilleur et pour le pore, dans la santé comme dans la maladie, à travers tous les méandres de la vie. Je prendrai soin de toi et aurai confiance en toi. Je te porterai un respect sans faille. Je vivrai avec toi les joies, les peines et je sécherai tes larmes. Je te soutiendrai dans tous tes projets et aspirations. Tout ce qui m'appartient t'appartient. Je t'offre mon cœur et mon amour sans limite en ce jour jusqu'à la fin des temps »

Mes yeux s'humidifient et ses traits deviennent plus tendres.

« Non, ne pleure pas » chuchote-t-il en essuyant mes larmes.

« Tu ne veux pas me dire ce qu'il y a ? S'il te plaît Kurt »

Ses yeux se ferment comme s'il avait mal. Je continue quand même :

« Kurt, j'ai fait la promesse d'être là pour toi quoi qu'il arrive. Je t'en prie, laisse-moi t'aider »

Il souffle et ouvre à nouveau les yeux. Il a l'air d'un coup comme un petit garçon fragile.

« C'est un incendie volontaire » souffle-t-il finalement.

J'en étais sûr !

« Je me fais surtout du souci parce que... Ils s'en prennent à moi et j'ai peur... »

Il s'arrête, ne pouvant pas finir sa phrase. Je le fais donc :

« Tu as peur qu'ils s'en prennent aussi à moi »

Son visage devient plus pâle. J'ai mis le doigt sur la raison de sa panique.

« Merci » lâchais-je en touchant doucement ses joues.

Son front se plisse.

« Pourquoi tu me remercies ? »

« Pour me l'avoir dit »

Il bouge la tête et m'adresse un léger sourire.

« Quand tu as une idée en tête mon cher Blaine... »

« Tu gardes tout pour toi. Tu vas chopper un ulcère avant d'avoir trente ans. J'ai envie que tu restes en bonne santé »

« Tu es un bon stimulant à ulcères. J'ai cru mourir en te voyant sur le Jet-Ski tout à l'heure »

Il tombe sur le dos, met son bras sur sa tête et tremble légèrement.

« Kurt... Il y a des gosses qui conduisent des Jet-Ski. Tu vas réagir comment quand je skierais à Aspen quand on ira à ton chalet ? »

Il s'étouffe en avalant sa salive et tourne la tête pour me regarder. Il semble terrifié. Je me retiens de rire.

« C'est notre chalet » me reprend-il.

Je continue comme s'il n'avait rien dit :

« Je n'ai pas cinq ans Kurt. Je ne suis pas si fragile que tu le penses. Ça va rentrer dans ta petite tête un jour tu crois ? »

Sa bouche se tend en une fine ligne. Je ne le pousse pas plus et parle d'autre chose :

« Donc ce feu... Tu as prévenu la police ? »

« Oui » dit-il d'une voix grave.

« C'est bien »

« J'ai fait augmenté les effectifs de sécurité »

« C'est compréhensible »

Tout à coup, je remarque qu'il porte toujours son pantalon et sa chemise. Moi je n'ai plus que mon haut. Putain alors si ça ce n'était pas une baise rapide, je ne sais pas ce que c'était. Je glousse à cette pensée.

« Qu'est-ce que tu as ? » me questionne Kurt, incertain.

« Toi »

« Moi ? »

« Toi. Tu as toujours tes vêtements »

« Oh »

Il baisse les yeux sur lui puis les braque sur moi et explose de rire.

« La tentation est trop grande avec toi Blainey. Surtout quand tu ris comme une adolescente »

Oh ! La bataille de chatouilles. Je me mets rapidement à califourchon sur lui. Il se rend vite compte de ce que je veux faire et il immobilise mes mains.

« Non »

Je sais qu'il ne joue pas cette fois. Ma bouche se tord d'un air boudeur mais j'ai conscience que c'est encore trop tôt.

« Je t'en prie non. C'est trop. Personne... Je n'ai pas le souvenir qu'on m'ait chatouillé dans le passé »

Il s'arrête de parler et je lui montre que je ne vais rien tenter.

« Peut-être que mon père me l'a fait quand j'étais tout petit mais pas après... »

Je le fais taire en posant mon doigt sur sa bouche.

« Hé, chut. Je suis au courant »

J'embrasse délicatement ses lèvres et me love contre son torse. Une boule enserre ma gorge alors que je pense au Kurt de six ans effrayé qui a perdu sa maman. Je serais prêt à tout pour lui tellement je suis amoureux.

Il enroule ses bras autour de moi et plonge son nez dans mes boucles. Il respire mon parfum en faisant monter et descendre ses doigts le long de ma colonne vertébrale. J'ignore le temps que l'on passe dans cette position. Je parle au bout d'un moment.

« Tu es resté combien de temps sans voir le Docteur Schuester avant cette fois ? »

« Deux semaines. Pourquoi cette question ? Tu ne peux pas te retenir de me chatouiller ? »

« Arrête » lâchais-je en riant, « à mon avis, il t'est très utile »

Kurt rit.

« Heureusement. Je le paie une fortune »

Il m'incite à relever les yeux vers les siens.

« Tu t'inquiètes pour moi bébé ? »

« Un mari exemplaire se doit de le faire pour son tendre époux »

« Tendre ? »

Un petit silence s'étend entre nous.

« Très tendre »

Je me redresse pour poser mes lèvres sur les siennes. Il m'offre un sourire maladroit.

« Tu souhaites aller dîner en ville ? »

« Peu importe du moment que ça te plaît »

« D'accord. On reste ici dans ce cas. Je peux veiller sur toi à bord. Merci pour ton cadeau »

Il s'empare de l'appareil et l'éloigne pour nous prendre en photo. Il immortalise notre câlin post-guillis, post-sexe et post-secret.

« De rien. Ça me fait plaisir » répondis-je, heureux.

Ses yeux pétillent.

OoOoOoOoOoO

On se promène tranquillement dans la magnifique galerie des Glaces de Versailles. Les éclats de Soleil se reflètent dans les miroirs, donnant des reflets éclatants au cristal des plafonds et à l'or présent dans la salle. C'est sublime. Époustouflant.

« Un tyran maniaque du contrôle a produit ça » lâchais-je à l'intention de Kurt.

Il me fixe en penchant la tête sur son épaule.

« Y-a-t-il un message derrière ceci Blaine ? »

« Non... Juste une remarque en l'air »

Il marche derrière moi et rit sarcastiquement en atteignant le centre de la galerie. Je m'immobilise là, devant les reflets des beaux jardins de Le Nôtre et devant celui de Kurt.

« Je voudrais faire un château comme ça pour toi » chuchote-t-il, « juste pour voir les mêmes éclats que maintenant dans tes jolis yeux »

Il caresse tendrement mes cheveux.

« Tu es si beau » dit-il.

Il pose un baiser sous mon oreille et enlace mes doigts. Je chuchote :

« C'est le moins qu'un tyran puisse faire pour son mari »

OoOoOoOoOoO

« Tu penses à quoi ? » me questionne Kurt en buvant son café après le dîner.

« Au château de Versailles »

« Plutôt tape à l'œil tu ne trouves pas ? »

Il m'offre un sourire. Je contemple la salle de réception.

« Rien n'est tape à l'œil là » lâche Kurt, un peu sèchement.

« En effet. C'est très classe. Grâce à toi, j'ai eu le plus beau voyage de noces du monde »

« Ah oui ? » dit-il, surpris.

« Bien sûr »

« Il nous reste seulement deux jours. Tu veux visiter ou faire une chose en particulier ? »

« Non. Juste rester auprès de toi »

Il se met debout, fait le tour de la table et pose un baiser sur mon crâne.

« Tu penses que tu peux rester seul une heure ? Je dois m'occuper de mes mails »

« Oui, évidemment » lâchais-je avec un enthousiasme feint.

« Merci pour le cadeau » redit-il en s'éloignant.

OoOoOoOoOoO

Je suis à nouveau dans la chambre et consulte moi aussi mes mails. Je mets en route mon ordinateur et voit que j'ai plusieurs messages de Cooper, de Sam et Zoé. Ils me racontent les dernières nouvelles de New York et veulent savoir comment se passe notre voyage. Bon ben tout était bien jusqu'à ce qu'un con foute le feu à Hummel Enterprises.

Je tape une réponse à Cooper et le Ping d'un nouveau message sur Skype se fait entendre. C'est Zoé.


Zoé Moore :

Blainey ! J'ai entendu la nouvelle aux infos. Il y a eu le feu à Hummel Enterprises. Tu penses que c'est un incendie volontaire ?


Elle est connectée ! Je me mets en ligne tout de suite aussi.


Moi :

Coucou, t'es toujours là ?

Zoé Moore :

Ouais ! Comment tu vas ? Ton voyage de noces se passe bien ? Tu as vu mon message ? Kurt est au courant ?

Moi :

Tout va bien. Voyage de noces parfait. Oui je l'ai vu et oui Kurt est au courant.

Zoé Moore :

Ils n'en ont pas dit beaucoup aux infos. Santana ne veut rien lâcher.

Moi :

Kurt non plus.

Zoé Moore :

Je sais que Satan a des détails grâce à Burt...


Je suis certain que Kurt n'aimera pas que j'en parle trop autour de moi. J'essaye de détourner l'attention de ma meilleure amie bien trop curieuse pour son bien.


Moi :

Ça va avec Sam et Steve ?

Zoé Moore :

Steve a reçu son admission pour la New York University. Sam est génial.

Moi :

C'est super pour Steve.

Zoé Moore :

Ton Monsieur Parfait va bien ?

Moi :

Zoé, arrête de l'appeler comme ça !

Zoé Moore :

Pourquoi ?

Moi :

Arrête juste.

Zoé Moore :

Oh... Excuse-moi.

Moi :

Sinon ça va. Parfaitement même : )

Zoé Moore :

Je suis contente que tu sois content

Moi :

Pour l'être je le suis

Zoé Moore :

: D Je dois te laisser. On essaye de discuter plus tard ?

Moi :

J'en sais rien. Surveille si je suis connecté. Il y a le décalage horaire...

Zoé Moore :

Ah oui, c'est vrai... Bisous joli cœur

Moi :

Bisous Zo'


Je n'arrive même pas à être surpris devant la réaction de Zoé. Je me déconnecte de l'ordinateur. Kurt serait capable de me faire une remarque sur le « Monsieur Parfait ». Je souffle. Zoé n'est pas au courant pour le contrat et tout. Sam ne lui a rien dit. Comme promis.

Je regarde ma montre. Une heure s'est écoulée. Mon époux me manque. Je monte à l'étage pour voir s'il a terminé son boulot.

OoOoOoOoOoO

Je me réveille en sursaut au milieu de la nuit, l'estomac noué par l'angoisse.

« Chut » me murmure Kurt dans la pénombre.

Mon amour est ici. Il ne risque rien. Je suis soudainement rassuré.

« Kurt » soufflais-je en m'efforçant de contrôler ma respiration.

Il m'enlace et je remarque que je pleure.

« Blainey, qu'est-ce que tu as ? »

Il touche mon visage et efface mes larmes, anxieux.

« Juste un cauchemar »

Il pose un baiser sur mon crâne et sur mon visage trempé.

« C'est fini mon cœur » chuchote-t-il, « je te tiens. Tu ne risques rien »

Je respire son parfum, l'enlace et essaye d'oublier la peur de mon cauchemar. A ce moment, je me rends compte que ma plus grande crainte est qu'il disparaisse de ma vie et qu'il m'abandonne.

Voilà pour ce modeste chapitre.

J'espère que vous l'avez aimé. N'hésitez pas à me donner votre avis dans une review. Je suis toujours contente de les lire. Elles me motivent et me remontent le moral.

Pour les personnes qui suivent Shining Love, j'ai posté un nouveau chapitre !

A la semaine prochaine ;)

Bisous,

Cindy :)