Coucou tout le monde !

J'espère que vous allez bien et que votre semaine s'est bien passée !

Merci à ViviKlaine, Anna, Biscotto, CeliaCom7, Marion, justmoi59, mamstaz, Sara, minilou pour vos reviews.

ViviKlaine : coucou ! Kurt veut toujours surprotéger Blaine :') Non l'incendie était réel. Je n'ai pas raconté le cauchemar tout simplement parce qu'il n'a pas une importance capitale pour la suite. Merci !

AnnaKlaineuse : Je sais... C'est difficile de supporter leur perfection des fois... CC... tu vois ce que je veux dire ? Bien sûr que tu vois ;) prépare le nœud à ta corde Anna j'arrive ! Cindy, le Kurt de ton Blaine et ses 20 ans :')

Soso : Heeeeey ma Choupette ! Ton mari ne te laisse pas sa carte bleue ? Quel mari ingrat ! Je dirais à mon mari, son frère donc, de lui faire la leçon ! Blainey et ses nœuds pap' c'est mon OTP préféré. C'est le Blowtie ! OUEP ! Bataille de chatouilles spécialité de Biscotouille... BISCOTOUILLE ME MANQUE :'( Pleins d'amour de la famille Andercriss ma Choupette -coeur-

CeliaCom7 : Hey ! Blaine peut soutirer n'importe quelle information de Kurt. Par la douceur en plus :') vous découvrirez bientôt qui a allumé l'incendie. Peut-être parce qu'il y a beaucoup de tendresse dans ces moments non ? Bisous.

IheartIns : coucou ! Merci beaucoup. Je suis contente que tu l'apprécies toujours au fil des chapitres ^^ bisous Marion.

Justmoi59 : merci :)

mamstaz : Oui Kurt a peur pour Blaine. Il va s'ouvrir à lui bientôt. Mais là, ils vivent leur lune de miel alors ils profitent d'un peu de répit. Ils affronteront tout en retournant à New York.

Licorne-Klaine : C'est parce qu'on fait des paillettes ensemble que tu as les chapitres d'avance. Je ne fais pas des paillettes avec n'importe qui. Je suis un ange et toi un démon... WANKY! Je suis l'ombre perverse qui veut manger le zizi de Darren. Je suis démasquée... Pauvre de moi. Bisous.

Minilou : oh merde ce photoshoot était vraiment délicieux. J'ai cru mourir. Je me suis achevée en l'écoutant chanter Sugar Daddy. Mon cœur s'est arrêté... Cet homme est trop parfait mon dieu... J'espère que tu vas vite te remettre. Je sais à quel point les blessures aux genoux peuvent être douloureuses... Courage et bisous.

/!\ Présence de lemon /!\

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 53

Je tâtonne automatiquement sur le matelas du côté de Kurt quand je sors du sommeil. Vide. Je me redresse et examine la chambre en panique. Kurt me contemple depuis un petit siège près du lit. Il s'incline, lâche un truc sur le sol et se couche à mes côtés. Il a un short noir et un haut bleu foncé.

« Ne t'inquiète pas, ça va » me rassure-t-il d'un ton réconfortant.

Tout doucement, il écarte quelques boucles qui tombent sur mon front. Je me détends tout de suite.

« Tu es sur les nerfs depuis quelques jours » remarque-t-il avec sérieux.

« Ne te fais pas de soucis Kurt »

Je lui offre un grand sourire éblouissant pour dissimuler mon angoisse qui persiste depuis la nouvelle du feu. Je me souviens de ce que j'ai ressenti quand j'ai su pour l'accident d'hélicoptère et quand Kurt ne répondait plus. Un creux profond, noir et douloureux dans ma poitrine. J'ai toujours peur que ça recommence. Je ne peux pas m'empêcher d'y penser. Je fais tout pour garder un sourire sur mon visage.

« Tu m'as regardé dormir ? »

« Oui. Tu disais des choses dans ton sommeil »

« Ah bon ? »

Je déteste quand ça se produit et qu'il est dans le coin.

« Tu te fais du souci » complète-t-il.

Ce garçon peut me cerner vraiment facilement. Je ne peux rien garder secret. Il s'incline et pose un baiser sur mon front.

« Quand tu es inquiet, une petite ligne se forme là » dit-il en m'embrassant entre les deux sourcils, « tu ne dois pas t'inquiéter mon cœur. Je suis là pour veiller sur toi »

« Je ne me fais pas du souci pour moi mais pour toi Kurt »

Il sourit doucement.

« Je suis diabolique et cruel, tu le sais. Et puis, tu es là pour prendre soin de moi non ? » ajoute-t-il timidement et incertain.

Je hoche vivement la tête et il sourit plus grandement.

« Allez, lève-toi ! Je veux faire quelque chose avant de retrouver New York »

Il affiche une expression radieuse qui le fait ressembler à un petit garçon. J'oublie souvent qu'il n'a que vingt-cinq ans. Il me frappe doucement le cul et un glapissement de surprise passe mes lèvres. C'est vrai. On rentre à New York dans la journée. Je n'ai pas envie de partir. J'ai profité de la présence de Kurt à chaque seconde tous les jours. Ça va être difficile de devoir le partager à nouveau avec son travail et ses proches. On a eu un voyage de noces parfait. Il y a eu quelques cafouillages mais j'imagine que c'est comme ça pour tous les couples.

Kurt sautille presque d'excitation comme un enfant. J'oublie mes pensées mélancoliques et fixe mon attention sur lui. Il se met debout avec élégance et je fais de même, intrigué. Qu'est-ce qu'il a en tête ?

OoOoOoOoOoO

« Tu souhaites que je conduise ? »

« Oui » dit Kurt dans un sourire, « ça va le cordon ne te gêne pas ? »

« Non c'est bon. Tu as mis un gilet de sauvetage pour cette raison ? »

Je plisse le front.

« Oui »

Je suis incapable de retenir mes gloussements.

« Tu n'as toujours pas confiance en mes capacités de pilotage Kurt ? »

« Pas tellement non »

« D'accord, d'accord. Ne me fais pas la leçon encore une fois »

Kurt met ses bras devant lui comme pour se protéger.

« Ce n'est pas du tout mon genre » répond-il joyeusement.

« Au moins aujourd'hui c'est impossible pour moi de me ranger sur le bas-côté pour t'entendre me passer un savon »

« Touché Blainey. Donc tu décides de rester ici et de parlementer sur tes capacités de pilotage ou on va s'amuser ? »

Je m'appuie sur le guidon du Jet-Ski et l'enjambe. Kurt se met dans mon dos et pousse l'appareil du bateau avec son pied. Je vois Joey et des employés du yacht nous observer avec humour. Kurt gigote derrière moi pour s'installer correctement et finit par enrouler ses bras autour de moi et plaque ses jambes de part et d'autre des miennes. Une raison pour laquelle j'aime le Jet-Ski. Je positionne la clé et met le contact. Le moteur se met en route en grondant.

« On y va ? » criais-je par-dessus les rugissements de l'engin.

« On y va bébé » susurre-t-il dans mon oreille.

Lentement, j'abaisse le levier d'embrayage et le Jet-Ski s'éloigne du yacht vraiment doucement selon moi. Les bras de Kurt me serrent plus fort. J'accélère et le scooter fait un bond. Je suis content qu'il n'ait pas calé.

« Fais attention ! » me prévient Kurt.

Je sais, au ton qu'il emploie, qu'il est content. Je nous emmène au large. Le yacht a jeté l'ancre près d'un petit village de bord de mer. Je ne me souviens plus du nom. Je sais qu'on est pas loin de Nice. De temps en temps, des avions passent au-dessus de nos têtes pour rejoindre l'aéroport.

On part un peu plus loin en rebondissant à toute vitesse sur l'eau. C'est tellement excitant. Je suis vraiment heureux qu'il m'ait laissé prendre les commandes. Alors que l'engin ricoche sur la mer, l'angoisse que j'ai accumulé depuis l'incendie s'envole miraculeusement.

« On prendre deux Jet-Ski le prochain coup ! » hurle Kurt.

Le défier sur l'eau ? Ça me plaît !

On fonce au large et un avion passe au-dessus de nous. Le bruit fort et sourds des réacteurs me fait peur. Le son me bouche les oreilles et je commence à angoisser. Je fais un virage violent et accélère au lieu de freiner.

« Blaine ! » s'écrie Kurt.

Merde. Je suis éjecté de l'appareil et emmène Kurt dans ma chute surprenante. Je bouge les membres dans tous les sens, paniqué.

Je m'enfonce dans l'eau claire. Un cri s'étouffe dans ma gorge alors que de l'eau salée entre dans mon nez. C'est froid à cause de la profondeur et le sel me brûle. Je remonte rapidement à la surface. Merci au gilet de sauvetage. Je crachote de l'eau et retire les gouttes de mes yeux pour voir où est Kurt. Il est en train de venir vers moi. Le Jet-Ski est arrêté près de nous.

« Tu vas bien ? » me questionne-t-il, angoissé, en arrêtant de nager devant moi.

« Oui » lâchais-je d'un ton rauque à cause du sel.

Un pointe de joie fait son apparition. J'ai envie de lui dire qu'on ne risque rien de pire avec ce type d'engin. Je me tais cependant. Il enroule ses bras autour de moi avant de s'écarter et de scruter mon visage en le palpant.

« Tu vois, plus de peur que de mal »

Je souris. On bat des jambes pour rester immobile. Il rit et semble rassuré.

« Oui tu as raison »

« C'était plutôt dure comme chute » soufflais-je.

« J'aime les choses dures » dit-il avec un sourire pervers.

« Kurt ! »

Je fais semblant d'être choqué. Il rit encore une fois, magnifique, tout mouillé. Il me donne un long baiser et s'éloigne en me laissant haletant.

« On va retourner au bateau et prendre une douche brûlante. Mais je prends les commandes »

OoOoOoOoOoO

On patiente pour notre avion dans le salon première classe de l'aéroport londonien pour rentrer à New York. Kurt est en train de lire la rubrique Bourse du journal. Je prends l'appareil photo que je lui ai acheté et oriente l'objectif vers lui avant d'appuyer sur le bouton. Il est tellement beau dans sa chemise bleue claire et dans son slim noir... Il lève le nez au flash et me sourit maladroitement en me regardant.

« Tu vas bien Blainey ? »

« Oui. Je n'ai pas très envie de rentrer. C'est bien de ne pas avoir à te partager »

Il attrape mes doigts et les emmène vers sa bouche pour les embrasser.

« C'est pareil pour moi... »

« Mais ? »

Je sais qu'il n'est pas allé au bout de sa pensée. Son front se plisse et il redit innocemment :

« Mais quoi ? »

Je penche ma tête sur le côté et le fixe intensément pour qu'il parle. Je me suis perfectionné à ce petit jeu le temps de notre lune de miel. Il soupire et replie son journal sur ses genoux.

« J'ai envie de mettre la main au plus vite sur la personne qui a mis le feu. Comme ça, il arrêtera de nous emmerder tous les quatre matins »

« Oh... »

Là, je saisis sa vision des choses. Je suis assez surpris qu'il me parle aussi clairement.

« Si Duval n'empêche pas un accident de ce genre dans le futur, je le castre »

Son ton tremble de sérieux et de férocité. Il me regarde avec une expression qui dit « Pose encore des questions si tu oses ». Je n'insiste pas et détourne son attention en prenant un nouveau cliché de son joli visage.

OoOoOoOoOoO

« Réveille-toi petite marmotte. On est rentrés ! »

Je grogne. J'étais en train de revivre notre pique-nique à Central Park. Je ne voulais pas quitter cette journée ensoleillée et joyeuse. Je suis mort de fatigue. Un si long voyage est crevant, même en première classe. Le bruit d'une portière qui s'ouvre parvient à mes oreilles. Kurt défait ma ceinture et me porte contre lui. Je marmonne d'une voix plein de sommeil :

« Peux tenir sur mes pieds »

Il glousse.

« La tradition veut que je te porte pour rentrer chez nous »

J'enroule mes bras autour de son cou.

« J'espère que tu vas prendre les escaliers » le provoquais-je intentionnellement.

« Cher Monsieur Hummel-Anderson, tu as pris du poids »

« Hein ? »

« Donc, au risque de te déplaire, on prend l'ascenseur » continue-t-il joyeusement.

Joey nous attend à l'entrée du Phénix.

« Bon retour Messieurs »

« Merci Joey » rétorque Kurt.

Je souris timidement à Joey et le regarde partir vers la voiture. Montgomery est au volant.

« Ça veut dire quoi ? Je suis gros ? »

Il accentue son étreinte alors que nous passons le hall de l'hôtel.

« Mais non. Tu as pris un peu de poids » dit-il.

Ses traits se durcissent.

« Qu'est-ce que tu as ? »

J'essaye de ne pas paraître trop angoissé.

« Tu étais comme tu es maintenant avant que tu ne me laisses » lâche-t-il, impassible, en appuyant sur le bouton de l'ascenseur.

La peine qu'il ressent brusquement me touche. Je mène mes doigts vers son visage et l'incite à le pencher vers moi.

« Si je ne t'avais pas laissé, on ne serait pas mariés et on ne reviendrait pas de lune de miel »

Son beau regard bleu me scrute et il sourit timidement. Il pénètre dans la cabine, me portant toujours et il pose un baiser sur mes lèvres.

« Tu as raison une fois de plus Blainey. Mais si tu avais signé mon contrat, tu n'oserais pas me provoquer et je pourrais veiller sur toi plus efficacement »

Je perçois une légère trace de déception derrière ses mots. Putain. J'essaye de voir ce qu'il ressent.

« C'est bien de te provoquer »

« Oui, ça me plaît aussi »

Il me donne un sourire presque incrédule. Je suis rassuré.

« Même si je deviens obèse ? »

Il explose de rire.

« Même si tu deviens obèse »

Il pose à nouveau sa bouche sur la mienne d'une façon plus insistante. Je mêle mes doigts à ses cheveux pour l'empêcher de se reculer. La cabine s'arrête de bouger. On est à bout de souffle.

« Ça me plaît beaucoup » chuchote-t-il.

Son regard légèrement plus sombre annonce beaucoup de choses. Il bouge la tête comme pour revenir à la réalité et me porte dans le corridor.

« Bienvenue à la maison Blaine Hummel-Anderson »

Il me donne un léger baiser accompagné d'un sourire éblouissant. Son regard pétille de bonheur.

« Bienvenue à la maison Kurt Hummel-Anderson »

Je lui rends son sourire aussi éclatant que le sien. Je déborde de joie.

Je croyais que Kurt me reposerait sur mes pieds mais, au lieu de ça, il me tient toujours. Il passe le corridor et le grand salon jusqu'au comptoir de la cuisine. Il me pose dessus. Il va ensuite vers le placard et pose des flûtes à champagne sur le plan de travail et sort une bouteille de champagne rosé du réfrigérateur. Moët et Chandon, celui que l'on aime le plus. Il fait sauter le bouchon sans gâcher une goutte du liquide pétillant, remplit les verres et m'en donne un. Il vient se placer entre mes genoux, le deuxième verre à la main.

« A notre histoire mon Blaine »

« A notre histoire mon Kurt »

On entrechoque nos flûtes et buvons en ne se lâchant pas des yeux.

« J'ai conscience que tu es mort de fatigue » murmure-t-il en caressant ma joue de son nez, « j'ai envie d'aller dans la chambre mais pas pour dormir »

Il pose un baiser papillon à la commissure de mes lèvres.

« On va passer notre première nuit chez nous. La première où tu m'appartiens pour de vrai »

Il sème un chapelet de bisous dans mon cou. Il fait nuit dehors et je suis crevé mais l'envie réussit à se dérouler chaudement autour de mon estomac.

OoOoOoOoOoO

Kurt est tranquillement endormi près de moi. Mes yeux sont orientés vers la grande fenêtre où le Soleil est en train de se lever. Le ciel prend une teinte orangée/rose sublime. Un de ses bras barre mon torse. J'essaye de caler mon souffle sur le sien pour me replonger dans le sommeil mais rien à faire. Je suis bien éveillé. Mon corps est toujours à Londres. Il ne s'est pas encore habitué à l'heure américaine. Tout un tas de pensées fourmille dans mon esprit. Les trois dernières semaines ont été complètement dingues.

Les trois derniers mois plutôt ! Depuis que tu le connais !

J'ai la sensation de flotter. Je suis Blaine Hummel-Anderson, mari du PDG plein aux as, maître du monde à ses heures perdues Kurt Hummel-Anderson. Je me demande comment tout ça a pu arriver en si peu de temps.

Je me mets sur mon flanc droit pour l'admirer. Il m'a souvent regardé dans mon sommeil mais je n'ai presque jamais pu en faire autant. Endormi, il ressemble à un ange. Ses longs cils clairs reposent sur ses pommettes saillantes et pâles. Ses lèvres sont à peine ouvertes et sont relâchées pour laisser passer une respiration silencieuse. J'aimerais bien l'embrasser ou faire glisser ma langue sur la ligne de sa mâchoire juste pour sentir sa repousse de barbe me picoter. Je me retiens quand même pour ne pas briser sa tranquillité. Si je vais tout doucement, il ne le sentira pas...

Laisse-le dormir ! Tu ne sais pas comment il va réagir si tu l'emmerdes !

Lundi, je dois retourner bosser. Ça va être étrange de ne pas être avec Kurt. On est restés ensemble depuis trois semaines. Je roule sur le dos et fixe le plafond. Certains pourraient penser que rester l'un avec l'autre autant de temps serait lassant. Mais non. J'ai apprécié chaque instant de notre temps ensemble. Même quand on s'engueulait. Bon il n'y a eu que le moment où on a su pour le feu à Hummel Enterprises qui n'était pas agréable.

Qui veut faire souffrir Kurt ? Mes pensées tourbillonnent encore à ce sujet. Un adversaire ? Un ex-soumis ? Un employé furieux ? Je n'en ai aucune idée. Kurt ne veut rien dire là-dessus. Il me lâche les détails tout doucement pour « ne pas m'exposer au danger ». Je dois trouver un moyen de le faire parler plus sur cette affaire.

Il se tortille et je ne bouge pas pour ne pas qu'il se réveille. Manque de pot, il se réveille. Il me fixe.

« Tu as un problème ? »

« Non. Rendors-toi »

Je lui offre un sourire réconfortant. Il fait craquer ses articulations, passe une main sur ses joues et me rend mon sourire.

« Décalage horaire ? »

« Oui. Je ne suis plus fatigué »

« Je peux t'aider avec ça bébé »

Il sourit, fier de lui. Je roule des yeux et rit. Mon angoisse s'en va instantanément quand ma langue touche la peau piquante de sa mâchoire.

OoOoOoOoOoO

Kurt nous conduit chez son père avec le Porsche. Burt et Carole nous ont invités à déjeuner pour fêter notre retour de lune de miel. Tous nos proches seront là, Sam et Zoé aussi. Je pense que ça va être bizarre de les revoir après avoir été isolé du monde avec Kurt.

On n'a pas beaucoup discuté ce matin. Il est parti bosser dans son bureau et j'ai défait nos bagages. Il m'a dit que Mademoiselle Jones le ferait lundi matin mais tant pis. Il faut que je me fasse à ça aussi : avoir des employés de maison.

Je regarde d'un air absent dehors. Je suis crevé. Je ne sais pas si c'est à cause des soucis ou du décalage horaire.

« Je pourrais conduire au retour ? » demandais-je.

Cette question a passé mes lèvres avant même que je m'en rende compte.

« Bien sûr » dit Kurt dans un sourire, « tout ce qui m'appartient t'appartient. Par contre, je vois une seule rayure et je te traîne à la salle de jeux par la peau du cul »

Ses lèvres sont retroussées dans un sourire amusé. Oh putain ! Je le fixe, les yeux écarquillés.

« Tu rigoles hein ? Tu ne vas pas me donner une punition seulement parce que j'ai rayé ta voiture ? Tu aime ta bagnole plus que ton mari ma parole ! »

« Non pas plus mais presque autant » lâche-t-il en caressant mon genou, « mais ma voiture ne me réchauffe pas la nuit »

« A part si tu passes la nuit dedans » rétorquais-je d'un ton dur.

Kurt explose de rire.

« Ça ne fait même pas un jour qu'on est de retour et tu me mets dehors ? »

J'aimerais être en colère contre lui mais je ne peux juste pas quand il est joyeux comme ça. En y pensant, il semble plus détendu depuis qu'il a quitté son bureau ce matin. Et moi, je suis susceptible parce que le train-train quotidien va bientôt être de retour. Est-ce que le Kurt distant pré-voyage de noces va faire son retour ou peut-être que non et qu'il va rester comme ça ?

« Pourquoi tu es si enjoué ? » demandais-je.

Il m'offre un autre sourire.

« Notre discussion est très... banale »

Je fais mine de m'étouffer.

« Banale ? Mais on vient de passer trois semaines en voyage de noces »

Son sourire disparaît.

« C'est une blague Kurt » me rattrapais-je pour qu'il ne perde pas sa joie.

Il peut être vraiment fragile des fois. Je pense que c'est sa vraie nature mais qu'il la dissimule sous un air froid et méchant. Ce n'est pas difficile de le taquiner. Peut-être parce que personne n'a jamais osé le faire... Je suis heureux de savoir que tout un tas de facettes de la personnalité de l'autre reste à découvrir.

« T'inquiète pas, je me contenterais de ma BM » soufflais-je.

Je tourne la tête pour profiter des paysages. Je n'arrive pas à repousser ma mauvaise humeur.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

« Rien »

« Tu es agaçant quand tu t'y mets Blainey »

Je le regarde et ris.

« Merci. Je peux en dire autant de toi »

« J'essaye de m'arranger » dit-il en plissant le front.

« Oui. Pareil pour moi »

Je lui souris et me sens plus détendu.

OoOoOoOoOoO

Burt s'occupe du barbecue. Je souris dès que je le regarde. Il semble à sa place de cette façon, c'est agréable. Une grande table est installée sur la terrasse de la maison des Hummel. On se laisse aller au Soleil et au vent tiède de ce mois d'août. Carole et Santana emmènent plusieurs salades. La latina s'assoit et discute joyeusement avec Kurt des plans de notre maison. Sam et Zoé me posent des questions sur la lune de miel. Kurt tient mes doigts fermement. Il s'amuse distraitement avec mon alliance.

« Si les plans d'Adam vous vont, je peux me débrouiller pour faire quelque chose entre septembre et novembre. Tous mes meilleurs associés seront alors disponibles » annonce Santana avec sérieux.

« Adam vient dans la soirée de demain » rétorque Kurt, « peut-être qu'on terminera ça »

Je ne savais pas qu'Adam venait demain. J'affiche un air heureux mais mon humeur rechute. Ça m'énerve que Kurt ne me parle pas des trucs de ce genre. Ou bien c'est juste Adam qui me tape sur les nerds avec sa façon d'agir avec mon époux.

Ton sadique n'a rien fait pour que tu te mettes dans un état pareil !

Putain, je suis tellement susceptible aujourd'hui. C'est quoi ce bordel ? Je suis trop fatigué.

« Blainey ! » m'interpelle Zoé en me coupant de mes pensées, « ton esprit est toujours à la plage ? »

Je souris.

« Oui »

« Tu es tout bronzé. Tu es magnifique » lâche-t-elle en me regardant.

« Vous êtes tous les deux magnifiques » ajoute Carole alors que Sam nous serre à boire.

« Aux jeunes mariés »

Burt lève son verre et tous les autres trinquent pour nous.

Kurt semble à l'aise et heureux. Il relate notre périple avec entrain. Je n'arrive pas à être enjoué comme lui. Je cogite. Kurt dit que j'ai pris du poids.

Il voulait blaguer roh ! Puis ouais, tu as pris du cul !

Santana renverse de l'eau à côté de son verre sans faire attention et tout le monde s'agite. Kurt s'incline alors vers moi.

« Si tu n'arrêtes pas de bouder, je te porte jusqu'au hangar à bateaux et je te fesse jusqu'à ce que ton cul rougisse »

Je m'étouffe avec ma salive et le fixe, abasourdi. C'est une blague non ?

« Tu ne ferais pas ça ? »

Je sais que cette perspective m'excite. Il fronce les sourcils. Bien sûr qu'il serait capable de le faire. Je tourne la tête vers Sam qui nous regarde avec attention. Je refixe Kurt et plisse le front.

« Choppe-moi déjà. On verra après »

« Je me ferais un plaisir de te poursuivre » chuchote-t-il avec un regard lubrique.

Bon, je crois qu'il rigole cette fois. Je m'empourpre. Bizarrement, la tension semble avoir quittée mes épaules d'un coup.

Alors qu'on s'apprête à attaquer nos desserts, la pluie commence à tomber. On se dépêche de transférer tous les plats à l'intérieur.

« On peut dire qu'on est chanceux que la pluie ait attendue le dessert » dit Carole joyeusement, rassurée.

Tout le monde migre dans le grand salon.

Kurt se met au piano, laisse le capot fermé et commence une mélodie dont je ne connais pas le nom. Carole me pose des questions sur Castillon. Burt et elle ont visité la ville pendant leur voyage de noces. J'espère que Kurt et moi seront encore ensemble, aussi heureux et amoureux, à leur âge.

Sam et Zoé sont l'un contre l'autre dans un canapé et Burt et Santana discutent tranquillement ensemble.

Brusquement, tout le monde s'arrête de parler et fixe Kurt qui chante avec le piano. Sa voix est calme et douce. C'est bizarre. J'ai comme la sensation que ses proches ne l'ont jamais entendu chanter. Kurt se rend compte du gros blanc et s'arrête, mal à l'aise sous tous ces regards. Sam me questionne de ses yeux bleus mais je secoue la tête. Kurt pivote dans notre direction, les traits tendus.

« Ne t'arrête pas ! » s'exclame Burt d'un ton tendre, « ça fait une éternité que je ne t'ai pas entendu chanter fiston »

Il le regarde avec affection. Kurt le dévisage, baisse la tête, pose son regard sur moi puis sur l'extérieur. Les conversations reprennent mais je garde les yeux sur l'homme que j'aime. Burt s'approche de moi, me prend par les épaules et me serre fermement contre lui.

« Oh Blaine ! Je ne te remercierais jamais assez gamin » murmure-t-il.

Mon cœur se tord. Je le serre à mon tour, ne comprenant pas vraiment ce qui se passe. Il s'écarte et me sourit. Il passe une main dans mes cheveux.

« Je vais faire du café » prévient Carole, les larmes aux yeux devant le câlin que Burt vient de me donner et des mots qu'il a prononcé.

Je me déplace vers Kurt. Il a bougé et se tient devant la baie vitrée.

« Coucou »

« Coucou »

Il enroule son bras autour de moi et me plaque à lui. Je pose mes paumes à plat sur sa poitrine. Il se tend à peine. On contemple les gouttes de pluie.

« Tu te sens mieux ? »

J'acquiesce.

« Tant mieux »

« Tu es un pro pour ce qui est de créer des blancs »

« Ouais. Chaque jour c'est comme ça »

« Au travail peut-être mais pas avec nous'

« Tu as raison. Pas avec vous »

« Ton père a dit que ça faisait une éternité qu'il ne t'avait pas entendu chanter. Pourquoi ? »

« Je chantais dans la chorale du lycée avant... »

Il se tait. Je sais ce qu'il veut dire. Avant le viol.

« On rentre ? » demande-t-il doucement.

Je regarde son visage pour essayer de savoir ce qu'il ressent. Ses yeux sont emplis d'amour et d'affection mais je devine un peu de nervosité tout de même. Je n'insiste pas.

« Je vais avoir la fessée ? » le questionnais-je dans un murmure.

Brusquement, mon bas-ventre se tord délicieusement. Je veux ça finalement. C'est ça qui me manque.

« Je n'ai pas envie de t'infliger de la douleur mais je veux bien m'amuser »

Je jette un coup d'œil nerveux derrière nous mais seul Kurt peut entendre mes mots.

« Il faut que tu sois un vilain garçon Blaine » chuchote-t-il près de mon cou.

Ces quelques paroles sont tellement, tellement sexy dites de cette façon.

« Je peux m'arranger » conclus-je en gloussant.

OoOoOoOoOoO

Quand on sort de la maison et qu'on s'avance vers la Porsche, Kurt me jette les clés.

« Si tu lui fais une seule égratignure, ça va barder » annonce-t-il d'une voix grave.

Je déglutis. Il me laisse vraiment le volant de son jouet ?

Fais quand même gaffe. Il t'a prévenu...

« Tu es certain ? »

Les mots trébuchent sur ma langue. Je suis vraiment étonné.

« Oui mais ne me laisse pas cogiter ou je pourrais reprendre les clés »

Un sourire énorme et éblouissant étend mes lèvres. Il roule des yeux et m'ouvre la portière afin que je puisse m'installer derrière le volant. J'enclenche le moteur alors qu'il contourne la voiture.

« Tu as hâte de rentrer Blainey ? » remarque-t-il avec un petit sourire.

« Oui » répondis-je simplement.

Je recule et fais demi-tour. Les pédales de cet engin sont vraiment sensibles. Oh bordel. Je roule calmement dans l'allée et voit dans le rétro que Montgomery et Wright nous suivent dans une berline noire. Je ne savais pas du tout que les agents de sécurité viendraient avec nous. Je me stoppe avant de prendre la route pour rentrer.

« Tu es certain que je peux garder le volant ? »

« Oui, oui » dit Kurt d'un ton dur et froid.

Son « oui, oui » est en fait un « non, non » très mal caché. Oh mon maniaque du contrôle. Je me retiens de me moquer de lui. Et de moi par la même occasion. Je ne suis pas mieux que lui d'être aussi enjoué et stressé à l'idée de conduire une voiture. J'aimerais presque jouer et laisser les gardes du corps sur place. Juste pour rire. Je tourne la tête de chaque côté avant de prendre la route. Kurt s'enfonce dans son siège. Je ne peux pas me résoudre alors j'appuie sur la pédale d'accélérateur. La voiture réagit tout de suite.

« Ralentis Blaine ! » crie Kurt, « va doucement. On va avoir un accident »

Je diminue la pression sur la pédale. Putain si ça ce n'est pas excitant...

« Excuse-moi »

Je ne suis pas du tout désolé et ça doit se voir sur mon visage. Kurt rit d'un air rassuré.

« Il me semble que c'est assez pour dire que tu es un vilain garçon » dit-il d'un ton qui se veut distrait.

Je regarde brièvement dans le rétro. La berline n'est plus derrière nous. A la place, je vois un gros 4x4 gris aux vitres teintées. Peut-être que Montgomery et Wright sont en train de s'énerver pour revenir nous coller le train. Bizarrement, je trouve ça vraiment amusant. Je ne souhaite pas vraiment que mon époux adoré face une crise cardiaque alors je reste calme et je respecte les limitations de vitesse.

Kurt lâche un Putain étouffé et gigote sur place pour attraper son IPhone.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » grogne-t-il, « non... Ah oui c'est vrai »

Je regarde à nouveau dans le rétro. Rien n'est étrange. La berline n'est pas loin et je ne vais pas vite.

« Ouais »

Kurt souffle un grand coup et passe une main dans ses cheveux, visiblement nerveux. Il y a un truc qui cloche.

« J'en sais rien »

Il écarte son portable.

« Ça va Blainey, ne t'arrête pas » lâche-t-il tranquillement.

Il accompagne ses mots d'un sourire qui ne fait pas pétiller ses yeux. Putain... Mon cœur s'accélère. Il continue sa discussion téléphonique.

« Entendu... Oui sur le pont. Dessus... Ok, compris »

Il pose l'IPhone sur le support du tableau de bord.

« Qu'est-ce qu'il y a Kurt ? »

« Concentre-toi sur la route bébé » souffle-t-il calmement.

La voiture s'avance dans la direction du pont. Je tourne rapidement les yeux vers Kurt. Les siens sont verrouillés sur le pare-brise face à lui. Il dit d'un air très calme :

« Ne panique pas. Quand tu atteindras le pont, je veux que tu accélères. Quelqu'un nous suit »

Quelqu'un nous suit ? Les battements de mon cœur augmentent. Mon estomac se tord et ma bouche s'assèche. Qui ça peut être ? Je lève les yeux vers le rétro. C'est vrai. Ce même 4x4 gris est toujours derrière nous. Je me concentre pour voir le visage de celui qui conduit mais c'est trop loin.

« Regarde devant toi bébé »

Sa voix est très douce mais pas condescendante comme à chaque fois que je conduis. Je dois me calmer. Je respire pour garder tranquille la panique qui est prête à prendre le contrôle de mon corps. Qu'est-ce qu'on va faire si la personne qui nous suit a une arme ? Et si Kurt finit par être blessé ? J'ai envie de vomir.

« Comment tu es au courant ? » murmurais-je.

« Le 4x4 gris, derrière nous, a des fausses plaques »

Je ne suis presque pas étonné qu'il sache ça. Je tourne à droite pour prendre le pont. Le route est légèrement humide à cause de l'averse de tout à l'heure. Je suis rassuré de voir que les voitures ne sont pas nombreuses.

Au milieu des battements assourdissants de mon pouls, les conseils de mon prof de boxe résonnent dans mes oreilles : « tu dois toujours garder ton sang froid B. ou l'adversaire prendra le dessus ». Je respire calmement pour garder mon souffle sous contrôle. Celui qui nous file le train veut s'en prendre à Kurt. J'inspire une nouvelle fois. Mes pensées se clarifient et le nœud dans mon ventre disparaît. Il faut que je garde Kurt en sécurité. Je souhaitais être au volant de cette Porsche et je souhaitais rouler à toute vitesse. C'est le moment. J'enroule fermement mes doigts au volant et regarde dans le rétro. Le 4x4 se rapproche.

Je vais moins vite et ignore le regard angoissé de Kurt. Je vais prendre le pont quand je saurais que le 4x4 devra marquer une pause pour les autres bagnoles. Je souffle et appuie sur la pédale. La Porsche réagit immédiatement et on se retrouve scotchés aux fauteuils de cuir. On est à 120.

« Calme-toi bébé »

Sa voix est tranquille mais je devine que c'est la tempête en lui.

Je fonce rapidement entre les voitures et les camions. Je me fous des regards noirs ou des gestes malpolis des conducteurs. Kurt a les mains posées sur ses cuisses et il ne bouge pas. On dirait une statue. Même avec mon agitation, je me dis qu'il ne veut pas me distraire en restant immobile.

« C'est bien mon cœur » me souffle-t-il.

Il se tourne légèrement vers l'arrière.

« Le 4x4 n'est plus là »

« On suit le 'V-Ni' » annonce Montgomery, « il tente de vous coller Monsieur. Je vais essayer de me caler entre vous et lui »

Le 'V-Ni' ? Qu'est-ce que c'est que ça ?

« Bien. Blaine gère la situation. Si on continue comme ça et que le trafic ne devient pas plus dense, on pourra quitter le pont dans moins de cinq minutes »

Je remarque qu'on a traversé la moitié du pont. On est presque au bout comme l'a annoncé Kurt. Je baisse les yeux vers le compteur. Je suis encore à 120.

« Tu te débrouilles comme un chef Blainey » m'encourage Kurt, la tête orientée par-dessus son épaule.

La dernière fois qu'il m'a parlé comme ça c'est quand il m'a emmené dans la salle de torture moderne pour la première fois. Il essayait alors de me rassurer mais de me pousser plus loin aussi. Cette idée détourne mon attention. Je la repousse tout de suite.

« Je pars où ? » demandais-je en inspirant.

J'ai compris comment fonctionner ce bolide. C'est vraiment génial de le piloter. Le moteur ronronne doucement et il est facile à prendre en main. Je ne me rends pas compte qu'il file à cette allure.

« Prenez la prochaine sortie est puis le sud. On verra si le 4x4 vous filera jusqu'à destination » annonce Montgomery via l'IPhone.

Je tourne les yeux vers Kurt qui a un sourire réconfortant. Ses traits s'obscurcissent d'un coup.

« Bordel de merde ! » grogne-t-il.

Le trafic est plus dense. Je suis obligé de freiner. Il me semble voir le 4x4 derrière nous.

« Huit voitures après nous ? »

« J'ai vu » soupire Kurt, les yeux rivés vers l'arrière, « bordel mais qui c'est ? »

« C'est un homme au volant ? » demandais-je à l'IPhone sur le support.

« Non Monsieur. Homme ou femme on ne sait pas. Les vitres sont bien trop fumées »

Je souffle. Je ne détache pas mes yeux de la circulation.

« Ton Sebastian ? »

Je sens Kurt se tendre. Il recouvre le portable de sa main.

« Il n'est pas mon Sebastian » marmonne-t-il, « je n'ai pas eu de nouvelles depuis ma fête d'anniversaire et puis, Sebastian ne ferait pas ça. Il n'agirait pas de cette façon »

« Elliott ? »

« Il est avec sa famille je te l'ai dit »

« C'est sûr ? »

Il marque un blanc.

« Non mais je suis certain que ses parents auraient averti Schuester s'il s'était enfui. On verra tout ça chez nous. Fais gaffe à la route »

« Si ça se trouve ce 4x4 ne nous suit pas »

« Il vaut mieux prévenir que guérir. Surtout si tu risques quelque chose »

Il relâche l'IPhone pour que les agents de sécurité nous entendent à nouveau. Je ferais mieux de ne pas mettre ses nerds en pelote maintenant. J'arrête de parler. Le trafic se fluidifie. Je peux me dépêcher d'atteindre la portion d'autoroute qui nous ramènera à New York.

« Qu'est-ce qu'on fait si on se fait arrêter par les flics ? » demandais-je.

« On les remercie »

« Pas mon permis »

« Ne t'inquiète pas à ce sujet »

De l'amusement pointe dans son ton.

J'accélère encore une fois pour me stabiliser à 120. Merde j'aime cette bagnole. Elle est vraiment facile à conduire. Le compteur monte à 140. C'est la première fois que je vais à cette vitesse.

« Il est parvenu à se sortir des embouteillages et il fonce à 145 ! » annonce Montgomery.

Putain ! Il faut que j'aille plus vite. J'accélère et monte à 155 sur l'autoroute.

« Fonce Blaine » chuchote Kurt.

Je freine légèrement pour un virage et me lance sur la voix d'arrêt d'urgence sous les regards désapprobateurs des autres conducteurs. Je m'amuserais comme un dingue si je n'étais pas en pleine panique.

« Il est à 160 Monsieur »

« Ne le perdez pas de vue Wes ! » crache Kurt à Montgomery.

Wes ?

Un camion fonce devant nous d'un coup. Putain, je freine sinon je lui rentre dedans.

« Fils de pute ! » crie Kurt alors que le choc nous tire en avant.

Je suis content d'avoir la ceinture. Je respire un coup et touche la jambe de Kurt dans un geste rassurant. Sa mère est morte dans un accident de voiture.

« Passe sur la gauche bébé » marmonne-t-il, tendu et crispé.

Je regarde dans les rétros avant de doubler sur la gauche pour revenir sur les voies d'autoroute.

« Génial mon cœur » souffle Kurt avec respect, « bordel, qu'est-ce qu'ils foutent les flics quand on veut les voir ? »

« Je n'ai pas envie de me prendre une prune Kurt » lâchais-je en regardant devant moi, « tu en as déjà pris une avec cette voiture ? »

« Non. Où en est le 4x4 Montgomery ? »

« Il est à 170 Monsieur »

Putain. Mon cœur bat la chamade. Je peux pousser encore plus la voiture ? J'appuie sur la pédale.

« Klaxonne » me commande Kurt quand une bagnole ne veut pas se pousser.

« Ils vont penser que je suis un connard »

« On s'en branle ! »

Je m'exécute et la voiture dégage de devant moi mais non sans un beau doigt d'honneur du chauffeur.

« Lui c'est un connard » grogne Kurt, « prends la 34ème et la 3ème Avenue »

Chef oui chef !

« On prend la 3ème Avenue » dit Kurt à l'intention de Montgomery.

« On se voit au Phénix Monsieur »

Je freine, vérifie la circulation, fonce sur la 34ème puis sur la 3ème Avenue. On va vers le sud. Je trouve qu'il y a très peu de voitures. C'est super bizarre.

« On s'est bien débrouillés avec le trafic mais le 4x4 aussi par la même occasion. Ne freine pas Blainey. Va à la maison »

« Je n'arrive pas à me repérer » lâchais-je en angoissant en pensant que le 4x4 ne nous laisse pas.

« Continue sur la 3ème Avenue, je te dirais où tourner »

Kurt a l'air nerveux à nouveau. Je fonce mais un feu tourne à l'orange.

« Passe-le Blaine ! » crie Kurt.

J'accélère et grille le feu, devenu rouge entre temps.

« Il est sur la 34ème » annonce Montgomery.

« Ne le quittez pas Wes »

« Wes ? » demandais-je.

« Oui »

Je regarde brièvement Kurt qui me lance un regard assassin.

« Concentre-toi ! » crache-t-il.

« Wes Montgomery ? »

« Oui ! » dit-il, agacé.

« Hmm »

Ce n'est pas normal que je l'apprenne que maintenant. Cet homme vient avec moi au travail depuis presque un mois et demi et je ne savais pas comment il s'appelle.

« Pour vous servir Monsieur » dit Montgomery.

Sa voix déformée par le haut-parleur me fait peur. Pourtant il est tranquille comme à son habitude.

« Le 'V-Ni' est la 3ème Avenue Monsieur »

« Roule Blaine. Tu feras la conversation une autre fois » me réprimande Kurt.

« On est stoppé au feu rouge sur la 3ème Avenue » annonce Wes.

« Blaine, engage-toi là ! Vite ! » crie Kurt en me montrant un parking sur la 27ème.

Les pneus couinent sur la chaussée quand j'entre dans le parking rempli.

« Roule ! Dépêche-toi » me commande Kurt.

Je m'engouffre aussi loin et vite que possible. Plus personne ne peut nous voir de l'extérieur.

« Ici »

Kurt me montre un emplacement vide. Bordel. Je dois me ranger là. Oh bordel !

« Putain, fais-le ! »

J'obéis, sans accroc. Je ne me suis jamais aussi bien garé sans m'y reprendre dix fois.

« On est dans un parking souterrain entre la 3ème Avenue et la 27ème » dit Kurt à l'IPhone.

« Parfait Monsieur » dit Montgomery, « ne bougez pas. On suit le 'V-Ni' »

Kurt me regarde pour détailler mes traits.

« Tu vas bien ? »

« Oui » murmurais-je.

Kurt glousse.

« Le mec du 4x4 ne peut pas nous entendre hein ? »

J'explose de rire.

« On est au croisement de la 3ème Avenue et de la 27ème. J'aperçois l'entrée du parking. Il est passé sans vous remarquer Monsieur »

On souffle simultanément.

« Bravo bébé. Tu es un sacré pilote »

Kurt passe le bout de ses doigts sur mes joues. Je fais un bond et me laisse aller au contact. Je suis haletant alors je n'ai pas fait d'efforts.

« Tu vas cesser de faire des remarques quand je conduis à partir de là ? »

Il rit fortement comme pour évacuer la pression.

« Je ne peux rien te promettre »

« Je suis content d'avoir profité de ta voiture. Surtout dans une situation si exaltante »

J'essaye du mieux possible de détendre l'atmosphère.

« Je pense que je vais conduire pour rentrer » lâche Kurt.

« Je crois que je ne peux pas bouger pour être honnête. Je ne sens plus mes jambes.

Tout mon corps est secoué de tremblements.

« C'est l'adrénaline mon cœur » dit-il, « tu t'es débrouillé comme un pro. Je suis fier de toi Blainey. Comme d'habitude »

Il caresse à nouveau mon visage tendrement, les yeux emplis d'amour, de panique et d'excuses. Ses paroles m'achèvent. Un sanglot brisé passe mes lèvres et je pleure bruyamment.

« Mon cœur, non ne pleure pas. Ne pleure pas »

Il s'incline vers moi. La position ne doit pas être très agréable à cause du levier de vitesse entre nous. Il caresse mes boucles et pose des baisers sur mes paupières, le bout de mon nez et mes joues. J'enroule mes bras autour de lui et me cache dans son cou pour pleurer. Il niche son nez dans mes boucles et m'enlace fermement. Montgomery nous fait faire un bond à tous les deux en parlant à nouveau.

« Le 'V-Ni' est passé devant le Phénix tout doucement. Il fait un repérage »

« Ne le lâchez pas ! » crache Kurt.

Je passe ma manche sous mon nez pour en essuyer le bout et prends une profonde inspiration pour reprendre un minimum de contrôle.

« Tiens bébé » souffle Kurt en me tendant un mouchoir avant de poser un baiser sur mon crâne.

« Pardon » lâchais-je, embarrassé d'avoir craqué.

« Pourquoi tu t'excuses ? Ce n'est pas nécessaire »

Je me mouche dans le mouchoir sans aucune élégance. Il relève mon visage et embrasse tendrement ma bouche.

« Tes lèvres sont délicieuses et toutes douces à cause des pleurs, mon magnifique et tendre amour »

« Recommence »

Kurt arrête de bouger. Une de ses mains est sur ma cuisse et l'autre est placée en coupe sur ma nuque. Je répète :

« Recommence »

Sa bouche s'ouvre à peine. Il souffle d'un coup et coupe la communication avec les gardes du corps. Il balance l'IPhone sur la banquette arrière. Ses lèvres recouvrent alors les miennes. Il noue ses doigts dans mes cheveux pour me tenir en place et encadre mon visage de sa main libre. Sa langue se bataille et tourne sensuellement avec la mienne.

L'adrénaline de la poursuite se transforme en excitation. Je tire violemment sur ses cheveux pour l'approcher encore plus près. Mon geste fiévreux crée un gémissement guttural chez Kurt. Mon envie enfle dans mon estomac. Il caresse mon corps par-dessus mes vêtements : mes épaules, mon torse, mon ventre, mes cuisses. J'essaye de suivre son contact pour en profiter.

D'un coup, il s'éloigne et je grogne de mécontentement.

« Qu'est-ce que tu as ? »

« Blaine. On est garés dans un parking bondé de New York »

« Et ? »

« Ben je rêve de te prendre là et tu es chaud... Je suis un peu... gêné »

Suite à ses paroles, mon envie prend possession de tout. Mon bas-ventre se tord et le sang migre vers mon sexe.

« Prends-moi ! »

Je pose un baiser au coin de sa bouche. Je le veux. Ici. Cette course poursuite était entêtante. Bien trop entêtante. Effrayante. Mon désir est en éveil. Kurt s'éloigne pour me scruter, le regard assombri.

« On ne peut pas tout faire là »

Son ton est rauque. Ma bouche est sèche. Il va allumer un incendie en moi si ça continue.

« Ok mais fais quelque chose »

Il incline sa tête sur son épaule et me regarde intensément. Il reste silencieux un instant.

« Mon Blainey innocent a vraiment disparu hein ? » me murmure-t-il d'une voix douce et sexy.

Ses doigts se nouent plus fermement dans les cheveux à l'arrière de ma tête pour m'empêcher de bouger. Ses lèvres foncent férocement sur les miennes et les dévorent. Ses doigts me caressent, trouvent mes fesses et les touchent plus franchement. Il s'intéresse ensuite à l'intérieur de mes cuisses. Mes mains retrouvent ses cheveux épais. Il déboutonne rapidement mon jean et le débraguette. J'essaye de bouger pour sentir sa main ou pour qu'il aille plus vite. Je ne sais même pas. Je suis haletant.

« Tiens-toi tranquille » grogne-t-il.

Il appuie sa paume sur mon érection par-dessus mon boxer. Cette simple pression fait se contracter mes testicules violemment. Je me tortille.

« Tiens-toi tranquille » redit-il.

Il repose ses lèvres sur les miennes et serre plus fort mon sexe tendu. Il le malaxe un bon moment. Il finit par descendre mon jean et mon boxer. Je lève à peine les hanches pour l'aider. Il enroule ses doigts pâles autour de mon membre dur. Je geins fortement et balance mon bassin vers son poing pour avoir plus de friction.

« Je t'en prie »

Il début un va-et-vient vraiment très lent.

« L'action te rend chaud ? »

« Non. Toi tu me rends chaud »

Il m'adresse un sourire lubrique avant de lâcher mon sexe. Je halète et grogne à la perte du contact. Il bouge sur son siège, enroule son bras gauche autour de ma taille, pose sa main droite sur ma cuisse et se penche vers mon entrejambe. Oh merde ! Il va me donner une fellation dans une bagnole, dans un parking où n'importe qui peut débouler d'un moment à l'autre.

Je baisse les yeux vers lui. Son souffle frappe mon gland humide et rougi d'excitation. Mon corps frémit et des frissons électriques allument toutes mes cellules.

Il serre son bras autour de moi et lèche le bout émoussé de mon érection. Je gémis fortement à la sensation et crie totalement quand la chaleur mouillée de sa bouche se renferme sur mon membre sensible. Il me pompe doucement au début mais ce n'est pas assez. Je jette mes hanches contre lui pour lui indiquer d'aller plus vite. Il marque un temps d'arrêt, prend une inspiration et avale mon sexe entièrement. Mon gland touche le fond de sa gorge et je pousse un cri énorme. Son nez est collé sous mon nombril et il se relève pour calmer son souffle. Il continue de me sucer durement jusqu'à ce que la chaleur caractéristique de l'orgasme se fasse ressentir. Fortement.

« M-Mon Dieu, Kurt je vais... je v-vais... »

Je hurle et jouis violemment dans sa bouche. Je mêle mes doigts à ses cheveux pour le maintenir en place. Mon corps se convulse encore et encore. Je souffle et le relâche quand mon orgasme prend fin. Il se retire et ma lâche dans un Pop obscène. Il se lèche les lèvres et se redresse en me souriant.

Mes yeux tombent sur la grosse bosse dans son pantalon. Avant même qu'il ne puisse me repousser, je défais la fermeture et abaisse l'élastique de son boxer pour laisser apparaître le bout de son érection. Je me penche vers son bas-ventre et suçote son membre. Je fais tourner ma langue sur son gland et fait de légers va-et-vient. Il ne met pas longtemps à jouir à son tour.

« Blaine ! BLAINE ! »

Il crie mon prénom en répandant son liquide dans ma bouche. J'avale tout et me relève avec un sourire satisfait.

Il encadre mon visage de ses mains et caresse mon nez du sien. Il embrasse ma joue, mon cou, mon crâne. Je laisse aller mon visage contre son épaule.

« Tu te sens moins tendu bébé ? »

Kurt suçote le lobe de mon oreille gauche et le mordille. Tout mon être est détendu et complètement sans énergie. Je ronronne contre son cou et il sourit.

« Je me sens vraiment relaxé pour ma part » dit-il en passant sa main dans mes cheveux, « tu t'es fait mangé la langue ? »

« Oui »

« Quel dommage ! Surtout après une telle performance »

Je me remets droit d'un coup. Son corps se raidit.

« Quelqu'un a vu tu penses ? » demandais-je en jetant des coups d'œil paniqués vers l'extérieur.

« Tu crois vraiment que j'aurais permis à quelqu'un de voir mon mari atteindre le septième ciel ? »

Il embrasse ma tempe d'un geste protecteur. Sa voix est douce et chaude. Je tourne la tête vers lui et lui lance un sourire amusé.

« Tu m'as taillé une pipe dans la voiture ! »

Il me rend mon sourire et caresse mes boucles.

« On retourne à la maison ? Je prends le volant »

Il tend la main vers ma portière pour me l'ouvrir. Je sors et me rhabille alors que Kurt en fait autant avant de s'extirper de la voiture. On fait le tour de la Porsche et on s'installe. Il récupère l'IPhone et tape sur l'écran.

« Où est Montgomery ? Le 4x4 ? Je peux savoir pourquoi Montgomery n'est pas là ? »

Il fronce les sourcils en parlant à Wright j'imagine.

« C'était un homme ?... Suivez-le ! »

Kurt met fin à l'appel et me dévisage.

C'était donc un homme... Elliott ? Sebastian ?

Kurt soupire avant de parler.

« Allez, on rentre chez nous »

Il met le contact et sort avec efficacité de la place de parking.

« On sait où est le 'V-Ni' ? C'est quoi ce mot d'ailleurs ? »

Kurt a un sourire en coin alors qu'il tourne sur la 23ème en quittant le parking.

« C'est « Véhicule Non Identifié ». Wright est un ancien agent »

« FBI ? »

Il acquiesce.

« Il est où ce 'V-Ni' ? »

« Retourner sur l'autoroute »

Ses yeux sont graves.

Merde. Le désir et la sérénité ont été vite fait remplacés par la nervosité. Je pose mes doigts sur son genou et effleure distraitement sa cuisse en pensant l'apaiser. Il place sa paume sur le dos de ma main.

« Stop » avertit-il, « on ne s'est pas tués jusqu'à présent. Je ne veux pas que ça arrive devant notre maison »

Il embrasse rapidement mes doigts. Strict et froid. Mon maniaque du contrôle est bel et bien là. Il ne m'avait pas fait ressentir ça depuis un bout de temps : comme si j'étais un sale gosse qui a fait une bêtise. J'enlève mes doigts de ses lèvres et noue mes mains sur mes genoux en restant silencieux le reste du trajet. Il entre dans le parking du Phénix et se gare à sa place habituelle.

« J'aime vraiment cette voiture » dis-je.

« Moi de même. J'aime comment tu la pilotes. Tu ne l'as pas esquintée en plus »

« Tu m'en achèteras une pour mon anniversaire ? »

Kurt ne dit rien un instant. Je complète ma phrase avec un sourire :

« Je la veux jaune »

« Blaine Devon Hummel-Anderson, tu es un homme imprévisible »

Nous sortons de la voiture. Il vient à mes côtés et me fixe de ses yeux sombres et profonds. Mon cœur rate un battement. Il s'incline et murmure :

« Tu aimes cette bagnole. Moi aussi. Je t'ai sucé dedans. Toi aussi. La prochaine fois, je te baise sur le capot »

Je déglutis et il me tire vers la cabine d'ascenseur. Kurt tape son code pour monter à son étage. On s'élève mais la cabine s'arrête au dixième. Un jeune homme blond séduisant entre, nous salue et me sourit gentiment. Il redescend au quinzième.

Kurt me serre contre lui une fois qu'on est seuls. Je lève les yeux au ciel.

« Les hommes qui m'approchent ne sont pas tous gays et ne me trouvent pas tous attirants »

Il grogne avant de me dévisager.

« Tu as fait ce truc avec tes yeux hein ? »

Mon cœur s'accélère.

« Oui » dis-je d'une voix rauque.

Il penche la tête sur son épaule avec un air malicieux, hautain et putain de sexy.

« Qu'est-ce que je dois faire en retour ? »

« Une chose perverse et brutale »

Il cille, surpris.

« Perverse et brutale ? »

« Hmm »

« Tu n'es pas rassasié ? »

Je secoue la tête et les portes s'ouvrent. On est à la maison.

« Perverse et brutale jusqu'où ? » demande-t-il, les yeux bleus foncés.

Je le fixe en restant silencieux. Il cligne des yeux et prend mes doigts pour me tirer dans le corridor. Montgomery est là.

« Donnez-moi un rapport détaillé dans une heure dans mon bureau Montgomery » annonce Kurt.

« Bien Monsieur »

Wes part dans le bureau de Joey.

Tu vas prendre chez pendant une heure !

Kurt tourne la tête vers moi.

« Perverse et brutale ? »

J'acquiesce.

« Tes désirs seront satisfaits dans ce cas mon cher Blainey ! »

Voilà, voilà pour ce modeste chapitre.

J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me donner votre avis dans une petite (ou grande) review. Je me ferais un plaisir de les lire et d'y répondre.

J'ai terminé le chapitre 66 et bien entamé le 67, il ne me reste plus qu'à le taper donc il ne me reste plus que sept chapitres à écrire en comptant l'épilogue... Et oui... Non je ne pleure pas. Non.

Passez une bonne semaine mes chéris. On se retrouve vendredi.

Je vous aime. Bisous

Cindy :)