Coucou tout le monde !

J'espère que votre semaine s'est bien passée !

J'ai l'impression que Nuances s'essouffle au fil des chapitres. Je sais pas si c'est moi ou mes chapitres qui sont moins intéressants. J'ai eu un moment de doute où j'ai failli tout arrêter mais deux amies m'ont poussé à ne pas tout terminer donc je continue... Tant que j'aurais un lecteur je publierais toujours... Voilà :')

Merci à Soso, ViviKlaine, Marion, CeliaCom7, mamstaz, Anna, Claire, minilou, Sara pour vos reviews.

Soso : YO ! JYC... Quel chanceux... Je suis sûre qu'avec une turlute après avoir libéré le paquet, ton Mattou sera trèèèèèèèès généreux :'D OWIIII des rp Biscotouille ** Le short noir de Dare... Je t'ai déjà dit que je détestais ce mini short ? On se porterait bien mieux s'il n'était pas là ce con -regard assassin- Sophie, on avait dit qu'on resterait accroché aux dos de nos maris tu te souviens ? Pas besoin de Jet-Ski pour les coller... J'aime bien quand Kurt porte Blaine. C'est mignon et seksi non ? Je pourrais ajouter des lemons JP et Porcinette pour lui donner des sensations hihi :'D Je t'adore ma belle âme-soeur bisous bisous -coeur-

ViviKlaine : coucou ! Merci à toi de prendre le temps de lire et de laisser un commentaire régulièrement. Ça me fait plaisir. Vraiment. Darren est l'amour de ma vie :') et toi lequel tu préfères.

IheartIns : coucou ! La course poursuite met un peu de piments dans leurs vies déjà mouvementées :') bisous !

CeliaCom7 : coucou ! Tu es vraiment gentille. Ça me fait vraiment plaisir. Merci beaucoup ! Crois-moi, même s'ils attrapent le gars qui les suit, ils ne seront pas tranquille pour autant :') bisous !

mamstaz : héhé tu verras si c'est lui ou non ;)

AnnaKlaineuse : Ouais je sais qu'ils baisent tout le temps... La vie sans Klex n'est pas pareil tu comprends ? :') il reste beaucoup de chapitres à publier ne t'en fais pas :) Je me présente à la vice-présidence de ton entreprise. (Le Kurt de ton Blaine...)

Clairegleek78 : coucou ! Si je savais dessiner j'adorerais vous illustrer mes chapitres mais... je ne sais pas dessiner :/ Il faut faire travailler votre imagination :) merci c'est très gentil :)

minilou : j'en suis certaine aussi... Ma mère m'a dit que Darren était pas spécialement beau... LA PHRASE SUPRÊME ! Ne détestez pas ma mère d'accord? Disons que j'aime Darren assez fort pour plusieurs personnes ;) J'ai juste été sur YouTube (mon éternel ami) et j'ai tapé Darren Criss Sugar Daddy (original non?) et c'est le premier lien :) Nope j'hésite encore pour une fin vraiiiiiiment différente. Je dois réfléchir ^^ mais ça ne sera pas pareil que Christian et Ana déjà ;) merci de ton soutien. Bisous

Licorne-Klaine : tu es le démon tu mérites mon respect éternel :* merci ma belle pour ta review... Mais comme je te le dis tu n'es en aucun cas obligé d'en poster ^^ Gros bisous Mademoiselle !

/!\ Présence de lemon /!\

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 54

« Tu veux que je te fasse une chose spéciale ? » chuchote Kurt, son regard verrouillé au mien.

Je baisse la tête, presque intimidé. J'ignore si la course poursuite, l'excitation à cause de l'action ou même mon irritabilité du début d'après-midi ont à voir là-dedans mais je rêve qu'il ne se retienne pas à cet instant. Je n'arrive pas à réfléchir. Kurt a l'air incertain un moment.

« Baise brutale ? » me questionne-t-il d'une voix chaude et sexy.

J'acquiesce, les joues brûlantes comme la braise. Je ne devrais pas être aussi mal à l'aise. Ce garçon m'a baisé brutalement dans tous les sens. Je suis marié avec lui oui ou merde ?! Peut-être que je le veux mais que je n'ose pas l'admettre.

Ce n'est pas le moment des grandes théories Anderson !

« Je peux faire ce que je veux ? »

Sa voix n'est qu'un murmure alors qu'il scrute attentivement mon visage en quête d'une quelconque réaction.

Tout ce qu'il veut ? Oh mon Dieu, où tout ça va me mener ? Je hoche la tête avec anxiété. L'envie prend tout de même possession de mon ventre. Un sourire s'installe doucement sur ses lèvres.

« Suis-moi » lâche-t-il en me tirant par la main vers l'étage.

Il m'emmène donc dans la salle de torture moderne...

Il libère seulement mes doigts pour ouvrir la porte. Je remarque qu'il porte toujours mon bracelet à son poignet gauche quand il glisse la clé dans la serrure.

« Je t'en prie mon cher Blaine »

Le doux parfum de citron habituel entre dans mon nez et me calme un peu. Mademoiselle Jones est sûrement venue ici pour nettoyer pendant notre voyage de noces. Je souris. Kurt appuie sur l'interrupteur et les quelques appliques s'allument et diffusent une lumière tamisée sur les murs bruns. Je tourne la tête vers lui. Je suis chaud rien qu'en pensant à tous les plans sexy qui peuvent s'élaborer en ce moment dans son crâne. Il referme la porte à clé derrière nous et me fait face. Il me fixe d'un air songeur puis avec malice, son visage penché sur son épaule.

« Qu'est-ce que tu veux Blaine ? »

« Toi »

Il sourit sarcastiquement.

« Je suis à toi. Depuis le jour où tu es venu pour cette interview »

« Très bien alors fais-moi la surprise Kurt »

Ses lèvres se tordent dans une moue heureuse et sexy.

« Je peux m'arranger pour ça dans ce cas »

Il pose sa main gauche sur sa hanche et tapote sa bouche de son doigt en m'observant des pieds à la tête.

« Je pense que c'est un bon début si on te retire tes habits »

Il fait un pas vers moi, attrape les pans de mon cardigan et les fait glisser par-dessus mes épaules pour que le vêtement puisse s'étaler sur le sol. Il prend le revers de mon tee-shirt blanc moulant.

« Mets tes bras en l'air »

Je m'exécute et il m'en débarrasse. Il s'incline ensuite vers moi et m'embrasse tendrement. Ses yeux sont emplis de sensualité, de douceur et d'amour. Ce regarde me donne le tournis. Il balance mon tee-shirt vers mon cardigan.

Il s'écarte légèrement pour m'examiner. Je ne suis plus aussi gêné qu'au début de me retrouver torse nu face à lui. Je ne me sens pas très à l'aise mais je n'ai plus le réflexe de me cacher. Il s'avance et tend la main vers moi. Il passe lentement ses doigts à travers mes boucles. Il est comme hypnotisé.

« Tu es tellement beau Blaine » souffle-t-il contre la peau de mon cou.

Il passa sa langue sur mon pouls et je me tortille à la sensation.

« Patience bébé. Enlève ton jean et laisse-le sur le sol »

Il s'éloigne un peu pour me laisser l'espace pour bouger. Je verrouille mon regard au sien, défais le bouton et la braguette de mon pantalon et le descends sur mes jambes jusqu'à ce qu'il retienne mes chevilles.

« Passe par-dessus » me commande-t-il.

Je fais un pas vers lui. Il se met à genoux devant et lève mon pied gauche pour enlever ma chaussure. Je m'incline contre le mur pour ne pas perdre l'équilibre et tomber. Je vois que le support à cannes et à fouets n'est plus là. Sur le mur repose seulement la cravache noire et le martinet aux lanières rouges. Il va les utiliser aujourd'hui ?

Je n'ai plus sur moi que mon nœud papillon jaune et noir et mon boxer. Kurt reste agenouillé pour m'observer.

« Tu es magnifique comme ça Blaine »

Il relève les bras vers moi, encercle mon bassin de ses paumes, me tire vers lui et niche son nez près de la bosse qui déforme mon boxer.

« Tu as ton odeur, la mienne et celle du sexe » déclare-t-il en respirant profondément, « c'est délicieux »

Il pose un baiser sur le tissu. Ses paroles m'ont complètement allumées. Je fonds. C'est putain d'érotique. Il récupère mes habits et mes chaussures avant de se remettre debout avec élégance.

« Va vers la table » m'ordonne-t-il doucement avec un signe de tête.

Il pivote sur lui-même et se déplace vers la commode du sexe. Il me regarde brièvement en se retournant. Il rit doucement.

« Tourne-toi dos à moi » me commande-t-il, « tu m'as demandé une surprise Blaine. Tes désirs seront satisfaits »

Je me tourne et essaye de détecter les bruits qu'il fait. C'est comme si mes oreilles étaient soudainement sur-développées. Il est vraiment bon à ce jeu : attirer mon attention, aviver mon envie... me rendre fou de lui. Je perçois le son étouffé de mes habits posés sur la commode et mes mocassins laissés tomber sur le sol. Il me semble que Kurt se déchausse même. Juste après, un tiroir est ouvert.

Des jouets ! Le tiroir est fermé et mon souffle devient erratique. Putain ce n'est qu'un tiroir. Je suis excité pour un tiroir. Tous mes membres tremblent d'impatience. C'est complètement dingue. Les premières notes d'un morceau calme s'élèvent des haut-parleurs. Je ne sais pas ce que c'est mais la mélodie triste au piano prend place dans la salle. Les notes de piano sont remplacées par de la guitare. Un homme se met à chanter mais je suis incapable de savoir ce qu'il raconte à travers ses paroles tellement je suis pantelant.

Kurt revient nonchalamment vers moi. Je le sais au son que produisent ses pas par terre. Je ressens sa présence dans mon dos alors que l'homme chante avec plus d'entrain.

« Tu as réclamé du pervers et du brutal Blaine ? » susurre-t-il.

« Hmm »

« Si ça devient insupportable, dis-moi d'arrêter et je le ferais tout de suite, compris ? »

« Oui »

« Jure-le-moi »

Ma respiration se bloque dans ma gorge. Bordel qu'est-ce qu'il a prévu ?

« Je te le jure »

Les paroles qu'il a prononcé plus tôt dans la journée me revienne : « Je n'ai pas envie de t'infliger de la douleur mais je veux bien m'amuser »

« Parfait beau garçon »

Il s'incline et embrasse l'arrière de ma nuque au-dessus de mon nœud papillon. Il fait glisser le bout de son doigt le long de ma colonne vertébrale. Ce contact m'électrifie et envoie des frissons dans tout mon corps. Un si léger toucher ne peut pas être aussi bon...

« Retire ton nœud papillon »

Je m'empresse de faire ce qu'il me dit et dénoue mon nœud rapidement.

Ses pouces passent sous l'élastique de mon boxer avant même que je m'en rendre compte et il l'abaisse jusqu'à mes chevilles.

« Passe par-dessus » commande-t-il.

Je lui obéis une énième fois. Il pose un baiser sur mon cul et se remet debout.

« Je vais te masquer pour que tu ressentes mieux les sensations.

Il dépose un masque sur mes yeux et je ne vois plus rien. La voix masculine résonne toujours dans les haut-parleurs.

« Incline-toi vers l'avant »

Je réagis tout de suite et plaque mon torse sur la table. Mon souffle est court et je respire l'odeur de citron sur le bois.

« Tends tes bras et tiens le bord de la table »

Ok... Je suis obligé d'allonger mes bras à fond pour attraper le rebord face à moi.

« Si tu ne la tiens pas assez, je te fesse ok ? »

« Oui »

« Tu as envie que je te mette la fessée Blaine ? »

Tous les muscles de mon bas-ventre se tordent et mon érection grossit un peu plus si c'est possible. Je prends conscience que je le veux depuis qu'il m'en a parlé ce midi. La pipe après la course poursuite n'a rien arrangé de ce côté.

« Oui »

Je chuchote car ma gorge est trop sèche pour parler plus fort.

« Pourquoi ? »

Oh merde... C'est nouveau ça ? Je soupire.

« Parle-moi » me pousse-t-il d'un ton charmeur.

« Hmm »

Sans prévenir, il me met une grande fessée en plein milieu du cul.

« Ah ! »

« Tais-toi ! »

Il passe lentement sa paume là où il m'a frappé. Il s'incline ensuite sur moi, son entrejambe s'appuyant contre ma hanche gauche. Il pose des baisers sur ma nuque et tout le long de mon dos. Il a enlevé son haut et le contact de sa peau contre la mienne est fantastique. Il bouge un peu de sorte que son sexe glisse entre mes fesses. Le tissu rêche de son pantalon se presse douloureusement contre ma peau.

« Écarte » souffle-t-il en plaçant un genou entre mes jambes.

Je le fais.

« Encore »

Je m'exécute.

« Parfait magnifique garçon »

Il passe son index entre mes fesses jusqu'à mon entrée. Je gémis faiblement à la sensation et mon corps frémit.

« Je vais jouer avec toi d'une façon inédite » lâche-t-il.

Il laisse tomber mes fesses et glisse sa main vers l'avant pour prendre mon érection.

« Tu es tellement dur Blaine. Tu repenses au parking ou bien c'est ce que je viens de te faire qui te met dans cet état ? »

Il fait monter et descendre son poing lentement. Je gémis et balance les hanches contre sa main pour avoir une plus grande friction.

« A mon avis mon cher Blaine, les deux t'ont bien plu. Je pense que tu aimes vraiment venir dans cet endroit et d'être ainsi, à ma merci »

Il ne peut pas savoir à quel point il voit juste. Il arrête ses mouvements et me donne une autre fessée.

« Avoue-le » chuchote-t-il d'un ton étouffé et grave.

« C'est vrai j'adore ça »

Il m'assène une troisième fessée. Un cri passe mes lèvres cette fois. Il effectue plusieurs va-et-vient rapides, lâche mon membre et retourne titiller mon entrée.

« Tu as prévu quoi ? » demandais-je à bout de souffle.

Bordel de Dieu, il va me faire quoi ?

« N'aie pas peur » dit-il d'un ton apaisant, « je ne vais rien faire qui puisse être douloureux. C'est juste intense »

Ses doigts quittent ma peau et reviennent une minute après, humides. Il caresse la peau plissée de mon entrée. Je gigote pour me rapprocher de lui. Mon inquiétude disparaît au plaisir de ce toucher et à l'anticipation. Il me frappe encore une fois sur la peau entre mon anus et mes testicules. Je geins. C'est vraiment délicieux.

« Reste immobile et tiens bien la table »

« Ooooh »

« Reste calme bébé »

Il continue de masser mon entrée. Je fais de mon mieux pour ne pas trop bouger. Mon cœur bat à tout rompre et mon pouls pulse dans mes oreilles. L'excitation et l'envie se déversent dans mes veines.

« J'avais cette idée depuis un certain temps Blainey »

Je gémis et il fait courir sa langue le long de mon échine.

« C'est une surprise pour toi » murmure Kurt.

De quoi il parle ? Il tend le bras près de mon visage et soulève à peine le masque. Au creux de sa main repose un anneau pénien bleu clair. Un petit boîtier circulaire avec un bouton est disposé dessus.

« Je vais te le mettre et on va s'amuser. Il est vibrant »

Il abaisse à nouveau le masque alors que je déglutis. Le désir éclate en moi.

« Ce n'est pas douloureux ? »

« Non mon bébé, ne t'en fais pas. Quand il sera sur toi, je te prendrais fort jusqu'à ce que tu oublie ton propre prénom »

Mon érection déjà sensible se tend encore. Il s'incline et pose ses lèvres sur mon épaule.

« On y va ? »

« O-Oui » soufflais-je à voix basse, incapable de parler plus fort.

Sa main droite caresse la courbe de mes fesses. Deux doigts se glissent entre avant de me pénétrer lentement. Sa main gauche me masturbe doucement. Un cri étouffé m'échappe. C'est exquis. Ses doigts se courbent et titillent ma prostate. Au même moment, l'anneau passe sur mon sexe et en atteint la base. La sensation est étrange. Ça me serre mais ça ne me fait pas mal. Je gémis quand de légères vibrations se font ressentir. Kurt ne cesse pas ses mouvements en moi et masse ma prostate. Je recule mes fesses pour qu'il aille plus profondément. Les vibrations ne sont vraiment pas fortes et restent agréables. Ajouter aux mouvements habiles de ses doigts c'est délicieux. Mon sexe est comprimé à la base. C'est bizarre mais pas insupportable.

« Oh mon bébé »

Ses doigts s'enfoncent plus en moi et les vibrations deviennent plus fortes. Je crie alors que sa main me masturbe à nouveau. Je suis haletant et tremblant, ne sachant pas où donner de la tête. Je veux jeter mes hanches contre ses doigts et son poing en même temps.

« Kurt... Kurt... Kurt » répétais-je entre deux gémissements audibles.

« Tu es parfait mon cœur » chuchote-t-il.

Il lâche mon érection et caresse lentement ma taille. Il libère tout doucement mon intimité et le son de sa braguette arrive à mes oreilles. Il enfonce ses doigts autour de mon bassin et m'attire en arrière, plus près de lui. Il écarte mes cuisses de ses genoux et se cale entre mes jambes.

« Tiens-toi bien Blainey »

« D-D'accord »

« Tu as demandé du pervers et du brutal. On verra si c'est assez pour toi »

Il me pénètre brutalement d'un coup et colle ses hanches à mes fesses. Je crie fortement. Il reste immobile, sa respiration aussi courte et irrégulière que la mienne. J'essaye d'encaisser tout ce qui ébranle mon corps : il m'étire parfaitement, le plaisir se mélange à la douleur, les vibrations excitent mon sexe sensible. C'est sexy. La chaleur se déroule dans mon ventre. Il appuie sur le bouton de l'anneau et les vibrations augmentent vraiment en intensité. Je gémis et il en fait de même alors que mes chairs se resserrent autour de son membre. On partage le même bonheur sauvage. Je n'ai jamais été aussi excité. Je n'ai plus aucune retenue.

« Ça va ? » murmure-t-il.

« O-Oui »

« Reste immobile »

Il recule et entre à nouveau d'un coup sec, ses testicules frappant les miens. Je voulais en arriver là. C'est ce qu'il me fallait.

« N-Ne t'arrête p-pas » haletais-e.

Il me pilonne plus vite. Nos respirations deviennent encore plus erratiques alors qu'il me baise impitoyablement.

« Blaine... Blaine » souffle-t-il.

Il lâche ma taille et amène sa main vers mon érection. Il me branle au même rythme que ses coups de reins. Les vibrations excitent chaque terminaison nerveuse de mon sexe, électrifiant chaque cellule de mon corps de mes cheveux à mes orteils. Cela ajoutait aux va-et-vient effrénés en moi, à la stimulation de ma prostate, aux mouvements de son poing autour de moi et aux sons de sa peau claquant contre la mienne, je me noie sous toutes ces sensations. Je suis perdu dans un océan de plaisir. Il ne ralentit pas, envahit mon corps et le contrôle. Mes testicules se contractent et je tremble.

« Bordel de merde »

Je vais me désintégrer, me détruire. Disparaître.

« C'est ça bébé » halète-t-il.

« Je t'en supplie »

Je ne sais même pas pourquoi je l'implore. Je veux qu'il cesse immédiatement ? Jamais ? Qu'il aille encore plus vite ? Mes chairs se resserrent autour son érection.

« Vas-y ! » crie-t-il.

Il me donne une grosse fessée et l'orgasme me frappe. Indéfiniment. Je jouis en de puissants et violents jets, secoué de soubresauts et les vibrations de l'anneau. Je jouis longtemps, longtemps. Je tombe dans un puits sans fond de plaisir et de Kurt. Je finis en morceaux quand mon orgasme prend fin. Kurt enlève lentement l'anneau.

« Putain ! BLAINE ! »

Je crie en même temps que lui quand son sexe pulse violemment en moi et libère un liquide chaud dans mes entrailles. Kurt s'effondre sur moi, le souffle court.

OoOoOoOoOoO

La musique est encore diffusée dans les enceintes. J'ai remarqué que, quand on vient ici, Kurt active toujours le mode répétition pour les chansons. Je suis agenouillé sur le sol, lové contre sa poitrine. Nos jambes sont entortillées et mon oreille est plaquée contre son cœur. On a glissé près de la table.

« Coucou » murmure-t-il en enlevant complètement le masque.

Je cille alors que je m'habitue à la douce lueur des appliques. Il incline ma tête vers le haut pour déposer ses lèvres sur les miennes. Ses yeux nerveux s'accrochent aux miens. Je passe mon pouce sur sa joue et il me donne un sourire.

« J'ai répondu à ta requête ? »

Je plisse le front.

« Ma requête ? »

« Tu m'as demandé du pervers et du brutal »

Je lui souris.

« Alors oui. Mes fesses et moi sommes satisfaits »

Il arque un sourcil et me sourit en retour.

« Je suis content de le savoir. Maintenant, tu es vraiment magnifique et ton cul me semble avoir bien été défoncé »

Il passe délicatement le dos de ses doigts pâles sur mes pommettes. Je soupire de bien-être.

« Tu fais de très bonnes observations »

Il me donne un doux baiser. Sa bouche est comme de la soie. Elle est tendre, brûlante et moelleuse.

« Tu me surprends toujours. Tu vas bien ? » demande-t-il d'une voix anxieuse.

« Oui » répondis-je en rougissant doucement, « je me suis vraiment bien fait défoncer »

Je lui offre une moue maladroite.

« Tes jolies lèvres laissent passer des mots très vilains Blainey »

Kurt fait semblant d'être choqué mais ses yeux pétillent de malice.

« Oui ça fait ça depuis que je me suis marié avec un très joli mais très vilain garçon »

Un sourire bête et niais étend sa bouche.

« Quel bonheur que tu te sois marié avec »

Il mêle tendrement ses doigts à mes boucles et les caresse doucement. Il embrasse le haut de mon crâne avec vénération, les yeux brillants d'amour. Cet homme est vraiment fantastique. Je ne pouvais que tomber pour lui.

Je noue mes doigts à ceux de sa main gauche et fait rouler sa bague, identique à la mienne, autour de son annulaire.

« Tu m'appartiens » chuchotais-je.

« Tout entier » ajoute-t-il.

Il enroule ses bras autour de moi et niche son nez dans mes cheveux.

« Tu as envie de que je te prépare un bain ? »

« Oui mais tu viens avec moi dedans »

« Ok »

Je me remets debout, les jambes tremblant encore un peu et il fait de même. Il a encore son pantalon sur lui.

« Tu pourras mettre l'autre jean quand on reviendra ici ? »

« L'autre jean ? »

« Tu sais celui que tu mettais quand on venait là... Celui qui est abîmé. Tu es vraiment chaud dedans... »

« Vraiment ? »

« Oui. Très, très chaud »

Il m'adresse un petit sourire.

« Tout ce que tu voudras Blaine. Si ça peut te faire plaisir »

Il s'incline et pose sa bouche sur la mienne. Il s'écarte et repousse l'anneau sur la table. Elle est dégueulasse à cause des traces évidentes du plaisir que j'ai pris. Il se déplace vers la porte et prend un peignoir en mousse généreuse.

« Qui nettoie la salle quand on a fini ? »

Son front se plisse. On dirait que ma question le surprend et le prend de court.

« Moi ou Mademoiselle Jones... »

« Ah bon ? »

Il acquiesce. Ses traits présentent un mélange de malaise et d'humour. Il appuie sur un bouton de la station d'accueil où repose l'IPod.

« En réalité... hmm... »

Je reprends à sa place.

« C'étaient tes soumis qui nettoyaient »

Il baisse la tête avec un air désolé. Il vient vers moi et me donne le peignoir. Je l'enfile et noue la ceinture autour de ma taille. Son parfum délicieux ressort du tissu et mes pensées dérivent et j'oublie la question du nettoyage. Il laisse tout derrière nous et attrape mes doigts. Il ouvre la porte et m'emmène à l'étage principal. Je vais avec lui sans broncher.

La panique, l'irritabilité, l'angoisse et l'adrénaline de la course poursuite se sont envolés comme par magie. Je suis calme, épanoui et soulagé. On entre dans la salle de bains de notre chambre et un bâillement sonore passe mes lèvres. Je m'étends en me sentant tranquille et à ma place.

« Qu'est-ce que tu as ? » m'interroge Kurt en faisant couler l'eau.

Je bouge la tête.

« Parle-moi » insiste-t-il calmement.

Il met du bain moussant à la rose dans la baignoire et l'odeur suave s'élève doucement.

« Je suis plus tranquille maintenant » dis-je en m'empourprant.

« Tu as agi d'une façon étrange depuis ce matin c'est vrai Blainey »

Il m'enlace en souriant.

« J'ai conscience que tu te fais du souci à cause de ce qui se passe en ce moment. Pardonne-moi pour t'y exposer. J'ignore si c'est un de mes employés qui est mécontent ou un adversaire en affaires... Seulement si tu étais blessé par ma faute... »

Il ne termine pas sa phrase. Son ton est plein de peine et de souffrance. Je resserre mon étreinte autour de lui.

« Et si toi tu étais blessé Kurt ? »

Son regard tombe sur moi.

« On trouvera qui a fait ça et pourquoi. Pour le moment, je vais retirer ce peignoir et te laver »

« Et Montgomery ? Il t'attend »

« Eh bien qu'il attende »

Ses lèvres se crispent. J'ai peur pour Montgomery. Je ne sais pas ce qu'il a fait mais Kurt est en colère.

Kurt fait glisser l'habit sur moi. Ses yeux restent bloqués sur mon torse alors que je me tourne pour être face à lui. Mon ventre est encore marbré de suçons. Je ne dis rien là-dessus pour ne pas l'énerver.

« Tu crois que Wright a choppé le 4x4 ? »

« J'en sais rien. On le saura quand on sortira du bain »

Il prend ma main et j'entre dans l'eau brûlante à la rose. Je m'installe en faisant attention. Pas assez. Je siffle quand un éclair de douleur se diffuse dans le bas de mon dos. Il n'y a pas été de main morte. Au sens propre comme au figuré.

« Fais attention mon cœur » me prévient Kurt.

La douleur s'éloigne et je me détends avec l'eau chaude et ses paroles.

Kurt enlève son pantalon et se retrouve nu. Il s'installe dans mon dos et me plaque contre son torse. Je me blottis entre ses cuisses et on reste dans cette position. Je passe doucement mes doigts sur la peau de ses jambes et il entortille une de mes boucles autour de son index.

« On doit terminer les plans de notre maison. Ce soir ça te va ? »

« Oui »

Ah j'avais oublié. Adam. Il m'était sorti de la tête ce con.

Le face à face risque d'être intéressant...

J'aimerais presque avoir à faire à un architecte moins compétent pour ne pas affronter Adam. Je soupire.

« Je dois faire mon sac pour le bureau demain » déclarais-je.

Kurt se raidit.

« Tu n'es pas forcé d'aller au boulot tu sais » chuchote-t-il.

« Kurt, on a déjà eu cette conversation. Je t'en prie, pas encore »

Il passe ses doigts sur mon crâne pour me plaquer à lui.

« D'accord, ce n'était qu'une remarque »

Il embrasse doucement ma nuque.

OoOoOoOoOoO

J'ai enfilé un pantalon ample, un tee-shirt blanc et une veste à capuche grise. Je vais dans la salle de torture moderne récupérer mes habits. Quand je passe le corridor, la voix de Kurt me parvient. Il est dans son bureau. J'arrête de bouger.

« Vous étiez où bordel de merde ?! »

Il s'énerve après Montgomery. Je déglutis et monte rapidement à l'étage. Je ne veux absolument pas entendre ses hurlements contre Wes. Kurt me fait peur quand il est en colère de cette façon. Pauvre Wes. Moi, je peux au moins hurler sur Kurt en retour. Pas lui.

J'attrape mes habits et nos chaussures. Mes yeux tombent sur la table encore collante et sale. A mon avis, je devrais la nettoyer moi-même. Je retourne à l'étage inférieur avec les vêtements pour les laver et chercher de quoi ranger la salle de jeux. Je regarde brièvement vers le grand salon mais il est vide.

Kurt se sent d'ordinaire moins tendu quand Joey est dans le coin. Mais il est en congé pour quelques jours pour voir sa fille. Peut-être que je pourrais la voir un jour.

J'arrive dans la buanderie et fonce presque dans Mademoiselle Jones. Elle a l'air aussi surprise que moi.

« Monsieur Hummel-Anderson. Excusez-moi je ne vous avais pas entendu »

Monsieur Hummel-Anderson ? C'est bizarre dans la bouche de quelqu'un d'autre...

« Bonsoir Mademoiselle Jones »

« Bonsoir. Toutes mes félicitations » sourit-elle.

« Vous pouvez m'appeler Blaine s'il vous plaît »

« Je préfère utiliser Monsieur Hummel-Anderson si ça ne vous dérange pas »

Tiens c'est nouveau ça. Tout ça parce que j'ai une alliance et que j'ai changé de nom.

« Vous souhaitez qu'on choisisse les repas de la semaine ? » demande-t-elle.

« Hmm... »

C'est quoi cette question ? Je n'ai jamais choisi mes repas à l'avance. Elle me sourit.

« Depuis que je suis au service de Monsieur Hummel-Anderson, on choisit les menus de la semaine à venir les dimanches »

« Oh d'accord »

« Souhaitez-vous que je m'occupe de ça ? »

Elle indique la pile d'habits dans mes bras. Je lui donne pour qu'elle les mette dans le lave-linge.

« Merci » bafouillais-je.

Je rougis violemment en pensant que Mademoiselle Jones connaît l'existence de la salle de torture. Pire : elle sait ce qui s'y passe. C'est trop étrange.

« Je suis là pour ça. Si vous avez une quelconque question, n'hésitez pas Monsieur »

« Merci » dis-je à nouveau.

On est interrompus par Montgomery qui quitte le bureau de Kurt, plus pâle que jamais. Il s'empresse de passer le corridor. Il marmonne un bonjour en passant devant la buanderie mais il ne nous regarde pas. Il fonce dans le bureau de Joey. Je suis content qu'il soit apparu. Je ne voulais vraiment pas parler de menus ou de pièces sexuelles avec elle. Je souris timidement à Mademoiselle Jones, récupère des serviettes et une éponge neuve et remonte rapidement dans la salle de torture. Est-ce que je pourrais me faire aux employés de maison ? Je soupire.

Je referme la porte derrière moi et m'avance vers la table. Je la nettoie avec soin jusqu'à ce qu'elle redevienne parfaitement propre. Je prends l'anneau pénien et le regarde sous tous les angles. Hmm... Je pense qu'il faut le nettoyer aussi mais je ne sais pas comment. Mon mari, dieu du sexe, s'en chargera. C'est plus sage.

OoOoOoOoOoO

La bibliothèque a été aménagée afin que je puisse y bosser. Un joli bureau en bois brun trône dans un coin de la pièce. Je pose dessus mon ordinateur portable pour me replonger dans les annotations que j'ai faites sur quelques manuscrits pendant notre voyage de noces.

J'ai un peu peur de retourner au bureau. Je ne dirais jamais ça à Kurt. Il verrait là une bonne raison pour que je quitte mon poste. Cameron a fait un petit scandale quand j'ai annoncé le nom de l'homme avec qui j'allais me marier. Je n'ai pas trop compris sur le coup mais j'ai su après que Kurt avait déjà racheté la boite officiellement à ce moment-là. Ensuite on m'a nommé éditeur permanent. Je n'aime vraiment pas l'idée d'être promu seulement parce que je suis marié au Big Boss.

Je ne sais pas non plus comment dire à Kurt que je souhaite conserver mon nom au travail. Je serais Blaine Anderson et non Hummel-Anderson. Je pense que les raisons sont plutôt évidentes mais je sais que l'engueulade va être inévitable quand il le saura. Je dois aborder le sujet ce soir ou non ?

Je m'installe confortablement dans mon fauteuil pour accomplir ma dernière tâche pour aujourd'hui. Il est dix-neuf heures. Ça devrait aller. Je sors la carte mémoire de l'appareil photo et la met dans le MacBook pour visionner les clichés. Alors qu'ils se transfèrent, notre après-midi me revient en tête. Wright est rentré ? Il a suivi l'homme jusqu'où ? Kurt en sait-il plus ? Je me moque qu'il ait du travail, je veux des nouvelles de la situation. Je suis furieux qu'il ne dise rien. Je suis près à partir le voir quand les photos de notre voyage de noces commencent à s'afficher sur mon écran.

Il a pris des photos de moi alors que je dormais. Mes boucles me tombent sur les yeux et autour de ma tête sur l'oreiller, ma bouche est ouverte... Bordel, je suce mon pouce. Je ne fais plus ça depuis que j'ai huit ans ! La honte... Il y en a tout un tas prises alors que je n'en avais aucune idée. Il y en a une où je suis appuyé sur la rambarde du yacht et je fixe l'horizon, le soleil faisant briller mes cheveux.

Je glousse en voyant une photo de moi, mort de rire, les cheveux dans tous les sens alors qu'il me chatouille.

Je trouve enfin celle de nous deux dans le lit. Je suis niché contre son torse et lui fixe l'objectif de son superbe regard bleu pétillant et insouciant. Sa main libre est contre ma joue alors que mes eux sont accrochés à Kurt et qu'un sourire bête et niais étend mes lèvres. Mon mari est magnifique avec sa coupe post-orgasmique, son regard amoureux et sa bouche heureuse. Il est vraiment sublime. Il ne veut pas être chatouillé et, jusqu'à peu, il ne voulait pas être touché. Maintenant il ne se recule plus. Je dois lui demander s'il apprécie que je le caresse ou s'il le fait juste pour moi et qu'il prend sur lui.

Mon front se plisse quand je tombe sur son visage peiné. Une personne dans un endroit veut le blesser : l'hélicoptère, le feu à Hummel Enterprises, la course poursuite. Je respire profondément pour ne pas pleurer. Je referme mon ordinateur et me lève pur aller le voir. Pour aller voir qu'il ne risque rien.

J'entre sans prévenir dans son bureau. Kurt est au téléphone. Il jette un coup d'œil noir dans ma direction mais se radoucit quand il voit que c'est moi.

« Il est impossible de la rendre plus nette ? » demande-t-il à son interlocuteur en me fixant toujours.

Je fais le tour de son bureau d'un air sûr. Son siège pivote vers moi. Son front est plissé. Il doit se demander ce que je fous là. Je m'installe sur ses cuisses et il semble surpris. J'enroule mes bras autour de son torse et me love contre sa poitrine. Il passe un bras autour de ma taille.

« Reprenez Sterling je vous prie »

Il continue sa discussion, son portable coincé entre son oreille et son épaule. Il tape doucement sur son clavier. Une photo pixelisée en noir et blanc s'affiche.

C'est un homme brun avec une casquette sur la tête et des habits tout à fait banals. Kurt clique et la vidéo s'enclenche. L'inconnu se déplace et tourne la casquette en fonction des caméras. Quand il est au plus près, Kurt met pause : l'homme est dans une grande pièce éclairée aux néons. La salle informatique de Hummel Enterprises.

« C'est bon Sterling, refaites-le »

Le curseur de la souris bouge. Un cadre se forme autour de la silhouette de l'inconnu et un zoom est effectué sans que Kurt ne touche à rien. Je m'approche de l'écran, intéressé.

« Sterling est en train de le faire ? » demandais-je doucement.

« Oui » dit simplement Kurt, « vous pouvez améliorer la résolution ? » exige-t-il auprès de Sterling.

La photo devient un peu plus nette. L'inconnu a l'air de savoir exactement comment éviter les caméras pour ne pas être reconnu. Je fixe l'écran et je tremble de peur. La forme du visage me dit quelque chose. Je ne vois pas le haut de la tête à cause de la casquette mais... cette bouche et cette mâchoire. Je déglutis en me souvenant d'où je le connais.

Oh putain de merde !

« Kurt ! C'est Hunter Clarington ! »

Voilà pour ce modeste chapitre !

J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me donner votre avis dans une petite review !

Je me rapproche de plus en plus de la fin d'écriture. J'ai commencé le 69ème aujourd'hui... La fin est proche mes amis. Quand j'aurais terminé l'écriture, il se peut que je publie plusieurs fois par semaine. Je vous en dirais plus au moment venu ;)

A la semaine prochaine,

Gros bisous

Cindy :)