Coucou tout le monde !

J'espère que votre semaine s'est bien passée et que vous allez bien !

Merci pour les nouveaux follow/fav de cette semaine. Presque 80 !

Merci à CeliaCom7, Marion, Anna, Soso, justmoi59, mamstaz, ViviKlaine, chiichan4, une personne dans le monde, Clairegleek78, minilou, Sara pour vos reviews.

CeliaCom7 : hey ! Les motivations de Monsieur Clarington seront expliquées rapidement :')

IheartIns : coucou ! Merci beaucoup. Je ne pouvais pas me coller aux bouquins pour le coup ;) bisous Marion

AnnaKlaineuse : vas-y Anna va les buter ! Va tous les déglinguer avec tes testicules d'éléphants :'D La connerie est un vilain défaut aussi. Ils mériteraient tous un « ok. » Bisous je dois aller m'occuper de notre serpent des mers aux 50 tentacules (comment veux-tu que je... Hmm CIIINDY!) J'adore le Blaine de mon Kurt...

Soso : Bonjour SOS. Ne contrarions pas ce con de correcteur hein ? Je ne sais pas si c'est un avantage ou non que je te donne certains chapitres en avance. En plus ce sont ce que j'aime le moins en général... Pardon. Je vais t'appeler... Micheline. Bien Micheline et Matt :'D je viens de rire toute seule. Nos maris et nous donnons SM & CD :'D... Je soooooooors avec ma valise ! Les lemons hihi sont les mieux. Nous sommes des personnes affreuses... Wes a pris cher... bisouuuus ma choupette d'amour. Cœur cœur cœur !

justmoi59 : Oui je crois que je serais mortifiée à sa place.

mamstaz : Oh tu as eu du mal à cause de la chambre de torture et tout ça ? Merci en tout cas.

ViviKlaine : coucou :) COMMENT CA IL EST A TOI ?! Laissez moi pleurer s'il vous plaît... j'aime la voix de Chris aussi. Oh c'est vraiment gentil merci. Eh bien non Hunter n'est pas mort :'D Merci à toi. Bisous.

chiichan4 : merci beaucoup, les messages comme les tiens me font chaud au cœur. Tout le monde veut voir Hunter se faire défoncer la gueule par Kurt :'D merci tu es vraiment adorable. Gros bisous.

une personne dans le monde : tu t'étais fait une bonne opinion de lui alors ;) vas-y je t'ouvre les portes de Nuances (fais pas gaffe aux fouets et autres joujoux sans intérêt...) Non je les trouvais mignonne en les écrivant (QUOII ?! Mais qu'est-ce qu'elle bave ?!) Il reste encore 20 chapitres à poster donc ne t'inquiète pas !

Clairegleek78 : Je posterais des OS après la fin ne t'inquiète pas. La fin n'est pas pour tout de suite ;)

minilou : ces mamans ne comprennent rien... La version de Neil Patrick Harris était déjà géniale mais celle de Dare OMG Merci tu es vraiment adorable. Ca fait chaud au coeur. Gros bisous !

Licorne-Klaine : Merci pour cette review étonnante :'D dis, tu crois qu'il existe des licornes à ailes? Réfléchis là-dessus en faisant ta réserve de paillettes...

Sur ce bon chapitre !

ENJOY !

/!\ Présence légère de lemon /!\

Chapitre 55

« Tu penses ? » me questionne Kurt, surpris.

« La forme de la mâchoire, sa bouche et sa silhouette... Oui, même si je ne peux pas voir le haut de son visage ou même ses cheveux »

Kurt met l'IPhone sur le bureau et il enclenche le haut-parleur.

« On dirait que tu as passé du temps à reluquer ton ex-boss Blaine » chuchote-t-il, une pointe de jalousie dans la voix.

Sterling me sauve la mise en parlant à nouveau.

« Bien Monsieur, j'ai entendu Monsieur Hummel-Anderson. Je vais vérifier chaque bande de vidéos avec l'outil de reconnaissance faciale. On va voir si ce fils de pute, hmm pardon Monsieur, si l'inconnu a été ailleurs dans l'entreprise »

Je regarde brièvement Kurt d'un air anxieux. Il ne fait aucun commentaire sur l'insulte de Sterling et fixe sans ciller l'arrêt sur image sur l'écran de son ordinateur.

« Pourquoi ce type ferait ça ? » demandais-je à Kurt.

Il secoue la tête.

« Par vengeance ? On ne peut pas savoir ce qui se passe dans l'esprit des gens. Ça ne me plaît vraiment pas en tout cas que tu sois resté si longtemps autour de lui »

La bouche de Kurt se crispe en une ligne droite sévère. Il enroule un bras autour de mes hanches.

« J'ai réussi à avoir l'intégralité de son disque dur » annonce Sterling.

« Je suis au courant. Vous savez où habite Clarington ? » interroge durement Kurt.

« Oui Monsieur »

« Bien, mettez Duval au courant »

« D'accord, je vais le faire immédiatement. Je vais éplucher les vidéos de caméra de la ville pour voir par où il est passé »

« Je veux le modèle de sa voiture et les numéros de sa plaque »

« Bien Monsieur »

« Sterling peut réaliser tous ces trucs ? » demandais-je tout doucement.

Kurt acquiesce avec un air « Qu'est-ce que tu crois, je n'emploie pas des branleurs ». Je continue :

« Qu'est-ce que tu as trouvé dans son ordinateur ? »

Le visage de Kurt s'assombrit.

« Presque rien »

« Parle-moi »

« Non »

« Ce sont des trucs sur toi ou moi ? »

« Moi » souffle-t-il.

« A propos de tes... habitudes ? »

Kurt fait non de la tête et m'indique de me taire avec son doigt. Je le mitraille des yeux. Il fronce les sourcils d'un air sévère pour me faire comprendre de ne rien ajouter.

« C'est une Chevrolet Cobalt 2009 rouge foncée. Je fais parvenir la plaque d'immatriculation à Nick » déclare Sterling.

Nick ?

« Parfait. Prévenez-moi quand vous saurez si cet enculé à visiter nos locaux. Comparez cette photo avec celle des anciens DRH de The New Press » complète Kurt en me regardant d'un air incertain, « il faut que je sois sûr que c'est lui »

« J'ai déjà effectué ça Monsieur. Monsieur Hummel-Anderson a vu juste. C'est Hunter Clarington »

Je souris fièrement. Je me sens satisfait d'avoir accompli quelque chose. Kurt trace des cercles sur ma hanche.

« Bravo Blainey » sourit-il avant de continuer avec Sterling, « quand vous saurez où il est passé dans nos bureaux, dites-le-moi. Regardez aussi s'il a été dans d'autres bâtiments de Hummel Enterprises et ordonnez aux agents de sécurité sur place de les passer au peigne fin »

« Bien Monsieur »

« Merci Jeff » conclut-il en coupant la communication.

« Nick ? Jeff ? » demandais-je, curieux.

« Nick Duval et Jeff Sterling. Ils sont mariés tous les deux » annonce-t-il nonchalamment, « alors Blainey, tu es sexy mais aussi très observateur et malin »

Les yeux de Kurt brillent de malice. Il joue simplement avec moi.

« Sexy ? » répétais-je d'un ton léger.

« Vraiment très sexy » déclare-t-il tendrement en posant ses lèvres sur les miennes.

« Tu n'es pas mal non plus mon Kurt »

Il me sourit, passe une main dans mes boucles et me donne un baiser plus profond cette fois. Il s'écarte et on est tous les deux haletants. Mon cœur bat la chamade.

« Tu veux manger ? » s'enquiert-il.

« Non »

« Eh bien moi oui »

« Je vais te préparer quelque chose » dis-je en gloussant

« J'aime quand tu fais ça »

« Quand je te prépare à dîner ? »

« Non quand tu ris »

Il pose un baiser sur mon front et je me remets debout.

« Tu veux quoi pour le dîner ? »

Je m'incline vers lui et pose mes lèvres au coin de sa bouche. Il sourit doucement au contact mais ne bouge pas.

« Toi » répond-il doucement.

Je m'éloigne avec un sourire suffisant et je lève les yeux au ciel.

« Il fut un temps où je t'aurais fessé pour ça »

« Je sais bien.. Ah la belle époque » dis-je d'un ton provocateur, « mais garde ta main qui chatouille au chaud »

Il m'adresse un petit sourire.

« Quelle insolence... Qu'est-ce que je dois faire avec ça ? »

« Répondre à ma question et me dire ce que tu veux pour dîner »

« Quelque chose de simple et pas lourd. Fais-moi la surprise » annonce-t-il avec les mêmes mots que j'ai utilisé dans la salle de torture.

« Je peux m'arranger pour ça dans ce cas »

Je quitte son bureau en m'assurant qu'il me regarde et vais dans la cuisine. Mademoiselle Jones est là et ça me rend presque triste.

« Vous voulez dîner Monsieur ? »

« Hmm... »

Elle est en train de remuer un truc dont l'odeur réveille mes papilles.

« Je voulais préparer des sandwichs »

Elle s'arrête un instant.

« Parfait. Monsieur aime les baguettes français. Il y en a dans le congélateur. Je peux le faire »

« Je le sais mais je voudrais le faire moi-même »

« Très bien. Je me décale pour que vous puissiez vous mettre ici »

« Qu'est-ce que vous cuisinez ? »

« Une carbonara. Vous pourrez la manger dans la semaine. Je vais la mettre dans le congélateur »

Elle m'offre un sourire chaleureux et coupe le gaz.

« Kurt aime les sandwichs comment ? »

« Il les mangera avec n'importe quel ingrédient s'ils sont faits avec une baguette française »

Je souris et elle me le rend.

« Ok. Merci »

Je prends une baguette dans le congélateur et la mets dans le four pour qu'elle décongèle.

Mademoiselle Jones est partie. Je cherche de quoi fournir le pain dans le frigo. Je pense que je dois dire à Mademoiselle Jones comment on se répartie les tâches ménagères. Je veux bien faire à manger pour Kurt les week-ends. C'est agréable. Mademoiselle Jones peut le faire la semaine. C'est beaucoup moins agréable de revenir du travail et de devoir préparer le dîner.

Oh mais ne serait-ce pas les instructions pour les soumis ça ?

Je fronce les sourcils. Ne pas s'attarder là-dessus. Je mets la main sur du thon et des tomates dans le frigo. Je prépare rapidement une mayonnaise et je mélange le thon avec. Je coupe les tomates en rondelles. Kurt sort de son bureau. Il a les plans pour notre maison sous le bras. Il les met sur le comptoir, vient vers moi, enroule ses bras autour de ma taille par derrière et pose un baiser sur ma nuque.

« J'aime te voir dans la cuisine en train de faire des bons petits plats » chuchote-t-il.

« C'est vrai que si on comptait sur tes talents de cuisinier... » le taquinais-je gentiment.

« Tu me blesses Blainey. Je pensais que tu m'aimais »

Je ris et tartine le thon sur la baguette que j'ai coupé en deux.

« Kurt, je peux te poser une question ? »

« Bien sûr bébé »

« Tu voudrais des enfants ? »

Il s'immobilise et parle après un moment.

« Oui j'aimerais en avoir mais pas tout de suite. On est jeunes et je veux t'avoir pour moi tout seul encore un moment. Et toi ? »

« J'en veux mais pas maintenant »

Il pose un autre baiser dans mon cou.

« Qu'est-ce que tu fais ? Ça me donne faim »

Il suçote le lobe de mon oreille droite et mon ventre se tord délicieusement. C'est tellement simple et naturel tout ça...

« Sandwichs à la baguette française. Toi... Baguette... Ça ne peut que donner faim » lâchais-je distraitement.

Il sourit contre mon cou et embrasse la peau sensible sous mon oreille.

« Fais attention, tu pourrais confronter ça rapidement »

Je le frappe gentiment sur le ventre.

« Aïe Blaine. Tu m'as blessé. Je souffre »

Il enroule son bras autour de son abdomen et fait semblant d'avoir mal.

« Pauvre chou »

« Pauvre chou ? » redit-il comme s'il ne comprenait pas.

Il me tape sur le cul et un cri de surprise passe mes lèvres.

« Prépare le dîner plus vite esclave ! Je vais te faire voir si je suis un pauvre chou moi ! »

Il retape sur mes fesses d'un air joyeux et ouvre le réfrigérateur.

« Un verre de vin, ça te dit ? » propose-t-il.

« Oui merci »

OoOoOoOoOoO

Kurt étend les plans d'Adam sur le comptoir. Il fait des projets énormes.

« J'aime bien le truc du mur totalement en verre au rez-de-chaussée mais... »

« Mais ? »

Je souffle bruyamment.

« Mais je veux que notre maison conserve son charme »

« Son charme ? »

« Oui. Adam veut apporter des modifications drastiques. Je... eh bien... J'ai eu le coup de cœur pour cette maison tel quelle... avec les petits détails qui montrent qu'elle a vécu »

Les sourcils de Kurt se froncent. Il n'a pas l'air de comprendre ce que je veux dire. J'essaye de mieux m'exprimer.

« Je l'adore dans l'état qu'elle est... »

Est-ce qu'il va s'énerver ?

« Je souhaite que la maison te plaise » dit-il tranquillement, « on fera comme tu veux. Elle t'appartient »

« Je veux qu'elle te plaise aussi. Que tu ressentes du bonheur à l'habiter »

« Je ressens du bonheur à tes côtés. Avec toi dans ma vie Blainey. Ce n'est pas plus compliqué »

Sa voix vibre d'une magnifique honnêteté. Je cille alors que mon cœur semble sur le point d'exploser. Il est tellement amoureux de moi... J'avale ma salive pour essayer d'endiguer le flux d'émotions en moi.

« Le mur totalement en verre me plaît mais tu crois qu'Adam pourrait faire en sorte de l'intégrer sans dénaturer le charme brut de notre maison ? »

Kurt sourit.

« Évidemment. On fera comme ça. Les plans pour les étages inférieur et supérieur te vont ? »

« Oui c'est bien »

« Parfait »

Je cherche une once d'audace en moi pour lui demander quelque chose qui me tracasse.

« Tu veux aménager une salle de jeux ? »

Les joues commencent à chauffer violemment. Kurt arque un sourcil.

« Tu le veux ? » répond-il, plein de surprise et de malice.

Je baisse la tête.

« Hmm.. si c'est ce que tu souhaites »

Il scrute mon visage un instant.

« On verra en temps voulu. On veut une maison familiale alors... »

Un petit éclair de regret pointe dans mon ventre. Je suis surpris par ça. Familiale... Quand est-ce qu'on aura notre famille ? Dans des années certainement. Alors en attendant...

« De toute façon, on peut se débrouiller d'une autre façon » déclare-t-il.

Je hoche la tête et il sourit.

Kurt me pose ensuite des questions sur le choix des salles de bains et des dressings. Un petit pas de plus vers notre avenir...

OoOoOoOoOoO

On achève l'ajustement des plans vers 21h30.

« Tu dis encore bosser ? » demandais-je à Kurt alors qu'il replie les plans.

« Pas obligatoirement » dit-il dans un sourire, « tu veux faire quelque chose de particulier ? »

« On peut aller regarder la télé ? »

Je ne veux pas lire ou aller au lit dans l'immédiat.

« Ok » accepte Kurt.

Je vais avec lui dans la salle de télé. On l'utilise très peu. J'y suis allé avec Kurt quatre fois à tout casser. Il y va pour lire la plupart du temps parce qu'il n'aime pas regarder la télé.

Je me love dans ses bras et je remonte mes genoux contre mon torse dans le canapé confortable. Mon visage repose contre sa poitrine. Il met la télé en route. Il change de chaîne rapidement sans vraiment y prêter attention.

« Tu veux voir une de ces merdes particulièrement ? » demande-t-il en désignant l'écran.

« Tu n'apprécies pas la télé je me trompe ? »

Il bouge la tête.

« C'est ennuyeux. Mais d'accord pour regarder quelque chose avec toi »

« On peut se tripoter aussi »

Il tourne rapidement la tête dans ma direction.

« Se tripoter ? »

Il me dévisage comme si je venais de lui dire qu'un vagin avait poussé sur moi durant la journée. Il laisse retomber la télécommande alors qu'une rediffusion de Modern Family est sur l'écran.

« Oui »

Pourquoi cette réaction ?

« On peut se tripoter dans notre chambre »

« C'est ce qu'on fait toujours. Quand est-ce que tu as mis un film que tu as fini par ne pas regarder à cause d'une séance de pelotage pour la dernière fois ? » demandais-je maladroitement mais avec amusement.

Il baisse et secoue la tête.

« Kurt ? »

« Je n'ai jamais eu de séance de pelotage »

« Vraiment ? »

« Oui »

« Même pas avec Sebastian ? »

« Mon cœur, Sebastian et moi avons fait tout un tas de trucs mais on ne s'est jamais tripoté devant un film » ricane-t-il.

Son front se plisse d'un air joueur et intrigué.

« Et toi ? »

« Bien sûr ! » dis-je en m'empourprant.

Bon ce n'est pas tout à fait vrai mais bon...

« Pardon ? Qui ? »

Eurk, ce n'est pas une expérience que j'ai envie de partager.

« Parle-moi » me pousse-t-il.

Mes yeux sont sur mes mains emmêlées. Il met sa paume dessus. Je le regarde à nouveau et voit son sourire.

« Donne-moi le nom de ce mec que je puisse lui péter les dents »

Je glousse.

« Alors le premier... »

« Premier ?! Il y en a eu combien de ces connards ? » grogne-t-il.

Je ris encore.

« Tu sembles vraiment surpris Kurt »

Son front se plisse à peine. Il dérange ses cheveux et pose des yeux incrédules et émerveillés sur moi. Il secoue la tête.

« Je suis vraiment surpris. Tu étais tellement innocent »

« Mon innocence est vite partie avec toi » dis-je en rougissant.

« Tu as raison. Dis-moi, je veux en apprendre plus »

Je verrouille mes yeux aux siens en essayant de capter son humeur. Il va s'énerver ou il veut vraiment en apprendre plus ? Je ne veux absolument pas qu'il me fasse la tête. C'est horrible.

« Tu as vraiment envie que je te le dise ? »

Il acquiesce doucement. Sa bouche forme une moue malicieuse et hautaine.

« On habitait à San Francisco. J'étais dans un collège privé. Nicholas était mon partenaire en anglais et il habitait la maison à côté de la mienne »

« Quel âge tu avais ? »

« Quatorze-quinze ans »

« Il fait quoi aujourd'hui ? »

« Je l'ignore »

« Il t'a fait quoi ? »

« Kurt ! »

Brusquement, il me pousse sur le dos dans le canapé. Son corps recouvre le mien et il écarte mes cuisses de son genou. Ça me surprend totalement et un glapissement passe mes lèvres. Il mêle ses doigts aux miens et les place au-dessus de mon crâne.

« Donc ce Nicholas t'a embrassé ? » chuchote-t-il en caressant mon nez du sien et en posant un baiser au coin de ma bouche.

« Oui »

Mensonge !

Il lâche une de mes mains pour tenir mon visage en place alors que sa langue se bataille avec la mienne. Je me laisse aller dans son baiser sensuel.

« De cette façon ? » halète Kurt après s'être éloigné.

« Non absolument pas » bafouillais-je, mon sexe se gonflant nettement.

Il libère mon visage et passe sa paume sur mon torse, ma hanche et à nouveau mon torse.

« Il t'a touché de cette façon ? »

Ses doigts effleurent mon téton par-dessus mon tee-shirt fin.

« Non »

Je gigote sous son corps.

« Il t'a tripoté ? »

Ses doigts passent sous ma veste et mon haut et caresse la peau sensible de mes flancs puis celle de mes hanches. Il suçote le bas de mon oreille et la mordille doucement.

« Non »

Ses yeux sont ardents, jaloux, plein de désir. Il fait glisser ses doigts dans mon pantalon.

« Je suis heureux de l'entendre »

Sa main s'enroule autour de mon membre à moitié dur.

« Aucun sous-vêtement Blaine ? J'aime ça »

Il pose encore ses lèvres sur les miennes. Il effectue de légers mouvements sur mon sexe qui se gonfle au contact. Son pouce passe sur mon gland. Il lâche mon érection et entre un doigt en moi sans me prévenir.

« Sé-Séance de p-pelotage ! » essayais-je de dire sans gémir.

« C'est ce qu'on fait non ? »

« Non. A-Aucun rapport sexuel »

« Pardon ? »

« Aucun rapport s-sexuel... »

« Aucun ? »

Il enlève son doigt de mon intimité. Il passe son pouce sur mes lèvres où mon propre goût se trouve. Il fait ouvrir ma bouche pour le faire entrer. Je me lèche mon propre liquide amer et salé. Il bouge un peu pour transférer son corps entre mes cuisses. Son sexe dur entre en contact avec le mien. La sensation est délicieuse et mon souffle se bloque dans ma poitrine. Le tissu de mon pantalon me procure une friction agréable. Il jette une nouvelle fois ses hanches contre les miennes.

« Tu as envie de ça ? » chuchote-t-il en balançant son bassin.

« O-Oui »

Ses doigts titillent une nouvelle fois mes boutons de chair. Sa bouche est contre la ligne de ma mâchoire.

« Je bande tellement fort pour toi Blaine »

Il se jette plus durement contre mes hanches. J'essaye de dire quelque chose mais seulement un gémissement passe mes lèvres. Sa langue revient entre mes dents pour effectuer une valse enfiévrée avec la mienne.

Il libère mes mains. Je caresse immédiatement ses bras et mêle mes doigts à ses cheveux pour qu'il reste dans le baiser. Je les serre et il geint en me fixant intensément.

« Tu aimes quand je te caresse ? »

Il fronce les sourcils, ne saisissant pas le sens de mes mots. Il s'immobilise.

« Bien sûr. J'aime vraiment quand tu me caresses Blaine. Plus j'en ai et plus j'en veux »

L'honnêteté est présente derrière ses mots.

Il se redresse entre mes cuisses et me tire à peine pour retirer ma veste et mon haut. Je me retrouve torse nu. Il enlève sa chemise et la balance sur le sol. Il me fait passer sur ses jambes et m'assoit à califourchon dessus, ses doigts enfoncés dans mes fesses.

« Caresse-moi » murmure-t-il.

Oh putain... D'un geste maladroit, je passe le bout de mes doigts sur la peau de sa poitrine et trace le dessin de son pec gauche en évitant la ligne rosée sous son téton. Il frémit et ses yeux s'obscurcissent. Il n'est pas effrayé comme au début. Non. Il est excité par mon toucher. Il me fixe avec attention alors que je le touche avec un grand soin comme si j'avais peur qu'il se brise. J'effleure ses tétons. Ils durcissent à mon passage. Je m'incline pour embrasser délicatement et tendrement son torse. Mes doigts dérivent vers ses biceps musclés. Qu'est-ce que j'aime ces parties de son corps...

« Je te veux » chuchote-t-il, réveillant instantanément mon désir.

Je mêle mes mains à ses cheveux et tire son visage vers le haut pour prendre possession de ses lèvres. Mon sexe me fait mal tellement je suis dur. Il geint et m'allonge brutalement sur le canapé. Il arrache mon pantalon laissant mon sexe se dresser fièrement, abaisse sa braguette et entre en moi d'un coup.

Je crie de plaisir et de douleur à cause du manque de préparation. Il ne bouge pas et encadre mes joues de ses paumes.

« Je t'aime Blaine Devon Hummel-Anderson »

Tout doucement et avec énormément de tendresse, il me fait l'amour jusqu'à ce que l'orgasme m'atteigne. Je jouis en hurlant son prénom. J'enroule mes bras et mes jambes autour de lui le plus fermement possible pour qu'il ne s'arrête jamais, pour le retenir pour toujours en moi. Pour me sentir lié et complet pour l'éternité.

OoOoOoOoOoO

Je suis couché sur son torse à même le sol.

« On a été un peu plus loin que seulement se tripoter, tu en as conscience ? »

Je caresse les lignes de ses abdos finement dessinés. Il explose de rire.

« On fera mieux au prochain coup »

Il pose un baiser sur mon front.

Je tourne la tête vers la télé où se termine un épisode de Modern Family. Kurt augmente un peu le volume.

« Tu apprécies cette série ? » demandais-je.

« Oui. J'adorais la regarder quand on traînait chez mon père avec Santana »

Oh... Kurt ado qui chantait dans la chorale du lycée et qui regardait Modern Family avec sa meilleure amie...

« Et toi ? » continue-t-il.

« Oui j'aimais bien regarder avec Sam à l'appartement »

Kurt sourit gentiment et ne fait aucun commentaire.

« Ce que j'aime par-dessus tout, ce sont les séances de pelotage avec toi Blainey »

« Moi aussi Kurt »

Je pose mes lèvres sur son torse et on reste silencieux alors qu'un nouvel épisode débute. Je finis par parler d'un ton distrait.

« Le mois passé a été parfait même s'il y a eu des courses poursuites, un feu et un ancien boss taré. On était dans notre cocon rien qu'à nous »

« Hmm... Je ne suis pas prêt à ne plus t'avoir que pour moi » marmonne Kurt.

« Pourtant demain, il faut reprendre la routine » lâchais-je en essayant de ne pas paraître trop déçu.

Kurt souffle et caresse les boucles sur mon crâne.

« Il y aura plus d'agents de séc... »

Je le coupe en posant mon doigt sur sa bouche. Je ne veux pas qu'il pense à ça ou qu'il me fasse la leçon à ce sujet.

« Chut. Je ferais attention. Je te le jure »

Je pense d'ailleurs à quelque chose. Je me redresse pour pouvoir regarder son visage correctement.

« Pourquoi tu étais en colère contre Montgomery ? »

Il se tend directement.

« Quelqu'un nous filait »

« Montgomery n'a rien à voir avec ça »

Il bloque son regard au mien.

« Ils n'auraient pas dû se laisser distancer quand tu as accéléré. Ils étaient au courant »

Je m'empourpre parce que c'est de ma faute. Je m'allonge à nouveau sur son torse. Je me sens coupable. Ça m'amusait de les mettre dans le vent.

« Ils n'y étaient... »

« Stop » grogne Kurt, brusquement froid, « pas besoin d'en parler Blaine. C'était la seule et unique fois »

Blaine. Quand il est sérieux ou qu'il me gronde je suis Blaine. Comme avec Cooper...

« Ok » tranchais-je d'un ton doux pour ne pas amener une dispute. « Wright a attrapé le gars au 4x4 ? »

« Non... J'imagine que c'était ce fils de pute de Clarington »

Le dédain et la haine percent dans sa voix. J'ignore quoi dire. Il caresse mon dos nu du bout des doigts.

« Je ne veux pas que tu sois blessé ou je... »

Il s'arrête dans son chuchotement, le regard grave.

« C'est pareil pour moi s'il t'arrivait quelque chose »

Je tremble à cette perspective.

« Approche, tu vas tomber malade » souffle-t-il en se mettant debout, « on va aller au lit pour que tu me montres ce qu'est une vraie séance de pelotage »

Il m'offre un sourire lubrique. Oh mon maniaque du contrôle. Il a été énervé, anxieux, excité... Changements d'humeur fréquents comme d'habitude. Il prend mes doigts pour me tirer debout. Je suis totalement à poil mais il me fait sortir quand même dans le grand salon pour aller dans notre chambre.

OoOoOoOoOoO

Kurt prend mes doigts entre ses mains alors que la voiture s'arrête devant le bâtiment de The New Press. Il porte un costume gris clair par-dessus une chemise blanche et sa cravate grise aussi. Il est en mode PDG super puissant. Il n'a pas été aussi habillé et chic depuis notre soirée à l'opéra en France.

« Tu n'es pas contraint d'y aller d'accord ? » chuchote Kurt.

Je me retiens de rouler des yeux. Je parle tout doucement pour que Wright et Montgomery n'entendent pas.

« Je le sais »

Son front se plisse mais je continue :

« Je veux vraiment bosser, tu es au courant »

Je m'incline vers lui pour poser mes lèvres sur les siennes. Il a toujours son air morose cependant.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Il regarde prudemment Wright alors que Wes est dehors pour ouvrir ma portière.

« Tu vas me manquer. Je n'ai pas envie de te partager avec les autres »

Je passe tendrement mon pouce sur sa pommette.

« Moi non plus » soufflais-je contre ses lèvres, « merci pour ce voyage de noces parfait »

« Travaille bien mon Blainey »

« Toi aussi mon Kurt »

Wes ouvre la portière. Je serre une dernière fois les doigts de Kurt avant de m'extirper de la voiture. Je me déplace vers le bâtiment et fais un signe de main vers lui. Montgomery ouvre la porte de The New Press et me laisse passer avant de me suivre.

« Hey Blaine ! » me salue Sugar derrière son comptoir d'accueil.

« Hey Sugar »

« Tu es tout bronzé. Comment était ce voyage de noces ? »

« Parfait, merci. Comment ça va ici ? »

« Cameron est toujours le même. Il y a une sécurité plus stricte et les protections informatiques ont été améliorées. Kitty te racontera mieux »

Je suis déjà au courant de tout ça. Je souris chaleureusement à Sugar et je monte dans mon bureau.

Kitty Wilde est mon assistante. Elle est petite, mince et blonde. Elle est très efficace et elle fait un peu peur quand elle se met à crier sur les gens quand quelque chose la dérange. Elle est vraiment adorable avec moi cependant. Elle me tend un grand cappuccino quand j'arrive.

« Bonjour Kitty » saluais-je amicalement.

« Blaine ! Ton voyage de noces s'est bien passé ? »

« Oui parfaitement. Tiens, je t'ai ramené quelque chose »

Je lui donne un coffret de soins pour le corps que j'ai acheté dans un magasin français renommé. Elle est vraiment contente.

« Merci Blaine. Les lettres urgentes sont sur ton bureau et Cameron veut te voir aux alentours de onze heures. Je pense que c'est tout. Je te le dirais si j'ai oublié quelque chose »

« Génial. Merci pour le café »

Je passe dans mon bureau, laisse tomber ma sacoche et fixe la pile de courrier. Je ne vais pas m'ennuyer.

OoOoOoOoOoO

Vers les onze heures, quelqu'un frappe doucement à la porte de mon bureau.

« Oui ? »

Marc s'avance timidement sur le seuil.

« Bonjour Blaine. Je voulais simplement voir comment se passe ton retour »

« Bonjour. Ça va merci. Quand je vois toutes ces lettres, je me dis que j'aurais bien pu passer une semaine de plus en France »

Marc m'adresse un énorme sourire faux. J'incline la tête sur mon épaule – geste volé au seul et unique Kurt – pour essayer de lui faire cracher le morceau.

« Je suis content de t'avoir parmi nous » dit-il rapidement, « on se voit dans le bureau de Cameron »

« Ok »

Il ferme la porte et part. Ok alors ça, c'était vraiment bizarre. Je soupire et le son d'une notification retentit : un mail de Kurt.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : mari têtu

A : Blaine Anderson

J'ai voulu t'envoyer le message ci-dessous mais ça n'a pas fonctionné car ton nom est toujours le même. Tu veux me parler de quelque chose ?

Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.

Pièce jointe :

De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : cocon amoureux

A : Blaine Hummel-Anderson

Monsieur Hummel-Anderson,

Passe une excellente journée au travail.

Je veux déjà retrouver notre cocon rien qu'à nous.

Bisous...

Kurt Hummel-Anderson, PDG Contraint de reprendre la routine, Hummel Enterprises.


Bordel. Je tape vite une réponse.


De : Blaine Anderson

Objet : avec toi la routine n'existe pas

A : Kurt Hummel-Anderson

Mon tendre époux,

J'aime mieux garder mon nom pour le bureau. Je t'en donnerais les raisons en rentrant.

Je dois aller en réunion maintenant.

Moi aussi j'aimerais retrouver notre cocon.

Blaine Anderson, éditeur, The New Press.

P.S : où est passée ta règle m'obligeant à utiliser l'IPhone ?


La dispute est quasi inévitable, je le sais. Je souffle et récupère mes affaires pour aller voir Cameron.

OoOoOoOoOoO

Je reste environ deux heures dans le bureau de Cameron. Il y avait Marc, Cameron évidemment, et tous les autres éditeurs. On a parlé des employés, des prochains gros contrats, des moyens de sécurité renforcés et des mois qui restent pour les affaires. Plus le temps a filé et plus je me suis senti gêné. Le climat est différent. Les gens ne sont plus si amicaux ou bavards avec moi depuis que je suis marié. Une femme qui s'occupe des documentaires a même été presque méchante. Je me fais peut-être des films mais j'en doute. Ce serait l'explication du comportement étrange de Marc plus tôt.

Je m'autorise à penser au bateau, à la salle de torture, à la Porsche 981 qui roule à toute allure pour s'éloigner de ce 4x4 étranger. Kurt a peut-être vu juste... Je ne devrais pas continuer de bosser. Le truc c'est que je voulais être éditeur avant même de commencer mes études. Je deviendrais quoi si je ne fais plus ça ?

Je redescends dans mon bureau et secoue la tête pour évacuer mes pensées sombres.

Je regarde ma boite de réception. Pas de message de Kurt. Idem pour mon IPhone. Je n'ai pas eu de sermon pour mon dernier mail. On aura cette discussion à la maison certainement. J'ai un mauvais pressentiment mais je le repousse et me remets au travail.

OoOoOoOoOoO

les lundis, Kitty m'apporte le déjeuner que Mademoiselle Jones a fait pour moi et on mange ensemble en parlant de tout et de rien. D'ordinaire, elle partage avec moi les ragots qui circulent entre les collègues mais elle en a très peu, même si je suis parti presque une mois. On discute tranquillement mais on est coupé par quelqu'un à la porte.

« Oui ! »

Wright est là mais il se décale pour laisser place à Kurt. Il semble vraiment énervé mais il sourit courtoisement à Kitty.

« Bonjour. Vous êtres certainement Kitty Wilde ? Je suis Kurt Hummel-Anderson »

Kitty se met debout maladroitement et lui serre la main.

« Heureuse de faire votre connaissance » bredouille-t-elle, « puis-je vous proposer un café ? »

« Oui merci » dit-il gentiment.

Elle me regarde d'un air incertain et s'éclipse alors que Cameron arrive et reste bouche bée, comme moi.

« Pardonnez-moi Cameron mais j'aimerais parler à Monsieur Anderson »

Il insiste sur Anderson d'une façon ironique.

« Kurt qu'est-ce que c'est bon et inattendu de te voir » dis-je trop gentiment.

« Je peux ? » demande-t-il en montrant le siège de Kitty.

« Oui. Tu es chez toi ici. La boite est à toi »

« Tu as raison »

Il m'adresse un sourire qui se veut satisfait mais qui ne monte pas à ses pupilles. Merde. Ça va chier pour moi.

« Ton espace de travail est minuscule »

« Ça me va très bien »

Son visage est neutre mais je sais qu'il bouillonne. Je respire d'un coup.

« Tu es ici pour quoi Kurt ? »

« Surveiller mes employés »

« Employés ? »

« Certains sont désobéissants »

« Oh vraiment ? Qui donc ? » demandais-je innocemment.

« Tu sais très bien de qui je parle » dit-il d'un ton doucereux inquiétant.

« Tu as tout abandonné au travail alors que tu rentres à peine seulement pour venir me passer un savon parce que j'ai gardé mon nom ? »

Il se met bien droit dans son siège.

« Pour te passer un savon ? Pas vraiment »

« Kurt je suis au travail »

« En entrant ici, je t'ai trouvé en train de faire la conversation à ton assistante »

« On était en train de planifier mon emploi du temps. Réponds à ma question » exigeais-je en rougissant.

On est interrompus par Kitty qui revient avec le café. Elle repart rapidement et me lance un sourire encourageant en refermant la porte. Elle n'est pas devenue toute rouge à l'approche de Kurt. C'est rare.

« Alors mon cher Blaine, on parlait de quoi ? »

« Eh bien, tu as débarqué, tu as dérangé mon boulot et tu me passais un savon parce que j'ai gardé mon nom »

Kurt cligne des yeux, étonné par mon emportement. Tranquillement, il frotte sa cuisse comme pour retirer une saleté. Ses longs doigts pâles qui bougent comme ça m'hypnotisent. Il le sait parfaitement. J'en suis certain.

« J'aime arriver dans une de mes entreprises et de surprendre tout le monde. Les gens sont obligés de rester concentrés. Si par la même occasion je peux rendre visite à mon mari c'est d'autant mieux. Il est obligé de rester sage aussi »

Il arque un sourcil d'un air hautain.

« Ravi de savoir que tu es aussi peu débordé pour faire des choses pareilles » crachais-je sèchement.

Ses yeux deviennent encore plus froids.

« Pourquoi tu as gardé Anderson comme nom ? » me questionne-t-il calmement.

« Kurt, tu veux réellement avoir cette conversation là, tout de suite ? »

« Je t'ai sous la main alors autant en profiter ! »

« Je suis débordé. Tu te souviens j'ai été absent presque un mois »

Ses yeux sont glaciaux, observateurs, lointains. Je suis étonné de voir qu'il est quand même froid après ce qu'on a fait hier, après notre lune de miel. Putain il est sûrement fou de rage. Un jour, il arrêtera de tout exagérer. J'ai foi en lui.

« Tu as honte de dire que tu es marié avec moi ? » me questionne-t-il d'un ton faussement calme.

« Pardon ?! Ce n'est pas ça du tout. Le problème ne vient pas de toi »

Il est tellement frustrant... Maître du monde, maniaque du contrôle et vraiment abruti parfois.

« Qu'est-ce que tu veux dire par « le problème ne vient pas de toi » ? »

Il penche son visage. Il est réellement perdu. Son air glacial part un peu alors qu'il me fixe de son beau regard bleu. Je lui ai fait mal. Merde. Pour rien au monde je veux lui faire mal. Je dois lui dire pourquoi je fais ça.

« Kurt, quand ils m'ont pris ici, on était au tout début de notre histoire » commençais-je tranquillement en faisant attention de ne pas le blesser plus, « j'ignorais que tu allais acquérir cette entreprise »

Comment décrire cet épisode de notre relation ? Comment qualifier les choses qui l'ont poussées à faire ça ? Il veut tout contrôler, il a un penchant pour la traque, il est tellement riche qu'il peut à peu près tout faire... J'ai conscience qu'il souhaite seulement me protéger mais, en achetant The New Press, il m'a mis dans la merde. S'il était resté tranquille, j'aurais pu me débrouiller tout seul et gravir les échelons moi-même. Aujourd'hui, les gens sont hostiles envers moi et parlent sur mon dos. Je mets mon visage dans mes paumes pour éviter son regard. Je dois rester calme.

« Pourquoi ça compte autant pour toi ? »

Je réponds à ma question en même temps qu'il parle.

« J'ai envie que le monde entier voit que tu m'appartiens »

« Je t'appartiens ! Regarde ça ! »

Je lève ma main pour qu'il voit mon alliance.

« Ce n'est pas assez »

« Ce n'est pas assez d'être marié avec toi ? »

Je chuchote et je ne sais pas s'il m'a entendu. Il cligne des yeux en voyant que ses mots m'ont touchés et que je suis égaré. Parce que je le suis. Je ne sais pas quoi faire de plus. Je ne sais pas ce que je dois faire tout court. Il dérange ses cheveux épais de ses doigts.

« Je ne voulais pas dire ça »

« Ben alors explique-toi »

Il avale difficilement sa salive »

« J'ai envie que ton monde soit seulement moi. Qu'il n'y ait rien d'autre pour toi »

Il m'aurait mis une grande gifle, ça m'aurait fait le même effet. J'ai presque mal suite à ses mots. Je pense brusquement à un enfant de six ans apeuré et tout seul dans le sang de sa mère.

« Je n'ai pas envie que le fait de porter ton nom interfère dans ma carrière. Je dois me débrouiller tout seul Kurt. Il est impossible que je passe ma vie au Phénix ou dans notre maison. Je vais perdre la tête. Je serais oppressé. J'ai besoin de bosser. J'ai le métier de mes rêves. Tout ça ne diminue en rien mon amour pour toi. Tu es tout mon univers. Toute ma vie »

Une boule enserre ma gorge. Mes yeux s'humidifient. Il ne faut pas que je pleure ici. Ne pleure pas. Ne pleure pas.

Il me dévisage sans un mot. Son front se plisse sous la réflexion.

« Je t'oppresse ? »

« Oui... Non... »

Cette discussion est frustrante. Je ne veux absolument pas l'avoir au bureau à cet instant. Je ferme les paupières et les frotte. Quand est-e qu'on a glissé sur ce sujet ?

« On s'en fiche de ça pour le moment. Je veux rester Blaine Anderson quand je suis ici pour ne pas me perdre et oublier qui je suis. Ailleurs je serais Blaine Hummel-Anderson. Juste ici. Tous les collègues pensant que j'ai obtenu cette promotion seulement parce que tu es mon mari alors... »

« Tu veux que je te dise d'où vient cette promotion Blaine ? »

« Ça veut dire quoi ? »

Il se met droit et souffle.

« Favreau t'a filé la place d'éditeur pour que tu serves de bouche trou. Il n'allait pas engager un nouveau DRH alors que la boite était en train de changer de propriétaire. Il ignorait ce qu'il en ferait une fois dans ses mains. La direction a voulu éviter le problème d'une trop grosse prime de licenciement. Il t'a fait prendre la place de l'ancienne éditrice le temps qu'elle prenne celui de DRH. Il t'aurait viré s'il avait trouvé un nouveau cadre. Mais le nouveau proprio, moi donc, a donné des directives »

« Tu me dis tout ça que maintenant ? »

Bordel de putain de merde ! Donc si j'ai eu ce poste, c'est grâce à lui. Mon agacement le fait sourire. Il bouge la tête.

« Tu as été remarquablement efficace avec cette promotion »

La petite touche de fierté derrière ses mots me fait presque pleurer. Je suis sous le choc de la nouvelle. Je reste silencieux en fixant un point invisible devant moi. Il se met une nouvelle fois droit.

« Je ne souhaite pas t'oppresser Blainey. Je n'ai pas envie que tu restes loin du monde dans uns prison dorée »

Il se tait et fronce les sourcils.

« La partie réfléchie de mon esprit ne veut pas ça »

Il tapote ses lèvres d'un air songeur. Qu'est-ce qu'il a derrière la tête encore ? Il se relève d'un coup comme si une idée de génie venait de surgir.

« A la base je suis venu là pour discuter du futur de cette boite pas que pour réprimander mon mari »

Réprimander son mari... Je boude un peu plus et les larmes qui picotaient mes yeux disparaissent.

« Donc qu'est-ce que tu veux faire ? »

Sa bouche tremble sous un sourire réprimé. Merde nouveau changement d'humeur. Je ne sais pas ce que ça annonce avec lui...

« The New Press va changer de nom pour Hummel-Anderson Édition. L'année prochaine, elle t'appartiendra »

Je reste sans voix.

« C'est mon cadeau de mariage » déclare-t-il.

J'ouvre la bouche pour dire quelque chose mais rien ne sort. Je suis à plat.

« J'aimerais ton avis sur le nom : Hummel-Anderson Édition ou seulement Anderson Édition ? »

Bordel mais ce n'est pas une blague en plus... Je retrouve finalement l'usage de la parole.

« Kurt j'ai déjà eu ton cadeau de mariage. Tu m'as acheté cette montre. Et puis... Je suis incapable de gérer une entreprise »

Il penche la tête et m'observe, une lueur grave dans les yeux.

« J'ai la mienne depuis que j'ai vingt-et-un ans »

« Oui mais tu es... Kurt Hummel. Obsessionnel du contrôle et bien trop malin pour son propre bien. Kurt tu es allé à Harvard pour des études d'économie. Tu as construit ton entreprise mais tu avais déjà les pieds dedans avant qu'elle ne voit le jour. J'ai seulement bossé dans un garage après les cours. Je n'ai rien vu de la vie et je ne sais rien faire de mes dix doigts »

Plus je parle et plus ma voix est haute et tremblante.

« Tu aimes vraiment la littérature en général et tu penses à ton boulot tout le temps » répond-il sincèrement, « même pendant notre lune de miel tu as travaillé sur des essais. Combien ? Quatre ? Cinq ? »

« Cinq »

« Tu as écrit un rapport sur chacun de ces essais avec un grand sérieux et soin. Je suis sûr que tu feras un très bon boulot »

« Tu as perdu la tête ? »

« Oui tu me fais perdre la tête »

Je glousse d'un air moqueur car je ne peux rien dire pour le moment. Il fronce les sourcils et j'inspire profondément.

« Si tu offres une maison d'édition à ton gentil mari qui n'est employé que depuis peu, tout le monde va se foutre de toi »

« Je me contrefous de ce que les gens peuvent dire de moi »

Je demeure sans voix. ok. Il est complètement dingue.

« Kurt... Je... »

Je mets mes doigts dans mes cheveux. Je suis fatigué sous tous les sentiments qui m'assaillent. Il est taré. Brusquement, un éclat de rire passe mes lèvres. Ses yeux s'ouvrent en grand quand je le regarde à nouveau.

« Tu trouves un truc drôle Blaine ? »

« Oui. Tu es drôle »

Son regard s'écarquille plus. Il est étonné mais aussi plein d'humour.

« Tu te moques de ton mari ? Ce n'est pas très bien. En plus, tu te mords la lèvre... »

Ses yeux deviennent plus foncés. Merde. Je sais ce que ça veut dire... Pervers, chaud, charmeur... Hors de question. Pas là.

« Oublie ça tout de suite »

« Oublier quoi Blaine ? »

« Je sais ce que veut dire cette lueur dans tes yeux. Pas au travail »

Il s'incline vers moi comme un prédateur avec sa proie. Putain de merde. J'avale difficilement ma salive.

« Une pièce insonorisée et une porte qui se ferme à clé » murmure-t-il.

« Excès de contrôle »

« Pas pour mon époux »

« Mon époux qui est le boss du boss de mon boss »

« Tu es mon mari »

« Kurt... Non je suis sérieux. Tu peux me mener la vie dure et me prendre dans tous les sens. Ok mais quand je rentrerais chez nous. Pas là, tout de suite »

Il fronce les sourcils et explose subitement de rire.

« La vie dure et dans tous les sens ? Tu sais que je peux le faire mon cher Blaine Anderson »

« Arrête avec ton « Blaine Anderson ». Bordel Kurt ! Si ça compte tellement pour toi, ok, je vais modifier mon nom »

Il soupire bruyamment et m'offre un sourire éblouissant, heureux qui le fait paraître comme un gosse.

« J'ai rempli ma tâche ! Maintenant, je dois travailler monsieur Hummel-Anderson »

Bordel je vais perdre la boule.

« … Mais... »

« Un commentaire Blaine ? »

J'abandonne.

« Pars »

« C'est ce que je vais faire. On se voit à la maison pour que je te mène la vie dure »

Je fais la tête.

« Ah oui d'ailleurs. Il y a tout un tas d'événements mondains auxquels je voudrais que tu viennes avec moi »

Je le fixe en restant silencieux. Mais il va dégager oui ?!

« Je dirais à Elena de téléphoner à Kitty. Tu dois faire connaissance avec certaines personnes. Kitty devrait s'occuper de ton planning pour ce type d'événements à mon avis »

« Ok »

Je suis perdu, abasourdi, sur le cul. Il s'incline vers moi. Ses yeux fascinants capturent les miens.

« Je suis content de travailler avec toi Blaine »

Il se penche un peu plus. Je reste immobile et il m'embrasse avec amour.

« A ce soir mon cœur » chuchote-t-il.

Il se remet droit, me sourit et sort de mon bureau.

Je niche mon visage entre mes bras. Un camion m'aurait roulé dessus, je serais dans le même état. Il est le garçon le plus agaçant et frustrant que je connaisse. Mes paupières se soulèvent d'un coup quand je me rends compte de ce que je viens d'accepter. Blaine Hummel-Anderson, directeur de The New Press, prochainement Hummel-Anderson/Anderson Édition. Il est dingue. Des coups sont donnés à ma porte et Kitty entre timidement.

« Tu vas bien ? »

Je ne réponds rien et la dévisage. Elle plisse le front.

« Ok je vais te faire un grand café »

J'acquiesce et elle part. Je fixe mon écran de PC, sans vraiment le voir. Il est un peu borné. Discuter avec lui reviendrait à parler à un mur. Tiens et si j'essayais par message.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : PAS UN EMPLOYE QUE TU MENES A LA BAGUETTE

A : Kurt Hummel-Anderson

Monsieur Hummel-Anderson,

Quand tu viendras au bureau, pense à m'avertir deux-trois heures avant que je puisse me faire à l'idée qu'un maniaque du contrôle, maître du monde va venir me rendre visite.

Blaine Hummel-Anderson, - Signature et nom mis en évidence pour les professionnels du contrôle abusif, éditeur, The New Press.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : la vie dure

A : Blaine Hummel-Anderson

Mon très cher Blaine Hummel-Anderson,

Est-ce que je peux me défendre ? Quelque chose me dit que tu ne me croirais pas si je te disais que je passais innocemment par là.

En effet, tu n'es pas un de mes employés que je mène à la baguette. Tu es mon mari que j'aime de tout mon cœur.

Tu rends ma vie plus belle.

Kurt Hummel-Anderson, PDG et Maître du monde Hummel Enterprises.


Il tente de sembler détaché et amusant mais je n'ai pas envie de rigoler. Je soupire brusquement et me lance dans mes lettres.

OoOoOoOoOoO

Kurt est d'une humeur morose et triste quand j'entre dans la voiture après le travail.

« Hey » saluais-je.

« Hey » rétorque-t-il doucement avec prudence.

« Ta journée s'est bien passée ? Tu as importuné une autre personne au boulot ? » demandais-je d'un ton trop gentil.

Ses lèvres tressautent à peine.

« Non que Schuester »

« La prochaine fois que tu le vois, dis-le-moi. Je te suggérerais des thèmes pour disserter avec lui sur ton cas »

« Tu sembles de mauvaise humeur Blaine »

Je fixe Wright et Montgomery en restant immobile. Kurt gigote.

« Blaine » m'appelle-t-il tendrement en attrapant mes doigts.

Toute la journée, au lieu de me concentrer sur mon travail, je me suis tourné les méninges pour savoir comment discuter avec lui. Plus l'après-midi filait et plus ma rage montait. Je n'en peux plus de son comportement de gosse pourri gâté. J'enlève mes doigts de sa prise dans un geste puéril.

« Tu es énervé contre moi ? » murmure-t-il.

« Oui »

J'enroule mes bras autour de moi et tourne la tête vers l'extérieur. Il se tortille sur son siège mais je ne lui daigne pas un regard. Je ne saurais même pas dire pourquoi je suis si énervé. C'est juste là.

On se gare devant le Phénix. Je quitte la voiture avec ma sacoche avant même que quelqu'un vienne ouvrir la portière.

Rebelle !

Je passe les portes de l'hôtel. Wright me suit et court pour appeler l'ascenseur avant moi.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » crachais-je.

« Excusez-moi Monsieur » bafouille-t-il en s'empourprant.

Kurt arrive vers nous et Wright s'éloigne discrètement.

« Donc je ne suis pas le seul à subir ta colère » chuchote Kurt froidement.

Je lui jette un regard noir. Je vois ses lèvres tressauter.

« Tu te fous de moi ? » demandais-je en fronçant les sourcils.

« Ce n'est pas du tout mon genre » dit-il en levant les bras devant lui comme pour se protéger.

Je lève les yeux vers ses cheveux trop épais.

« Un tour chez le coiffeur te ferait du bien »

Je grimpe dans la cabine.

« Tu penses ? » demande-t-il en passant une main dans sa tignasse.

Il me suit.

« Oui »

Je tape le code pour monter chez nous.

« Tu as fini de me faire la tête ? »

« Pas tout à fait »

« Qu'est-ce qui t'énerve autant ? Dis-moi juste un petit truc »

Je pivote pour le fixer, étonné.

« Tu n'en as aucune idée ? Je pensais que tu étais un homme malin, tu devrais deviner ! Tu es tellement borné... »

Il s'éloigne de moi.

« Tu es vraiment très en colère. Je croyais que tout était arrangé quand je suis venu tout à l'heure » chuchote-t-il, désemparé.

« Kurt, j'ai juste abandonné pour que tu arrêtes ta scène »

La cabine s'ouvre et je me dépêche de sortir. Joey est dans le corridor.

« Bonsoir Joey »

« Monsieur Hummel-Anderson »

Je lâche ma sacoche sur le sol et part dans le salon. Mademoiselle Jones est derrière les fourneaux.

« Bonsoir Monsieur Hummel-Anderson »

« Bonsoir Mademoiselle Jones »

Je vais dans le frigo prendre une bouteille de vin blanc. Kurt est derrière moi et suit mes mouvements quand j'attrape un verre. Il enlève sa veste et la met sur le comptoir.

« Tu veux un verre de vin ? » proposais-je de ma voix la plus douce.

« Non » refuse-t-il, les yeux braqués sur moi.

Il semble absolument noyé sous les événements. Je pourrais presque rire si je n'étais pas si énervé. Je n'arrive pas à ressentir de l'empathie pour lui après cette journée. Doucement, il dénoue sa cravate et ouvre le premier bouton de sa chemise. Je verse du vin dans mon verre. Je pivote pour lui faire face et je vois que Mademoiselle Jones n'est plus là. Putain, je comptais sur elle pour qu'il garde son masque. Je prends une grande gorgée fraîche.

« Il faut que ça cesse » murmure Kurt.

Il vient vers moi. Il caresse mes boucles et passe son pouce le long de ma gorge. Des décharges électriques parcourent ma peau. J'ai voulu ce toucher toute la journée. Je bouge la tête pour qu'il éloigne sa main tout de même. Je le fixe sans rien dire.

« Dis-moi quelque chose » chuchote-t-il.

« A quoi ça sert ? Tu fais la sourde oreille »

« C'est faux. Tu es presque le seul dont l'avis compte »

Je prends encore du vin.

« C'est pour le changement de nom ? » continue-t-il.

« Entre autre. Je n'aime pas tes réactions quand je vais à l'encontre de ton avis »

Je lui jette un coup d'œil énervé. Je m'attends à ce qu'il explose aussi. Il fronce les sourcils.

« Blainey... J'ai des... difficultés. C'est compliqué parfois de laisser aller les choses. Surtout si ça a rapport avec toi »

« Je ne suis pas un gosse ou un de tes employés »

« J'en ai conscience »

Il souffle.

« Cesse de faire comme je l'étais alors »

Il passe le bout de ses doigts sur mon visage puis sur ma bouche.

« Ne t'énerve pas. Tu comptes tellement pour moi. Tu es comme un oiseau très rare que je dois protéger. Tu es mon bébé » souffle-t-il en adoration.

Ses paroles me sonnent un peu.

« Je ne suis pas un oiseau rare que tu dois protéger ni un bébé Kurt. Je suis ton mari. Si je t'ai fait mal parce que j'ai conservé mon nom au travail, tu aurais dû m'en parler immédiatement »

« Fait mal ? »

Son front se plisse sous cette réflexion. Il se remet droit et regarde sa montre.

« L'architecte sera là dans 45 min. On devrait dîner »

Parfait, c'est le pompon. Il n'a pas répondu mais en plus, je vais devoir supporter la tronche d'Adam Crawford. Journée de plus en plus merdique. Je fusille Kurt du regard.

« Blaine... Si tu as encore les nerfs contre moi, évacue tout ça dans notre chambre, au lit, plus tard »

Son ton est plein de chaleur et de sexe. Il m'adresse un sourire en voyant ma réaction. Il veut que je l'attache ou quoi ? Putain de merde !

« Dans tous les sens » chuchote-t-il, « je suis pressé. Mercedes ! » appelle-t-il brusquement.

En deux temps trois mouvements, Mademoiselle Jones est là. Si elle était dans le bureau de Joey, elle a tout entendu de notre conversation. Merde.

« Monsieur Hummel-Anderson ? »

« On voudrait dîner je vous prie »

« Bien Monsieur »

Kurt fait attention à chacun de mes gestes comme si j'étais une bombe sur le point de péter. Je prends une gorgée de vin.

« Je veux bien un verre finalement » souffle-t-il en dérangeant ses cheveux.

OoOoOoOoOoO

« Tu ne termines pas ? »

« Non »

Je garde les yeux sur mes pâtes à la carbonara. Je ne veux pas voir les yeux agacés de Kurt. Je n'ai presque rien mangé. Je n'attends pas qu'il me gronde. Je passe dans la cuisine pour nettoyer mon assiette.

« Je vais m'occuper de ça Monsieur » annonce Mademoiselle Jones.

« Merci »

« Vous n'avez pas aimé ? » demande-t-elle d'un ton soucieux.

« Si c'était parfait. Je n'avais pas très faim »

Elle me sourit gentiment et nettoie mon assiette.

« Je dois passer quelques coups de téléphone » déclare Kurt avant d'aller s'enfermer dans son bureau.

Je souffle d'un coup et fonce vers notre chambre. Les repas a été assez froid. Je suis encore en colère contre Kurt. Il n'a pas l'air de capter que son comportement n'est pas correct. Il n'avait pas à venir au bureau me donner un sermon. Il n'avait qu'à patienter que je rentre et qu'on ne soit que tous les deux. Comment il réagirait si je déboulais dans son entreprise pour l'engueuler ? En plus, cerise sur le gâteau, il veut me donner The New Press. Comment je suis censé gérer ça ?

J'admire la vue magnifique de New York sous le coucher. Il veut toujours qu'on se réconcilie au lit, dans la salle de torture, dans la cuisine, dans la salle de télé... Il s'arrange pour toujours tout ramener au cul. Il se protège ainsi.

Je vais dans la salle de bains. Je soupire en voyant mon reflet. C'est vraiment difficile de faire face à la routine. Dans notre cocon, on pouvait être que nous deux, sans toutes nos différences et les emmerdes. Désormais, tout revient. Quand je me suis marié avec lui, je savais tout ça. Je dois me battre. Je dois régler cette dispute avec une conversation.

Je me regarde dans la glace. Je suis pâle. Je dois me farcir ce putain de type maintenant.

J'ai un pantalon de costume bleu marine, une chemise à carreaux grise et bleue claire et un nœud papillon gris. Je passe de l'eau sur ma figure et je coiffe mes cheveux avec de la laque. Ils sont joliment dressés sur mon crâne et ne bouclent plus autant.

Je repasse dans le grand salon. Kurt a déroulé les plans sur la table en verre. Thinking Out Loud d'Ed Sheeran passe dans la pièce. Je m'arrête de bouger pour l'entendre.

« Blainey » commence-t-il avec tendresse avant de me dévisager.

« Tu écoutes vraiment du Ed Sheeran ? »

« Cette chanson me fait penser à toi. Tu as fait quoi à tes boucles ? » demande-t-il.

« Je les ai coiffées à la laque »

Il fait un pas nonchalant vers moi.

« Tu veux bien danser ? »

Avant que je ne réponde, il enroule ses bras autour de moi et niche son nez dans mon cou. Il me fait bouger lentement. Son odeur délicieuse et familière est toujours présente.

Oh mon Dieu ce qu'il m'a manqué... Je le serre contre moi et retiens mes larmes. Pourquoi est-ce qu'il doit être si agaçant ?

« J'ai horreur qu'on s'engueule » chuchote-t-il.

« Cesse d'être abruti »

Il glousse. J'aime entendre cette douce mélodie.

« Abruti ? »

Il rit à nouveau et pose un baiser sur mon front.

« Cette chanson te fait penser à moi alors ? » le questionnais-je.

« Oui j'adore ce morceau. Il est beau et doux comme toi Blainey »

Joey s'éclaircit poliment la gorge et Kurt défait son étreinte.

« Monsieur Crawford est là » déclare Joey.

« Amenez-le s'il vous plaît » ordonne Kurt.

Il enroule ses doigts autour des miens alors qu'Adam entre dans la pièce.

Et voilà pour ce modeste chapitre !

J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me donner vos avis dans une petite review.

Je viens de terminer le chapitre 70... Donc plus que quatre à écrire en comptant l'épilogue...

A la semaine prochaine mes chéris.

Gros bisous,

Cindy !