Coucou tout le monde !
J'espère que tout va bien et que votre semaine a été agréable.
Merci aux nouveaux fav/follow de la semaine. NOUS AVONS ATTEINTS LES 80 FOLLOWS ! MERCI MERCI MERCI !
Merci à ViviKlaine, Biscotto, Anna, justmoi59, Sara, CeliaCom7, une personne dans le monde, mamstaz, Marion, minilou pour vos reviews.
ViviKlaine : coucou ! Tu es tellement méchante :'( je vais venir le kidnapper tant pis pour toi ! JE VAIS TE VOLER DARREN HEHEHE -rire diabolique- merci tu es géniale toi aussi. Merci du fond du cœur pour tes reviews chaque semaine, tu me fais sourire :) Gros bisous -coeur coeur-
Soso : heyyyyyyyy ! Oui et j'ai confiance en toi pour me dire la vérité sur eux en plus :* Michel et Rognot... Notre quasi quotidien... Qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça ? -pleure- Je vais aller me consoler et me pervertir avec des photos d'hommes dénudés -par homme comprend Darren et Matt * sourire pervers*- C'est un lemon hihi :'D On est des personnes affreuses Biscotto sache-le ! Mais pas de soucis Blaine, regarde ta bite (montre la nous au passage si possible) :'D Bon je vais partir à Hawai... Je te laisse deviner pourquoi Hawai... Je vais voir si je peux retrouver mes ovaires. S'ils ne sont pas a Hawai ils sont certainement à New York... Surtout à New York selon moi ;) gros bisous ma Choupette d'amour de mon cœur.
AnnaKlaineuse : Tu as été reniflé Adam pour savoir qu'il pue du cul ? OWWWWIIII La pieuvre et le serpent sont les meilleurs. Ils vont faire un monstre marin bizarre et on deviendra riches. RIIICHES ! T'es remarqué qu'on fait des associations d'animaux chelou ? La pieuvre et le serpent, le pélican et le goéland, la belette et la punaise... Une punaise putain... Je te suis dans ta CCArmy ! Mort à Voldementon ! Bisous mon Blainey/Serpent/Goéland/Belette/Huguette.
justmoi59 : je le serais aussi si mon mari débarquait comme ça, à l'improviste. Mais je n'ai ni mari, ni bureau alors... ;)
Licorne-Klaine : tu es le démon le plus effrayant qui existe. J'ai peur moi, pauvre petit ange innocent -tousse- personne ne te croit Cindy... -tousse- Bref, j'ai peur démon :'(
CeliaCom7 : coucou. Ouais Kurt ne connaît pas vraiment les limites de la vie privée et tout ça... Mais tout va s'arranger je te le promets :') bisous
une personne dans le monde : moi aussi j'adore écrire les engueulades Klaine. C'est drôle (même si pour les personnages ça ne l'est pas vraiment) et surtout, les réconciliations sont géniales. Non l'ex-soumis taré de Kurt c'est Sebastian. Adam est l'ami et associé de Santana, donc il connaît Kurt depuis longtemps mais rien n'est arrivé entre eux deux. Je ne me suis pas posé la question pour Kitty. Je n'ai pas vraiment l'intention d'explorer sa sexualité de toute façon. C'est juste bien que de temps en temps une femme résiste à Kurt ! Bisous.
mamstaz : ne t'inquiète pas. Blaine comprend le comportement de Kurt mais ça ne veut pas dire qu'il l'accepte. Je crois que le chapitre précédent a montré ce que Blaine ressentait justement vis-à- vis de son comportement jaloux et possessif.
IheartIns : coucou ! Je ne crois que ça lui déplaise malgré tout ;) bisous
minilou : si je vais à New York, déjà je me déguise en garçon pour que Darren me roule un patin devant tout le monde et puis après, je redeviens Cindy et je le kidnappe -rire démoniaque- donc si Darren disparaît subitement... C'EST MOI ! Merci beaucoup, bisous
/!\Présence de lemon /!\
Sur ce, bon chapitre !
ENJOY !
Chapitre 56
Adam Crawford a vraiment une tête qui ne me revient pas. Il a l'air d'être un homme infect mais plus que ça, son physique me déplaît. Se cheveux ont une couleur dégueulasse comme s'il avait essayé de mélanger plusieurs teintures pour voir ce que ça donnait et ils n'ont pas vraiment de coupe. Je déteste Sebastian Smythe de tout mon corps mais au moins, je peux dire qu'il est magnifique et qu'il a du style mais lui... Ses fringues semblent être tout droit sorties d'une friperie. Pourtant vu son métier et son talent - même si je ne l'avouerais jamais -, il doit bien gagner sa vie. La façon dont il se tient et comment il bouge n'ont rien de gracieux et tout a l'air exagéré pour plaire aux autres. Cet homme est faux.
Je détourne les yeux et rougis en me rendant compte que je l'ai fixé tout ce temps.
« Kurt. Blaine »
Il affiche un énorme sourire aussi hypocrite que tout le reste. Il donne une poignée de mains à Kurt en premier puis à moi. Je suis obligé de laisser tomber les doigts de Kurt pour le saluer. Il fait une tête de plus que moi ce qui ne me plaît pas vraiment.
« Vous ramenez des bronzages et des teints sublimes de votre voyage de noces » dit-il d'une voix trop douce.
Il baise limite Kurt de ses yeux marrons banals. Kurt enroules son bras autour de moi et me colle à lui.
« Merci. Notre lune de miel a été vraiment très agréable »
Sa bouche touche à peine mon crâne. Preuve qu'il m'appartient Adam tête de con ! Il est frustrant et énervant mais il m'appartient. Je souris. A cet instant, je déborde d'amour pour lui. J'enroule à mon tour mes bras autour de sa taille et dépose un petit baiser sur sa joue. Adam perd nettement de son enthousiasme.
« Vous avez tout de même regardé les plans ? »
« Oui » répondis-je.
Je lève les yeux vers Kurt. Il a un sourire sur le visage et un de ses sourcils est arqué. Qu'est-ce qu'il trouve drôle ? Mon comportement face à Adam ou le petit bisou que je lui ai donné ?
« Suivez-moi s'il vous plaît » annonce Kurt, « j'ai posé les plans par ici »
Il montre la table d'un signe de tête. Il me tire avec lui par la main alors qu'Adam est derrière nous. Mes bonnes manières reviennent d'un coup.
« Vous souhaitez boire quelque chose ? Du vin peut-être ? »
« Oui merci » rétorque Adam, « du vin blanc si c'est possible »
Putain, il ne faut pas non plus lui commander une bouteille spéciale ?! Je m'éloigne de mon époux à regret et part vers la cuisine. Kurt coupe la musique.
« Tu veux un autre verre Kurt ? »
« Oui merci mon cœur » dit-il tendrement dans un sourire.
Il est vraiment adorable. Pourtant il a été énervant à un tel point aujourd'hui.
Je sais que ses yeux bleus sont posés sur moi quand j'ouvre la porte du placard. J'ai l'étrange pensée que Kurt et moi nous donnons en spectacle, qu'on s'est glissé dans un rôle. Cependant, ce coup-ci, on est du même côté face à Monsieur Crawford. Est-ce qu'il voit qu'il lui fait du rentre dedans ? Je ressens soudainement une bulle de bonheur éclater dans mon ventre. Il tente de m'apaiser en faisant passer un message précis et sans détour à ce type : « mon cœur est entre ses mains »
Il m'appartient. Pas à ce connard pathétique. Rien qu'à moi.
Explose-lui les dents s'il essaye quelque chose.
Un petit sourire étend mes lèvres alors que je sors trois verres du placard et la bouteille de vin du réfrigérateur. Je mets le tout sur le comptoir. Adam s'incline vers la table. Kurt, dans son dos, lui indique un truc sur les papiers.
« Il me semble que Blaine a quelques réticences pour le mur totalement en verre. Sinon, on est vraiment satisfaits de l'ensemble de vos plans.
« Je suis heureux de l'entendre » lâche Adam joyeusement, visiblement rassuré.
Avec ses mots, il ajoute une petite caresse sur l'avant-bras de Kurt. Un léger toucher charmeur qui le fait trembler à peine. Adam ne semble pas voir ce détail.
Il ne va pas s'écarter ce con ? Il déteste ce genre de contact !
Kurt fait un pas en arrière pour s'éloigner de lui et il pivote dans ma direction.
« Ce verre de vin, il est où ? »
« Je te l'apporte tout de suite »
Je sais qu'il fait semblant. Ça crève les yeux. Il le gêne. Je me demande comment ça a pu m'échapper jusqu'à maintenant. C'est pour cette raison que cet architecte reste détestable à mes yeux. D'ordinaire, hommes ou femmes succombent au charme de mon homme mais il s'en fout. Là, il a caressé son avant-bras et c'est une autre paire de manches. Je vais jouer mon rôle du parfait époux pour l'aider.
Je me dépêche de servir le vin et prends les trois verres dans mes mains pour venir à la rescousse de mon mari. Je me pose entre Kurt et lui et donne son verre à l'architecte. Il m'adresse un sourire crispé en l'attrapant. Je tends le sien à Kurt qui le prend rapidement avec un air plein d'humour.
Kurt lève son verre devant en ne me quittant pas des yeux et Adam et moi faisons de même. Je bois un peu de vin frais.
« Donc Blaine, vous n'aimez pas l'idée du mur en verre ? » questionne Adam.
« Si j'aime bien mais je voudrais qu'il entre dans le style de la maison. J'en ai eu le coup de cœur dans l'état qu'elle était quand on l'a visitée. Je n'ai pas envie qu'elle subisse des modifications drastiques »
« Très bien »
« J'aimerais juste que les changements collent avec le charme brut de la maison »
Je tourne brièvement la tête vers Kurt. Il m'admire avec une expression songeuse.
« Donc aucune modification drastique ? » demande-t-il.
« Non » répondis-je en bougeant la tête.
« Tu l'apprécies dans l'état »
« C'est ça. Dès que je l'ai vu, je me suis dit qu'il fallait seulement que quelqu'un s'intéresse à elle et l'aime »
Les yeux de Kurt sont doux et affectueux. Adam nous fixe l'un après l'autre en rougissant.
« Je vois ce que vous voulez dire. Qu'est-ce que vous pensez de conserver le mur en verre mais qui donnerait sur une terrasse ? On pourrait ajouter deux colonnes sur l'avant pour toujours avoir le même paysage et on disposerait un préau en verre. Comme ça vous aurez la possibilité de prendre des repas dehors ou même de vous détendre en étant abrités »
Bon je dois dire qu'il a des projets quand même supers.
« Oui bien, en plus de la terrasse, on peut ajouter des portes fenêtres en verre pour pouvoir avoir une pièce extérieure fermée »
Je regarde Kurt qui me fixe intensément. Il boit un peu de vin mais ne dit rien au sujet des propositions. Ok donc je pense qu'il n'aime pas la deuxième mais il ne la repousse pas. Il ne la met pas directement à la corbeille. Ce garçon sera toujours une énigme. Les paroles qu'il a prononcées hier s'installent dans ma tête. « Je souhaite que la maison te plaise. On fera comme tu veux, elle t'appartient ». Il désire que je sois épanoui. Dans tout ce que j'entreprends. Je pense que j'en ai conscience tout au fond de moi mais...
Ne te replonge pas dans votre engueulade. Ce n'est pas le moment !
Adam colle ses yeux sur Kurt. Il attend qu'il donne son avis. Le regard de l'architecte devient plus sombre, sa bouche s'ouvre alors qu'il se lèche les lèvres. Il prend une gorgée de vin. Le truc c'est que Kurt ne le regarde pas une seule fois. Je ris intérieurement. Je pense qu'une discussion est sérieusement nécessaire avec Crawford...
« Tu aimes mieux quelle idée Blainey ? » chuchote Kurt en me regardant.
« La terrasse ouverte me plaît bien »
« Oui à moi aussi »
Je pivote vers Adam. Ouais du con ! Regarde-moi, je prends les décisions sur ce coup.
« Je voudrais avoir les nouveaux plans pour voir ce que donnera cette terrasse ouverte avec les colonnes et le préau »
Adam détache ses yeux plein de luxure de mon époux et me sourit. Il pense que je suis aveugle ou il est abruti ?!
« Évidemment. Est-ce qu'il y autre chose qui vous dérange ? »
Ben à part toi et tes yeux qui baisent le sadique je vois pas...
« J'aimerais quelques transformations pour notre chambre à coucher » déclarais-je.
Quelqu'un s'éclaircit poliment la gorge sur le seuil de la grande pièce. On se tourne tous les trois en même temps pour voir Joey.
« Joey ? » interpelle Kurt.
« Je voudrais vous parler de quelque chose qui ne peut pas attendre Monsieur »
Kurt enroule son bras autour de moi et parle à Adam.
« Monsieur Hummel-Anderson est aux commandes de tous les changements à effectuer. Il peut faire ce qu'il veut et j'approuve chacune de ses décisions. Je sais qu'il fera de bons choix. J'ai confiance »
Son ton est légèrement différent. Il y a de la fierté et une point menaçante aussi. A l'intention d'Adam ?
Il a confiance en moi et mes choix. Non il n'est pas agaçant. Pas du tout. Mes choix ont satisfait tous ses caprices au fil de la journée. Je bouge la tête, exaspéré. Au moins, il a fait quelque chose de bien. Il a bien précisé à Monsieur Je-Drague-Les-Hommes-Mariés Crawford que je suis le chef. J'effleure doucement la joue de Kurt.
« Désolé » souffle Kurt en partant avec Joey.
Je voudrais bien savoir quelle est cette chose qui ne peut pas attendre.
« Donc la chambre à coucher ? » reprend Adam, mal à l'aise.
Je le fixe en silence en attendant que Kurt et Joey partent pour de bon du salon. Je rassemble tout mon courage et ma rage de l'après-midi pour dire ce que je pense.
« Vous pouvez être mal à l'aise Adam car je peux vous dire que votre contrat avec nous ne tient qu'à un fil. Mais ça ne devrait pas poser de problèmes si vous arrêtez de draguer mon époux »
Il déglutit.
« Sinon vous dégagez. C'est compris ? »
J'insiste sur chacun de mes mots. Il semble vraiment surpris. Enfin je me surprends moi-même pour être honnête. Je ne faiblis pas en gardant mon regard verrouillé au sien d'un air stoïque.
Je dois rester ferme. Je dois rester ferme. J'ai pris exemple sur Kurt pour perfectionner le regard froid et neutre qui fait peur. Il est le meilleur avec ce regard. J'ai conscience que les travaux de la maison de Kurt Hummel est un gros contrat, un bon moyen de faire grimper sa réputation et une énorme source de fric pour la boite d'architecture d'Adam. Il n'a pas la possibilité de se faire virer. Et rien à branler qu'il soit l'ami de Santana.
« Blaine... Monsieur An... Hummel-Anderson... E-Excusez-moi. Je ne voulais pas... »
Il devient rouge comme une tomate en cherchant ses mots.
« Je vais être très franc avec vous : mon époux n'en a rien à foutre de vous »
« Oui ça va sans dire » chuchote-t-il en devenant tout pâle.
« Enfin je voulais seulement éclaircir la situation. Pour qu'il n'y ait pas de quiproquos »
« Monsieur Hummel-Anderson je vous en prie, pardonnez-moi si j'ai pu... »
Il arrête de parler en bafouillant.
« Si on est sur la même longueur d'ondes, ça devrait aller. Alors pour ce qui est de la chambre à coucher, je vais vous montrer ce qu'on souhaite modifier. Je voudrais aussi avoir une liste des matériaux que vous utiliserez. Vous êtes au courant, Kurt et moi voulons une maison écologique donc je voudrais contrôler l'origine des matériaux »
« É-Évidemment » bredouille-t-il, les yeux grands ouverts.
Je le rends nerveux. Je le sais. Ça ne m'était jamais arrivé avant ça.
Profite, profite. Regarde comme il est misérable ce con !
Adam joue avec sa montre. Je vois que c'est un tic parce qu'il est mal à l'aise.
« Donc cette chambre à coucher » répète-t-il d'une voix soucieuse.
Il parle tout doucement. J'ai bien les choses en main désormais. Je me sens calme pour la première fois depuis que Kurt est venu à mon travail.
Bon boulot !
OoOoOoOoOoO
Kurt revient vers nous quand on finit.
« Tout est ok ? » s'intéresse-t-il.
Il m'enlace et regarde Adam.
« Oui Monsieur »
Adam affiche un sourire joyeux mais tout de même crispé.
« Je vous ferais parvenir les nouveaux plans dans quarante-huit heures maximum »
« Parfait. Tu es heureux ? » me questionne-t-il en me regardant amoureusement.
J'acquiesce en m'empourprant sans aucune raison.
« Eh bien, je vais y aller » annonce Adam gaiement.
Il me salue en premier cette fois.
« Au revoir Adam »
« Au revoir Messieurs Hummel-Anderson»
Joey arrive à l'entrée du salon.
« Joey va vous raccompagner » annonçais-je de vive voix pour que Joey entende.
Adam tripote encore sa montre, tourne sur lui-même et s'en va avec Joey.
« Il a été bien plus formel que quand il est arrivé non ? » demande Kurt, sceptique.
Je secoue la tête.
« Vraiment ? Je n'ai pas fait attention. Alors de quoi Joey voulait te parler ? »
Je veux vraiment savoir mais je veux aussi détourner son attention. Kurt enroule à nouveau les plans.
« Clarington »
« Il a des nouvelles infos ? »
Kurt abandonne les papiers pour me serrer contre lui.
« Pas assez pour se faire du souci Blainey. Joey m'a dit que Clarington n'était pas rentré chez lui depuis plus d'un mois »
Il pose un baiser sur mon front, défait son étreinte et finit de ranger les documents.
« Donc tu as fait quels choix ? » m'interroge-t-il.
Apparemment, il n'a pas très envie que je lui pose des questions sur Clarington.
« Je lui ai parlé de ce qu'on avait décidé ensemble. Rien de plus. Il en pince pour toi à mon avis »
« Tu lui as fait part de ton avis là-dessus ? » dit-il en riant.
Je rougis. Merde, comment il a su ça ? Je ne sais pas quoi dire alors je regarde mes pieds et entortille mes mains ensemble.
« Il est entré ici et nous appelait par nos prénoms. Il s'est en allé et nous étions Messieurs Hummel-Anderson » dit-il durement.
« Je lui ai peut-être fait remarquer deux trois trucs... »
Je le regarde à nouveau. Ses yeux sont emplis de tendresse et, je n'en suis pas sûr, de joie. Il bouge la tête et change brusquement d'humeur.
« Il n'est attiré que par mon physique. Rien de plus »
Sa voix est pleine de haine et de dédain. Non, non mon maniaque du contrôle...
« Qu'est-ce que ça signifie ? »
Le ton anxieux de ma voix semble le surprendre. Ses yeux s'ouvrent en grand sous la panique.
« Tu n'es pas un petit peu jaloux ? »
Je m'empourpre et avale ma salive en regardant à nouveau mes pieds. Bonne question...
« Blainey, Adam me court après depuis des années. Je ne veux pas de lui. Pourquoi es-tu jaloux ? De lui ou de n'importe quel homme ? Je me contrefous des autres »
Je bloque mon regard sur lui et il m'observe attentivement.
« Tu es le seul Blainey » continue-t-il tranquillement, « et tu seras toujours le seul »
Bordel. Il laisse encore une fois les plans. Il fait un pas vers moi et encadre mes joues de ses paumes.
« Pourquoi as-tu ces pensées ? Est-ce que j'ai fait ou dit quelque chose qui aurait pu te faire douter de moi ? Même une seule fois ? »
« Non je suis bête. Seulement, durant cette journée tu... »
Chaque sentiment revient en moi. Comment je peux lui dire que sa façon d'agir aujourd'hui m'a contrarié et mis en colère ? Un coup il veut que j'arrête de bosser, ensuite il veut me donner une entreprise. Comment je suis censé ne pas me perdre ?
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Kurt, je fais tout pour me faire à cette nouvelle vie. Cette vie où tout m'est donné sans que je ne fasse rien. Mon travail, un sublime époux dont je n'aurais jamais pu rêver, dont je n'aurais jamais cru pouvoir tomber amoureux si violemment, si vite, si sincèrement. Tout est tellement rapide avec toi. Je n'ai pas envie d'être forcé à avancer trop vite ou le garçon que tu as épousé risque de tomber dans le processus. Qu'est-ce que tu ferais alors ? Tu resterais avec l'homme hautain que je serais devenu ? »
J'arrête de parler pour choisir quoi dire pour exprimer mes émotions.
« Là, tu dis que tu veux que je devienne directeur d'entreprises alors que je n'ai jamais voulu ça. Tu as envie que je patiente dans ma cage dorée ou que je devienne PDG ? Je suis perdu au milieu de tout ça »
Je me tais encore pour endiguer les larmes qui montent dans mes yeux.
« Tu dois me laisser choisir ce que je veux, me mettre en danger parfois, me tromper pour mieux avancer. Je dois savoir nager avant de sauter à l'eau Kurt d'accord ? J'ai envie d'être libre. C'est pour ça que je voulais rester Blaine Anderson au bureau »
J'avais tout ça sur le cœur toute la journée.
« Tu penses que je te force à avancer trop vite ? »
J'acquiesce et ses paupières s'abaissent.
« Je souhaite seulement te donner tout ce que tu veux Blainey. Mais je souhaite aussi te garder en sécurité. J'ai envie que tout le monde sache que tu m'appartiens. Quand j'ai vu ton message ce matin, j'ai eu peur. Pourquoi tu ne m'as pas parlé de ton choix de garder Anderson comme nom ? »
Je m'empourpre. Il a raison.
« Je me suis décidé pendant notre voyage de noces mais je n'avais pas envie de briser notre cocon. Après ça m'est sorti de la tête. Ça m'est revenu hier mais le truc avec Clarington me l'a fait oublier. Excuse-moi. J'aurais dû t'en parler mais ce n'était jamais l'endroit ou le moment »
La chaleur des yeux de Kurt à cet instant est prenante. On dirait qu'il tente d'entrer dans mon esprit pour sonder mon âme. Il reste silencieux alors je continue :
« Pourquoi tu as eu peur ? »
« Je n'ai pas envie que tu t'échappes et que je te perde »
« Kurt, je ne vais pas m'envoler en fumée ! Je suis là, avec toi. Pour toujours. Rentre-toi ça dans ta petite tête. Je suis amoureux de toi. Je t'aime plus que tout »
Je pose ma main sur sa joue. Il suit mon contact et soupire.
« Tu accepterais de t'appeler Kurt Anderson pour montrer au monde que tu es à moi ? »
Il me fixe un moment sans rien dire et ferme les yeux avant de répondre :
« Oui je l'accepterais si ça comptait énormément pour toi »
« Donc ça compte énormément pour toi que je sois Blaine Hummel-Anderson au travail ? »
« Oui » répondit-il fermement.
« D'accord »
J'accepte pour lui, pour qu'il se sente bien comme c'est vraiment nécessaire.
« Je pensais que tu avais déjà changé de nom »
« C'est vrai mais on a eu cette discussion. Je sais pourquoi je l'ai fait maintenant »
« Oh... » dit-il, surpris.
Il me sourit d'une façon qui le fait ressembler à un enfant. Mon souffle se bloque dans ma poitrine. Il enlace mon bassin et me fait tourner dans les airs. Un petit cri sort et je ris. J'ignore s'il est content, rassuré ou autre chose.
« Tu n'as pas idée comment ça compte pour moi »
« Je crois le deviner »
Il pose ses lèvres sur les miennes et m'empêche de bouger en serrant mes boucles entre ses doigts.
« Dans tous les sens » chuchote-t-il contre ma bouche en caressant mon nez du sien.
« Ah oui ? »
Je m'éloigne pour pouvoir le voir correctement.
« On m'a promis des choses, une demande m'a été posée, on a passé un accord... » murmure-t-il, les yeux brillants et amusés.
« Hein ? »
« Tu brises ta promesse ? » demande-t-il avec un air pensif, « j'ai quelque chose en tête » complète-t-il.
Une baise perverse et brutale ?
« Une mission vraiment sérieuse. D'une importance capitale. Oui tu as bien entendu Blaine »
Il se fout de moi ?
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Tu dois me couper les cheveux. J'ai entendu dire que j'en avais besoin et mon tendre mari n'aime pas ça »
« Je suis incapable de faire ça ! »
« Tu en es tout à fait capable »
Kurt sourit et bouge la tête pour agiter ses cheveux trop longs et trop épais. Ils tombent sur son front.
« Ok si tu y tiens, je vais aller récupérer un grand bol pour te mettre sur la tête »
Je rigole et il fait de même.
« Ok, ok j'ai saisi. Je vais téléphoner à Edouardo »
Oh non. Edouardo est au service de l'autre détraqué. Peut-être que je vais réussir à lui couper à peine les pointes. Je l'ai déjà fait sur Cooper et il n'a jamais été défiguré ou obligé de porter un bonnet pendant un mois.
« Suis-moi »
J'attrape ses doigts et le tire dans notre salle de bains. Je l'abandonne là pour récupérer un siège que je mets près du lavabo. Kurt suit chacun de mes mouvements avec un sourire amusé mais ses yeux ont une lueur sexy.
« Mets-toi ici » ordonnais-je en montrant le siège.
« Tu vas me faire un shampoing ? »
J'acquiesce. Il arque un sourcil, surpris. Un moment, j'ai la sensation qu'il va changer d'avis.
« Ok »
Tout doucement, il défait les boutons de sa chemise. Oh merde alors.
Blaine... Ta bouche, ferme-la.
Kurt met les bras devant lui et m'indique silencieusement de lui retirer ses boutons de manchettes. Sa bouche forme une moue narquoise et lascive en même temps.
Je prends son poignet gauche et déboutonne sa manche et fais pareil avec la deuxième. La malice dans ses yeux a été remplacée par autre chose de plus chaud... vraiment plus chaud. Je fais passer son vêtement par-dessus son torse et le laisse tomber sur le sol.
« Tu es certain ? »
« Plus que jamais Blainey »
Mes yeux se dirigent doucement vers sa bouche à peine ouverte. Je m'avance pour poser mes lèvres sur les siennes. Mais il me maintient à distance en posant ses paumes sur mon torse.
« Non. Sinon on n'arrivera pas à me couper les cheveux et ça compte vraiment pour moi »
Son expression fragile détourne mon attention.
« Pourquoi ça ? »
Il me dévisage un moment de ses yeux écarquillés.
« J'aurais la sensation de recevoir de l'amour »
Mon cœur rate plusieurs battements. Oh mon Kurt... D'un coup, je le serre contre moi et pose un baiser sur son épaule avant de nicher mon visage dans le creux de son cou.
« Blainey. Mon Blainey » chuchote-t-il.
On ne bouge pas de cette position. Dans les bras l'un de l'autre. Je pourrais passer ma vie contre lui. Il est peut-être un maniaque du contrôle maître du monde mais il est à moi. Il a reçu tellement peu d'amour et de tendresse jusqu'à maintenant... Je recule mon visage de lui mais le serre toujours de la même façon.
« Tu as vraiment envie que je te coupe les cheveux ? »
Il acquiesce avec une petite moue.
« D'accord. Installe-toi »
Il s'exécute et se met sur le siège, dos au lavabo. J'enlève mes chaussures et les dégage vers sa chemise. Je vais ensuite chercher la bouteille de shampoing qu'on a ramené de France.
« Celui-là t'ira ? »
Je tends la bouteille devant moi pour qu'il la voit.
« C'est celui qu'on a acheté à Nice. Il a la même odeur que toi. J'adore ça »
« Très bien » dit-il dans un sourire.
Je prends une serviette dans le meuble. Mademoiselle Jones doit être vraiment douée pour qu'elles restent moelleuses comme ça même en les lavant à la machine.
« Incline la tête en avant »
Kurt le fait et mets la serviette autour de son cou. Je fais couleur de l'eau chaude dans le lavabo.
« Incline-toi vers le lavabo »
C'est bien d'être le patron pour une fois. Kurt s'exécute encore. A cause de sa taille, il est obligé d'avancer le siège en avant et de le basculer pour pouvoir laisser reposer sa nuque contre le rebord en faïence. Il réussit à se caler. Il penche son crâne en arrière. Ses yeux plein de certitude s'accrochent aux miens. Je souris et m'empare d'un gobelet sur le bord du lavabo. Je le remplis d'eau chaude pour pouvoir mouiller les cheveux de Kurt avec.
« J'aime tellement ton parfum Blaine » chuchote-t-il, les paupières closes.
J'humidifie ses cheveux en faisant attention et j'en profite pour le reluquer. Putain est-ce que j'en aurais marre un joue ? Ses cils foncés retombent sur le haut de ses joues pâles, sa bouche est entrouverte pour laisser passer une respiration calme. J'adorerais pouvoir titiller ses lèvres avec ma langue et...
Je me déconcentre un moment et un long filet d'eau tombe sur son visage. Quel con je suis.
« Excuse-moi ! »
Il glousse en retirant l'eau de ses yeux.
« Même si je suis abruti, ce n'est pas une raison pour vouloir me tuer dans le lavabo »
Je m'incline vers lui en riant et pose un baiser sur sa tempe.
« Ne me donne pas des idées »
Il fait glisser ses doigts dans ma nuque et se relève un peu pour réussir à m'embrasser. Il me donne un bref baiser mais un petit ronronnement appréciateur sort de sa bouche ce qui fait directement réagir mon entrejambe. Il se remet dans sa position initiale en me regardant d'un air calculateur. Il est tellement exposé et fragile. Mon estomac se retourne.
Je mets du shampoing dans ma main et commence à lui laver les cheveux en massant lentement son cuir chevelu. Je prends mon temps. Ses paupières s'abaissent à nouveau alors qu'un autre son s'élève de sa gorge. La tension dans son corps disparaît peu à peu.
« Ça fait du bien » souffle-t-il après un instant.
« Je suis content alors » dis-je en retour en embrassant encore sa tempe.
Il n'a pas rouvert les yeux mais son expression vulnérable a disparu et a laissé place à de la sérénité. Encore un changement de comportement. Je suis soulagé cette fois car c'est grâce à moi.
« Redresse-toi »
Il le fait. C'est assez bon de lui donner des ordres comme ça. Je pourrais très facilement m'y habituer. Je lave les cheveux derrière sa tête de la même façon.
« Penche-toi à nouveau »
Il obéit et je fais partir la mousse de son crâne. Je ne lui mouille pas le visage ce coup-ci.
« Je recommence ? »
« Oui s'il te plaît »
Il ouvre les yeux en tremblant légèrement et ses yeux calmes tombent sur moi. Je lui offre un sourire.
« Très bien mon Kurt »
Je vide le lavabo et le remplis à nouveau d'eau chaude. Je fais ensuite mousser sa chevelure une nouvelle fois en écoutant son souffle tranquille. Quand j'ai fini, je m'arrête pour pouvoir admirer les traits sublimes de mon époux. Je passe délicatement mes doigts sur sa pommette et ses paupières se soulèvent sur son regard à moitié endormi qui m'observe. Je l'embrasse doucement sur la bouche. Ses lèvres forment un sourire et laisse passer un souffle de bien-être.
Je n'aurais jamais pensé qu'il pourrait être si serein après l'engueulade de cette journée. On n'a pas couché ensemble en plus. Je m'incline vers lui.
« Ne te presse surtout pas » chuchote-t-il quand mon torse se colle à sa joue.
Je me retiens de gigoter exprès et rince le lavabo. Il pose ses paumes de chaque côté de mon bassin et elles glissent doucement mais sûrement vers mon cul. Je tente de prendre une expression sévère.
« Pas touche ! »
« Les personnes âgées comme moi ont des problèmes d'oreilles » souffle-t-il.
Il glisse ses doigts sous le haut de mon pantalon pour finalement entrer les deux mains dedans. Je frappe doucement son avant-bras. J'adore prendre soin de lui. Il m'adresse un sourire satisfait comme un gamin fier de défier ses parents.
J'ouvre le robinet pour finir de rincer correctement ses cheveux. Mon corps recouvre encore à moitié le sien et ses mains sont toujours plaquées sur mon cul. Il le malaxe doucement en étant restreint à cause de mon pantalon. Je gigote et un son guttural passe ses lèvres.
« Voilà, j'ai terminé »
« J'en suis heureux » dit-il.
Ses doigts se resserrent dans ma peau et, brusquement, il se met droit, des gouttes d'eau coulant sur son cou. Il m'incite à m'asseoir sur ses cuisses. Il abandonne mon cul pour placer ses paumes de chaque côté de mon visage pour que je ne bouge pas. Je frissonne, surpris, et sa bouche entre en collision avec la mienne. Sa langue brûlante et impitoyable passe mes lèvres et mes dents pour trouver la mienne. Je mêle mes mains à ses cheveux trempés. De l'eau coule sur mes avant-bras et humidifie ma tête. Ses doigts se dirigent vers mon nœud papillon pour le défaire.
« On va oublier les petits soins. J'ai envie de te prendre dans tous les sens là ou dans le lit, tu choisis »
Le regard de Kurt s'est assombri. Je déglutis.
« Tu veux quoi Blaine ? »
« Tu es trempé »
Il s'incline vers moi et secoue la tête pour mouiller ma chemise. Un glapissement sort de ma bouche. Je veux me remettre debout mais il me tient fermement.
« N'y pense même pas mon bébé »
Il me regarde avec des yeux lubriques alors que ma chemise me colle à la peau. Je suis trempé et vraiment dur aussi.
« Quelle belle vue » chuchote-t-il en effleurant mon téton gauche de son pouce.
Je gigote sur lui.
« Donc Blainey, là ou dans le lit ? »
« Là »
On oublie la coupe de cheveux pour le moment. Ça attendra. Sa bouche forme une moue salace.
« Parfait mon cher Blaine » murmure-t-il contre mes lèvres.
Il lâche mon visage et glisse ses doigts vers le bouton de mon pantalon. Il le défait et l'abaisse jusqu'à mes genoux. Il caresse ensuite la peau de mes cuisses. Des décharges électriques parcourent mon corps. Il dépose tout un tas de baisers le long de ma mâchoire.
« Qu'est-ce que je peux te faire ? »
Sa paume se stoppe près du tissu de mon boxer. Il effleure du bout des doigts la peau fine à l'intérieur de ma cuisse. Je souffle un grand coup et me tortille sur lui.
« Pour que je puisse te prendre dans tous les sens, tu dois rester immobile » marmonne-t-il.
J'essaye de le provoquer d'un ton chaud et essoufflé :
« Eh bien, oblige-moi à ne pas bouger »
Kurt souffle d'un coup, fronce les sourcils et me fixe intensément.
« C'est comme si c'était fait Blaine »
Il entre ses pouces sous l'élastique de mon sous-vêtement.
« Je vais te retirer ça pour commencer »
Il l'abaisse légèrement. Je me redresse à peine pour l'aider. Son souffle s'accélère.
« Reste immobile » grogne-t-il.
« Je veux te faciliter la tâche »
Je hausse les épaules et il mordille doucement ma lèvre.
« Reste immobile » répète-t-il plus durement.
Il pousse mon boxer le long de mes jambes et le fait tomber au sol en entraînant mon pantalon. Il encercle mon bassin de son bras et me colle à lui.
« Mets-toi à califourchon sur moi » me commande-t-il, ses yeux fixés aux miens.
J'obéis en le défiant du regard.
« Tu essayes de me chauffer Blaine ? »
Il me fixe, plein d'humour et de désir.
« Exactement. Un problème avec ça ? »
Ma provocation rend ses yeux plus foncés et plus pervers. Il est heureux et je le sens.
« Mets tes poignets dans ton dos »
Je m'exécute et il enroule autour mon nœud papillon qui pendait lâchement autour de mon cou.
« Nœud papillon Kurt ? Ce n'est pas un tour qu'on a déjà vu ça ? »
« Si mais je ne peux pas m'en lasser. Tu es au courant »
Ses yeux sont brûlants et pénétrants. Il me repousse un petit peu de lui. Des gouttes d'eau glissent toujours le long de sa gorge et sur son torse. Je voudrais m'incliner pour les récupérer avec ma langue mais j'ai du ma à cause du lien qui me retient en arrière.
Kurt effleure ma peau en partant de mon aine jusqu'à mon genou droit. Il l'écarte du deuxième et me tient comme ça, mon érection pointant fièrement entre nous. Il s'intéresse à nouveau à ma chemise.
« Je pense qu'elle n'est pas indispensable »
Il déboutonne l'habit mouillé de ses doigts habiles, son regard verrouillé au mien. Il est de plus en plus foncé. Les battements de mon cœur deviennent plus rapides et ma respiration aussi. C'est dingue : il a tout juste caressé ma peau et pourtant je suis déjà tremblant et perdu... Je n'attends plus que lui. Je voudrais gigoter. Il écarte les pans de tissu sur mon torse et touche mes joues puis ma bouche de ses doigts. Il entre son index et son majeur dedans.
« Suce-les » me commande-t-il.
Je le fais et tourne ma langue autour de ses deux doigts. Ils ont le goût délicieux de Kurt. J'adore jouer à ça... C'est encore mieux quand je peux avoir autre chose dans la bouche. Mon sexe se gonfle plus à cette pensée. Sa bouche s'ouvre quand mes dents mordent sa peau.
Il geint doucement et les enlève. Il les emmène entre mes fesses. Ma salive laisse une trace humide sur ma peau quand il me touche. Il m'électrifie. C'est bon et fort. Il les glisse jusqu'à mon entrée et il en effleure la peau plissée.
Je voudrais jeter mes hanches contre mais je ne peux pas. Ses yeux sont verrouillés aux miens. Il scrute chacune des réactions qu'il crée sur mon corps. Je le regarde jouer avec moi. C'est vraiment sexy. Sa main libre s'enroule autour de mon érection et la masturbe lentement, lascivement. Elle grandit un peu plus à son contact. Il passe son pouce sur mon gland et étale le liquide pré-éjaculatoire sur toute ma longueur. Je fais de mon mieux pour ne pas me tortiller mais la sensation est trop bonne. Un cri m'échappe quand un doigt s'introduit en moi et que ses mouvements sur mon sexe accélèrent.
« Calme-toi. Reste immobile mon cœur. Reste immobile »
Il entre son majeur en plus et ses doigts étirent mes chairs. Il ne cesse pas de me masturber. Sa bouche trouve rapidement un de mes tétons au même moment que ma prostate est touchée.
« Kurt ! Ici. ICI ! »
Je crie et essaye de me rapprocher de ses doigts. Sa torture continue doucement. S'il ne s'arrête pas, je vais jouir. Mon envie gonfle toujours plus dans mon bas-ventre et mes testicules se contractent doucement.
« K-Kurt... Je... Je... »
Je n'arrive plus à parler à cause du plaisir qui m'assaille de tous les côtés. Sa main. Ses doigts. Sa bouche... C'est presque insupportable. Je hurle un grand coup et essaye en vain d'en avoir plus.
« Je t'en prie... »
Je ne sais pas pourquoi je l'implore. Pour qu'il arrête ? Pour qu'il me pousse à la jouissance ? Il relève son visage vers moi en abandonnant mon bouton de chair. Je gémis encore mais d'un coup, tout s'arrête. Je grogne de frustration. Il retire ses doigts lentement de moi mais garde sa paume sur mon sexe. Il me serre contre lui alors que je suis haletant et tremblant.
« J'adore te regarder quand je te doigte. Tu devrais te voir Blaine »
Il se penche vers moi avant que je puisse dire quelque chose et m'embrasse chaudement et langoureusement. Il s'écarte à cause du manque d'air et me contemple de ses yeux bleus foncés.
« Désormais, je vais te prendre dans tous les sens »
Oh merde. Il me fait un peu reculer sur ses cuisses. Il déboutonne son pantalon d'une main, l'autre caressant toujours mon sexe. Nos regards se rencontrent pour ne plus se lâcher. Je ne me suis jamais senti aussi proche de lui que maintenant, comme si un lien invisible relié nos cœurs et nos âmes. Mon Kurt, mon époux, mon maniaque du contrôle maître du monde : l'homme de ma vie. Il abaisse sa braguette et je déglutis en regardant son membre se libérer comme un ressort.
« Tu aimes le spectacle ? »
« Hmm... »
Il prend son érection et la mienne dans la même main et nous branle en même temps. Oh putain ! Il ajoute sa deuxième paume pour nous tenir correctement et je le regarde dans les yeux. Putain ce que c'est bon et érotique.
« Tu mords ta lèvre Blaine »
« Je suis affamé »
« Affamé ? »
Ses yeux s'ouvrent en grand. Je passe ma langue sur ma bouche pour le provoquer.
Il m'offre un rictus mystérieux et fait comme moi avec sa lèvre, nous masturbant toujours. C'est vraiment exquis de voir nos deux sexes côte à côte et de savoir qu'on ressent exactement le même plaisir.
« Il fallait terminer ton assiette » lâche-t-il d'un ton amusé et grave, « mais je pense que je peux t'aider »
Il me pousse en arrière.
« Agenouille-toi »
Je m'exécute et me mets à genoux sur le carrelage froid. Il s'approche de moi, toujours assis sur son siège.
« Je suis à toi »
Je baisse les yeux vers son membre bandé pour moi. Rien que pour moi. Je m'incline en avant, mon regard bloqué au sien, et lèche son gland. Un souffle bruyant passe ses lèvres et sa mâchoire se crispe. Il mêle ses doigts à mes boucles sur l'arrière de mon crâne. Je fais tourner ma langue sur son extrémité rose foncée et humide. Il est délicieux. Sa bouche s'entrouvre et il tremble. J'en profite pour plonger sur lui et le prendre entier dans ma gorge.
« Oh ! »
Il jette son bassin vers moi pour que je le prenne plus profondément. Je protège mes dents de mes lèvres pour ne pas le blesser et je l'engloutis entièrement en faisant traîner ma langue sur ses veines avant de remonter en le tétant. Il serre mes boucles plus fort et je le suce plus rapidement. Je joue avec ma langue et je le prends encore une fois profondément en me synchronisant avec les va-et-vient de ses hanches.
« Bordel de merde Blaine ! »
Il souffle et ferme violemment les yeux. Son désir pour moi m'excite encore plus si possible. En faisant attention, je fais traîner mes dents sur sa peau fine et sensible.
« Putain ! »
Kurt cesse ses mouvements. Il met ses main sous mes aisselles, me remets debout pour ensuite m'asseoir sur ses cuisses.
« Arrête » grogne-t-il.
Il défait mon nœud papillon qui retient mes poignets. Son regard brille de tendresse et d'envie.
Brusquement, je constate quelque chose. Moi, je veux le prendre dans tous les sens. Je veux savoir ce que ça fait d'être enfoui en lui et de le sentir se désintégrer sous mon corps. Mais on n'en a jamais parlé alors je ne dis rien.
Je prends son sexe et m'empale d'un coup dessus. Il grogne d'une façon sauvage et primale. Il déchire ma chemise et la jette quelque part. Ses doigts s'enfoncent de chaque côté de mon bassin.
« Attends » souffle-t-il en me serrant plus fort, « je t'en prie. Je veux profiter de la sensation »
Je ne bouge pas. C'est tellement bon de le sentir me remplir comme ça. Il touche mes joues, les yeux fous, la bouche ouverte. Il jette ses hanches contre moi et je gémis fortement.
« J'aime être en toi » murmure-t-il « dans l'amour de ma vie »
Je me laisse aller. J'attrape ses cheveux humides, colle ma bouche à la sienne et commence les va-et-vient en appréciant chaque contact entre nous. Il crie et me touche partout : mon torse, mon dos, mes boucles. Sa langue danse sensuellement avec la mienne, violemment, prenant possession de moi. Même avec les engueulades, nos colères, on arrive à retrouver le sexe. On le retrouvera toujours. Je suis tellement amoureux de lui que je me noie. Il attrape les deux côtés de mon cul pour me guider. Il m'élève quand il descend et m'abaisse quand il monte. Sous le même rythme encore et encore...
Je geins en appréciant les sensations toujours plus bonnes.
« Blaine. Blaine. Blaine » halète-t-il.
J'embrasse toutes les parcelles de sa peau que je peux atteindre.
« Mon cœur » chuchote-t-il contre mes lèvres.
« K-Kurt... Je t'aime t-tellement. Ça ne changera j-jamais »
Il doit savoir mes sentiments après notre dispute. Il grogne et m'enlace plus fort, atteignant l'orgasme dans un sanglot bouleversant. Son sexe pulsant et répandant son liquide en moi me fait tomber dans le gouffre du plaisir. Je le serre et jouis violemment en pleurant à cause du trop plein d'amour que je ressens pour lui.
OoOoOoOoOoO
« Chut » murmure-t-il en m'incitant à relever la tête pour pouvoir voir mes yeux d'un air soucieux, « ne pleure pas. Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai fait quelque chose de mal ? »
Je secoue la tête et il caresse mes boucles en arrière sur mon front. Il efface une larme de son pouce et me donne un doux baiser. Son sexe est encore enfoui en moi. Il se recule et je gémis quand il me libère.
« Parle-moi Blainey. Qu'est-ce qu'il y a ? »
J'essuie de bout de mon nez de mon bras.
« Des fois je... Mon cœur déborde d'amour pour toi et c'est difficile de tout garder en moi »
Il ne dit rien pendant un instant et me sourit maladroitement.
« Je ressens la même chose pour toi » me confie-t-il dans un murmure avant de me donner un autre baiser.
Je souris au bonheur qui enfle dans ma poitrine.
« Vraiment ? »
« Tu es au courant » rit-il.
« Non, pas toujours »
« Je peux dire pareil de toi mon Blaine »
Je souris une nouvelle fois et dépose des baisers papillon sur son torse avant de nicher mon visage dans le creux de son cou. Kurt passe sa main dans mes cheveux et la fait glisser le long de ma colonne vertébrale. Il me serre ensuite plus près et ronronne de plaisir.
« J'aime sentir ta peau contre la mienne » chuchote-t-il.
Il embrasse la commissure de mes lèvres et cale son nez dans mes cheveux.
« J'aime ton parfum plus que tout bébé »
« J'aime autant le tien »
Je m'approche encore plus de sa peau pour en humer l'odeur caractéristique de Kurt : caramel et gel douche avec celle suave du musc et de notre plaisir. J'aimerais ne jamais bouger de cette étreinte. Je suis content et épanoui. Il me fallait exactement ça après cet après-midi d'engueulades, de rage et d'affronts. J'ai envie de rester là : contre mon Kurt maniaque du contrôle. Je suis chez moi.
Kurt respire dans mes boucles et souffle de bien-être. Je sens son sourire. On demeure dans cette position un long moment sans rien dire.
Le monde réel finit malgré tout pour nous rattraper.
« Il commence à se faire tard » annonce Kurt en faisant monter ses doigts le long de mon échine.
« Tes cheveux sont toujours dans le même état »
« C'est vrai Blaine, tu as le courage de terminer ? » demande-t-il en riant.
« Pour toi mon Kurt toujours »
J'embrasse sa joue et me mets debout à contrecœur.
« Tu es tellement beau mon cœur »
Il se recule dans son siège et me dévisage de haut en bas sans se cacher. Je m'abaisse légèrement vers lui comme pour une révérence.
« Je suis l'homme le plus chanceux »
« Tout à fait d'accord avec toi » répondis-je.
« Enfile ma chemise et ton boxer pour me faire ma coupe. Si tu restes nu, on ne va pas arriver à aller se coucher »
Un sourire bête étend mes lèvres. Je sais que ses yeux sont fixés sur moi alors je fais exprès de tortiller des fesses quand je me déplace vers le tas d'habits sur le sol. Je prends sa chemise avec une lenteur exagérée et la porte à mon nez pour la sentir. Je l'enfile ainsi que mon boxer près de lui. Kurt a les yeux écarquillés. Sa braguette est remontée et son bouton fermé. Il me fixe intensément.
« Tu m'offres une vue sublime Blainey »
« Tu as des ciseaux ? » le questionnais-je en ignorant intentionnellement ses mots.
« Oui dans mon bureau » répond-il d'un air distrait.
« Ok j'y vais »
Je prends un peigne sous le lavabo et part dans son bureau. Je traverse le corridor et je vois que le bureau de Joey est ouvert. Pourtant je l'ai entendu dire à Kurt qu'il montait dans ses appartements. Je m'approche et je vois un garçon brun devant la porte. Il fait à peu près ma taille et a les cheveux raides et foncés. Je m'immobilise : un autre garçon, très grand et blond, passe sa main sur la joue du premier avec un sourire amoureux et l'embrasse langoureusement en le plaquant contre le mur.
J'entends un gémissement et je détourne les yeux en rougissant violemment, me sentant comme un intrus au milieu de cette scène intime. Je me déplace discrètement dans le bureau de Kurt. Merde je ne sais même pas qui sont ces hommes. J'imagine qu'ils sont au service de Kurt mais je ne les ai jamais vu avant. Il faut que je demande au maniaque.
J'ouvre un tiroir du bureau au hasard et je pâlis aussitôt. Un pistolet.
Putain de merde. Je ne le savais pas du tout. Pourquoi Kurt a une arme chez nous ? Je ne le touche pas. Cooper m'a assez mis en garde par rapport à ça quand j'étais ado. Je laisse l'objet et referme le tiroir. Je récupère les ciseaux et me dépêche de retourner auprès de Kurt.
Je clos la porte du bureau et fonce dans le garçon blond de tout à l'heure.
« Pardonnez-moi Monsieur » dit-il en rougissant en voyant comment je suis habillé.
« Hmm... bonsoir... euh... » bafouillais-je, mal à l'aise.
« Sterling. Jeff Sterling Monsieur »
Donc l'homme brun devait être Duval, comme Kurt m'a dit qu'ils étaient mariés.
« Bonsoir Jeff » dis-je nettement, « je vais m'occuper des cheveux de Kurt » complétais-je.
Sterling est autant gêné que moi. Il s'apprête à dire quelque chose mais se tait et fait un pas sur le côté.
« Bonne soirée Monsieur » lâche-t-il poliment.
Je m'empourpre violemment. Il faudrait que le sol s'ouvre genre maintenant.
« Merci »
Je me dépêche de traverser le corridor. Y-aura-t-il toujours des gens chez nous ? Qu'est-ce qu'ils font là à cette heure ? Je rentre rapidement dans la salle de bains, haletant.
« Qu'est-ce que tu as ? »
Kurt est près de la glace, mon pantalon entre les mains en train de le plier. Il le met sur le bord de la baignoire.
« J'ai croisé Jeff »
Kurt plisse le front.
« Habillé comme ça ? »
Non du con, il s'est fait volé ses fringues entre le salon et la salle de bains...
« Jeff n'y est pour rien »
Son front se plisse plus.
« Je sais mais bon... »
« J'ai quelque chose sur le dos tout de même »
« A peine... »
« J'ignore si c'était lui ou moi le plus mal à l'aise »
J'essaye de détourner son attention.
« Nick est brun et il fait ma taille à peu près ? »
« Oui pourquoi ? »
« Il était avec Jeff. Ils sortaient du bureau de Joey. Ils étaient... occupés »
« Oh oui. Comme je t'ai dit, ils sont mariés. Je les ai surpris plusieurs fois dans des situations compromettantes »
Il rit et je m'empourpre. Pourvu que ce ne soit pas eux qui nous surprennent.
« Qu'est-ce qu'ils font ici si tard ? »
« Ils travaillent souvent le soir dans le bureau de Joey. Il y a la plupart des documents nécessaires ici. J'ai mis à leur disposition une chambre quand ils restent à des heures pas possibles »
Kurt sourit timidement et tendrement. Il peut être vraiment gentil et généreux avec ses employés même si la plupart du temps il est froid. Je lui souris en retour et lui indique de s'asseoir. Il s'installe et je commence à démêler ses cheveux à peine humides.
« Je me disais qu'on pourrait faire des appartements au dernier étage de notre maison » continue Kurt, « Joey pourra passer plus de temps avec sa fille comme ça »
« Elle ne vient jamais ici ? »
« Non. Joey ne l'a jamais proposé »
« Il faut peut-être que tu lui demandes si ça lui plairait. On devra bien se tenir quand elle nous rendra visite »
« Je n'avais pas pensé à ça » dit Kurt en fronçant les sourcils.
« Joey ne l'a jamais proposé à cause de ça peut-être. Tu as déjà vu sa fille ? »
« Oui. Lilly est géniale. Elle est calme, gentille et polie. Elle est très belle. Je m'occupe de lui payer son école »
Je cesse mes mouvements pour regarder Kurt dans la glace.
« Je l'ignorais »
« C'est le moins que je puisse faire. Et puis, c'est un moyen de garder Joey à mon service »
« Je suis certain qu'il resterait avec toi sans ça »
Kurt me scrute attentivement et baisse la tête.
« J'en sais trop rien »
« Je pense qu'il t'apprécie énormément Kurt »
Je le peigne à nouveau en observant brièvement son reflet. Ses yeux rencontrent les miens.
« Tu penses ? »
J'acquiesce et il rit avec ironie et joie. Il a l'air content que je lui dise ça.
« Donc tu en discuteras avec Adam pour les appartements à l'étage ? »
« Évidemment »
Désormais, j'arrive à garder mon calme en entendant son prénom.
Tu l'as bien remis à sa place !
Adam va lâcher les baskets de mon époux à partir d'aujourd'hui.
Je m'apprête à taillader les cheveux de Kurt.
« Tu es sûr ? Tu peux encore m'échapper et abandonner »
« Fais. J'ai confiance Blaine. Et puis, tu es celui qui aura ma coupe de cheveux désastreuse sous le nez si tu te loupes »
« Je te regarderais même si tu étais chauve Kurt » souriais-je.
« C'est juste une jolie apparence bébé » dit-il, agacé.
« C'est vrai mais à l'intérieur de cette jolie apparence, il y a un cœur généreux et aimant » répondis-je en posant un baiser sur son crâne, « le cœur de mon amour »
« Tu es mon cœur » lâche-t-il doucement.
Je souris et coupe la première mèche. Je prends mon temps et fait attention pour vraiment bien faire les choses. Kurt me regarde en souriant de temps en temps mais ses yeux sont principalement fermés. Il garde ses mains pour lui et j'en suis heureux. Je ne veux pas qu'il détourne mon attention.
Je finis au bout d'un quart d'heure.
« Terminé ! »
Je suis vraiment content de moi. Il est toujours aussi sublime. Ses cheveux sont seulement plus courts et moins épais.
Kurt se regarde dans la glace avec un air satisfait et étonné.
« Très bon travail Blaine ! »
Il tourne la tête de tous les côtés pour s'examiner et son bras passe autour de moi. Il me colle à lui embrasse mon torse par-dessus sa chemise alors qu'il est toujours assis.
« Merci » souffle-t-il.
« Mais de rien »
Je m'incline vers lui pour poser mes lèvres sur les siennes.
« On va aller se coucher » annonce-t-il avec une tape gentille sur mon cul.
« Je dois ramasser ça avant »
Il y a des mèches de cheveux partout. Le front de Kurt se plisse comme si c'était impensable pour lui.
« Ok. Je vais aller récupérer le balai. Je ne veux pas que des gens profitent du spectacle de mon mari si peu habillé » dit-il.
« Est-ce que tu sais où est rangé le balai ? » le questionnais-je.
« Hmm... »
« Je vais aller le chercher » lâchais-je en riant.
OoOoOoOoOoO
J'attends que Kurt vienne dans le lit. Je me dis que tout aurait pu se finir d'une autre manière ce soir. J'étais vraiment énervé contre lui et réciproquement. Je ne veux absolument pas devenir PDG. Je ne veux pas devenir Kurt. Je dois lui faire oublier ce délire tant qu'il est encore temps. Il faudrait peut-être choisir un mot d'alerte pour les moments où il joue au maître de l'univers avec moi et où il se transforme en abruti. Je ris tout seul. Abruti comme mot d'alerte. Charmant.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demande-t-il en s'allongeant près de moi dans son bas de pyjama.
« Non rien. Une pensée en l'air »
« Quoi comme pensée ? »
Il s'installe mieux.
Je ne risque pas grand chose de lui dire.
« Kurt, je ne pense pas vouloir devenir PDG de la maison d'édition »
Il se redresse pour me voir correctement.
« Pourquoi tu dis ça ? »
« Je n'ai jamais voulu l'être »
« Tu serais parfait dans ce rôle Blaine »
« J'adore les livres Kurt. Si je deviens directeur de The New Press, je ne pourrais plus m'y consacrer »
« Il est possible que tu diriges seulement l'aspect artistique »
Qu'est-ce qu'il dit ?
« Pour qu'une boîte tourne, il faut que tous les points forts des employés soient mis en avant » continue-t-il, « si tes points forts sont la lecture et la littérature alors tu dois te débrouiller pour que ton entreprise soit centrée là-dessus. Ne refuse pas ce que je te propose d'entrée Blaine. Tu es vraiment efficace. Je pense que tu es capable de tout réaliser si tu le veux »
Comment il sait que je serais compétent ?
« Je crains de devenir déborder »
Kurt plisse le front. Je continue en espérant l'amadouer :
« Si je suis débordé, je ne pourrais plus si bien m'occuper de mon adorable mari »
Ses yeux s'obscurcissent.
« Pas de ça avec moi » répond-il d'un air malicieux
« Pas de quoi ? » demandais-je innocemment.
« Tu veux détourner mon attention comme d'habitude. Je suis sérieux Blainey. Penses-y. Je ne veux que ça »
Il pose tendrement sa bouche sur la mienne et caresse ma pommette de ses doigts. On ne parviendra jamais à effacer ce désaccord. Je souris. Je pense soudainement à un truc qu'il a prononcé tout à l'heure.
« Je peux te demander quelque chose ? »
« Évidemment »
« Tout à l'heure, tu as dit que si j'avais encore les nerfs contre toi, je pouvais l'évacuer plus tard au lit. Qu'est-ce que ça signifiait ? »
Il se tend.
« Qu'est-ce que tu crois que ça signifiait ? »
Un. Deux. Trois.
« Que tu avais envie que je te ligote et que je te... »
Il me fixe, étonné.
« Hmm... Absolument pas »
« Oh »
Je suis surpris au regret que je ressens.
« Tu veux me ligoter ? » m'interroge-t-il.
Il a l'air stupéfait. Je m'empourpre.
« Euh... »
« Blainey, je... »
Il arrête de parler. La peur passe sur ses traits comme un éclair.
« Kurt... »
Inquiet, je me couche près de lui. Je passe mon pouce sur sa joue. Son regard est grand ouvert et rempli de frayeur. Il bouge la tête malheureusement. Bordel.
« Kurt, oublie. Je me suis seulement fait des idées »
Il attrape mes doigts et les pose sur son torse où son cœur bat la chamade. Putain, qu'est-ce que j'ai dit ?!
« Blaine, je ne pense pas être capable d'être ligoté, touché et... »
Il ne supporterait pas que je lui fasse l'amour. Mon cœur rate un battement. J'ai l'impression qu'il m'avoue un lourd secret qui lui gâche la vie.
« C'est vraiment inédit pour moi ce qu'on a »
Son ton est rauque et plein de souffrance. Bordel de merde. Je voulais seulement savoir. Je remarque que même si on a abattu énormément de ses murs, il en reste presque autant à casser. Mon maniaque du contrôle... La panique se bloque dans ma gorge. Je viens plus près de lui. Il se tend. J'embrasse tendrement ses lèvres.
« Kurtie, j'ai mal interprété tes mots. Ne pense plus à ce que j'ai dit s'il te plaît »
Je pose à nouveau ma bouche sur la sienne. Il sourit et chuchote :
« Kurtie... J'aime bien ce surnom. Mais il n'est qu'à toi »
Je hoche la tête et souris avant de l'embrasser encore. Ses paupières s'abaissent et il geint. Il entre sa langue dans ma bouche, m'allonge sur le dos sur le matelas et encadre mes joues de ses mains.
On s'abandonne. Lui en moi et moi sous son corps se mouvant délicieusement.
Voilà pour ce modeste chapitre.
J'espère qu'il vous a plu, n'hésitez pas à me donner votre avis dans une petite review. Je suis toujours heureuse de savoir ce que vous pensez des chapitres et encore plus de pouvoir parler avec vous ^^
J'ai terminé l'écriture du chapitre 72 donc il faut que je le tape maintenant. Je n'ai plus qu'un chapitre à écrire et l'épilogue... J'espère que vous ne vous lasserez pas et que vous pourrez lire les derniers chapitres.
Je vous dis à la semaine prochaine mes chéris.
Bisous, bisous.
Votre humble et dévouée Cindy :)
