Coucou tout le monde !

J'espère que vous allez bien et que votre semaine s'est bien passée.

Merci au nouveau follow de cette semaine.

Merci à CeliaCom7, Soso, justmoi59, Anna, chiichan4, mamstaz, ViviKlaine, Evasia, Marion, Louise pour vos reviews.

CeliaCom7 : il m'insupporte aussi :'D merci beaucoup !

Soso : coucou ma Choupette d'amour ! Surtout nos maris dénudés j'ai envie de dire parce que JP est un homme. JP peut être dénudé... -VOMIS- Ricardo t'attend à Hawaii avec ton mari (identité secrète oblige ma chérie). Oscar et Donald sont avec moi... J'aime pas Adam... CRAWFORD ! Cindy de Crawford quoi :'D la plus belle femme qui existe d'après moi -émoticône diva- Blaine qui s'excite c'est SEKSII ! Pleins de poutous sur le ventre ma puce !

justmoi59 : Il ne toucherait jamais mes cheveux c'est certain ;)

AnnaKlaineuse : ton Blaine a déjà un Kurt passif vieille perverse :') D'après moi, la normalité est bien ennuyeuse. Notre côté bizarre compense avec le côté chiant de certains non ? Tant que notre CC Army fait disparaître Voldementon je suis une femme comblée :') Merci beaucoup Anna/Huguette/Robert/mon serpent/ma belette/mon Blainey et ma fournisseuse de caramel à plein temps (plus les semaines avancent et plus la liste s'allonge... Comme ma B***) Je t'attends avec ma chantilly -sourire pervers-

chiichan4 : Je déteste Adam oui. Je ne comprends pas sa présence dans la série et il me fallait un personnage détestable pour Nuances qui bave devant Kurt alors... J'aime bien quand Blaine se rebelle un peu et qu'il montre qu'il n'est pas seulement un bouclé aux airs de chiot fou ;) Ouais Kurt est paniqué parce que son passé est toujours présent dans son esprit même s'il s'ouvre de plus en plus à Blaine. Et je suis d'accord avec toi, quand Blaine lui fera l'amour, leur couple sera plus fort que jamais. C'est l'étape la plus importante pour eux. Un couple sans dispute serait ennuyeux tu ne penses pas ? Il faut qu'ils trouvent les points de discorde avant de trouver un équilibre parfait. Awww merci c'est vraiment adorable. A bientôt. Bisous :)

mamstaz : J'ai toujours trouvé qu'Adam, dans la série, était une grosse blague. Est-ce que mon manque de sympathie pour lui s'est ressentie ? :') C'est vrai, Kurt est profondément blessé mais sauter le pas en inversant les rôles va seulement renforcer leur amour. C'est une étape indispensable pour le couple selon moi. J'espère que tu ne seras pas déçue :) Merci pour tes mots encourageants et gentils. A la semaine prochaine.

ViviKlaine : Coucou ! Han c'est vraiment trop mignon tout ça :') Tu es trop cruel :'( Darren c'est mon amour. Rien qu'à moi. T'as pas le droit -boude- Darren est physiquement talentueux :'D Ouais je me trouve hilarante. Enfin je suis contente que mes chapitres te plaisent. Ça réchauffe mon petit cœur :) Blaine jaloux est vraiment chaud alors pourquoi s'en priver hein ? Merci tu es la plus géniale de nous deux :') Gros bisous !

Evasia : Tu es vraiment adorable. J'ai souris comme une idiote quand j'ai lu ta review alors merci pour ça. Les messages comme les tiens me montrent que je n'ai pas fait tout ça pour rien. Je suis contente de ne pas avoir baissé les bras rien que pour avoir eu l'occasion de lire ta review. Merci beaucoup. J'ai terminé de taper tous les chapitres donc je ne pourrais pas glisser ta chanson dans un chapitre mais, si tu veux, je peux l'intégrer dans un des OS que j'écrirais ? Tu serais quand même heureuse ?

IheartIns : coucou ! Klaine est toujours mignon. Quoi qu'il fasse ;) Bisous Marion

minilou : déjà je suis méga fan de ton prénom. C'est tellement joli j'aime vraiment beaucoup ! Ensuite, tu as la meilleure idée du siècle (essaie de glisser quelques scènes de klex par ci par là pendant que tu y es ;)) Nous sommes diaboliques même ;) merci beaucoup pour tes compliments chaque semaine. Ca me fait énormément plaisir. Bisous Louise !

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 57

Je me réveille avant même que le radio réveil ne s'enclenche. Je trouve Kurt de mon côté du matelas. Il est enroulé autour de moi. Sa joue repose sur mon torse, son bras est posé sur mon ventre et sa jambe gauche enserre les miennes. Après une engueulade, il adopte toujours cette position et il me tient chaud toute la nuit.

C'est mon maniaque du contrôle. C'est dans des moments pareils que je me rends compte qu'il a vraiment besoin de moi. C'est plutôt étonnant. L'image de Kurt, triste et apeuré, alors qu'il n'est qu'un enfant de six ans s'impose derrière mes yeux. Je passe tendrement mes doigts dans ses cheveux. Il se tortille. Ses yeux encore endormis trouvent les miens. Il cille pour s'habituer à la lumière ténue.

« Coucou » chuchote-t-il dans un sourire.

« Coucou »

J'aime le voir quand il ouvre les yeux le matin. Il niche son visage dans le creux de mon cou et inspire. Il soupire de bien-être. Une de ses mains se faufile sous mon tee-shirt.

« Je voudrais retirer tes habits comme on ouvre un paquet cadeau. C'est très tentant mais je dois sortir du lit » dit-il en jetant un coup d'œil à la table de nuit.

Il se détache de moi, fait craquer ses membres et quitte la chaleur de notre lit. Je reste couché, relève les coussins sous ma tête pour mieux le regarder.

« La vue te plaît Blaine ? »

« Oh oui Kurtie. C'est la meilleure de tout New-York »

Il sourit et enlève son bas de pyjama. Il me le balance mais j'arrive à l'attraper avant qu'il ne me frappe en pleine face. Je ris comme un gosse. Il pose des yeux taquins sur moi. Il retire la couverture, s'appuie sur le matelas et m'attire vers lui. Il abaisse mon pantalon. Je glapis alors que son corps recouvre le mien. Il embrasse mes cuisses, mes hanches et... Oh putain !

OoOoOoOoOoO

« Bonjour Monsieur Hummel-Anderson »

Je m'empourpre un peu en voyant Mademoiselle Jones. Elle a peut-être entendu nos batifolages matinaux. Je secoue la tête.

« Bonjour »

Elle me tend ma tasse de café. Je m'installe sur un tabouret près de mon époux tout propre et tout beau. Ses cheveux sont un peu mouillés et il a passé une chemise rose pâle avec le nœud papillon argenté. Celui que j'aime le plus.

« Tu vas bien ce matin Blainey ? » me questionne-t-il, les yeux doux.

« Je pense que tu connais déjà la réponse... »

Je fais bouger mes sourcils d'un air suggestif et il glousse.

« Mange ! » me commande-t-il, « tu n'as presque rien avalé au dîner »

Chassez le naturel, il revient au galop...

« Peut-être parce que tu étais en mode abruti au dîner »

Mademoiselle Jones échappe un truc sur le plan de travail. Le bruit me fait faire un bon. Kurt, qui fait exprès d'ignorer mes mots, me dévisage d'un air stoïque.

« Mange ! »

Ne pas le contrarier...

« Ok, ok. J'attrape ma cuillère pour avaler mes céréales, regarde » lâchais-je d'un ton condescendant comme si je parlais à un gamin.

J'ajoute du fromage blanc et du raisin dans mon bol et je mélange. Je regarde brièvement Mademoiselle Jones. Ses yeux rencontrent les miens. Je lui offre un sourire amical qu'elle me rend automatiquement. J'aime bien quand elle me fait mon petit-déj'. Il y a quelque chose de très « maman » là-dedans.

« Il va sûrement falloir que je parte en Californie durant la semaine » déclare Kurt, me tirant de mes pensées.

« Oh... »

« Je vais dormir une nuit là-bas. Je voudrais que tu m'accompagnes »

« Kurt, il est impossible que je pose des jours »

Il me jette un regard « en quel honneur ? C'est bien moi le Big Boss non ? ». Je souffle.

« Je suis au courant. Je suis employé dans une de tes entreprises mais je viens à peine de rentrer après un mois. Tu penses que je serais capable de gérer une boîte si je m'en allais tous les quatre matins ? Ne t'inquiète pas à mon sujet. J'imagine que Joey va venir avec toi alors Montgomery et Wright resteront ici et puis... »

Je m'interromps en voyant l'énorme sourire de Kurt.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Seulement toi »

Je plisse le front. Il est en train de se foutre de ma gueule ? Je pense d'un coup à quelque chose d'assez dérangeant.

« Comment tu te rends en Californie ? »

« En jet privé pourquoi ? »

« Je me demandais si tu te servirais de ton hélico »

Mon ton n'est pas sûr. Le souvenir de la dernière fois qu'il est monté dans l'engin et surtout la peur et l'attente pendant les heures suivies à attendre son retour me revient. Mademoiselle Jones a arrêté de bouger.

« Je ne me rends pas en Californie en hélicoptère. C'est trop loin et il reste trop de réparations pour qu'il soit utilisable cette semaine »

Ouf !

Je souris parce que je suis rassuré mais aussi parce que je suis content que son hélicoptère soit réparable. Kurt a été vraiment touché à cause du sabotage.

« Je suis content que tu puisses le faire réparer mais... »

Je m'arrête. Est-ce que je peux lui avouer que j'aurais peur s'il pilote à nouveau ?

« Qu'est-ce qu'il y a ? » me questionne-t-il en avalant sa dernière bouchée d'œufs.

Je baisse la tête.

« Blaine ? » insiste-t-il d'une voix plus dure.

« Enfin... hmm... Tu vois, quand tu t'en es servi la dernière fois... Je pensais... tout le monde a pensé... »

Je ne peux pas continuer. Le visage de Kurt devient plus doux.

« Quelqu'un l'a abîmé. Ce n'est pas parce que je ne savais pas piloter »

Il passe le dos de ses doigts sur ma pommette. Une émotion étrangère traverse brièvement ses traits. Est-ce qu'il sait qui a détruit son hélico ?

« Je serais incapable de survivre à ta perte » soufflais-je.

« J'ai mis quatre personnes à la porte suite à cet accident Blainey. Rien de semblable n'arrivera à nouveau »

« Quatre ? »

Il acquiesce. Oh ben putain.

« Ah oui, je pense à ça... J'ai vu le pistolet dans ton bureau »

Je change de sujet d'un coup et mon ton désapprobateur le désarçonne. Son front se plisse.

« Il était à Elliott. Celui qu'il avait à ton appartement » lâche-t-il finalement.

« Oh... »

« Tu l'as touché ? » me demande-t-il d'une voix accusatrice.

« Non ! Mon frère m'a fait la leçon sur les armes à feu quand j'étais plus jeune »

« Bien... »

Il marmonne un truc qui ressemble à « je devrais remercier Cooper » mais je ne peux pas savoir si c'est vraiment ça car Joey s'éclaircit poliment la gorge sur le seuil du salon. Kurt hoche la tête dans sa direction.

« On doit partir » annonce Kurt.

Il se met debout. Il semble anxieux. Il enfile sa veste noire. Je vais avec lui dans le corridor. C'est l'arme d'Elliott. Je ne sais pas pourquoi cette nouvelle m'étonne autant. Qu'est-ce qu'il fait lui d'ailleurs ? Où il est ? Encore avec ses parents ? Dans le Montana ? Le Connecticut ? Je ne sais plus trop.

« Bonjour Joey » salue Kurt.

« Bonjour Messieurs »

Il incline courtoisement la tête et m'adresse un sourire gentil.

« Je dois repasser à la salle de bains » déclarais-je.

Je dois arranger mes cheveux et me laver les dents avant de partir travailler.

OoOoOoOoOoO

« Je suis sûr que Joey pourrait t'apprendre à tirer avec le pistolet » lâchais-je dans la cabine d'ascenseur.

« Ah oui, tu penses ? » répond-il sévèrement.

« Oui »

« Blaine, je déteste les pistolets. Carole a raconté des tas d'histoires franchement dégueulasses sur des blessures par balles et mon père est contre le port d'armes. Il m'a éduqué comme ça »

« Oh... Joey a un pistolet ? »

La mâchoire de Kurt se crispe.

« De temps en temps »

« Ça ne te plaît pas ? »

On est dans le hall de l'hôtel. Kurt m'indique de quitter la cabine.

« Joey et moi avons des avis qui divergent sur les armes et leurs utilisations » répond-il.

Je pense que je serais du côté de Joey à ce sujet.

Kurt m'ouvre la porte pour sortir du bâtiment. Je vais directement vers le véhicule. Je n'ai pas eu le droit d'utiliser ma BM pour aller bosser depuis que son hélico a été trafiqué. Montgomery nous ouvre les portières avec un air gentil. A l'intérieur, j'attrape les doigts de Kurt.

« S'il te plaît... »

« S'il te plaît quoi ? »

« Demande à Joey qu'il t'apprenne »

Il roule des yeux.

« Non. On arrête d'en parler Blaine »

Me voilà de retour à cinq ans en me faisant réprimander pour une bêtise que j'aurais faite. Je voudrais lui balancer une remarque sarcastique mais je me retiens. Je n'ai pas envie de partir au boulot sur une engueulade. J'enroule mes bras autour de moi et sens le regard de Joey braqué sur moi à travers le rétro. Je relève la tête et il concentre à nouveau son attention sur la circulation. Il bouge la tête d'un air agacé.

Oh donc Kurt le rend dingue lui aussi... Cette pensée me fait sourire.

« D'ailleurs où est Elliott ? »

« Dans le New Jersey avec sa famille. Comme je te l'ai dit »

« Il est encore là-bas ? Il est un homme au dernière nouvelle, il aurait pu conduire le 4x4 »

« Oui, il es encore là-bas. Il est dans une fac pour faire de la musique. Il commence dans la semaine »

Je pâlis.

« Tu as discuté avec lui ? »

« Non, il en a parlé à Schuester »

« Oh ok » dis-je, rassuré.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Rien, rien »

Kurt souffle bruyamment.

« Blainey, dis-moi »

Je baisse la tête. Je n'ai pas envie qu'il voit que je suis jaloux quand il s'agit d'Elliott.

Ou de n'importe quel type qui s'approche de ton sadique...

« Je le surveille de près » continue Kurt, « je veux être sûr qu'il reste où il est. Il est en meilleure santé Blaine. Schuester a transmis son dossier à un de ses collègues à Jackson. Chacun de ses rendez-vous est positif. Il a toujours aimé la musique donc... »

Brusquement, je me dis qu'il finance certainement les études d'Elliott. Je dois lui demander ? Il peut absolument se le permettre, sans aucun doute, mais... en quoi il doit le faire ? Je souffle.

Kurt attrape mes doigts.

« Ne t'inquiète pas » chuchote-t-il.

Je caresse le dos de sa main. J'ai conscience qu'il veut bien faire...

OoOoOoOoOoO

Aux alentours de dix heures, je prends un moment pour moi entre deux réunions. Je prends mon potable pour appeler Zoé mais je m'aperçois que j'ai un message de Kurt.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : compliments

A : Blaine Hummel-Anderson

Mon cher Blaine,

Plusieurs personnes m'ont dit qu'elles aimaient ma coupe de cheveux. Recevoir des flatteries de mes employés c'est assez rare. Je pense qu'ils me complimentent surtout parce que le sourire niais sur mon visage ne veut pas disparaître tant que je pense à notre soirée d'hier. Tu es un homme fantastique, doué et magnifique.

Et tu es mien.

Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.


Son message me fait craquer.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : tu détournes mon attentions

A : Kurt Hummel-Anderson

Kurt,

Je tente de bosser à cet instant et je ne souhaite pas me détourner de mon travail en replongeant dans ce moment exquis. Tu penses que je dois te dire que j'avais déjà joué au coiffeur sur Cooper ? Autant dire que tu ne risquais pas grand chose.

En effet je suis tien et toi, mon tendre époux dominateur, tu es mien. Je prendrais toujours soin de toi. Toujours.

Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : mon homme, ce héros

A : Blaine Hummel-Anderson

Blaine,

Tu ne peux pas savoir ce que je suis heureux à chaque fois que je vois ton nouveau nom : D

Je peux être tranquille si j'ai mon mari boxeur à mes côtés pour me protéger.

Kurt Hummel-Anderson, PDG qui peut dormir sur ses deux oreilles Hummel Enterprises.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : exagération

A : Kurt Hummel-Anderson

Kurt,

N'est-ce pas toi l'homme qui est doué en kickboxing ?

Enfin tu es doué dans à peu près tout. Surtout un domaine que j'affectionne. Tu sais lequel...

Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : oh mon Dieu

A : Blaine Hummel-Anderson

Blaine,

Est-ce que tu tentes de me charmer ?

Kurt Hummel-Anderson, PDG Choqué Hummel Enterprises.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : appelle-moi simplement Blaine

A : Kurt Hummel-Anderson

Est-ce que tu aimerais mieux que je charme un autre homme ?

Blaine Hummel-Anderson, éditeur Audacieux, The New Press.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : …

A : Blaine Hummel-Anderson

NON !

Kurt Hummel-Anderson, PDG Jaloux Hummel Enterprises.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : Hmm...

A : Kurt Hummel-Anderson

Je t'imagine en train de faire une moue boudeuse. C'est vraiment sexy.

Blaine Hummel-Anderson, éditeur Qui gigote, The New Press.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : prends garde

A : Blaine Hummel-Anderson

Tu essayes de me charmer et tu me chauffes Blaine ?

Attention je pourrais venir faire un tour dans ton bureau plus tard.

Kurt Hummel-Anderson, PDG À l'étroit dans son pantalon Hummel Enterprises.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : hors de question !

A : Kurt Hummel-Anderson

Je vais bien me tenir. Il ne faudrait pas que le boss du boss de mon boss rapplique.

A partir de maintenant, laisse-moi travailler. Je ne veux pas que le boss du boss de mon boss s'en prenne à mon cul et me mette dehors.

Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : j'en perds mon latin

A : Blaine Hummel-Anderson

Fais-moi confiance si je te dis que le boss du boss de ton boss adorerait s'occuper de ton cul maintenant.

Kurt Hummel-Anderson, PDG Fanatique des fesses de Blaine Hummel-Anderson Hummel Enterprises.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : laisse-moi maintenant

A : Kurt Hummel-Anderson

Le monde arrive à tourner sans toi, ça va ?

Cesse de m'importuner. J'ai un rendez-vous dans cinq minutes à peine...

Pense fort à mes fesses (et au reste) et j'en ferais autant.

Bisous.

Je t'aime.

Blaine Hummel-Anderson, éditeur Dur, The New Press.


OoOoOoOoOoO

J'ai le moral dans les chaussettes jeudi matin quand Montgomery me pose devant le bâtiment de The New Press. Kurt est parti tôt pour un déplacement professionnel en Californie. On est séparé que depuis quatre heures à tout casser mais sa présence me manque. Je mets mon ordinateur en route et un message est là. Je souris immédiatement.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : j'aimerais être avec toi

A : Blaine Hummel-Anderson

Blaine,

Tu étais tellement mignon quand je suis parti... Tiens-toi bien le temps où je ne suis pas là.

Tu me manques.

Je t'aime.

Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.


On ne va pas passer la soirée ensemble pour la première fois depuis qu'on est marié. J'ai bien envie d'inviter Zoé à sortir : boire quelques cocktails pourraient m'aider à passer une bonne nuit. Je tape immédiatement une réponse même si j'ai conscience qu'il doit être en l'air en ce moment.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : Tiens-toi bien !

A : Kurt Hummel-Anderson

Appelle-moi ou envoie-moi un message quand tu seras arrivé. Je me fais un sang d'encre sans de tes nouvelles.

Je vais bien me tenir. Comment ne pas obéir en présence de Zoé ?

Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.


J'appuie sur Envoyer et bois le cappuccino que Kitty m'a apporté. J'adore le café.

Je suis vraiment heureux d'aller prendre un verre avec ma meilleure amie mais j'ai la sensation qu'un bout de mon corps est loin de moi. Un bout qui est au-dessus des nuages à cet instant. J'ignore pourquoi je suis si perdu quand Kurt n'est pas présent. Plus les années passeront et plus ce sera facile de le laisser partir pas vrai ? Je me replonge dans le boulot en soufflant après avoir prévenu Zoé.

Vers midi, je regarde mon IPhone avec obsession toutes les deux minutes pour vérifier que Kurt ne m'a envoyé aucun texto. Il est où ? Est-ce que son avion a atterri sans encombre ? Kitty me propose de manger avec elle mais je n'ai pas faim à cause de l'anxiété. C'est un peu bête mais il faut absolument que je sache qu'il va bien.

Mon téléphone sonne et me fait faire un bond.

« Blaine An... Hummel-Anderson »

« Hey »

La voix de Kurt... Il semble attendri et plein d'humour. Un grand sourire étend mes lèvres.

« Hey. Ton voyage s'est bien passé ? »

« Interminable. Tu vas faire quoi avec Zoé ? »

Inquisition : trois, deux, un... GO !

« On va boire un verre ensemble »

Kurt ne répond rien donc je fais tout pour l'apaiser »

« Wes et la nouvelle recrue, Jane, viennent avec nous »

« Je pensais que vous dîneriez au Phénix ou à l'appartement »

« Oui on va faire ça mais on sort boire un coup avant »

Kurt lâche un souffle bruyant.

« Pourquoi tu ne m'as rien dit à ce sujet avant ? » demande-t-il calmement, top calmement.

Je me botte le cul intérieurement.

« Kurt, ne te fais pas de souci. Hayward et Montgomery seront là. On va seulement boire un coup »

Kurt ne dit rien. Il semble agacé.

« J'ai très peu vu Zoé depuis que l'on est ensemble. S'il te plaît. Elle est ma meilleure amie »

« Blainey... Je n'ai pas l'intention de te tenir loin d'elle mais... je m'étais imaginé qu'elle viendrait chez nous »

« Ok, on restera à la maison » concédais-je.

« Si ce taré traîne dans les rues de New-York je préfère. Je t'en prie »

« J'ai déjà dit oui »

Je lève les yeux au ciel, agacé. Kurt glousse.

« Je le sais quand tu le fais... »

Je tire la langue au combiné.

« Excuse-moi, je ne souhaitais pas que tu te fasses de souci. Je vais prévenir Zoé »

« Parfait » dit-il d'un air rassuré.

La culpabilité gonfle en moi.

« Où es-tu ? »

« Au LAX »

« Donc tu as atterri ? »

« Tu m'as demandé de te téléphoner quand j'arrivais »

Il obéit toujours lui !

« Mon cher Kurt, je suis content de voir qu'un de nous deux fait ce qu'on lui dit »

Il explose de rire.

« Blaine, Blaine... Que vais-je faire de toi ? »

« Je suis certain que tu vas te débrouiller. Tu es le meilleur là-dedans »

« Tu veux toujours me chauffer ? »

« Oui »

J'entends son sourire.

« Je dois te laisser Blainey. Obéis aux agents de sécurité je t'en prie. Ils sont là pour quelque chose »

« Oui Kurt je te le jure »

Je crois qu'il pense que tu es intellectuellement limité pour te le répéter autant...

« Je te passe un coup de fil tout à l'heure »

« Pour me surveiller ? »

« Exactement »

« Kurt ! »

« A bientôt mon cœur »

« A bientôt mon amour. Je t'aime »

Il respire d'un coup.

« Je t'aime aussi Blainey »

Ni lui ni moi ne coupons la communication.

« Coupe Kurtie »

« Un joli garçon qui donne des ordres hein ? »

« Ton joli garçon qui donne des ordres »

« Rien qu'à moi » dit-il, « obéis et coupe »

« Bien Monsieur Hummel-Anderson »

Je coupe et affiche un énorme sourire niais.

Un Ping de notification retentit sur mon ordinateur quelques minutes après.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : deux mains qui chatouillent

A : Blaine Hummel-Anderson

Blaine,

J'aime entendre ta voix mais je ne blague pas.

Obéis. Il faut que je sache que tu ne risques rien.

Je t'aime.

Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.


Qui donne des ordres maintenant ? Entendre sa voix aura fait descendre la panique en moi. Désormais, il se fait du souci pour moi. Comme d'ordinaire. Je suis tellement amoureux de lui. Kitty tape à ma porte et me tire de mes pensées.

OoOoOoOoOoO

Zoé est magnifique. Elle porte une superbe robe rouge à pois blancs et ses beaux cheveux roux flamboient autour de ses épaules. Elle va faire fondre des cœurs ce soir. Elle discute avec Sugar à l'accueil quand j'arrive dans le hall.

« Mon Blainey ! » s'exclame-t-elle en me sautant dessus.

Elle me donne un gros câlin avant de s'éloigner pour me scruter.

« Wow regarde-toi... Mon petit Blaine Anderson a tellement changé... Tu es sublime joli cœur ! »

Elle m'offre un énorme sourire. Je roule des yeux. J'ai un pantalon beige, un cardigan bleu foncé et une chemise à carreaux noirs et blancs. Le tout accompagné d'un nœud papillon beige aussi et des mocassins.

« Je suis heureux de passer du temps avec toi Zo' »

Je la serre à nouveau contre moi.

« Donc on fait quoi ? »

« Kurt préfère qu'on dîne à la maison »

« Oh merde, c'est vrai ? J'aurais bien voulu aller boire un coup au Bowery Electric comme avant... »

Je m'apprête à refuser d'emblée.

« Oh allez ! Je t'en prie... » couine-t-elle avec une moue boudeuse et des yeux de chiots.

Ce n'est pas du jeu. Je lui ai appris cette expression. Je veux vraiment aller prendre un verre au Bowery Electric. On s'est toujours vraiment bien amusé et ce n'est pas loin de mon ancien appartement.

« Ok. Seulement un verre »

« Seulement un » dit-elle dans un sourire.

Elle prend ma main et on sort du bâtiment pour rejoindre la voiture où Montgomery nous attend. Mademoiselle Jane Hayward est derrière nous. C'est une jeune femme noire à la silhouette élancée. Elle a rejoint l'équipe il y a peu. Elle est distante et très stricte. Je ne l'apprécie pas vraiment. Enfin, Joey l'a recrutée comme chaque agent alors je lui fait confiance. Elle porte un blazer bleu nui et une jupe droite grise.

« Vous pouvez nous amenez au Bowery Electric Wes s'il vous plaît ? »

Wes pivote vers moi et me fixe comme si une deuxième tête m'avait poussée dessus. Quelqu'un lui a visiblement dicté des choses à faire. Il semble se battre avec lui-même.

« Le Bowery Electric. On souhaite seulement boire un coup » insistais-je.

Zoé lance un regard noir à Montgomery. Pauvre homme.

« Bien Monsieur »

« Monsieur Hummel-Anderson nous a ordonné de vous conduire au Phénix dès la fin de votre travail » lâche Hayward.

« Eh bien Monsieur Hummel-Anderson n'est pas présent il me semble » crachais-je d'un ton sec, « le Bowery Electric je vous prie »

« Très bien Monsieur » rétorque Montgomery en assassinant Hayward des yeux.

Elle décide de ne rien dire.

Zoé me zieute. Elle a l'air surprise par ce que je fais ou ce que je dis. Je fais une petite grimace et secoue la tête. Ok j'ai peut-être gagné confiance en moi depuis quelques temps. Zoé acquiesce alors que Wes entre dans la circulation dense de New-York.

« Santana et Carole sont en train de péter un plomb à cause de la sécurité renforcée » déclare Zoé d'une voix distraite.

Je la dévisage d'un air abasourdi.

« Tu n'es pas au courant ? » reprend-elle.

« Au courant de quoi ? »

« Les mesures de sécurité pour les Hummel et Santana ont été renforcées »

« Ah oui ? »

« Il ne t'en a pas parlé ? »

Je m'empourpre.

« Non. Tu connais la raison de ce renforcement ? » questionnais-je.

« Hunter Clarington »

« Hunter ? Je croyais qu'il voulait s'en prendre qu'à Kurt... »

Pourquoi est-ce qu'il ne m'a rien dit putain ?!

« Ça a commencé lundi » complète Zoé.

Lundi ? On a reconnu Hunter sur les enregistrements dimanche. Pourquoi il fait surveiller tous ses proches ?

« Comment tu es au courant d'ailleurs ? »

« Santana »

Bien sûr.

« Kurt ne t'a parlé de rien ? »

Je m'empourpre à nouveau.

« Oh Blainey... Ton Monsieur Parfait est légèrement frustrant non ? »

Je souffle. Zoé n'est même pas à un dixième de la vérité. Si Kurt ne veut rien dire, je peux peut-être tirer des infos de ma meilleure amie...

« Tu en sais plus ? »

« Santana m'a dit que ça a un lien avec des documents trouvés dans le disque dur d'Hunter Clarington qui a été récupéré à The New Press »

Oh putain...

« Tu rigoles ? »

Une montée de rage fait son apparition. Ce n'est pas normal que Zoé connaisse ces détails et pas moi.

Je regarde brièvement Wes dont les yeux sont fixés sur moi. La circulation reprend et il détourne le regard. J'indique à Zoé de rester silencieuse et elle acquiesce. Je suis certain que Montgomery connaît tous les détails de l'affaire.

« Avec Sam tout va bien ? » la questionnais-je pour passer à autre chose.

Un sourire niais étend ses lèvres et je suis heureux de changer de sujet.

Wes arrête la voiture dans la rue devant le Bowery Electric. Hayward ouvre ma portière. Je m'extirpe du véhicule et Zoé me suit. Je prends sa main pour marcher sur le trottoir. Hayward vient avec nous même si ses traits sont déformés par le désaccord. Bordel, on va juste boire un coup, on ne va pas tuer quelqu'un !

OoOoOoOoOoO

« Tu sais d'où Santana connaît Adam ? » demandais-je en avalant ma deuxième tequila.

Le Bowery Electric est un bar/salle de concert. Les lumières sont tamisées et l'ambiance est géniale. Un groupe de rock est sur scène. Je ne veux absolument pas quitter cet endroit. Avec Zoé, on parle sans interruption. J'avais presque oublié à quel point j'aime sa présence douce, amusante et chaleureuse. J'ai l'impression d'être libre de faire ce qu'il me plaît avec elle. Je pense presque à envoyer un texto à Kurt mais je me retiens au dernier moment. Il va m'ordonner de retourner à la maison comme si j'étais un ado rebelle.

« Oh putain, ne prononce pas le nom de cet enculé ! » grogne Zoé.

Je ne peux pas m'empêcher d'exploser de rire.

« Pourquoi tu rigoles Anderson ? »

« Je pense la même chose que toi »

« Vraiment ? »

« Ouais. Il drague Kurt juste sous mon nez »

« Il fait pareil avec Sam » marmonne-t-elle.

« Oh mon Dieu ! »

Elle acquiesce avec une mine boudeuse et je me retiens de rire plus.

« Sam n'a même pas su comment réagir. Mais ce mec a chaud au cul. Ça ne me surprend même pas qu'il tourne autour de Kurt »

« Je l'ai prévenu : s'il n'arrête pas, je le mets à la porte »

Zoé me fixe, bouche bée. J'acquiesce d'un air satisfait. Elle semble étonnée mais me porte un toast en souriant grandement.

« Félicitations joli cœur ! »

OoOoOoOoOoO

L'alcool commence sérieusement à me monter au crâne.

« Burt est un homme fantastique » lâche soudainement Zoé en bougeant la tête.

« C'est vrai mais il tenait à ce que je signe un contrat de mariage »

Zoé caresse tendrement ma joue.

« Je suppose qu'il souhaitait que son garçon soit à l'abri. Il avait peut que tu l'épouses que pour son fric. Tu es tellement menaçant Blainey »

Elle m'offre un sourire et je lui fais une grimace puérile en retour.

« Ne fais pas l'enfant Anderson » rit-elle, « tu comprendras le geste de Burt quand tu seras papa à ton tour »

« Papa ? »

C'est vrai qu'il y a une chance que je devienne papa et donc que mes enfants soient riches. Je penserais à ça quand je serais un peu plus net. Je regarde autour de moi et voit Montgomery et Hayward assis dans un coin en inspectant les gens dans le bar.

« Tu penses qu'on doit commander un truc à grignoter ? » demandais-je.

« Non je pense qu'il nous faut plus de tequila » rétorque Zoé.

« Tu veux te mettre minable non ? »

« On sort tellement peu ensemble. Je ne pouvais pas deviner que tu allais te marier avec le premier homme qui a fait battre ton petit cœur. Si tu n'avais pas de couilles, j'aurais peur que tu sois en cloque pour l'épouser si vite »

J'explose de rire.

« Je ne vais pas être en cloque de si tôt tu le sais ? Bon excuse-moi, je dois aller pisser un coup »

Wes vient avec moi. Il ne me décroche pas une parole. De toute façon, le désaccord sort par chaque pore de son corps. Il m'attends devant la porte. Clarington ne m'attaquerait pas dans un club bondé. Kurt exagère toujours tout. Il agira normalement un jour...

L'espoir fait vivre à ce qu'on dit...

OoOoOoOoOoO

« Zoé, il commence à se faire tard. Il faut qu'on rentre »

Il est 22h30 et j'ai avalé mon cinquième verre de tequila. Le monde bouge dangereusement autour de moi.

« Ok Blainey. Je suis heureuse d'avoir passée du temps avec toi. Tu sembles vraiment plus... wow ! Te marier t'a fait du bien »

Je rougis. Elle sourit gentiment.

« Je suis sincère »

A cause de l'alcool je suis vraiment émotif et mes yeux s'humidifient. Je déborde de bonheur. Même s'il a plein de boulets derrière lui et qu'il a plusieurs nuances de folie, Kurt est l'homme de ma vie. Je parle d'autre chose sinon je vais pleurer pour de bon.

« Je me suis vraiment amusé » lançais à Zoé en la serrant contre moi, « merci de m'avoir traîné là »

Elle me rend mon étreinte. Elle s'éloigne finalement et j'indique à Wes qu'il est temps de rentrer. Il donne les clés de la voiture à Hayward. Je murmure dans l'oreille de ma meilleure amie.

« Je suis certain que Mademoiselle J'ai-Un-Balai-Dans-Le-Cul Hayward à tout rapporté à Kurt et qu'il est énervé maintenant »

Espérons qu'il trouve une punition créative et jouissive.

« Pourquoi ce sourire con Blainey ? Tu es content de mettre Kurt en rogne ? »

« Non ce n'est pas ça. Il faut tellement peu de choses pour qu'il explose. Il veut toujours que je lui obéisse »

« Il est tombé sur un os avec toi » ricane Zoé.

OoOoOoOoOoO

On se gare devant mon ancien appartement. Elle me donne un câlin très serré.

« A très vite » souffle-t-elle en embrassant ma joue.

Elle part ensuite. Dieu ce qu'elle m'avait manqué. Je n'en prends conscience que maintenant. Cette soirée m'a apaisé et m'a rappelé que je n'ai que vingt-trois ans -presque vingt-quatre. Je dois voir Zoé plus fréquemment même si j'adore profiter de mon cocon avec Kurt. Hier on a dû assister à un dîner d'affaires avec des hommes en costumes et leurs femmes en robe. Elles se racontaient des conneries et parlaient trop fort alors que leurs époux discutaient de leurs actions en bourse. C'était d'un ennui mortel et soporifique. C'est rafraîchissant de profiter d'une soirée simple avec ma meilleure amie.

Mon ventre gronde. Je n'ai rien avalé et il me le fait savoir. Putain ! Ça me fait penser à Kurt. Je sors mon portable de ma poche. Oh merde. Six appels en absence, un texto...

PUTAIN T'ES OU ?

… et un mail.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : fou de rage et quand je dis fou de rage c'est FOU DE RAGE

A : Blaine Hummel-Anderson

Blaine,

Montgomery me rapporte que tu bois de l'alcool à ce moment même. Tu avais juré d'aller à la maison tout de suite. Est-ce que tu sais à quel point je suis énervé ?

A demain.

Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.


Je sais que ce coup-ci ça va chier.

Tu l'as bien cherché. Ne te plains pas maintenant.

C'est vrai. J'avais quoi en tête ? Je pense lui passer un coup de téléphone mais il est presque 23h et il dort sûrement... ou il tourne en rond comme un lion en cage. Je lui envoie un petit texto.

Je ne suis pas mort. Je me suis amusé. Tu me manques. Je t'en prie ne sois pas fou de rage

Je fixe mon IPhone comme si cela aller faire arriver la réponse de Kurt plus vite. Rien. Je souffle bruyamment.

Hayward se range devant le Phénix et Wes ouvre ma portière. On patiente pour la cabine d'ascenseur et je lui demande :

« Kurt vous a appelé quand ? »

« 21h30 Monsieur »

« Pourquoi vous n'êtes pas venu me couper pendant que je parlais à Zoé pour me passer Kurt ? »

« Monsieur Hummel-Anderson ne voulait pas que je le fasse »

Ma mâchoire se crispe. On monte dans l'ascenseur sans rien dire. Kurt est loin de moi et a de bonnes heures de sommeil pour passer outre sa colère. Je ressens pour la première fois du soulagement à son absence mais il me manque aussi.

Les portes de la cabine s'ouvrent. Une microseconde, mes yeux s'attachent au buffet du corridor. Le vase de fleurs qui est normalement dessus est en mille morceaux par terre. Les fleurs gisent au sol et les tiroirs du buffet sont tous tirés. Mon cœur rate un battement et Montgomery me plaque rapidement à la paroi du fond de la cabine.

« Ne bougez pas » ordonne-t-il en prenant son pistolet.

Il quitte l'ascenseur et je ne le vois plus.

« Wes ! » appelle Wright dans le salon.

« Tu l'as choppé ? » rétorque Montgomery, « putain de merde ! »

Je me colle à l'ascenseur. Il y a quoi putain ? Mon cœur bat à tout rompre. Des murmures me parviennent. Quelques secondes plus tard, Montgomery est de retour dans le corridor. Il baisse son arme en arrivant devant moi.

« Venez Monsieur »

« Qu'est-ce qu'il y a Wes ? »

Ma voix est faible et tremblante.

« Quelqu'un est entré ici »

Il attrape mon poignet. Je le remercie car mes jambes sont flageolantes et je ne suis pas sûr de rester debout sans lui. J'entre dans la grande pièce à ses côtés.

Wright est debout au milieu du salon. Il est blessé et ses fringues sont dans tous les sens. Son arcade gauche laisse échapper un long filet de sang et sa lèvre inférieure est fendue. Ce qui attire surtout mon attentions cependant c'est sur quoi son pied est appuyé.

La face d'Hunter Clarington.

Et voilà pour ce modeste chapitre.

J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me laisser votre avis dans une petite review. Je suis toujours contente de les lire et de vous répondre surtout. C'est mon petit plaisir de la semaine.

Je tiens à vous dire que j'ai terminé l'écriture du dernier chapitre de Nuances. Il me reste seulement l'épilogue et ce sera fini. Pas de panique il reste énormément de chapitres à publier donc ce n'est pas encore la fin pour vous ^^

Merci pour tout ce que vous faites pour moi. Vous ne savez pas à quel point vous me faites plaisir. Merci du fond du cœur.

Bisous mes chéris.

Votre humble et dévouée Cindy :)