Coucou tout le monde !
J'espère que vous allez bien et que votre semaine s'est bien passée.
Merci au nouveau fav de cette semaine.
Merci à Anna, Soso, ViviKlaine, moididi3333, mamstaz, CeliaCom7, Amber, justmoi59, Evasia, Marion, minilou pour vos reviews.
AnnaKlaineuse : Popcorn caramel s'il te plaît :') Toute cette chantilly n'est que pour toi Huguette ma quequette :* merci beaucoup en tout cas ! Gros bisous mon Blainey )
Soso : hey ma Choupette ! La fin des haricots, on va au paradis et devine qui nous attend là-bas ! (peut-on mourir deux fois ?! Réfléchis là-dessus Madame Bomerson!) Peut-être qu'il vous prenait à la place de prendre sa douche (d'où l'odeur) mais là il s'est dit merde je pue vraiment alors hop à la douche ! Turlututu chapeau Poitou :'D Parce qu'il est adorable ? Ouais j'aime beaucoup Zoé aussi ^^ NOOOON Il n'y a qu'un gigolo ! Tu le connais très biiiiiien :) Pleure pas Choupette d'amour ! Je t'aime ma pitite chérie coeur
ViviKlaine : hey ! Trouvons un compromis : nous sommes toutes les deux aussi géniales l'une que l'autre :') Je ne vis que pour Darren. Darren c'est mon amour il est tellement parfait. Pas que physiquement. Il a une voix à tomber et il a un talent monstre ! (j'aurais une meilleure mention au bac si le sujet de philo était Expliquer pourquoi Darren Criss est le meilleur :')) Mais je suis Nuances ! Tous les gens qui aiment Nuances m'aiment moi :') non je rigole. Les gens sont libres de ne pas m'aimer ! Merci pour tes reviews vraiment géniales ! Tu es adorable. Gros bisous !
Moididi3333 : merci beaucoup. Je suis toujours contente de voir de nouveaux lecteurs ! J'espère que la suite te plaira :)
mamstaz : je dois dire que je ne supporterais pas qu'on me couve comme une mère poule comme ça ;) Kurt n'est pas là mais ses employés vont s'en occuper ne t'inquiète pas ! Oui j'imagine que ça va être plutôt intéressant comme tu dis ;) à la semaine prochaine, au plaisir de lire ton avis !
CeliaCom7 : hey ! Merci beaucoup ça me fait plaisir que tu aimes. Ouais je crois qu'il n'a rien en commun avec celui de la série à part le nom et l'apparence :') c'est peut-être son côté surexcitée qui t'énerve ;) Ouaip j'espère que sa réaction te plaira ^^
Guest (Amber) : hey ! Contente de revoir une de tes reviews ! Je suis d'accord avec toi ! C'est le mot parfait ;) Non il ne vaut mieux pas trop taquiner Kurt sinon il sort la main qui chatouille et... On connaît tous la suite ^^ Je dois dire que je triche un peu en utilisant la relation que j'ai avec ma meilleure amie pour décrire celle de Blaine et Zoé :) pareil pour celle de Coop et Blaine. Je m'inspire de celle que j'ai avec mon frère. Oh ça me touche énormément que tu dises ça. Vraiment. T'inquiète je t'excuse sans problème ;) Si je lis. J'ai reçu le troisième tome ya pas longtemps. Je vais m'y mettre quand mes exams seront passés :) gros bisous Amber !
Justmoi59 : Oui Kurt va être énervé, inquiet et tout le tralala... autant dire : Blaine gaffe à tes fesses !
Evasia : je suis contente que mes fins te plaisent ! Je vous laisse en attente et j'essaie de faire les meilleures fins possible pour que tout le monde ait envie de lire la suite !
IheartIns : coucou ! Oui moi aussi parce que Kurt énervé c'est... fioefhzio ! Haha je pense savoir la question que tu te poses ;) bisous Marion !
Minilou : hey ! Tu peux garder minilou si tu veux :) mais je sais que tu es Louise maintenant c'est plus agréable pour discuter avec toi ^^ avec une amie, on avait dit qu'on allait faire un spin-off Glee qui se passerait à la Dalton Academy avec Klaine bien sûr. On l'aurait appelé GayLand et le logo aurait été un arc-en-ciel :') voilà, voilà... Être diabolique c'est awesome ! Merci beaucoup Louise c'est vraiment gentil. Gros bisous
Mon amie Anna et moi avons fait un RPG Glee. Il nous manque beaucoup de personnages. Si vous êtes intéressés, jetez un coup d'oeil sur la page tumblr qu'on a faite bornthisway-rpglee . tumblr . com (retirez les espaces). Si ça vous plaît venez me le dire en MP ici ou sur Twitter (Klaiindy) Merci !
Sur ce, bon chapitre !
ENJOY !
Chapitre 58
Mon cœur bat la chamade et mon pouls est assourdissant contre mes oreilles. Le tout est pire à cause de la tequila dans mes veines.
« Vous l'avez... ? »
Je déglutis en n'arrivant pas à continuer. Je dévisage Wright, les yeux grand ouverts. Je ne peux pas regarder la forme étendue par terre.
« Non Monsieur. Il est juste assommé »
« Vous allez bien ? » demandais-je d'une voix rassurée à Wright.
Je remarque que je ne sais même pas comment il s'appelle. Il est haletant. Il passe le dos de sa main sur son menton pour effacer le filet de sang qui s'écoule de sa lèvre. Une marque violette se dessine lentement sur sa mâchoire.
« Il s'est bien défendu mais ça ira Monsieur »
Il me sourit d'une façon apaisante. Si on était amis, je lui dirais qu'il se la raconte un peu.
« Et Mercedes ? Mademoiselle Jones ? »
Putain pourvu qu'elle n'ait rien... Pourvu qu'elle n'ait rien.
« Ça va Blaine. Je ne suis pas blessée »
Je regarde derrière moi et j'aperçois Mercedes en pyjama, les cheveux lâchés sur ses épaules. Elle est pâle et ses yeux sont grand ouverts. Je dois être dans le même état.
« Wright est venu me prévenir. J'ai été me cacher dans le bureau de Joey. Tout va bien. Et vous ? »
J'acquiesce vivement. Elle a dû s'enfermer dans la pièce sécurisée dans le bureau de Joey. Je ne pensais pas qu'on s'en servirait si rapidement. Kurt l'a fait construire quelques semaines après qu'on se soit fiancés. Quand il l'a fait, j'ai pensé qu'il exagérait mais aujourd'hui, je suis heureux qu'il soit si prudent.
Une des portes le long du corridor se met à craquer. Un bout de bois pend lâchement. C'est quoi ce bordel ?
« Il n'y avait que lui ? » demandais-je à Wright.
« Oui Monsieur. Je ne vous aurais pas autorisé à entrer dans le cas contraire, je vous le promets »
Wright a l'air plutôt vexé.
« Il a pénétré ici par quel moyen ? »
« L'ascenseur de secours. Il était trop confiant Monsieur »
Je tourne les yeux vers le tas que forme Hunter. Il a des habits étranges.
« Quand ? »
« Il y a un quart d'heure à peu près. Je l'ai remarqué grâce aux vidéos de surveillance. On est en plein été alors j'ai trouvé ça louche qu'il ait des gants. Ça m'a interpellé et j'ai reconnu sa tête. Je l'ai laissé entrer. On était certain de le chopper. Je savais que vous étiez absent et Mercedes ne risquait rien. J'ai profité de l'occasion »
Wright semble vraiment satisfait de lui mais Montgomery le fusille du regard.
Des gants ? Je regarde hunter de plus près et c'est vrai. Ses mains sont recouvertes d'une paire de gants en cuir. Un frisson désagréable remonte le long de mon échine.
« On fait quoi maintenant ? » demandais-je en tentant de ne pas penser à tous les détails de sa présence ici.
« On doit l'attacher » rétorque Wright.
« Pourquoi ? »
« Il peut se réveiller »
Wright et Montgomery échangent un regard.
« Qu'est-ce qu'il vous faut ? » questionne Mademoiselle Jones en venant vers nous.
Elle a l'air d'avoir repris le contrôle d'elle-même.
« Un lien ou une corde »
Du scotch ? La soirée de la veille s'impose à mon esprit. Je m'empourpre en caressant d'instinct mes poignets. Je baisse les yeux. Heureusement, je n'ai aucune trace.
« Du gros scotch ce serait bien ? »
Tout le monde me regarde d'un coup.
« Oui Monsieur ça irait très bien » rétorque Montgomery, stoïque.
L'idéal serait que le parquet m'avale à cet instant. Mais je ne m'arrête pas là-dessus et m'empresse d'aller dans notre chambre. L'embarras est vite éclipsé par la tequila et l'adrénaline. On peut dire qu'on est pleine situation d'urgence.
Je retourne dans le salon. Mademoiselle Jones est en train de faire la liste des objets détruits dans le corridor et Mademoiselle Hayward est arrivée. Je tends le rouleau de scotch à Montgomery qui se dépêche de lier les poignets de Clarington contre ses reins. Mademoiselle Jones passe dans la salle de bains et ramène un kit de premiers secours. Elle attire Wright dans un coin éclairé du salon et désinfecte son arcade ensanglantée. Il siffle quand elle applique du produit sur la coupure. Mes yeux tombent sur un pistolet sur le sol. Oh putain ! Hunter avait un flingue. Je suis pris de nausées mais je respire profondément. Je m'apprête à le récupérer.
« Ne le prenez pas Monsieur »
Montgomery revient, muni de gants en plastique comme dans les séries télé.
« Je vais le faire » ajoute-t-il.
« Il lui appartient ? »
« Oui Monsieur » rétorque Wright en grognant de douleur à cause de Mercedes.
Oh merde... Wright s'est battu sans équipement contre un homme avec un pistolet. Dans ma maison. Je tremble. Montgomery se penche pour attraper l'arme avec le plus grand soin.
« Vous croyez que c'est judicieux de le récupérer ? » demandais-je.
« Monsieur Hummel-Anderson m'aurait ordonné de le faire Monsieur »
Montgomery met le pistolet dans un sac qui ressemble à un sachet de congélation et il entreprend de fouiller Hunter. Il trouve une corde dans la poche de son sweat. Il pâlit et la replace au même endroit.
Une corde ? Je le regarde faire d'un air hypnotisé. C'est comme si je voyais la scène à travers une vitre trouble. Les nausées reviennent. Je sais exactement ce que veut dire la présence de cette corde.
Contrôle-toi Blaine !
« Vous ne pensez pas qu'il faut appeler les flics ? » soufflais-je.
Il faut que Clarington dégage de ma maison le plus rapidement possible. Wright tourne la tête vers Montgomery. Je répète :
« Je pense qu'il faut appeler les flics »
Ma voix est légèrement plus sûre ce coup-ci. Qu'est-ce que préparent Wright et Montgomery ?
« J'ai tenté d'avoir Joey » annonce Wright, « mais rien. Je pense qu'il a coupé son portable »
« Vous avez téléphoné à Kurt ? »
« Non Monsieur »
« Vous voulez les ordres de Joey ? »
Montgomery a l'air mal à l'aise.
« Oui Monsieur »
Je frémis. Un type avec un pistolet est rentré dans ma maison. Il faut prévenir les flics. Je les dévisage tous les quatre. Leurs visages sont paniqués. Je dois encore ignorer un détail. Je ne peux pas faire autrement : je dois téléphoner à Kurt. J'ai conscience qu'il est énervé - fou de rage même – et l'idée de discuter avec lui me retourne l'estomac. Il va s'inquiéter de ne pas être présent, de devoir venir seulement demain soir. Je l'ai bien trop fait flipper en plus. Il serait préférable que je ne lui téléphone pas non ? Une idée soudaine me vient. Si j'avais été ici, il se serait passé quoi ? Une plus grosse catastrophe. Il se peut que je ne m'en sorte pas trop mal...
« Ses blessures sont graves? » demandais-je en montrant Hunter.
« Il aura une migraine en reprenant conscience » lâche Wright en regardant la forme au sol avec dégoût, « il serait bien d'appeler les secours pour qu'il n'y ait pas de risques »
Je sors mon IPhone de mon pantalon et tape le numéro de Kurt. Sa messagerie me répond. Il a sûrement coupé son portable à cause de la rage qu'il ressent. Je lui décris rapidement la situation dans un message et met fin à l'appel.
« Prévenez les flics ! » ordonnais-je à Montgomery.
Il acquiesce et s'exécute.
OoOoOoOoOoO
Un policier parle vivement avec Wright autour de la table en verre. Montgomery et un deuxième policier sont partis s'entretenir dans le bureau de Joey. J'ignore où est Hayward. Avec Wes certainement. L'agent Sylvester crache froidement des questions sur l'un des divans du salon. C'est une femme très grande et aux cheveux courts et blonds. Elle pourrait être très belle si son visage n'était pas crispé par la colère et la mauvaise humeur. Elle n'est peut-être pas très contente d'avoir été réveillée au beau milieu de la nuit à cause d'une intrusion chez l'un des PDG les plus fortunés et importants de New York.
« C'est votre ancien patron ? » m'interroge durement Sylvester.
« Oui »
Je suis crevé. Pire que ça même. Je veux seulement aller dormir. Je n'ai aucune nouvelle de Kurt. Ce qui est plutôt bien c'est que les secours ont embarqués Clarington et que Mademoiselle Jones a fait du café. Sylvester la remercie avant de continuer son interrogatoire.
« Où est Monsieur Hummel ? »
Je ne la reprends pas.
« En Californie pour un déplacement professionnel. Il revient dans la soirée de demain »
« On connaît déjà Clarington » chuchote l'agent Sylvester, « vous allez devoir venir au poste de police pour porter plainte. On verra ça demain. Il est minuit passé et tout un tas de photographes guettent devant le bâtiment. Puis-je inspecter l'appartement ? »
« Oui bien sûr » répondis-je, heureux qu'il n'y ait plus de questions.
Je frissonne en pensant aux photographes. Je vais devoir téléphoner à Cooper pour qu'il ne se fasse pas de soucis au cas où il ait vent de cette histoire.
« Monsieur Hummel-Anderson ? Vous ne pensez pas qu'il serait bon d'aller dormir ? » demande sincèrement Mademoiselle Jones.
En voyant ses yeux chocolats chaleureux et doux, je sens les miens se mouiller. Elle touche gentiment ma joue.
« Ça va c'est terminé » chuchote-t-elle, « vous verrez, ça ira mieux demain après une bonne nuit de sommeil et votre mari sera là dans la soirée »
Je la regarde en tentant de ne pas pleurer. Kurt va être tellement énervé...
« Vous voulez quelque chose avant d'aller au lit ? » me propose-t-elle.
Je remarque que je suis affamé.
« Je voudrais bien manger un bout »
Elle m'offre un grand sourire.
« Une tisane et des toasts ? »
J'acquiesce, rassuré et elle part vers la cuisine. Wright est encore avec le policier et l'agent Sylvester fixe les éclats de meuble dans le corridor. Je voudrais être avec Kurt plus que tout. Il aurait la solution lui. Je veux me nicher contre son torse, sentir ses bras protecteurs autour de moi, l'entendre dire qu'il m'aime même si je suis désobéissant. J'aimerais bien savoir pourquoi il ne m'a pas parlé du renforcement de la sécurité autour de ses proches. Et qu'est-ce que c'est ces documents dans le disque dur de Clarington ? Kurt est pire qu'un enfant quand il s'y met... Je m'en contrefous là. J'ai envie d'être avec mon époux.
« Voilà mon chéri »
Mademoiselle Jones me tire de mes pensées sombres en me donnant des toasts de beurre de cacahuètes et de gelée de fraises. La dernière fois que j'en ai mangé ça doit être quand Cooper me préparait encore mon petit-déj'. Je lui adresse un petit sourire en prenant une bouchée.
Après avoir terminé, je vais dans notre chambre et prends un haut ample de Kurt avant de me coucher de son côté du lit. Son coussin sent comme lui. Je me laisse envahir par le sommeil en espérant que son voyage pour rentrer se passera sans problème et qu'il sera de bonne humeur.
OoOoOoOoOoO
J'ouvre les yeux d'un coup. Le soleil entre à flot dans la chambre et une douleur lancinante se réveille dans ma tête. Oh merde, la tequila ! Tout doucement, je tourne la tête et voit que le fauteuil n'est pas à sa place habituelle près de la commode. Kurt est installé dessus, en costume de soirée, le nœud de sa cravate étant défait. Je ne sais pas s'il est réel ou si je suis encore endormi. Je remarque qu'il tient un verre entre ses mains. Le liquide a une couleur marron clair. Du whisky ? Ses jambes sont croisées. Il remonte sa main droite vers sa bouche et la tapote de son doigt. Avec les rayons du soleil, je vois le bleu de ses yeux qui pétillent d'une lueur sérieuse. Ses traits sont toutefois neutres.
Mon cœur rate plusieurs battements. Ce n'est pas un rêve. Il est présent. Comment ça se fait ? Il a sûrement pris l'avion hier soir pour revenir. Il me mate depuis quand aussi ?
« Coucou » chuchotais-je.
Il me fixe de son regard glacial et les battements de mon cœur se bloquent. Il avale le fond de du liquide ambré et pose son verre sur la table de nuit.
Je croyais qu'il allait me donner un baiser mais il ne bouge pas et me scrute stoïquement.
« Bonjour » grogne-t-il froidement.
Alors il est encore énervé. Vraiment très énervé...
« Tu es revenu ? »
« Il semble »
Je me redresse doucement sur le matelas en le fixant, la bouche pâteuse.
« Tu me regardes depuis longtemps ? »
« Un peu »
« Tu es encore en colère ? »
Les mots sortent difficilement de ma bouche. Il me dévisage comme s'il cherchait quoi dire.
« En colère ? » redit-il comme pour tester, « non Blainey. En colère n'est pas du tout assez fort pour exprimer ce que je ressens »
Putain de merde. Je veux avaler ma salive mais ma gorge est sèche, comme tapissée de papier de verre.
« Plus qu'en colère... ça pue la merde »
Il me regarde mais ne dit rien, neutre. La tension s'alourdit. J'attrape mon verre d'eau pour apaiser ma gorge et pour fixer mon attention sur quelque chose. J'essaye de contourner le problème.
« Wright a choppé Hunter »
Je mets mon verre près du sien sur la table de chevet.
« Je suis au courant » marmonne-t-il froidement.
« Tu vas rester aussi loquace longtemps ? »
Son front se plisse imperceptiblement comme si ma phrase le prenait par surprise
« Oui » dit-il finalement.
Ok... Génial ! Qu'est-ce que je peux faire maintenant ? Peut-être retourner son propre jeu contre lui.
« Excuse-moi d'avoir été en ville hier »
« Tu le penses ? »
Je reste silencieux un moment avant de soupirer.
« Absolument pas »
« Donc pourquoi tu le dis ? »
« Pour que tu ne sois plus fou furieux contre moi »
Il souffle bruyamment et il dérange ses cheveux de ses doigts. Il est tellement magnifique. Énervé mais magnifique. Énervé mais à mes côtés dans notre chambre. J'essaye encore de détourner son attention.
« Il me semble que l'agent Sylvester veut discuter avec toi »
« L'inverse aurait été surprenant »
« Kurt s'il te plaît... »
« Quoi ? »
« Ne sois pas distant comme ça... »
Un de ses sourcils s'arque sous la surprise.
« Blaine, il vaut mieux que je sois distant. La colère bouillonne en moi. J'ignore comment faire face à... cette tempête de sentiments » finit-il sèchement.
Sa franchise me coupe le souffle. Je veux juste venir me blottir contre lui. Je le veux depuis hier en fait. Merde. Je le surprends en m'installant timidement sur ses genoux. Je me love contre sa poitrine. Il ne me rejette pas comme je me l'attendais. Après un instant, il resserre ses bras autour de moi et niche son nez dans mes boucles. L'odeur du whisky est présente en plus de celle de son gel douche. L'odeur de mon Kurt. Je me demande combien de verres il a bu... Je mêle mes bras derrière sa nuque et caresse sa mâchoire du bout de mon nez. Il souffle bruyamment une nouvelle fois.
« Oh mon cher Blaine. Que vas-tu devenir ? »
Il pose un baiser sur le haut de ma tête. Mes paupières se ferment pour profiter de la sensation.
« Tu as bu combien de verres ? »
Il se tend.
« Pourquoi ? »
« D'ordinaire, tu ne bois pas d'alcools de ce type »
« Seulement deux. Ma nuit a été pourrie Blaine. Fous-moi la paix »
Je souris.
« Si tu y tiens Kurtie... »
Je respire le parfum de sa peau.
« Tu sens tellement bon... Je me suis couché de ton côté parce que ton coussin a ton odeur »
Il fourre son nez plus profondément dans mes cheveux.
« Je voulais te demander pourquoi tu étais de mon côté. Je suis toujours en colère »
J'acquiesce et il fait monter et descendre ses doigts le long de ma colonne vertébrale.
« Je suis aussi en colère contre toi »
Il se fige.
« Je peux savoir pourquoi ? »
« Je te raconterais tout à l'heure quand ta tempête intérieur sera sous contrôle »
Je pose un baiser contre sa gorge. Ses paupières se ferment et il s'abandonne à mon contact. Il ne me le rend pas. Il me serre juste plus fort.
« Il aurait pu te... »
Son murmure s'arrête.
« Je ne suis pas blessé »
« Blainey » dit-il presque douloureusement.
« On a tous été remués mais je ne suis pas blessé. Ni Mercedes ni Wright. Hunter est partié
Il bouge la tête.
« On ne peut pas dire que tu ais fait grand chose pour »
Hein ? Je me remets droit pour l'observer.
« C'est-à-dire ? »
« Je ne veux pas qu'on s'engueule maintenant Blainey »
Je cille. Et si moi je veux qu'on s'engueule ? Je me tais. Il est déjà plus bavard. Je me love contre son torse. Une main glisse dans mes boucles pour les tortiller.
« Je veux te donner une punition dont tu te rappelleras toute ta vie » murmure-t-il.
Mon cœur s'emballe et se tord. Je hoche la tête.
« Je vais peut-être le faire »
« Moi je ne veux pas »
Il resserre son étreinte.
« Blainey. Blainey. Tu ferais perdre la tête au plus sain d'esprit »
« Je suis soulagé. Tu es loin d'être sain d'esprit »
Il rit un peu froidement.
« Tu as raison Blaine »
Il pose un baiser sur ma tête et gigote.
« Va te coucher. Ta nuit a été courte »
Il me porte et m'allonge sur le matelas.
« Tu viens avec moi ? »
« Non je suis occupé. Dors. Je reviendrais dans deux heures »
« Tu es encore en colère ? »
« Oui »
« Alors je dors »
« Bien »
Il remonte la couette sous mon menton et pose un autre baiser sur mon crâne.
« Endors-toi »
Je suis sous le choc des événements de la veille. Je suis rassuré qu'il soit là et crevé par notre discussion alors je me rendors. Je pense vaguement avant de plonger dans le sommeil. Pourquoi il ne s'est pas protégé derrière ce sexe cette fois ?
OoOoOoOoOoO
« J'ai du jus de fruits pour toi » déclare Kurt.
Sa voix me réveille et mes paupières se soulèvent. Jamais deux heures de sommeil n'ont été si réparatrices. Je me sens bien et je n'ai plus de migraine. Le jus de fruits me fait saliver et mon époux aussi. Il a un pantalon de survêtement noir et un marcel de la même couleur. Il dégouline de transpiration. Il est peut-être descendu faire de la musculation au sous-sol ou il a été courir dans Central Park. Quoi qu'il ait fait, ça devrait être interdit d'être aussi sexy.
« Je vais me laver » ajoute-t-il.
Je plisse le front. Il est toujours froid. Je me redresse pour boire le verre. Je sens ma gorge s'apaiser au contact du liquide. Je saute pour sortir du lit. Il faut que je brise la glace physique et psychique entre mon époux et moi. Je regarde rapidement le radio réveil. 8 heures.
Je dégage le haut de Kurt que j'avais pour la nuit ainsi que mon boxer et file dans la salle d'eau. Il est dans la douche et fait mousser ses cheveux. Je ne reste pas immobile plus longtemps et entre dans la cabine dans son dos. Il se tend quand j'enroule mes bras autour de sa taille et que je colle mon torse à son dos noueux de porcelaine. Je l'enlace de toutes mes forces, mon visage contre son épaule gauche, les yeux fermés. Après un instant, il fait un pas en avant pour que l'eau coule sur moi. Il s'intéresse à nouveau à ses cheveux. Je profite de l'eau brûlante sur moi. Il m'a pris tellement de fois dans cette douche. Pourtant il n'a jamais été si peu bavard. Je pose un chapelet de baiser entre ses épaules. Il se fige encore.
« Blainey... »
« Hmm »
Mes paumes passent de son ventre tendu à son pubis. Il arrête ma descente de ses mains.
« Stop »
Je me détache immédiatement de lui. Il ne veut pas ? Jamais il n'a refusé.
Ça va vraiment chier pour toi ce coup-ci.
Il m'aurait mis un coup de poing dans le ventre et ça aurait été pareil. Il n'a plus envie de moi. Je m'étouffe à cause de la souffrance soudaine que je ressens. Il pivote. Je remarque avec soulagement que je lui fais tout de même de l'effet. Il encadre mon visage de ses paumes et l'incline vers le sien. Le bleu froid et prudent rencontre le mordoré.
« Je suis toujours en colère contre toi » annonce-t-il tranquillement.
Il s'incline vers moi et colle son crâne au mien. Je passe mes pouces sur ses pommettes.
« Ne sois pas énervé je t'en prie. Je pense que tu vas trop loin »
Il se met droit en devenant translucide. Je laisse pendre mes bras de chaque côté de mes flancs.
« Je vais trop loin ?! Un taré pénètre chez nous pour enlever mon mari et c'est moi qui vais trop loin ? »
Le ton sourd de sa voix me fait peur. Son regard brûle d'intensité alors qu'il me dévisage comme si le taré en question c'était moi.
« Hmm... Je ne dis pas ça pour ça... Je croyais que tu étais énervé à cause de mon escapade avec Zoé.
Ses paupières se ferment comme si une douleur le frappait soudainement. Il bouge la tête et j'en profite pour tenter ma chance.
« Kurt je n'étais pas présent »
« Je suis au courant » murmure-t-il en me regardant à nouveau, « seulement parce que tu n'obéis pas. Putain ce n'était pas difficile à assimiler pourtant »
Je n'aime pas du tout le ton qu'il emploie. Je blêmis.
« Je n'ai pas envie d'avoir cette discussion dans la douche Blaine. Je suis toujours en colère contre toi. Je dois réfléchir »
Il se tourne, quitte la cabine, prend une serviette et sort rapidement de la pièce. Je reste planté dans la douche, déboussolé et pantelant.
Brusquement, je me prends l'importance de ses mots en pleine face. Hunter voulait m'enlever ? Je revois la corde. Sur le moment, j'ai fait exprès de ne pas m'attarder sur pourquoi Hunter avait une corde sur lui. Kurt est-il au courant de plus de choses ? Je prends vite fait ma douche. Je dois être au courant aussi. Il faut que je sois au courant. Il n'a pas le droit de garder des secrets à ce sujet.
Kurt n'est plus dans notre chambre. Merde, plus rapide que l'éclair... J'en fais autant et passe un costume pourpre et une cravate blanche. Je sais que Kurt apprécie quand je porte un costume. Je frotte vivement mes boucles avec une serviette et je les coiffe. Je m'inspecte dans le miroir et prends une profonde inspiration pour tenter de me calmer. Je dois supporter son courroux face à mon erreur du siècle : sortir prendre un verre avec Zoé. Je souffle. Kurt ne va pas passer sur ça facilement.
Il n'est pas présent dans le salon. Mademoiselle Jones est derrière les fourneaux.
« Bonjour Blaine »
« Bonjour »
Je lui souris grandement. Je ne suis plus Monsieur Hummel-Anderson.
« Café ? »
« Oui merci »
« Vous voulez quoi pour le petit-déjeuner ? »
« Des œufs »
« Et du bacon ? »
« Oui s'il vous plaît »
« Je vous fais ça »
« Il est où Kurt ? »
« Dans son bureau »
« Il a mangé ? »
« Non »
« Merci »
Kurt est au téléphone. Il semble calme mais il ne vaut mieux pas se fier aux apparences. Il n'a pas de cravate. Seulement sa chemise. Il ne bouge pas d'ici pour la journée certainement. Il me regarde quand je passe le seuil de la porte mais bouge la tête de droite à gauche. Ok... Il ne me veut pas là donc. Putain. Je fais demi-tour vers la cuisine, complètement déprimé. Joey arrive dans son costume noir habituel. Il a l'air reposé ce matin.
« Bonjour Joey »
Est-ce qu'il est aussi mal gratté que Kurt ? Il peut sûrement m'apprendre des choses sur la situation.
« Bonjour Monsieur »
Je lui adresse un sourire chaleureux. Le pauvre il a dû supporter la nervosité et l'emportement de Kurt pendant le retour à New York. Je tente d'en savoir plus.
« Le voyage s'est bien passé ? »
« Sans fin Monsieur » répond-il, « est-ce que vous allez bien ? » s'enquiert-il amicalement.
« Oui merci »
Il acquiesce.
« Excusez-moi »
Il entre dans le bureau de Kurt. Il ne se fait pas jeter lui.
Mademoiselle Jones place les œufs et le bacon dans l'assiette devant moi. Mon estomac est noué mais je me force à manger. Elle s'est donnée du mal rien que pour moi.
Je termine d'avaler la dernière bouchée et Kurt est toujours dans son bureau. Il le fait exprès pour ne pas me croiser ?
Je vais me laver les dents. Le souvenir de notre dispute au sujet des vœux de mariage me revient. Kurt m'avait fait la tête et s'était caché dans son bureau un temps fou. Il me fait la tête cette fois aussi ?
Je frissonne. La dispute avait été accompagnée d'un violent cauchemar. On doit discuter. Je dois être au courant pour Hunter et pour la sécurité renforcée autour des Hummel et de Santana. Moi je ne sais rien mais Zoé oui. Santana est bien plus bavarde que son meilleur ami.
Je baisse les yeux vers ma montre. Je n'ai plus que dix minutes pour aller bosser. Je suis donc à la bourre. J'arrange mes cheveux et redresse ma cravate avant de repasser au salon. Kurt prend son petit-déj'.
« Tu vas en ville ? » demande-t-il en me regardant.
« Je vais au travail. On est rentré depuis seulement une semaine »
« Mais... »
Il cesse de parler et dérange ses cheveux de ses doigts. Mademoiselle Jones part discrètement.
« On doit discuter mais que je reviendrais. En espérant que tu aies arrêté de bouder »
Il semble surpris.
« De bouder ? » redit-il avec un calme menaçant.
Je m'empourpre.
« Tu vois où je veux en venir »
« Non Blaine je ne vois pas »
« Je ne veux pas qu'on s'engueule. Je veux juste savoir si je peux aller au travail avec ma BM ? »
« Non ! » refuse-t-il immédiatement.
« Bien »
Il a l'air ébahi que j'abandonne si vite. Il croyait sûrement que j'allais insister.
« Hayward vient avec toi »
Je voudrais lui répondre que, comme Hunter est hors d'état de nuire, il pourrait se détendre avec les gardes du corps mais la voix de Cooper résonne dans mon esprit.
« Crois-moi minus, il vaut parfois mieux contourner un conflit plutôt que de le confronter. Ça peut te sauver la mise »
Ça aurait pu être pire. J'ai le droit d'aller bosser ?
« Parfait » lâchais-je.
Je n'ai vraiment pas envie de partir de cette façon. Pas quand un tel froid pèse sur nous et que la situation est toujours la même. Alors je fais un pas maladroit vers lui. Il se tend, les yeux grand ouvert. Il semble vraiment exposé. Mon cœur se tord douloureusement. Je pose doucement mes lèvres sur sa joue. Ses yeux se ferment et son visage vient à mon contact.
« Ne me hais pas » soufflais-je.
« Je ne te hais pas » répond-il en attrapant mes doigts.
« Je n'ai pas eu de bisous aujourd'hui »
Il me fixe avec prudence.
« J'ai remarqué » grogne-t-il.
Je veux vraiment savoir pourquoi mais je me retiens de poser la question. Sa réponse m'effraie. D'un coup, il se met debout, encadre mes joues de ses paumes et sa bouche entre en collision avec la mienne. Un glapissement de surprise m'échappe et sa langue en profite pour venir titiller la mienne. Je commence à l'embrasser en retour mais il s'éloigne et me laisse essoufflé.
« Joey va vous emmener au bureau Hayward et toi » dit-il, les yeux emplis d'envie, « Joey ! » appelle-t-il.
Mes joues sont brûlantes. Je me force à respirer calmement.
« Monsieur »
Joey est debout dans l'entrée.
« Prévenez Hayward que Monsieur Hummel-Anderson va travailler. Est-ce que vous pouvez les emmener s'il vous plaît ? »
« Bien sûr »
Joey fait demi-tour et s'en va.
« Essaye de ne pas te mettre dans le pétrin aujourd'hui. J'en serais heureux » grogne Kurt.
« Tes désirs seront satisfaits Kurtie »
Je lui offre un doux sourire. Ses lèvres tressautent à peine.
« A ce soir » marmonne-t-il durement.
« A ce soir mon amour »
Hayward et moi descendons au parking souterrain pour éviter les photographes devant le Phénix. L'intrusion d'Hunter chez nous a déjà fait le tour de la ville. Je monte dans la voiture. Pourvu qu'il n'y ait personne devant The New Press.
Je pense soudainement qu'il faut que j'appelle mon frère. Il est tôt en Californie alors je lui laisse un message pour qu'il ne s'inquiète pas.
On arrive à The New Press. Un groupe de journalistes attend devant le bâtiment. Et merde, ils font chier.
« Vous êtes certain de souhaiter travailler aujourd'hui Monsieur ? » me questionne Joey.
Je voudrais rentrer mais je devrais rester avec Monsieur Kurt Je-Suis-Fou-De-Rage Hummel-Anderson. Espérons qu'il se soit calmé quand je reviendrais ce soir. Hunter est chez les flics, ça devrait lui faire plaisir. Pourtant non. Je sais pourquoi : il ne contrôle pas tout dans cette affaire.
« Faites le tour Joey »
« Bien Monsieur »
OoOoOoOoOoO
Midi. J'ai réussi à bosser jusque-là sans me déconcentrer. Quelqu'un toque à ma porte. Marc apparaît.
« Je ne te dérange pas ? Il faut que je te parle »
« Non, non. Entre » lâchais-je, surpris qu'il se pointe comme ça.
Il s'assoit face à moi.
« Je voulais de tes nouvelles après ce qui est arrivé hier. Cameron m'en a parlé et m'a demandé de venir te voir » dit-il en rosissant légèrement
L'affaire d'Hunter Clarington est dans tous les journaux. C'est bizarre que personne ne fasse le lien entre ça et le feu à Hummel Enterprises.
« Je vais bien »
Piètre mensonge. Hunter avait l'intention de me blesser. Enfin ce n'est pas une grande nouvelle. Ce n'est pas la première fois. Je me fais du souci pour Kurt.
Je regarde brièvement ma boite mail. Pas de message de lui. Si je lui en envoie un, il va penser que je le défie.
« C'est bien » rétorque Marc en souriant sincèrement pour une fois, « n'hésite pas à me faire signe si tu as besoin de n'importe quoi »
« Merci »
Il se met debout.
« J'imagine que tu as à faire Blaine. Je m'en vais »
« Oh... Ok »
La visite la plus courte du monde. Elle ne servait surtout à rien. Pourquoi Cameron lui a demandé de passer ? Il se fait peut-être du souci comme je suis marié avec son boss. Je secoue la tête pour éloigner ces pensées négatives. Je prends mon portable pour vérifier mes textos mais le son de notification de mon ordinateur retentit.
De : Kurt Hummel-Anderson
Objet : plainte
A : Blaine Hummel-Anderson
Blaine,
L'agent Sylvester viendra à ton travail aux alentours de 15 heures pour que tu déposes plainte. Je me suis arrangé pour qu'elle vienne à toi et non l'inverse. Je n'ai pas envie que tu te promènes dans un poste de police.
Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.
Je relis son message un nombre dingue de fois pour trouver quoi dire en retour pour ne pas l'énerver plus. Je n'ai rien de bien alors je reste neutre.
De : Blaine Hummel-Anderson
Objet : plainte
A : Kurt Hummel-Anderson
Ça marche.
Bisous.
Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.
J'attends bien cinq minutes sa réponse mais rien. Il n'a pas envie de me taquiner aujourd'hui. Je dois lui en tenir rigueur ? Mon maniaque du contrôle... Il était certainement inquiet en rentrant. Ah mais tant que j'y pense... Il avait un costume de soirée quand j'ai ouvert les yeux ce matin. Quand est-ce qu'il a choisi de revenir à New York ? Les soirées prennent fin aux alentours de 23 heures normalement. Je traînais encore avec Zoé à cette heure-là. Kurt est revenu en urgence à cause de moi ou de Hunter ? Si c'est pour ma sortir, il n'était pas au courant pour Hunter quand il est arrivé à JFK. Je dois savoir. S'il est revenu seulement à cause de moi, il a réellement été trop loin.
Tu n'es déjà pas content qu'il soit à la maison ?!
Enfin Kurt a dû paniquer quand il a appris pour Hunter. Les mots de la douche s'imposent à moi.
« Je suis toujours en colère contre toi. Je dois réfléchir »
Je dois savoir pourquoi il est revenu précipitamment.
De : Blaine Hummel-Anderson
Objet : ton retour
A : Kurt Hummel-Anderson
A quel moment de la soirée as-tu choisi de revenir à New York hier ?
Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.
De : Kurt Hummel-Anderson
Objet : ton retour
A : Blaine Hummel-Anderson
Pourquoi ?
Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.
De : Blaine Hummel-Anderson
Objet : ton retour
A : Kurt Hummel-Anderson
Ça m'intéresse c'est tout.
Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.
De : Kurt Hummel-Anderson
Objet : ton retour
A : Blaine Hummel-Anderson
Être trop curieux peut emmener des problèmes.
Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.
De : Blaine Hummel-Anderson
Objet : explique-toi
A : Kurt Hummel-Anderson
Ça veut dire quoi ? C'est encore un avertissement ?
Mais tu vois pourquoi je demande ça pas vrai ?
Tu as voulu revenir à New York parce que j'ai été boire un coup avec Zoé alors que tu me l'avais interdit ou bien parce qu'un malade est entré chez toi ?
Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.
Je contemple mon ordinateur. Au bout d'une demie heure, je n'ai toujours pas de réponse.
De : Blaine Hummel-Anderson
Objet : je vais t'expliquer
A : Kurt Hummel-Anderson
Ton manque de réponse veut tout dire selon moi. Tu es revenu à New York parce que j'ai décidé de CHANGER DE PLAN A LA DERNIERE MINUTE. Je ne suis pas un gosse. J'ai été boire un coup avec ma meilleure amie. Désolé si le fait de SORTIR POUR M'AMUSER me met en danger. Oh mais attends... Comment je peux le savoir alors que tu NE ME METS AU COURANT DE RIEN. Zoé m'a gentiment dit que tu as fait renforcer la sécurité autour de tes proches. Je pense que tu exagères toujours quand il s'agit de me protéger. Je sais pourquoi. Mais ça en devient insensé.
Je n'arrive pas à distinguer les réels risques des situations que tu considères risquées. Deux agents de sécurité me surveillaient. Je pensais que Zoé et moi ne risquions rien. En réalité, le vrai danger était au Phénix et non dans le bar. Peut-être que si j'avais eu TOUS LES DETAILS, j'aurais obéi.
Tu te fais du souci à cause des documents que tu as trouvé dans le disque dur d'Hunter à The New Press. Zoé m' dit ça. Tu te rends compte que ça me met en colère de voir que Zoé sait plus de choses que moi sur ce qui se passe dans ta vie en ce moment ? Je suis ton MARI. Tu vas me raconter ? Ou tu vas t'obstiner à faire comme si j'étais un putain de gosse qui ne peut pas entendre les conversations de grands ?
Tu vois, moi aussi je suis furieux.
Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.
J'appuie sur Envoyer. On va voir comment il réagit à ça. Je souffle bruyamment, plein de fureur. Je m'en voulais de ne pas avoir fait ce qu'il m'avait dit. Ce n'est plus le cas.
De : Kurt Hummel-Anderson
Objet : je vais t'expliquer
A : Blaine Hummel-Anderson
Je vois que, comme d'habitude, tu es hostile et franc par mail. On ne pourrait pas en discuter quand tu reviendras CHEZ NOUS ?
Fais attention à la manière dont tu parles. Je suis toujours furieux.
Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.
La manière dont je parle ? Je fusille mon écran du regard. Cet objet n'y est pour rien. Je préfère ne pas envoyer de réponse. Je prends l'essai d'un écrivain très jeune et très talentueux et le lis.
OoOoOoOoOoO
Mon entrevue avec l'agent Sylvester se passe très bien. Elle est plus agréable qu'hier. Elle manquait peut-être de sommeil.
« Merci pour votre temps Monsieur Hummel-Anderson »
« De rien agent. Vous avez Clarington ? »
« Oui Monsieur. Des soins lui ont été donnés et on l'a pris en charge dans la matinée. Vu les accusations sur son dos, vous devriez être tranquille un moment »
Elle sourit grandement.
« Je suis heureux de l'entendre. Mon époux et moi avons subi beaucoup de panique depuis quelques jours »
« Je me suis entretenue longtemps avec Monsieur Hummel-Anderson ce matin. Un homme singulier votre époux »
« Je le sais, ne vous en faites pas »
Je souris gentiment. Elle se lève.
« Si des détails vous reviennent, appelez-moi »
« Bien. Merci agent Sylvester »
« Au revoir Monsieur Hummel-Anderson »
« Au revoir »
Elle quitte mon bureau. C'est quoi toutes ces accusations contre Clarington ? Kurt ne va rien lâcher là-dessus, j'en suis sûr. Je soupire.
OoOoOoOoOoO
La voiture est silencieuse sur le chemin pour retourner au Phénix. Montgomery conduit et Hayward est à la place du passager. L'hôtel s'approche et ma panique monte. Kurt et moi allons avoir une dispute violente. J'ignore si je serais assez fort pour ça.
J'essaye de faire le tri dans ma tête en montant dans l'ascenseur. De quoi je veux discuter avec Kurt ? Mon long message rassemblait tout. Il aura peut-être la bonté de me donner des explications... Je suis tout de même angoissé. Mon cœur bat la chamade. Ma gorge est râpeuse. Mes mains transpirent. Je n'ai pas envie de m'énerver. Seulement... Kurt est vraiment pénible quand il s'y met. Il faut que je me défende.
Les portes s'ouvrent sur le corridor. Le buffet est en place et un vase avec de belles orchidées blanches repose dessus. La porte fracassée a été remplacée. Hayward me suit dans le couloir. Elle a été silencieuse toute la journée.
Je lâche ma sacoche sur le canapé et garde la tête baissée. Quand je le relève, je me tends tout de suite. Oh putain de merde.
« Bonsoir mon cher Blaine » lâche tranquillement Kurt.
Il se tient à côté du piano. Il a un tee-shirt ample bleu clair et un jean abîmé, fin, déchiré qui lui tombe sur les hanches. Le jean. Celui pour aller dans la salle de torture. Bordel de merde. Il vient vers moi rapidement, la pantalon déboutonné. Ses yeux ne lâchent jamais les miens.
« Je suis heureux que tu sois à la maison. J'étais impatient »
Voilà pour ce modeste chapitre !
J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me donner votre avis dans une pitite review. Je suis toujours heureuse de vous lire et de vous répondre !
Je tiens à vous dire que j'ai terminé l'écriture de Nuances. J'ai écris et tapé l'épilogue donc voilà... Il vous reste tout de même 16 chapitres donc ne vous inquiétez pas ^^
Comme j'ai fini l'écriture, je vais me lancer dans celle d'OS en rapport à Nuances. Donc si vous voulez que j'écrive certaines scènes qui vous auriez aimé voir mais que je n'ai pas décrite, n'hésitez pas à me demander.
Je pense que c'est tout...
A la semaine prochaine mes chéris !
Bisous, bisous.
Votre humble et dévouée Cindy !
