Coucou tout le monde !

J'espère que vous allez bien depuis vendredi !

Comme promis, je vous publie un nouveau chapitre de Nuances en avance comme vous avez réussi à atteindre les 720 reviews :) Vous êtes magiques :) on recommence pour le chapitre 61 ? Disons que si on atteint les... 735 avant vendredi je vous le poste vendredi. Sinon je vous le poste seulement lundi prochain. Deal ? ^^ (si vous me trouvez trop exigeante dites le moi mes chéris)

Comme certains le pensent, non je ne joue pas la fausse modeste. J'ai besoin de vos reviews pour me sentir encourager dans ce que je fais. Certaines personnes a qui je parle me rabâchent sans cesse que j'ai plus de 700 reviews et que je dois savoir que ma fic plaît. Mais non. Je ne pense pas ça du tout. Mes amis savent comment je suis et ils savent que je n'ai pas du tout confiance en moi. Alors vos reviews me font me sentir bien et me montrent que je n'ai pas passé plus d'un an sur cette fic pour rien. Alors non, je ne joue pas la fausse modeste. Je ne me considère pas comme talentueuse. Bien au contraire.

Merci au nouveau follow :)

Merci à oceklaine50, ViviKlaine, Anna, Guest, CeliaCom7, Marion, Oiselu, Soso, mamstaz, Sara, Evasia, Tite Lena pour vos reviews.

Oceklaine50 : coucou ! Merci pour ça et merci pour m'avoir ajouté à tes follows la semaine passée. Je suis heureuse qu'elle te plaise à ce point. Bisous

ViviKlaine : hey ! Ne t'inquiète pas. Blaine n'a pas été blesser physiquement. Il en avait gros sur la patate surtout... Hunter voulait lui faire vraiment du mal par contre... Non je vous ai déjà fait subir une séparation Klaine c'est suffisant. Je ne suis pas méchante à ce point ^^ Merci pour ta review :') j'ai un compte Blaine sur Skype, envoie-moi un message (Blowtie)

AnnaKlaineuse : ça va secouer dans tous les sens (j'aime quand tu me secoues en plein après-midi -sourire pervers-) Je suis contente qu'il t'ait plu Blainette :') tu veux un de mes bonbons juteux mon bébé... Retrouve moi dans la tente hé hé hé

Guest : haaan tu es adorable :') non Sebastian ne l'a jamais pénétré. Mais il pouvait très bien baisé Kurt. Regarde Blaine a déjà baisé Kurt sans pour autant avoir été actif... Je sais pas si tu arriveras à voir les choses comme moi. C'est facile pour moi mais je comprends que pour les lecteurs se soient un peu compliqué à intégrer. Merci d'égayer ma soirée avec ta review

CeliaCom7 : oh je suis désolée que tu n'aies pas aimé le chapitre. C'est le seul un peu violent niveau moral. Je suis désolée vraiment...

IheartIns : coucou Marion. Merci beaucoup. Kurt est un torrent d'émotions :') Bisous

Oiselu : coucou ! Il reste une dizaine de chapitres environ. Je suis vraiment contente de pouvoir t'aider à te détendre alors ^^ Fais leur un câlin à tous les deux ;) Ce qui compte c'est que tu lises et que tu puisses t'évader le temps d'un chapitre. J'aime avoir vos avis bien sûr et j'aime vos reviews mais ce qui compte avant tout c'est que vous les lecteurs vous aimiez ma fic. C'est fait exprès ^^ je suis méchante je sais ;) Bisous bisous

Soso : coucou ma chérie d'amour ! On est les plus beaux poissons rouges qui existent -divas brune et blonde- Peut-être parce que nous perdons notre sang froid tous les soirs devant nos hommes dénudés ? (les personnes qui lisent cette phrase hors contexte... :'D) Laisse sortir ce besoin de dire des expressions dépassées. Ça gère la fougère si tu veux mon avis :') j'aime pas les sushi non plus ! NE BAVE PAS SUR MON MARI CHOUPETTE ! Je suis la seule à pouvoir kidnapper Blaine -sourire pervers- Je t'aime fort ma chérie préférée -coeurcoeurcoeur-

mamstaz : je suis contente qu'il t'ait plu. Je crois que ce moment résumait assez leur relation globale :') Blaine frustré et Kurt qui s'inquiète pour lui. Il s'ouvrira de plus en plus ^^ a la semaine prochaine !

Licorne-Klaine : j'ai envie de dire que Blaine est toujours adorable. Même dans la série. J'ai eu envie de le serrer contre moi les 5 saisons où il était présent. Klaine sont mes bébés. Comme CC ** CC et Klaine sont la vie ** eh ben j'ai instauré mon petit 'jeu' pour ça. J'espère que ça plaît aux gens. Tu verras par toi-même. Et non, Blaine ne vient pas d'Ohio. Je l'avais dit dans plusieurs chapitres. Il est originaire de Californie (San Francisco). Merci c'est vraiment gentil pour tous ! Bisous :)

Evasia : La haine, l'amour... C'est le même sentiment au fond :') Sadique ? Qui ça ?! Je n'arrive pas à croire que tu penses que je suis sadique... Hé hé... TU UTILISES LE MOT D'ALERTE CONTRE MOI ?! Mon cœur se brise :'( Tu auras toute tes réponses dans ce chapitre. Presque toute du moins, ce ne serait pas drôle sinon... xD

Tite Lena : Hey ! Je suis toujours heureuse de découvrir de nouveaux lecteurs. Je suis contente que tu te sois immergée dans Nuances d'entrée, sans difficulté :) C'est ce que je veux surtout. Je veux que vous puissiez ressentir les choses comme Blainey. Comme si vous étiez à sa place face au beau Kurt. Sebastian va réapparaitre dans un petit moment ;) Merci beaucoup. J'espère pouvoir te reparler avant la fin :')

/!\ Présence de lemon /!\

Sur ce, bon chapitre en avance :)

ENJOY !

Chapitre 60

« Oh oui ! Tu m'avais dit que tu avais grandi en Ohio »

Mes pensées tournent à toute vitesse. Enfin pourquoi sa ville d'origine est liée à Hunter ? Kurt enlève le bras posé sur ses yeux. Il prend un oreiller pour le mettre sous sa tête et s'installe plus confortablement pour m'admirer attentivement. Après un instant, il bouge la tête.

« Enfin, ma famille et moi habitions à Lima en Ohio. Je suis venu habité à New York après avoir quitté Harvard. Mon père ne voulait pas rester loin alors je lui ai acheté la maison à Bridgeport et Carole a trouvé un emploi dans un hôpital tout près. Je n'ai pas mes meilleurs souvenirs là-bas. Enfin si. Seulement ma rencontre avec Santana »

« Alors Hunter est originaire du même état que toi ? »

« Oui »

« Comment tu es au courant ? »

« Je me suis renseigné à son sujet quand il t'a embauché »

Pourquoi ne suis-je pas surpris ? Je ris doucement.

« Alors sur lui aussi, tu as tout un tas d'infos dans le tiroir de ton bureau ? »

Les lèvres de Kurt frémissent.

« Il me semble qu'elles ne sont pas rangées dans le même tiroir que celles sur toi »

Il passe toujours ses doigts dans mes boucles. Ça me calme.

« Donc elle parlent de quoi ces infos sur lui ? »

« Tu veux vraiment que je te le dise ? »

« C'est affreux ? »

Il bouge un peu.

« Il y a plus horrible » murmure-t-il.

Est-ce qu'il pense à ce qu'il a vécu lui ? Je ne peux pas m'empêcher de m'imaginer Kurt à six ans, terrifié, plein de sang et de larmes. Je me love plus contre son torse et resserre mon étreinte. Je passe le drap sur lui et rapproche mon visage de son cou.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » me questionne-t-il, surpris par ce câlin soudain.

« Rien »

« Blainey. Si je dois parler, tu parles aussi. Qu'est-ce que tu as ? »

Je le regarde brièvement avant de me caler à nouveau contre sa gorge. Je confie doucement :

« Des fois, je pense à toi enfant... Avant Santana et le piano »

Tous ses muscles se tendent sous moi.

« Je ne disais pas ça pour moi Blaine. Tu peux te garder ta pitié. Tout ça c'est fini. Derrière moi »

« Je n'ai pas pitié de toi. Je suis peiné et j'ai de l'empathie. Je ne supporte pas que tu aies subi ça »

Je prends un souffle profond pour me contrôler en sentant les larmes prêtes à jaillir.

« Je ne pense pas que tout soit fini Kurt. J'ai du mal à y croire. Je sais que ton quotidien est rythmé par ce qui est arrivé. Tu le sais aussi »

Je parle tout doucement.

Kurt soupire bruyamment et dérange ses cheveux de sa main libre. Il ne dit rien et son corps est raidi.

« Je sais aussi que ton besoin de contrôler mes actions et de me tenir en sécurité vient de là »

« Ce n'est pas pour ça que tu ne me provoques pas » murmure-t-il, déstabilisé, en cessant le mouvement de ses doigts dans mes boucles.

Je plisse le front. Je n'ai pas fait ce qu'il m'a dit consciemment, d'après lui ?

Oh allez, tu le sais bien. C'est au fond de ta toute, toute petite tête.

Je ne saisis pas bien. Je suis son mari. Pas un putain de soumis ou d'employé qu'il dirige comme bon lui semble. Je ne suis pas non plus ce fils de pute qui l'a violé adolescent. Merde. Cette pensée me tord le ventre. Je repense aux mots du Docteur Schuester.

« Ne cessez pas ce que vous faîtes. Kurt est sincèrement amoureux de vous. Ça fait vraiment du bien de le voir comme ça »

Je suis toujours le même homme. Celui dont Kurt est tombé amoureux. Je ne dois pas changé. Ce garçon est vraiment complexe.

« Le Docteur Schuester m'a dit de te faire confiance. Il me semble que j'y parviens. Si j'agis comme je le fais c'est sûrement ma manière de te tenir à la lumière avec moi. Ma manière de te faire échapper à la noirceur. J'en sais rien. C'est difficile de jauger ton humeur et tes réactions »

Il ne dit rien un instant.

« Qu'il aille se faire foutre Schuester » grogne-t-il.

« Selon lui, je ne dois pas changer et je dois agir toujours de la même façon »

« Oh vraiment ? » demande durement Kurt.

Autant essayer de pousser plus loin.

« Kurt, je suis certain que ta mère te manque. Comme je suis certain que tu hais la personne qui a abusé de toi. Mais s'il a fait ça, ce n'était pas à cause de toi. Ce n'était pas ta faute. Et surtout, je ne suis pas lui »

Il se raidit encore.

« Arrête... » chuchote-t-il.

« Non, je t'en prie. Écoute ce que j'ai à dire »

Je lève mes yeux vers les siens emplis d'une peur énorme. On dirait qu'il peine à respirer. Oh mon amour... Mon cœur se tord douloureusement.

« Je ne suis pas cette personne. Je ne suis pas cruel ou lâche. Je ne te ferais jamais de mal parce que tu es à moi. Tu es vraiment courageux. Tu es amoureux de moi. Je le sais et moi aussi. Je t'aime Kurt »

Il fronce les sourcils. Il ne s'attendait visiblement pas à ces mots.

« Tu m'aimes toujours ? » m'interroge-t-il.

« Bien sûr Kurt. Ce sera le cas pour l'éternité. Quoi que tu puisses me faire endurer »

Est-ce que mes paroles vont l'apaiser ? Son souffle se débloque dans sa poitrine et il repose son avant-bras sur ses yeux. Son étreinte se resserre autour de moi.

« Ne fais pas ça » soufflais-je en repoussant doucement son membre de sa figure, « tu es resté trop longtemps dans l'obscurité. S'il te plaît, ne me fuis pas. Pas moi »

Il me fixe, stupéfait, et plisse le front.

« Je fuis ? »

« Oui »

D'un coup, il s'allonge sur son flanc gauche. Il me repousse un peu pour que je me tienne dans la même position face à lui. Il approche ses doigts de mon front pour retirer des boucles qui tombent sur mes yeux. Il les caresse ensuite en arrière.

« Ce matin » commence-t-il, « tu m'as dit de ne pas te haïr. Je me demandais pourquoi tu me disais ça. Mais là... »

Il s'immobilise et me dévisage comme s'il tentait de lire mon esprit.

« Tu penses que je te hais ? » lâchais-je, étonné.

« Non plus maintenant mais... dis-moi Blainey, pourquoi tu as dit le mot d'alerte ? »

Qu'est-ce que je peux répondre ? Que j'étais effrayé ? Que j'ignorais s'il allait me pousser plus loin ? Que même avec mes supplications, il a continué ? Que je n'avais pas envie que ça dérape comme ce matin où je suis parti après avoir été dans cette salle ? Je tremble en repensant à la douleur de la ceinture sur ma peau. J'avale ma salive.

« Tu étais rempli de cette rage bouillante. Tu étais glacial et absent. J'ignorais jusqu'à quel point tu aller me pousser »

Ses traits sont neutres.

« Est-ce que tu allais m'autoriser l'orgasme finalement ? »

Je murmure à peine et mes joues s'enflamment. Cependant, je ne baisse pas les yeux.

« Non » dit-il au bout d'un moment, « c'est méchant mais ça fonctionne toujours »

Ses yeux me fixent avec une intensité telle que j'ai l'impression qu'il lit dans ma tête comme dans un livre ouvert. Après un long moment, il chuchote :

« Je suis heureux que tu aies utilisé le mot d'alerte »

Il caresse délicatement ma pommette.

« Ah bon ? »

J'ai peur de ne pas comprendre. Sa bouche se transforme en une moue mélancolique.

« Oui. Je n'ai pas envie de te faire souffrir. Je ne me suis pas contrôlé »

Il pose ses lèvres sur les miennes.

« C'est quelque chose de fréquent avec toi bébé »

Bizarrement, je suis heureux de l'entendre dire ça. Je souris. Je ne sais même pas pourquoi. Il me rend mon sourire.

« Pourquoi tu souris Blainey ? »

« J'en sais rien »

Nos jambes sont emmêlées et nos torses sont collés sous le drap doré. J'effleure les muscles forts et dessinés de son dos et ses cheveux fins. Il souffle de bien-être et la tension quitte son corps.

« Donc je peux compter sur toi si... si je vais trop loin. Je ne souhaite pas que tu aies mal. Pour rien au monde » chuchote-t-il, « j'ai... »

Il s'arrête.

« Tu ? »

« Le contrôle m'est indispensable Blainey. Tout comme toi. Je ne connais que cette manière d'agir. Je n'arrive pas à le repousser. Je ne peux pas. Je le veux mais je ne peux pas. Et toi, tu es là et... »

Il bouge la tête d'un air agacé. Le problème est précisément ici : le contrôle et moi. Je ne peux pas accepter et me dire que l'association des deux est impossible.

« Tu m'es indispensable aussi » soufflais-je en accentuant l'étau de mes bras, « je vais tout faire pour m'adapter Kurt. Je vais tout faire »

« J'ai envie d'être nécessaire à ta vie » chuchote-t-il.

« Tu l'es. Crois-moi »

« J'ai envie de prendre soin de toi »

« C'est déjà le cas. Tous les jours. J'avais envie que tu rentres vite quand tu étais en Californie »

« Vraiment ? »

Il n'a pas l'air de me croire.

« Bien sûr. J'ai horreur quand tu n'es pas avec moi »

Je sens son sourire.

« Tu aurais pu m'accompagner »

« Kurt. Pas cette discussion je t'en prie »

Il souffle alors que je caresse lentement ses cheveux.

« Je t'aime Blaine »

« Je t'aime aussi Kurt. Pour l'éternité »

On ne bouge pas, couchés et enlacés tranquillement après l'ouragan de sensations et d'émotions. Je me concentre sur les battements lents et calmes de son cœur et m'endors, à bout de forces.

OoOoOoOoOoO

J'ouvre les yeux d'un seul coup, déboussolé. Je ne sais pas où je me trouve pendant un instant.

La salle de torture moderne.

La lueur tamisée des appliques illuminent à peine les murs bruns. Kurt couine près de moi. Voilà la raison de mon réveil.

« Non, non ! » gémit-il.

Il est couché à ma droite, son visage crispé par la peur, les yeux fermement clos et la tête bougeant énergiquement de droite à gauche.

Putain de merde un cauchemar.

« NON ! » hurle-t-il cette fois.

« Kurt, ouvre les yeux ! »

Je me relève comme je peux en essayant de dégager le drap qui s'est enroulé autour de mon torse. Je me mets à genoux près de lui. Je pose mes mains sur ses biceps et le secoue, le regard embué par les larmes.

« Kurt, ouvre les yeux ! »

Il se réveille en sursaut, ses yeux bleus foncés terrifiés.

« Kurt c'était un cauchemar. Tu ne crains rien, je suis là »

Il cille plusieurs fois, jette des coups d'œil affolés dans la pièce. Il plisse le front, visiblement déboussolé, avant que ses yeux ne rencontrent les miens.

« Blainey » halète-t-il.

Brusquement, il attrape ma tête entre ses mains, me fait rouler sur lui et colle ses lèvres aux miennes. C'est un baiser rude. Sa langue passe ma bouche et la possède. Il est désespéré. Je respire à peine et il passe sur moi, m'embrassant toujours et me collant au lit. Une de ses mains est posée sur ma joue et l'autre est emmêlée dans mes boucles,m'empêchant de bouger. Il écarte mes jambes des siennes et se love entre, le tissu rêche de son pantalon frottant contre mon sexe à moitié dur.

« Blaine » bafouille-t-il d'un air incrédule, réalisant que je suis bien ici dans ses bras.

Il lève les yeux brièvement pour me contempler. J'arrive à reprendre mon souffle. Sa bouche trouve à nouveau la mienne, la capturant, l'envahissant dans les moindres recoins. Il gémit en frottant son membre bandé comprimé dans son jean contre mon entrejambe. Je geins aussi. La frustration et la pression retenue jusqu'à maintenant monte en flèche en moi. C'est intense et lourd. Toutes mes cellules sont réveillées par l'envie. Il embrasse frénétiquement toutes les parcelles de peau de ma figure qu'il peut atteindre : mes paupières, mes pommettes, mon front, ma mâchoire...

« Je suis avec toi » soufflais-je pour essayer de le rassurer alors que nos respirations erratiques se mélangent.

Je noue mes bras derrière sa nuque et balance mon érection contre la sienne comme pour lui donner l'invitation pour continuer.

« Oh Blaine » balbutie-t-il d'un ton enroué et grave, « j'ai envie de toi »

« Moi aussi »

Je veux plus que tout qu'il me caresse, qu'il me prenne. Je veux le sentir en moi. J'ai envie qu'il aille mieux grâce à moi. Il le faut. Ses doigts passent entre nos deux torses pour se débraguetter et pour lâcher son sexe tendu.

C'est complètement dingue. J'étais encore au pays des rêves i peine deux minutes.

Il me dévisage pendant un moment, son corps surplombant le mien.

« Vas-y je t'en prie » lançais-je d'une voix rauque.

Sans plus de cérémonie, il me pénètre d'un coup.

« Oh ! »

Un cri de douleur et de surprise m'échappe. Il gémit et m'embrasse en amorçant une série de va-et-vient. Il me prend lentement et sa langue joue avec la mienne en même temps. Il accélère d'un coup, son corps secoué de panique, d'envie, d'amour. Je vais à sa rencontre à chaque fois, malgré le rythme désordonné.

« BLAINE ! » crie-t-il.

Il se tend, s'immobilise et jouit fortement en moi. Il s'effondre de tout son poids sur moi, essoufflé. Il m'abandonne avec mon désir. Encore une fois.

Merde. Ce n'est vraiment pas mon jour. Je le tiens contre moi et inspire profondément. Je remue doucement sous lui. Il sort délicatement de moi et me serre un long moment contre son torse. Au bout d'un instant, il gigote et s'accoude au-dessus de moi. Il m'admire. Son expression est... wow. C'est comme s'il découvrait le Soleil pour la première fois de sa vie.

« Mon Blaine. Oh mon Blaine »

Il pose doucement sa bouche sur la mienne.

« Tu vas bien ? » demandais-je en passant mes doigts sur ses jolis traits.

Il acquiesce. Il semble remué, déboussolé. Mon amour... Il plisse le front et me fixe attentivement, une sorte de révélation ayant l'air de lui apparaître.

« Et toi ? » m'interroge-t-il.

« Hmm... »

Je baisse les yeux vers mon érection très visible et un sourire lubrique détend sa bouche.

« Mon superbe mari est dans une situation difficile on dirait » chuchote-t-il.

Il me donne un bref baiser et se redresse.

Il se met à genoux sur le matelas entre mes jambes. Il les écarte un peu avant de se coucher à plat ventre. Il me rapproche de lui en me tirant par le bassin.

« Relève-toi et appuie-toi en arrière sur tes avant-bras » chuchote-t-il.

Je fais ce qu'il me dit. Mes boucles viennent devant mes yeux mais j'arrive tout de même à capter son regard bleu. Il écarte encore plus mes jambes. Je m'accoude en tremblant, ayant douloureusement conscience de son plan érotique.

« Tu devrais te voir Blaine. Tu es magnifique »

Je fixe son visage sous ses beaux cheveux alors qu'il se penche pour embrasser l'intérieur de ma cuisse droite. Il s'approche de plus en plus de mes testicules. Tous les muscles sous ma taille se tordent d'impatience et d'excitation. Son regard croise le mien. Il est presque noir.

Soudain sa langue titille mon entrée. Je ne peux pas m'empêcher de crier. Tout ce qui compte se trouve . Son muscle habile entre doucement en moi et j'abandonne. Je m'étale sur le matelas, me laissant aller à cette sensation exquise. Ça me chatouille quand il la fait tourner en moi et me fait du bien quand elle entre et sort encore et encore. Elle n'est pas assez longue pour toucher ma prostate mais c'est délicieux.

Il se retire et souffle doucement sur la peau plissée de mon intimité. Je me tortille à la sensation et gémit fortement. Sa main malaxe mes testicules et sa langue trace sensuellement les veines de mon sexe. Il le lèche sur toute sa longueur avant de venir exciter mon gland luisant de liquide pré-éjaculatoire. Il le suçote comme une vulgaire sucette et finit par plonger dessus, me prenant entièrement.

En même temps, deux de ses doigts entrent en moi et massent ma prostate. Je crie, hurle, bouge dans tous les sens. Je jette mes hanches contre ses lèvres, contre ses doigts. La stimulation de ma boule de nerfs sensible ajoutée à la chaleur humide de sa bouche me font basculer. Je tombe glorieusement dans la jouissance, me déversant encore et encore sur sa langue et me resserrant autour de ses doigts. Mon orgasme est si intense que je me sens épuisé et totalement vidé quand il prend fin. Je sens à peine l'air froid sur ma verge quand il me libère, à peine quand il retire ses doigts, à peine quand ses lèvres chérissent, adorent la peau de mon ventre.

Je redescends lentement sur terre. Il revient près de moi, enroule ses bras autour de moi et m'incite à me lover contre son torse. Je niche mon nez dans son cou et respire profondément son odeur mélangée à la sueur et au sexe. Il plonge son visage dans mes boucles et murmure :

« Je t'aime Blaine Devon Hummel-Anderson »

« Je t'aime aussi mon amour » répondis-je, ensommeillé.

Il soupire de bien-être et tire le drap sur moi. Je suis épanoui. Rassasié.

« Tu te sens mieux ? » murmure-t-il.

« Hmm »

« On va dans notre lit ou tu veux rester là ? »

« Hmm »

« Il va me falloir une réponse plus précise bébé » dit-il, plein de joie.

« Hmm »

« Tu es à ton maximum ? »

« Hmm »

« Allez, je vais te mettre au lit. Je n'aime pas tellement dormir là »

A regret, je relève la tête vers lui.

« Une seconde »

Il cille, une expression amusée et satisfaite sur le visage.

« Tu vas bien ? » demandais-je.

Il m'offre un sourire espiègle.

« Plus que bien. Grâce à toi »

« Kurt » soufflais-je en touchant délicatement sa joue, « je veux dire... le cauchemar »

Il se raidit une seconde, clôt les paupières et me serre plus fort contre lui, le visage caché dans mes boucles.

« Arrête » murmure-t-il d'un ton tremblant d'émotions.

Mon cœur se tord et j'enroule fermement mes bras autour de lui, mon nez dans le creux de son cou.

« Excuse-moi »

Comme d'habitude, je suis dérouté par ses changements de comportement. Je n'ai pas envie de lui faire mal en le poussant à me raconter ce qu'il a vu dans son mauvais rêve.

« Ça va » chuchotais-je tendrement en frottant son dos pour le rassurer et pour lui faire retrouver sa joie.

« On va aller dormir » lâche-t-il finalement.

Il s'éloigne de moi. L'espace soudain entre nous me fait presque physiquement mal. Je me mets debout et enroule le drap doré autour de moi pour cacher ma nudité. Je me déplace vers mes habits sur le sol mais Kurt m'arrête.

« Laisse-les là »

En un mouvement, il me porte contre lui.

« Je ne veux pas que tu t'entraves dans le drap et que tu te brises la nuque »

J'enroule mes bras derrière son cou, surpris de son humeur changeante encore une fois. Je colle mon nez dans le creux de sa mâchoire alors qu'il m'emmène dans notre lit.

OoOoOoOoOoO

Je me réveille en sursaut. Kurt est absent de notre lit. Il fait toujours nuit. Je regarde brièvement le réveil. Plus de trois heures du matin. La mélodie du piano m'atteint.

Je saute vite fait du matelas et enfile mon peignoir pour traverser le corridor jusqu'au grand salon. L'air joué est tellement malheureux. Une souffrance brute via les notes de musique. Je me poste à l'entrée de la grande salle pour le contempler. Assis sur le banc de son piano, caressé par un rayon de lune, il répand l'air mélancolique dans l'espace. Il se stoppe et reprend au début. Pourquoi il joue toujours des enchaînements tristes ? Je me laisse envahir par les notes, hypnotisé. J'ai mal. Pourquoi mon mari se sent si mal ? Par ma faute ? C'est de ma faute ? Il reprend encore une fois la mélodie et je ne peux plus rester où je suis. Il ne me regarde pas quand je m'avance vers lui. Il bouge à peine sur le banc afin que je puisse m'y installer. Je laisse tomber ma joue sur son épaule droite. Il pose un baiser sur mon front et continue le piano jusqu'au bout.

« Tu es debout à cause de moi ? » me questionne-t-il.

« Oui mais juste parce que je ne te sentais plus près de moi. C'est quoi cet air ? »

« Beethoven. Sonate au Clair de Lune »

J'attrape ses doigts.

« Tu es bouleversé à cause de ce qui est arrivé hein ? »

Il ricane sans aucune joie.

« Un malade entre dans mon appartement pour enlever mon mari. Ce même mari ne m'obéit pas et me fait perdre la tête, en plus de me hurler le mot d'alerte »

Ses paupières s'abaissent une seconde avant de me laisser voir ses yeux pleins de misère et de tristesse.

« Je crois que je suis un peu bouleversé en effet »

Je caresse le dos de sa main.

« Pardon »

Il pose sa tête sur la mienne.

« Tu étais mort. Dans mon cauchemar » murmure-t-il, « couché sur le sol. Pâle et glacial. Tu refusais d'ouvrir les yeux »

Oh mon Kurt...

« Chut. Ce n'était qu'un rêve. C'est tout »

J'encadre ses joues de mes paumes. Ses yeux sont emplis de panique.

« Je suis avec toi et en pleine santé. Je veux juste être couché dans notre lit, près de mon mari. Viens avec moi, je t'en prie »

Je garde ses doigts entre les miens et me mets debout patientant pour qu'il bouge. Il le fait finalement. Son pantalon tombe sur ses hanches ce qui me donne des idées peu catholiques mais je les repousse pour qu'on aille dormir.

OoOoOoOoOoO

J'ouvre une nouvelle fois les yeux. Kurt est profondément endormi, me serrant dans un cocon de membre possessif. Je soupire doucement et profite de son corps contre le mien. Je ne bouge as pour qu'il reste endormi.

Merde, encore une soirée de dingue est passée. C'est comme si un troupeau d'éléphants m'avait marché dessus. C'est difficile de croire que l'ange paisible enroulé autour de moi était si secoué hier encore. Et qu'il m'a secoué aussi. Je me perds dans l'admiration du plafond. Je vois toujours Kurt comme un homme courageux et autoritaire. Mais, dans le fond, il est vulnérable. Mon petit Kurt... En retour, il pense que je suis vulnérable.

En m'y attardant, je crois que je le suis bien moins que lui. Mais aurais-je les épaules assez larges pour nous deux ? Assez pour supporter son besoin de contrôle et de sexe ? Je souffle. Je sais qu'il n'est pas si exigeant. On n'a rien mis en place, à part d'être plus indulgent avec l'autre. Ce qui compte, c'est que je suis amoureux de lui. Il faut que j'avance pour garder un peu de liberté et pour rester l'homme que je suis, en faisant tout de même attention à lui. J'ai besoin de lui et il a besoin de moi. Il faut que je lui montre que je suis là pendant la fin de la semaine pour qu'il ne se fasse pas de soucis.

Kurt gigote contre moi. Il redresse le crâne vers moi et fixe ses yeux endormis sur moi. Je lui offre un sourire.

« Coucou mon Kurtie »

« Coucou mon Blainey. Tu as passé une bonne nuit ? »

Il fait craquer ses articulations.

« Ça a été dès que mon époux a fini ses nuisances sonores avec son piano »

Il me donne une moue maladroite qui fait battre mon cœur plus fort.

« Nuisances sonores ? J'en parlerais à mon prof de piano de l'époque à l'occasion »

Je ris.

« J'adore t'entendre rire » lâche-t-il, « ça te dit de faire quelque chose de spécial aujourd'hui pour se divertir ? »

« Tu as une idée ? »

« Peut-être... Hmm... Faire l'amour à mon mari qui me fera mon petit-déjeuner après pour que je puisse le faire voyager à Aspen ensuite »

Je le dévisage, ne sachant pas quoi dire.

« Aspen, Colorado ? »

« Hmm... Je ne pense pas qu'ils l'aient changé de place depuis la dernière fois »

« Mais le voyage... Les billets d'avions ? »

« J'ai mon jet privé, tu te souviens ? » souffle-t-il en caressant lentement mon cul.

Bien sûr. Mon époux a son propre avion. C'est banal... Il touche ma peau en passant sous mon haut. Rapidement, je ne pense plus à rien.

OoOoOoOoOoO

Joey nous emmène à l'aéroport JFK où patiente le jet de Kurt. Le ciel est chargé de nuages gris mais je ne peux pas arrêter de sourire. Kurt a l'air heureux aussi. Il est comme monté sur ressorts mais je ne sais pas pourquoi. Il est adorable et ressemble à un petit garçon. Qu'est-ce qu'il a donc prévu ? Il est magnifique. Ses cheveux sont parfaitement coiffés comme d'habitude et il porte un skinny gris clair avec une chemise jaune. Il est plus Kurt-Top-Model que Kurt-Chef-D'entreprises. Il attrape mes doigts alors que Joey arrête le véhicule près de l'avion.

« Je t'ai préparé quelque chose » chuchote-t-il en posant un baiser sur mes phalanges.

Je lui adresse un sourire.

« Quelque chose de bien ? »

« Je pense »

Montgomery ouvre ma portière alors que Joey s'occupe de celle de Kurt. Il prend ensuite nos valises dans le coffre. Ian nous salue en haut des escaliers pour monter à bord du jet. La copilote Finnigan semble faire les derniers réglages avant le décollage.

Kurt et Ian se donnent une poignée de mains et le pilote m'accorde une signe de tête poli.

« Bonjour Messieurs Hummel-Anderson » salue Ian.

« Merci de vous être déplacé comme ça alors que rien n'était prévu » rétorque Kurt, « nos convives sont là ? »

« Oui Monsieur »

Convives ? Je pivote. Sam, Zoé et Santana sont là, avec d'énormes sourires, installés dans les fauteuils de cuir noir.

« Alors ? » me questionne Kurt.

« Je... Tu... Comment ? »

Je ne sais plus quoi dire avec la joie qui explose dans mon ventre.

« Tu m'as dit que tes amis te manquaient »

Kurt bouge la tête et ses lèvres se tordent en un sourire sexy.

« Oh merci, merci, merci »

Je lui saute dessus et lui donne un baiser. Il entoure ma taille de ses mains et m'approche pour répondre fougueusement. Oh putain.

« Si tu n'arrêtes pas, je vais devoir t'emmener dans la chambre » chuchote-t-il.

« Tu ne ferais pas ça... »

« Oh Blaine... »

Il se tait et bouge la tête. Il relâche mes hanches mais d'un seul coup, il me soulève en prenant mes cuisses et me balance sur son épaule.

« Kurt, lâche-moi ! »

Je le tape sur le cul. J'aperçois les mines amusées de Joey et Ian alors que je me tortille dans tous les sens. Kurt me porte à travers l'appareil. Je vois Santana assise toute seule et puis Sam et Zoé face à face.

« Je suis désolé mais je dois discuter en privé avec mon mari » annonce-t-il aux trois personnes.

« Kurt ! Relâche-moi ! »

« Patience mon cœur, patience »

Zoé, Sam et Santana explosent de rire. Pourquoi ils rient ? C'est tellement embarrassant... La latina crie des choses obscènes alors qu'on entre dans la petite chambre.

Kurt claque la porte et me remet par terre en me faisant passer lentement contre lui. Je sens toutes les courbes parfaites de son corps. Il m'adresse un sourire éblouissant et satisfait.

« Tu aimes attirer l'attention mon cher Kurt »

Je fais semblant de bouder.

« C'était super drôle Blainey »

Son sourire grandit encore. Il est tellement beau comme ça.

« Donc tu vas vraiment réaliser tes pensées ? »

Je le défie du regard mais j'ignore comment réagir en réalité. Je veux dire, tous les autres sont à côtés et pourraient entendre si on fait quoi que ce soit... Je repense à notre lune de miel, quand on s'est retrouvés ici.

Hier, on a énormément discuté. C'est comme si on était passé à une étape nouvelle dans notre relation. Voilà ce qui est effrayant : le nouveau.

Mon regard s'accroche à celui espiègle et chaud de Kurt. Je ne peux pas me concentrer plus longtemps. C'est tellement bon de le voir comme ça.

« C'est malpoli de laisser les autres en plan non ? » souffle-t-il en faisant un pas vers moi.

C'est nouveau ça ? Il ne s'intéresse jamais au sort des autres d'ordinaire. Je fais un pas en arrière. Il me piège contre la porte de la chambre. Son corps brûlant m'empêche de bouger. Il passe le bout de son nez le long de ma mâchoire.

« Ça te fait plaisir ? » murmure-t-il, un peu anxieux.

« Oui, c'est super ! »

J'effleure son torse de mes paumes avant de les placer dans sa nuque pour approcher ses lèvres des miennes.

« Tu as préparé ça quand ? » le questionnais-je après lui avoir donné un baiser.

« Hier quand je me suis levé dans la nuit. J'ai envoyé un message à Santana pour qu'elle prévienne Zoé et ils sont ici »

« C'est vraiment adorable. Merci beaucoup. Je suis certain qu'on va s'amuser »

« J'espère. En plus, il y a aura moins de journalistes au Colorado qu'à New York »

Oh oui, c'est vrai. Les photographes. On n'aurait pas pu sortir du Phénix si on était resté là-bas. C'est horrible. Ce matin, ils nous ont sauté dessus comme des vautours.

« Suis-moi. On doit s'installer. Le décollage est imminent »

Il prend ma main pour nous faire sortir de la chambre.

Santana crie comme une dingue en nous voyant.

« On peut dire que c'est un petit coup rapide avant de vraiment s'envoyer en l'air Porcelaine » dit-elle d'un ton railleur.

Kurt l'ignore superbement.

« Mettez-vous dans vos sièges je vous prie. L'avion s'apprête à décoller »

Ian parle tranquillement et sérieusement dans le haut-parleur. Le steward brun – Louis il me semble – celui même qui était présent pour notre vol de lune de miel arrive pour retirer les tasses et verres vides. Oui, c'est Louis.

« Bonjour Messieurs Hummel-Anderson » susurre-t-il en ne regardant que Kurt.

Cet homme me gêne. Je suis sûr que c'est à cause de sa couleur de cheveux. Je croyais que Kurt n'employait jamais de bruns justement parce qu'il a un attrait spécial pour eux. Kurt lui sourit courtoisement et s'installe en face de Zoé et Sam qui ont bougé pour se mette côte à côte sur une banquette. J'embrasse brièvement Zoé et Santana sur la joue et donne un petit câlin à Sam. Je me mets près de mon mari et attache ma ceinture. Il caresse tendrement ma cuisse de son pouce. Il a l'air content et épanoui. C'est rare qu'il soit ainsi avec d'autres personnes autour. J'aimerais le voir comme ça plus souvent.

« Tu n'as rien oublié de prendre ? » me demande-t-il affectueusement.

« Je ne crois pas. On va faire du ski ? »

« J'ai bien peur que le mois d'août ne soit pas la saison idéal pour la neige » rétorque-t-il gentiment.

Ouais je suis con.

« Tu as déjà skié Blainey ? » me demande Sam.

« Non »

Kurt retire sa main de ma cuisse et noue ses doigts aux miens.

« Je suis certaine que Porcelaine te montrera en temps voulu Hobbit. Il est super rapide sur des skis aussi » lâche malicieusement Santana.

Je m'empourpre d'un coup. Je regarde Kurt qui dévisage sa meilleure amie d'un air neutre. Je vois cependant ses lèvres tressaillir. Le jet s'élance sur la piste de décollage avec un sursaut.

Louis nous donne les consignes à respecter lors du vol d'un ton neutre et précis. Il a son uniforme réglementaire bleu clair et bleu foncé. Ses cheveux sont élégamment dressés. Il est très beau et séduisant.

Tu crois que ton sadique l'a baisé d'un coup rapide dans la chambre aussi ?

« Tu vas bien ? » me questionne Sam, « depuis toute cette merde avec Clarington ? »

J'acquiesce. Je n'ai pas envie de songer à Clarington et encore moins de discuter à son sujet. Pourtant Sam insiste :

« Tu sais pourquoi il a perdu les pédales ? » continue-t-il sans tourner autour du pot.

Kurt le fixe et secoue la tête nonchalamment.

« Je l'ai foutu dehors de The New Press » dit-il franchement.

« Oh. Pourquoi ? »

Sam me dévisage d'un air pressant. Il ne va pas me lâcher.

« Il a voulu me tripoter »

Mon meilleur ami colle sur moi des yeux grands comme des soucoupes et avant qu'il ne puisse dire quelque chose, Zoé s'exclame :

« C'est arrivé quand ? »

« Il y a plusieurs semaines »

« Pourquoi tu ne m'as jamais parlé de ça ?! » crie-t-elle presque d'un air scandalisé.

Je baisse la tête comme pour me faire pardonner.

« Tu penses que c'est la seule raison ? » reprend Sam en regardant Kurt, « ça me paraît tirer par les cheveux. Il est malade ? »

« Comment il a fait pour avoir toutes ces infos sur Burt, Carole ou moi ? » renchérit Santana.

Ça m'énerve qu'ils questionnent Kurt de cette façon. Sam est au courant qu'il ne m'a rien dit à ce sujet. Zoé a dû lui répéter. Alors il s'acharne sur mon mari.

« Mes agents et moi croyons que tout est lié avec l'Ohio » répond Kurt en fixant Santana stoïquement.

Un éclair d'inquiétude passe sur les traits de la jolie brune.

« Il vient de là aussi ? »

Kurt acquiesce.

Le jet prend de la vitesse. Je noue plus fermement mes doigts à ceux de mon époux. Il m'adresse un regard doux pour m'apaiser. Il sait que je n'aime vraiment pas prendre l'avion. Il trace des cercles rassurants sur le dos de ma main.

« Qu'est-ce que tu as sur lui concrètement ? » interroge Zoé.

Je sens que Kurt s'agace de plus en plus à cause des questions. Zoé et Sam s'avancent au-dessus de la table qui nous sépare. Kurt soupire et parle tranquillement.

« Ça doit rester entre nous. On a peu d'infos sur lui » commence Kurt, « sa mère est morte en le mettant au monde et son père était un junky. Toute son enfance, il a été trimballé dans des familles d'accueil. Les problèmes se sont accumulés en même temps. Trafic de drogue principalement. Il a été envoyé dans un centre pour jeunes délinquants. Son père s'est débrouillé pour qu'il se calme et qu'il reprenne sa vie en main. Clarington a réussi. Il a intégré Yale »

« Yale ? »

« Oui. Il est vraiment intelligent »

« Pas tant que ça vu qu'il s'est fait chopper » intervient Santana.

« Tu crois qu'il a agi seul ou que quelqu'un l'a aidé ? » demande Zoé d'une voix douce.

Kurt se tend.

« Je l'ignore pour l'instant »

Donc si ça se trouve son complice court toujours ? Putain. Je pivote pour regarder Kurt avec panique. Il caresse mes doigts mais ne me rend pas mon regard. Le jet s'élève lentement mais j'ai la sensation que mon estomac reste au sol.

« Tu sais l'âge qu'il a ? »

Ma voix est un murmure presque inaudible que seul mon mari entend. J'ai envie d'en savoir plus mais je veux surtout que les autres arrêtent de le persécuter avec leurs questions. Kurt s'agace et je sens une tension entre lui et Zoé. Certainement à cause de ma soirée avec elle.

« Vingt-quatre pourquoi ? »

« Comme ça »

Les lèvres de Kurt se tendent.

« Oublie Clarington. Ce fils de pute est chez les flics. C'est tout ce qui compte »

Il me gronde mais je m'en fous.

« A ton avis, quelqu'un l'a aidé ? »

J'ai envie de vomir rien qu'à cette pensée. Ça voudrait dire que ce n'est pas terminé.

« J'en sais trop rien » dit Kurt, nerveux.

« Quelqu'un qui en a après toi ? »

Putain de merde. C'est peut-être le détraqué...

« Comme Sebastian ? »

J'ai pensé à voix haute. Enfin Kurt est le seul à m'avoir entendu. Je lance un regard soucieux vers Sam mais il discute avec Zoé qui a l'air énervée contre lui. Oh oh...

« Tu aimes bien le rendre affreux et diabolique hein ? » dit Kurt en roulant des yeux avec dédain, « il est certainement furieux contre nous mais je ne le vois pas faire une chose comme ça. Arrête de parler de lui. Il n'est pas une personne que tu portes dans ton cœur. Je le sais »

« Tu as parlé avec lui ? »

Je ne suis pas sûr de vouloir entendre la réponse.

« Blainey je n'ai pas eu de contact avec lui depuis le jour de mon anniversaire. S'il te plaît, oublie. Je n'ai pas envie qu'il s'interpose encore entre nous »

Il porte mes doigts à ses lèvres pour y déposer de légers baisers. Ses yeux sont bloqués sur les miens.

« Épargnez-nous ça ! » se moque Santana, « oh mais attendez... vous vous êtes déjà servis de la chambre. Rapidement. Très rapidement »

Kurt la fusille du regard.

« Lâche-moi Satan » dit-il sans méchanceté.

« Pauvre Porcelaine, je n'expose que les faits ! »

Les yeux bruns de Santana brillent de malice.

« J'oubliais que tu avais la science infuse Lopez » chuchote Kurt.

Santana affiche un sourire diabolique. Elle joue avec lui.

« Ce que je sais pour sûr, c'est que tu t'es marié avec ton premier copain. Ce hobbit ici présent » lâche-t-elle en me pointant du doigt.

Oh non, ne me mêlez pas à ça... Je m'empourpre.

« Tu es surprise ? » demande Kurt en posant un autre baiser sur mes doigts.

« Absolument pas »

La latina explose de rire. Je deviens encore plus rouge. Zoé se penche dans l'allée pour la frapper gentiment.

« Laisse-les tranquille Satan » la réprimande-t-elle.

« Suis ses conseils » avertit Kurt avec un sourire fier.

Son air anxieux est parti. Je me sens moins mal maintenant que le jet est bien en l'air et stable. Santana boude dans son coin en regardant par le hublot et Sam ne dit plus rien. Je sais que ça ne va pas durer.

Santana dit vrai. J'ai été le premier copain de Kurt. Et aujourd'hui, son mari. Les neuf et Smythe importent peu. Zoé ne sait rien là-dessus. Sam n'a pas balancé notre secret. Je prends la main de mon meilleur ami et la serre avec un sourire tendre qu'il me rend. Je peux compter sur lui.

« Chers passagers, nous sommes désormais à plus de mille mètres d'altitude. Le vol durera deux heures » déclare Ian, « vous pouvez retirer vos ceintures »

Louis débarque de nulle part.

« Je peux vous servir quelque chose ? »

Voilà pour ce modeste chapitre.

J'espère qu'il vous aura plu. N'hésitez pas à me laisser votre avis dans une review par message ici, sur Facebook, Instagram ou sur Twitter (tout sous le pseudo de Klaiindy)

Je crois que je n'ai rien d'autre à ajouter... Merci pour votre soutien et votre amour.

A vendredi (peut-être) sinon à lundi ;) vous avez le contrôle comme Kurtie :*

Bisous, bisous

Votre humble et dévouée Cindy :)