Coucou tout le monde !

J'espère que vous allez bien et que votre week-end s'est bien passé !

Merci à Celia, Guest, Soso, justmoi59, Virginie, KlaineIsLife, Evasia, mamstaz, Anna, Marion, Louise pour vos reviews.

CeliaCom7 : hey ! Oui Kurt se détend un peu de plus en plus et il montre sa douceur à Blainey. Le mariage l'a beaucoup aidé à être lui-même avec Blaine. Et surtout, Kurt n'a plus peur que Blaine le touche... Bisous !

Guest : tu verras si Kurt rapplique ou non... Je pense que tu connais la réponse ;)

Soso : coucou ma Choupette des montagnes avec Boom-Boom ** Demain c'est le 8 juillet... Tu sais ce qu'il y a en ce mercredi béni ? Le 8 juillet sera la journée nationale de la mort des ovaires de Choupette d'amour ! J'ai survécu à Hedwig la chouette ! Soit forte ! On se serre les coudes (pourquoi on dit ça ? Tu crois que des gens se tripotent les coudes?!) le prochain chapitre, vendredi... TU vas l'aimer je pense ! Je t'aime de tout mon cœur Soso ma reine !

justmoi59 : Le gars s'en est pris deux couches !

ViviKlaine : Coucou ! Ne t'inquiète pas trop pour Elliott ça va aller ! Santana et Zoé ont fricoté pendant qu'elles étaient à Chicago... Oui l'OS arrivera mais j'ai encore le temps avant que Nuances touche à sa fin :) je veux que ce soit parfait. On a finalement réussi à parler sur Skype ;) bisous :*

KlaineIsLife : coucou ! Je ne peux être que contente quand on me laisse des commentaires comme les tiens. Ça fait chaud au cœur, ça fait juste du bien de sentir que mon travail est apprécié. Ce qui est certain c'est que Kurt n'a pas montré toutes les facettes de sa personnalité... J'espère que la suite te plaira !

Evasia : ok, je vais virer Schuester, tu pourras entrer dans Nuances comme ça ! Profite en pour reluquer le petit Blainey tiens... Oh je peux faire ça alors :') je le mettrais à la fin cette fois-ci. J'ai pas du tout confiance en moi en réalité. C'est pour ça que les reviews m'aident mais tant pis, certains ne comprennent pas ! Les psychologues vont peut-être chez le psychologue avec tout ce que leurs patients leur racontent... C'est compliqué hein ! Tu es courageuse de me prendre en thérapie dis donc ! Bisous !

mamstaz : bonjour ! Ce moment viendra où Blaine aura toutes les commandes ! Je pense que tu ne seras pas déçue :') Oui c'est sûr que c'est toujours plus agréable de se sentir soutenue :)

AnnaKlaineuse : Huguette, Belette, Biquette reine des quéquettes ! Yé veux té soucer la baïte ! :'D Huguette N. Ça me plaît ça ! On va faire pleins de choses dans cette nuit de noces OWIIII ca va être seksi chaud cacao !

IheartIns : coucou Marion :) héhé c'est gentil ! Tu t'imagines bien que ce ne sera pas pareil que dans le bouquin pour les rendez-vous chez le médecin... ;) J'espère que ça te plaira ! Bisous Marion !

Louise : Coucou ! Ses bouclettes c'est de la pornographie. Je croise les doigts pour toi minilou :') J'ai demandé si les gens voulaient un autre OS à part celui-là, j'ai pas eu de réponses alors pour l'instant, oui, c'est le seul. Pour un autre projet, oui. Je veux écrire une nouvelle fic mais elle va être longue à arriver. J'ai l'idée et tout mais je veux la terminer entièrement avant de poster le premier chapitre ^^ Bisous

/!\Présence de lemon /!\

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 64

« Tu veux que je lui dise de partir ? » me propose Kitty visiblement inquiète par ma tête.

« Hmm... Non. Il est où en ce moment ? »

« Dans le hall en bas. Il est accompagné d'un homme. Mademoiselle Hayward veut te dire un mot » complète Kitty.

Le contraire m'aurait étonné.

« Laisse-la entrer »

Kitty se décale et Hayward s'avance dans la pièce, plus sérieuse et stricte que jamais dans son tailleur sombre.

« Tu peux nous laisser seuls Kitty s'il te plaît ? Installez-vous Hayward »

Je montre le siège devant mon bureau. Kitty sort discrètement afin que Hayward et moi soyons en tête à tête.

« Monsieur, le nom d'Elliott Gilbert est mentionné dans la liste des personnes qui ne doivent pas vous approcher »

« Hein ? »

Depuis quand il y a une liste ?

« Il est sur notre liste des personnes interdites Monsieur. Joey et Duval m'ont donnés des ordres. Il ne faut en aucun cas que je le laisse vous rencontrer »

« Il présente un danger ? »

« Je ne le sais pas Monsieur »

« A quoi ça sert de m'annoncer sa présence alors ? »

Hayward avale sa salive, gênée.

« J'ai dû m'absenter pour aller au petit coin Monsieur. Il a parlé à Sugar et Sugar l'a dit à Kitty »

« Oh d'accord »

J'ai la pensée bête que, de savoir que Hayward va aux toilettes, la rend moins froide et impressionnante. Je me retiens de glousser.

« C'est plutôt gênant »

« En effet Monsieur »

Hayward m'offre un sourire crispé. Son masque professionnel disparaît un peu pour me montrer la jolie femme qu'elle est en réalité.

« Je vais devoir rappeler les règles à suivre à Sugar » souffle-t-elle.

« Oui c'est un très bonne idée. Joey est au courant de la présence d'Elliott ? »

Je tortille nerveusement mes mains. Si Joey le sait, Kurt aussi.

« Je l'ai appelé mais la ligne était occupée alors je lui ai laissé un message »

« J'imagine que j'ai très peu de marge pour entendre ce qu'Elliott a à me dire »

Hayward me dévisage un instant.

« Je ne pense pas que ce soit très judicieux Monsieur »

« Il est ici pour quelque chose non ? »

« Mon rôle est de le tenir loin de vous Monsieur »

Elle parle calmement mais fermement.

« J'ai vraiment envie de savoir pourquoi il est là »

Ma voix est sûre et plus forte que nécessaire. Je vois que Hayward se bat avec elle-même à ce moment.

« S'il faut que les deux hommes montent, je dois procéder à une fouille sur eux »

« Vous pouvez faire ça ? »

« Je dois vous tenir en sécurité Monsieur. Je veux aussi assister à cette rencontre »

« Ça me va »

Je pense que sa présence me rassurerait. Quand j'ai croisé Elliott la dernière fois, il braquait un pistolet sur moi.

« Vous pouvez y aller »

Hayward se remet debout.

« Kitty ! »

La porte s'ouvre aussitôt. Je suis sûr qu'elle a écouté tout ce qu'on a dit.

« Tu peux me dire si la petite salle de réunion est disponible ? »

« Elle l'est. Tu peux l'utiliser »

« Hayward, ce sera assez isolé pour effectuer la fouille ? »

« Oui Monsieur »

« Bien. Je montre dans un instant. Kitty, fais entrer les deux hommes dans la salle de réunion »

« D'accord »

Les yeux de Kitty passent de Hayward à moi plusieurs fois.

« Tu as un rendez-vous dans Harlem à 16 heures. J'annule ? »

« Oui » acquiesçais-je sans réfléchir.

Kitty sourit gentiment et part.

Pourquoi Elliott est là putain ? Il ne va rien tenter contre moi à mon avis. Il ne m'a pas blessé quand j'étais seul et vulnérable. Kurt va exposer...

Préviens-le pour limiter les dégâts...

Je déglutis et tape un message pour Kurt. Je regarde brièvement ma montre et soupire misérablement. On allait tellement bien depuis qu'on était revenu du chalet. J'envoie mon mail.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : invité surprise

A : Kurt Hummel-Anderson

Kurt,

Elliott est dans le bâtiment de The New Press. Il vient me voir. Hayward sera présente près de moi. Je me suis découvert un don pour les droites alors j'en ferais bon usage si c'est nécessaire.

Fais-toi le moins de soucis possible. Je suis un grand garçon.

Je te passerais un coup de fil quand il partira.

Bisous.

Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.


Je remets rapidement mon IPhone dans ma sacoche et je me mets debout. Je m'inspecte dans le miroir. J'arrange mes cheveux, redresse mon nœud papillon et essaye de plaquer une expression sympathique sur mon visage. Tout va bien se passer. J'inspire profondément et passe la porte de mon bureau pour monter dans la salle de réunion pour affronter Elliott. Je fais de mon mieux pour ignorer les vibrations incessantes de mon portable.

Elliott semble en meilleure forme que la dernière fois. Il est vraiment séduisant en fait. Son teint cireux grisâtre est remplacé par une mine rosée. Son regard n'est plus vitreux mais brillant d'un bleu profond. Ses cheveux sont démêlés et coiffés. Il est propre et bien habillé. Il se met débout, comme l'homme avec lui, quand je pénètre dans la salle. Son ami est un peu plus grand, plus fin, brun avec de beaux yeux noirs pénétrants. Hayward a le regard braqué sur Elliott.

« Merci d'accepter de me voir Monsieur Hummel-Anderson »

Le ton d'Elliott est tranquille mais sûr.

« Je m'excuse pour... hmm... toute la sécurité »

C'est la première chose qui me passe par la tête.

« Je vous présente Connor. Un très bon ami »

« Bonjour » dit doucement le dénommé Connor.

Je le salue en retour d'un simple hochement de tête. Lui aussi est brun. Comme Elliott. Comme moi. Quelle merde... C'est un des neuf ?

« Oui » répond Elliott à ma question silencieuse, « Connor a déjà rencontré Monsieur Hummel »

Que dire à ça ? Je n'ai même pas le courage de le corriger sur le nom de Kurt. Je leur adresse un sourire tendu et les invite à s'asseoir. Kitty toque à la porte. Je hoche la tête pour lui indiquer d'entrer. Je sais pourquoi elle nous coupe avant même qu'elle n'ouvre la bouche.

« Je suis désolée de t'interrompre Blaine mais Monsieur Hummel-Anderson veut te parler au téléphone »

« Dis-lui que je ne peux pas dans l'immédiat »

« Il m'a en quelque sorte fait comprendre que c'était urgent » complète-t-elle, totalement paniquée.

« J'en suis sûr mais dis-lui que je suis désolé et que je lui passerais un coup de fil dès que possible »

Kitty bouge nerveusement sur ses pieds.

« Vas-y Kitty. Ça va aller »

Elle acquiesce et s'en va finalement. Je pivote pour faire face aux deux hommes installés de l'autre côté de la table. Ils me fixent tous les deux sans aucune gêne. Ils semblent médusés et ça me met vraiment mal à l'aise.

« Je peux vous aider ? »

Connor se met à parler :

« C'est étrange, j'en ai conscience, mais il fallait que je vous vois. L'homme qui a finalement au Ku... »

Je lève un doigt devant moi pour lui couper la parole. Je n'ai absolument pas envie d'entendre la fin de sa phrase.

« Ok, ok. J'ai saisi » lâchais-je sèchement.

« J'aime nous appeler le Club des Neuf »

Il m'adresse un sourire malicieux. Je crois que je vais être malade. Elliott fixe Connor. Il a l'air de trouver ça honteux mais drôle en même temps. Ensuite, Connor siffle de douleur. Je crois qu'Elliott vient de le frapper.

Qu'est-ce que je dois dire maintenant ? Je regarde brièvement Hayward avec inquiétude mais son regard est fixement sur Elliott. Les joues de Connor foncent un peu. Il opine, mal à l'aise, et se met debout.

« Je redescends dans le hall. J'attendrais que tu aies terminé Eli. Tu vas t'en sortir ? » interroge-t-il Elliott.

Connor me sourit grandement et joyeusement avant de se tourner et de s'éclipser. Kurt et Connor... Je secoue la tête. Je n'ai pas envie de penser à ça. Hayward consulte son portable et prend un appel.

« Monsieur Hummel-Anderson »

Elliott et moi relevons la tête comme un seul homme vers Hayward. Elle clôt les paupières, une expression douloureuse sur ses traits.

« Bien Monsieur » dit-elle dans le combiné en venant vers moi afin de me tendre son portable.

Je roule des yeux.

« Kurt ? » commençais-je en tentant de dissimuler mon agacement.

Je m'extirpe vite fait de la salle.

« Tu fous quoi bordel ? » crie-t-il.

« Ne me hurle pas dessus comme ça »

« Que je ne te hurle pas dessus ?! » crie-t-il une octave plus haute, « tu avais des ordres très nets que tu as ignoré une fois de plus. Bordel Blaine, je suis fou furieux là »

« Eh bien, on aura une conversation quand ta rage sera redescendue »

« Ne t'avise pas de me raccrocher au nez »

« A plus tard Kurt »

Je raccroche et coupe l'IPhone de Hayward.

Putain. Mon rendez-vous surprise avec Elliott va être vite écourté. J'inspire profondément et reviens dans la pièce. Elliott et Hayward me dévisagent. Je redonne le portable à cette dernière.

« On s'est arrêté où ? »

Je reprends mon siège de l'autre côté de la table. Les yeux d'Elliott sont grands ouverts. Zoé avait peut-être raison. Je sais dompter Kurt. Je garde cependant cette remarque pour moi.

Elliott entortille une mèche de cheveux autour de son index, preuve qu'il est mal à l'aise.

« Pour commencer, je veux vous dire que je suis désolé » commence-t-il lentement.

Il oriente son regard sur moi et voit ma surprise.

« Hmm... Je veux vous dire merci aussi. Merci de ne pas avoir lancé de poursuites pour le saccage de votre voiture et pour être entré chez vous »

« J'avais conscience que vous n'étiez pas... réellement vous »

Je suis sur le cul. Je m'attendais à tout sauf à ça.

« Vous avez raison »

« Vous... Vous vous êtes rétabli ? »

« Oui. Je vais bien mieux, merci »

« Le docteur qui s'occupe de vous est au courant de votre présence ici ? »

Il fait non de la tête et la baisse honteusement.

« J'ai conscience que mon escapade va avoir des conséquences mais je devais récupérer des choses. J'avais envie de revoir Connor, de vous rencontrer et... de revoir Monsieur Hummel »

« Kurt ? »

Mon ventre se tord et la bile me monte aux lèvres. C'est la raison de sa présence. Il veut voir Kurt.

« Oui. Je voulais votre autorisation »

Putain de merde. Je le dévisage, abasourdi. Je veux lui dire que je ne la lui donne pas, que je n'ai pas envie de le voir aux côtés de mon époux. Il est là pour quoi faire ? Pour voir si je suis un adversaire de taille ? Pour me faire douter ? Pour tirer un trait définitif sur Kurt ?

Je marmonne d'un air agacé :

« Elliott, je ne peux pas choisir. Il faut le demander à Kurt. Il est un grand garçon, il peut prendre des décisions seul. Il peut être raisonnable. De temps en temps »

Il me jette un coup d'œil rapide comme si mes mots le surprenaient. Il rit sans aucune joie et joue avec une mèche de cheveux.

« Il m'a toujours dit non jusqu'à présent »

Putain dans quelle merde je me suis encore fourré ?

« Vous voulez vraiment le voir. Pourquoi ? » demandais-je amicalement.

« Je veux lui dire merci. Sans son aide, on m'aurait enfermé en psychiatrie »

Il détourne le regard et agrippe le rebord de la table.

« J'étais dans une crise psychotique sévère. Monsieur Hummel et Will, le Docteur Schuester, m'ont... »

Il secoue la tête et me regarde avec honnêteté et respect.

Je ne sais pas quoi dire. Comment suis-je censé réagir ? Il doit parler de ce genre de choses avec Kurt. Je n'ai rien à voir avec ça...

« Grâce à lui, j'étudie la musique aussi. Je suis tellement reconnaissant »

J'en étais sûr. Kurt s'occupe de ses frais de scolarité. J'essaye de comprendre les émotions que je ressens pour Elliott maintenant que je sais que Kurt l'entretient. Bizarrement, aucune colère. Wow. Je suis juste content qu'il ne veuille plus me tuer. Il va peut-être me laisser avec mon mari et disparaître de nos vies cette fois.

« Vous ne devriez pas être à l'école ? »

« Si mais je suis absent que deux jours. Je retourne chez moi demain »

Bon, c'est déjà ça.

« Qu'est-ce que vous allez faire à New-York ? »

« Je vais récupérer quelques trucs chez Connor et je retournerai à Jackson. Je ne veux pas arrêter la musique. Monsieur Hummel a déjà eu deux des morceaux que j'ai composé »

Je suis pris de nausées cette fois. Est-ce que j'ai déjà entendu ses musiques ? Si ça se trouve, Kurt m'a baisé en écoutant un air de son ex-soumis. Cette pensée me retourne le ventre.

« Vous jouez quel style de musique ? »

« J'aime beaucoup le rock. La pop aussi »

« Oh... »

J'essaye de me remémorer chaque musique qu'on a utilisé dans la salle de torture. Autant dire que ce sont des détails bien ancrés dans ma tête.

« Monsieur Hummel-Anderson, est-ce que je peux être honnête ? » m'interroge-t-il, ignorant tout de ce qui se passe en moi à cet instant.

« Oui »

Je regarde dans la direction de Hayward. Elle a l'air légèrement moins tendue. Elliott s'incline vers moi par-dessus la table, comme s'il allait me révéler une information top confidentielle.

« Mon fiancé est décédé il y a plusieurs mois »

Il murmure à peine.

Putain c'est un détail très privé ça...

« Toutes mes condoléances » lâchais-je automatiquement.

Il continue, ignorant mes mots.

« J'étais vraiment amoureux de lui. Comme de... »

« Mon époux ? »

Il n'avait pas besoin de le préciser. Il me regarde à nouveau et je décèle de l'anxiété dans ses yeux bleus parmi d'autres sentiments. Il craint que je réagisse mal ? Je n'arrive qu'à ressentir de l'empathie pour ce garçon. Je ne peux pas lui en vouloir. J'ai lu tellement de romans relatant l'histoire d'un personnage qui éprouve des sentiments non partagés par l'autre. Dans un sens, je sais comment se sent Elliott. Je fais tout pour ne pas perdre cette compassion que j'aie pour lui.

« Ce n'est pas difficile de l'aimer »

Ses yeux grands ouverts s'écarquillent de surprise et il m'offre un sourire.

« Oui ce n'est pas difficile. Ça ne l'était pas » se corrige-t-il immédiatement, les joues rougies.

Il glousse doucement comme un enfant et je ne peux pas me retenir de faire pareil. On a l'air malin de rigoler comme des adolescentes à cause de Kurt.

Non mais n'importe quoi... Propose-lui un plan à trois vu que vous vous entendez bien !

Je baisse les yeux vers ma montre.

« Il ne va pas tarder à arriver » constatais-je.

« Je m'en doutais. Je sais qu'il est très protecteur avec vous » dit-il gentiment.

Il avait donc tout prévu. Il est vraiment rusé.

« Vous êtes là pour ça ? »

« Oui »

Kurt fonce dans le mur en courant à toute vitesse. Même si ça me crève le cœur, Elliott en sait pas mal sur lui.

« Il connaît le bonheur grâce à vous » déclare-t-il.

« Vous tenez ça d'où ? »

« Je l'ai vu quand je suis allé dans son appartement » dit-il avec méfiance.

« Vous vous y êtes introduit beaucoup de fois ? »

« Non. Il n'est pas le même homme avec vous »

Est-ce que je dois lui dire de se taire ? Mon cœur s'emballe quand le souvenir de la terreur que j'ai ressenti en voyant quelqu'un au pied de mon lit revient.

« C'est puni par la loi d'entrer chez les gens comme ça, vous le savez ? »

Il acquiesce, le visage orienté vers ses mains qui tripotent le rebord de la table.

« Je l'ai fait très peu de fois. La chance était de mon côté pour que personne ne me remarque. Monsieur Hummel aurait pu me livrer à la police »

« Je ne pense pas qu'il aurait atteint ce niveau »

Une succession de bruits sourds dans le couloir précède l'entrée de Kurt dans la salle de réunion. La porte s'ouvre avec fracas. J'aperçois Joey. Il ne me sourit pas en retour. Putain il est en colère contre moi lui aussi.

Les yeux ardents de Kurt nous scotchent à nos chaises. Moi puis Elliott.

Sa façon d'agir a l'air calme et contrôlée mais je sais ce qui se cache dessous. Elliott aussi. La touche glaciale et terrifiante dans le bleu annonce sa fureur bouillante.

Elliott regarde ses mains. Le regard de Kurt navigue entre lui et moi avant qu'il ne se pose sur Hayward.

« Vous. Êtes. Virée. Dégagez » annonce-t-il de sa voix doucereuse en la pointant du doigt.

Toutes couleurs quittent mon visage. Il ne va pas faire ça...

« Kurt... »

J'amorce un mouvement pour me mettre debout. Il lève une main dans ma direction, comme une menace silencieuse.

« Non » lâche-t-il d'un ton maîtrisé qui me cloue le bec et me tient sur ma chaise.

Hayward a la tête baissée quand elle quitte la pièce. Kurt clôt la porte et vient vers nous. Oh putain... Je suis responsable. Kurt s'immobilise face à Elliott, claque les deux mains sur la table et s'incline vers lui.

« Qu'est-ce que tu fous là ? » grogne-t-il.

« Kurt ! » m'exclamais-je.

Il fait la sourde oreille.

« Alors ? »

Elliott relève à peine ses yeux grands ouverts. Il est plus pâle que jamais.

« Je tenais à vous revoir » murmure-t-il.

« Tu es là pour importuner mon mari ? »

Il parle trop posément. Trop posément. Le regard d'Elliott est fuyant. Kurt se remet droit, des mitraillettes à la place des yeux.

« Elliott écoute-moi bien. Approche-toi encore une fois de lui et je te coupe les vivres. Adieu les soins, la fac et les aides. Ce sera tout annulé. C'est compris ? »

J'essaye de m'interposer une nouvelle fois.

« Kurt... »

Il me tient au silence avec un regard noir. Il n'a pas à être si strict bordel. J'ai de la peine pour l'autre garçon.

« Oui » acquiesce-t-il dans un souffle.

« Pourquoi Connor est là ? »

« Il est venu avec moi »

Il dérange ses cheveux, enragé.

« Kurt je t'en prie. Elliott souhaitait juste te dire merci. Rien de plus » lançais-je.

Il fait comme si je n'avais rien dit, orientant la totalité de sa colère sur Elliott.

« Tu vivais chez Connor quand tu étais malade ? »

« Oui »

« Il savait ce que tu faisais ? »

« Non. Il était à l'étranger »

Il tapote son menton de son doigt.

« Tu voulais me revoir pour quoi ? Il faut que tu fasses passer tes requêtes par le Docteur Schuester, tu es au courant. Tu veux quoi ? »

Son ton est légèrement plus gentil. Elliott serre nerveusement le rebord de la table. Il faut qu'il arrête de l'intimider comme ça.

« Je devais savoir »

Il fixe Kurt dans les yeux pour la première fois depuis qu'il est arrivé.

« Savoir quoi ? »

« Que vous étiez en bonne santé »

Il le dévisage, surpris.

« En bonne santé ? » se moque-t-il, stupéfait.

« Oui »

« Je le suis. Maintenant tu sais. Joey va t'emmener à JFK. Si tu sors du New Jersey, tout est fini pour toi c'est compris ? »

Je le fixe, choqué. Mais il se passe quoi bordel ?! Il ne peut pas le retenir prisonnier dans un État.

« Compris » couine Elliott.

« Parfait » conclue Kurt plus doucement.

« Ce n'est pas arrangeant pour Elliott de rentrer aujourd'hui. Il avait prévu des trucs » protestais-je, mécontent pour lui.

Kurt me fusille du regard.

« Blaine, ce ne sont pas tes affaires » m'avertit-il, menaçant.

Je lui lance un regard glacial. Eh bien si, ce sont mes affaires. Je dois ignorer un truc. Les actions de Kurt ne font pas sens.

Sadique... Maniaque du contrôle... Ça te dit quelque chose ?

« Elliott m'a rendu visite. Pas à toi » grognais-je, peu amène.

Elliott pivote dans ma direction, les yeux écarquillés.

« J'ai reçu des instructions que je n'ai pas suivi Monsieur Hummel-Anderson »

Il regarde prudemment Kurt avant de s'intéresser à nouveau à moi.

« J'ai toujours eu à faire à cette version de Kurt » complète-t-il.

Son ton est malheureux et plein de regrets. Kurt plisse le front. Mon souffle se bloque dans ma poitrine. S'adressait-il à lui toujours de cette façon ? S'adressait-il à moi ainsi à notre rencontre ? Je ne m'en rappelle plus. Elliott se met debout et m'offre un petit sourire.

« Je voudrais passer la nuit à New York. Je dois prendre l'avion à 11 heures demain » annonce-t-il craintivement à Kurt.

« Quelqu'un t'attendra à 9 heures pour t'emmener à JFK »

« Merci »

« Tu restes chez Connor ? »

« Oui »

« Bien »

Je lance un regard noir à Kurt. Il ne peut pas le contrôler de cette manière.

« Au revoir Monsieur Hummel-Anderson. Merci d'avoir accepté de me rencontrer »

Je me redresse et avance ma main vers lui. Il l'accepte et la serre plein de respect et de gratitude.

« Hmm... Au revoir. Bonne chance »

Il devrait exister un livre « Rencontre avec l'ex-soumis de votre mari en cinq étapes ».

Il acquiesce et pivote vers mon époux.

« Au revoir Monsieur »

Les yeux de Kurt perdent de leur froideur.

« Au revoir Elliott » souffle-t-il doucement, « pense au Docteur Schuester »

« Oui Monsieur »

Il s'avance vers la porte pour lui ouvrir afin qu'il parte mais Elliott s'immobilise devant lui et le regarde droit dans les yeux. Kurt se tend, prudent.

« Je suis content que vous ayez trouvé le bonheur. Vous avez le droit au bonheur » dit-il en quittant la pièce sans prendre le temps de recevoir une réponse.

Kurt plisse le front et indique à Joey d'accompagner Elliott dehors. Il claque ensuite la porte et colle sur moi des yeux bleus emplis de doute.

« Ose t'énerver contre moi » lâchais-je, « n'ose même pas y penser. Va voir Pete ou le Docteur Schuester si tu veux te défouler »

Étonné par mes mots, il demeure sans voix et ses sourcils se froncent plus.

« Tu m'avais juré que ça n'arriverait plus » me reproche-t-il.

« Quoi ? »

« Me provoquer »

« Non je ne te l'ai pas juré. Je t'ai promis de faire des efforts pour toi. Je t'ai prévenu de sa présence. J'ai dit à Hayward de les fouiller, Elliott et ton autre copain, et d'assister à la rencontrer à mes côtés. Elle n'a pas bougé une seconde. Tu l'as jetée dehors alors qu'elle ne faisait que suivre mes ordres. Je t'ai dit de te faire le moins de soucis possible mais te voilà. Tu as oublié de me faire parvenir le Post-it informatif m'indiquant de ne pas discuter avec Elliott. J'ai aussi appris que j'avais une liste de visiteurs interdits »

La colère grimpe en moi tout comme l'intonation de ma voix. Kurt jauge mon visage avec une expression étrange. Après un instant, ses lèvres tremblent sous un sourire retenu.

« Un Post-it informatif ? »

La tension quitte subitement ses épaules. Je ne pensais pas l'amuser mais il rit. Ma rage ne fait qu'accroître. Cette discussion avec son ex a été difficile pour moi.

« Qu'est-ce que tu as ? » me questionne-t-il, agacé que je reste tendu.

« Tu avais besoin d'être aussi sec avec lui ? »

Il souffle et se pose sur la table.

« Blaine tu n'as pas l'air de saisir » commence-t-il d'un ton condescendant, « Elliott, Connor -tous ces garçons- ils étaient juste un bon moyen de distraction. Rien de plus. Tu es mon monde Blaine. L'intégralité de mon monde. Quand Elliott t'a croisé la dernière fois, il pointait une arme sur toi. Je ne veux pas qu'il soit près de toi »

« Kurt, il avait des problèmes psychiatriques à cet instant »

« J'en ai conscience. Il est en meilleure santé aujourd'hui mais je ne peux pas lui faire confiance. Je ne peux pas excuser son comportement envers toi »

« Tu as couru à tout allure. Il est venu ici seulement parce qu'il était sûr que tu te précipiterais pour me protéger »

Kurt baisse la tête.

« Je n'ai pas envie que mon passé te salisse »

« Kurt... Tu es devenu l'homme que tu es avec ce passé. Tout ce qui te touche me touche. J'ai répondu oui à ta demande en mariage. J'ai dit oui pour tout le reste. Je t'aime c'est tout ce qui compte »

Il se tend. Ces mots sont toujours durs pour lui.

« Il ne m'a pas blessé. Tu sais, il tient à toi »

« Je m'en branle »

Je le dévisage. Je suis sur le cul à cause de son comportement mais aussi parce qu'il réussit encore à me mettre sur le cul.

J'ai toujours eu à faire à cette version de Kurt.

Elliott a dit ça. L'attitude de Kurt face à lui était si glaciale, opposée à celle de l'homme avec qui je vis et dont je suis tombé amoureux. Il s'est senti coupable et a regretté quand Elliott est venu chez moi. Il lui a même fait prendre une douche. Cette pensée me révulse et me donne la nausée. Et il dit qu'il se moque du sort de ce pauvre garçon ? Ce jour-là, ce n'était pas le cas. Quel élément est différent aujourd'hui ? Je n'arrive pas à saisir le fond de ses pensées. Il n'est pas du tout comme moi.

« Pourquoi tu prends sa défense comme ça ? » me questionne-t-il, sceptique et exaspéré.

« Je ne pense pas qu'Elliott et moi on sera amis un jour Kurt mais tu n'avais pas à être si méchant avec lui »

Ses yeux redeviennent froids.

« Une fois, je t'ai dit que mon cœur était fait de pierre » grogne-t-il.

Je roule des yeux. Voilà Kurt, le gosse de quinze ans, dans toute sa splendeur.

« Tu mens Kurt. Arrête de te foutre de moi. Tu te préoccupes de ce qui peut lui arriver. La preuve, tu paies tout pour lui »

Il faut que ça entre dans sa petite tête. Il ne se moque pas d'Elliott. C'est clair comme de l'eau de roche. Il ne le voit pas ? Il ne l'assume pas ? Comme le fait que sa mère lui manque. Il était tellement en colère. Je souffle et bouge la tête. J'ai un respect total pour le Docteur Schuester, spécialiste de l'énigme Kurt Hummel.

Une boule tombe dans mon estomac quand la vision d'un enfant de six ans aux yeux bleus terrifiés s'impose à moi. Il a tellement de mal à accepter qu'il est généreux et qu'il se fait du soucis pour Elliott. Il est peut-être effrayé de ressentir tout ça.

Il me lance un regard noir, plein de fureur.

« Fin de la conversation. On retourne chez nous »

Je regarde brièvement ma montre. 16H32. Je dois encore bosser.

« J'ai encore du travail »

« On rentre » répète-t-il durement.

« Kurt » soupirais-je, « je n'en peux plus d'avoir encore et toujours le même sujet de dispute »

Un de ses sourcils s'arque avec une expression incrédule. Je précise ma pensée :

« Dès que quelque chose venant de moi te contrarie, tu essayes d'avoir une revanche. La plupart du temps, tu utilises le sexe. Un truc super bandant et putain d'agréable ou un truc horriblement sadique »

Je croise les bras sur mon torse. Je n'en peux plus.

« Super bandant et putain d'agréable ? » redit-il.

« La plupart du temps »

« Donne-moi des détails » exige-t-il, les yeux lascifs.

Voilà, il tente de détourner mon attention. Je ne veux pas aborder ce sujet sur mon lieu de travail.

Une fois de plus, tu as perdu une occasion de fermer ta bouche.

« Tu sais de quoi je parle »

Je m'empourpre, consterné par mon comportement et par le sien.

« J'ai une idée en effet »

Putain de merde. Je fais de mon mieux pour le gronder et il m'emmêle les pinceaux.

« Kurt, tu... »

« J'adore te faire du bien »

Il caresse lentement la courbe de ma bouche du bout des doigts.

« J'ai remarqué »

Il s'incline vers mon oreille et murmure :

« Je crois pouvoir affirmer que je suis même très bon dans ce domaine »

Caramel et gel douche. Hmm... Il se remet droit et jauge ma réaction avec une moue satisfaite du genre « Tu m'appartiens ».

Ma mâchoire se crispe dans une tentative pour dissimuler ma confusion. Il est surtout doué pour éviter les discussions difficiles et sérieuses.

Dis-lui au lieu de la garder pour toi !

« Donc c'était quoi ce truc super bandant et putain d'agréable Blaine ? » reprend-il, le regard lubrique.

« Tu les veux tous ? »

« Oh il y en a plusieurs ? »

Ça lui plaît. Il est chiant...

« Les menottes pour commencer »

Il fronce les sourcils et passe délicatement son pouce sur la peau de mon poignet. Une lueur perverse prend place sur ses traits.

« On retourne chez nous » murmure-t-il sensuellement.

« Je dois bosser »

« On rentre ! » insiste-t-il, plus autoritaire.

On se dévisage, le bleu ardent dans le mordoré troublé, scrutant les désirs et les limites de l'autre. J'essaie de trouver dans cet océan l'interrupteur qui le fait passer du maniaque du contrôle dominateur au mari sexy joueur. Son regard devient plus obscur : ses pensées ne sont plus cachées. Lentement, il effleure mon visage.

« Mais si tu veux on peut ne pas bouger de là »

Non, non, non. Pas dans la salle de réunion de The New Press.

« Kurt en aucun cas tu me prendras dans la pièce qui enfermait deux de tes ex petits-copains i peine quelques minutes »

« Ils n'étaient pas mes petits-copains » marmonne-t-il, la mâchoire tendue.

« Ne joue pas sur les mots Kurt »

Il est hésitant. Bye, bye le mari sexy joueur.

« Ne t'attarde pas là-dessus Blainey. Elliott appartient à mon ancienne vie » dit-il d'un ton dédaigneux.

Je souffle. Ses mots sont certainement vrais. J'aimerais juste qu'il avoue qu'il ne se moque pas de lui. D'un coup, mon cœur rate un battement. Je sais pourquoi ça compte tant pour moi. Qu'est-ce qui se passera si, un jour, mon comportement est inexcusable pour lui ? S'il remarque que je ne lui correspond pas ? Si je finissais par appartenir à son ancienne vie moi aussi ? Il a réussi à se désintéresser d'Elliott même s'il a été très atteint quand il a craqué dans mon appartement. Est-ce qu'il va se désintéresser de moi aussi ?

« Je ne peux pas » murmurais-je sans même m'en rendre compte.

« Tu peux » répond-il en prenant en coupe une de mes joues pour me donner un baiser amoureux.

« Tu m'effraies des fois Kurt »

J'encadre son visage de mes paumes, mêle mes doigts dans ses cheveux et approche mes lèvres des siennes. Il se fige et me prends dans ses bras.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Tu as perdu ton intérêt pour Elliott en un claquement de doigts alors... »

Son front se plisse.

« Tu penses que je vais perdre celui que j'ai pour toi ? D'où te vient cette idée Blainey ? J'ai fait quelque chose pour que tu penses ça ? »

« Non. Emmène-moi chez nous »

Sa bouche entre en collision avec la mienne. Je ne sais plus où j'en suis.

OoOoOoOoOoO

« Je t'en prie » implorais-je Kurt alors qu'il envoie de l'air sur mon érection humide.

« Patience » chuchote-t-il.

J'essaye de me libérer des nœuds qui me retiennent et je gémis suite à son attaque sensuelle. Je suis lié, les bras autour de mes jambes, avec des bracelets de cuir bruns. Kurt passe entre mes cuisses. Sa bouche s'attaque à mon gland et un doigt entre en moi. Mon regard est perdu vers le plafond de notre chambre emplie de la lueur orangée du Soleil couchant. Sa langue fait des merveilles sur toute ma longueur en suivant les veines et en titillant encore et encore l'extrémité. Je voudrais resserrer mes jambes et balancer mon bassin afin de maîtriser la montée de l'orgasme. Je ne peux pas. Je tire fort sur ses cheveux -seul mouvement possible- pour montrer mon plaisir à au supplice charnel qu'il m'inflige.

« Ne te libère pas. Si tu le fais, je te fesse » murmure-t-il.

Sa respiration est brûlante sur mon érection douloureuse. Il ne semble pas se soucier du tiraillement dans sa chevelure. Je geins.

« Tout est question de volonté bébé »

Ses lèvres s'enroulent à nouveau autour de moi et un second doigt rejoint le premier dans mon intimité. J'ai compris où il veut en venir. Il les courbe et trouve ma prostate. Il la masse et me suce plus fort. Même en faisant de mon mieux, l'orgasme me frappe violemment. Il continue son massage et ses va-et-vient jusqu'à ce que j'aie fini de jouir. Il me lâche dans un Pop humide et obscène.

« Oh non Blainey ! Tu t'es libéré ! »

Il me gronde gentiment avec satisfaction. Il me met à plat ventre. Je suis pantelant et prends appui sur mes coudes. Il frappe mon cul.

« Ah ! »

« Je t'avais prévenu. De la volonté Blaine »

Il place ses mains de part et d'autre de mon bassin et entre en moi d'un seul coup. Un hurlement passe mes lèvres. Je suis toujours sensible à cause de mon orgasme et je suis trop peu préparé. Il arrête de bouger une fois entièrement enfoui en moi. Il s'incline pour retirer mes liens. Il enroule ses bras autour de ma taille et me tire en arrière pour que je sois assis sur ses cuisses, mon dos contre son torse. Ses doigts caressent tendrement les muscles de mon ventre. La douleur laisse bien vite place au plaisir.

« Lève-toi » me commande-t-il.

Un gémissement m'échappe quand j'amorce un va-et-vient sur son sexe.

« Accélère » chuchote-t-il d'une voix rauque.

J'obéis sans hésiter. Il geint et tire sur mes boucles afin que mon crâne repose sur son épaule. Il suce le pouls sous mon oreille. Sa main libre glisse vers mon pubis et mes testicules. Il les masse avant de prendre mon membre. Il est douloureux de vouloir bander si tôt mais je me sens durcir sous ses caresses lascives et patientes

« C'est ça bébé » susurre-t-il contre ma nuque, « tu es mien. Il n'y a que toi »

« Hmm... »

Mes chairs se resserrent autour de lui, forment un étau de plus en plus étroit et mes testicules se crispent sous le plaisir.

« Viens pour moi mon cœur »

Je ne résiste pas et jouis dans sa main et contre mon ventre en de longs jets de semence. Mon intimité pulse encore et encore autour de son érection.

« KURT ! »

« Oh bébé je t'aime tellement » crie-t-il en venant à son tour.

OoOoOoOoOoO

Il dépose un baiser dans mon cou et caresse mes boucles.

« On peut ajouter ça aux trucs super bandants et putain d'agréables Blaine ? » chuchote-t-il.

Je suis étalé à plat ventre, naviguant entre conscience et plénitude. Kurt masse tendrement mes fesses, allongé sur son flanc gauche.

« Hmm... »

« Oui ? »

« Hmm... »

Je lui souris et il fait de même. Je me mets dans la même position que lui pour lui faire face.

« Donc ? » insiste-t-il.

« Oui, on peut l'ajouter à la liste déjà interminable »

Il me sourit plus grandement. Il s'incline pour me donner un doux baiser.

« Bien. Tu veux manger ? »

Son regard est empli d'amour et de malice.

J'acquiesce vivement. Je meurs de faim. Je passe mon pouce sur la ligne de poils sous son nombril.

« Je peux te confier quelque chose ? »

« Bien sûr »

« Ne te mets pas en colère »

« Dis-moi Blainey »

« Je pense que tu te préoccupes d'Elliott »

Son regard s'écarquille et sa joie s'évapore.

« J'ai envie que tu te l'avoues car mon Kurtie ne s'en moque pas »

Il se tend, ses yeux verrouillés aux miens. Un débat s'enclenche dans son esprit. Il entrouvre plusieurs fois les lèvres pour dire quelque chose mais il se tait à chaque fois. La souffrance passe sur son visage.

« Oui je m'en préoccupe. Content ? » chuchote-t-il.

« Très »

Son front se plisse.

« On parle de lui après avoir fait l'amour dans notre lit »

Je le fais taire d'un baiser.

« C'est fini maintenant. On va dîner. Je suis affamé »

Il souffle et bouge la tête.

« Tu es surprenant Blainey. Je suis sous ton charme »

« Ça me plaît »

Je tends les lèvres pour un autre baiser.

OoOoOoOoOoO


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : LPS

A : Kurt Hummel-Anderson

Je peux te dire que ce qu'on a fait hier est numéro un de ma LPS (Liste des Préférences Sexuelles)

C'est certain )

Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : nouvelle peu surprenante

A : Blaine Hummel-Anderson

Tu me dis ça à chaque nouvelle expérience.

Fais un choix. Ou bien... je peux te proposer un truc inédit )

Kurt Hummel-Anderson, PDG qui adore étendre la LPS de son mari, Hummel Enterprises.


Un sourire niais étend mes lèvres devant son mail. Nos soirées depuis quelques jours sont... instructives. On est à nouveau nous. Calmes. Sereins. La visite d'Elliott est enfermée dans les oubliettes.

Mon IPhone sonne. Je prends l'appel sans regarder l'identifiant passant que c'est mon mari.

« Je peux parler à Blaine Anderson s'il vous plaît ? »

« Oui c'est moi »

« Bonjour. Docteur Johnson à l'appareil »

« Hmm... Bonjour »

Pourquoi un docteur me téléphone ?

« Je travaille au Cedars-Sinai Hospital de Los Angeles. Vous connaissez Monsieur Cooper Anderson ? »

« Oui c'est mon frère. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'il a ? »

Mon cœur s'arrête de battre.

« Votre frère a été victime d'un accident de voiture »

Non. Non. Non.

Pas mon grand frère.

Pas mon grand doudou.

Je ne peux plus respirer.

« Il a été admis aux alentours de 4 heures du matin. Vous devriez venir rapidement »

Voilà pour ce magnifique, fantastique, incroyable chapitre dont la fin vous laisse sans voix tellement vous ne vous y attendez pas ! (CECI EST POUR EVASIA !) et ma Choupette ne me hait pas d'accord ? Je t'aime moi !

J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me laisser vos avis :')

A vendredi mes amours !

Bisous, bisous,

Votre humble et dévouée Cindy :)