Coucou tout le monde !
J'espère que vous allez bien depuis vendredi et que ce début de vacances se passe bien pour vous !
Merci à Virginie, Soso, Célia, KlaineIsLife, Maryse, Marion, Evasia, mamstaz, justmoi59, Louise, Klaineuse, Huguette pour vos reviews.
ViviKlaine : coucou ! Je n'aurais jamais pu faire mourir Coop ! Je les déteste aussi mais c'est pour ça que j'aime les écrire -sadique en moi- Carole est adorable. Merci beaucoup et gros bisous.
Soso : Coucou ma belle âme-soeur ! Si je t'avais connu au tout début, je t'aurais dédié Nuances tout entière. Demande à ton mari si ça fait mal de se faire battre les parties. Je pourrais le faire au mien si ce n'est pas douloureux -sourire pervers- Grand doudou est à l'hopital alors c'est normal que tu sois angoissée ma chérie. Haaaan Choupette s'excite la moule ! C'est la fin des haricots (mais pas du dard...) Non jamais je ne voudrais ta mort. Tu es trop merveilleuse, qu'est-ce que je deviendrais ?! J'ai écrit un passage comme notre Biscotouille faisait. Blaine qui serre le bras de Coop contre son torse comme un doudou, tu te souviens ? Je suis vraiment contente que tu l'aies aimé. Vraiment vraiment. Tu sais à quel point ça compte pour moi ! Je t'aime aussi ma chérie. Tellement tellement -coeur bisous paillettes sur le paquet de Mattou-
CeliaCom7 : coucou ! Je suis contente que tu l'aies aimé. C'est mon préféré ! Oui Kurt est le mari exemplaire et ses parents sont les pires qui puissent exister je crois !
KlaineIsLife : coucou ! Oui moi aussi je suis proche de mon frère. Je me suis inspirée de ma relation avec lui d'ailleurs pour écrire celle de Blaine avec Cooper. Je suis d'accord avec toi pour le père de Blaine. Je sais même pas si on peut appeler ça un père. Un géniteur plutôt ^^ héhé j'espère pour toi que tu n'es pas aussi sadique que lui ;) à mardi :')
Guest / Maryse : Coucou ! Merci à toi. Je suis contente de découvrir de nouveaux lecteurs parfois. A bientôt j'espère !
IheartIns : coucou. Oui je crois qu'on peut les qualifier de nul xD Kurt est le pilier de Blaine dans cette épreuve. Bisous Marion !
Evasia : Ne t'inquiète pas. Tant que je sais que tu lis le chapitre ça me va ! Merci ça me touche beaucoup ;) ouais Schuester va devoir aller se trouver un autre sadique, tu vas pouvoir t'occuper du beau Kurtie... J'espère quand même que je ne suis pas dans le même état que Kurt sinon je vais vraiment devoir aller consulter... Kurt aurait pu faire bien pire aux parents de Blaine si tu veux mon avis mais Blaine est là pour son frère avant tout, pas pour chercher les ennuis avec eux. Haaaan je suis ta cliente préférée ** -caaaaaalin à ma psy-
mamstaz : Cooper compte plus que tout pour Blaine alors oui, son accident le touche. Il s'effondrerait si Kurt n'était pas là. Ses parents sont là pour sauver les apparences de 'parents modèles' plus que pour Cooper. Je suis toujours ravie de pouvoir lire tes commentaires à chaque chapitre.
justmoi59 : merci beaucoup, c'est trop gentil !
Louise : Coucou ! Darren sera notre mort à toutes ! Je te jure que des fois j'ai envie de pleurer en le regardant tellement il est parfait (Non je ne suis pas l'une de ces fans hystériques) Kurt est celui qui fait tenir Blainey là et ses parents sont... détestables, dégueulasses, merdiques, pourris ? Un mixte des quatre me semble bien ;) Merci et gros bisous
Klaineuse :Ce n'est pas trop le style de Sebastian ce genre de coup ;)
AnnaKlaineuse : tu es la Huguette de ma vie :'D Ne t'inquiète pas pour le beau Cooper ma copine ! Je suis bien placée pour savoir qu'elle est énorme vu qu'elle est rentrée en moi... Bisous sur la mèche de ta bougie Huguette N.
Sur ce, bon chapitre !
ENJOY !
Chapitre 66
Je me réveille à cause d'un rayon de Soleil qui frappe mon visage. Je suis confortable dans la chaleur douce de ce lit et contre le coussin généreux. Je prends quelques secondes pour savoir où je suis. Puis je m'en souviens. Je suis au Sunset Boulevard Hotel.
« Coop... Cooper ! »
Je sais pourquoi je suis à Los Angeles. Mon ventre se crispe douloureusement sous l'angoisse et les battements de mon cœur s'accélèrent.
« Chut... »
Kurt, assis près de moi sur le bord du matelas, passe ma main dans mes boucles. Je me calme instantanément.
« J'ai téléphoné pour prendre des nouvelles. Cooper va bien. Il va bien. Sa nuit s'est bien passée » dit-il d'un ton apaisant.
« Oh mon Dieu... Merci »
Je me redresse. Il s'incline vers moi et pose ses lèvres sur ma tempe.
« Coucou mon Blainey » chuchote-t-il en embrassant ma joue.
« Coucou »
Il est habillé : un jean noir et un tee-shirt blanc. Il me regarde avec tendresse.
« Je voudrais te dire joyeux anniversaire. Tu m'y autorises ? »
Je lui souris timidement et passe mon pouce sur sa joue.
« Évidemment. Je tiens à te remercier pour tout ce que tu fais pour moi »
Il fronce les sourcils. Il n'a pas l'air de vraiment comprendre pourquoi je lui dis ça mais ça ne dure pas. Ses jolis yeux pétillent d'excitation et de joie comme ceux d'un enfant.
« C'est pour toi »
Il me donne une longue boîte élégamment décorée d'un papier argenté surmonté d'un gros nœud vert. Il y a un petit mot coincé dans un coin de l'emballage. Même si je panique pour Cooper, voir mon mari aussi enthousiaste me met dans le même état. Je lis son écriture soignée :
J'aime les premières expériences qu'on a ensemble. En voilà une nouvelle : le premier anniversaire depuis je suis marié avec toi Blaine Hummel-Anderson, mon homme magnifique.
Je t'aime.
Kurt.
C'est tellement adorable. Je lui adresse un sourire éblouissant.
« Je t'aime aussi Kurtie »
« Regarde ce qu'il y a dedans... »
Je défais le joli nœud en faisant attention de ne pas craquer le papier délicat. Un long étui noir se trouve dessous. Je découvre un sublime bracelet en or blanc avec des petits pendentifs de chaque côté d'une fine plaque. Il y a une phrase gravée dessus.
J'adore les plaisirs simples. Ce sont les derniers refuges des êtres complexes (*)
Une citation de mon livre préféré... Elle est suivie des lettres K et B entremêlées. A gauche de la plaque, il y a un joli cœur qui pend et à droite, une sorte de huit couché. Je ne sais pas ce que c'est mais c'est sublime.
« Kurt il est parfait. Merci. Merci. C'est vraiment beau »
Il sourit. Je caresse le petit cœur brillant.
« C'est parce que tu es mon cœur Blaine »
Il m'adresse une moue timide qui me fait succomber.
Je passe mon pouce sur l'étrange symbole. Au centre, il y a un tout petit diamant étincelant. Je souris plus grandement et l'interroge du regard pour en connaître la signification.
« C'est le signe de l'infini. Parce que tu es l'amour de ma vie. Pour l'éternité » dit-il patiemment à voix basse.
Les larmes affluent dans mes yeux. Je m'approche de lui, monte sur ses genoux et enroule mes bras autour de son cou.
« On a tous les deux un bracelet maintenant » ajoute-t-il en levant son poignet gauche.
« Merci. Je l'aime vraiment »
Je me laisse bercer par son parfum délicieux : le gel douche, le caramel et la lessive de son haut propre. Il sent mon Kurt. Ma maison. Mon bonheur. Les larmes débordent de mes yeux et strient mes joues. Il soupire doucement et m'enlace délicatement.
« Je serais perdu si tu n'étais pas là » sanglotais-je.
Ma gorge se serre sous toutes les émotions qui m'envahissent. J'ai du mal à contrôler tous ces sentiments qui s'abattent sur moi en même temps. Il me serre plus fort et se tend un peu.
« S'il te plaît, ne pleure pas bébé »
J'essuie mes yeux et passe le bras sous mon nez comme un enfant.
« Pardon. Je suis tellement content mais j'ai peur aussi. C'est bizarre »
« Chut. Chut... »
Sa voix est plus douce qu'une caresse. Il incline mon visage vers le sien et m'embrasse tout doucement. Il prend le bracelet et l'attache à mon poignet.
« Ça va aller » assure-t-il.
« Oui puisque tu es là »
Nouvelle moue maladroite.
« J'aurais aimé pouvoir fêter ton anniversaire comme il se doit. Chez nous. Mais ce n'est pas le moment »
Il secoue la tête et continue :
« Lève-toi mon cœur. On va aller rendre visite à Cooper après le petit-déjeuner »
OoOoOoOoOoO
Après m'être rafraîchi et avoir enfilé l'ensemble que Joey a ramené, je remarque que j'ai un peu plus faim qu'hier. Toute la table du salon de la suite est recouverte de fruits et de gâteaux en tout genre. Je vois le regard ravi de Kurt quand je me sers un grand bol de céréales et que je verse une grande quantité de fromage blanc dessus. Je mets quelques raisins et fraises dedans.
« Merci pour tout. C'est ce que j'aime le plus »
« Je le sais Blaine. Tu n'as pas à me dire merci à chaque fois »
Il roule des yeux.
« Je veux que tu sois au courant que tes petites attentions me font plaisir »
« C'est mon rôle Blaine »
Il ne plaisante pas. Bien sûr. Mon mari aime tout contrôler. Ce n'est pas vraiment une nouvelle de toute façon. Je suis amoureux de lui ainsi.
« Tu as raison »
Il hausse les épaules.
« Tu es prêt pour partir ? »
« Je dois me laver les dents avant »
« Je t'attends ici alors »
Il me sourit tendrement.
Je prends une dernière cuillère de mes céréales et part dans la salle de bains.
Tout en me brossant les dents, je repense à mon dernier séjour ici. A cette époque, je n'avais pas de petit-copain. Et aujourd'hui, j'ai vingt-quatre ans et je suis marié. Marié. Dieu que le temps passe vite.
Je baisse les yeux vers mon poignet droit où brille le bracelet. Je me demande comment Kurt fait pour toujours m'offrir des cadeaux parfaits. Je fais tout pour ne pas craquer une nouvelle fois. Je caresse la plaque gravée. Il doit coûter un max encore... Enfin Kurt me dirait qu'il peut se le permettre.
Nous sortons de la suite pour aller prendre l'ascenseur. Il attrape mes doigts et les porte à ses lèvres. Il passe son pouce sur le cœur de mon bracelet.
« Tu l'aimes ? »
« Oui beaucoup. Il est magnifique »
Il me sourit et pose un autre baiser sur ma main. Je suis moins angoissé aujourd'hui. C'est sûrement parce que je me suis reposé cette nuit. Ou peut-être grâce au doux réveil avec mon époux. Ou encore les nouvelles encourageantes sur l'état de Cooper.
Il n'y a personne dans la cabine d'ascenseur quand nous montons dedans. Je regarde brièvement Kurt. Ses yeux s'accrochent aux miens. Un rictus sarcastique étend ses lèvres.
« Tu ne devrais pas faire ça » me prévient-il dès que l'ascenseur commence à descendre.
« Faire quoi ? »
« Me regarder comme tu le fais »
Je glousse et il rit joyeusement. Il me prend dans ses bras et tire ma tête en arrière.
« Je te promets qu'un de ces quatre, je privatiserais un ascenseur pour quelques heures »
J'arque un sourcil.
« Que quelques heures ? »
« Tu en veux toujours plus Blaine »
« Seulement de mon mari »
« Ça me plaît »
Il pose tendrement sa bouche sur la mienne. J'ignore si c'est le fait d'être dans un ascenseur ou d'être en manque de ce genre de contact avec Kurt ou bien juste Kurt mais l'envie explose en moi comme une bombe. Je glisse mes mains dans ses cheveux et passe ma langue entre ses lèvres pour approfondir le baiser. Je le plaque contre la paroi de la cabine afin de sentir chaque courbe de son corps contre le mien.
Son gémissement est étouffé par mes lèvres. Il encadre mon visage de ses paumes et m'embrasse en retour avec la même force. Nos langues tournent ensemble dans une danse connue mais tellement érotique et enivrante. Je touche doucement les pommettes de Kurt de mes pouces.
« Blainey... »
« Je t'aime Kurt. Je t'aime. N'en doute jamais » lâchais-je sincèrement.
Les portes s'ouvrent avant même que l'on ne se rende compte que l'ascenseur est au rez-de-chaussée.
« On va aller rendre visite à ton frère avant que je te prenne là »
Il m'embrasse brièvement et noue ses doigts aux miens pour nous diriger vers la sortie.
Quand on passe devant le comptoir d'accueil, Kurt fait un petit geste à l'homme présent. Il acquiesce et attrape le téléphone. Qu'est-ce que ça veut dire ? Kurt a un air mystérieux et satisfait. Qu'est-ce qu'il a prévu ?
« Qu'est-ce que fait Joey ? »
« Il ne va pas tarder » rétorque-t-il.
Je pense qu'il s'occupe de la voiture.
« Et Wes ? »
« Il est en mission »
En mission ? Je le regarde et son expression est amusée. Il se moque de moi pour éviter mes questions.
Nous sortons de l'hôtel et l'air chaud et étouffant nous tombe dessus. J'oublie toujours que les climats new-yorkais et californien sont différents. Joey et la voiture ne sont nulle part. L'emprise de Kurt sur mes doigts devient plus importante. Je le sens se tendre.
« Qu'est-ce que tu as ? »
Il secoue la tête. Le bruit sourd d'un moteur attire mon attention. J'ai déjà entendu ce type de rugissement... Je pivote pour voir d'où vient le son. Joey sort d'une superbe voiture à quelques mètres de nous.
Oh putain. C'est une Porsche 981 jaune. Je regarde immédiatement Kurt. Ses yeux me scrutent avec soin. C'est moi qui lui avait demandé ce véhicule. Je m'en souviens. C'était juste après la course poursuite.
« Joyeux anniversaire »
Je le dévisage, abasourdi. Je suis bouche bée. Il me donne une clé.
« Il est dingue » marmonnais-je dans ma barbe.
Il m'a vraiment payé une Porsche jaune... Il l'a réellement fait. Un sourire énorme et éblouissant étend mes lèvres. Je sautille, tape dans mes mains et danse comme un fou tellement je suis heureux. Je me jette sur lui. Il me porte et me fait tourner joyeusement dans les airs.
« Merci, merci. Elle est géniale. Je l'aime vraiment »
Il me repose et me plaque contre son torse avec force. Je suis un peu étonné et je me tiens à ses biceps.
« J'irais décrocher la Lune si tu me le demandais Blainey » chuchote-t-il.
Wow... Une déclaration d'amour en pleine rue. Il s'incline et pose ses lèvres sur les miennes.
« Allons voir Cooper »
« Je peux prendre le volant ? »
« Bien sûr ! C'est la tienne »
Kurt me lâche et je cours tout de suite vers le côté conducteur où Joey tient la portière ouverte. Il a un immense sourire.
« Joyeux anniversaire Monsieur »
« Merci Joey »
Je lui donne une brève étreinte. Il me répond maladroitement, mal à l'aise à cause de cet élan d'affection. Il rougit. Je prends le volant.
« Faites attention Monsieur » grogne-t-il en claquant ma portière.
« Oui Joey ! » répondis-je, surexcité, me retenant de sauter sur place.
Je place la clé pour démarrer. Kurt monte du côté passager.
« Calme d'accord ? Ce n'est pas une course poursuite ok ? »
Je mets le contact et le ronronnement plaisant du moteur s'éveille. Je vérifie la route et m'engage dans la circulation peu dense vu l'heure matinale. J'appuie sur l'accélérateur et part dans la direction de l'hôpital.
« Putain de merde ! » s'étouffe Kurt, paniqué.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Va doucement ! Je ne veux pas du tout retrouver la famille Anderson dans la même chambre d'hôpital » me réprimande-t-il.
Je ne peux que lui obéir et lui adresser un sourire rassurant.
« Tu préfères cette allure ? »
« Oui » bougonne-t-il.
Il tente de paraître sérieux et strict. Il n'y arrive pas du tout.
OoOoOoOoOoO
Cooper est toujours pareil. Quand je le vois couché et inerte sur ce lit, mon excitation à cause de la voiture s'envole. Coop est dans cet état parce qu'une personne a été imprudente au volant. Tous les gens dangereux ne sont pas en prison malheureusement. Kurt doit savoir ce qui est advenu du connard qui a mis mon grand frère dans ce lit.
Même s'il a toujours les tuyaux et les aiguilles dans les bras, Cooper semble mieux. Il est moins pâle qu'hier.
Je lui détaille tout ce qui est arrivé depuis que je suis debout aujourd'hui. Kurt est dans la salle d'attente et téléphone je crois.
Sophie surveille le respirateur et les autres machines qui aident mon frère. Elle note quelques trucs dans un calepin.
« Il n'y a rien d'inquiétant au niveau fonctionnel Monsieur » m'assure-t-elle.
Le Docteur Johnson entre dans la chambre un moment après.
« Monsieur Hummel-Anderson, nous devons conduire votre frère en radiologie. On va lui faire un scanner afin de voir l'évolution de l'œdème »
« Ça va prendre combien de temps ? »
« Au maximum une heure »
« Bien. Je resterais là »
« Bien entendu Monsieur »
Je vais voir Kurt. Il n'y a personne dans la pièce. Il arpente la salle d'attente comme un lion en cage en discutant avec quelqu'un au téléphone. Je laisse les battants de la porte se clore. Il pivote dans ma direction, énervé.
« Il dépassait beaucoup ?... Génial. Le frère de Blaine est gravement blessé, n'oublie rien contre lui papa... Merci... Donne-moi des nouvelles »
Il met fin à l'appel.
« Tu parlais de l'homme qui a percuté Coop ? »
Il acquiesce.
« C'est un putain de camé complètement saoul de Los Angeles » crache-t-il, dédaigneux.
Je frémis à la haine dans sa voix. Il vient vers moi et parle plus tendrement.
« Tu as terminé ? On rentre ? »
Je secoue la tête.
« Il y a un problème ? »
« Non, non mais Coop est en radiologie pour son œdème. Je veux patienter pour connaître les résultats du scanner »
« Oh oui bien sûr »
Il s'installe sur un siège et m'invite à m'asseoir sur ses genoux. Il n'y a personne alors je me love tout de suite contre son torse.
« Je ne voyais pas ton anniversaire ainsi » chuchote Kurt contre mon cou.
« Moi non plus Kurt. Je me sens quand même mieux aujourd'hui. Ça m'a fait du bien de voir Carole. C'était adorable qu'elle fasse le déplacement »
« Carole est une femme géniale. Tu es de la famille maintenant. Elle te traite comme Satan ou moi »
« C'est vrai ? »
« Évidemment Blaine. Tu en doutais ? »
Je secoue la tête.
« Non mais... Seul Coop m'a donné la sensation d'appartenir à une famille. Coop a été ma famille à lui tout seul jusqu'à ce que je te rencontre »
Il caresse le bas de mon dos.
« Cooper et toi êtes tous les deux dans notre grande famille désormais »
Je souris et me blottis plus contre lui. Je pense soudainement à quelque chose.
« Mes parents ne sont même pas revenus aujourd'hui. Elle n'a même pas pris la peine de m'appeler pour prendre des nouvelles de son fils »
Je sens la rage monter en moi. Elle ne m'a même pas envoyé un SMS plein d'hypocrisie pour me souhaiter bon anniversaire. Que je l'admette ou non, ça me fait mal.
« Tu as peut-être eu un appel » dit doucement Kurt.
Je prends mon IPhone dans mon pantalon. Je n'ai aucun appel en absence. Juste un SMS de Paul. Même pas de mes autres amis. Ni Zoé. Ni Sam. Certainement pas ma mère. Ça fait vraiment mal. Je me retiens de pleurer.
« Seulement Paul a pensé à moi » soufflais-je tristement.
« Ils ne veulent peut-être pas te déranger... Je suis sûr que Santana a fait passer la nouvelle à Zoé »
« Peut-être... J'essayerais de l'appeler quand Cooper sera revenu du scanner »
Kurt me serre plus fort et caresse tendrement mon dos. Tous mes amis m'ont donc oubliés. D'ordinaire, Cooper est le premier à me le souhaiter. Son portable vibre sous mes fesses et me tire de mes pensées. Il ne me libère pas mais se tord dans tous les sens pour le récupérer.
« Elena ! » grogne-t-il.
Je m'apprête à quitter ses genoux mais il me tient en place. Je me love contre son torse et suit sa discussion.
« Ok... Ils arrivent quand ? »
Il regarde sa montre.
« Vous avez prévenu le directeur de l'hôtel ?... Parfait... On verra lundi... Faites-moi parvenir un mail. Je m'en occuperais et je vous le retournerais... Oui, rentrez Elena... Ça ira, c'est gentil »
Il coupe la communication.
« Ça va ? »
« Oui, oui »
« C'est ton affaire avec le Japon ? »
« Oui »
Il gigote.
« Je te fais mal ? »
« Non mon cœur » glousse-t-il.
« Tes Japonais te créent des problèmes ? »
« Non »
« C'est important ce contrat avec eux hein ? »
« Oui si ça rate, je devrais me débarrasser du chantier naval de New York. Beaucoup de postes risquent d'être en danger. Si je ne signe pas avec les Japonais, on va devoir fragmenter la société petit à petit. Pierce et David sont là pour ça. Et dire que l'économie en ce moment est instable serait un euphémisme . Ça va être délicat »
Je bâille fortement.
« Mes histoires t'endorment Blainey ? » m'interroge-t-il, malicieux.
« Non... Tu es tellement confortable. Je me sens en sécurité ici. J'adore t'entendre me parler de ton boulot »
« Ah oui ? » demande-t-il, surpris.
« Bien sûr »
Je m'écarte pour pouvoir voir son visage avant de continuer :
« Tout ce que tu fais m'intéresse Kurtie »
Je ris. Il m'admire, heureux, et caresse ma joue.
« Tu es tellement curieux mon Blainey »
« Tu me racontes ? »
« Quoi donc ? »
« Pourquoi tu es tant plongé dans ton travail ? »
« Je dois gagner de l'argent pour vivre et pour gâter mon sublime époux »
« Ne me dis pas de bêtises Kurt »
Il fronce les sourcils et reste silencieux. Je pense qu'il ne va pas me donner de réponse mais, en bon mari imprévisible, il continue :
« Je ne veux pas connaître la misère. Et puis... je prends tout ça pour une compétition » chuchote-t-il, « il faut être au top tout le temps sinon on se fait avalé. J'ai remarqué que j'étais doué pour sauver ma peau »
« C'est comme la réalité »
J'ai un peu peur d'avoir touché sa corde sensible.
« Oui tu as raison » dit-il en plissant le front, « mais la réalité est plus douce depuis que tu en fais partie »
Je me colle plus à lui.
« J'aime ce Kurt courageux »
« Oh et les autres ? »
« Je les aime autant. Le Kurt maître du monde, le Kurt Dominant, le Kurt dieu du sexe, le Kurt sensuel, le Kurt amoureux, le Kurt maladroit... Je peux continuer toute la journée »
« Beaucoup de Kurt »
« Toutes les nuances de Kurt »
Il explose de rire.
« Tu es mon maniaque du contrôle plein de nuances de folie » chuchotais-je dans son cou.
Il attire ma bouche à la sienne.
« Tu es donc Monsieur Maniaque du Contrôle. Viens, on va voir Cooper »
« Ok »
OoOoOoOoOoO
« Tu veux bien qu'on aille se promener ? »
Nous sommes dans la Porsche – ma Porsche- et je suis vraiment heureux. L'œdème autour du cerveau de Cooper est parti. Il n'y a plus d'œdème. Le Docteur Johnson m'a dit que le coma artificiel serait levé demain. Il a l'air très enthousiaste pour la récupération de Cooper.
« Évidemment » accepte Kurt avec un sourire, « aujourd'hui c'est ton jour. Tu décides et je te suis »
Vraiment ? La façon dont il parle m'oblige à le regarder. Son regard en dit long sur ses pensées.
« Je peux décider ? »
« Parfaitement »
C'est plutôt plaisant de le savoir. Je mets ça dans un coin de ma tête.
« Pour l'instant, je veux conduire »
« Eh bien, fais mon cœur »
Nous nous sourions.
J'adore rouler au volant de ce bolide. Je m'engage sur une grande route et accélère d'un coup. La vitesse nous colle tous les deux au cuir des sièges.
« Fais attention Blainey » me prévient Kurt.
Je suis toujours la route et pense à quelque chose.
« Tu as réservé dans un restaurant pour le déjeuner ? » lui demandais-je.
« Hmm non. Tu veux manger ? » s'enquiert-il joyeusement.
« Oui »
« Tu as une préférence ? C'est ton anniversaire Blainey »
« Il y a un endroit que j'adore ici »
Je continue de rouler encore un moment et m'arrête sur le parking d'un Starbucks. Celui-même où on avait pris notre petit-déjeuner après avoir fait du planeur pour la première fois.
« On va déjeuner dans ce Starbucks ? » me demande Kurt d'un air surpris.
Je hoche vigoureusement la tête vraiment content. Il me fixe et ses yeux prennent un air d'une douceur infinie.
« D'accord bébé. Après tout, nous avons de bons souvenirs ici »
« Oui. Les premiers que j'aie avec le Kurt tendre »
Je m'incline vers lui pour poser ma bouche sur la sienne.
« Tu es le seul à connaître ce Kurt-là... »
« Et j'en suis ravi » souriais-je.
Nous sortons de la voiture et nous mettons dans la file d'attente.
« Je me demande si cette fille s'est remise »
« Quelle fille ? » demande-t-il, perplexe.
« La serveuse qu'il y avait lors de notre petit-déj'. Tu l'avais tellement ébloui la pauvre »
Kurt explose de rire et embrasse ma joue.
« On ne va pas tarder à voir si elle travaille toujours ici Blainey »
OoOoOoOoOoO
Nous avons pris notre temps pour manger. Le déjeuner ressemblait un peu à un pique-nique intérieur mais c'était génial. On est retournés à l'hôtel pour prendre le PC de Kurt et on est à nouveau auprès de Cooper.
Je suis resté toute la journée à son chevet. Je lui ai lu le manuscrit d'un jeune écrivain prometteur. Ma voix a fait écho aux machines reliées à lui et aux Bip répétitifs de son cœur. Quand j'ai appris que sa vie n'était plus en danger, le poids qui pesait sur ma poitrine s'est envolé, emportant avec lui un peu de mon angoisse et permettant le retour du calme. Il va se remettre. Je vais tout faire pour m'assurer qu'il se remette totalement.
J'hésite à téléphoner à ma mère pour lui dire qu'il va mieux. Enfin je n'ai rien fait. Si elle se préoccupait de lui, elle serait face à moi, tenant la deuxième main de Cooper. Je soupire et caresse ses doigts de mon pouce, comme pour lui montrer que je suis avec lui. Même s'il n'est pas conscient, la chaleur rassurante de sa main dans la mienne me fait du bien.
Après un temps indéterminé avec lui, je sens la présence de Kurt. Je le regarde. Il est accompagné de Sophie.
« On doit rentrer Blainey »
Si tôt ? Je m'accroche aux doigts de Cooper. Je n'ai pas envie de partir.
« Il faut que tu manges. Suis-moi. On rentre » répète Kurt.
« Je dois laver Monsieur Anderson » ajoute Sophie.
« Oh ok... Je serais là demain »
Je pose un bisou sur le front de Cooper. Ses cheveux chatouillent ma joue.
Je reviens vite grand doudou. Accroche-toi. Je t'aime.
OoOoOoOoOoO
« Tu veux bien qu'on aille prendre un verre avant dîner ? » me demande Kurt en poussant la porte de notre chambre d'hôtel.
« Oh si tu veux. Tu sais où tu veux aller ? »
« Au Bar Ama »
Je réfléchis à ce nom et...
« Oh... C'est le bar où tu nous as retrouvé avec Cooper la dernière fois »
Il glousse et hoche la tête.
« Celui-là-même oui »
Je souris.
« J'étais vraiment en colère contre toi ce soir-là »
« Je sais bébé. C'est une des raisons pour lesquelles je le trouve attrayant »
J'explose de rire et secoue la tête.
« Mais Kurt, je n'ai qu'une tenue ici »
Il me tire par la main dans la suite puis vers notre lit. Une housse pâle est posée dessus.
« C'est encore Joey ? »
« Non. Moi cette fois » rétorque-t-il, un peu bougon.
Je l'ouvre et découvre un costume parfaitement taillé. Il est intégralement noir. Seule la cravate est blanche ainsi que les carreaux de la chemise. Je l'examine. Je ne vais jamais entrer dedans tellement il est ajusté.
« Il est très beau et élégant. Pourvu que je puisse l'enfiler »
« Fais-moi confiance » assure-t-il, « je t'ai choisi des chaussures aussi »
« Tu es l'homme parfait. Merci Kurtie »
Je relève un peu la tête pour l'embrasser tendrement. Il m'enlace et murmure sensuellement contre mes lèvres :
« Je suis pressé de pouvoir te l'enlever »
OoOoOoOoOoO
Je sors de la salle de bains, une serviette autour de la taille. Mes cheveux dégoulinent d'eau. Je vais passer un temps fou à les dompter... Je passe dans la chambre pour m'habiller. Kurt est là. Ses yeux tombent sur moi.
« Il y a un problème ? »
Sa bouche est grande ouverte et son regard est fixé sur mon torse nu. Il secoue la tête.
« Tu... Tu devrais t'habiller rapidement »
Je ricane et retourne dans la salle de bains pour enfiler mon costume. Il est vraiment parfait. Bon... Mes boucles sont indisciplinées mais je ne peux rien faire. Je retourne vers Kurt. Il a l'air d'avoir retrouvé son self-control. Il se lève et vient vers moi. Il prend un mèche mouillée de mes cheveux.
« Je peux te coiffe ? » demande-t-il timidement.
« Oh... Bien sûr. Si tu veux »
Il sourit et m'assoit sur le bord du lit. Il va chercher une serviette pour me sécher les cheveux et le matériel pour les coiffer habilement.
« Tu es un pro des cheveux » dis-je doucement.
Il rit et continue de me coiffer avec soin. Il prend son temps. Ça me calme et me fait du bien.
Quand nous montons dans l'ascenseur, il y a des gens. Kurt a enfilé un pantalon de costume gris foncé et une chemise jaune pâle très serrée. Il n'a pas de cravate. Toutes les femmes le détaillent des yeux et même certains hommes. Je reçois beaucoup moins de sympathie en revanche. Je ne peux pas m'empêcher de sourire fièrement. C'est mon mari. Mon Kurt. Rien qu'à moi. Il enroule son bras autour de ma taille et me colle contre lui.
Il y a vraiment beaucoup de personnes dans le bar en ce samedi soir. Ils ont l'air très importants dans leurs beaux habits. Je suis reconnaissant envers Kurt. J'ai un beau costume moi aussi. Je ne suis pas en décalage avec les autres au milieu de cet endroit.
Je suis assez surpris que Kurt ne prenne pas une table dans la salle principale. Au contraire, il m'entraîne dans un corridor dans le fond du bar. Un salon privé peut-être... Il s'arrête devant une porte puis la pousse.
« JOYEUX ANNIVERSAIRE ! »
Oh merde alors... Il y a Sam et Zoé, Santana et Steve, Burt et Carole. Ils sont tous là. Ils ont tous leurs verres levés dans ma direction. Quand est-ce que ça a été organisé ? Je suis... Wow. Je regarde Kurt qui me sourit chaleureusement. Zoé s'approche de moi et me donne un énorme câlin.
« Joli cœur. Tu es sublime. Joyeux anniversaire »
« Z-Zoé »
Je m'accroche à elle et pleure dans son cou. Dieu que j'aime cette femme, aussi agaçante et embarrassante soit elle.
« Blainey ne pleure pas. Coop va revenir. Je te le promets. Ne pleure pas ou je pleure aussi. C'est ton jour joli cœur ! »
Je sens que sa voix tremble mais qu'elle tente de se contrôler. Elle s'écarte un peu et attrape mes joues pour effacer mes larmes.
« J'ai cru que tu n'y avais pas pensé »
« Comment tu peux croire ça ? Tu es mon meilleur ami. Je n'arrêtais pas de répéter à Sam que c'était bientôt ton anniversaire »
Je ris en pleurant toujours. Elle me sourit tendrement.
« Ne pleure pas joli cœur. Toutes les personnes qui tiennent à toi sont ici pour toi »
J'essuie le bout de mon nez. Je ne peux pas la corriger et lui dire qu'il manque l'homme qui compte le plus pour moi avec Kurt. Je ne sais pas qui regarder. Ils ont tous voyagé spécialement pour moi.
« Tu es là depuis quand ? Comment tu es venue ? »
« Ton Monsieur Parfait nous a prêté son jet privé »
Elle passe ses pouces sur mes joues d'un geste affectueux et doux.
« Tu es vraiment beau Blainey. Joyeux anniversaire »
Elle embrasse ma joue et s'écarte afin que les autres viennent m'enlacer à leur tour.
« Ça va s'arranger Blaine. Le Docteur Johnson s'occupe bien de ton frère. Joyeux anniversaire mon chéri » m'annonce Carole en me donnant une étreinte et un baiser sur la joue.
« Bon anniversaire Hobbit. Ton cul est parfait dans ce costume » dit très sobrement Santana en caressant ma joue et en s'attirant un regard noir de Carole.
« Joyeux anniversaire gamin » déclare Burt en me serrant maladroitement.
« J'espère que tout va bien aller pour ton frère Blaine. Bon anniversaire » souffle gentiment Steve en me donnant un câlin.
« Tu vas bien Blainey ? Ça va aller tu vas voir. Cooper ne va pas roupiller longtemps, il ne peut pas t'embêter pendant ce temps » me dit Sam en me serrant étroitement, « joyeux anniversaire »
Je reste contre mon meilleur ami un moment avant que Kurt ne tire sur ma manche comme un gosse impatient. Il m'attire contre sa poitrine.
« Vous avez assez tripoté mon mari pour ce soir »
Sam rit joyeusement et enroule son bras autour de la taille de Zoé.
Un serveur -apparu comme par magie à nos côtés, me donne une flûte de champagne. Il en tend une à Kurt aussi. Le liquide pétille. Il est rose.
Kurt se racle la gorge et commence à parler :
« Je sais qu'il manque la présence de Cooper avec nous pour que tous les êtres qui tiennent à Blaine soient ici mais il est tout près et son état s'améliore. Je peux dire qu'il détesterait te voir triste Blainey. Je vous remercie de tous être ici pour fêter l'anniversaire de mon magnifique mari. Bon anniversaire mon cœur »
Kurt me porte un toast et les autres font de même. Je fais tout pour ne pas éclater en sanglots.
OoOoOoOoOoO
Je suis les vives discussions entre les invités. Je ne me sens pas à ma place, au milieu de cette grande famille alors que l'homme qui m'a élevé et toujours aimé est dans le coma. J'ai l'impression d'être enfermé dans une bulle hermétique à toute cette effervescence. Bien sûr, je suis content qu'ils soient tous présents. Il y a les petites piques incessantes entre Kurt et Santana, les imitations de Sam et Zoé qui le regarde d'un air énamouré. Steve est dans le même état devant Santana. Le pauvre... Carole et Burt sont en bout de table et parlent calmement. Je suis heureux qu'ils soient là alors que mes propres parents ne m'ont pas souhaités mon anniversaire. J'espère qu'ils ont au moins pris la peine d'appeler l'hôpital...
Les yeux de Carole sont emplis de joie quand ils passent sur nous tous. Je repense à ce que m'a dit Kurt. Elle a perdue son fils à l'armée. Elle doit se sentir bien de pouvoir jouer son rôle de maman avec nous. C'est une femme forte et courageuse. Burt et elle sont parfaits ensemble.
« Tout va bien ? » m'interroge Zoé d'un ton tendre.
Je tourne la tête vers elle et acquiesce. Je lace mes doigts aux siens.
« Ça fait du bien de t'avoir ici »
« Ton Monsieur Parfait a aidé. Je n'aurai raté ton anniversaire pour rien au monde »
« Je t'aime Zoé. Tu es la femme de ma vie »
« Oh mon Blainey... Je t'aime aussi »
Elle se blottit contre mon torse et j'embrasse son front.
« Tu dors à Los Angeles ? » lui demandais-je.
« Oui. Tout le monde reste il me semble. Tu n'étais au courant de rien ? »
« Non »
« C'est une belle surprise ! »
« Oui ça l'est »
« C'est quoi son cadeau alors ? »
Je mets mon poignet droit devant ses yeux.
« Oh ! Il est superbe »
« Je trouve aussi. Il m'a acheté une Porsche jaune aussi »
Zoé s'étouffe avec son champagne. Je glousse et prends une serviette pour essuyer sa bouche.
« Tu es vraiment chanceux joli cœur » rit-elle.
Quand le dessert arrive, les serveurs emmènent un énorme gâteau au chocolat blanc et au coulis de framboise. Il est surmonté de vingt-quatre bougies dorées. Les personnes autour de la table chantent Happy Birthday to You. Je vois les yeux de Burt braqués sur Kurt qui chantonne et tape des mains. Il me regarde et lève les pouces.
« Fais un vœu » me murmure Kurt.
Je ferme les yeux et souffle pour éteindre toutes les bougies. Mon vœu est : Cooper reviens-moi. Je t'en prie, reviens-moi. Je t'aime de tout mon cœur.
OoOoOoOoOoO
Aux alentours de 23 heures, Burt et Carole décident de rentrer à l'hôtel.
« Je ne vous remercierais jamais assez d'être venus »
Carole me serre contre elle.
« Tu es comme notre enfant Blaine. On se devait d'être avec toi ce soir. Je suis vraiment contente que Cooper aille mieux »
« Merci Carole »
Elle s'éclipse avec Kurt pour aller récupérer son sac et son manteau. Je m'approche de Burt.
« Kurt nous a raconté pour tes parents gamin »
Il arrête de parler et jauge ma réaction. Je ne laisse rien montrer alors il continue :
« S'ils ne sont pas capables de voir l'homme fantastique que tu es et de t'aimer pour toi-même, ils ne méritent pas ton attention »
Je baisse la tête timidement.
« Ils ne se sont jamais vraiment préoccupés de moi. Il n'y a eu que Cooper »
Burt me prend dans ses bras. Je lui rends son étreinte.
« Nous sommes là désormais. Cooper et toi êtes de la famille. Je n'oublierais jamais ce que tu as fait pour mon garçon Blaine. Tu lui as rendu son insouciance et sa joie. Je suis là pour toi »
Je le serre plus fort.
« Merci Burt. Merci »
OoOoOoOoOoO
Kurt clôt la porte de notre chambre d'hôtel.
« Je ne t'ai rien que pour moi » souffle-t-il en appuyant son dos au mur et en me détaillant du regard.
Je fais un pas vers lui et glisse mes mains sous sa veste ouverte.
« Merci pour la surprise. Tu es le meilleur époux du monde. Tu es gentil, beau à s'en damner et je t'aime plus que tout »
« Rien que pour ça, je suis comblé »
« Je peux faire un peu plus pour te combler. Je te montre ? »
Avant qu'il ne réponde, je plaque ma bouche à la sienne.
OoOoOoOoOoO
Nous avons pris le petit-déjeuner avec tous nos proches. Désormais, ils rentrent tous à New York. Joey les conduit au LAX et Kurt et moi les suivons avec ma Porsche. Nous sommes silencieux jusqu'à l'aéroport. Le jet est près au décollage. Tout le monde sort des véhicules et je les serre un à un dans mes bras, les remerciant d'être venus spécialement pour moi. Je serre Zoé très fort et embrasse sa joue. Ils montent tous dans l'avion. Sauf Sam.
« Tout va s'arranger Blainey. Chut » dit-il en me sentant trembler contre lui.
« Tu me manques tellement Sammy »
« Toi aussi mais hé... »
Il encadre mon visage de ses mains.
« Je suis seulement à un coup de fil de toi » finit-il.
Je hoche la tête rapidement et essaye de sourire à travers mes larmes.
« Cooper tient trop à toi pour t'abandonner. Et il n'a pas encore eu d'Oscar alors ne t'en fais pas »
Je ris doucement. Ce serait peut-être bien que je lui lise un magazine cinématographique quand je retournerais le voir. Sam me lâche et monte dans le jet. La porte se ferme. Je sens Kurt m'enlacer.
« On doit s'en aller mon cœur » chuchote-t-il.
« Tu peux prendre le volant ? »
« Évidemment »
OoOoOoOoOoO
J'entre dans la chambre de Cooper et le regarde. Il est différent. Je me rends compte qu'il n'a plus de tubes dans les narines. Je passe mon doigt sur sa joue. Cooper ne supporte pas la barbe d'ordinaire. Je pose un bisou sur son front.
Kurt va voir s'il trouve le Docteur Johnson dans les couloirs pour se renseigner sur son état.
Je déplie le journal spécialisé dans le cinéma que j'ai acheté à la boutique et lui lit soigneusement un article sur un festival des films américains à Deauville en France. C'est un rendez-vous très connu des cinéphiles apparemment et il attire beaucoup de monde. La main de Cooper repose dans la mienne le temps de la lecture.
Alors que je lis l'interview de Julianne Moore, présente au festival et qui raconte qu'elle est favorite pour l'Oscar de la meilleure actrice pour son dernier film, je sens un minuscule mouvement dans ma paume. Je fixe les doigts de mon frère mais rien. Je veux tellement qu'il revienne que je perds la tête.
Je continue la lecture mais suis coupé :
« Un jour j'aurais un Oscar p'tit doudou » marmonne Cooper d'une voix pâteuse en s'accrochant faiblement à mes doigts.
Mon grand frère !
(*) Citation du Portrait de Dorian Gray : Oscar Wilde
Voilà pour ce modeste chapitre.
J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me laisser votre avis dans une review. Je suis toujours heureuse de vous lire et de pouvoir discuter avec vous.
Je vous dis à vendredi.
Bisous, bisous mes chéris.
Votre humble et dévouée Cindy :)
