Coucou à tous !

J'espère que votre week-end s'est bien passé et que vous allez bien ^^

Je suis désolée pour ce léger retard. Je suis rentrée assez tard hier et j'étais trop fatiguée pour faire quoi que soit :') encore désolée

Merci à ma Choupette, Virginie, Célia, Huguette, Shiiny5, mamstaz, KlaineIsLife, justmoi59, Klaineuse, Louise, Marion, Guest pour vos reviews.

Soso : oui tu es la meilleure ma chérie. La meilleure de la terre même. Naninou et CoinCoin sont les meilleurs copains de la terre et pour la vie. Biscotouille c'est la vie ma chérie. Tu connais ton mari mieux que personne ma Choupette :') Je t'aime fort fort ma belle, tu es la meilleure -coeur cœur cœur-

ViviKlaine : merci beaucoup. Mes frères me surnommaient doudou quand j'étais enfant. Tu verras si l'entrevue avec Schuester te plaira. Oui elle me plaît beaucoup. Merci et gros bisous

CeliaCom7 : hey ! Blainey ne serait pas parti sans son grand frère chéri. Tu verras pour Clarington et tu auras ta réponse pour Blaine actif assez rapidement. Bisous.

AnnaKlaineuse : tu sais où on lui met la batte de baseball ma Huguette ? Ma citrouille et mes pêches ne sont qu'à toi et on aubergine maxi -sourire pervers- Mon poème de noces sera une surprise totale plein de romantisme, je te le promets ! La mousse au chocolat sur Klaine surtout... Tu sais de quoi je parle hein ? Bisous sur ton aubergine :*

Shiiny5 : merci ^^ bien sur que serait Cooper sans son attitude de diva du cinéma et séducteur :') Schuester et Blaine vont parler de choses qui fâchent mais je suis pas certaine que Kurt aborde le sujet aussi calmement. C'est vrai que Schuester leur permet de bien avancer, individuellement mais aussi en tant que couple. Je te le ferais mais je vais d'abord terminer l'OS du mariage parce qu'il me tient vraiment à cœur.

mamstaz : Cooper est un personnage important selon moi. Oui Clarington est horrible mais les policiers vont s'occuper de lui :') Leur couple est plus fort que tout ^^ J'espère que l'entrevue Schuester/Blaine te plaira ^^

KlaineIsLife : coucou ! Blaine ferait tout pour son grand frère. Leur relation compte beaucoup pour moi. C'est vrai que Blaine s'est forgé une vraie expérience à côté de notre maniaque du contrôle ^^ Clarington est un vrai con mais j'aime écrire ces passages bizarrement. Blaine qui ne rougit pas... A voir ;)

justmoi59 : Je ne pourrais pas faire du mal à Coop ^^ mes frères m'appelaient comme ça quand j'étais enfant ^^

Klaineuse : C'est vrai que Blaine de Nuances est plutôt vraiment bien en passif mais tu t'y habitueras en même temps que lui. Oui même s'ils sont mariés, Kurt est encore fermé :') ça va changer t'inquiète pas. Oui Chris est vraiment sublime. Il est presque irréel.

Louise : hey ! Oui Joey et Lauren sont tellement drôles. AVPM est du génie. Vraiment. C'est plutôt triste que Darren ne soit plus Hedwig mais il a été parfait. Et oui, j'ai vu pour son nouveau film :') Il faut un connard dans toutes les histoires non ? Clarington remplit bien ce rôle. T'inquiète pas. Il reste quelques chapitres avant la fin ;) merci beaucoup et bisous.

IheartIns : coucou ! Ah oui voilà le moment que je pensais que tu voulais découvrir. Je pense que tu sais que je n'ai pas fait comme dans les livres :') Bisous Marion

Guest : merci beaucoup

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 68

J'entre dans le bâtiment du Docteur Schuester. Montgomery m'attend dehors dans la voiture. J'espère que ce ne sera pas trop long pour éviter de le faire poireauter une éternité.

La secrétaire m'offre un sourire et m'indique d'entrer dans le bureau du Docteur. Tout est exactement comme la dernière fois. L'atmosphère est chaleureux et me met à l'aise. C'est sûrement un choix de décoration longuement pensé, justement pour que les patients se sentent bien et pour qu'ils soient plus aptes à parler.

Je m'installe dans un des gros canapés bruns et attends l'arrivée du Docteur.

Kurt va m'en vouloir si je lui dis que j'ai abordé le sujet de son passé avec Schuester ? Certainement. C'est la corde sensible qu'il faut éviter de gratter avec lui. C'est compréhensible mais... C'est une épreuve qu'il a subi et j'aimerais juste connaître cette partie de lui aussi.

Je soupire lourdement. Au même instant, le Docteur Schuester entre dans la pièce. Je me relève instantanément quand il s'approche de moi.

« Bonjour Blaine. J'espère que je ne vous ai pas inquiété »

« Non ne vous en faites pas. Je vous aurais contacté bientôt de toute façon » dis-je dans un sourire.

Il me tend sa main et je la lui serre.

« Vous allez bien Blaine ? » demande-t-il en s'asseyant face à moi, « j'ai cru comprendre que vous aviez des problèmes familiaux »

« Oh oui... Mon frère a eu un accident de voiture. J'ai été en Californie pour être avec lui »

« Est-ce qu'il est en danger ? »

« Non. Plus maintenant »

« Je suis heureux de l'apprendre. Comment vous sentez-vous face à cette situation ? »

Je baisse la tête et entortille mes mains. Comment je me sens ?

« J'ai d'abord été terrifié quand j'ai appris la nouvelle »

Schuester acquiesce et m'indique de continuer.

« J'avais peu que mon frère soit... »

Je déglutis et reprends, incapable de prononcer ce mot.

« Le docteur en charge de Cooper ne m'avait rien dit au téléphone »

« C'est normal d'avoir ressenti une angoisse. Cooper a été votre pilier depuis votre enfance. La possibilité de le perdre vous a montré son importance et son rôle dans votre vie »

Je hoche la tête. Il a totalement vu juste.

« Ensuite, j'ai été en colère... »

« En colère ? Pourquoi cela Blaine ? »

« Mes... Mes parents étaient à l'hôpital quand je suis arrivé. Je pense qu'ils étaient là pour sauver les apparences et non pas parce qu'ils s'inquiétaient pour lui. Enfin c'est monnaie courante les concernant »

Le Docteur Schuester fronce les sourcils.

« Vous ne pensez pas qu'une infime partie d'eux se souciait de l'état de votre frère ? » m'interroge-t-il gentiment.

Je le fixe sans rien dire. Est-ce que c'est possible ? Je revois mon père dans la salle d'attente. Il semblait plus ennuyé qu'autre chose. Ma mère, elle... Même si elle en faisait un peu trop, il se peut qu'il y ait eu du vrai sous ses larmes de crocodiles.

« Ma mère s'inquiétait peut-être mais mon père, je ne pense pas. Il a toujours été plus homme d'affaires que père chez nous »

« Votre frère a donc été le substitut de ce rôle paternel ? »

« Non » secouais-je la tête.

« Oh ? »

Le Docteur me regarde avec curiosité. Il se tourne plus vers moi.

« Cooper a été une famille complète pour moi. Quand j'étais enfant, il s'occupait de moi. Il préparait mon petit-déjeuner. Il me rassurait quand je faisais des cauchemars. Il me grondait aussi quand je faisais des bêtises. Mes parents n'ont jamais été des parents. Ils ont seulement l'appellation »

Il me dévisage d'un air impassible et note quelque chose dans un calepin. Il lève ensuite à nouveau les yeux vers moi.

« Puis-je vous donner mon avis ? »

J'opine en plissant le front.

« Kurt et vous vous ressemblez plus que je ne le pensais »

Je fronce plus les sourcils.

« J'ai peut de ne pas comprendre »

« Vous connaissez très certainement le passé de Kurt et de sa mère ? » commence-t-il.

Je hoche la tête, ne voyant toujours pas où il veut en venir.

« Sa mère était négligente et est décédée très tôt dans la vie de Kurt, lui laissant un sentiment d'abandon. Kurt s'est donc rattaché corps et âme à son père. Vous avez reproduit le même schéma avec votre frère »

« Mais... Mes parents ne sont pas morts »

« Je sais mais, en vous mettant de côté, un sentiment d'abandon de leur part est né en vous et Cooper est devenu pour vous ce qu'est Burt pour Kurt »

J'écarquille les yeux en comprenant finalement. Oh mon Dieu... Est-ce que je suis prédisposé à devenir comme Kurt ? Renfermé sur moi-même et aimant faire mal aux autres ?

« Ne vous inquiétez pas. Kurt a subi bien des traumatismes pour en arriver où il est » déclare-t-il comme s'il avait lu dans mon esprit, « mais cette similitude nous montre que le point de départ de tout être ne définit pas sa personne future. Kurt et vous avez la même base mais des personnalités tout à fait différentes »

Wow... Je n'aurais jamais pensé ça tout seul. Après tout, Kurt et moi avons des enfances opposées. J'habitais en Californie et lui en Ohio. J'étais heureux malgré tout et Kurt était terrorisé et malheureux. Cooper m'a apporté bien plus que je ne le pensais alors... Je soupire et les questions que je voulais poser au Docteur Schuester me reviennent.

« Docteur... Vous parlez des traumatismes que Kurt a subi... Il m'a déjà confié ce qui lui est arrivé à l'adolescence et... »

« Kurt vous a tout raconté ? » me coupe-t-il.

« Hmm... Non » dis-je en gigotant sur place, « je sais qu'il a été... violé mais je n'en sais pas plus »

« Je ne peux pas vous en parler, vous le savez ? Cette décision appartient à Kurt. S'il veut vous en confier plus, il le fera de lui-même »

« Je... Je sais mais... »

Je souffle et regarde mes mains avant de continuer :

« Kurt et moi sommes... enfin, on a des rapports sexuels »

Je rougis violemment et regarde le docteur pour jauger sa réaction. Il a un sourire bienveillant.

« Je ne vous jugerais pas Blaine. Prenez votre temps »

« Nous avons des rapports sexuels mais je n'ai jamais fait l'amour à Kurt. Je comprends qu'il bloque là-dessus mais je me demande si, un jour, il pourra dépasser cela »

Le Docteur Schuester me scrute à son tour.

« Kurt a été violé mais plus que ça, on lui a retiré toute estime de soi et toute confiance dans le genre humain. Si cette étape doit être franchie dans votre couple, ça prendra du temps et surtout, ce sera impossible jusqu'à ce que Kurt ne se soit pas entièrement ouvert à vous. Il doit réussir à vous parler de cette épreuve pour pouvoir la dépasser. Cependant, il ne faut pas le forcer. Il est le seul à avoir le contrôle de cette partie d'accord ? »

J'acquiesce lentement, absorbant les informations.

« Je vous l'ai déjà dit mais continuez ce que vous faites avec lui. Vous le forcez à avancer sans être brusque avec lui. Vous le faites avancer à son rythme. Ne baissez pas les bras. Ses progrès sont impressionnants depuis que vous êtes avec lui »

« Merci beaucoup Docteur »

Je baisse les yeux vers ma montre.

« Vous avez d'autres questions Blaine ? » me demande gentiment Schuester.

« Non, c'est tout pour l'instant. Je dois aller au travail »

Le Docteur Schuester me salue et me rassure une dernière fois avant que je sorte du bâtiment. Je me sens bizarre après cet entretien. Si je raconte à Kurt mon rendez-vous avec son psy, comment il va réagir ? Il peut très bien exploser comme fondre en larmes ou rester stoïque et enfermé ses sentiments. Dans tous les cas, ce ne sera pas beau. Je tremble et boutonne mon cardigan.

Montgomery m'ouvre la portière de la voiture. Je me glisse sur la banquette arrière d'un air absent. Wes ne m'interroge pas et je lui en suis reconnaissant.

« Où dois-je vous conduire Monsieur ? »

« Au bureau s'il vous plaît »

Je m'appuie contre le dossier, tourne la tête vers l'extérieur et me perds dans mes pensées. Toutes ces révélations me retournent le ventre. Qu'est-ce que je serais devenu sans mon frère ? Un de ces hommes qui alimentent les clichés sur la communauté gay ? Un jeune homosexuel de San Francisco qui couche à droite à gauche ? Ou pire ? J'aurais pu me faire violer aussi en traînant de bar en bar. Je suis vraiment content d'avoir eu Cooper pour surveiller mes arrières. J'ai eu de la chance qu'il soit ouvert et qu'il m'ait accepté quoi qu'il arrive. Je suis même reconnaissant qu'il m'ait donné cette conversation embarrassante sur le sexe et les relations amoureuses.

Mon pauvre Kurtie... On est semblables finalement. C'est tellement fou. J'ai du mal à assimiler les mots du Docteur Schuester pour l'instant. En y pensant, Kurt n'admet pas que sa mère lui manque tout comme je n'admettrais pas que j'ai été blessé de ne pas voir de SMS d'anniversaire de ma mère.

Ce que je sais en revanche, c'est que Kurt ne s'ouvrira pas à moi de si tôt. On a à peine réussi à passer la barrière des contacts physiques alors celle de l'intimité... Et s'il me laissait parce que j'ai trop parlé avec Schuester ? Je sais que ce sujet est plus que sensible pour lui. Il va me tourner le dos si je lui dis qu'on est pareils étant donné le dégoût qu'il éprouve pour lui-même. Mon Kurt... Ça va être horrible.

Montgomery se gare devant The New Press. Je m'extirpe de la voiture et je monte dans mon bureau.

« Blaine ! Tu es de retour ! Ton frère va bien ? » s'enquiert Kitty en me voyant.

Je secoue la tête, toujours préoccupé.

« Oui ça va. Il se remet peu à peu »

Elle entre après moi dans mon bureau. Elle me dévisage, inquiète.

« Tu te sens bien ? Tu es tout pâle »

Je déglutis et passe une main dans mes boucles. Je dois penser à autre chose.

« Oui, oui. Tu veux bien me préparer un café ? On discutera des nouvelles et des potins qu'il y a eu pendant que je n'étais pas là »

J'essaie de sourire pour ne pas l'alarmer.

« Bien sûr. Je reviens vite »

Elle me sourit gentiment et s'éclipse. Je ne dois pas passer mes nerfs sur Kitty. Dieu que j'aimerais aller frapper dans un sac de sable... Toutes ces pensées vont me faire péter un câble. Je me retiens de taper ma tête sur mon bureau. A la place, je mets l'ordinateur en route. Kurt m'a envoyé un message.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : manque de mon mari

A : Blaine Hummel-Anderson

Mon cher Blaine,

Je suis au travail depuis deux heures seulement et pourtant j'aimerais déjà être avec toi.

J'espère que Cooper est bien dans cet hôpital. Carole va lui rendre visite dans la journée.

Je viendrais te chercher à 18 h. On ira le voir un moment et on rentrera chez nous ok ?

Tu me manques.

Je t'aime.

Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : manque de mon mari

A : Kurt Hummel-Anderson

Ça me va.

Bisous.

Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : manque de mon mari

A : Blaine Hummel-Anderson

Tu vas bien ?

Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.


Est-ce que je peux lui dire que je me sens mal ? Je ne sais pas comment il va réagir à tout ça. Je suis perdu. Ce que je sais, c'est qu'on doit se parler face à face et non par messages.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : manque de mon mari

A : Kurt Hummel-Anderson

Oui. J'ai du travail. A ce soir.

Blaine Hummel-Anderson, éditeur, The New Press.


Comment je vais aborder le sujet ? En dînant ? En se câlinant après qu'on ait couché ensemble ? Certainement pas pendant en tout cas. Je ne vais pas lui dire « et, au fait, j'ai parlé avec Schuester aujourd'hui. Il m'a dit que toi et moi étions pareils -génial en sachant que tu te hais- et il a dit que tu devais tout me déballer sur ton viol pour que moi -homme brun comme ton violeur- puisse te baiser ».

Je prends ma tête entre mes mains. Quelle merde putain.

OoOoOoOoOoO

« Coucou » me salue prudemment Kurt quand j'entre dans la voiture.

« Coucou »

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Je détourne les yeux alors que Joe part en direction du Bellevue Hospital.

« Rien du tout »

J'aborde le sujet maintenant ? On est dans un endroit neutre, restreint et surtout, Joey est présent. Kurt serait au moins contraint de garder son sang froid.

Il me scrute inlassablement.

« Ça se passe bien au travail ? »

« Oui »

« Blaine, dis-moi ce qui se passe »

Son ton autoritaire me force à sortir de mon mutisme.

« Je suis inquiet pour Coop. Je voulais être avec toi aussi. Rien de plus »

Kurt semble respirer à nouveau.

« Cooper ne risque plus rien. J'ai téléphoné à Carole et elle est enthousiaste pour son rétablissement »

Il prend ma paume entre ses mains.

« Tu es gelé bébé. Tu as déjeuné ce midi ? »

Je m'empourpre.

« Blainey... » me réprimande-t-il, mécontent.

Je n'ai rien mangé parce que ton psy et moi parlions de ton passé, du mien et de notre vie sexuelle aussi.

« J'étais trop occupé »

Il soupire, agacé.

« Il faut que je dise à Wes qu'il te donne à manger aussi ? »

« C'était juste étrange aujourd'hui. Tu sais avec l'arrivée de Cooper et tout »

Sa bouche se crispe alors qu'il reste silencieux. Je tourne la tête.

Parle-lui. Il ne va pas te bouffer !

Je n'en ai pas le courage.

Kurt coupe mes réflexions en parlant :

« Je vais sûrement être obligé d'aller au Japon »

« Oh ! Quand ? »

« En fin de semaine ou la suivante »

« D'accord »

« Tu m'accompagnes ? »

« Kurt, je dois rester pour le boulot. On ne se fâchera pas encore là-dessus »

Il croise les bras comme un enfant auquel on aurait refusé une sucette.

« Ça ne coûtait rien de tenter le coup » grogne-t-il, bougon.

« Tu seras absent longtemps ? »

« Deux-trois jours tout au plus. Dis-moi ce qui te préoccupe »

Il me connaît trop bien.

« Mon amour va partir alors j'ai le droit d'être triste non ? »

Kurt embrasse ma joue.

« Je reviendrais vite »

« J'en suis heureux »

OoOoOoOoOoO

Cooper a plus d'énergie et ne boude plus. J'aime le voir interagir avec Kurt. Les deux personnes que j'aime le plus ensemble. Les deux hommes qui m'ont sauvés. J'arrive presque à oublier toutes mes pensées noires en écoutant leur discussion sur Hollywood. Mon frère perd rapidement ses forces cependant.

« Coop on va y aller. Repose-toi »

« Merci petit doudou. Je suis heureux de vous avoir vu. Carole est passée aussi. Ta belle-mère est une femme fantastique Kurt. Elle m'a beaucoup apaisé »

« Oui, Carole est géniale » dit Kurt en se mettant debout.

Je caresse le bras de Cooper et pose un bisou sur son front.

« Je reviens demain Coop »

Je le regarde tristement. Je reviendrais si mon mari ne m'a pas attaché et bâillonné dans un coin.

« Allons-y »

Kurt attrape mes doigts, visiblement soucieux.

OoOoOoOoOoO

Je suis perdu dans mes pensées et je n'ai absolument pas faim. Mademoiselle Jones a préparé des cannelloni maison mais je suis ailleurs.

« Putain Blainey ! Parle-moi ! Qu'est-ce que tu as ? »

Kurt pousse son assiette d'un air énervé.

« Je t'en prie, je vais perdre la tête »

J'avale ma salive dans une tentative vaine d'éliminer la boule d'angoisse dans mon estomac. Je dois lui en parler.

« Je suis allé voir le Docteur Schuester aujourd'hui »

Il se tend un peu.

« Et ? »

« Je lui ai parlé de mes parents et de notre relation »

« De notre relation ? » répète-t-il comme s'il ne comprenait pas.

Je déglutis et hoche la tête. Je plante mes yeux dans les siens.

« Je voulais savoir si, un jour, je pourrais... te faire l'amour aussi. Je pensais que Schuester aurait des réponses »

Kurt écarquille les yeux et s'éloigne de moi, paniqué.

« Qu'est-ce qu'il t'a dit au juste ? » souffle-t-il.

« Que ce sera possible si tu me parles du v- »

Son regard glacial et menaçant m'empêche de continuer.

« Ne t'avise pas de dire ça Blaine »

Je reste silencieux. Ma langue est comme enroulée dans un bloc de béton. Il est fou de rage.

« Bordel de merde »

Il se met debout dans un geste violent qui me fait peur.

« Tu penses que c'est un truc que je peux raconter comme ma journée au boulot ? Tu crois que je peux passer au-dessus de ça ? Tu crois que je peux oublier ? Tu n'es pas con à ce point ?! »

Con ? Je baisse la tête et ravale mes larmes. Je veux lui dire que ça n'a pas d'importance, que tout me va comme ça, que c'était seulement de la curiosité mais je n'y arrive pas. J'entortille mes mains.

« Pardon. J'ai conscience que c'est un sujet sensible mais... »

« Sujet sensible ?! » crie-t-il, « bordel de merde, la politique, l'économie sont des sujets sensibles mais là... »

Il se tait et clôt les paupières. Il fait tout pour ne pas exploser mais je sens que sa colère le consume de l'intérieur.

« Ça te plaît de me faire revivre ça ? Tu aimes voir que je souffre ? »

La fureur est presque visible autour de lui, un nuage rouge flamboyant l'entourant.

« Tu sais que c'est faux »

« Je pensais que tu avais compris que c'était trop pour moi »

« Je le sais. Pardon »

Il fait la sourde oreille.

« Je savais que ça arriverait. Je le savais. Voilà pourquoi j'ai toujours tout fait pour ne pas tomber amoureux »

« K-Kurt... ne dis pas ça. S'il te p-plaît »

Je sanglote silencieusement.

« Ne commence pas à chialer putain » crache-t-il.

Il tire sur ses cheveux comme un fou.

« Tu crois, qu'en plus de toutes les autres merdes de ma vie, je pourrais supporter ça ? »

Ses mots s'étouffent peu à peu à cause de la colère et de l'angoisse.

Je comprends soudainement. Je lève les yeux vers lui. En reparlant de ça, je l'ai forcé à replonger dans les souvenirs de ce moment. Je l'ai obligé à revivre cette terreur. Oh mon maniaque du contrôle... Qu'est-ce que j'ai fait ?

« Je sais pas. Tu es le seul qui peut le dire. Schuester a dit que... toi et moi on est semblables. Qu'on est partis de la même base. On va y arriver. On le fera ensemble »

« Quoi ? On est semblables ? Putain en quoi on est semblables ? Je comprends rien »

La panique prend une place énorme dans son regard.

« J'en ai assez » grogne Kurt d'un ton dédaigneux.

Il pivote et part furieusement dans le corridor. Il passe par les escaliers de secours étant donné le bruit violent de la porte. Je tremble de tout mon corps.

Je ne bouge pas et fixe un point invisible dans le grand salon. Mon pire cauchemar s'est réalisé. Kurt est parti. Je pousse mon assiette, cache mon visage dans mes bras et sanglote.

OoOoOoOoOoO

Après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, je décide de partir à la recherche de Kurt. Il n'a pris les clés d'aucune voiture et je sais que Joey et Montgomery ne travaillent pas ce soir. Il est donc à pied. Il n'a pas des milliers d'amis alors... Même si ça me fait mal, je ne vois qu'une solution : Sebastian Smythe.

Je passe dans le bureau de Kurt et cherche son carnet d'adresses. Je trouve vite celle du détraqué et la note sur un papier.

Je prends mon portable et part à l'adresse.

Après trois quarts d'heure de marche, je me retrouve face à un immense bâtiment beige aux fenêtre noires. Je suis dans l'Upper East Side, un des quartiers les plus riches de New York. Ça ne m'étonne pas. J'inspire profondément et regarde mon papier. Appartement 24A. Je suis prêt à affronter le détraqué si ça veut dire retrouver Kurt.

Je passe le hall et monte à l'étage indiqué par le plan de l'accueil. Je me poste devant la lourde porte en bois sombre. Je prends une nouvelle inspiration pour rassembler tout son self-control et frappe.

J'attends un moment. Je m'apprête à toquer une nouvelle fois mais j'entends des pas puis la porte s'ouvre. Un joli garçon se tient devant moi. Il fait à peu près ma taille, il est brun et a de grands yeux noirs. Sa peau est hâlée. Je le dévisage, un peu perplexe.

« Bonsoir. Je peux vous aider ? » demande le garçon face à moi.

« Hmm je... je crois que je me suis trompé d'étage » bafouillais-je maladroitement.

Il me sourit gentiment. Ses yeux pétillent encore plus.

« Ne vous en faites pas. Je peux peut-être vous aider. Je connais pas mal de monde dans l'immeuble. Comment s'appelle la personne que vous cherchez ? »

« Hmm... Sebastian Smythe mais ne vous dérangez pas pour... »

« Vous ne vous êtes pas trompé » dit-il joyeusement, « je suis Thad son... euh... son petit-ami »

Il me tend la main. Je le jauge du regard. Thad... Thad... Je sais où j'ai entendu ce nom ! C'est le soumis qui faisait chanter Smythe. Je rougis et serre sa main.

« Je suis Blaine. Donc Sebastian est ici ? Je dois lui parler »

« Non, il est parti en ville. Il avait une urgence au travail. Je peux vous aider peut-être ? »

Il semble vraiment se soucier de ma présence ici et de ma visite. En fait, Thad a l'air d'être un garçon drôle, doux et gentil. Je secoue la tête et essaie de lui sourire.

« Ça va aller, merci »

« Je lui transmets un message ? » me propose-t-il aimablement.

« Non. Ne mentionnez même pas ma visite. Lui et moi ne sommes pas vraiment amis en réalité. Il aurait seulement pu me donner un renseignement »

« Très bien. J'espère que vous vous en sortirez Blaine »

« Merci beaucoup. Désolé de vous avoir dérangé »

« Ne vous en faites pas. Bonne soirée Blaine » dit-il dans un sourire sincère, « on se croisera peut-être à nouveau. Le monde est petit »

Je souris et lui fais un signe de main en m'éloignant. Je l'entends refermer la porte quand j'entre dans l'ascenseur.

Je sors mon portable et envoie un SMS à Kurt.

Dis-moi simplement où tu es. Je suis inquiet...

Je le range, n'attendant pas de réponses.

Je sors du bâtiment et rentre à pied au Phénix.

J'ai dépassé les bornes en lui parlant de ça. Je le sais. C'est le seul aspect de son passé que je ne connais pas. Il y a une raison. J'ai envie de me frapper. Tout se passait bien. Il a rendu ce week-end, pourtant horrible et angoissant, en un moment facile et agréable. Il a été patient et doux. Parfait. Pourquoi diable ai-je parlé de ça ? Le séjour à Los Angeles a été dure pour lui aussi. Il a été confronté à une situation qui lui échappait totalement. Mais on a réussi à s'en sortir mais dans la main. Mais là... C'est bien trop à supporter pour lui.

Schuester m'a dit de ne pas le pousser, de ne pas le forcer mais je me rends compte que j'ai fait tout le contraire. Qu'est-ce que je vais faire s'il ne veut annuler le mariage ? Je m'enroule dans mes bras en marchant, pour contenir les nausées. Non. Non. Il va rentrer. Il est amoureux de moi, même s'il m'a hurlé dessus et qu'il a dit des choses horribles. Il ne le pensait pas. Il était énervé. Il va rentrer...

OoOoOoOoOoO

J'arrive au Phénix vers 23 h. J'ai pris tout mon temps pour rentrer. Est-ce que Kurt est revenu ? Je fouille l'appartement.

Après dix minutes et après avoir retourné toutes les pièces, je dois faire face à la réalité : il n'est pas ici. Pourvu qu'il ne soit pas blessé... Je ne veux pas revivre l'attente interminable comme le jour de son accident d'hélicoptère. Non. Non. Il n'est déjà pas avec le détraqué. Mais où il est passé ? Chez Schuester peut-être... Je lui tape un autre SMS.

Kurt je t'en prie. Je suis mort de peur...

Je soupire et passe dans notre chambre. Je me déshabille et enfile un des tee-shirts de Kurt. Je part ensuite dans le salon. Je m'allonge dans le canapé et ferme les yeux.

OoOoOoOoOoO

Je me réveille en sursaut à cause d'un énorme bruit sourd.

« P'tain »

Kurt est dans le corridor. Le bruit vient de la commode de l'entrée.

« P'tain » marmonne-t-il à nouveau indistinctement.

Je relève la tête et le voit passer le seuil de la grande pièce d'un pas chancelant. Il est bourré. Je frissonne. Kurt est bourré. Je connais son aversion pour les alcooliques. Je me précipité vers lui avant qu'il ne se fracasse le crâne sur le sol.

« Kurt tu vas bien ? »

Il se retient contre le mur.

« Blaiii-Ney » dit-il d'une voix rauque.

Putain il est vraiment saoul. Comment je dois agir ?

« Hé mais t'es vraiment beau toi ! »

« Tu étais où ? »

Il rit et secoue la tête. Il met un doigt sur mes lèvres.

« Arrête de parler jolie bouche »

« Je crois qu'il est temps d'aller te coucher »

« Coucher avec toi... » rit-il lourdement.

J'enroule mon bras autour de ses hanches. Si je ne le tiens pas, il va tomber. Il ne peut pas du tout aller à la chambre seul. Où il est passé ? Comment il a fait pour revenir dans cet état ?

« Je vais te mettre au lit. Tiens-toi bien »

« Tu es mon amoureux Blaiii-Ney et t'es sexxxxy woow »

Il met son nez dans mes boucles, me faisant perdre l'équilibre. On ne tombe pas cependant.

« Kurt marche. Je vais t'aider à te coucher »

Nous manquons encore de nous étaler mais on atteint notre chambre.

« Chambre » soupire-t-il.

« Oui pour que tu te mettes au lit »

Je l'aide à aller jusqu'au matelas mais il me tient contre lui.

« Viens coucher avec moi »

« Kurt je crois qu'il faut que tu te reposes »

« Mais je veux faire des bébés avec toi »

« Tu peux toujours essayer mais je ne pense pas qu'on y arrive »

Il fronce les sourcils, se repassant ses paroles dans la tête, et ricane.

« T'es trop drôle Blaiii-Ney »

Il se tait et fronce plus les sourcils, comme s'il pensait à quelque chose. La douleur vient déformer son visage. Je me tends en le voyant comme ça. Mon Kurtie...

« Au dodo maintenant »

Je le pousse un peu. Il tombe sur le lit et soupire de bonheur. La douleur est partie.

« Veux coucher avec toi » grogne-t-il.

« Je vais enlever tes vêtements avant »

« Oh oui ! Va s'amuser enfin » sourit-il en tapant dans ses mains.

Kurt est adorable et amusant en étant ivre. J'aime mieux le voir comme ça que fou de rage...

« Relève-toi. Je vais enlever ta veste »

« Bee... Qui fait tourner le plafond ? »

Putain il va me gerber dessus.

« Kurt, redresse-toi »

« Blaiii-Ney donne des ordres »

Il se relève un peu sans élégance -chose étonnante chez lui- et il tangue un peu. Je m'empresse de retirer sa veste.

« Tu sens trop bon »

« Tu sens la vodka »

« Vooo-D-Kaa »

Il découpe le mot comme un enfant qui apprend à parler. Je mords ma langue pour ne pas rire. Je balance sa veste quelque part et j'essaie de défaire le nœud de sa cravate. Il pose ses mains de chaque côté de ma taille.

« T'es un voleur d'habits Blaiii-Ney » déclare-t-il d'un ton enroué, « il te faut des vêtements de prince. Même pour dodo »

Il enroule ses bras autour de moi et niche son visage dans mon ventre. Il semble tellement vulnérable. Mes yeux s'humidifient.

« Ils m'ont faits bobo Bee... Ne les laisse pas me faire bobo »

Oh mon Dieu... Une larme coule sur ma joue. Mon ventre se tord.

« Empêche-les de me faire bobo » souffle-t-il, malheureux et terrifié.

Je passe ma main dans ses cheveux et les caresse doucement.

« Je ne laisserais personne te faire du mal mon amour. Je te le promets. Chut je suis là »

« T'aime Bee »

Il tombe en arrière sur le dos et se cache à moitié sous un oreiller. Je dénoue complètement sa cravate et enlève une à une ses chaussures. J'ôte aussi ses chaussettes. Je me redresse. Kurt est endormi.

Il est magnifique comme ça. Même ivre mort. Sa bouche est ouvert et laisser passer son souffle sifflant. J'enlève le coussin de son visage pour ne pas qu'il s'étouffe et le met sous sa tête. Ses cheveux sont dans tous les sens. Il est serein. Mon bel époux saoul, perdu et triste.

Il est à la maison. C'est ce qui compte. Dieu sait où il aurait pu se retrouver. Il est couché sur les draps mais ce n'est pas grave. Il est bien comme ça. Je vire sa cravate et déboutonne un peu sa chemise. Il dit des trucs incompréhensibles mais il dort toujours. Je défais sa ceinture et la tire doucement des passants de son pantalon pour qu'il soit confortable.

Je regarde son beau visage et embrasse sa joue. Il gémit et tourne la tête vers moi. Mon Kurtie... Qu'est-ce que je t'ai fait ? Je caresse ses cheveux et ôte quelques mèches de son front. Je pose un bisou sur sa tempe.

« Je t'aime de tout mon cœur Kurtie. Même dans cet état. Je t'aime plus que tout. Pour l'éternité »

Je pose un autre baiser sur le haut de sa tête. Je vais m'allonger près de lui mais je vais ramasser ses habits avant. Je prends ses chaussures et les repousse près de la commode. Je vais mettre ses chaussettes au sale. J'attrape sa veste pour la plier correctement mais son IPhone tombe de la poche. Je me baisse pour le ramasser et l'écran s'allume. Un SMS s'affiche au-dessus des deux miens.

J'ai été heureux de passer du temps avec toi. Tu peux me parler quand tu veux. Ne t'inquiète pas, ça va s'arranger.

Un SMS de lui. Le détraqué. Sebastian Smythe.

Il n'était pas chez lui parce qu'il était avec mon mari. Putain.

Voilà pour ce modeste chapitre.

J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me laisser votre avis dans une review :') je suis toujours heureuse de lire ce que vous pensez de mon histoire.

La fin de Nuances arrive bientôt. J'ai presque terminé l'OS du mariage en tout cas ^^

A vendredi mes chéris.

Bisous, bisous

Votre humble et dévouée Cindy :)