Coucou tout le monde !
J'espère que vous allez bien et que votre semaine s'est bien passée.
On arrive dans la dernière ligne droite de Nuances. Il reste 5 chapitres avant la fin. Vous préférez que je continue de publier deux fois par semaine ou bien que je reprenne l'ancien rythme des vendredis pour faire durer le plaisir ? Dîtes-moi !
Merci à Célia, Lena, ma Choupette, Guest, Guest, Virginie, Shiiny5, KlaineIsLife, mamstaz, Huguette, moididi3333, Louise pour vos reviews.
CeliaCom7 : hey ! Je suis contente qu'elle ait plu parce que j'en doutais un peu en l'écrivant. Kurt a été brisé par ce viol. Tout part de ça dans sa vie avec la mort de sa mère aussi. Mais Blaine et lui ont quelques points communs malgré tout. Oui Kurt a un gros problème avec l'alcool (vu que sa mère était alcoolique) Il reste 5 chapitres... Ça me fait bizarre à moi aussi ^^
Tite Lena : coucou ! C'est pas grave t'inquiète pas. Je suis contente que tu lises malgré tout. C'est l'essentiel :') j'espère que ton ordinateur marchera un moment, ça ne doit pas être pratique. Kurt est vraiment possessif et jaloux quand il s'agit de Blaine alors il n'aurait pas pu réagir autrement qu'en frappant l'homme ^^ le viol de Kurt est quelque chose qui l'a sali au plus profond de lui-même. C'est la seule partie de son passé qu'il cache encore à Blaine. Seb s'accroche a tout ce qu'il peut oui ^^ Oui je n'ai fait qu'un OS pour l'instant mais j'ai fait des points de vue de Kurt. J'ai pas l'habitude mais j'espère que ça vous plaira. Merci beaucoup Lena
Soso : oui tu es meilleure que tout le monde. Tu es sur le trône des VIP tu te souviens ? Tu es ma reine en plus ! Je ne vénère que mon sublime mari autant que toi. Olivia se met à pleurer si Blainey lui dit tout ça. Je crois qu'elle pleurerait déjà parce qu'un homme lui parle xD on est méchantes. Coop Coop c'est tout pour Blainey ** Je pleurais la première fois que je suis allée toute seule à Clermont alors imagine au Japon :'D (Tu as fait comme si tu n'avais pas eu le chapitre en avance ? ;)) je t'aime ma chérie. Tu es mon rayon de Soleil -coeur-
Guest : je suis désolée pour l'attente plus longue que d'habitude.
Guest : il fallait bien un petit rebondissement non ? Ce serait ennuyeux si tout était rose tout le temps :') Et t'inquiète pas Klaine est plus fort que tout. Même plus fort que Smythe ;) ne jette pas Kurt par la fenêtre, Blaine serait malheureux ! Bisous
ViviKlaine : Coucou ! Kurt exagère pour la moindre petite contrariété alors si Blaine aborde LE sujet qui fache c'est normal qu'il se braque. Je ne pense pas qu'un viol puisse être pris à la légère. Ce moment de leur dispute était là pour montrer à quel point Kurt se sent vulnérable. Et désolée pour Skype mais j'ai vraiment du mal :'( bisous
Shiiny5 : ah oui, c'est la colère de Kurt qui intimide Blaine. Blaine se tait par peur de le blesser mais Kurt croit qu'il lui cache des choses. C'est un cercle vicieux. Mais ils sont liés tout de même. Si l'un va mal l'autre aussi. Et même si Kurt a bu et tout, Blaine prend soin de lui parce que c'est son mari avant tout. Je suis d'accord avec toi mais que serait Kurtie s'il n'était pas si borné ? ^^ Ah oui, une mauvaise surprise nommée Colère de Blaine ! Notre beau bouclé ne va pas laisser passer ça ! C'est sûr que le sujet que Blaine a abordé n'est pas des plus faciles. Tu verras pour la suite comment tout va s'agencer ;) bisous et merci pour tes reviews si complètes.
KlaineIsLife : Coucou ! Merci beaucoup ! Quel était ton vœu le plus cher ? Comme je l'ai dit, Kurt est dans l'excès dans toutes ses réactions. Alors quand c'est une chose qui le touche si profondément, c'était obligé qu'il s'énerve comme ça. Il n'a que la colère pour cacher ses blessures. Et justement, c'est parce qu'il est marié avec Blaine et qu'il l'aime qu'il est parti. Parce qu'un Kurt énervé ajouté à quelques objets de la salle de torture, crois-moi, leur mariage n'aurait pas résisté. Il a voulu protéger Blainey. Tu verras pour tout ce qui concerne Sebastian et Kurt ^^
mamstaz : Schuester est obligé de garder le secret sur le passé de Kurt. En plus, c'est Kurt lui-même qu'il revient d'en parler à Blaine. Tu connaitras les raisons de cette visite auprès de Sebastian très bientôt. Kurt a peur que Blaine s'enfuit s'il connaît toute la vérité. Si Kurt perd Blaine, je pense que tu imagines l'état dans lequel il sera. Merci en tout cas.
AnnaKlaineuse : bien évidemment qu'on lui met dans la bouche ! Où voudrais-tu qu'on lui mette ?! Il faut mettre tes initiales HN sur mes pêches et ma citrouille ! Comme ça, personne ne pourra me toucher à part toi ** je t'en ferais un avant notre séance du soir -sourire pervers- j'attends ma carte de fidélité ! Tu es ma fiancée et mon bébé ** J'aime ! Yé crois ké yé bande !
moididi3333 : merci beaucoup !
Louise : coucou ! C'est vrai que Kurt est mis à rude épreuve dans ce chapitre... Le Portrait de Dorian Gray est mon livre préféré alors je veux faire profiter les personnes de son génie. Tout le monde devrait lire ce livre au moins une fois. Merci et gros bisous
Sur ce, bon chapitre !
ENJOY !
Chapitre 69
Je lis plusieurs fois le message, complètement tétanisé. Kurt revient chez nous à plus d'une heure du matin, ivre mort, parce qu'il s'est bourré la gueule avec lui ? Et là il dort tranquillement, bien heureux, ne se souciant de rien.
Je n'arrive pas à le croire. Je sens mes genoux trembler sous mon poids. Je tombe dans le fauteuil près de la commode. Je suis trompé. Bafoué. Il a vraiment osé aller vers lui ? Des larmes de colère ardentes strient mon visage. Je peux réussir à encaisser et à oublier sa rage, sa terreur, ses mots dures et même le fait qu'il veuille me faire du mal. Mais là... Sa tromperie ? Je ne peux pas. Je me blottis contre mes jambes, me serre dans mes bras et sanglote silencieusement, en espérant pouvoir m'empêcher d'imploser.
Je croyais quoi réellement ? Je me suis marié avec cet homme trop rapidement. Au fond de moi, je me préparais à ça depuis bien longtemps. Ça n'empêche en rien l'incompréhension cependant. Il a osé m'infliger ça. Il sait très bien ce que je ressens quand on en arrive à ce type. Bordel pourquoi il a été le voir alors ? La souffrance grossit doucement dans ma poitrine, détruisant tout sur son passage. On va encore et toujours en arriver là lui et moi au fil du temps ?
Je me suis marié avec lui parce que je suis amoureux de lui. Lui aussi l'est malgré tout. Je passe mon pouce sur le bracelet qu'il m'a offert. Je baisse les yeux vers le K et le B entremêlé dessus.
Je ne peux pas croire que le schéma se répétera encore et encore. On avance d'un pas mais on recule de deux. On a connu des bas mais nous avons toujours rebondi pour en sortir plus forts. Tout doucement. Peut-être qu'il va réussir à progresser. Qu'en est-il de moi ? Est-ce que je vais rebondir après sa tromperie ? Il a réussi à me faire vivre le bonheur au milieu de l'enfer à Los Angeles. Son soutien et le calme qu'il m'a transmis alors que mon grand frère était entre la vie et la mort... Mon anniversaire avec tous nos proches... L'amour tendre dans notre chambre d'hôtel. Je suis perdu mais je l'aime tellement. Tellement.
Le Docteur Schuester m'a dit de lui faire confiance mais justement, elle est mise à rude épreuve ici. Je passe ma main sur mes joues et essuie mon nez de mon poignet.
Kurt bouge, vire et tourne sur le matelas. Il gémit et tâtonne près de lui. Il trouve un coussin, niche son nez dedans et soupire de bien-être. Mon coussin. Il le serre et une expression d'apaisement prend place sur ses traits endormis. Oh mon maniaque du contrôle... Comment va-t-on s'en sortir ? Pourquoi il était avec ce connard ? Je dois me renseigner.
Je relis une énième fois le fameux message et établit ce que je dois faire. Je l'envoie sur mon IPhone et soupire. J'arrive à me sentir mal d'agir dans son dos. J'inspecte vite fait sa boite de réception. Ça va. Il n'y a que quelques SMS de Santana, d'Elena, de Joey, de Pierce et de moi. Zéro de Sebastian. Ça me rassure un peu quand même. Je reviens sur l'écran d'accueil de son portable, heureux de constater que Kurt ne l'a pas contacté. Les battements de mon cœur s'accélèrent en voyant l'image de fond. C'est une photo de moi endormi dans le lit du yacht de notre voyage de noces. Quand l'a-t-il prise ? Pourquoi je ne l'ai jamais vu avant aujourd'hui ?
Je remarque aussi des notifications sur l'icône de sa boite mail. J'ai envie de l'ouvrir... Ce serait si facile de voir ce qu'il y a dedans... Peut-être qu'il y a des messages de lui aussi.
Jette un coup d'œil à ses mails. Tu seras fixé !
Je déteste ça mais j'assouvis ma curiosité malsaine. J'empiète sur le jardin secret de Kurt et ouvre sa boite mail.
Je fais défiler les dizaines et dizaines de messages. Beaucoup viennent de Pierce, d'Elena et de moi. Il y en a de sociétés diverses aussi. Il n'y en a pas du détraqué ni d'Elliott. Je m'apprête à tout fermer parce que ces mails n'ont rien d'intéressant dans l'immédiat mais je me fige. Il y en a un appelé Hunter Clarington et il vient de Jeffrey Sterling, l'expert informatique de Kurt. Je le regarde d'ailleurs et me mords la lèvre, me sentant mal. Il dort comme un bébé. Je baisse les yeux, hésite mais ouvre le message.
De : Jeffrey Sterling
Objet : Hunter Clarington
A : Kurt Hummel-Anderson
D'après les caméras de sécurité de la ville, on sait que le véhicule vient de la 147ème rue ouest dans Harlem. Avant ce moment, je ne l'ai trouvé nulle part alors je pense que la planque de Clarington était dans ce quartier.
Nick vous l'a annoncé mais le 4x4 non identifié a été loué dans une société banale clean par un homme inconnu. Il a fourni de faux papiers à l'agence de location. On ne sait pas si cet inconnu est lié à Harlem.
Je vous fais parvenir les fiches personnelles des personnes travaillant pour Hummel Enterprises et pour The New Press qui ont un lien quelconque avec cet endroit. J'ai tout donné à Nick pour qu'il les analyse aussi.
Je n'ai aucune information sur les assistants précédents de Clarington après avoir fouillé son PC de The New Press.
Je ne sais pas si c'est nécessaire mais je préfère vous mentionner tous les documents récoltés dans les disques durs.
Propriétés des Hummel :
Deux à New York, NY.
Une à Lima, OH.
Une à Bridgeport, CT.
Une à Aspen, CO.
Une à Miami, FL.
CV complets :
Burt Hummel
Carole Hummel-Hudson
Kurt Hummel-Anderson
Blaine Hummel-Anderson
Santana Lopez
Articles Divers et photos :
Carole Hummel-Hudson
Burt Hummel
Kurt Hummel-Anderson
Santana Lopez
Je continue de fouiller.
Jeffrey Sterling, expert logistique informatique, Hummel Enterprises.
J'appuie sur le document joint -contenant certainement les fiches personnelles- mais il est trop volumineux pour mon portable.
Si je peux trouver du bon au milieu de tout ça, c'est l'absence de correspondance entre lui et le détraqué ou Elliott Gilbert.
Brusquement, la fatigue me tombe dessus. Il est plus de deux heures du matin. Encore une journée forte en émotions... Entre le transfert de Cooper à New York, les infos du Docteur Schuester, la dispute avec Kurt et lui-même qui fait copain-copain avec le diable en personne... Je soupire encore. Il a le temps de cuver dans sa vodka. Je ne serais pas là à ses côtés quand il refera surface.
Je remets son IPhone sur la table de nuit. Je regarde tristement mon traître mais magnifique mari dormir et je pars de la pièce, ma sacoche avec moi.
Je me dirige vers la buanderie. J'attrape deux oreillers et une couette dans l'armoire et m'empare de la clé de secours de la salle de torture. Elle est cachée derrière un des lave-linge. Je monte au premier étage avec mes affaires. J'entre dans la salle de jeux. Bizarrement, cet endroit m'apporte toujours un sentiment de calme et de sécurité. Pourtant, j'ai crié le mot d'alerte la dernière fois... Je verrouille la porte et laisse la clé dans la serrure. Quand Kurt va se lever, il va paniquer de ne me voir nulle part. Il va me chercher mais ne fouillera pas la salle de torture si elle est close. On récolte ce qu'on sème.
Je me mets en boule sur le divan et pose la couverture sur moi. Je sors mon portable de ma poche.
Je lis plusieurs textos puis tombe sur celui du détraqué comme je me le suis envoyé. Je le renvoie à Kurt en plus de :
IL FAUDRAIT PEUT-ÊTRE APPELER MONSIEUR SEBASTIAN SMYTHE POUR QU'IL SE MÊLE DE NOTRE CONVERSATION SUR CE MESSAGE NON ? CETTE FOIS TU N'AURAS PAS A BOUGER ! BLAINE – TON MARI
Je range à nouveau mon IPhone après l'avoir éteint et m'enroule avec la couverture. Même si je suis fier de m'être rebellé, j'ai mal au cœur. Kurt m'a trompé en allant le voir. J'aurais aimé qu'on s'explique, que je puisse lui dire que ça m'importe peu qu'il ne soit pas prêt à inverser les rôles. On aurait pu s'endormir ensemble et essayer de régler cette histoire. Mais non. On est chacun de notre côté. Moi, résigné dans une salle de torture moderne. Kurt, saoul dans son lit.
Dieu que je me sens vieux ce soir... J'avais conscience que mon existence près de lui serait plus complexe que l'ordinaire mais là... On atteint des sommets. Comment a-t-il pu ? Il veut se battre ? On va se battre, pas de soucis. Impossible de lui accorder ça. Il ne peut pas se réfugier dans les bras de cette ordure dès que nous rencontrons un obstacle. Il devra se décider : lui ou moi. J'essuie mes yeux.
La fatigue a raison de moi et je m'endors finalement.
OoOoOoOoOoO
J'ouvre les yeux d'un coup. Où je suis bordel ? Je prends un moment. Salle de torture. Il n'y a aucune fenêtre aux murs alors je ne sais s'il fait jour ou non. Je vois la poignée de la porte s'agiter violemment. Des éclats de voix arrivent à mes oreilles. Kurt crie mon prénom. Je me tends. Personne ne pénètre dans la pièce et les bruits disparaissent. Je souffle et baisse les yeux vers ma montre. Quasiment 8h. Je rallume mon portable. Cinq appels manqués. Trois messages vocaux. Beaucoup viennent de Kurt mais j'en voix de Zoé aussi. Il l'a certainement appelé. Je ne prête pas attention à tout ça. Je dois arriver à l'heure au boulot.
Je plie correctement la couverture et récupère le reste de mes affaires avant de sortir de la pièce. Je m'assure qu'il n'y ait personne dans les environs. Je me suis certainement emballé pour rien. Je roule des yeux, inspire et descends à l'étage principal.
Joey, Montgomery, Wright et Mademoiselle Jones sont dans le grand salon. Kurt leur crache des instructions à toute vitesse. Tout le monde se tourne vers en un seul mouvement, des expressions choquées sur leurs visages. Kurt a les mêmes habits que ceux dans lesquels je l'ai couché. Ses cheveux sont dans tous les sens, il est translucide et vraiment magnifique. Ses jolis yeux bleus s'ouvrent en grand. Je n'arrive pas à déceler l'émotion qui les habite : angoisse ou rage.
« Montgomery, nous partons dans trente minutes » lâchais-je en tenant la couverture contre mon torse.
Il hoche la tête. Tous regardent ensuite Kurt qui me dévisage avec insistance.
« Je vous prépare quelque chose Monsieur ? » me propose Mademoiselle Jones.
Je refuse.
« Merci mais je ne veux rien manger »
Elle reste silencieuse.
« Tu étais passé où ? »
Tout d'un coup, Wes, Joey, Wright et Mercedes partent tous dans différentes directions. Ils ont peut-être peur que la foudre s'abattent sur eux.
J'ignore Kurt et passe dans notre chambre.
« Blaine, réponds ! »
Je sais qu'il me suit alors que je traverse la chambre pour aller à la salle de bains. Je ferme la porte à clé derrière moi.
« Blaine ! »
Il donne des coups. J'ouvre le robinet de la douche.
« Blaine bordel, laisse-moi entrer ! »
Il frappe rageusement la porte.
« Dégage ! »
« Je ne bouge pas jusqu'à ce que tu sortes »
« Comme bon te semble »
« Blainey je t'en prie »
Je me faufile sous l'eau et sa voix se tait. Oh merci... La douche brûlante fait partir tous les restes de ma courte nuit de sommeil. J'arrive presque à me dire que tout va s'arranger. Je fais mousser mes boucles. Je me rince et prends mon temps. Dès que je me sens prêt, je m'extirpe de la cabine. Je vais devoir faire face à l'ouragan qu'est mon mari.
Soit alors un plus gros ouragan...
Je m'essuie et noue une serviette autour de ma taille.
J'ouvre la porte. Kurt m'attend. Il semble prudent, effrayé, sur le qui-vive, comme s'il avait peur que je lui mette le coup de grâce alors qu'il a le dos tourné. Je le contourne, sans un regard, et entre dans notre immense dressing.
« Tu vas m'ignorer longtemps ? » demande-t-il, étonné.
« Quel homme intelligent tu fais ! » répondis-je sarcastiquement.
Qu'est-ce que je vais me mettre aujourd'hui ? Hmm... Ce polo bleu clair et ce slim bleu foncé me plaisent bien. Je les prends tous les deux et choisis une paire de mocassins assortie. Je vais à nouveau dans la chambre. Kurt se décale. Son côté gentleman revient toujours. Ses yeux suivent chacun de mes mouvements. Je ne les vois pas mais je le sais. Je m'avance vers la commode pour prendre un boxer. Je fais glisser la serviette autour de mes chevilles. Je suis à poil mais je bouge nonchalamment, comme si je ne l'avais pas remarqué. Kurt expire d'un coup. Je fais comme s'il n'existait pas.
« Pourquoi tu agis comme ça ? »
« Tu n'as pas une petite idée ? »
Je parle tout doucement et enfile mon boxer.
« Blainey... »
Il arrête de parler.
« Va demander la raison à ton Sebastian. Il doit sûrement savoir lui » lâchais-je en fouillant dans les tiroirs sans but précis.
« Blainey... Je te le répète, il n'est pas mon... »
« J'en ai rien à faire Kurt. Tu aurais dû discuter avec moi hier. Mais non, tu t'es excité et tu es parti boire avec un homme qui a profité de toi au moment de ta vie où tu étais le plus vulnérable et fragile. Il sera plus qu'heureux d'entendre ce que tu as à dire »
Je sens Kurt se rapprocher de moi. Je me tourne vers lui. Ses bras sont croisés sur son torse.
« Tu fouilles dans mon portable, c'est nouveau ? »
Même si je suis en rogne, je rougis.
Crédibilité à son niveau maximum !
« Le problème n'est pas là Kurt » grognais-je durement, « le problème c'est que tu te réfugies dans ses jupes quand une situation complexe s'impose à toi »
Sa bouche se crispe.
« Je n'ai pas fait ça »
« Je m'en fous »
J'attrape mon pantalon et me dirige vers notre lit pour le mettre plus facilement.
« Tu as dormi où ? » me questionne-t-il.
Il me déshabille du regard alors que je suis toujours en sous-vêtement mais je fais comme s'il n'était pas là. J'abandonne mon pantalon sur le matelas, préférant me sécher les cheveux avant tout sinon ils vont aller dans tous les sens. Je me baisse pour récupérer la serviette devant la commode. Ses yeux brûlent presque ma peau. Je me redresse et me déplace pour faire face au miroir.
« Parle-moi » chuchote Kurt tout doucement.
Je frotte mes boucles avec la serviette. Je m'autorise à regarder son reflet quand le tissu passe devant mes yeux. Je frissonne. Il est tellement distant et froid... Il est en colère contre moi. C'est lui qui passe une soirée avec le diable et, en plus, il est en colère ? Normal. Tout est normal. J'arrête de frotter mes cheveux quand je sens qu'ils bouclent sauvagement. Ouais parfaitement en accord avec ce que je ressens.
« Tu as dormi où ? » répète-t-il d'un ton glacial.
« En quoi ça te regarde ? »
« Blaine. Stop. Maintenant »
Je hausse les sourcils. Kurt se déplace furtivement et se plante devant moi. Je me tourne et m'éloigne de lui quand il approche ses doigts de mon visage.
« N'y pense même pas »
Il se tend et laisse retomber sa main.
« Tu as dormi où ? »
« Pas chez mon ex c'est certain. Tu l'as baisé après qu'il t'ait saoulé ? Ou avant même ? »
Il tousse violemment.
« Pardon ? Pas du tout ! »
Le con ose paraître énervé, vexé et choqué.
Tu sais qu'il est sincère déjà !
« Tu penses que je t'ai trahi ? »
« Tu m'as trahi en courant vers ce type pour lui raconter une discussion intime »
Il s'offusque.
« Tu vois les choses comme ça ? Tu penses que je lui ai tout raconté ? »
« Je ne le pense pas. J'en suis sûr. J'ai vu son message »
« Tu n'avais pas à lire ce message » répond-il sèchement.
« Vrai mais attends... Je n'ai jamais voulu le lire. Il s'est affiché quand ton portable est tombé de la veste que tu étais incapable d'enlever parce que tu étais trop saoul. Tu arrives à imaginer le mal que tu m'as fait en partant le rejoindre ? »
Il pâlit mais je m'en fous. Je suis bien lancé alors je continue :
« Hier je t'ai mis au lit. Tu te souviens des mots que tu as prononcés ? »
Il me fixe, tendu, et le visage sans émotion.
« Tu m'as demandé de te protéger contre les personnes qui t'ont blessées. Et je le fais. Cet homme t'a fait du mal que tu le conçoives ou non. C'est mon rôle d'époux de te tenir en sécurité. Comme le fait ton père. Comme aurait dû le faire ta mère. J'aime à croire que si tu ne l'avais pas perdu si jeune, nous n'aurions pas cette dispute mais les points de départs ne définissent pas nos vies. Les choix qu'on fait le font. Alors fais le bon choix putain et arrête d'agir comme un enfant »
Il ouvre la bouche pour répondre mais je ne m'arrête pas :
« Bien. Je t'ai fait du mal en reparlant de l'épreuve que tu as vécu au lycée. Je m'en veux pour ça. Je peux te l'assurer mais j'ai voulu faire avancer notre relation. On doit être deux pour ça. Je ne peux pas la faire fonctionner tout seul alors fais un choix. Le temps que tu te décides, je vais bosser. Quand je rentrerais, je montrais mes affaires dans la chambre blanche »
Il cille, complètement tétanisé.
« Pardon mais je dois finir de mettre mes habits »
J'arrête finalement de parler, à bout de souffle. Tout doucement, Kurt s'éloigne de moi. Son comportement devient encore plus froid.
« Tu as envie de ça ? » murmure-t-il.
« J'ignore ce dont j'ai envie dans l'immédiat »
Je m'efforce d'avoir l'air distrait quand je passe mon peigne dans mes boucles. Je fixe mon reflet. Mes yeux sont grand ouverts, je suis pâle hormis mes pommettes rosies.
Ne craque pas, tu y es presque.
« Tu ne veux plus de moi dans ta vie ? » chuchote-t-il.
« Je ne suis pas parti » répondis-je durement.
Je démêle mes cheveux.
« Tu vas m'abandonner ? »
Je l'entends à peine.
« Je crois que ça commence à puer si l'un des deux mariés fricotent avec l'ex-amant »
Ma voix est pleine de dégoût et d'indifférence. Je me jette un coup d'œil dans le miroir. J'arrange mes boucles et me force à rester ferme.
Ne le laisse pas voir que son numéro te touche. Tu le tiens par les couilles.
Je fronce les sourcils et me dévisage. J'ai l'air malin en boxer. La dispute la plus sérieuse du monde peut être tournée en ridicule à cause de sous-vêtement. Je me tourne vers lui et le fixe d'un air absent. Il cligne des yeux avant de me détailler de haut en bas. Brièvement mais chaudement.
« Je vois clair dans ton jeu »
Son ton est doux et charmeur.
« Oh tu crois ? »
Ma voix tremble un peu et je perds de mon assurance.
Il avale sa salive et fais un pas vers moi. J'en fais un en arrière et avance une main entre nous.
« Ne me touche pas Hummel »
« Hummel-Anderson. Nous sommes mariés » lâche-t-il d'un ton chaleureux inquiétant.
« Tu as tourné le dos à ce mari hier. Je crie si jamais tu avances encore »
Il arque un sourcil, surpris.
« Vraiment ? »
« Je vais hurler »
Je fronce les sourcils.
« Il n'y a personne de toute façon » chuchote-t-il, les yeux ardents.
Brusquement, notre câlin au chalet me revient. Celui où on s'est « bagarrés ». Oh non...
« Tu veux m'effrayer ? »
Si c'est le cas, ça fonctionne. Il secoue la tête et s'immobilise.
« Non. Je ne veux pas ça du tout »
Mon souffle se bloque dans ma gorge. Je sais que si la moindre parcelle de sa peau entre en contact avec moi, je fonds. Je sais ce que lui et ses courbes sublimes peuvent produire en moi. Je dois tenir avec ma rage.
« J'ai bu un coup avec un ancien ami. On a parlé et on a éclairci des choses. C'était ma dernière rencontre avec lui »
« Tu es parti directement vers lui quand tu as quitté l'appartement ? »
« Non. J'ai tout fait pour avoir une entrevue d'urgence avec Schuester. Ça n'a pas marché alors j'ai dérivé vers le salon de beauté »
« Tu penses que j'avale tes conneries de « dernière rencontre » ? Qu'est-ce qui me dit que tu ne vas pas retourner vers lui la prochaine fois qu'on va avoir une dispute ? Comment je suis censé te faire confiance ? »
« Je ne le reverrai pas » dit-il froidement, sans équivoque, « il a saisi les sentiments que j'ai »
Je cligne des yeux.
« Explique-toi »
Il se reprend et dérange ses cheveux d'un air agacé et colérique. Surtout, il reste silencieux. Je vais essayer de le faire parler autrement.
« Pourquoi tu arrives à t'ouvrir à lui et non à moi ? »
« J'étais en colère contre toi ! C'est toujours le cas d'ailleurs »
« Oh vraiment ? » crachais-je sarcastiquement, « devine quoi ? Moi aussi je suis en pétard contre toi là ! Je suis énervé que tu aies fui et que tu n'aies pas cherché à en savoir plus hier. Énervé que tu m'accuses de vouloir te faire du mal consciemment alors que j'ai toujours tout fait pour que tu sois bien. Énervé parce que tu m'as trompé »
Je mords l'intérieur de ma joue pour m'empêcher de pleurer. Son expression est scandalisée et ses yeux s'ouvrent en grand. Je lui aurais mis une baffe, j'aurais obtenu le même chose. Il essaie de parler mais aucun son ne sort.
« Je n'aurais pas dû te pousser à me parler de ce qui t'est arrivé mais je ne voulais certainement pas te faire du mal. Je comprends très bien que ce soit douloureux pour toi » affirmais-je en essayant de ne pas craquer, « je voulais juste faire ce que le psy m'a dit : te faire avancer petit à petit »
Il me fixe avec colère mais reste muet.
« Tu as merdé » continuais-je avec rage, « je ne crois pas pouvoir dire que ma vie a été tranquille ces dernières semaines »
« Toi tu as merdé en me parlant du vi... »
« Bien sûr je ne peux pas être un homme irréprochable comme toi »
Calmons-nous... On se fusille mutuellement du regard.
« Tu ne fais pas semblant quand tu exploses Blainey » murmure-t-il.
« Génial que tu t'amuses »
Il me regarde, impassible.
« Je dois me laver » chuchote-t-il.
« Tu t'es bien trop délecté de la vue »
« Splendide vue »
Il fait un pas vers et je me recule aussitôt.
« Stop »
« J'ai horreur de ne pas pouvoir te caresser »
« Tu perçois le sarcasme de la situation ? »
Il fronce les sourcils.
« On en est au même point que tout à l'heure ? »
« C'est vrai ? Seulement, je déménage de chambre »
Son regard devient plus grand et flamboie.
« Il ne compte pas pour moi »
« A part quand il devient indispensable »
« Il n'est pas indispensable. Toi oui »
« Hier c'était quoi ? Ce type est la ligne à ne pas dépasser Kurt »
« Il ne veut plus rien dire pour moi. C'est terminé »
« Je voudrais te faire confiance »
« Bordel Blainey... »
« Je dois finir de me préparer. Merci »
Il souffle et tire sur ses cheveux déjà en désordre.
« Bonne journée » conclue-t-il stoïquement.
Une seconde, je veux le serrer contre moi et lui dire que tout va bien aller. Mais non, je suis fou de rage. Il abandonne et passe dans la salle d'eau. Je ne bouge pas jusqu'à ce qu'il soit enfermé dans la pièce.
Je vais vers le lit d'un pas chancelant et m'étale dessus. Pas de pleurs, de hurlements ou de bain de sang. J'ai même résisté à la tension sexuelle entre nous. Exploit remarquable. Enfin j'ai quand même le moral dans les chaussettes. Nous en sommes au même stade. La vie de notre couple dépend-elle de cette dispute ? Bordel il ne voit pas qu'il a vraiment merdé en traînant avec ce type ? Comment sait-il que c'était la dernière fois qu'il le voyait ? Je dois lui faire confiance ? Je regarde ma montre. 8H30. Je vais devoir y aller. Je respire calmement.
Cette discussion n'a servi à rien. Kurt est déboussolé au milieu de tout ça. Tout allait si bien entre nous... Je me retiens de craquer une nouvelle fois.
Je m'habille rapidement et part rejoindre Montgomery. J'ai pas pu saluer Kurt avant de partir car il était encore sous la douche.
Je regarde distraitement les piétons new-yorkais depuis la banquette arrière et mes émotions prennent le dessus. Mes yeux s'emplissent de larmes. Il commence à pleuvoir et j'ai une énormé boule dans le ventre. Quelque chose va arriver. Je ne sais pas pourquoi mais je le sens.
Kurt n'a pas abordé le sujet de son viol ce matin. Est-ce qu'il va même le faire un jour ?
Montgomery me tire de mes pensées.
« Nous sommes au bureau Monsieur »
« Oui. Merci Wes »
« Je peux vous apporter quelque chose ? »
« Non merci »
OoOoOoOoOoO
Kitty m'apporte mon cappuccino dès que j'arrive. Elle me dévisage avec inquiétude.
« Blaine tu vas bien ? »
J'acquiesce et me dépêche d'aller dans mon bureau. Mon IPhone vibre dans ma poche.
Zoé.
« Dis-moi pourquoi ton propre mari ne savait pas où tu étais passé » m'attaque-t-elle d'emblée.
« Salut Zoé. Je vais bien merci et toi ? »
« Ne fais pas le malin Anderson. Qu'est-ce qu'il y a ? »
Zoé et ses questions...
« Kurt et moi on s'est engueulés »
« Il t'a blessé ? »
« Oui mais pas physiquement »
Je ne peux pas continuer de parler à ma meilleure amie. Je vais éclater en sanglots. Je n'ai pas versé une larme depuis mon réveil alors je ne veux pas le faire maintenant.
« Zoé, je dois bosser. On parle plus tard »
« Ça va ? »
« Oui, ça ira. À tout à l'heure »
« Bien joli cœur. Je t'aime d'accord ? »
« Oui moi aussi Zo' »
Je pince mes lèvres pour contenir mes larmes. Elle est tellement tendre.
« Coop va bien ? »
« Oui »
« Blainey... »
« Je t'en prie »
« Ok... Fais attention à toi Blaine »
OoOoOoOoOoO
Je passe la plupart de mon temps à actualiser ma boite mail pour ne pas rater le moindre message de Kurt. Mais rien. Je me fais vite une raison : il n'enverra rien parce qu'il est fou de rage. Tout comme moi. Je travaille avec toute mon énergie. Je relève le nez seulement pour avaler mon sandwich saumon/avocat/oignon aux alentours de 13h.
En fin de journée, Montgomery me récupère et me conduit jusqu'au Bellevue Hospital pour Cooper. Kurt a dû donner des ordres à Wes parce qu'il est encore plus strict et vigilant que d'habitude. C'en est presque pénible.
« Je peux vous apporter quelque chose Monsieur ? » me propose-t-il.
« Merci Wes je ne veux rien »
« Bien. Je serais dans la salle d'attente »
Je suis heureux d'être enfin seul. J'entre dans la chambre de Cooper. Il est en position assise, ma tablette entre les mains. Il n'a plus sa barbe et il porte une blouse d'hôpital. Mon grand frère est vraiment de retour.
« Coucou Blainey »
Son grand sourire disparaît quand il lève les yeux vers moi.
« C-Coop... »
Je cours presque pour le rejoindre. Il écarte ses bras et me serre de toutes ses forces contre lui.
« Je suis là. Je te tiens petit doudou »
Il caresse mes boucles et pose un bisou sur mon front. Mon grand frère me manque tellement. Surtout les moments comme ça. Il arrive toujours à me consoler, même sans parler. Je respire son odeur mélangée à celle écœurante de l'hôpital et m'éloigne de lui. Je m'installe dans un fauteuil à côté du lit. Cooper fronce les sourcils, soucieux.
« Dis-moi ce qui ne va pas »
Je fais non de la tête. Il est fragile, pas la peine de lui faire peur.
« Ça va Coop ne t'inquiète pas. Tu as l'air mieux ! »
J'attrape doucement ses doigts.
« Je me sens mieux. Plus moi. Mon bras me gratouille à cause du plâtre »
« Il te gratouille ? »
Je ris et il fait de même en acquiesçant.
« Je suis vraiment content que tu te rétablisses Cooper »
« Je t'ai dit que je ne t'abandonnerais jamais Blainey. Je tiens toujours mes promesses, tu le sais ? »
Je hoche la tête et mes yeux s'humidifient encore.
« Ça se passe bien avec Kurt ?
« On s'est engueulés hier » soufflais-je, retenant un sanglot.
« Oh mon Blainey... Ça va aller tu vas voir. Kurt est un garçon génial et il tient à toi » me réconforte Cooper.
« Oui... Tu as des nouvelles sur ta santé ? »
Ça me fait mal de parler de Kurt alors autant contourner le sujet.
OoOoOoOoOoO
Je reviens au Phénix mais Kurt est absent.
« Monsieur Hummel-Anderson m'a demandé de vous prévenir. Il travaille tard ce soir » déclare Mademoiselle Jones d'un ton doux.
« Oh... Merci »
Il aurait pu m'appeler pour me l'annoncer. Putain, il ne fait pas semblant de bouder lui. On s'est déjà disputés avant le mariage et il avait agi de la même façon. Enfin ici, il est furieux contre moi.
« Qu'est-ce qui vous plairez pour le dîner ? »
Elle ne me laisse pas le choix. Je suis obligé de manger ce soir.
« Des macaroni au fromage »
« Parfait. Blaine... Monsieur Hummel-Anderson se faisait beaucoup de soucis ce matin. Il pensait que vous l'aviez quitté pour de bon. Je ne l'ai presque jamais vu comme ça. Sauf... »
Elle se tait et me sourit gentiment.
Sauf quand je l'ai laissé la première fois.
OoOoOoOoOoO
Il est 21 heures passées et Kurt n'est toujours pas là. Je suis dans mon fauteuil dans la bibliothèque et je compose son numéro.
« Blaine » dit-il sèchement au bout d'une sonnerie.
« Coucou »
Il lâche un souffle douloureux.
« Coucou »
« Tu reviens bientôt ? »
« Non. Pas dans l'immédiat »
« Tu es au travail ? »
« Oui. Où veux-tu que je sois ? »
Avec ton ex détraqué de Dominant certainement...
« Je vais raccrocher alors »
Cependant, aucun de nous ne coupe la communication même si nous ne parlons pas.
« Dors bien Blainey » dit-il finalement.
« Toi aussi Kurtie »
Il met fin à l'appel.
Putain. Mes yeux sont bloqués sur mon IPhone comme s'il allait me donner des réponses. Qu'est-ce que je dois faire ? Certainement pas le laisser me marcher sur les pieds. Bon il est fou de rage. J'ai saisi. Mais il est celui qui a été chialer dans les bras de son ancien Dominant taré. Je dois l'entendre dire que ce n'est pas une manière d'agir.
Je m'adosse à mon siège et regarde la feutrine verte du billard. Dieu on avait passé un moment génial ici... Je soupire.
Je ne veux pas discuter maintenant mais je tape un message rapide à Zoé pour qu'elle ne se fasse pas de soucis.
Bien vite, la fatigue arrive. Je monte dans la chambre blanche. Ce n'est que quand ma tête touche l'oreiller que j'autorise les larmes brûlantes et déchirantes à sortir.
OoOoOoOoOoO
Un mal de tête lancinant me sort du sommeil. Une douce lueur illumine la chambre. Je jette un coup d'œil au réveil. 7H30.
Kurt.
Je me redresse. Le nœud papillon gris argenté -celui que j'aime le plus- est plié soigneusement sur la table de nuit. Je ne crois pas l'avoir remarqué hier soir. Je le prends délicatement et caresse le doux tissu. Je niche mon nez dedans. Caramel. Gel douche. Il était là cette nuit. Une pointe de joie naît dans mon ventre.
OoOoOoOoOoO
Mercedes prépare quelque chose dans la cuisine.
« Bonjour » me salue-t-elle joyeusement.
« Bonjour. Où est Kurt ? »
Sa gaieté s'efface.
« Il est au travail »
« Il est revenu hier ? »
Je dois être sûr. Je dois l'entendre même si le nœud papillon était là.
« Oui... Blaine, je ne veux pas être inconvenante amis ne baissez pas les bras. Il est orgueilleux mais c'est un homme bien »
Elle arrête de parler. Mon expression doit lui faire comprendre que le sujet « Kurt » est à proscrire ce matin.
OoOoOoOoOoO
J'entre dans mon bureau et j'ouvre ma boite mail. Les battements de mon cœur s'accélèrent en voyant un message de Kurt.
De : Kurt Hummel-Anderson
Objet : Philadelphie
A : Blaine Hummel-Anderson
Blainey,
Je pars à Philadelphie aujourd'hui. Je dois régler certaines affaires sur place.
Je pensais que tu serais intéressé.
Kurt Hummel-Anderson, PDG Hummel Enterprises.
Mon ventre se crispe douloureusement et mes yeux s'emplissent de larmes. Je vais être malade. Je cours aux toilettes et vomis tout le contenu de mon estomac. Je tombe sur le carrelage, me roule en boule et pleure dans mes genoux.
Être plus que déprimé ? Fait. Après un bout de temps, des coups sont donnés à la porte.
« Blainey ? » appelle doucement Kitty.
« Oui ? »
« Tu vas bien ? »
« J-J'arrive »
« Ton rendez-vous est là »
« Emmène-le dans la petite salle de conférence. Je me dépêche »
« Je te prépare un café »
« Merci »
OoOoOoOoOoO
Après avoir mangé un autre sandwich saumon/avocat/oignon ce midi, je regarde mon ordinateur d'un air absent. Comment va-t-on passer au-dessus de ça ?
Je fais un bond aux vibrations de mon IPhone. Santana. Je n'ai pas besoin de ses piques mesquines mais ma bonne éducation prend le dessus.
« Santana ! » décrochais-je en essayant de paraître heureux.
« Salut Blainey. Je t'ai manqué ? »
Un homme... Je connais cette voix.
Oh putain.
Mon cœur rate un battement et la panique inonde mes veines. Le temps ne s'écoule plus.
Hunter Clarington.
Voilà pour ce modeste chapitre !
Ne me jettez pas de tomates pour cette fin s'il vous plaît !
J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me laisser votre avis dans une review !
A mardi ou vendredi selon ce que vous voulez :')
Bisous, bisous mes chéris !
Votre humble et dévouée Cindy :)
