Coucou à tous !

J'espère que vous allez bien depuis le précédent chapitre !

Pour commencer, merci aux nouveaux fav/follows. Grâce à vous Nuances a atteint les 70 favoris ! Merci du fond du cœur.

Ensuite, 900 REVIEWS ! WOOOOOOHOOO ! Le meilleur de tous les cadeaux pour la fin de cette fiction. Vous n'imaginez même pas à quel point je suis heureuse. Un merci tout particulier à Marion pour avoir posté la 900ème.

Et pour terminer, merci à Célia, Soso, Amber, Florine, mamstaz, Huguette, Uthopie, oceklaine50, Lena, Klaineuse, Virginie, une personne dans le monde, KlaineIsLife, Marion, jessica, Shiiny5, potter29, Louise, Evasia, MaGui59 pour vos reviews.

CeliaCom7 : coucou ! Oui il s'est rétabli. Il a cru le perdre alors il le chouchoute ! Je te laisse penser que ça ne va pas être facile pour lui. C'est le dernier secret qu'il a pour Blainey dans le dernier chapitre :') a bientôt !

Soso : coucou ma Choupette préférée. Oui je me souviens de ce string ! Il faudrait le mettre dans ton temple d'ailleurs ! Sur la statue taille réelle -et complètement nue- de ton beau mari. Biscotouille c'est parfait, c'est la vie ! C'est grâce à eux qu'on se connaît alors je les aime encore plus. C'est dégueu le curry je suis d'accord... Comme Voldementon, Rognot et le porc ! Je sais pinaise ! Dalton Academy c'est putain de seksi ! Tu sais que j'adore ce blazer en plus... -sourire pervers- je t'aime ma chérie d'amour jusqu'à l'univers

Guest / Amber : coucou ! Je sais je suis diabolique ! Ouaiiiiiis, des petits bébés Klaine ** j'imagine un tout petit Kurt avec un nœud papillon, c'est trop mignon ! C'est pas sympa mais c'est surtout vachement rare que Kurt dise non à Blaine ! Mais bon, Blaine a été quand même gravement blessé et Kurt prend son rôle de mari protecteur très au sérieux :') et oui, c'est le dernier chapitre. Il y a l'épilogue et l'OS mais c'est techniquement le dernier. Tu es très clair et merci beaucoup. J'aime beaucoup ta review et je suis contente de savoir que j'ai réussi à te faire apprécier ma fic à ce point et à t'attacher à Kurt aussi. Son personnage est sombre et complexe mais comme tu l'as dit attachant. Gros bisous Amber et encore merci.

Florine2000 : moi non plus, crois-moi ! C'est vrai, il a besoin de raconter ce qui s'est passé pour pouvoir mettre cette épreuve derrière lui. Je vais pleurer aussi ! Tu l'es aussi :* bisous

mamstaz : je sais que tu attendais cette confession depuis le tout début. Kurt n'a jamais été aussi proche de personne, j'espère avoir réussi à bien transmettre les sentiments. Merci beaucoup !

AnnaKlaineuse : comme on est Klaine a toutes les deux, ça veut dire qu'on fait toutes les choses qu'ils font, si tu vois ce que je veux dire... -sourire pervers- je fais bander ta maxi aubergine, I LIKE THAT BABE ! Mustapha Dromadaire te baise ! Viens faire câlin contre mes seins avec ton paillasson. Vite allons nous marier Anaconda. On pourra vivre dans notre villa ! Bisous sur ta b***

Uthopie : je ne pourrais pas m'endormir devant des choses si touchantes et gentilles. Merci beaucoup ! C'est pas grave du tout, cette longue review suffit amplement à mon bonheur crois-moi ! Je manque énormément de confiance en moi. Certains pensent que je dis ça pour jouer à la fausse modeste mais c'est pas vrai. Je suis vraiment pas sûre de moi, même pour ce dernier chapitre. Sincèrement merci pour toutes ces douceurs que tu dis. J'ai peur de ne pas comprendre ta demande d'OS. Je veux dire, je ne sais pas ce que je pourrais dire de plus pour le moment où Blaine était à l'hôpital. Les conversations entre les visiteurs et Kurt sont celles que Blaine a 'entendu' pendant qu'il était inconscient... Désolée mais je ne demande qu'à connaître les détails de ta requête :') encore merci et, au passage, j'adore ton pseudo !

oceklaine50 : haan désolée que ce soit presque le jour de ton anniversaire :'( oui, je vais écrire une autre fic et puis je vais sûrement poster d'autres OS de ma deuxième fic :*

Tite Lena : coucou ! Pardonne-moi, j'avais besoin d'un peu de temps pour moi et puis, je n'ai pas du tout envie que Nuances se termine alors je fais traîner les choses ^^ Quand Cooper sera là, Blaine se fera chouchouter entre son grand frère protecteur et son mari possessif ^^ c'est tout à fait ça pour ce qui est de sa confidence. Il a eu peur de perdre les deux personnes les plus importantes pour lui alors c'est un déclic, celui dont il avait besoin. Merci beaucoup et bisous Lena !

Klaineuse : c'est une bonne idée d'OS ! Je vais la noter et je la ferais quand j'aurais un instant :*

ViviKlaine : j'ai pas envie que ça se termine non plus. C'est pas grave, je suis contente de savoir ton avis sur le chapitre, même si ce n'est pas long. Bisous Virginie.

une personne dans le monde : c'était un chapitre lourd en événements oui ^^ je vois ce que tu veux dire. Mes chapitres font pourtant plus de 8000 mots il me semble alors je suis contente qu'il passe vite à la lecture. Je ne veux surtout pas qu'ils soient ennuyeux et que les lecteurs arrêtent en plein milieu, lassé. Merci et j'espère que la suite te plaira.

KlaineIsLife : coucou ! Oui, c'est le dernier chapitre ! Je suis aussi malheureuse que toi pour le coup :'( l'autre jour, j'ai relu le tout premier chapitre de Nuances et j'ai l'impression que je l'ai écrit il y a une éternité alors que ça fait à peine un an. C'est fou. Merci beaucoup pour ce que tu dis en tout cas. Tu ne peux pas savoir à quel point ça me touche. Je n'ai pas confiance en moi et en ce que j'écris, même en postant ce dernier chapitre alors merci sincèrement. C'est sûr que Kurt qui s'abstient pour le sexe c'est rare ! C'est une étape difficile pour Kurt comme tu l'imagines mais il a cru perdre Blaine et c'est le déclic dont il avait besoin. Bisous en espérant que le chapitre te plaise.

Iheartlns : coucou ! Je sais, je suis diabolique xD c'est la dernier fin de chapitre suspens alors j'en profite ! Moi non plus :'( encore merci pour la 900ème review Marion. Bisous.

moididi3333 : et oui, ce chapitre est le dernier ! Il y a encore l'épilogue cependant et l'OS mariage. Merci du fond du cœur Jessica ! A bientôt.

Shiiny5 : Clarington est une petite catin oui, il a à peu près couché avec tout le monde. Ce qui est encore plus dégoûtant c'est que Kurtie croit être pareil que Clarington. Ça montre à quel point il se déteste. C'est vrai que ça risque d'être un moment difficile pour Kurt de raconter tout son passé. J'espère pouvoir réussir à transmettre les émotions correctement. C'est vrai, Kurt qui se restreint sexuellement c'est chaud xD merci du fond du cœur !

potter29 : Merci beaucoup pour avoir pris le temps de laisser une review. Gros bisous.

Louise : Coucou ! Les Warblers c'est la vie d'accord ? Et merci beaucoup ! Note a moi-même : ne jamais contrarier Louise pour éviter de me prendre une balle :'D Bien sûr Blainey va le réconforter. C'est Blainey enfin ;) je ne m'y connais absolument pas en psychologie. Je fais des études de biologie alors c'est assez éloigné ^^ je me débrouille pour écrire comme je pense que parlerait un psy. Si je trouve un étudiant en psy j'essaierais de te mettre en contact avec. Et oui, la fin est arrivée très vite. Je me suis habituée à ces petits rendez-vous moi aussi. Wow dire que ma fic est aux côtés des deux meilleures fics de l'histoire des fics c'est... wow merci ! Merci beaucoup Louise (je t'ai suivie sur Twitter Klaiindy c'est moi) gros bisous

Evasia : coucou psy intérieure préférée :) oui, le chapitre était plutôt fourni en révélations. Je ne pensais déjà pas atteindre les 900 alors les 1000 en deux chapitres... Ne jamais dire jamais ;) j'ai découvert il y a peu qu'on ne peut pas mettre plusieurs reviews sur un chapitre. C'est bête ! Tu vas me manquer aussi Evasia psy intérieure ! Que vais-je devenir sans toi :'(

MaGui56 : coucou ! Je suis contente d'avoir de nouveaux lecteurs et surtout que ma fic réussisse à intéresser :) je tiens trop à cette histoire pour la laisser sans fin :') merci d'avoir pris le temps de laisser une review :) Bisous.

/!\ Mention de violence dans le début et présence de lemon à la fin /!\

Sur ce, bon chapitre !

ENJOY !

Chapitre 73

Ma respiration se bloque dans mon torse. Je ne sais pas si je suis prêt à entendre ces détails. Les paupières de Kurt s'abaissent et il prend une profonde inspiration. Le bleu de ses yeux réapparaît et une douleur sans nom l'emplit.

« C'était une soirée de novembre. Il faisait tellement froid que des nuages sortaient de ma bouche quand je respirais »

Il déglutit et hausse les épaules.

« Je me souviens du moindre détail de ce jour. Je n'avais pas beaucoup avancé quand... quand un groupe de garçons du lycée m'est tombé dessus. Je me suis dit que tout se passerait bien si je les évitais. J'ai cherché à les contourner mais... ils ont pris ça pour signe de défi de ma part »

Je vois ses doigts se crisper autour du drap.

« Les insultes ont commencé puis les bousculades »

Il cille plusieurs fois et frissonne légèrement, comme s'il se retrouvait ce jour-là, dans cette rue de Lima.

« J'en avais tellement marre d'être traité comme un moins que rien jour après jour... Je leur ai alors répondu »

Ils l'ont attaqué sans aucune raison apparente mais ils lui ont fait du mal seulement parce qu'il s'est défendu, parce qu'il leur a montré qu'il n'était pas lâche.

« Tu as envie d'entendre la suite ? » me questionne Kurt.

C'est une excellente question...

« C'est toi qui décide. Tu n'es pas obligé si tu ne veux pas »

Ma voix est à peine audible alors que je suis couché à ses côtés.

« Je dois te raconter ça pour comprendre la situation avec Sebastian »

Je hoche la tête et sourit d'une manière rassurante. Je pense surtout que je dois être très pâle. Ses yeux fouillent les miens en quête de la moindre émotion qui pourrait le faire reculer. Il se tourne finalement et s'allonge sur le dos, le regard sur le plafond blanc.

« Donc je me suis rebellé. J'étais mort de trouille et je savais que c'était une erreur mais je n'en pouvais plus d'être leur souffre douleur depuis mon tout premier jour au lycée »

Il ferme les yeux et j'en profite pour essuyer les miens. Je ne peux pas croire qu'après toutes les horreurs de son enfance, des connards ont rajouté des couches en plus.

« Ils était trois... Le premier a ordonné aux deux autres de me tenir en place. Chacun me tenait par un bras et le... le chef a commencé à me frapper. Il me donnait des coups de poing dans le ventre et dans le visage. Au bout d'un moment, les deux m'ont lâché et je me suis écroulé par terre à cause de la douleur. Je pensais qu'ils en avaient eu assez et que ça allait être terminé. Mais j'entendais des chuchotements, des rires autour de moi. Ils s'amusaient. J'ai su que le pire n'était qu'à venir quand le premier coup de pied a touché mon touché et a fracassé une côte »

Les larmes coulent sur mes joues et mon ventre est tordu de dégoût, de peine et de souffrance.

« A chaque coup, je me sentais basculer. J'avais tellement peur. J'ai senti quelque chose entailler ma peau »

Il pose la main sur sa poitrine, là où est présente la longue cicatrice.

« C'étaient mes propres os qui étaient brisés sous la violence » chuchote-t-il en posant ses yeux sur moi, « la panique a encore grimpé d'un cran quand j'ai entendu le bruit d'une... d'une braguette. J'ai tout fait pour essayer de me relever, de partir mais j'avais trop mal. Les deux étaient de retour et me tenaient au sol et le troisième a enlevé mon pantalon et... »

Il arrête de parler et frissonne violemment. J'ai envie de le toucher, de le prendre dans mes bras mais je sais qu'il ne faut pas que je le fasse.

« Quand ils ont terminé... ils m'ont craché et pissé dessus et ils m'ont abandonné dans la ruelle. Mon père m'a retrouvé au petit matin, mort de froid et baignant dans mon propre sang, le sperme et la pisse. Une ambulance est arrivée et je suis resté je-ne-sais-combien de temps à l'hôpital. Mon père, Carole et Santana se relayaient à mon chevet. Les blessures physiques se sont réparées petit à petit mais pas celles-là... »

Il tapote son cœur et se tait. Il détourne le regard vers le plafond et pose son bras sur son visage. Je me force à ne pas bouger.

« Je suis rentré à la maison. Toutes les semaines, j'avais des rendez-vous avec un bon à rien de psy mais je ne lui parlais jamais de ce qui m'était arrivé. Je n'en parlais à personne. A partir de ce moment, je n'arrivais plus à encaisser le moindre contact physique. Je me sentais sale, entaché jusqu'au plus profond de mon âme. C'est à ce moment-là que j'ai décidé de ne plus manger. Je n'avais pas besoin de m'alimenter alors que j'avais l'impression d'être pourri de l'intérieur »

C'est pour ça qu'il insiste toujours pour que je me nourrisse régulièrement.

« Ma famille s'inquiétait parce que je dépérissais à vue d'œil. Mon père m'a alors fait transférer à Dalton pour que je sois en sécurité. Ensuite, tu sais comment ça s'est passé et comment j'ai rencontré Sebastian »

Il parle tout doucement. Mon Kurtie... Je ne peux plus dissimuler mes larmes en entendant ses paroles. Cependant, j'enroule mes bras autour de moi pour ne pas l'étreindre. Si je cédais à cette envie, il se refermerait aussitôt.

« Donc Sebastian est devenu mon ami au fil des mois. Au départ, il devait seulement s'assurer qu'il ne m'arrivait rien mais les choses ont évolué. Je te passe les détails mais tu connais la suite de l'histoire »

Ça me fait presque mal de connaître tout ça maintenant. Ce que je vois c'est que Smythe lui a sauté dessus alors qu'il était plus vulnérable que jamais. Il se positionne à nouveau sur son flanc pour me regarder.

« Tu sais Blainey, j'ai eu l'impression qu'il retirait un poids de mes épaules, qu'il me permettait de m'éloigner de ça. Il gérait tout dans ma vie et c'était agréable de ne plus se soucier de rien. Je n'avais jamais eu l'occasion d'avoir l'esprit vide. Il m'a permis de me retrouver et de faire le vide dans ma vie. Quand tout a pris fin entre lui et moi, je me sentais en quelque sorte apaisé. Je savais comment contrôler ma vie. Et puis, tu es arrivé »

Je ne sais pas trop quoi dire après tout ça. Il avance timidement ses doigts vers mon front et repousse une de mes boucles avant de caresser tendrement ma joue.

« Tu as révolutionné mon monde »

Ses yeux bleus emplis de souffrance tombent sur les miens.

« Je m'étais toujours arrangé pour que tout soit réglé au millimètre près autour de moi. Et tu t'es pointé, emmenant avec toi ton insolence, ta pureté, ton courage, ta beauté époustouflante et ta joie de vivre. C'est comme si tu avais fait entrer les couleurs flamboyantes dans mon monde jusque là en noir et blanc »

Mon cœur rate un battement et une larme coule sur ma joue.

« Je t'ai aimé dès que j'ai croisé ce sublime regard noisette » chuchote-t-il.

Mon souffle se bloque dans ma gorge. Il essuie tendrement mes pleurs de ses pouces.

« C'est pareil pour moi » soufflais-je aussi fort que le permet ma respiration courte.

La douceur prend place dans ses yeux.

« Je le sais » mime-t-il du bout des lèvres.

« Ah bon ? »

Il hoche la tête. Il s'est enfin rendu compte que je suis amoureux de lui.

« Tu auras mis le temps »

Il acquiesce.

« Cette révélation a tout chamboulé. Adolescent, Sebastian comptait plus que tout pour moi. J'aurais tout donné pour lui. Il m'a permis de trouver l'envie de manger à nouveau. Il m'a appris que je devais me battre pour montrer que, quoi que le monde fasse contre moi, j'étais plus fort. Je m'en suis sorti grâce à lui et il m'a ouvert beaucoup de portes sur des choses impensables pour moi »

« Les contacts physiques ? »

« Par exemple »

J'aimerais qu'il aille un peu plus loin mais je ne dis rien.

« Toute ma vie, je me suis dit que j'étais dégueulasse, que j'avais un problème. Je me suis conforté dans cette idée toute ma vie. Je me disais que personne n'éprouverait jamais un véritable amour pour moi alors c'était une chose largement acceptable de me faire battre par Sebastian »

Mon Kurt... Il n'est rien de tout ça. Il devrait se voir comme je le vois. Il cesse de parler et secoue la tête.

« Blainey... Je trouvais que c'était moins difficile d'exprimer ma haine contre moi-même en le laissant me faire mal plutôt que de la garder en moi »

Ses lèvres se crispent durement.

« Mais en l'autorisant à me frapper, je n'ai fait que lui substituer ma haine. En réalité, elle était toujours en moi. Le Docteur Schuester a essayé de me montrer ça pendant une éternité. J'ai saisi le vrai sens de ma relation avec Sebastian que récemment. A ma fête d'anniversaire »

Je tremble en revoyant le confrontation entre Kurt et Sebastian ce jour-là.

« Pour lui, il n'y avait pas que de la baise. Il aimait me sentir près à tout pour lui. Il aimait le sentiment de contrôle total sur moi »

« Toi aussi tu aimes tout contrôler »

« Tu as raison Blainey mais c'est ma personnalité. C'est ancré en moi. J'aime le contrôle parce que, si j'ai toutes les commandes en mains, ma vie ne déraillera pas. Sebastian me contrôlait ado parce que j'étais cassé. Cela m'a permis de me reposer et de savoir ce que je voulais vraiment. J'ai appris à faire mes propres choix pour ne plus dépendre de personne »

« De jouer au Dominant ? »

« Oui »

« Tu as voulu ça ? »

« Oui »

« Abandonner tes études ? »

« Aussi et c'est la meilleure chose qui me soit arrivé jusqu'à toi »

« Moi ? »

« Oui »

Il sourit amoureusement.

« Le plus beau jour de ma vie a été notre mariage »

Mon cœur bat la chamade.

« Même pas de créer Hummel Enterprises ? »

Il fait non de la tête.

« Même pas quand tu as su piloter ton hélico ou le Blackbird ? »

« Non. Toi. Seulement toi »

Il effleure mon visage de la pulpe de ses doigts.

« Il était au courant » chuchote-t-il.

Je plisse le front.

« De quoi ? »

« Il était au courant que je t'aimais. Il m'a poussé à venir à Los Angeles quand tu étais chez Cooper. Il avait prévu que tu prendrais peur et que tu me laisserais »

Je grimace à ce souvenir vraiment malheureux.

« Il pensait que je ne pourrais pas me passer de mes habitudes »

« Tes habitudes... de jeux ? »

Il hoche la tête.

« De cette manière, je pouvais rester loin des gens. Je pouvais garder les commandes. Je pouvais rester froid et distant de tout. Du moins, je le pensais. J'imagine que tu as une idée sur la raison de ce comportement ? »

« Le viol »

« Ouais. Jamais je n'aurais pu supporter une si grande souffrance. Tu m'as abandonné et mon univers a éclaté pour tout dévaster »

Il passe une main dans ses cheveux.

« Je me suis toujours tenu à l'écart de la tendresse et de l'affection. Je ne suis pas bon pour la romance »

« Tu te débrouilles parfaitement »

Je caresse sa bouche de mon pouce. Il dépose un baiser dessus. Il s'ouvre finalement à moi.

« Tu aimerais les retrouver ? » demandais-je.

« Retrouver quoi ? »

« Tes... Tes anciennes habitudes »

« Oui mais je voudrais surtout retrouver un semblant de contrôle parce que mon mari se met en danger. J'ai réalisé de cette façon d'ailleurs »

« Quoi donc ? »

« Que tu étais amoureux de moi »

Je plisse le front.

« Explique-toi »

« Tu t'es mis en danger pour tenir Tana en sécurité... Pour me tenir en sécurité »

Je lui adresse une moue interrogative. Il lui en aura fallu du temps pour voir mes sentiments quand même.

« J'aime tellement tes lèvres » chuchote-t-il en le fixant, « elles sont douces et chaudes comme si elles avaient été faites pour moi. Je suis horrible avec toi mais, quoi qu'il arrive, tu es à mes côtés »

« Tu es surpris ? Je te répète presque tous les jours que je ne t'abandonnerais pas »

« Oui parce que j'ai été un abruti quand tu as voulu aborder le sujet d'échanger les rôles »

Il me dévisage presque timidement et touche mon visage.

« C'est vrai ce que tu as dit. J'agis comme un enfant »

Je lui ai vraiment balancé ça ? Putain, je suis un abruti moi aussi »

« Kurtie... Avec la colère, des mots dégueulasses sont sortis et... »

Il m'empêche de continuer en mettant son index sur ma bouche.

« Non, ne dis rien. Je les avais cherché. Ne m'interromps pas s'il te plaît »

Il revient sur le dos.

« Au moment où tu as commencé à me parler de ça, j'ai paniqué. J'y pensais moi-même depuis un moment mais je savais que, quand ça viendrait de toi, je serais vraiment... »

« Vulnérable ? »

« Oui. Vulnérable. Je sais que, quand ce moment sera venu, tu tiendras mon cœur entier entre tes mains et c'est effrayant. Je n'ai jamais connu ce niveau d'intimité avant. Tu seras ma première fois »

Je le regarde attentivement. Je n'avais jamais pensé à ça de cette manière. Je suis trop bête.

« Enfin mon premier réflexe quand j'ai peur c'est de m'énerver. J'étais en colère contre toi, contre moi, contre la terre entière. Ce sentiment de perdre le contrôle, d'échapper à ma propre vie est revenu. Je devais m'éloigner. Je voulais parler à Schuester mais son garçon était aux urgences et il ne pouvait pas se libérer »

Il marque une pause.

« J'attendrais que tu sois prêt tu sais ? » soufflais-je calmement, « même si ça n'arrive jamais je suis content »

« Je sais bébé »

Il sourit et continue :

« Donc Schuester n'était pas disponible. J'ai erré dans New York sans penser à rien et, sans m'en rendre compte, j'étais devant la vitrine du salon de beauté. Sebastian en sortait au même moment. Il était surpris de me voir. Tout comme moi d'ailleurs. Il a vu que j'étais furieux et il m'a proposé d'aller boire un coup »

Exactement ce que je veux savoir depuis l'autre soir. Les battements de mon cœur deviennent fous.

« Il m'a emmené dans un club et on a bu quelques bières. Il m'a présenté ses excuses pour son comportement le soir de mon anniversaire. On a discuté des affaires qu'il avait en cours et la conversation s'est orientée vers notre lune de miel »

« Tu ne lui as pas parlé de notre dispute ? » lâchais-je, vivement surpris.

Ses beaux yeux bleus blessés se posent sur moi.

« Mais non ! Jamais ! »

« Il fallait commencer par là »

« Je n'ai pas vraiment eu l'occasion de commencer tout court »

« Mais... »

« Ce matin, après que je t'ai cherché partout, tu étais fou de rage »

« D'accord, tu as raison »

« Bref, la soirée avançait et les bières se vidaient. Sebastian a essayé de toucher mon bras mais je me suis reculé dès que je l'ai vu s'approcher »

La bile me monte aux lèvres.

« Il l'a vu. On est restés là à se fixer avec peur pour moi et étonnement pour lui »

Sa voix est à peine audible. Je l'incite à tourner la tête pour me regarder. Il y a de la honte dans ses yeux. Je commence à paniquer.

« Ensuite ? »

Ses traits se durcissent. Il s'est passé quelque chose qu'il ne veut pas cracher. Je veux vraiment connaître tous les détails ?

« Il m'a proposé un plan cul avec lui » avoue-t-il encore sous le choc.

Je sens les larmes me monter aux yeux et un pic acéré traverse mon cœur. Ce fils de pute putain !

« J'ai eu l'impression que la terre avait arrêté de tourner. Il a remarqué mon expression et il a su que la limite avait été franchie. J'ai tout de suite refusé. C'était la première fois que cette facette de lui revenait après des années. Je suis amoureux de toi Blainey. Je lui ai répondu ça : je suis amoureux de Blaine. J'aime mon mari, rien que lui »

Je le fixe, bouche bée.

« Il a fait comme si c'était une blague qu'il avait voulu me faire. Il a assuré être épanoui avec Thad et qu'il n'était pas en colère contre toi ou moi. Il m'a juste dit qu'il aimerait être encore mon ami mais, qu'avec le fiasco de ma fête d'anniversaire, ce n'était plus possible. On s'est donc dit au revoir pour de bon »

Une peur sans nom enserre mon ventre.

« Il... Tu... Tu l'as embrassé ? »

« Jamais ! Non, mon Dieu non ! Je ne voulais pas de contacts physiques entre lui et moi »

Je respire à nouveau.

« Je me sentais mal. J'avais envie de revenir à la maison mais j'avais agi comme un connard avec toi alors j'ai pensé que tu ne voulais pas me voir dans l'immédiat. J'ai donc bu d'autres bières et j'ai fini à la vodka. Je me suis souvenu que tu m'avais dit que Sebastian m'avait fait plus de mal que de bien. Pour la première fois, j'ai remarqué que tu avais raison »

Kurt et son père ont discuté de ça quand j'étais à l'hôpital.

« Je me suis rendu compte que ce que lui et moi avions vécu... ce n'était pas bien »

« Rien d'autre ? »

« Non. Je t'ai tout raconté »

« Oh... »

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« C'est terminé avec lui ? »

« Oui. Tout était terminé quand mes yeux ont croisé les tiens dans mon bureau. J'ai pris conscience de ça »

« Excuse-moi » soufflais-je.

« Pour quoi bébé ? »

« Pour t'avoir obligé à me parler de ton passé ce soir-là. Pour la dispute qui a suivie »

« Non mon cœur. Je sais ce que c'est d'être énervé. Crois-moi »

Il se tait et trace des lignes imaginaires sur mon visage.

« Mon Blainey... Tu es tellement courageux. Je t'aime à un point fou. Ça me fait mal parfois »

« Tu es le plus courageux de nous deux Kurtie »

Il sourit et embrasse mon nez.

« Après leur histoire, les enfants dorment »

« Une histoire bien triste »

Il fait une moue désolée mais son regard me dit qu'il est quand même plus léger maintenant.

« Tu te sens bien ? » me demande-t-il avec sollicitude.

« Oui. J'ai un peu mal à la tête »

« Dors. Tu iras mieux après un gros dodo »

Il veut que je dorme après tout ça ?

« Endors-toi » répète-t-il, « ça te fera du bien »

Je fais mine de bouder.

« Je peux te demander quelque chose ? »

« Bien sûr »

Il jauge mon expression avec prudence.

« Tu es très... bavard soudainement. Qu'est-ce qui se passe ? »

Il fronce les sourcils, interrogateur.

« Tu as parlé de ton passé de ton plein gré. D'ordinaire pour que tu me racontes des choses, je dois te tirer les vers du nez. Loooongtemps »

« Oh vraiment ? »

« Tu sais très bien de quoi je parle »

« Je suis bavard... Je t'ai vu allongé sur le sol, pâle comme la mort. J'ai cru te perdre. La perspective de vivre sans toi m'est insupportable. Tu m'as tout donné sans hésiter. Presque ta vie. Je te devais des explications sur le viol, sur Sebastian. Je veux aussi te prouver que tout est terminé avec lui »

« S'il ne t'avait pas fait sa... proposition, tu aurais accepté son amitié ? Ne... Ne réponds pas si tu ne veux pas. Je comprends, tu t'es déjà beaucoup ouvert »

Ses yeux sont emplis de tendresse.

« Non je pense que j'aurais coupé les ponts quand même. Mais, à mon anniversaire, lui et moi ne nous étions pas tout dit. Il restait des points à éclaircir entre nous. Je t'en prie. Fais-moi confiance quand je te dis que tout est fini. Il est la ligne à ne pas dépasser pour toi et c'est d'accord pour moi bébé »

Sa voix vibre d'une honnêteté pure.

« Dors bien mon amour. Merci de t'être confié »

Je m'approche de lui et avance ma bouche vers la sienne. Le contact est trop léger à mon goût alors j'essaie d'approfondir le baiser mais Kurt s'éloigne.

« Non » murmure-t-il, « j'ai vraiment, vraiment envie de toi »

« Laisse-toi aller dans ce cas »

« Non. Il faut que tu dormes. Allez bébé »

Il éteint la lumière.

« Je t'aime au-delà du possible Kurtie » chuchotais-je en me lovant contre son torse.

« Je t'aime encore plus mon cœur »

Je le sens inspirer dans mes boucles et je m'endors dans ses bras protecteurs.

OoOoOoOoOoO

Les rayons de lumière baignent la pièce d'une clarté aveuglante. Kurt n'est plus à côté de moi. Il est quasiment huit heures d'après le réveil. Mon flanc est toujours douloureux mais tout de même moins qu'hier. Je crois que je suis capable d'aller travailler aujourd'hui. Je n'ai pas quitté la chambre de la journée d'hier. Kurt m'a seulement autorisé à bouger pour aller voir mon grand frère.

Nous n'avons rien fait depuis que j'ai quitté l'hôpital samedi. Je vais être obligé de sortir l'artillerie lourde. Mes maux de tête sont partis et mes côtes ne me font plus tant souffrir, à part quand je rigole ou que j'éternue. Je suis en manque. C'est la plus longue période sans sexe depuis... eh bien depuis ma première fois.

Je me douche et cherche une tenue assez aguicheuse pour Kurt. Je n'aurais jamais pensé qu'un homme aussi affamé de sexe puisse résister aussi fort. Je préfère ne pas penser à l'expérience qui se cache sous cette capacité hors norme. Je rêve secrètement que le sujet Smythe ne soit plus jamais abordé. Mis dans une boite, enterrée dans le sol de la plus profonde fosse marine du monde.

J'enfile un jean skinny gris clair et une chemise moulante rose pâle. Je noue autour de mon cou le nœud papillon que j'ai acheté en France. Je coiffe joliment mes boucles et sourit d'un air satisfait devant mon reflet.

Kurt est assis au comptoir de la cuisine et il mange son petit-déjeuner. Il laisse retomber sa portion d'œufs en me voyant arriver près de lui.

« Coucou Blainey, tu sors ? »

« Oui je vais travailler » répondis-je aimablement.

« Je ne pense pas. Le Docteur Porter a exigé que tu restes à la maison au moins une semaine »

« Kurt, je ne veux pas rester enfermé dans la chambre un jour de plus. Je vais bosser. Bonjour Mercedes »

« Monsieur Hummel-Anderson » me salue-t-elle en cachant à peine son sourire, « qu'est-ce que je vous prépare pour le petit-déjeuner ? »

« Un grand bol de céréales et des toasts au beurre de cacahuètes s'il vous plaît »

« D'accord Monsieur » sourit-elle.

Kurt a un air surpris.

« Blainey tu ne vas pas bosser »

« Mais... »

« Ce n'est pas négociable »

Il ne pliera pas. Je le sais d'avance. Je lui lance un regard noir et je vois alors sa tenue : il a seulement enfilé un tee-shirt de Harvard par-dessus son pantalon de pyjama.

« Tu n'es pas habillé pour aller au bureau ? » m'étonnais-je.

« Non »

J'ai perdu la notion des jours ou... ?

« Nous ne sommes pas lundi ? »

Il ricane d'un air moqueur.

« Si. C'est chose très courante après le dimanche tu sais »

Je me retiens de lever les yeux au ciel et ignore son sarcasme.

« Pourquoi tu n'es pas prêt dans ce cas ? »

« Je vais te tenir compagnie. On ne sait jamais, si une envie soudaine de jouer au héros te prenait »

Je m'installe derrière le comptoir près de lui. Mademoiselle Jones me tend une grande tasse de cappuccino. Je lui souris avec reconnaissance.

« Tu es magnifique » souffle Kurt, « plus que ça... Tu es transcendant »

Il pose une main sur ma cuisse et l'autre dans le bas de mon dos. Mon cœur rate un battement ou deux au contact.

« Il est vraiment très serré ce jean » chuchote-t-il, un peu grognon.

« Oh vraiment ? Je ne l'ai pas fait exprès »

Kurt m'adresse une moue sexy.

« C'est vrai ça Blaine ? »

Je m'empourpre instantanément.

« Je ne suis pas sûr que cette tenue soit réglementaire au travail »

« Je n'y vais pas donc tu perds ta salive pour rien »

« Pour rien ? »

« Exactement »

Il glousse joyeusement et s'intéresse à nouveau à ses œufs.

« J'ai des projets plus intéressants »

« Vraiment ? »

Il pose sur moi ses yeux bleus assombris flamboyants. Oh oui ! Enfin !

« Tu veux qu'on aille vérifier où en sont les travaux de notre maison ? »

Oh c'est vrai. On devait aller la voir pour mon anniversaire mais Coop a eu son accident de voiture.

« Bonne idée mais... ta présence n'est pas nécessaire à Hummel Enterprises ? »

« Non. Pierce est revenue du Japon. Il n'y a pas de quoi s'inquiéter »

« Tu ne devais pas aller au Japon ? »

« Si mais mon mari était blessé et dans un lit d'hôpital »

« Quel con ! »

« Je ne te le fais pas dire » ricane-t-il, « mais durant cette journée, je vais me délecter de sa délicieuse présence »

Il prend une gorgée de son café.

« Rien que ça ? Ton mari est un homme chanceux »

Mademoiselle Jones me donne mes toasts. Elle me sourit malicieusement. Kurt rit à nouveau et acquiesce.

« Plutôt oui »

J'aime ce petit jeu entre nous mais mon ventre gargouille.

« J'aime te voir manger de si bon cœur » chuchote-t-il.

Je lui souris timidement parce que je sais ce qu'il se cache sous ces mots maintenant. Il se met debout et pose un baiser sur mon front.

« Je vais me doucher »

« Tu ne veux pas m'attendre ? »

« Non. Avale ton petit-déj' »

Il sort de la pièce avec un clin d'œil. Je secoue la tête et mélange mes céréales. Ah mon maniaque du contrôle...

OoOoOoOoOoO

Nous sommes en voiture pour aller vers notre maison. Nous sommes passés voir Cooper à l'hôpital avant. Il était en train de regarder du sport à la télé et il était de très bonne humeur. Je suis content qu'il se soit excusé auprès de Kurt.

Depuis que mon mari s'est ouvert à moi, il est moins tendu, comme si un énorme poids avait été retiré de ses épaules. Smythe ne pèse plus d'un air menaçant sur notre mariage et Kurt et moi sommes plus proches que jamais.

Comme s'il lisait dans mes pensées, sa main s'installe sur ma cuisse tendrement.

« C'est bien que tu aies gardé cette tenue »

J'ai seulement enfilé un cardigan sur ma chemise et mes mocassins. J'ai toujours le jean moulant gris. Il caresse ma peau de son pouce par-dessus le tissu de mon pantalon. Je mêle mes doigts aux siens.

« Ça te plaît de me chauffer ? »

« Oh oui » s'exclame Kurt.

« Pourquoi tu fais ça ? »

« Parce que j'en ai les moyens »

Il m'adresse un sourire éblouissant et insouciant.

« Moi aussi j'en suis capable »

Sa paume s'oriente vers mon aine.

« Ne te gêne surtout pas bébé »

Je prends sa main et la ramène vers ma cuisse.

« Concentre-toi sur la route Kurtie » le grondais-je doucement.

Il me regarde amoureusement mais reste sage.

OoOoOoOoOoO

Nous passons le grand portail noir qui mène à l'allée. A droite, la forêt a pris une teinte orangée en ce début d'automne. On dirait qu'elle est en feu et que les flammes lèchent le ciel. A gauche, la vaste pelouse est jaunie d'avoir pris le Soleil tout l'été et la surface du lac brille comme si elle était faite d'étoiles. Les grandes herbes du champ au loin ondulent au gré du vent et ont une jolie couleur dorée. Quelques coquelicots rouges vifs ainsi que d'autres fleurs ajoutent une touche parfaite à ce tableau. L'odeur iodée de la baie entre par les fenêtres. On va vivre ici. Au calme. Loin du tumulte de la ville.

Kurt arrête la voiture au bout de l'allée et la façade bleue de notre maison apparaît. Il y a des échafaudages et des ouvriers mais le charme est toujours présent. Je suis aussi content de voir que la majestueuse fontaine n'a pas été touchée. Je sens presque l'air crépiter autour de Kurt tellement il est impatient.

« Tu es prêt à voir ce que Santana a fait ? »

« Oui. Plus que prêt »

Il sourit et sort de la voiture. Il la contourne et ouvre ma portière. Il prend ma main et m'entraîne vers la porte. Le chef de chantier nous donne deux casques de protection et nous pénétrons dans notre future maison.

Le sol est recouvert de bâches transparentes qui protègent le parquet foncé rénové. Je constate que les boiseries de l'entrée ont elles aussi été nettoyées et cirées. Elles brillent et ont une élégante couleur acajou. Je suis heureux de voir que personne n'a détruit le grand escalier de marbre blanc. Le lustre volumineux en cristal a été décroché.

Dans le salon, un des murs a été tombé pour être remplacé par un autre totalement en verre, comme indiqué sur les plans d'Adam. Les travaux de la terrasse extérieure ont débuté mais la vue sur la baie reste imprenable. Je dois reconnaître qu'Adam a fait un travail fantastique. La maison retrouve sa jeunesse et sa beauté mais garde son style naturel. Santana pense que nous pourrons emménager à la fin du mois de décembre mais Kurt ne croit pas que la maison soit finie d'ici là.

On explore le reste de la maison main dans la main et silencieux. Dans toutes les pièces, je m'imagine la vie qu'on aura dedans. Au début, que tous les deux et peut-être avec un enfant plus tard.

On revient dans le salon et Kurt m'enlace par derrière devant la baie vitrée face au lac.

« Alors elle te plaît ? » chuchote-t-il contre mon épaule.

« Oui. On sera heureux ici d'après moi »

« D'après moi aussi »

Je soupire et il embrasse ma joue. Il entremêle ses doigts aux miens et les pose sur mon ventre. Je me perds dans la contemplation du paysage dans les bras de mon homme. Il brise la quiétude avec un murmure.

« Ça te dit un pique-nique dans le champ ? »

« Ce serait parfait mais on n'a rien préparé mon amour »

Il me fait tourner pour être face à moi.

« Tu oublies avec qui tu es marié Blainey »

Je glousse et passe mon pouce sur sa joue.

« Jamais »

Il me regarde intensément et reprend ma main.

« Viens, tout est dans la voiture »

OoOoOoOoOoO

Je suis allongé sur un plaid au milieu des grandes herbes dorées. Kurt est couché aussi, sa tête reposant sur mon ventre. Mercedes nous a préparés un pique-nique fantastique comme d'habitude et maintenant, nous regardons les nuages sans rien dire. Le champ forme une bulle autour de nous, nous tenant loin des ouvriers, du bruit, du monde entier.

Alors qu'un nuage en forme de chien passe au-dessus de nous, Kurt parle spontanément d'une voix claire.

« Tu sais, je ferais toujours ce que je pourrais pour que tu sois en sécurité mon cœur »

Il lève ses yeux sincères vers moi. Dans le mouvement, sa joue a frotté mon entrejambe et... BAM ! L'envie prend possession de mon corps, de mes veines en un claquement de doigts. Je prends son visage en coupe et l'attire vers le mien afin d'embrasser sa bouche tentatrice. Ses lèvres s'entrouvrent sous la soudaineté de ce baiser. J'en profite pour glisser ma langue entre. Il geint et répond à mon assaut sans hésiter. On se perd l'un dans l'autre. On apprend à refaire connaissance. Dieu j'ai envie de ce garçon. Ça fait tellement de temps qu'on n'a pas été lié ainsi... Je veux qu'on le fasse là, dans notre champ.

« Blainey » souffle-t-il, hypnotisé.

Il glisse ses doigts vers mon cul alors que les miens essayent frénétiquement de retirer son tee-shirt.

« Stop » lâche-t-il.

Je mordille sensuellement sa lèvre et je remonte le tissu sur son dos.

« Je te veux Kurt »

Il soupire d'un coup et j'entends presque son cerveau tourner dans son crâne. Son sublime regard bleu électrique me scrute attentivement.

« Kurt je t'en prie. Je veux qu'on soit de nouveau proches »

Un gémissement passe ses lèvres et je sais que j'ai gagné. Il m'embrasse à nouveau. Il caresse mon visage et mon corps en même temps. Il s'installe entre mes cuisses, nos bouches scellées de la plus belle manière qui soit.

« Tu es tellement magnifique Blaine »

Je trace les jolis traits de son visage de la pulpe de mes doigts.

« Tu m'as vraiment manqué Kurt » murmurais-je contre lui.

Un petit son étouffé me parvient alors qu'il m'embrasse encore. J'aime sentir son poids sur mon corps.

« Toi aussi bébé, toi aussi »

Il oriente sa bouche vers ma pomme d'Adam et la mordille doucement. Je gémis. Je mêle une main à ses doux cheveux et j'appuie l'autre sur son biceps musclé. Il dépose un chapelet de baisers sur ma gorge et remonte vers mon oreille. Ses doigts s'affairent et déboutonnent ma chemise. Je me relève un peu pour qu'il puisse la retirer complètement. Il la jette juste à côté de ma tête. Il ronronne en léchant la peau désormais découverte de mon torse.

Il cesse tout d'un coup. Je m'apprête à grogner de mécontentement mais ses iris foncés sont sur moi. Il sont emplis d'intensité.

« Qu'est-ce qu'il y a mon amour ? » demandais-je doucement en caressant sa joue.

Il ferme les yeux et se laisse aller à mon contact. Il les rouvre : un amour et une confiance infinis se sont installés dedans.

« Je suis prêt » chuchote-t-il.

Dans un premier temps, je ne comprends pas. Puis la réalisation se fait au même moment qu'il ouvre la bouche pour préciser sa pensée.

« Je veux que tu me fasses l'amour »

Il n'y a aucune trace de peur ou d'hésitation dans ses paroles. La phrase met un certain temps à monter à mon cerveau.

« Tu tiendras mon cœur entier entre tes mains et c'est effrayant. Je n'ai jamais connu ce niveau d'intimité avant. Tu seras ma première fois »

Kurt est prêt.

Mon cœur bat la chamade. J'encadre son visage de mes mains et pose tendrement mes lèvres sur les siennes, tout doucement avec tout mon amour. J'attrape le revers de son haut et le remonte sur son torse. Je nous fais tourner pour que je sois allongé sur Kurt. Je m'abaisse et prend son téton entre mes dents. Une douleur vive s'étend dans mon flanc.

« Blainey ! » s'écrie-t-il, soucieux, « tu es trop fragile, s'il te plaît. Je n'ai pas envie que tu sois blessé »

« Ça va » assurais-je contre sa peau.

Ses yeux inquiets me jaugent.

« Je te le jure » ajoutais-je.

Il soupire et acquiesce finalement. Il met ses mains dans mes cheveux alors que les miennes débraguettent son jean. Je ne le lâche pas des yeux une seule seconde. Je le sens frissonner quand je tire son pantalon vers le bas. Je m'allonge entre ses jambes et embrasse son visage : sa mâchoire, son menton, sa joue, sa paupière, son front, son nez. Je fais tout pour le rassurer.

« On y va à ton rythme mon amour. C'est toi qui a les commandes » dis-je doucement.

Il hoche la tête avec un sourire et déboutonne mon pantalon. Il passe ses mains dedans et malaxe mes fesses. Je gémis à la sensation qui fait encore plus durcir mon sexe. Kurt fait descendre mon jean jusqu'à la moitié de mes cuisses et je me charge de l'enlever totalement. Je me replace contre lui. Je mordille lentement la peau de sa clavicule et balance les hanches contre les siennes, créant une friction entre nos érections. On gémit à l'unisson. Je me penche plus et suçote son téton gauche. Je passe ma langue avec une grande douceur sur la cicatrice rosée qui barre sa poitrine. Il crie presque. Je relève la tête vers lui, m'attendant à voir une expression paniquée. Mais non. Il a un air de pure extase. Il me serre contre lui et frotte son sexe au mien. Je cache mon visage dans son cou et soupire de plaisir.

Il respire rapidement sous mon corps et s'immobilise. Il embrasse mon front. Nos yeux s'accrochent. Le bleu dans le mordoré.

« Tu peux y aller » annonce-t-il.

« Tu es certain ? »

Il hoche vivement la tête.

« D'accord. Tu as emmené ce qu'il faut ? »

Il me montre la petite poche avant du panier de pique-nique. Je me redresse et l'ouvre pour prendre la bouteille de lubrifiant. Il n'en a jamais utilisé pour moi. Je ne dis rien cependant.

Je me colle contre lui et le regarde timidement.

« Je... Je ne sais pas ce qu'il faut que je fasse »

Il caresse ma joue avec confiance et prend ma main droite. Il étale du lubrifiant sur trois de mes doigts avant d'enlever nos deux boxers. Je frissonne à la sensation de l'air chaud sur mon sexe.

« Tu dois me préparer » chuchote-t-il, « je te l'ai déjà fait bébé »

Il y a tant d'amour dans son regard que j'oublie toute l'angoisse. Seulement Kurt compte. On s'aime et ce moment sera parfait exactement pour ça.

Je verrouille mes yeux aux siens et titille son entrée de mon index. Je noue ma main libre à la sienne et entre mon doigt en lui tout doucement. Il se crispe sous l'intrusion alors je ne bouge pas, attendant son signal.

Après quelques minutes, il dit en haletant :

« B-Bouge bébé »

Je me retiens de pleurer. Toute cette confiance, ce cadeau qu'il me fait c'est vraiment énorme. Je commence de doux va-et-vient. Il se détend au fil du temps et gémit de plus en plus.

« U-Un autre » exige-t-il.

Je lui obéis et attend encore qu'il s'adapte. Il hoche la tête et je bouge. Je le regarde avec émerveillement alors qu'il se tortille sous moi pendant que je l'étire. Putain qu'est-ce qu'il est beau... Je l'embrasse tendrement et il gémit plus fort, mon membre se contractant presque douloureusement.

« Comment je la trouve ? » murmurais-je à son oreille

Sans que je précise ma pensée, il me répond :

« C-Courbe tes doigts v-vers... LA ! JUSTE LA ! » s'écrie-t-il.

Je pourrais jouir à cette simple vue : Kurt en train de tomber en petits morceaux grâce au plaisir que lui donne. Il a les cheveux collés sur son front à cause de la sueur, ses yeux sont fermés et sa tête est jetée en arrière. Son corps est cambré et sa peau pâle brille sous le soleil avec les perles de transpiration. Je gémis dans son cou et prends l'initiative d'ajouter un troisième doigt. Il frémit à peine et jette ses hanches vers mon poignet. Son érection est tendue sur son ventre et du liquide pré-éjaculatoire s'écoule de la fente de son extrémité. Mon mari est vraiment le plus bel être sur terre.

« P-Plus. Je t'en s-supplie »

Oh mon Dieu. Le moment est venu.

Je retire lentement mes doigts pour ne pas lui faire mal et me mets à genoux entre ses cuisses. J'enduis mon sexe de lubrifiant et recouvre son corps du mien. Je place mes paumes sur ses joues.

« Kurt, regarde-moi mon amour »

Il ouvre les yeux et enroule ses bras autour de mon cou. Il est tellement vulnérable et exposé... Je caresse son visage avec révérence.

« Ne lâche pas mon regard. Je t'aime Kurt »

Je le pénètre tout doucement. Je me retiens de fermer les yeux sous l'intensité du plaisir. Il est tellement chaud, tellement étroit...

Paradis.

Je sais d'avance que ce ne sera pas long. Un son plaintif lui échappe mais il ne m'arrête pas. J'enfonce entièrement mon sexe en lui et je ne peux plus m'empêcher de pleurer. Trop d'émotions se cachent derrière ce geste. J'essuie les joues de Kurt couvertes de larmes aussi. Je sais qu'il y a de la douleur mais son sourire étincelant me dit qu'il est surtout heureux.

« J-Je t'aime t-tellement Blaine »

Je sanglote en souriant et l'embrasse avec adoration. Il me serre contre lui de toutes ses forces et rit avec une joie pure. Je le regarde et caresse son visage. Je dépose des baisers partout où je peux pendant un temps indéterminé, sans décaler mes hanches du moindre millimètre. Finalement, il chuchote à mon oreille :

« Fais-moi l'amour bébé »

Je colle mon front au sien et recule lentement mon bassin jusqu'à ce que seul mon gland soit en lui. Il gémit doucement et j'entre à nouveau. Je commence une série de va-et- vient en suivant ce rythme. Nos yeux sont perdus dans ceux de l'autre.

« Je me sens entier avec toi mon cœur »

Je pose tendrement mes lèvres sur les siennes et bouge un peu plus vite. Kurt enroule ses jambes autour de moi et crie d'un coup. Ses chairs se resserrent violemment autour de moi. Je suis obligé de m'arrêter pour ne pas jouir. J'ai trouvé sa prostate. Je reprends mes mouvements quand je suis sûr d'être prêt et trouve l'angle parfait pour stimuler à chaque fois cette petite boule de nerfs.

Je sens l'orgasme monter en moi plus l'étau enserre mon érection sensible. Je me retiens. Je veux que Kurt vienne en premier. Il crie à nouveau quand ma main s'enroule autour de son sexe. Je le masturbe en rythme avec mes coups de reins.

« B-Blaine... Je... Je vais... »

Il ne termine pas sa phrase et jouit sur son ventre en répétant encore et encore mon prénom. Ses chairs se serrant et pulsant autour de moi me font tomber dans l'orgasme le plus puissant de toute ma vie.

OoOoOoOoOoO

Je suis étalé de tout mon long sur lui, mon oreille contre son cœur qui redevient calme et mon sexe ramolli en lui. Je pose un baiser sur sa poitrine et respire son odeur délicieuse. Je le regarde en posant mon menton entre ses deux pecs.

« Tu vas bien ? » murmurais-je.

Un sourire à faire pâlir le Soleil d'envie étend ses lèvres.

« Mieux que jamais »

Je lui rends son sourire.

« Merci Blainey »

« Pour quoi ? »

« Pour avoir fait de ma première fois un moment parfait et inoubliable. Pour avoir fait de ma vie un rêve éveillé »

Les larmes me montent aux yeux. Il caresse mes joues avec un sourire tendre.

« Ne joue plus à Superman ok ? »

« Je te le jure »

Il embrasse mon front et me serre plus contre lui.

« Je pense qu'on vivra heureux dans cette maison » affirme-t-il dans mes boucles.

« Comme dans un conte de fées ? »

Il rit et acquiesce.

« Pareil »

Il hésite et continue à voix basse :

« Tu veux pleins d'enfants aussi ? »

Je le scrute timidement.

« Un peut-être. Mais pas tout de suite »

« Parfait. Je veux encore t'avoir pour moi tout seul. Je veux profiter du corps de mon mari pendant un moment. Il y a tout un tas de choses qu'on n'a pas expérimentées »

« Expérimentées ? »

« Dans la salle de jeux »

Oh... J'aime bien la salle de jeux et tout ce qu'il y a dedans : les menottes, la cravache, le martinet... Je frissonne en me rappelant de tout ça. Tant que ce n'est pas cruel, j'adore la salle de jeux.

« On verra ce qu'on peut faire chez nous alors » soufflais-je en embrassant la commissure de ses lèvres.

Je suis amoureux de cet homme.

OoOoOoOoOoO

Notre visite à la maison date déjà de deux jours. Kurt fait toujours autant attention à moi malgré tout. Je n'ai pas le droit d'aller travailler alors je reste au Phénix. J'attrape une lettre dans l'épaisse pile sur le coin de mon bureau.

On n'a pas remis les pieds dans la salle de torture depuis que j'ai crié le mot d'alerte. Kurt a sous-entendu que tout ça lui manquait. Je dois avouer qu'à moi aussi. En plus, il veut expérimenter des choses. Je m'empourpre en songeant à toutes les possibilités. Comme je suis censé me concentrer quand cette table de billard est sous mon nez ?!

Des notes de musiques étouffées me coupent dans mes réflexions. Kurt est au piano. Je descends l'escalier pour l'écouter. C'est doux, calme et heureux pour une fois. Je m'avance sur le seuil du grand salon sur la pointe des pieds pour l'observer sans le déranger.

La lueur du Soleil qui passe par la baie vitrée l'illumine comme un ange. Il est tellement beau. Il a les yeux fermés alors il ne m'a pas remarqué. Depuis notre moment dans le champ, il est plus léger. Plus rien ne se tient entre nous et il me parle désormais sans aucune restriction. C'est vraiment agréable.

Je le connais assez bien pour savoir qu'il va monter à la bibliothèque pour voir ce que je fais. Je pense à quelque chose. Je pars discrètement dans notre chambre et me déshabille. Je garde juste mon boxer blanc sur moi. Je cherche son jean abîmé dans la commode : celui qu'il met pour jour. Je sors mon IPhone de la poche de mon pantalon, met le jean devant moi et je m'agenouille. Je tape un message alors que Kurt joue un nouvel air.


De : Blaine Hummel-Anderson

Objet : satisfaire les besoins de mon époux

A : Kurt Hummel-Anderson

Monsieur,

Je suis prêt à recevoir vos ordres.

Avec amour,

Monsieur Hummel-Anderson.


Je l'envoie et la mélodie se stoppe quasi immédiatement. Les battements de mon cœur deviennent fous. Je compte jusqu'à cinq et mon portable vibre.


De : Kurt Hummel-Anderson

Objet : j'aime cet objet mon cœur

A : Blaine Hummel-Anderson

Mon cher Blaine,

Vous piquez ma curiosité.

J'arrive.

Tiens-toi prêt.

Kurt Hummel-Anderson, PDG Chaud comme la braise Hummel Enterprises.


Je crois que mon cœur va se barrer. Je recommence à compter. J'atteins les cinquante-et-un quand la porte s'entrouvre. Je ne le regarde pas mais je sais qu'il est tout près.

Il prend le pantalon devant moi, silencieux, et s'éloigne. Je ne bouge pas d'un poil. Le désir pulse dans mes veines à un rythme dingue. Qu'est-ce qu'il me réserve ?

Il est de retour, habillé du jean.

« Tu as envie de t'amuser ? »

« Oui »

« Oui qui ? »

« Oui Monsieur »

« Parfait magnifique » chuchote-t-il en passant mes mains dans mes cheveux, « lève-toi, on va aller là-haut »

Mon sexe se gonfle et mon bas-ventre se tord d'envie.

Il me met debout en attrapant mes doigts et me tire à l'étage. On s'arrête devant la salle de torture. Il se penche pour poser tendrement ses lèvres sur les miennes et il met violemment sa main dans mes boucles.

« Tu contrôles, tu t'en rends compte ? » chuchote-t-il dans ma bouche.

« Excuse-moi ? »

Je ne sais pas trop où il veut en venir.

« Je m'habituerais » susurre-t-il, malicieux.

Il dépose un chapelet de baisers dans mon cou.

« Dans la salle, tu t'agenouilles comme d'habitude c'est compris ? »

« Oui Monsieur »

Il me regarde avec tendresse, amour, adoration et pleins d'idées perverses.

Je sais que la routine n'est pas de mise quand on vit avec Kurt. Et je compte bien vivre avec lui le plus longtemps possible. Je suis amoureux de ce garçon : mon époux, mon partenaire de baises perverses, l'amour de ma vie.

Je suis amoureux de lui sous toutes les nuances possibles.

Et voilà pour ce modeste et dernier chapitre !

Je vous ferais un petit texte bien dégoulinant de guimauve à la fin de l'épilogue. Seulement, je voulais vous dire que vous avez fait de Nuances une fic géniale et ça compte énormément pour moi. Merci merci merci merci. Je ne pourrais jamais vous le dire assez.

Laissez moi votre avis pour ce dernier chapitre si vous voulez :')

Je posterais l'épilogue vendredi prochain.

Bisous, bisous

Votre humble, dévouée et émue Cindy :)