Ouah ! Donc voilà , je pense que ceci est la toute dernière partie de Jinsei Game, puisque je mets dans cette partie les 11 vérités (non pas 12, mais vous verrez pourquoi ~) Mmh... Bonne lecture ? :3
Vérité 1
Elle ouvrit doucement un vieil album photo, qui était recouvert d'une mince pellicule de poussière qui s'envola en fine particule lorsqu'elle souffla dessus. Avec un soupir un peu stressé, elle ouvrit l'album photo de son adolescence.
Lily passa son doigt sur la première photo. Sur celle-ci, une jeune fille aux cheveux verts, une autre aux cheveux rouges et elle. Elle sourit, sur cette photo. Elle est heureuse. Avec ses meilleures amies.
Elle passa la suivante. La jeune fille aux cheveux verts qui embrasse la joue de Lily, qui sourit joyeusement. Cette fois-ci, Lily se souvient que sa deuxième meilleure amie n'est pas là. Pour faute, elle travaille très dur.
Sur la troisième, ce sont des photos qu'on prend dans n'importe quel photomaton. Au début, les trois jeunes filles sourient, sur la deuxième, il n'y a plus que Lily. La troisième, ses amies se disputent -elle se rappelle des éclats de voix, de ses amies qui se crient dessus- et sur la quatrième Lily pleure, et se retrouve seule.
Ses amies, Gumi et Miki s'étaient disputées. Lily n'avait jamais compris pourquoi, elles ne lui avaient jamais dit pourquoi. Elle posa la photo et se rappela qu'elle avait donnée rendez-vous Gumi dans un parc, un jour.
Et qu'elle n'était jamais venu. Lily avait attendue pour rien, et depuis, elle préférait rester seule que d'être avec des personnes hypocrites comme les filles qu'elle avait appelée des "amies".
La première vie était ennuyeuse.
Vérité 2
Rin se souvient avec horreur de son odeur, du contact de sa peau sur la sienne. Elle frissonna en repensant sa langue sur son ventre, et se mordit la lèvre pour ne pas pleurer.
Elle revoit aussi son père avec sa bouteille brisée, qui ne fait rien. Il dort, en fait, avachi dans le salon. A cette époque, sa mère n'était pas partie, elle était au travail. Rin serra les poings et soupira, en s'asseyant au milieu du salon.
Ses yeux s'emplissent de larmes, contre sa volonté, larmes qui se mettent couler sur ses joues tandis qu'elle serre sa jupe contre ses cuisses, tremblante. Elle se souvient de ce grand manoir où il l'avait emmené juste avant de la ... Rien qu'à ce désagréable souvenir, elle en frissonne encore.
Elle se souvient aussi de cette femme, une grande femme brune qui roucoulait auprès de l'homme qui l'avait emmené en lui disant de me laisser tranquille mais il lui avait souri. Je vais juste jouer un peu avec elle, je reviens ma chérie. Qu'il avait dit. Elle en fait encore des cauchemars.
Cette carapace qu'elle s'est formée, cette carapace d'impassibilité dont elle s'est vêtue pour empêcher les autres de la voir réellement elle est en réalité un masque qu'elle ne fait que rarement tomber. Si elle est si odieuse, blessante et arrogante ce n'est qu'une façade pour que personne ne puisse voir sa blessure encore à vif malgré le fait que 7 ans ont passés.
Elle se laissa tomber sur le sol, la tête sur le carrelage frais. Un étau se referma sur son crâne, et elle plissa les yeux. Elle sent presque son horrible odeur d'alcool contre sa joue, contre ses lèvres. Elle sent quasiment ses grandes mains un peu râpeuses qui se baladent sur son petit corps d'enfant. Et l'immense brûlure ensuite, mais elle ne veut pas se rappeler d'où vient cette grande brûlure.
La deuxième vie faisait celle qu'elle souhaitait.
Vérité 3
Si Gakupo s'est suicidé, c'est à cause de tous les regrets qu'il a. Il regrette de ne pas avoir pu élever convenablement ses enfants, il regrette d'avoir bêtement perdu Luka, sa perle rare, la mère de ses enfants. Il regrette de n'avoir pas réagi en apprenant la perte de la vue de son fils, et la descente aux Enfers de sa fille cause de ce salaud. Et tous ces regrets, toutes ces choses qu'il aurait pu faire mais qu'il n'a pas fait parce qu'il se jugeait plus important qu'eux, tous cela l'a tué.
Il se souvient qu'une fois, quand Len voyait encore, et que Rin n'était pas une jeune fille accro aux drogues, l'alcool et la cigarette - en fait, il remarque tout les détails qui échappent aux autres. Il n'a jamais su pourquoi.-, ils jouaient tous les trois. Rin montait sur son dos, Len accrochait ses petites mains autour du cou de son père et Gakupo devait se relever et tourner sur lui même en riant.
Rire... Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas rit. Depuis les 7 ans de Rin. Il était descendu aux Enfers en même temps que sa fille. Il n'avait pas comprit tout de suite ce qui avait provoqué ce brusque changement chez sa petite fille adorée, mais il avait fini par comprendre un jour.
Il revit l'espace d'un instant le sourire chaleureux de Luka, lorsqu'ils s'étaient embrassés pour la première fois. C'était sous la pluie, après le lycée. Gakupo avait toujours été une grande gueule, quelqu'un qui faisait ce qu'il voulait quand il voulait alors que Luka était plus le genre de fille rester dans son coin, essayer toujours de paraître intouchable et froide. Les parfaits opposés. Le feu et la glace.
Oh, ça oui ils s'étaient disputés ! Et combien de fois Luka avait-elle claquée la porte au nez de son petit-copain en hurlant qu'elle ne voulait plus jamais le revoir ? Combien de fois s'était-il retrouvé sur le paillasson, la rage au ventre à cause d'une broutille ? Gakupo était le genre de personne qui était très fier, et qui ne supportait pas la moindre erreur. Combien de fois s'était-il retrouvé devant ce même paillasson, avec un bouquet de rose rouge et rose dans les mains, un sourire d'enfant fautif sur le visage ?
Et même quand il rentrait ivre mort d'une soirée chez un ami, Luka l'avait acceptée. Elle s'était occupée de lui, sans broncher. Luka était un ange, et elle ne méritait pas quelqu'un comme lui. C'est ce qu'il s'était dit, en premier lieu, avant de presser la gâchette du revolver noir encre qui lui avait ôté la vie.
La troisième vie était empoisonnée.
Vérité 4
Sur Len, il n'y avait pas grand chose à raconter en surface. Sa perte de vue l'avait déstabilisé, parce qu'il s'était dit que plus jamais il ne pourrait voir ses parents, la vie, sa soeur, ses amis - Des amis ? Amis qui l'ont abandonnés dès qu'ils ont étés au courant pour sa maladie ! - le soleil, la couleur du ciel... Mais il s'en était remit. Parce qu'il sentait que sa soeur plongeait et il s'étonnait en silence de ne plus entendre son père rentrer du travail. Il ne sentait plus l'odeur des ramens que sa tendre mère lui préparait le soir.
Mais si on creuse un peu, qu'est-ce qu'on pouvait voir ? Ressentir ? C'est ainsi qu'il a commencé à jouer du piano. Il avait creusé en lui même, et par manque de moyen pour s'exprimer, avait commencé à composer des mélodies sur ce qu'il ressentait. Tristesse, désespoir, joie et peine, voir même colère et rage tout ce qui bouillonnait en lui était évacué par l'intermédiaire de ces petites touches d'ivoires.
Il s'affala sur son lit et fixe un point invisible, dans le noir complet. Sa soeur est encore au collège, il doit être... Quatorze heures, peut-être ? Il ne sait pas vraiment, en fait. Il a fini par perdre la notion du temps, à force d'être plongé constamment dans le noir. Il passe la main sur son visage, caresse du bout des doigts ses traits fins mais masculins, pour essayer de se les remémorer. Mais rien ne vient. Il a même fini par oublier à quoi ressemble sa famille.
Il n'y pas de bruit, dans le petit appartement. Oh bien sur, toujours les gémissements des femmes que l'homme du dessus ramène à longueur de journée mais il finit par s'y habituer, à force. Non, car, avant, il entendait toujours les paroles sans queue ni tête de son père, le tintement apaisant des deux gourmettes à son poignet quand il bougeait mais maintenant qu'il était mort, il n'y avait plus rien.
D'ailleurs, il avait eu du mal à s'y faire. Le fait de devoir s'imaginer son père allongé dans un cercueil, est à la base horrible. Le voir encore plus. Il entendit encore les quelques paroles de sa mère qu'elle avait vaguement balbutiée, avant de partir. Et il entendit nettement, parce que Rin les avait limite hurler ces mots pour sa mère qui s'était enfuit, les insultes proférées par sa soeur pour sa mère. Il n'avait rien dit. Parce qu'il n'avait rien à répliquer à ça, et parce qu'il trouvait ça injuste.
Il se leva et s'avança jusqu'à son siège à tâtons, puis caressa doucement les touches d'ivoires. Tant d'émotions contradictoires se mélangeaient dans son esprit, et faisaient frémir ses doigts d'impatience. Il laissa doucement son esprit prendre le contrôle, et ses doigts se mirent touts seuls à jouer une mélodie frustrée, peinée et légèrement teintée de l'espoir de voir un jour meilleur.
La quatrième vie était celle d'un pianiste étant aveugle.
Vérité 5
Et encore une. Il regarda la silhouette de cette femme aux cheveux roses pâles et aux yeux dorées qui était allongée à ses côtés, la respiration saccadé et le corps recouvert d'une mince pellicule de sueur qui la faisait légèrement briller. Il soulève la couette et sort du lit double sans demander son reste. Celle-là, il ne voudra pas la revoir. Trop de mauvais souvenir. Peut-être sont-elles de la même famille ? Ce sourire qui le hante encore et la classe de leurs appartements dans les Hauts Quartiers lui manque. Ce trou à rat, cet appartement minable où il ne se passe pas une journée sans que des jeunes se bagarrent comme des enragés, tout cela commence vraiment à l'énerver.
Il rêve des fois, de sortir de cet appartement, de revoir ne serait-ce qu'un peu la lumière du soleil et d'aller la voir, elle qui l'avait laissée pour un autre, plus fortuné que lui. Et à cause de cela, parce qu'il avait tout investi dans le bonheur de sa belle, il avait tout perdu. Son travail, son manoir, tout. Tout ce qui avait pu un jour compter à ses yeux, avait disparu, envolé dans de dense volutes de fumées noires.
L'ombre d'une autre femme, dont il ne se rappelle pas le nom - Nom qui ne lui est pas nécessaire, après tout. - se glissa dans la misérable chambre aux murs mal insonorisés et minauda quelque chose dont il ne comprend rien, en se frottant doucement contre lui. Sèchement, il la repoussa et déçue, elle rebroussa chemin vers le salon. Un harem. Il avait constitué un harem.
Sa belle brune n'avait pas été la première à qui il s'était accroché vainement. Il y avait eu, cette jeune et jolie Luka, au collège et au lycée qui s'était entiché à son horreur de cet idiot de Kamui Gakupo. Ensuite, à la fac (Il avait fait pendant des années des études de droits, pour devenir avocat.)il y avait eu Lily. Ah, Lily ! Il revoyait son sourire comme si elle venait de lui sourire. Ses grands yeux bleus, ses cheveux blonds... Combien de fois avait-il contemplé son regard abyssal ? Et puis, cette Lily qu'il aimait avait disparu. A cause de deux jeunes filles, qu'il espérait ne jamais revoir.
Il se leva et se dirigea vers le salon, salle de réception pour toutes ces jeunes femmes qui n'aspiraient qu'à la luxure. Une blonde, quelques brunes, des jeunes filles aux cheveux de couleurs toutes plus extravagantes les unes que les autres, des rousses, une albinos qu'il a déjà vu plusieurs fois. Au final, elles sont une bonne quinzaine à se tasser en gloussant dans un grand canapé miteux.
Il promena ses yeux sur l'ensemble de son harem, chacune des femmes gloussant de plus belle en lui lançant des regards langoureux, espérant être la prochaine à passer entre les mains expertes de Kaito. Il soupira doucement et indiqua au hasard une jeune femme aux cheveux violets noués en deux petites couettes, qui était habillée d'une chemise tachée de peintures, et d'une jupe en jean.
Une de plus.
La cinquième vie était celle d'un féministe ~
Vérité 6
- Monsieur ! Vous avez oublié votre portefeuille !
Elle mit ses mains de manière à forme une sorte de portevoix, pour que sa voix résonne plus fort. Bien qu'elle savait parfaitement que son client était sorti de la petite boîte misérable qu'elle s'était fondée. Un sourire malicieux et vicieux étira ses lèvres tandis qu'elle dépouillait l'homme des yens présents dans son portefeuille en cuir. Après avoir passé sa main dans ses cheveux verts, elle s'assit sur son bureau et s'y allongea sans douceur, faisant chuter les diverses choses déjà dessus. Photo, agenda, stylo, clavier d'ordinateur, téléphone, clefs, portefeuille.
Avec un soupir las, elle se baissa et entreprit de ramasser toutes ces affaires. Elle poussa le clavier du bout des doigts, pianotant dessus en ricanant. Ce clavier, elle l'avait volé à une veille dame chez qui elle était allée faire le ménage une fois. De même pour ce téléphone dernier cri, qu'elle avait subtilement subtilisé à un client qui l'avait dans la poche de son jean. Puis, son regard se figea sur une photo qu'elle pensait avoir jeté.
Elles étaient trois, sur cette photo. La cause de son malheur était parmi les trois personnes de l'image pixelisée. Et la cause de son bonheur éphémère également. Son regard se durcit en passant sur "l'amie" qui avait volée son idée de manga, qu'elles étaient sensées faire toutes les deux. Deux amies qui se retrouvaient coincées dans un livre, où quelque chose du genre, Gumi avait voulu oublier tout ça. Miki. Voilà comment s'appelait cette sale traîtresse.
Puis Lily. Ah, sa Lily adorée ! Ses beaux yeux océans, son sourire un peu jaune à chaque fois qu'elle faisait une mauvaise remarque. Son caractère débordant, ses crises de colères, de larmes, de rage, de peur, d'amour. Gumi débordait d'amitié pour cette adolescente, qu'elle avait croisée un jour dans un parc. Où à la fac de droit ? Elle devait y faire son stage, pour voir si elle voulait vraiment y étudier et avait trouvé cette perle. Vous savez, cette fille à qui vous avez l'impression que vous pouvez tout confier ? Pour Gumi, Lily était cette fille. Tout simplement.
Alors oui, il y avait eu Miki. Miki, Lily et elle avaient toutes les trois formés un petit groupe très serré, une amitié solide entourait ces trois jeunes filles qui avait chacune un caractère pour le moins particulier. Elle se souvint l'espace d'un instant des soirées passées avec elle, et l'Autre à rire, chanter sur des reprises de chansons, danser, sortir en ville tard le soir, Gumi aimait ça. Regarder les couleurs du ciel, lorsque le soleil se couchait.
Et elle se souvint aussi que Lily lui avait donné rendez-vous, un jour, dans un parc. Oh, bien sur que si qu'elle y avait été ! Mais après avoir vu la silhouette de son ancienne meilleure amie, elle s'était figée, et était partie en courant, découragée. La voir ainsi, assise sur un banc à fixer le monde de ses yeux océaniques sans se soucier de sa présence l'avait troublée. Elle s'en voulait un peu. Un tout petit peu. Elle avait été corrompue par la vengeance...
La sixième vie était plongée dans la corruption ~
Vérité 7
Assise dans sa voiture, elle fondit à nouveau en larmes. Son voile noir masquait ses joues trempées de larmes, ses yeux rougies, son visage pâle. Tout les signes apparents de sa détresse étaient masqués par un voile noir, tout comme son esprit. Elle revoyait nettement les journées entières passées avec Gakupo, son cher Gakupo adoré ! Elle n'arrivait tout simplement pas à s'imaginer qu'il était mort.
Elle se revit, assise sur ce banc de la fac, à attendre une amie. Il était là, pas très loin d'elle avec ses longs cheveux violets dont se démarquaient quelques mèches de couleurs brunes. Ses grands yeux bleus moqueurs et un peu hautain regardaient tout le monde, avec assurance. Nullement intimidée, Luka avait soutenu froidement son regard et ce fut lui avait détourna les yeux le premier. Et son amie était arrivée, et ensemble, elles partirent.
Quelques semaines plus tard, Luka et Gakupo, tous deux en heures de colles pour insolence (Gakupo avait mit un bazar monstre, et Luka avait répondu en insultant indirectement une professeure.) ils s'étaient tous les deux embrassés soudainement sous la pluie, après s'être longuement fixés les yeux dans les yeux. Et de là avait commencé cette relation instable, mais tellement amusante entre eux.
Ils n'étaient pas comme tout ces couples qui au bout de trois semaines de vie ensemble, espéraient se marier, fonder une famille, partir au bout du monde et tout ça main dans la main, sans tomber devant les obstacles. Non, Gakupo et elle étaient loin d'être ainsi. Ils étaient plutôt le genre de couple à être "Je t'aime moi non plus" où encore "Ta gueule connard, je t'aime." : Les disputes éclataient au moindre accrochage de la vie quotidienne, ils en venaient presque à se frapper dès fois dans les cas les plus extrêmes. Mais ils se pardonnaient tous, au fil des semaines et des mois et lorsqu'ils repensaient à leurs querelles, ce n'était pas sans la petite larme à l'œil qui est si significative par rapport aux années passées.
Puis, il y avait eu les enfants. Ils étaient jeunes, à peine la vingtaine passé. Et à vrai dire, Luka avait sérieusement pensé à avorter, histoire de pouvoir profiter de sa jeunesse qu'elle pensait foutue. Mais après une dispute avec Gakupo (Car lui, jugeait bon pour elle de garder les enfants.) elle les avait garder, histoire de voir si leur couple était solide au point de supporter l'arrivée d'un enfant. Enfin deux. A la naissance de Rin et Len, Luka et Gakupo avaient réellement emménagés ensemble. Avant, ils passaient la nuit chez l'un où les autres, ça dépendait des jours, des heures de cours. Luka et Gakupo avaient étudiés ensemble à la Fac de Droit.
Puis LA grosse dispute avait éclatée, un soir. Le jour des 7 ans des jumeaux. Elle ne voulut pas se souvenir pourquoi, Gakupo avait du encore rentrer bourré, où une chose de ce genre. Et Luka avait brutalement réalisé ce qu'elle vivait : A 26 ans, elle vivait cloîtrer chez elle avec un homme et deux enfants. Alors qu'elle pouvait vivre sa vie. Puis, elle était partie, pour vivre sa vie justement.
Et maintenant, Gakupo était mort. Suicide. A cette pensée, ses larmes se remirent à couler, plus fortement. C'était sa faute ! Et voilà qu'elle se retrouvait à quelques choses près, veuve.
La septième vie était celle d'une femme endeuillée.~
Vérité 8
Son nom était connu de tous. Meiko Sakine. Elle avait d'abord hérité de l'immense fortune de sa famille, dans une entreprise de boisson alcoolisé. Fille unique, studieuse mais pas trop, populaire et aimée de tous. Enfin, ça c'était avant qu'elle gagne le jackpot à la loterie ! Égoïste, radine, mauvaise, froide, blessante. C'est ce qu'elle était maintenant. Une dame aigrie. A la vingtaine, à peine ! Une veille mégère, comme aurait dit certains jeunes.
Kiyoteru Hiyama, fils d'un riche homme d'affaire ne savait pas vraiment la combler. Et son penchant lolicon ne lui plaisait plus trop. Mais, son addiction pour l'argent lui permettait de rester avec ce pédophile sur patte. Il était colossalement riche, elle aussi, et ensemble ils formaient l'un des couples les plus riches du Japon.
Parfois, elle se souvenait sans regret d'un homme aux étranges cheveux bleus, qui lui avait offert des bijoux, des bracelets d'ors et d'argents, de rubis et de diamants, d'émeraudes même ! Il lui avait mainte et mainte fois dégoté des robes au prix exorbitants que n'importe quel homme normal et censé n'aurait jamais acheté tellement la robe en question était chère ! Mais il l'avait fait.
Elle l'avait négligemment jeté. Il n'avait plus un sous ! A quoi servait-il maintenant, qu'il était ruiné ? Par sa faute, peut-être mais si il tenait vraiment à elle, n'aurait-il pas gardé d'argent ? Elle fit claquer sa langue sur son palet, et lissa sa robe hors de prix. Mais des fois, il lui arrivait de regretter un peu cet être stupide et sans cervelle de Kaito. Il lui avait tellement offert ! Elle l'avait même aimé, un peu. Pendant un court laps de temps, certes mais sa présence avait fait battre son cœur.
Allongée dans son grand sofa de cuir pur, de première qualité, elle ressassait sa vie qui ne cessait de tourner autour du même but : Avoir le plus d'argent possible. "L'argent ne fait pas le bonheur." Pouah ! Quel diction stupide ! Bien sur que si, l'argent créait le bonheur en lui même, le plus pure qui soit ! L'amour n'était rien d'autre qu'une farce, un moyen de se bander les yeux pour ne plus voir la triste réalité : Si l'argent manquait, on ne pouvait pas être heureux.
L'évidence même était là : Meiko était accro à l'argent. Elle s'en rendait bien compte, et pour tout vous dire, elle s'en fichait parfaitement ! Pas le moindre petit yen ne partirait de travers, tout était placé là où ça devait être placé : Pour elle. Rien que pour elle, tout ces diamants, toutes ces belles peintures qu'elle trouvait tout simplement horrible et qu'elle achetait uniquement pour rendre verte de jalousie les autres dames de la haute société, dont elle faisait partie. Elle n'en avait que faire, des sans-abris, rien à faire de ses "pauvres enfants malades" !
La huitième vie était celle d'une femme riche à souhait ! ~
En fait, tout ce qui a été dit, n'était rien d'autre qu'un jeu, avec un Dieu qui différait pour chaque pion. Ce n'était rien qu'une farce qui ne pouvait aboutir à rien d'autre que la destruction humaine, car en malmenant ces pauvres petits êtres sans défenses et si stupides, il y finirait par y avoir des guerres d'une sacrée ampleur. Mais si ils pouvaient se divertir, ses Dieux, croyez-moi, ils le feront. Qu'importe le prix. C'est pourtant drôle, de voir, ces êtres idiots vivant une vie qu'ils ne désirent pas ? N'est-ce pas hilarant que de les voir se débattre contre un destin cruel ?
Et puis de toute manière, la vie de chaque personne ici, que nous avons cités, qu'on citera, n'est rien d'autre qu'une pénible marche en avant, pour essayer d'échapper à un destin qu'ils ne peuvent maîtriser ? Où dans le cas de certaines personnes, une douce marche sur les rails d'un train qui pourrait les écraser d'un coup ? Ce n'est rien que cela, non ?
Ils sont tous liés par le Jinsei Game, de toute manière. Ils sont tous reliés par un fil invisible, toutes leurs existences sont reliés. L'aviez vous remarqués, vous ? Derrière votre écran ? Vous êtes surement aussi contrôlés par un Dieu cruel, qui s'extasie devant votre idiotie, à suivre tout ce qu'il vous dit de faire ? (N/A : Ceci n'est pas une insulte ! C'est pour le chapitre, ne le prenez pas mal ! :D)Vous êtes vous déjà dit, que toute votre vie n'était pas un hasard ? Qu'un Dieu manipulateur vous dirigeait sans scrupule, ni compassion ?
La Maîtresse du Jeu, où bien le Dieu Principal, vous pouvez l'appeler comme vous le souhaitez nous regarde. Vous, il, elle, lui, nous ! Tous, il regarde les vies qu'il a en main, et en pioche au hasard pour "le fun". Pour rire, il va vous faire subir des épreuves qui seront surement désagréables, peut-être agréables qui sait ? Enfin, il n'aime que de rare personne, celles qui ont une vie qui lui rappellent la sienne : Un éternel recommencement. Et pendant qu'il nous regarde tous, il jette son dé et la vie suivante ne se fait plus attendre...
Vérité 9
Ce n'est pas son idée. En vérité, l'idée n'était pas la sienne. Et elle regrettait tellement d'avoir volé l'idée à son ancienne meilleure amie ! Elle était coincée, surement contrainte à avouer sa tromperie à tout le Japon. Elle n'avait pas d'autre moyen ! Mis à part reprendre contact avec Gumi, celle qui avait trouvée cette superbe idée, et lui demander de devenir sa collaboratrice, elle ne savait vraiment plus quoi faire. Tout ses autres moyens étaient complètements insensés.
Et puis, elle n'était pas sotte, et était réaliste ! Gumi n'accepterait jamais de devenir sa collaboratrice, et encore moins de renouer les liens d'antan ! Aussi proches furent-elles dans un temps, à la belle époque, c'était terminé maintenant. Plus rien ne serait pareil, n'est-ce pas ? Et puis, elle devait déjà l'avoir oublié, non ? C'est ce qui était le probable, après tout. Miki aurait fait la même chose : D'abord lui nourrir une haine sans fond puis la rayer de son esprit, à tout jamais. Et c'est ce que Gumi avait surement fait, non ?
Elle balança son téléphone portable sur le sol et ce dernier éclata en morceau dès qu'il eût touché le carrelage. Avec un grognement de rage, elle balança tout ce qu'il y avait sur son bureau d'un geste énervé, et s'assit violemment par terre.
Tout ce mélangeait dans sa tête, à présent. Elle se souvint brièvement de Lily, une amie à elle d'avant, qui avait souvent traîné avec elle. Puis la Lily, sa meilleure amie, avec Gumi. Ensemble, elles avaient étés tellement soudées ! Tellement proches ! A un tel point, que la plupart du temps, leurs proches s'étonnaient lorsqu'elles n'étaient pas ensemble.
Elle se prit la tête entre les mains, en poussant un soupir exaspéré. Qu'est-ce qu'elle avait été idiote, de faire ça ! De voler l'idée de sa meilleure amie ! Que lui avait-il prit, au juste ? Pourquoi voler une idée ? Avait-elle eue peur de perdre sa meilleure amie, si elle devenait célèbre ? Voilà que maintenant, elle se retrouvait coincée, ne sachant plus du tout quoi faire !
Que devait-elle faire ? Rappeler Gumi et s'excuser ? Où bien, ne rien faire et se laisser couler dans le labyrinthe mortel de l'édition ... ?
La neuvième vie était celle d'une mangaka ! ~
Vérité 10
Si son addiction, sa fascination morbide, son fantasme pur, pour les petites filles était si importante maintenant, c'était à cause de l'enfant déclencheur. Celle dont il était étrangement tombé amoureux. Il s'en était voulu, de vouer un tel "culte" à une pauvre gamine innocente de 7 ans, qu'il avait eu dans sa classe, dès le début de l'année. Une petite fille aux cheveux blonds et aux grands yeux bleus tellement expressifs...
Avec ses petites manies, sa manière de sourire et de sautiller joyeusement en compagnie d'autre petites filles, il en était tombé amoureux. Il ne savait pas trop comment, mais un soir, que la mère, une belle jeune femme aux cheveux roses et aux formes plus qu'avantageuses ne pouvait pas venir chercher sa petite fille car elle devait emmener le jumeau à l'hôpital - pour une raison qu'il n'avait jamais retenue -. Et cette fameuse soirée, où la petite fille et lui étaient restés seuls, enfermés ensemble dans une salle de classe plongée dans la pénombre qui annonçait la tombée de la nuit, il avait craqué.
Il n'avait pas assez retenu ses pulsions. Tout d'abord, il avait passé sa main sur les lèvres entrouvertes de la petite blonde -Rin. Elle s'appelait Rin. Comme une petite clochette "Rin".- qui était en train de sagement lire un texte. Elle avait sursauté et avait tourné son regard azuré vers son professeur qui souriait d'un air doucereux et pervers. Elle avait légèrement couiné.
Cette fois-ci, il s'était changé en "bête". Il avait agrippé le bras de la pauvre enfant, qui avait poussé un cri perçant de frayeur et l'avait violemment embrassé pour étouffer ce cri qui aurait pu tout dévoiler. Il l'avait par la suite violer. Il avait ensuite fait jurer à Rin de ne jamais rien dire. Trop effrayée, la petite fille avait séché ses larmes, reniflé un bon coup et était retourné à son bureau pour étudier sous le regard gourmand de son professeur.
Par la suite, le corps de petites filles étaient devenus une obsession, un horrible fantasme tordu, que l'esprit pervers de Kiyoteru avait perpétué. Il ramenait donc souvent des jeunes filles - la plus veille n'était âgé que de 13 ans. - chez lui, dans son grand manoir où il vivait avec sa "femme" Meiko. Il avait bien conscience que celle-ci n'en avait qu'après son argent, et franchement, il s'en fichait. Tant qu'elle ne dévoilait à personne qu'il était un pédophile pervers, tout lui semblait bien.
La dixième vie était celle d'un professeur p******e. [N/A : Devinez le mot ! :D]
Hm. Excusez moi.
Mais la onzième vie, que je devais vous raconter...
Ma vie à moi en fait.
Oh !
Regarder là haut !
Ne voyez vous pas ?
Mais si !
Ce joli petit démon, tout souriant !
Et là, juste sous votre fenêtre !
Ce petit ange décapitée ?
Ah qu'il est beau, qu'il est beau !
Ne trouvez vous pas ?
Pardon ?
Vous voulez que je ...
Vous explique ?
Mais que dois-je vous expliquer ?
Oh !
Ma vie !
Non.
Non, je ne le ferai pas.
Parce que ma vie ...
Est sans importance...
N'est-ce pas ?
Ombre.
C'est comme ça qu'on m'appelle.
Tout ça parce que je me cache.
Et que je n'ai pas d'ombre.
Pitoyable, n'est-ce pas ?
Enfin !
Je ne vous raconterai pas ma vie.
Tout simplement.
La onzième est simplement trop misérable et horrible pour être décrite.
Il y eut soudainement un grand flash, et tous nos amis se retrouvèrent ensemble. Lily, semblait un peu perdue, surtout qu'elle n'était pas dans le manoir lorsque l'ouverture du livre avait été déclenchée. Rin, appuyée avec une certaine nonchalance sur une batte de base-ball, se redressa soudainement avec un cri perçant. Gakupo, la moitié du visage en sang, écarquilla brutalement les yeux. Len, se mit à regretter de ne plus être aveugle, et se cacha les yeux. Kaito pencha la tête d'un air idiot, et ferma les yeux. Gumi poussa un cri horrifié et se mit à pleurer. Meiko frappa Kaito qui ne réagissait pas, en larmes. Miki poussa un couinement étouffé par la chemise de Kiyoteru, qui lui, serrait la petite rousse contre lui.
Face à eux, Luka. Enfin, le corps déchiquetée de Luka. Elle était entièrement brulée, son corps entièrement carbonisée. Deux grandes ailes faites d'os s'étiraient dans son dos, sa bouche grande ouverte en un cri de douleur. Un de ses yeux bleus marines pendouillait mollement. Son dos était étrangement tordu, sa jambe, coupée en deux.
Ouh ! Quelle jolie vision ! ~
- C'est l'Ombre de cette histoire ! Hurla Meiko, en se ruant sur Ombre qui d'une simple pichenette, propulsa Meiko à l'autre bout de la pièce blanche.
- C-c'est elle qui a fait ça à Luka...? Couina Gumi, horrifiée.
Vous voulez sauver votre amie ?
Un grand silence suivit la remarque d'Ombre.
La chasse aux sorcières est ouverte ! ~
Avez vous deviné quel sera la prochaine étape ? Non ? Proposez en reviews et je vous dirai si c'est ça où non ! Pardon pour mon inactivité de ses derniers temps, mais en fait, je suis retourné sur Skyrock et j'ai recommencé à faire des RPG... (D'ailleurs mon pseudo est : Ime-Tsukine-RPG si ça vous intéresse ~) et j'avais la flemme d'écrire, je préférai RP ^^''... Donc j'ai réussie à terminer ce chapitre, qui est d'ailleurs beaucoup plus long ! Bah oui, j'ai mit toute les vies hihi :3
Enfin bon ! Personellement, j'aime bien la dernière partie je la trouve cool ~ C'est mon avis ! Et vous ? Quel est votre avis ? Laissez moi une review, pour que je le sache ?
D'ailleurs, un petit mot pour Tai : Je suis sur que tu vas me sortir que ta partie préférée est celle de Kiyo'-Choux. Non ? XD Enfin bon, bisouuuu ? *-*
A plus, les crevettes ! ^^ (Kenken ? Pardon. J'écoute World Is Mine en fait ~ )
