Hermione était dans un coin de sa chambre, les genoux repliés sur sa poitrine, elle se balancait d'avant en arrière, sans arrêt, encore en encore... Le professeur accouru et s'agenouilla face à la jeune femme. Il essaya d'établir un contact visuel avec la jeune femme, il lui fallait se focaliser sur quelque chose de vivant, sur quelque chose de présent. Elle était sans doute plongée dans les évenements de l'été, pour la première fois depuis, et ce n'était pas vraiment une bonne chose.
La jeune femme commenca à balbutier, au départ des choses incompréhensibles. Puis les balbutiments devinrent des mots... "Non, stop, non, non, pardon, pardon, non." La jeune femme se débattait maintenant contre un mal invisible. Le maitre des potions réflechissait à toute vitesse mais ne trouvait aucune solution, qui ne risquait pas de brusquer la jeune femme. Il se plongea alors dans l'esprit de son élève.
...
Severus se trouvait maintenant dans une cellule, sombre et odorante.. Il ne distingua d'abord rien à part une couverture sur le sol, puis il remarqua que dans la couette était emmitouflée une personne. Il n'avait pas de doute concernant l'identité de cette personne.
Il entendit du bruit dans l'escalier, il se déplaca au plus prés d'Hermione et commenca le long travail pour la sortir de ce souvenir.
"C'est fini Hermione, vous êtes en sécurité, dans votre chambre, dans mes appartements, souvenez vous. Concentrez vous.. Je vous ai soignée. Voous avez moins mal. Vous êtes en sécurité."
La porte de la cellule s'ouvrit sur un homme petit et gros. Il attrapa Hermione par les cheveux et l'emmena. Severus suivi... Il savait d'avance que ce qu'il allait voir si il ne sortait pas Hermione assez rapidement allait le revulser, et il savait de la même manière qu'Hermione serait dérangée qu'il ait vu ça.
Ils arrivèrent dans une salle sans lumière. L'homme nauséabond prit la parole :
"Mmmmh petite, on va te doucher, puis ensuite tu vas nous montrer ce que tu sais faire... Déshabille toi."
La jeune femme sanglotait, dans un coin de la pièce... L'homme la rejoint, lui arracha ses vétements puis la poussa violement sous le jet d'eau. La jeune femme était humiliée et effrayée, elle pleurait, sans autre choix que de se laver...
Le professeur avanca, presque nez-à-nez avec son élève. "HERMIONE, REVENEZ. C'EST ARRIVE, DANS LE PASSE. VOUS ETES AVEC MOI, IL EST PARTI, CET HOMME EST PARTI."
Cet homme était justement en train de la plaquer contre le mur violement en l'embrassant dans le cou quand Severus se retrouva dans la chambre, dans ses cachôts à Poudlard. Hermione dormait, contre le mur, les joues mouillées de larmes. Le maître des potions la posa sur son lit, et attendit son réveil, ne voulant pas la laisser à elle-même au moment ou elle reprendrait conscience.
Une heure et demie plus tard, la jeune femme commenca à bouger, et le maître des potions la secoua doucement, voulant éviter un cauchemar.
Les yeux de la jeune femme s'ouvrirent et se plantèrent dans ceux de Severus. Pendant quelques secondes, Severus lu de la peur dans ses yeux, et des questions.. Beaucoup de questions. "Pourquoi moi ? Suis-je en sécurité ? Qu'avez vous vu ?"
L'homme dit simplement : "Vous êtes revenue."
La jeune femme remonta ses genoux contre sa poitrine, mais l'homme n'était pas de cet avis. "Allonge vous sur le dos, rapidement." La jeune femme obéit, et croisa les bras sur sa potrine. "Les bras le long du corps." "Mais... Pourquoi?" Le maître des potions prit les mains de la jeune femme et les mit le long de son corps. "Miss Granger, regardez moi, vous me voyez ? Concentrez vous sur ce que je dis d'accord?" Hermione hocha la tête. "Vous êtes en sécurité." Il accentuait chacun de ses mots.. "Je vous fait la promesse de ne pas vous faire de mal, je ne vous toucherai pas, mis à part pour vous soigner. Je ne profiterai jamais de vous, jamais. Vous pouvez vous détendre, vous allonger normalement, ne vous protégez pas la poitrine avec vos bras et vos jambes. Je ne vous toucherai pas. Ces hommes n'avaient PAS le droit. Ils ne devaient pas faire cela. Ce n'est pas une attitude normale et tous les hommes ne sont pas comme ça. Je ne suis pas comme ça. Je ne vous toucherai pas d'une quelconque manière que vous ne voulez pas. Vous êtes ici une femme avec des droits et des sentiments, qui sont pris en compte. Vous êtes respectée, je comprend que vous aillez peur mais il est important que vous vous sentiez libre. Libre de me parler, si besoin il y a. Libre de vous confier, de me demander si vous voulez quelque chose. Libre d'avoir des sentiments, libre d'avoir mal. Votre corps va mal, et vous devez me le dire si vous avez mal, je suis là pour vous êtes aussi libre d'avoir peur, peur des hommes, peur de la sexualité, mais n'ayez pas peur de moi car je veux vous aider. Alors oui, vous êtes libre de vous allonger, sans croiser vos bras ou remonter vos jambres sur votre poitrine, car vous êtes en sécurité dans ce lieu."
Sur ces mots, le maître des potions laissa la jeune femme seule, de manière à ce qu'elle puisse y réflechir.
...
Harry et Ron attendaient seuls dans la salle de Potions à la fin du cours. Ils voulaient parler à Severus Snape, LE Severus Snape qu'ils détestaient depuis 6 ans maintenant. Le Severus Snape qui les détestait de la même façon. Harry s'éclaircit la gorge et commenca : "Monsieur Dumbledore nous a dit que vous étiez en charge d'Hermione, durant le temps de sa guérison, nous nous demandions si il était possible de la voir."
"Monsieur Potter, il est un peu tard pour se réveiller, votre amie a souffert, seule, et vous n'étiez pas là." Les deux jeunes hommes baissèrent les yeux.
"Nous voudrions nous en excuser auprés d'elle, si c'est possible monsieur."
"Pour le moment, son état ne le rend pas possible, mais dans quelques jours ou semaines, je reviendrai moi-même vers vous pour que vous puissiez la voir. En attendant, vous pourriez, vous deux et tous ceux qui le souhaitent, lui écrire des lettres. Ca lui ferait très plaisir, elle s'ennuit."
Potter, qui ne négligeait pas les efforts du maître des potions pour lui parler correctement acquiesca poliment : "Bien, merci monsieur." Weasley hocha la tête en signe de remerciements.
Les adolescents presque à la porte, Snape dit alors "Potter, Wealsey, soyez au courant que je lirai les lettres avant, par simple mesure de sécurité. Evidemment tout ce qui sera dit restera privé." Les deux jeunes acquiescèrent et la porte du cachôt se referma lourdement.
...
Granger et Snape montèrent à l'infirmerie le soir même pour une auscultation de contrôle. Le maître des potions fit s'asseoir la jeune femme sur un lit, dans une salle à part. La jeune femme semblait vouloir poser une question, ce qui n'échappa pas au professeur.
"Monsieur... Qu'est ce que" elle baissa les yeux "qu'est ce que vous allez me faire?"
"Et bien, cela va dépendre de vos réponses aux questions qui suivent, mais ce qui est sur c'est que je vais désinfecter vos coupures à nouveau, puis palper votre ventre. Est ce que vos jambes vous font toujours mal ?" La jeune femme fit signe que non. "Votre tête ?"
"Un peu monsieur, ça fait souvent mal le soir, avant de dormir."
"Est ce que vous avez des nausées ?"
"Non plus maintenant."
"Est ce que vous avez mal au niveau des parties génitales?"
La jeune femme baissa les yeux.
"Miss, vous pouvez tout me dire, je ne vais pas me moquer de vous ni quoi que ce soit, je veux juste vous soigner."
"Ca brûle, et ça fait mal quand je marche." Elle l'avait presque murmuré.
"Vous êtes très courageuse miss. Enlevez votre T-Shirt et votre pantalon, vous pouvez garder vos sous-vétements. Voilà, maintenant allongez vous."
La jeune femme s'allongea sur le lit et l'homme commenca à palper son estomac avec deux doigts. Il palpa ensuite les côtes et descendit jusqu'à l'aine, et sentant la jeune femme tressaillir, il s'arréta là. Il désinfecta ensuite les multiples coupures qui restaient, ces dernières étant tout de même beaucoup plus propres qu'une semaine plus tôt. Le professeur donna ensuite à la jeune femme un filtre calmant, et lui demanda de retirer ses sous-vétements. Elle obéit. Il l'installa sur la table gynécolgique et introduit un spéculum. Tout semblait en ordre, la déchirure semblait s'être refermée complétement, mais l'homme devait avouer que la gynécologie n'était pas sa spécialité. Il mit simplement de la pommade sur toute la partie inflammée du sexe de la jeune femme, et décida de faire examiner la jeune femme par un médecon moldu, dés le lendemain, si la jeune femme était d'accord.
Il lui en parla de retour dans leurs appartements.
"Miss, suite à votre examen gynécologique, je pense que je ne suis pas assez qualifié pour trouver la source de vos douleurs.. Il serait peut-être judicieux de consulter un vrai gynécologue au plus vite.. Je vais en appeler un, et si c'est possible nous irons le voir demain. D'accord ?"
"Oui monsieur."
"J'ai simplement une question Miss, seriez vous plus à l'aise avec un homme ou une femme?"
"Une... une femme s'il vous plait."
"C'est d'accord."
L'homme sortit, laissant la jeune fille à ses pensées.
