Tout d'abord désolée pour la longue absence, j'étais en vacances chez ma soeur et je dois l'avouer, la fiction est totalement sortie de ma tête. Un accident de skate m'a ensuite immobilisé le bras donc c'était difficile d'écrire :) Puis j'ai eu pas mal de doutes... La fiction plait elle encore ? Ne devient-elle pas lassante? Que de questions ^^ Néanmoins je suis là avec le prochain chapitre et (presque) entière ! Continuez à reveiwer avidement, j'apprécie cela tout particulièrement ! Et un merci tout particulier à Amandine qui depuis deux chapitres corrige mes innombrables fautes d'orthographe:)
Un homme était penché sur elle, il la contrôlait, physiquement, moralement. De l'eau gelée coulait dans toute la pièce sale et puante qui était qualifiée de "douche". Les carrelages sales ruisselaient de sang au rythme des petites lacérations que le Mangemort exerçait sur le dos nu de la jeune femme. Il arborait un rictus malsain, un rictus à glacer le sang. Hermione savait qu'il allait très vite se lasser de cette torture physique, et qu'il attendrait alors d'Hermione qu'elle "s'occupe de lui".
Snape fut sorti de sa léthargie par des gémissements très bas venant de la chambre de la jeune fille. Elle faisait un cauchemar. Severus se leva d'un bond et rejoint le chevet de la jeune femme en quelques minutes.
Il a arrêté de couper le dos de la jeune femme. Il a maintenant fait disparaitre le couteau. Il s'est assis dans un coin de la douche, le pantalon baissé et attendait. Il laissa passer deux minutes, sans rien dire, puis ordonna simplement "Suce". Il n'usa d'aucune violence, bien que la jeune femme savait qu'il en serait capable si elle ne coopérait pas. Elle était forcée de faire ce que l'homme disait, bien qu'il ne disposait d'aucun moyen physique pour l'y forcer. Elle fit ce qu'il lui ordonna. Suivant les ordres de l'homme, écartant les jambes quand il le lui disait. Le temps semblait en suspens. Alors une voix l'appela de très loin...
"Hermione ! Hermione ! Réveillez-vous !" Elle se tortillait dans tous les sens et se mordait maintenant la lèvre pour s'empêcher de hurler son désespoir. Elle devait se réveiller, et vite.
La jeune femme suivit la voix, rassurante, la guidant à travers sa cellule de souvenirs. Elle suivit la voix sans fléchir jusqu'à enfin se réveiller, dans son lit.
En apparente sécurité à Poudlard.
Elle se mit à sangloter et à hoqueter lorsqu'elle émergea de son cauchemar. En quelques secondes le sombre professeur de potions était là. Plus proche d'elle qu'il ne l'avait jamais été. Elle ne réfléchit pas une seconde avant de se blottir contre son torse, pleurant de plus belle. Elle mouilla le t-shirt noir du maitre des potions pendant une vingtaine de minutes avant que les hoquets se calment et qu'elle ne se rende compte de ce qu'elle avait fait. Elle était maintenant très gênée par son comportement familier. Le maître des potions sembla lire dans son esprit quand il dit tout bas :
"-Pas d'inquiétude Miss Granger, ce n'est pas grave, tout va bien."
Alors elle resta la, blottie contre le torse musclé et fort de son tuteur. "Protégez-moi... S'il vous plait, ils vont revenir..."
"Ils ne reviendront pas, ils ont vu à quel point vous avez été forte ils n'oseront pas s'en prendre une seconde fois à une femme si…griffondor." La jeune femme leva ses yeux pleins de larmes vers son tuteur...
"-Je ne me suis pas débattue cette fois-là, je n'étais pas en danger immédiat, il n'avait même pas de baguette… Il a juste, il a juste baissé son pantalon et je me suis exécutée."
Le professeur, qui avait fréquenté de très près les Mangemorts connaissait bien cette méthode de torture, bien plus psychologique que physique. Il planta ses iris sombres dans les yeux effrayés de sa pupille et lui dit clairement :
"-Il n'y a qu'une raison pour laquelle il n'a usé d'aucune violence. C'est justement pour que vous vous sentiez aussi mal. Pour que vous ayez l'impression que vous auriez pu vous rebeller, refuser de lui faire ce qu'il voulait. Mais nous allons imaginer une seconde que vous vous rebelliez d'accord ? Il baisse son pantalon, vous ne bougez pas. Vous refusez de lui pratiquer ce qu'il désire. Pensez-vous qu'il aurait tout simplement remonté son caleçon et serait reparti sans obtenir satisfaction?" Il laissa quelques minutes de silence, voyant sur le visage de la jeune femme qu'elle était en train d'y réfléchir.
"Non... Mais je l'ai fait sans qu'il me force." La jeune femme ne voulait manifestement pas se pardonner.
"Sans vous y forcer? Vous étiez enfermée pendant plusieurs semaines sans même voir la lumière du jour, ils vous nourrissaient à leur bon gré, mais vous pensez que vous aviez le choix? Stupide bravoure Griffondor. Vous avez essayé d'abréger des souffrances inutiles, et vous avez eu raison, il y a des moments dans la vie ou il faut prendre des décisions pour essayer de moins souffrir. C'est ce que vous avez essayé de faire. Et vous n'avez pas eu tort."
La jeune femme hocha la tête, contre le torse de l'homme. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle soit convaincue dans l'heure. Le travail prendrait des années pour déculpabiliser la jeune femme. La respiration d'Hermione se calma, elle se reposa sur les oreillers.
"Merci, professeur Snape, pour votre aide."
"Appelez-moi Severus, je pense que ça sera plus approprié."
Severus...
Snape revêtit sa robe de soirée noire avec les revers violets foncés, ce soir, il laissait Hermione aux bons soins de Minerva. Il était invité à manger chez son meilleur ami, Lucius. Il emmenait avec lui son filleul qui avait obtenu la permission de sortir de Poudlard avec son professeur de potions. Il alla chercher Draco sur les coups de 20 heures dans ses dortoirs. Le jeune homme portait une chemise noire aux boutons verts et un pantalon de soirée aux reflets saphir. Il était très élégant. Severus ne l'avait pas beaucoup revu depuis que le jeune homme avait pleuré dans la tour Serpentard. Cela l'avait beaucoup inquiété, il avait espéré aborder le sujet avec son filleul ce soir, avant ou après le diner, mais le jeune homme évitait soigneusement le regard de son parrain. Un coup d'œil à sa montre indiqua au professeur que la discussion avec Draco devrait avoir lieu après le diner. Ils n'étaient pas en avance. Il offrit son bras au jeune homme fuyant et quelques secondes plus tard ils se tenaient sur le seuil du Manoir Malfoy. Severus fit une très rapide étreinte rassurante à Draco et sonna à la porte.
Accueillis par l'elfe de maison de la famille, ils furent guidés dans le salon où les attendaient Narcissa et Lucius Malfoy.
Le repas fut servi une heure plus tard, après un apéro rythmé par les récits des récents évènements qui avaient bousculé le monde sorcier. Les yeux de Lucius brillaient quand il racontait la nouvelle trouvaille de génie du Lord Voldemort. Il offrait à ses Mangemorts des femmes, moldus ou pas, pour une période déterminée de quelques mois, puis effaçait leurs mémoires et recommençait avec d'autres. Le gouvernement moldu avait déjà enregistré pendant ces trois derniers moins plus de 200 disparitions et réapparitions de femmes complétement désorientées, sans aucun souvenir de ces quelques mois. Ils ne savaient plus que faire contre ce fléau. Et Lucius en riait aux larmes.
Ce fut cependant pendant le dessert que Severus eut le plus gros choc, lorsque les yeux de Narcissa pétillèrent quand elle demanda à Severus si il comptait dormir ici ou pas après la grande soirée de mois prochain... Severus resta sur ses gardes pendant quelques secondes et ne comprit pas. Il avoua tout simplement ne pas être au courant d'une telle soirée dans le courant du moins prochain. Les yeux de Lucius se ternirent de haine alors qu'il fusillait Draco du regard.
"-Oh, notre cher Draco ne t'a pas fait part de la grande nouvelle ? Il devient mangemort ce 31 décembre."
Severus eut le souffle coupé.
