Salut, je vous pose une question haha, j'aime avoir votre avis sur certains points. Pour la suite de l'histoire, Hermione va rencontrer un homme, qui aura un rôle dans l'histoire. Il doit être jeune, mystérieux, mais à part ça, avez vous des idées ? Des suggestions ? Son physique, ses goûts... Vous me donnez tout ce qui vous passe par la tête, je piocherai dans les idées, ce qui est cool étant que vous ne savez pas quel sera son rôle, il y aura sûrement des choses auxquelles je n'ai pas pensé, un peu farfelues, pour sortir un peu du mélodrame! Alors je vous remercie d'avance et s'il vous plaît prenez vous au jeu ça m'aiderait énormément!

Gros bisous! Alicia.

Severus Snape se trouvait sur la plate-forme du train. Adossé à la vitre que le séparait du premier compartiment, il se massait les tempes des mains. Il s'en voulait d'avoir réagi de cette façon avec Hermione mais elle s'aventurait sur un terrain dangereux en essayant d'en savoir plus sur sa vie privée. Elle n'y trouverait absolument rien pour satisfaire sa curiosité. Il n'y avait rien de beau dans ce qu'il avait fait, ou faisait encore aujourd'hui. Il était, et sera toujours un assassin. Il aura tué tellement de personnes dans sa vie, mais se souvenait de chaque visage, de chaque regard de ses victimes. Il était un bourreau et ne pourrait jamais se le pardonner. Il ne voulait pas parler à la jeune femme de Lily, il ne voulait pas se montrer aussi vulnérable. Cela faisait des années qu'il se persuadait de ne rien ressentir. Et ça devait continuer. Il alla jusqu'aux toilettes, et se passa de l'eau sur le visage, il respira un grand coup et retourna dans le compartiment. Il se mit, inconsciemment, à se souvenir de choses auxquelles il s'était interdit de penser depuis des années.

Severus était en compagnie de Lily, la belle Lily Evans, sa meilleure amie. Ils étaient assis sous le saule pleureur dans le parc de Poudlard et discutaient calmement. Lily souriait radieusement et les yeux de son ami brillaient d'une fougue et d'une joie féroce. Lily convaincre Severus de faire ses devoirs de potions à sa place. Severus essayait de rester insensible aux moues et aux supplications de la jeune femme. « S'il te plait Sevy, je te promet que je te le revaudrai... » « Arrête de m'appeler Sevy déjà, c'est ridicule. » Il bouda quelques secondes... « C'est vraiment pas un devoir difficile, il suffit d'ajouter les propriétés de tous les ingrédients et d'en conclure par l'effet que pourrait avoir la potion. » « Mais... Sevy... S'il te plait... » Il lui frappa tout doucement l'épaule, contrarié. « Merci merci Sev, merci.. » Puis elle sourit, les yeux pleins de malice et éclata de rire. Severus, à ce doux son ne put résister et malgré lui il sourit.

Ils étaient maintenant tous les deux dans la chambre de la jeune femme, pendant les vacances d'été. Ils allaient entrer en cinquième année, à la rentrée. Ils habitaient à deux pas l'un de l'autre et passaient le plus clair de leur temps ensemble. Ils étaient assis sur le lit et discutaient depuis une bonne heure. Ils ne se lassaient jamais de leurs conversations, parlant de tout, de rien, de sujets graves et d'autres sans intérêt.. Lily s'arrêta soudain en plein milieu d'une phrase, croisant le regard intense de Severus. Elle baissa les yeux, fixant un point imaginaire sur le torse de son ami. Il attrapa son menton et leva sa tête. Il croisa son regard, et sans prévenir, l'embrassa d'un baiser chaste sur les lèvres. Il se leva ensuite, rassembla ses affaires et partit. C'était leur premier et seul baiser.

Hermione était maintenant tournée de l'autre côté, le front contre la vitre. Si elle avait entendu Severus entrer, elle n'avait rien fait pour le montrer. Elle avait le regard figé sur le paysage. Le professeur se rassit et sortit un livre. La tension dans l'air était très forte. Aucun d'eux ne parlèrent pendant trois heures, trois très longues heures. Le seul échange qu'ils eurent jusqu'à midi eut lieu lorsque Severus posa une bouteille d'eau devant la jeune femme et qu'elle le remercia d'une petite voix. D'habitude, Snape était un homme très solitaire, qui se plaisait dans le silence. Mais ce silence là était malsain. N'y tenant plus, il attrapa le bras de la jeune femme et la força à se retourner vers lui. Peut-être un peu trop violemment car la jeune femme se dégagea de son professeur avec une force insoupçonnée et se mit à trembler. Décidément, Severus se maudit d'être aussi brusque. Il attrapa, cette fois doucement, la jeune femme par l'épaule et entreprit de la calmer. Quelques minutes plus tard les tremblements avaient cessés et la jeune femme était disposée à l'écouter.

"Écoutez Miss Granger, il y a des choses que je veux bien partager avec vous, et croyez moi je fais des efforts la-dessus. Mais je suis un homme fier et solitaire, et je ne peux pas vous parler de tout. Je suis désolé d'être parti aussi brusquement, mais en réalité j'ai eu peur. J'ai eu peur car cela fait 20 ans que je ne me suis pas ouvert à quelqu'un. Et je ne suis pas prêt à ce que ça arrive. Je sais que je suis brusque, et indélicat. Mais vous ne pouvez pas m'en demander autant."

"Je... Pardon. Je ne voulais pas envahir votre vie privée, c'était déplacé. Je ne poserai plus de questions... Je, c'est juste que vous savez tellement de moi, et moi non. Alors j'ai voulu apprendre à vous connaître." Hermione baissa les yeux.

"Il n'est pas question d'arreter de questionner, même si vous êtes parfois une horrible je-sais-tout bien trop curieuse et bavarde. Vous avez le droit de questionner, mais j'ai aussi le droit de ne pas répondre." Il la regardait d'un regard sincère dans lequel Hermione lisait...une certaine affection? Elle lui sourit doucement et lui avoua comprendre tout à fait. Elle s'excusa une nouvelle fois ce qui donna envie à Severus de la bâillonner et de l'accrocher sur le toit du train. Puis le train ralentit, ils arrivaient à la gare, en vacances.

Lorsque Severus et son élève eurent mangé et digéré zur un banc pas très loin de la gare, ils rejoignirent à pied le cottage que Dumbledore leur avait trouvé. C'était vraiment un endroit charmant, très lumineux, et agréable. Hermione espérait qu'elle pourrait ici se détendre, prendre un bon bol d'air frais. La mer était à cinq minutes à pied, et même si les températures n'étaient pas propices à la baignade elle pourrait se balader dans les dunes.

Les deux sorciers s'installèrent chaqu'un de leur côté avant de rejoindre le salon. Severus prépara des chocolats chauds et ils s'assirent façe à la cheminée. Il était bientôt vingt heures et Severus proposa à Hermione d'aller faire un tour sur la plage, pour profiter des étoiles. Ils enfilèrent leur pull et leur manteau, car l'air de décembre était glacial et rejoinrent les dunes, quelques mètres plus loin. Aucun d'eux ne parlait, chaqu'un dans ses pensées. Ils entreprirent de grimper sur la plus haute dune et ils s'assirent sur le sable frais. Hermione remonta la fermeture de son blouson et Severus mit ses mains dans ses manches.

"C'est beau.." dit Granger, bercée par le son des vagues. "Ca fait beaucoup de bien de respirer de l'air frais."

"Si ça vous fait plaisir alors c'est bien..." Severus s'allongea, s'appuyant sur les coudes et ferma les yeux. Hermione le regarda longuement, il avait les traits détendus, un minuscule sourire étirait ses lèvres. Il semblait moins terne à la lumière de la lune. Elle le regardait tellement profondèment qu'elle ne le voyait même plus, elle essayait tout simplement de deviner ce à quoi il pensait. A tel point qu'elle ne s'était pas aperçu qu'il avait ouvert les yeux et la regardait l'observer, un peu mal à l'aise. Elle sortit de ses pensées au bout de quelques minutes et s'apercut que son professeur avait rouvert les yeux et l'observait à son tour, avec son épique haussement de sourcil.

"Si vous avez fini de m'épier de la sorte peut-être pourriez vous me dire ce qui vous fascine tant." Hermione rougit et balbutia une explication :

"Oh...Euh... Je suis désolée, je me disais juste que vous aviez l'air..." Elle cherchait comment finir sa phrase lorsque le professeur de potions l'acheva à sa place.

"Humain?" Il ricana. "Oui je suis un humain, à l'inverse de la croyance populaire. Parfois je ferme les yeux, pardois même je mange et je dors. J'ai aussi des sentiments, il m'est déja arrivé de ressentir autre chose que de la colère, il m'est arrivé de rire, de pleurer pafois." Il secoua la tête. "Je sais ce que l'on dit sur moi Miss Granger, je sais aussi que je suis un professeur particulièrement sévère et que les élèves ne m'apprécient pas. Ce tutorat vous aura au moins permis de voir que je suis un humain." Il la regarda et sourit. "Vos amis, les stupides Gryffondors seront tellement étonnés lorsque vous leur apprendrez que le batard des cachots dort, mange, ferme les yeux, je ne sais pas si ils se remettront du choc."

"Ne dîtes plus ça, professeur!" Severus cessa de sourire et la regarda un air de franche incompréhension sur le visage.

"Ne dîtes plus que vous êtes un batard des cachots, c'est faux. Vous n'êtes pas un batard. Et moi je n'irais rien raconter de votre vie privée aux Griffondors, que ce soit même le fait que vous fermiez les yeux, ou que vous sortez parfois la nuit, sans rien dire." Ainsi, la jeune femme avait remarqué ses absences lors des rendez-vous du Seigneur des Ténèbres. "Ca ne regarde personne sauf vous, monsieur, euh Severus. Vous avez tant fait pour moi, ca serait d'une extrème impolitesse d'aller échanger des potins à votre sujets avec mes stupides amis." Elle imita la voix grave et trainante du professeur lorsqu'elle dit "stupides amis". Il ne releva pas la pique, il devenait indulgent.

"Merci de votre considération Miss." Puis il se leva, se placa devant la jeune femme et lui tendit la main pour l'aider à se relever.

Les deux sorciers avaient mangé une ratatouille, plat typiquement français, cuisiné par Severus. Hermione était très agéablement surprise, le maître des potions savait aussi bien concocter des plats que des potions. D'habitude, les elfes de maisons leur amenait leur repas, et elle ne s'attendait pas à ce que le professeur ait encore un talent caché.

"C'est très bon Severus."

"Merci Hermione, c'est un peu comme preparer des potions, à la fois rigoureux et subtile!" Hermione sourit et finit son assiette. Ils discutèrent un moment de la sorcèllerie en France, avant de rejoindre le canapé pour s'y asseoir et lire. Comme toujours, ils restèrent silencieux un moment, chaqu'un appréciant ce moment de calme. Ils avaient le même goût pour la lecture et savait tous deux à quel point c'était énervant d'être interrompu au milieu d'une argumentation passionnante. Ce fut Severus qui quitta la pièce le premier, allant prendre une douche. Hermione entendit le clapotement de l'eau pendant vingt bonnes minutes, puis ils s'écoulèrent encore dix minutes avant que le maître des potions sorte de la salle de bain, en t-shirt gris, et en pantalon en lin. Hermione fit la partie du livre consacrée aux plantes sous-marines et alla à son tour en direction de la salle de bain. Severus l'appela juste au moment où elle allait entrer dans la salle d'eau, elle se retourna.

"Hermione, une fois que tu auras fini de te doucher, tu m'appeleras je viendrai t'aider avec la pommade." Elle acquiesca, referma la porte sur elle et se détendit sous l'eau brulante.

Elle prit plus de temps que d'habitude pour se doucher, ne voulant pas arriver à ce qui allait arriver ensuite. Néanmoins, l'eau maintenant glacée la força à sortir. Elle se rhabilla, sortit de la pièce et appela son professeur. Il sortit de sa chambre quelques minutes après qu'Hermione l'ai appelé, avec la pommage à usage interne et l'onguent pour les cuisses. Il demanda à Hermione de le suivre dans la salle de bain. Elle se demanda pourquoi ils allaient dans la salle de bain, mais suivit tout de même.

"Vous retirez votre pantalon s'il vous plait Miss Granger?" Elle hésita.

"Euh quoi ici ?"

"Oui, vous allez vous asseoir au bord de la baignoire et écarter les jambes de manière à ce que j'applique la pommage, ça ne durera que cinq minutes."

"Mais pourquoi on ne va pas sur le lit? C'est bizarre comme ça." Severus fit un gros effort pour rester patient.

"Miss Granger, un lit est fait pour dormir, pas pour être ausculté, et encore moins de la sorte. Votre lit est votre espace, je n'ai pas le droit de vous toucher dans votre lit, je ne le ferais jamais. Votre lit est un endroit ou vous devez être en confiance, et en paix. Je prefère faire cela ici, car votre lit ne doit pas être utilisé à ces fins, mais seulement à vous reposer et à être tranquille. D'accord Miss ?"

Pour toute réponse, Hermione commença à déboutonner son pantalon.

Severus avait fini de soigner la jeune femme et il était maintenant dos à elle, se lavant les mains au lavabo alors qu'elle se rhabillait. Il s'attendait à ce que la jeune femme se plonge dans un mutisme, comme à chaque fois qu'il devait lui faire ses soins, mais elle prit la parole à peine dix minutes plus tard.

"Combien de fois encore.. vous devrez faire ça?"

"Je ne sais pas, peut être cinq, peut être un peu plus. Je ferai en fonction de votre douleur, c'est à vous de me dire. Mais soyez honnète, car si vous me dites que vous n'avez plus mal, et que ce n'est pas vrai, je devrais peut-être recourir à un autre examen gynécologique, plus intrusif, comme la dernière fois. Autant nous éviter cela non?" Il sourit un peu.

"Oui c'est vrai, autant éviter cela." Elle lui rendit son sourire.

Malfoy était dans ses nouveaux appartements privés depuis deux jours. Des tonnes de livres s'empilaient de toutes parts dans la pièce. Des montagnes de bouquins. Depuis qu'il était arrivé Malfoy n'avait fait que voyager entre la bibliothèque et sa chambre. Il empruntait des livres, les lisait en un temps record puis venait les rendre et en emprunter d'autres. Parfois trois fois dans la journée. Il espèrait que Severus rentrerai vite de sa mission secrète, car il commencait déja à s'ennuyer fermement! Il décida d'aller se ballader, ayant besoin de voir autre chose que les livres poussièreux qui l'accompagnaient depuis 48 heures. Comme dés qu'il avait besoin d'air, il monta au sommet de la tour d'astronomie et s'assit. Il faisait froid, l'air était humide, mais ça ne lui importait pas. Ca faisait de voir la lumière du jour. Cela faisait trop longtemp qu'il n'était pas sorti. Il se dirigea de façon determinée vers le stade surplombant le parc, emprunta un balai de l'école et vola pendant des heures. Il ne sentait plus le bout de ses doigts, de la vapeur s'échappait de ses lèvres à chaque inspiration qu'il prenait. Mais il se sentait bien. Son parrain était enfin au courant, il allait l'aider. Et Severus n'avait pas eu l'air faché contre lui. Il était maintenant la seule famille qui restait à Draco, alors il esperait qu'il ne gacherait pas tout. Peut-être même que si il travaillait correctement, et qu'il réussissait dans la vie alors son parrain serait fier de lui. Il fit encore quelques vries, quelques tours de terrain, puis descendit en piquet vers le sol. Il remonta le manche au tout dernier moment, et se surprit à penser que si Sev l'avait vu faire ça, il l'aurait tué sur place. Il sourit et rentra dans la salle sur demande.

Il demanda, vu que la salle était faite pour cela un bureau, du parchemin et de quoi écrire. Il s'assit en façe du bureau et déboucha le flacon d'encre bleu qui était apparu. Il écrivit :

Cher Sev,

J'espère que tu vas bien et que ta mission n'est pas trop difficile. Tu me manques déjà beaucoup. J'ai hâte que tu rentres et qu'on passe un moment ensemble. Finalement, la peur s'est atténuée et je me rends compte que j'ai fait ce qu'il fallait. J'ai perdu ma famille, mais j'ai gagné la liberté et le droit de ne pas être un assassin, et c'est plus important. Je n'ai plus que toi maintenant, ne me laisses pas s'il te plaît. Je vais tout faire pour que tu sois fier de moi. Je te promet de ne plus jamais te décevoir! Plus jamais...

Hier j'ai lu un livre sur la troisième loi de Golpalott, je n'y ai absolument rien compris, ça serait cool que tu m'aides quand tu rentres si tu veux bien. Ces derniers jours j'ai beaucoup lu, il n'y a pas grand chose à faire. J'ai hâte d'aller avec Blaise pour les fêtes, je commence à m'ennuyer. J'ai aussi été volé, et je commence à me demander si je pourrais souhaiter une piscine dans la salle sur demande. Ça pourrait m'occuper quelques heures... Plus que trois jours et demi avant ton retour!

A très vite parrain.

Draco

Draco posa le parchemin sur le bureau dans l'idée de le faire envoyer à la volière un peu plus tard. Il alla ensuite, comme chaque jour, échanger ses livres à la bibliothèque et tomba par hasard sur un livre moldu. Il n'avait jamais eu l'autorisation dans lire un, et se demanda ce que les Sang-de-Bourbes pouvait bien écrire. Il l'emprunta.

Au même moment à quelques kilomètres de la, au fin-fond de la forêt interdite, deux loups garoux étaient aux prises...