Fanfic Cross over FMA/DGM/HP
Chapitre 4: Des secrets dévoilés et une infirmière en furie
De retour plus tôt que prévu, mais il fallait absolument que je poste ce chapitre avant de partir en vacances, dans un lieu éloigné de toute civilisation et de connexion internet (T_T). Au moins comme ça je suis débarras-, soulagée^^ (vous n'avez rien vu! (siffle~)). Mais du coup, j'ai pas eu le temps de le faire vérifier par mon Beta, mais bon... 1,1 (re-siffle~). Du coup, s'il y a des fautes, merci de prévenir^^!
ce n'est pas un chapitre que j'apprécie énormément, mais il est nécessaire pour la suite de l'intrigue. Désolé pour ceux qui pensaient que l'action allait enfin prendre place, mais ce sera pour le chapitre d'après normalement ;p.
little akary: EEEEEEEh non! Désolé, mais ce n'est toujours pas la rentrée à Poudlard! Je ne peux rien révéler concernant Link, secret professionnel (lol), mais il se peut très bien que tu es eu raison concernant...eh non! je ne dirais rien!^^ Sinon, contente que cette phrase t'es fait rire, ça fait plaisir! Merci pour ta review^^
A/N: Vous vous doutez bien que si ce chapitre est sorti si vite et qu'il est si long (9,000 mots en entier, pile!YAHOOO!), il y a risque que la suite sorte plus tard que normalement, mais je ferais de mon mieux!
Je tiens à prévenir cependant, nos deux touristes risquent fortement de passer pour des mauviettes (pour les moins sensibles) à certains moments de ce chapitre, mais promis (pour le meilleur ou le pire), ce sera sûrement le seul chapitre de ce genre dans cette fic.
Disclamer: Rien ne m'appartiens, dommage... à part mes idées tordues pour en avoir fait un cross over^^...
ENJOY!
Chapitre 4
'Finalement, lui aussi a un sacré appétit…'pensa un Allen amusé en regardant Ed se bâfrer de tout ce qui se trouvait à sa portée.
Les deux jeunes nouveaux se trouvaient à la table des Gryffondors, le jeune exorciste et l'alchimiste face à face. Edward avait refusé catégoriquement d'être placé à la table des professeurs alors qu'il avait encore l'occasion de manger où il voulait avant la rentrée, alors c'était grâce à un peu d'insistance et à des arguments convaincants de la part d'Allen – qui avait glissé à Dumbeldore qu'il ne fallait pas que le blondinet fasse une scène avant même la rentrée – qu'ils s'étaient retrouvés sur les bancs de la table des lions rouges et ors, non sans protestations des professeurs retardataires qui voulaient faire sa connaissance comme ils l'avaient fait avec le blandinet plus tôt. La réputation d'Ed s'était alors vue classée au niveau de « goinfre », ou, plus poliment, de « gros mangeur », dés le moment où il s'était assis sur le banc et que la nourriture était apparu, et ce, par ces mêmes professeurs, qui en profitaient pour faire des remarques du style : « Ah ! les jeunes de nos jours ! Tellement pleins d'énergie !», réactions qui avaient, bien sûr, aussi été celles concernant Allen au petit-déjeuner. Car, malgré le fait qu'il n'ait pas mangé le matin, et qui aurait pu expliquer son appétit vorace, on ne mangeait tout de même décemment pas autant, ce qui avait étonné Allen qui n'avait encore jamais vu d'humain n'étant pas un exorciste de type parasite, le suivant de près niveau gourmandise.
Dans tous les cas, revenons à l'instant présent, puisqu'Allen et Ed étaient en train de discuter sur cette année à venir, ou plutôt d'échanger les infos récoltées dans la matinée de leurs côtés respectifs.
«…et c'est donc plus ou moins ce à quoi ressemble et sert le chemin de traverse, finit le jeune blondinet avec un air fier des connaissances rapidement acquises le matin même. En effet, dés qu'il avait remarqué la difficulté qui l'attendait avec le décodage des notes de Flamel, il avait préféré se renseigner quant aux us et coutumes de cet étrange monde où régnait apparemment la magie. Aussi, il exposait, tout en mangeant, à Allen, tous ce qu'il avait appris à ce sujet, et se réjouissait d'être une aide quelconque à son nouveau collègue : ils étaient pour ainsi dire des compagnons de fortunes, puisque largués sur le même bateau par leurs chefs aux décisions idiotes, ou plutôt, …on va dire… orientées.
-Ouah ! s'impressionnait le blandin. J'aimerai bien y faire une petite visite un de ces jours.
-Logiquement, si tu es un élève c'est un passage obligé, mais pas que, puisqu'il y a la boutique qui se charge de la vente de baguettes, …Ollivander, il me semble, et puis il y a Gringotts.
-Quand j'y pense… Des gobelins qui s'occupent d'une banque…de l'économie du pays… ça doit être assez étrange, tu ne penses pas ?
-Bah ! Ce n'est pas comme si j'avais déjà vu un gobelin, alors je ne sais pas. Mais au fait, tu ne m'a toujours pas dit, vu que je parle tout le temps depuis tout à l'heure, tu vas être un élève ou un professeur ? Si je me souviens bien, tu m'as dit que je serais prof d'Alchimie, mais tu ne m'as encore rien dit à ton sujet, n'est-ce pas ? Quoique…je crois me souvenir que tu m'as dit que tu préférais ne pas te mettre Snevillus à dos parce que tu l'aurais comme prof toute l'année…alors…
-Oui, en effet…
-Elève ?s'enquit le blondin.
-Elève, fit joyeusement Allen.
-Vraiment ? Ça ne te déranges pas ? demanda Ed, ayant arrêté un instant de piocher dans son assiette.
-Pour tout te dire, ça me rends assez heureux parce que ce sera ma première et unique année d'école, répondit-t-il tout sourire, mais le regard tout de même voilé de mélancolie et de nostalgie.
-STOP STOP STOP ALLEN! coupa Ed. Ne continues pas sur cette voie là! Si tu ne veux pas en parler, ne me mets pas l'eau à la bouche comme tu le fais maintenant ! Si ton humeur n'est pas aux confidences, je préfère t'arrêter tout de suite, avant que tu ne dises quelque chose que tu regretteras d'avoir révélé plus tard, fit le blondinet en faisant mine de se boucher les oreilles.
Complètement abasourdi, le jeune exorciste regarda le blondinet qui secouait maintenant sa tête dans tous les sens. Se remettant de sa stupeur lentement, il se mit à rire doucement en mettant une main devant sa bouche.
« Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ! fit Ed, un peu vexé.
-Non...pff… C'est juste…que…pff…c'est la première fois… qu'on me fait ce coup là ! pouffa le jeune blandinet en se retenant de tout simplement éclater de rire.
-Et en quoi est-ce amusant ? continua le jeune alchimiste, commençant à s'énerver de la réaction du blandin à ce qu'il trouvait sensé et poli de dire dans ce genre de situation, du moins c'est ce qu'il aurait apprécié qu'il se passe toutes les fois où la situation s'était présentée avec lui et son frère.
Reprenant soudainement un air sérieux, le blandinet s'arrêta de rire et regarda son partenaire dans ses yeux dorés.
« Ne t'inquiètes pas, ce n'ai pas que je me moque de toi, c'est juste que-
-On ne dirait pas pourtant, interrompit Ed en boudant, détournant son regard de celui d'Allen.
-Non ! Vraiment ! Je te suis sincèrement reconnaissant de ta réaction ! s'empressa d'ajouter Allen. Ce n'est pas tous les jours que quelqu'un ne fait pas tout pour savoir qui je suis et d'où je viens dans mon monde, alors ça m'a vraiment fait plaisir que tu dises ça, et je t'en remercie, fit le jeune exorciste en plongeant à nouveau ses prunelles bleues-grises dans celles de son partenaire.
-C'est juste normal…pas besoin de remerciements…grommela le blondinet en recommençant à manger, mais intérieurement un peu heureux.
'J'ai l'étrange impression qu'il sait de quoi il parle quand il dit ça…Je paris qu'il a sûrement toujours voulu qu'on lui dise ce genre de choses, à lui, puisqu'il semble avoir des choses à cacher…'pensa Allen alors que la table était à présent silencieuse.
-Tête de mule va ! » finit le jeune exorciste.
Car oui. Notre jeune ami blandinet avait bien remarqué le fait que notre petit blondinet s'était empressé, ce matin-là, d'entrer dans la salle de bain alors qu'il pensait être le seul réveillé et qu'Allen s'était levé à son tour. Même s'il n'avait pas vu son automail, le blandin avait pu voir en un court instant, tellement cours qu'il avait pensé qu'il devait seulement s'agir de son imagination, le bras gauche refermant la porte de la salle d'eau du jeune blondinet, parsemé de cicatrices et d'autres coupures, mais aussi particulièrement musclé, ce qui prouvait que le jeune alchimiste n'était pas si frêle que ça, et qu'il ne faisait pas que de la paperasse pour l'armée du monde duquel il venait.
De plus, il faut préciser que le jeune exorciste, bien qu'habitué à dormir n'importe où à cause de ses missions et de l'époque où il voyageait encore avec Cross, n'avait pas réussi à trouver le sommeil complet cette nuit-là, et s'était donc réveillé pendant une bonne partie de la nuit.
Cependant, celui-ci se demandait toujours en ce moment, s'il devait révéler au jeune alchimiste ce qu'il avait entendu la nuit précédente.
Flash-back
Le jour n'était pas encore levé quand Allen se réveilla en grognant légèrement. Dehors, la pluie battait son plein, frappant les grandes fenêtres de la spacieuse chambre des deux nouveaux et l'écho du tonnerre se répercutait bruyamment dans celle-ci. Etant habitué à ce genre de catastrophe naturelle, le blandinet se demandait pourquoi est-ce qu'il s'était alors réveillé, vérifiant si son œil gauche avait une quelconque réaction, ou encore tapotant à l'endroit où était sensé dormir son golem doré. Cependant, son œil n'avait aucuns problèmes et Timpcanpy semblait paisiblement endormi.
Alors qu'il commençait à paniquer en pensant qu'il pouvait s'agir du Quatorzième, du mouvement se fit soudainement entendre sur le côté, et son attention se porta sur le lit voisin au sien. Il ne distinguait que les formes dans la profonde pénombre, mais il voyait que le jeune blondinet était très agité. Par pure curiosité, et surtout parce qu'il n'avait rien à faire jusqu'à ce que le sommeil le reprenne, il s'approcha de celui-ci à pas de loup, histoire de ne pas le réveiller.
Quand il fut assez près pour entendre clairement la respiration saccadée du jeune blondin, il s'arrêta, curieux, mais surtout inquiet. En effet, le jeune homme semblait avoir beaucoup de mal à respirer, et des perles de transpirations coulaient sur son front brûlant. Il laissait échapper des sons réguliers et incompréhensibles, mais, de plus en plus, Allen distingua des murmures.
« Désolé…je suis désolé…d-désolé… »
Les murmures se transformèrent bientôt en sanglots étranglés, et le blandinet devina que son partenaire pleurait doucement. Bientôt, les sanglots se transformèrent en cris, et l'on entendit d'horribles glapissements débordants de peine et de douleur, déchirants. Le cœur d'Allen était partagé tandis qu'il hésitait à le réveiller ou à le laisser dans l'horrible cauchemar qu'il faisait. Pendant un long moment, les cris du jeune blondinet se firent de plus en plus agonisants, et le blandinet n'eut pas plus le temps de débattre sur la question, car, tout à coup, il vit celui-ci se relever et prendre violemment sa jambe gauche en se crispant, laissant encore couler des larmes amères de douleurs alors qu'Allen s'éloignait doucement pour regagner son lit.
Fin du Flash back
Cet épisode avait pour le moins choqué Allen, qui se souvenait parfaitement de l'agonie qu'il ressentait quand son œil était littéralement en « manque » d'Akumas à libérer, comme la fois où il était resté chez les scientifiques de la branche d'Asie pour regagner les capacités de son innocence, autrement dit, son bras gauche.
Il frissonna un instant au rappel de ce cauchemar, aussi bien celui qu'il avait lui-même vécu que celui d'Ed, et leva ses yeux gris-bleus vers le jeune alchimiste. Celui-ci avait enfin finit son copieux repas, et s'apprêtait à se lever quand il croisa le regard d'Allen. Aussitôt, il se rassit, et :
«Qu'est-ce qu'il y a ?questionna-t-il.
-Euh…rien du tout ! Fais pas attention…balbutia le blandinet.
'Ouah ! Il est carrément observateur ! On dirait Lavi !' pensa le jeune exorciste avec surprise.
-Dis pas ça, je vois bien qu'il y a un truc qui te déranges, continua le blondin sans cligner des paupières tandis qu'il fixait Allen.
-…euh… c'est que…
-Oui ?
-Je…j-je ne sais pas si tu va apprécier…
-Dis toujours ?
-Eh bien…tu sais, la nuit dernière…commença prudemment Allen.
Ed se renfrogna. Ah oui, en effet, ça risquait de ne pas lui plaire. Ses yeux dorés devinrent perçants alors qu'il attendait toujours des réponses du blandinet.
-Je…Ben voilà. Je me suis réveillé pendant la nuit parce qu'il y avait de l'orage… 'Ou surtout, parce que je t'ai entendu'…et je t'ai surpris dans un cauchemar… »
Le sang du blondinet ne fit qu'un tour et le monde autour de lui se figea. Ses oreilles sifflaient, mais Allen le sortit de sa soudaine torpeur en le secouait par les épaules :
« Hey ! Ed ! Reprends-toi !
-Que…
-Pfiouuu…Tu m'as fait une de ces trouilles à faire cette tête d'un coup! J'ai bien cru que tu allais me faire une crise cardiaque! Il y a un problème avec le fait que je t'ai vu ? Si c'est un secret particulier ou quelque chose comme ça, je t'assure que je ne dirais rien.
Ed resta silencieux, puis baissa la tête vers le sol. Après un long moment de silence tendu où Allen ne savait pas trop quoi dire, le jeune alchimiste reprit enfin la parole.
-Et…Qu'est-ce que tu as vu ? s'enquit-t-il prudemment.
-Euh… Que tu avais l'air de souffrir beaucoup et que tu t'agitais…on ne voyait pas grand-chose dans ce noir, si tu veux savoir…
Le jeune exorciste regarda son partenaire : définitivement, si une telle révélation avait ébranlée le jeune alchimiste, ce garçon avait quelque chose de louche, ou plutôt, un secret à cacher.
Ed était un peu soulagé de ce que lui avais dit le blandinet : au moins, ça voulait dire que celui-ci n'avait pas vu son automail.
'Du moment qu'il n'a rien vu, j'imagine que je peux me détendre…Et puis, il découvrira bien un jour mes automails, ce n'est pas un si gros secret…Ce qui m'inquiète, c'est plutôt de savoir si oui ou non je suis autorisé à ne pas les cachées. À cause de cet imbécile de Mustang qui ne m'a rien précisé de la mission…' Ed se sentit légèrement soulagé, et ses épaules se décrispèrent un peu, mais c'est la suite de la phrase du blandinet qui le choqua le plus.
-…par contre, tu as dit certaines choses dans ton sommeil, et je pense que tu as le droit de savoir…continua le blandin, incertain, observant avec minutie chacune des réactions du jeune blondinet. Tu as dit,… des mots…pas très clairement, mais… comme… « Désolé »… »
Ces paroles poussèrent le jeune alchimiste à se lever du banc brutalement et à se diriger précipitamment vers la sortie du réfectoire, la tête toujours baissée alors qu'il avait les yeux écarquillés, mais Allen, avec ses réflexes surhumains, ne l'entendit pas de cette oreille et rattrapa le blondin par l'épaule après avoir enjambé la table rapidement.
« Ed ! » cria-t-il.
Le jeune alchimiste se comptait pas s'arrêter pour des explications, alors il se débattit, mais la poigne ferme du bras gauche d'Allen lui fit vite abandonner ses espoirs de fuite. Heureusement, aucuns professeurs n'étaient encore présents dans la salle, ainsi, personne ne put faire d'esclandre ou balader des oreilles indiscrètes pour écouter ce qui se passait en ce moment avec cette « petite interaction » des deux nouveaux.
Pourtant, Ed ne tournait toujours pas sa tête. Il gardait le visage assez bas pour que ses cheveux d'or recouvrent celui-ci, dans une tentative de masquer les émotions qui lui vrillaient la tête en ce moment.
Honte
Douleur
Peur
Mais surtout une terrible tristesse alors qu'il se rappelait que jusqu'à présent, seul son petit frère avait su pour ses cauchemars, et que maintenant, un étranger qu'il ne connaissait que depuis moins d'un jour savait.
'Il sait…il sait …il sait…' étaient les paroles qui raisonnaient dans sa tête alors qu'Allen le dévisageait gravement.
'Mais qu'est-ce qui peut bien le mettre dans un état pareil ?' s'interrogeait celui-ci en se rapprochant de son partenaire.
« Mais qu'est-ce qu'il y a Ed ? Ne réagis pas comme ça, je n'ai aucunement l'intention de te poser des questions si ça te gènes!
-…, incapable de répondre car en état de choc, Ed se contenta de se baisser encore un peu en évitant le regard d'Allen, dommage d'ailleurs, car il aurait alors pu voir la détresse et la sincérité du blandin dans ses prunelles.
'Menteur…Tu es juste comme tous les autres …Un jour tu profiteras de cette information contre moi…Tu ne peux pas me comprendre…'se disait-t-il.
Le jeune exorciste allait relâcher le blondinet en pensant qu'il n'essaierait plus de s'enfuir, quand celui-ci flancha brusquement. Aussi surprit que le jeune exorciste, le jeune blondin échappa un petit glapissement de douleur en serrant les dents, tandis qu'il se crispait sur son bras droit en tombant à genoux. Puis, il se mit à tousser fortement, sauf qu'il s'agissait de sang.
Coupant cours à ses réflexions, Allen comprit tout de suite ce qu'il devait faire et s'empara du blondinet qu'il jeta sur son épaule comme un poids-plume, remarquant tout de même au passage que son corps était plus lourd que ce qu'il aurait pensé, voir bien plus lourd, puis sortit du réfectoire en courant, se dirigeant vers l'infirmerie.
'Pourvu que je ne me perde pas', pensait-t-il, anxieux, alors qu'il sentait sur son dos les muscles de plus en plus contractés du jeune blondinet, qui respirait lourdement en se mordant la lèvre inférieure pour ne pas gémir de douleur et éviter de…vomir du sang sur le dos de son collègue.
Il accéléra le pas à cette constatation, et, alors qu'il désespérait de ne pas trouver l'infirmerie, il croisa le professeur Mc Gonagall.
« Professeur ! cria-t-il vivement, dans l'espoir d'attirer l'attention de la professeur de Transfiguration.
-Mr. Walker ? Qu'est-ce que-
Elle s'interrompit brusquement en voyant le visage d'Allen paniqué, Edward sur son épaule, qui était maintenant inconscient, et les tache de sang, sur le dos d'Allen et sur les contours de la bouche d'Ed, s'élargir.
-L'infirmerie ? » fit-elle, le souffle court.
Allen hocha la tête hâtivement, et la professeur émeraude lui ordonna de la suivre en se tournant déjà vers l'infirmerie.
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Quand Ed se réveilla, il vit d'abord du blanc immaculé, puis distingua peu à peu les formes autour de lui, comme des tâches. Il se trouvait dans une pièce remplie de lits alignés les uns à côté des autres, et cela lui rappela à quel point il détestait les hôpitaux. Il tenta de se lever, mais dès qu'il eut pris appui sur son bras droit, il sentit une violente décharge électrique traverser celui-ci, similaires à celle qu'il avait ressentie lors de son opération, et il retomba aussitôt dans l'inconscience.
Allen, qui était resté sur un lit à côté pour savoir ce qu'il se passait – grâce à ses techniques de séduction, il avait réussi à obtenir l'accord de Mme Pomfresh, l'infirmière, pour veiller le blondinet après qu'elle l'ait ausculté –, avait vu la tentative de celui-ci de se lever, et prévint aussitôt Dumbeldore, qui discutait avec Pompom en attendant son réveil dans le couloir, conversation qui n'atteignait pas ses oreilles, puisqu'ils murmuraient, ce qui rendit Allen suspicieux sur l'état de son jeune partenaire.
Ils furent cependant déçus quand ils virent qu'il était déjà retombé dans l'inconscience, et finalement, Mme Pomfresh les vira tous de l'infirmerie pour qu'elle puisse l'examiner à nouveau, et sécuriser son état.
Dans le couloir, le blandinet assaillait le directeur de questions sur l'état de santé de son jeune partenaire, et l'expression préoccupée de celui-ci n'arrangeait pas la situation. Au bout de quelques minutes d'interrogatoire, Dumbeldore finit par dire au jeune exorciste :
« Il y a une partie de la réponse à ta question qui sera répondu par Edward, mais l'autre, c'est moi qui vous l'a révèlera, même s'il est probable qu'il ait lui-même comprit ce qui lui est arrivé.
-Mais…Je ne comprends pas ! C'est grave ou-
-Mr. Walker ? coupa le directeur avec un air sérieux.
-…Oui Professeur…J'attendrais qu'il se réveille… » marmonna le blandinet qui se faisait un sang d'encre à cause du secret sur ce qui arrivait à son ami.
Allen n'aimait pas les secrets. Il avait trop l'habitude que l'on parle de lui derrière son dos, et il savait que parfois, même ses amis les plus chers de la Congrégation le faisaient. Il se sentait trahi, et ça arrivait de plus en plus, surtout depuis qu'on avait découvert qu'il était l'hôte du Quatorzième et que Link avait été assigné à sa surveillance.
La sombre réflexion dans sa tête s'interrompit alors que Dumbeldore s'avançait vers lui. Celui-ci s'arrêta à quelques pas du blandinet, et le fixa de ses yeux bleus pétillants. À son tour, Allen sentit une intrusion dans sa tête et paniqua, mais lui, il ne pouvait pas détourner le regard même s'il avait voulu, et il se rappela qu'il s'était passé la même chose avec Rogue et Edward. Seulement, cette fois, le temps passa beaucoup plus vite que ce que lui avait raconter le jeune alchimiste, pas même trois secondes à vrai dire, quand le directeur se fit éjecter violemment, puis propulser dans le mur le plus proche, alors qu'Allen était paralysé de ce qui venait de se passer. Après l'intrusion dans sa tête, il avait senti une immense rage émaner du Quatorzième, puis ses yeux avaient vus rouge, et enfin, un millième de seconde plus tard, voilà ce qui était arrivé au directeur. Une fois la surprise passée et la stupeur, le jeune exorciste se précipita sur le directeur pour voir les dommages causés par sa chute. Qu'est-ce qui s'était passé ? Il n'avait pourtant pas attaqué le sorcier, du moins pas physiquement.
Mme. Pomfresh, qui venait les prévenir que le jeune alchimiste commençait à aller mieux, fut choquée de voir un autre patient scratché sur le mur en face de l'infirmerie, et qui plus ait, un des plus grand sorcier ayant jamais existé. Cependant, celui-ci se relevait déjà, et il avait l'air plus surprit que blessé, malgré une fissure dans le dos de sa robe à l'endroit où il avait percuté le mur le plus durement. Une fois qu'il fut totalement sur pieds et après un léger coup de baguette vers ses blessures les plus bénignes, il regarda à nouveau le blandinet qui commençait à sérieusement paniquer, puis repris un visage assez normal, mais surtout curieux.
« Je crois qu'il va falloir que nous discutions Mr. Walker, fit-t-il malicieusement.
-Je…je suis vraiment-
-Toutefois, cela peut attendre le réveil d'Edward.
-Mais-
-Après Allen. Après.
-Vous avez besoin de soins Professeur ? s'enquit Pompom en regardant étrangement Allen.
-Mais non ma très chère Pompom ! Plus de surprise que de mal par Merlin ! fit-t-il en pouffant. Et ne regardez pas Allen de cette manière voyons ! Il va finir par croire que vous voulez vous jeter à sa gorge !
Il regarda le jeune exorciste du coin de l'œil et lui fit un clignement de paupière à sa façon, qui fit le blandinet se relaxer légèrement, même si intérieurement, il était assez agité : n'avait-t-il déjà plus de contrôle sur le Quatorzième ?
'Neah…T'as pas intérêt à te manifester en profitant du fait que je sois loin de la Congrégation en ce moment…'pensa-t-il sombrement et furieusement à la fois, laissant seulement apparaître un sourire angélique sur son visage, qui aurait rendu fier son « frère » Tyki qui avait le secret des sourire malfaisants bien dissimulés. Qu'est-ce que faisait celui-ci en ce moment d'ailleurs…Est-ce que les Noahs savaient qu'il n'était plus dans ce monde ?
'Quel garçon étrange…'pensait quand à lui Dumbeldore, caressant sa longue barbe de ses doigts blancs.
Mme. Pomfresh, qui était entre temps retournée à l'infirmerie, les alerta avec une petite exclamation qu'Ed retrouvait peu à peu ses esprits, et que c'était le moment ou jamais pour les explications.
Allen fut le premier à entrer dans l'infirmerie, voyant Ed dans un des lits au milieu qui battait faiblement des paupières. Voyant qu'il essayait encore de se relever, Pompom accouru à ses côtés et le força à se rallonger docilement.
« Ah non ! N'essayez même pas ! dicta-elle avec un ton qui rappela celui de Mamie Pinako à Ed, dont la tête tournait vivement en ce moment, la voix de l'infirmière le sortant peu à peu de son apathie. Jeune homme, INTERDICTION d'essayer de s'enfuir ! Je n'ai aucunement l'intention de vous veiller pour toujours alors que vous tombez dans les pommes à chaque fois que vous essayez de vous lever ! continua-t-elle autoritairement.
-Oui oui M'dame…répondit celui-ci. Tout ce que vous voulez, mais ne criez pas dans mes oreilles, par pitié, ça résonne dans ma tête…
-Ah ! Oui, hm, pardon, se corrigea celle-ci, gênée.
-Ed, tout va bien ? s'enquit Allen en s'approchant, contemplant son partenaire recouvert des draps blancs d'un œil inquiet.
-Allen ? Mouais…On va dire que je veux suis déjà senti mieux, mais j'ai connu pire…C'est juste mon-
Ed s'interrompit brusquement et Dumbeldore fit signe à celui-ci pour que son attention se porte sur lui :
-Seul Pompom et moi les avons vu, fit-t-il calmement.
-…c'est bon je pense…soupira Ed. Allen a aussi le droit de savoir…Et si je ne lui dis pas, il va de toute manière le découvrir un jour ou l'autre… C'est pas comme si j'aurais pu le cacher pendant toute une année de toute façon…
-Mais que… » commença le blandinet.
Sans un mot, Pompom s'approcha de lui et l'aida à se relever à moitié, plaçant un oreiller derrière son dos, de sorte qu'il ait une vue d'ensemble sur les autres personnes de la pièce. Puis, difficilement, mais avec un air déterminé, il souleva le drap avec son bras gauche, et la vérité se fit sous les yeux incrédules d'Ed.
« Tu sais ce que c'est ? fit-t-il au blandinet.
-Des…des prothèses métalliques ? répondit Allen, incertain.
-Oui, c'est à peu près ça…Chez moi, on appelle ça des automails, et c'est beaucoup plus commun que ce que vous pourriez penser, acquiesça lentement le blondinet.
-C'est la première fois que je vois ça de toute ma vie, murmura Pompom, en pleine admiration. C'est un magnifique travail ! Puis-je vous demander comment cela fonctionne ? Vous aviez l'air de parfaitement réussir à vous mouvoir ce matin !
-Ahahah ! Je suis sûr que ma mécanicienne serait heureuse d'entendre ça ! s'exclama le jeune blondinet en souriant largement, même si la douleur lui fit grincer des dents quand il rit. Concernant son fonctionnement, je ne connais qu'à peu près les principes, mais en tout cas, je sais que cela marche grâce à un alliage de médecine et de mécanique : en gros, quand j'ai dû faire l'opération, la grand-mère de mon actuelle mécanicienne, qui est l'une des plus douée dans le domaine, a connecté les nerfs qui restaient de mon épaule à un bras métallique qui reproduit les éléments vitaux du corps humain. L'opération est très…douloureuse…mais j'imagine que vous comprenez pourquoi ?
-La reconnexion de nerfs, murmura Pompom sérieusement.
-Mais…comment est-ce que tu t'es fait ça ? Comment est-ce que tu as pu perdre une jambe et un bras comme ça ? » interrogea le jeune exorciste, alors que l'infirmière était perdue dans ses théories quant à la reproduction de ce genre de prothèses dans le monde magique.
Voyant que le jeune alchimiste serrait ses poings sur le drap blanc – celui-ci jurait d'ailleurs avec les cicatrices qui recouvraient son corps et ses deux automails, dont une cicatrice qui semblait montrer que quelque chose de pointu avait tout simplement transpercé son ventre – Dumbeldore intervint :
«Je crois qu'il y a des choses plus importantes pour le moment, n'est-ce pas Edward ? fit-t-il calmement.
-Oui… Je crois comprendre ce qui m'est arrivé… C'est à cause de la magie de cet endroit n'est-ce pas ? demanda-t-il en levant un sourcil interrogateur vers celui-ci, ignorant les protestations de son collègue. J'ai lu quelque chose à ce sujet.
-Oui en effet. Maintenant je comprends mieux. Voyez-vous, cet endroit est configuré pour que seule la magie y fonctionne correctement, car c'est un lieu emprunt de cette essence, alors il est fort probable que la mécanique qui constitue votre « automail », et qui marche selon des options Moldus, ne fonctionne pas dans ce château.
-Je vois. En effet, c'est la même impression que lorsque mes nerfs sont reconnectés. À chaque reconnexion, je dois normalement rester assis pendant au moins 3 jours avant de pouvoir correctement réutiliser mon bras et ma jambe sans tomber dans le coma. Mais vous ne pouvez rien faire concernant ce sort ? Je ne sais pas moi,… une exception ? proposa le blondin avec espoir.
Dumbeldore caressa un petit moment sa barbe, puis soupira lourdement.
-Malheureusement non, répondit-t-il enfin.
-Et moi je ne peux que vous donner des potions contre les nausées et les crachées de sang…intervint Pompom.
-Mais comment est-ce qu'il va faire alors ? Il ne va quand même pas enseigner avec un bras manquant ? fit Allen.
-Surtout que je ne peux pas utiliser l'alchimie sans mes deux bras…
-C'est problématique en effet…
Soudain, un petit éclair se fit dans les yeux du vieux sorcier.
« Mais, très cher Edward…
'Je le sens mal ce coup-là' pensèrent les deux nouveaux collègues en cœur.
-…n'avez-vous point mentionné votre mécanicienne tout à l'heure ?
-Hein ? Winry ? Vous voulez l'amener ici ou quoi ?
-C'est justement ce que j'avais en tête !
-Mais ce n'est pas possible ! Winry ne connait rien de mes activités dans l'armée, et je n'ai aucune envie de l'y mêler ! Non c'est non, un point c'est tout !explosa le blondinet, catégorique.
-Voyons Mr. Elric. Ne soyez pas si borné voyons ! C'est pourtant l'idée la plus logique qui me soit venue jusqu'à présent.
-FU-SE. Un point c'est tout.
Allen adressa un petit sourire compatissant vers le directeur, lui signifiant aussi de calmer le jeu. Une petite lumière de compréhension se fit entre eux trois – on inclut Mme Pomfresh qui était toujours là –, et le sorcier farfelu se retourna vers Ed.
« Eh bien c'est d'accord, j'ai compris que ce n'est pas ce que vous voulez, alors je ne vous forcerai pas…
Le visage du blondinet s'éclaircit, mais…
-…cependant, si vous ne trouvez pas d'autre solution avant demain soir, je me verrai dans l'obligation de tout de même invoquer Mlle Winry pour qu'elle puisse remédier à votre problème. Enfin, voyons, vous comprenez bien que si j'agis de cette manière, c'est pour votre bien.
'J'aurais mieux fait de ne pas me sentir soulagé trop vite…' pensa le jeune alchimiste en grognant.
-Vous voulez vraiment ma mort… » marmonna-t-il.
La remarque ne se fit entendre que d'Allen qui était le plus proche, et qui rit légèrement en voyant le blondinet commencer à s'arracher les cheveux.
Dans les heures qui suivirent leur discussion, la menace que Pompom avait faite à Ed – comme quoi, s'il essayait de s'enfuir, il n'aurait pas de repas – planant toujours, le jeune alchimiste se retrouva seul dans la grande infirmerie, et le moins qu'on puisse dire était qu'il s'ennuyait à mourir. Les notes de Flamel ne lui étaient même pas accessibles, étant donné qu'elles étaient tranquillement bien posées sur la chaise en face de son lit, et qu'à chaque fois qu'il essayait de s'en rapprocher – et Merlin seul sait le nombre de fois où il avait essayé – il avait des vertiges et manquait de peu de vider le contenu de son déjeuner à peine avaler sur le carrelage de l'infirmerie. Mme Pomfresh avait beau lui avoir laissé un seau sur le côté et lui avoir fait, de force, avaler des potions aux couleurs bizarres et aux goûts infects, elle avait apparemment sous-estimé ses capacités de déplacement, et donc, lui aussi était hors d'atteinte, et vraisemblablement, les remèdes qui lui avaient été prescrits était inefficaces.
Cependant, cette soudaine quiétude lui permit de réfléchir un peu sur ce qu'il c'était passé pendant son déjeuner avec Allen, et il en déduit qu'au moins, ce retournement de situation, lui avait servi d'excuse pour éviter les questions du blandinet sur sa réaction. Les interrogatoires allaient bientôt fuser, évidemment, et à tous les coups, il se sentirait obligé d'y répondre, comme à chaque fois, mais le temps ne pressait pas, et cet interlude lui permettait d'éviter ceux-là pour le moment.
En se rappelant la mine que le blandinet affichait, il se détoura de sa contemplation de la porte en soupirant.
« Je déteste vraiment les hôpitaux…souffla-t-il.
-Alors on a encore quelque chose en commun, fit soudainement une voix derrière lui.
Ed sursauta, mais ne se retourna pas : il connaissait déjà cette voix.
« Il va falloir que tu m'expliques comment tu as escaladé la fenêtre Allen.
-Haha ! J'ai beaucoup de talents cachés, répondit celui-ci en riant doucement.
-Des talents cachés hein…
Le jeune exorciste se planta devant le blondinet et approcha la chaise où se trouvait le carnet de Flamel. Il l'ouvrit malgré l'air clairement alarmé d'Ed, mais le referma lentement après l'avoir étudié rapidement.
« Mais qu'est-ce que ce charabia… maugréa-t-il en faisant claquer sa langue. Tu sais ce qu'il y a d'écrit là dedans ? questionna-t-il en direction d'Ed.
-C'est ce que j'essaie de découvrir, fit celui-ci en soupirant lourdement.
Sentant l'occasion se présenter, il haussa un sourcil, et se lança :
« Je vois…Et, qu'est-ce que tu espères trouver dedans, si ce n'est pas trop indiscret ?
Le pauvre blondinet qui ne pouvait pas bouger d'un pouce, soupira à nouveau et regarda Allen avec un pauvre regard.
« Ok ok, j'abandonne. Pose toutes les questions que tu veux et on sera débarrassé une fois pour toutes. Par contre, tu répondras aux miennes aussi, échange équivalent.
-D'accord, j'accepte ce contrat ! fit le blandinet en souriant de toutes ses dents.
Il s'assit à la place du carnet qu'il avait posé sur le lit d'Ed, et, les jambes croisées et la main soutenant son menton, il commença l'interrogatoire de son jeune partenaire.
« Bien. Par quoi commencer… Ah ! Je sais ! Tout d'abord, pourquoi est-ce que tu as ces cauchemars ?
-Aysh ! Tu commences par une question épineuse dés le début toi ! grogna le blondin.
-Ah mais si tu ne veux pas répondre tu fais comme tu veux ! Je ne te force pas ! Tu n'as pas besoin de répondre à toutes mes questions si tu ne le souhaites pas de ton propre gré! Fit Allen en agitant ses mains devant son nez, du style : « Je suis innocent ! ».
Le jeune alchimiste sembla réfléchir un instant, puis souleva ses yeux dorés, et c'est de la détermination qu'Allen y lut.
« Non, c'est bon. Je veux te dire tout ce qui pourrais devenir un problème pour la mission, et… on est bien amis maintenant non ? fit-t-il avec un peu d'espoir.
Allen rougit violemment et s'empressa d'acquiescer. De son côté, Ed était à peu près dans le même état : après tout, ni l'un ni l'autre n'avait vraiment beaucoup d'amis en dehors de leur travail. Ed, à par son frère et Winry, n'avait, pour ainsi dire, aucunes connaissances autres que des adultes, étant donné qu'il travaillait dans l'armée et qu'il n'avait pas vraiment un caractère facile. Allen, de son côté, n'avait pas l'occasion de construire des amitiés durables étant donné que sa vie était consacrée à son travail et qu'il risquait de mourir à chaque mission. Pendant un petit silence embarrassé, ils se turent tous les deux, et enfin, Ed le brisa en décidant de répondre à la question d'Allen.
« Concernant mes cauchemars… Il est fort probable qu'ils ne s'arrêtent jamais… Si tu m'as entendu dire « Désolé » dans mon sommeil, c'est parce que… j'ai fait beaucoup d'erreurs dans ma vie, et les personnes que je voulais protégées sont mortes à cause de mon incompétence. »
Allen fit une moue déplu à cette vision qu'avait Ed de lui même, mais ne fit aucuns commentaires en voyant à quel point cela coûtait au blondinet de raconter cela, préférant plutôt l'encourager à continuer son récit d'un petit acquiescement de tête.
« Mon frère et moi, nous avons toujours vécus dans un petit village qui s'appelle Resembool. On a été élevé par notre mère, car notre…enfoiré de père est parti de la maison quand Al et moi étions très jeunes. Ah oui ! Mon frère se nomme Alphonse Elric au fait, du nom de notre mère Trisha Elric, mais généralement, on l'appelle Al. Tous les deux, nous avons peu à peu appris l'alchimie car cela faisait plaisir à celle-ci qui se rappelait ainsi notre… père, qui lui-même, était apparemment un grand alchimiste. »
Le visage d'Ed s'assombrit et il serra son poing gauche sur les draps blancs : la partie la plus pénible était celle à venir, en déduit Allen.
« Mais, notre mère ne nous avait pas dit qu'elle avait une maladie incurable. Jour après jour, sans que je m'en rende compte, elle mourrait à petit feu, et finalement…le jour fatal est arrivé. Al et moi, on s'est retrouvé orphelins, et nous avons été élevés par la grand-mère de notre amie d'enfance, Winry, qui est maintenant ma mécanicienne. Ses parents, médecins, étaient eux aussi morts, pendant la guerre d'Ishbal, mais c'est une autre histoire. »
'La guerre hein…Tant de pertes…C'est pareil dans tous les mondes…' pensa amèrement le jeune exorciste.
« Cependant, nous n'avons jamais acceptés la mort de notre mère, et, dans le but d'en apprendre plus sur l'alchimie, nous sommes partis suivre un maître en ce domaine qui était passé par notre village récemment. Nous l'avons supplié de nous laisser devenir ses élèves, et finalement, après 7 mois d'entraînement, nous sommes revenus avec une seule idée en tête : ramener notre mère à la vie grâce à une alchimie interdite que l'on nomme la transmutation humaine. Mais j'étais encore trop jeune pour comprendre les risques qu'une telle opération comportait, et j'ai entraîné mon petit frère là-dedans…
Ed déglutit, puis continua, le souffle un peu plus court : il avait pourtant fait ce récit plusieurs fois, mais maintenant, vu l'état dans lequel il était, il n'était pas vraiment en état de s'en souvenir sans se vider de ses entrailles. Mais il se devait de continuer. Allen se disait que son histoire ressemblait étrangement à la sienne, mais ne pipa mot.
« …Nous avons assemblés les éléments nécessaires dans le cercle de transmutation humaine que nous avons tracé dans la cave de notre ancienne maison, puis nous avons mélangés notre sang avec, et,…
Il y eu un bref silence.
-Vous avez réussi ? osa le blandin en se rapprochant.
-…Cette personne,…non,…cette chose, …n'avait vraiment rien d'humain, crois-moi… »
Ed devenait de plus en plus pâle à mesure qu'il avançait dans son récit et Allen s'en voulu aussitôt d'avoir posé la question, mais choisi de se focaliser sur l'histoire du jeune blondinet qui semblait à deux doigts de vomir.
« C'était…ça ne ressemblait même pas à un humain…La peau n'était pas complètement formée, et les membres n'étaient pas placés aux bons endroits, mais je préfère t'épargner les détails…Et le pire, c'est que cette chose n'a même pas survécu. Sous nos yeux, ma mère est morte une deuxième fois dans l'agonie à cause de moi…et tous les deux avons payé le prix pour avoir osé transgresser le plus grand tabou de l'alchimie… Ed prit une profonde inspiration, puis continua : Moi, comme tu l'as vu, j'ai perdu ma jambe gauche à cause de l'échange équivalent, mais Al…mon petit frère…lui…il a payé le prix fort pour ma bêtise…
Les jointures des doigts du blondinet devenaient blanches à force de serrer son poing, tandis que le suspens devenait insoutenable pour Allen.
« Al, lui,…il a perdu son corps en entier. »
Le choc se lisait clairement sur le visage du blandinet, et Ed releva ses yeux emplis de tristesse vers celui-ci.
« Mais je ne pouvais pas me permettre de perdre quelqu'un d'autre, tu vois ? Alors, j'ai trouvé une des vieilles armures de collection que notre père entreposait dans la cave, et j'ai tracé un cercle avec mon sang à l'intérieur pour ramener son âme dans ce corps de métal…J'ai sacrifié mon bras droit, et mon frère m'est revenu.
« Après cet « incident », un officier de l'armée est venu me proposer de devenir alchimiste d'état puisque j'y avais tout à gagner – c'était le, maintenant Colonel, Roy Mustang, celui qui est mon supérieur – et après la pose de mes nouveaux membres, mon frère et moi sommes partis à Central, au quartier général de l'armée. Avant de nous en aller, nous avons brûlé notre foyer comme preuve de notre détermination, et nous ne sommes revenus que lorsque, déjà, j'étais devenu un chien à la botte de l'armée.
« C'est l'une des principales raisons de mes cauchemars, mais pendant ma vie d'alchimiste d'état, j'ai connu d'autres personnes, et elles n'ont pas survécu non-plus. Comme…Nina par exemple…C'était la fille d'un alchimiste d'état qui faisait des expériences avec des chimères – i.e. des mélanges entre différents animaux, créant des êtres uniques aux ADN mélangés – …mais un jour, les animaux ne lui ont plus suffi, et, afin de créer une chimère dotée de parole, il a décidé de faire la même chose avec sa fille et son chien, alors que déjà, il avait fait de même avec sa femme 1 an plus tôt…
Allen hoqueta de surprise et vit la colère monter dans les yeux d'Ed.
« Je me dégoute vraiment à chaque fois que j'y repense…je n'ai même pas été capable de protéger cette gosse… »
Alors que la colère du blondinet atteignait son paroxysme, celui-ci se jeta d'un coup sur le seau qu'Allen avait rapproché, du moins autant qu'il le pouvait dans son état, et vomit pendant longtemps des crachées de sang qui éclaboussèrent les draps immaculés. Mais Allen ne fit pour autant pas de mouvement de recul et posa sa main sur l'épaule du jeune exorciste.
« Là là… Je comprends pourquoi tu ne voulais rien dire… Je…Il m'ait plus ou moins arrivé la même chose avec mon père adoptif quand il est mort…
Ed déglutit, et, aillant fini de rendre ses entrailles, et s'ayant essuyé la bouche avec une serviette gentiment tendue par Allen, il se recomposa et fixa le blandinet avec attention et surprise. Avec un encouragement de la tête de la part d'Ed, le jeune exorciste croisa ses mains entre elles et se décida à commencer son récit, sans plus aucune appréhension : il savait maintenant que le blondin le comprendrait. Relevant le pan gauche de sa chemise, il l'approcha de celui-ci fermement et attendit le verdict d'Ed. Celui-ci fut satisfaisant aux yeux d'Allen, puisqu'il consistait seulement en un hochement de tête curieux tandis qu'il examinait le bras rouge sang, sans cet air de dégoût qu'affichent généralement ceux à qui il montre son bras. Allen souffla un soupir de soulagement en se rendant compte qu'il avait retenu sa respiration jusqu'à maintenant, puis pris le parole.
« Tu vois ce bras ? Eh bien, je suis né avec. Mes parents m'ont abandonné à ma naissance à cause de cette apparence bizarre – Edward fit un petit reniflement de mépris, ce qui amusa Allen qui en pensait tout autant –, et j'ai été adopté par un homme qui travaillait comme clown là où j'avais élu domicile. Il s'appelait Mana Walker, et c'est de lui que je tiens mon nom.
Allen regarda le plafond de façon nostalgique, puis après un petit temps d'arrêt, il reprit.
« Mana m'a élevé comme si j'étais son propre fils, et, malgré le fait que la vie n'était pas toujours facile et qu'il était un homme mystérieux, j'ai aimé chaque jour de la vie que j'ai passé avec lui. Mais…Un jour, Mana est tombé, et il est mort, comme ça. Je ne savais pas quoi faire, et je n'ai même pas pris la peine de me souvenir de sa devise : « Continuer d'avancer… ».
Il regarda son ombre qui se projetait sur le lit, et le blondinet vit l'éternelle tristesse qui emplissait les yeux bleus-gris du jeune exorciste, qui d'habitude ne laissait transparaître sur son visage qu'un faux sourire. Il sentit le blandin se crisper alors qu'il attendait la suite avec un peu d'appréhension.
« Dans notre monde, il y a un être malfaisant que l'on nomme le Faiseur, ou le comte millénaire. C'est une créature qui créer des machines à tuer que l'on nomme Akumas. Mon travail en tant qu'exorciste, est de débarrasser la Terre de ses êtres grâce à mon arme anti-akumas. La mienne est mon bras, et c'est ce jour-là que je l'ai appris, ce jour funeste…où j'ai tenté de ramené Mana d'entre les morts…
Ed retint son souffle en désespérant du suspens que lui faisait subir son ami.
« Vois-tu, les Akumas sont des êtres qui, malgré le fait qu'elles agissent comme des poupées envers les ordres du Comte, ont une âme attachée à leur corps, fit le blandinet en prenant un ton à la fois triste et professoral : combien de fois avait-t-il déjà expliqué ce schéma ?
« Drame, machine et âme. Ce sont les trois fondamentaux nécessaires à leur création. Quand une personne chère à une autre meurt, la personne restée vivante tombe dans le désespoir. C'est à ce moment-là que le Faiseur intervient. Il propose sournoisement à ces fantômes vivants s'ils veulent ramener leur être cher à la vie, et ceux-ci aux cœurs déjà fragilisés, s'empressent d'accepter la proposition : ils n'ont qu'à crier le nom de cette personne et, dans un squelette de métal fait de matière noire où les lettres s'inscrivent sur son front, l'âme est rappelée d'entre les morts. »
Ed frissonna à ces mots mais garda le silence le plus complet.
« Tu te doutes que lorsque Mana est mort et que le Comte millénaire est arrivé, j'ai accepté tout de suite… J'ignorais tout de cette personne, mais elle m'est apparue comme un Dieu sur le moment. J'ai donc rappelé mon père adoptif, mais bien sûr, ça n'a pas vraiment marché comme prévu…
« Quand son nom a fini de s'inscrire en noir sur le front du squelette alors que je venais de crier de toute mes forces celui-ci, il a commencé à parler…à dire mon nom…mais presque aussitôt, il a commencé à me dire qu'il m'en voulait, qu'il me haïssait pour avoir osé le transformer en Akuma…C'est le moyen pour le Faiseur de leur faire perdre complètement espoir, et pendant que la personne est encore choquée, il ordonne à son nouvel Akuma de revêtir la peau de cette personne…Ce n'est pas leur faute tu sais, mais ils sont obligés de suivre les ordres du Comte contre leur volonté car il ne sont plus maîtres de leur corps…
S'autorisant une question, Ed s'enquit en se retenant de reprendre le seau reposant à proximité :
« Et avec toi, qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Les mains d'Allen se mirent à trembler légèrement, mais il se força à continuer.
« Alors qu'il commençait à s'approcher de mot, menaçant, mon bras, qui depuis toujours ne m'avait apporté que le mépris des autres, s'est transformé. En sentant l'Akuma, il m'a traîné derrière lui avec la forte intention de tuer Mana. J'étais terrorisé et je ne savais ce qu'il se passait. Avant ça, Mana m'avait blessé en me maudissant à l'œil – c'est de là que vient ma cicatrice – et je ne parvenais pas à arrêter cette chose qui voulait tuer à nouveau mon cher père adoptif. Je lui criais de s'enfuir, mais…au dernier moment…il s'est arrêté, et les derniers mots que j'ai entendu de lui étaient « Je t'aime »…puis mon bras à réduit mon père en poussière, et déjà le Faiseur s'était enfui dans les ombres.
Allen luttait pour retenir les larmes de perler sur ses joues, et Ed le regardait douloureusement. Ils étaient vraiment pareils.
« Après ça, c'est mon maître qui m'a ramassé sur sa tombe, me proposant de m'entraîner pour détruire tous les autres Akumas qui répandaient tant de tristesse et de mal. J'ai accepté et je suis devenu l'apprenti du Marechal Cross Marian, découvrant au passage que ma cicatrice avait rendu mon œil apte à discerner les machines du Comte des autres personnes normales – car les Akumas peuvent prendre apparence humaine – et de voir les âmes enfermées en eux, criant de peine et de douleur, frustrés de ne rien pouvoir faire et d'être ainsi contrôlés. Libérer les Akumas est devenu mon seul but dès lors, et j'ai rejoint la Congrégation de l'ombre à partir du moment où mon maître m'a jugé apte à être un exorciste officiel. »
Ne sachant pas trop quoi faire – le Fullmetal n'était pas le meilleur pour réconforter les gens –, Ed tapota gentiment la tête d'Allen en le décoiffant un peu au passage, et le blandinet, surpris mais attendri, se détendit un peu.
Se fixant l'un l'autre pendant un long moment, ils finirent par se calmer, et se remercièrent mutuellement de leurs aveux. Ed avait repris un peu de couleurs, et Allen n'était plus à deux doigts de fondre en larmes quand Pompom explosa dans l'infirmerie. Le blandinet eu juste le temps d'adresser un petit sourire au jeune alchimiste, puis il se fit violemment tirer par le col, et enfin, éjecter de l'infirmerie sous les menaces de l'infirmière.
Des secrets dévoilés et une infirmière en furie : en somme, une belle et bonne journée.
FMAFMADGMDGMHPHP
Fin Chapitre 4
Voili voilou! Faites-moi part de vos impressions sur ce chapitre, bonnes ou mauvaises; moi, vous connaissez déjà mon avis vu ce que j'ai écrit au début, mais j'espère quand même que ça a plu.
Laissez des reviews, ça fait toujours plaisir^^
PS: Si vous avez des choses à suggérer pour la suite de l'intrigue, c'est le moment! Peut-être que j'en tiendrais compte, peut-être que non, mais les idées sont bienvenues!
(pas de preview du prochain chapitre cette fois cette fois, le mystère reste entier ;p)
See ya next time! (i.e. dans un...petit moment...)
s'envole au loin~
