Fanfic Cross over FMA/DGM/HP
Chapitre 5: Automails et nouvelles rencontres
Voilà voilà, de retour (pour vous jouer un mauvais tour! ou pas...)! J'espère que la rentrée s'est bien passée pour ceux qui avaient les vacances scolaires, moi ça va, merci d'avoir demandé.
Je publie ce chapitre en vitesse parce que ma connexion fout le camp en ce moment, et ça serait dommage de devoir retarder encore la publication!
Reviews:
little akary: Juste le temps de dire que Link n'apparaîtra pas dans ce chapitre non plus, parce qu'il y a un problème au niveau du temps dans les deux mondes- Arg! Tu me fais dévoiler l'intrigue! . Et sinon, rassure toi, je n'aime pas la blonda-, Winry, mais j'essaie quand même de pas trop la saquer^^ Et juste un truc pour te mettre l'eau à la bouche, il y a quelqu'un que l'on connait tous qui va s'infiltrer à Poudlard pendant l'année, mais bon je vais essayer de faire intervenir cette personne assez tôt^^ Merci pour ta review.
A/N: Sinon, juste pour préciser, je ne sais pas trop à quel moment de je situe cette fic mais bon... hum-
Merci pour les vus et les favoris, ça fait plaisir!
Disclamer: Dois-je vraiment encore le préciser ?
ENJOY!
Chapitre 5
Le reste de la journée et celui de la suivante s'étaient révélés relativement calmes, en excluant le fait qu'Ed se démenait pour trouver une solution concernant la réparation de son automail qui n'impliquerait pas Winry, et qu'Allen cherchait par tous les moyens à ne pas se faire prendre par Pompom à s'infiltrer dans l'infirmerie : elle ressemblait décidemment trop à celle de la Congrégation version zombie (pour ceux qui n'ont pas vu ce passage, il s'agit du moment où toute toute la Congrégation se retrouve sous les effets du KomuvitaminD, un supposé médicament contre la fatigue inventé par Komui, et qui se révèlent être un virus qui transforme tout le monde en zombie^^).
Bref, les deux journées d'avant la rentrée passèrent en un éclair, et le jeune blondinet n'avait trouvé aucunes solutions de remplacement. Dumbeldore passa comme prévu dans la soirée, et il fut, de fait, décidé d'invoquer la jeune mécanicienne. Seulement, le problème ne résidait pas en comment l'invoquer, mais en comment la trouver ? Quand le directeur avait fait appel aux services de l'armée d'Amestris, il avait été facile de joindre Mustang, puisqu'il était Colonel, pour avoir à disposition un alchimiste d'état, mais là, la jeune Winry n'avait pour ainsi dire, aucune connexion avec l'armée, du moins normalement.
« Elle connait l'un des subordonnés du lieutenant-colonel Hughes normalement…avait marmonné Ed au bout d'un moment. Alex Louis Armstrong…
-Mais voilà quelque chose de merveilleux ! s'était aussitôt exclamé le directeur loufoque avec de petites étincelles dans les yeux. Je m'en vais de ce pas dans mon bureau pour le contacter ! »
Ne pouvant toujours pas bouger, Ed était resté les bras croisés – ou plutôt seulement le gauche, puisqu'il ne pouvait pas bouger le droit –, la mine rembrunie, en regardant tous les membres présents dans la pièce pendant cette annonce, disparaitre à la suite de Dumbeldore, ce qui comprenait, Pompom, Snevillus, Allen, Mc Gonagall , le garde-chasse Hagrid et le professeur Flitwick.
Dans le bureau de Dumbeldore
Le directeur fit entrer un par un les spectateurs dans son grand bureau où les tableaux discutaient avec animation à propos du « successeur de Flamel ». Allen les regarda étrangement, mais se tourna vers Dumbeldore qui avait sorti sa baguette d'une des poches de sa robe, et qui, à présent, faisait un mouvement majestueux à l'aide du bâton, décrivant des cercles dans l'espace et laissant des petites traces de poussières scintillantes bleues sur son passage (C'est la bonne fée de Cendrillon !lol^^). Ensuite, il murmura des mots en latin d'une voix assurée, et un écran transparent apparu devant eux :
« Quod aperit ostium utriusquemundi!» autrement dit, « Que s'ouvre la porte des deux mondes! »
Peu à peu, une image floue apparue, et bientôt, l'on put distinguer un bureau encombré de paperasses, où trônait un homme aux cheveux corbeaux qui…qui… dormait en ronflant bruyamment au lieu de faire son travail ! Un livre apparaissant de nulle part se jeta sur la tête du pauvre Colonel Mustang, et une femme munie d'un plateau avec une tasse de café, le lieutenant Hawkeye, arriva tranquillement à ses côtés en ramassant le livre – qui s'avérait être un dictionnaire – au passage.
« Colonel, fit-t-elle d'une voix calme, il semblerait que nous ayons à nouveau de la visite.
Mustang se frotta la tête douloureusement, puis rencontra à son tour l'écran qui venait à nouveau d'apparaître sur le mur d'en face. Il toussota légèrement pour reprendre constance, puis s'adressa poliment au directeur :
« Professeur ! Nous ne nous attendions pas à ce que vous vous manifestiez si tôt ! Que nous vaux cet honneur ? Le Fullmetal a déjà fait des siennes ?
Du côté de Poudlard, Allen regardait avec fascination et intérêt l'écran géant qui venait d'apparaître. Il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il avait vraiment besoin de revoir ses amis, puis, il reporta son attention sur l'homme de l'autre côté du « miroir » qui commençait déjà à lui faire penser à Komui – en cause, la petite altercation avec sa subordonnée. Il se rapprocha subrepticement pour mieux voir à quoi ressemblait l'environnement dans lequel le jeune blondinet vivait, et parvint à une conclusion en quelques secondes d'observation : ennuyeux à mourir. Le bureau était tout ce qu'il y avait de plus banal dans le style militaire, pour un colonel soi-disant passant, et ça ne faisait pas vraiment dans l'impressionnant. Se focaliser sur les personnes auxquelles le directeur s'adressait, fut la solution toute trouvée du blandinet, qui s'attela alors avec soin à la contemplation du supérieur d'Ed, après avoir brièvement établi le profil du lieutenant Hawkeye : loyale, serviable, possédant un fort caractère, mais sérieuse dans son travail : après tant d'années aux côtés du jeune Bookman, il avait quand même bien le droit d'avoir retenu quelques manières d'observer les gens et de les analyser rapidement, non ? Le Colonel Roy Mustang, lui, semblait tout à fait normal au premier abord : paresseux mais autoritaire, sérieux quand la situation le demandait, mais plus on regardait, plus on voyait qu'il y avait de l'ambition et de la détermination dans ses yeux : à croire que le Colonel voulait devenir Président ! (Si tu savais à quel point tu as vu juste mon p'tit Allen !) !
Le jeune exorciste s'arracha à son profilage et se concentra sur la discussion.
« Pour tout vous dire, c'est en effet le cas de Mr. Elric qui nous préoccupe en ce moment-
-Aaah je le savais…Je peux vous envoyer quelqu'un d'autre si vous voulez, coupa Mustang en se faisant foudroyer du regard par Riza.
-Oh non ! Il ne s'agit pas de son comportement, soyez-en sûr, mais de son…
Dumbeldore sembla réfléchir un moment en caressant sa barbe, et Allen choisit cet instant propice pour intervenir.
« Vous voulez parler de son automail Professeur ? demanda -t-il l'air de rien.
-Ah oui ! Voilà ! Merci pour ce rafraichissement de mémoire Allen. Mais j'y pense, je ne vous aie pas encore présentés ! Quelle indécence de ma part, je vous prie de me pardonner mon erreur…
-Ce n'ai pas nécessaire ! s'empressa d'ajouter le blandin innocemment.
-Mais si, mais si, voyons ! répondit le directeur. Ne faites pas de manières ! Après tout, vous allez travailler avec Mr. Elric pendant toute l'année, Mr. Walker. Aussi, il me paraît important de faire les présentations avec le colonel chargé de lui, n'êtes-vous pas de mon avis Colonel Mustang ? finit-t-il en haussant le sourcil en direction de Roy.
Avec un regard calculateur, le Colonel se présenta lui-même, puis laissa sa subordonnée faire de même avant de poser quelques questions au jeune exorciste.
- Et donc, vous aussi venez d'un autre monde Mr. Walker ?
Allen ne laissa pas transparaître sa nervosité et acquiesça doucement, ajoutant un « Oui, Monsieur » qui montrait bien que le blandinet savait à qui il s'adressait, même s'il s'agissait d'une personne d'un autre monde, et qu'il détestait les militaires soi-disant passant.
-Hmm… Puis-je vous poser une question indiscrète, si cela ne vous gênes pas ?
-Tout dépend de la question, fit le jeune blandinet en étirant ses lèvres d'un sourire faussement candide.
-Eh bien… Quel âge exactement avez-vous Mr. Walker ? Je pense que c'est une question à laquelle il vous ait autorisé de répondre, non ? s'enquit Roy, légèrement surpris par le changement notable de comportement du blandinet, mais ne laissant rien paraître de sa stupeur.
-Oui, en effet, il s'agit d'une question à laquelle il m'ait autorisée de répondre, continua Allen, portant toujours son faux sourire. J'ai… 'à peu près', mais ça, Allen se garda de le dire, …15 ans, Monsieur. (pour ceux qui n'aurait pas compris, Allen ne peux pas savoir son véritable âge étant donné qu'il est orphelin, même si on situe son anniversaire au 25 décembre, jour où il est recueilli par Mana)
'Le même âge que le Fullmetal alors… Ce gamin m'intrigue… Il a l'air aussi rusé que le nabot, voire peut-être plus…' se dit le Colonel pensivement, tripotant ses gants blancs ornés du symbole de l'alchimie. Puis, reprenant la discussion :
« Et donc, quel est le problème avec son automail ? 'Et comment est-ce que vous êtes au courant ?' ajouta-t-il dans sa tête.
Résumant la situation, Dumbeldore finit en lui disant qu'ils avaient besoin de la jeune mécanicienne Rockbell pour la réparation – ou l'adaptation à la magie – du bras du blondinet, sans quoi le blondinet ne pourrait enseigner le lendemain, lors de la rentrée. Mustang n'avait pas pu retenir un pouffement à l'image du Fullmetal en train d'enseigner à des gens plus grands que lui, mais il s'était vite arrêté après un rappel à l'ordre de Riza, symbolisé par le talon du lieutenant enfoncé sur son pied.
Fort heureusement, Winry se trouvait être dans la ville en ce moment, à la recherche du jeune alchimiste en fait, et il n'y avait pas de doute quant au fait qu'elle serait ravi d'apprendre qu'elle pouvait le rejoindre, et qui plus ait, dans un autre monde où un attirail d'autres technologies inconnues l'attendaient.
Alors que le Colonel Mustang avait envoyé Armstrong à sa recherche, la porte fut subitement enfoncée, ou du moins c'est ce que les sorciers s'imaginèrent, puisqu'ils ne pouvaient pas voir la porte, et bientôt, une armure se campa devant le bureau du Colonel en criant, furieusement d'abord, puis se rendant compte de la situation, plus timidement :
« Colonel ! Où est mon frère ! Il était parti à la bibliothèque de Central avant-hier et il n'est toujours pas revenu ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Vous l'avez envoyé en mission ? Enfin…je veux dire…Vous savez où il est ?
Les sorciers et Allen ne pouvait voir que le dos de l'armure et entendait une petite voix enfantine sortir de ce géant. Ils attendirent patiemment que la discussion se terminent devant eux, puis le Colonel indiqua le mur à l'armure, et celle-ci eu un hoquet de surprise, avant de se tourner à nouveau vers Mustang curieux de savoir de quoi il s'agissait.
« Eh bien, justement, pourquoi ne pas demander à Mr. Walker ici présent où est le Fullmetal, je suis sûr qu'il saura te l'expliquer : après tout c'est son coéquipier pendant cette mission.
L'armure se tourna finalement vers l'écran, et patienta pour que ledit Walker se désigne en tant que tel. Allen fit un léger signe de main pour attirer son attention, et il lut avec étonnement de la curiosité dans le regard de métal de l'armure : comment est-ce que cela se faisait que l'on arrivait à déchiffrer des émotions sur ce casque aussi facilement ?
« Bonjour, je…je suis Alphonse Elric...Je…je suis le frère d'Edward. Il ne vous a pas trop embêté j'espère ? fit-t-il timidement.
Devant la nervosité d'Al, Allen décida d'intervenir pour expliquer.
« Tu es le petit frère d'Edward, c'est ça ? s'enquit-t-il, et au plus grand étonnement des sorciers, et des deux autres militaires mais pas pour les mêmes raisons, l'armure acquiesça. Il m'a parlé de toi hier. Ne t'inquiètes pas, il est en sécurité ici, et à part le problème de son automail, il va parfaitement bien, continua-t-il avec une vois rassurante.
-Son automail ? Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ? Il s'est encore battu ?
Dumbeldore haussa un sourcil intéressé à cette remarque, mais se tut pour que le jeune exorciste puisse donner toutes les explications nécessaires.
Quelques minutes d'explications plus tard
« Alors Winry va le rejoindre…finit Al. L'armure se tourna avec espoir vers le Colonel, et celui-ci savait déjà ce qu'il allait lui demander.
-Alphonse. Tu sais que la situation est un peu compliquée entre vous et le président, n'est-ce pas ? fit celui-ci en gardant les yeux fermés et les mains croisées sous son menton, ses coudes appuyés sur son bureau. Je n'ai même pas encore mentionné le cas du Fullmetal sur ce sujet, mais tu es bien conscient qu'il va falloir inventer dans tous les cas une histoire solide s'ils ont ne veut pas que ça dégénères ? finit-t-il en relevant ses yeux sombres vers Al.
-Oui, je sais... Croyez-moi, mon frère et moi ne voulons vraiment pas vous attirés des ennuis, mais…
Al regarda tristement le sol.
Puis soudain, après un bref silence tendu, le Colonel soupira en défaite.
« Bon. J'imagine que je n'ai pas le choix. Aaaah… Il va encore falloir que je mette sur pieds une bonne excuse pour vous deux si je ne veux pas perdre deux de mes précieux éléments…et ma promotion si durement acquise !… Mais saches tout de même qu'il y a un risque pour que Bradley suspecte que vous n'êtes pas allez vagabonder comme vous le faites d'habitude, et que, malgré le fait que je peux inventer n'importe quelle histoire, vous êtes quand même en danger en considérant ce qu'il est vraiment…Mais bon…ça vous permettra au moins de tous les deux êtres éloignés pendant un temps...
'Tiens, Ed ne m'avait pas dit que les affaires n'étaient pas au beau fixe entre lui et l'armée…' pensa Allen avec curiosité, et la ferme intention de demander son avis à Ed sur le sujet plus tard.
-Alors c'est oui ? fit le jeune alchimiste en relevant la tête.
-Ais-je vraiment le choix ? répondit Mustang en souriant discrètement. Mais pas pour longtemps en revanche. Juste le temps pour Mlle. Rockbell de s'occuper des prothèses du Fullmetal. Et surtout PAS DE BETISES, en particulier avec ton frère.
-Merci merci merci beaucoup Colonel ! Je vous assure que je tiendrais Ed à l'œil et que je ne resterais pas longtemps ! » s'empressa de s'écrier Al en s'inclinant à plusieurs reprises comme si le Colonel venait de lui donner son ticket de loterie gagnant.
La conversation fut brusquement interrompue par l'entrée disons,… fracassante, d'Armstrong, portant sur son épaule la jeune Winry. Tout le monde le regarda bizarrement en réaction à sa solution radicale pour ramener la jeune mécanicienne aussi vite que possible, mais celui-ci, ne remarquant rien, disparut après un bref « Au rapport » envers Mustang, et une embrassade amicale accompagnée d'un « Mon garçon ! » envers Al, celui-ci se disant que décidemment, Mr. Muscle était bien le seul à l'appeler ainsi. Winry, d'abord désorientée, puis ébahie en voyant l'écran, fut ensuite heureuse de voir Alphonse, se jetant dans ses bras en émettant un cri strident, non sans, au passage, lui balancer sa clé à molette qui d'habitude, était réservée à Ed.
Après d'autres explications de la situation à la férue d'automails, celle-ci ne se fit pas prier pour accepter l'invitation à l'école de magie, des étoiles dans les yeux, mais tout de même légèrement inquiète quant à un de ses prototypes : comment allait-t-elle si prendre pour que l'automail d'Ed fonctionne malgré la magie présente dans les lieux ? Sans compter qu'elle devait agir vite, la rentrée étant le lendemain !
Ses indécisions laissèrent bientôt place à de la détermination, et sans qu'elle ne s'en rende compte, le même cercle de transmutation qui avait servi à envoyer le blondinet ayant déjà été tracé autour d'eux, ils disparurent dans un clappement de mains du Colonel, alors que Dumbeldore mettait fin à leur conversation.
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Contrairement à Ed et Allen, Alphonse et Winry n'arrivèrent pas en plein milieu de la forêt interdite, mais sur le terrain de Quidditch. Les ayant repérés rapidement, Dumbeldore partit les ramasser puis les accueillit dans son bureau. Les présentations diverses passées, Winry demanda à aller voir Ed, après tout, elle allait avoir beaucoup de travail pour trouver une solution le plus tôt possible. Le petit groupe comportant Al, Winry et Allen, suivit Mc Gonagall à travers les dédales de l'école, pour finalement arriver à destination : l'infirmerie.
La première chose qu'Edward vit après avoir entendu les portes s'ouvrir, fut une clé à molette qui lui arriva promptement sur le nez. Puis, il entendit un « EDWARD ELRIC ! » crié depuis l'entrée.
« Hey ! C'était pour quoi ça Winry ?! Pour une fois, c'est même pas de ma faute si mes automails ne marchent pas !
-Oh ! Désolé, l'habitude ! fit la jeune mécanicienne joyeusement en rougissant.
Les deux Al se regardèrent, puis éclatèrent ensemble de rire : c'était tordant de voir à quel point les deux blonds agissaient comme un vieux couple, à se chamailler et à se crier dessus comme ça (Arg ! c'est MON Ed sale petite-). Al se précipita à son tour sur le blondinet, puis se mit à expliquer à Ed ce que le Colonel lui avait expliqué, et sous ses yeux étonnés de le voir là, il lui dit qu'il avait insisté pour venir le voir puisque Mustang ne lui avait pas dit que son frère était dans un autre monde. Winry reprit sa place à malmener le pauvre Ed qui ne pouvait rien faire dans son état – heureusement que Pompom n'était pas là, sinon elle aurait fait une crise cardiaque à la vue de quelqu'un maltraitant ainsi un patient – et Al et Allen continuèrent à discuter.
Mais bientôt, les exclamations et les bruits de coups ne se firent plus entendre, et la Winry joyeuse fit place à la Winry sérieuse : elle retira les prothèses métalliques d'Ed, et les retourna entre ses mains. Les contemplant, elle fit à Ed un sourire démoniaque :
« Je me demande combien je vais te faire payer ça, murmura-t-elle, des éclats en forme de dollars dans les yeux.
-Hey ! répliqua Ed, choqué. Trouve d'abord une solution avant d'essayer de me le faire payer !
-Elle lui fait payer ses automails ? interrogea Allen avec un sourire amusé sur les lèvres.
-Eh oui, répondit Al. Heureusement que l'on est… raisonnablement payés par l'armée, sinon nous n'aurions jamais assez d'argent pour payer toutes les fois où Ed casse son automail, finit-t-il en soupirant.
-Même si c'est votre ami d'enfance ? s'enquit le blandinet.
-Justement. À vrai dire, … Al contempla son frère et son ami d'enfance, puis continua….je pense qu'elle fait ça dans l'espoir de dissuader Ed de toujours s'impliquer dans des situations dangereuses… Mais si tu veux mon avis, ça ne l'arrête pas vraiment, finit le jeune alchimiste sur une note plus enjouée. On peut dire qu'il a un don pour se mettre dans des situations pas possibles !
-On se ressemble sur ce point alors. » soupira Allen en faisant un geste théâtral de la main.
Ils continuèrent à bavarder pendant un temps, jusqu'à ce que Winry échappe un « Eurêka ! » plusieurs heures plus tard, refermant un des livres qu'elle était allée prendre dans la bibliothèque pour comprendre le fonctionnement de la magie, et ramassant toutes les diverses clés – dont on ne savait pas d'où elles sortaient – sur la table qu'elle s'était faite installée par une Pompom en admiration quelques heures plus tôt.
« Il suffit tout simplement que je mélange…alors l'alliage… et il devient possible de…et si je reconnecte là au lieu de là…
Les trois garçons de la salle ne purent capter que quelques mots de ce que disait la mécanicienne en écrivant rapidement sur son carnet, tandis qu'elle brandissant les automails triomphalement de son autre main. Puis elle se tourna vers un Ed qui commençait à piquer du nez à force d'attente :
« Ed ! Ne t'endors pas ! Ça va être douloureux, mais j'ai besoin que tes nerfs soient réactifs !
-Douloureux… comme d'habitude ? Ou…commença le blondinet en hésitant, toujours à moitié endormi.
-Disons que comme je dois faire en sorte d'accélérer le processus pour que tu sois en état dès demain, donc ça risque d'être… plus douloureux que d'habitude ! finit-t-elle avec un grand sourire sadique. Et pas que lors de la reconnexion des nerfs, tu vas probablement souffrir pendant, et après ! La nuit va être difficile, ajouta-t-elle.
Ed se frappa le front de sa paume de main valide et souffla d'abattement.
-Eh bien, autant débuter maintenant, alors ! s'exclama-t-il avec fatalité, comme si le monde reposait tout à coup sur ses épaules, malgré le fait qu'il faisait un effort pour que l'on ne remarque pas son appréhension en prenant un air dramatiquement exagéré.
-Alors c'est parti ! Les garçons, ça va être éprouvant, il faut avoir le cœur accroché, alors si vous voulez partir c'est maintenant ou jamais !
-Non ! Je reste avec Nii-san ! s'époumona Al.
-Pareil, fit Allen en fermant les yeux.
-Hein ? Allen ? Tu es sûr de toi ?
-Ne vous en faites pas pour moi. J'ai déjà vu pire.
-Mais-
-Laisse-le Al, il sait ce qu'il dit, intervint Ed. Il est prévenu, n'est-ce pas Allen ?
-Hm, acquiesça le blandinet, en hochant la tête.
-Alors c'est parti pour lui faire cracher ses tripes ! s'exclama Winry. Il faut juste que l'infirmière vienne m'aider, j'ai besoin de son assistance pour la partie magie de l'opération, sinon on arrivera au même résultat que s'il s'agissait d'un automail normal, et il ne serait pas de trop que vous m'aidiez tous les deux à le tenir pendant que je reconnecte le tout. Al, tu sais comment ça marche pour la reconnexion, alors tu reconnecteras avec moi la jambe en même temps que moi le bras. Allen, surtout ne le relâche pas avant qu'il n'arrête de se débattre, et ne cède pas s'il supplie que tu l'achèves. Ne me regardes pas comme ça, je ne plaisante pas. Ça risque vraiment d'arriver tellement la douleur sera insupportable. Ed, même si tu as subi l'opération sans craquer une seule fois alors que tu n'avais que 11 ans, je préfère te prévenir : la douleur sera presque doublée, parce que je n'ai pas eu le temps d'expérimenter des façons moins pénibles de le faire. Pas de questions, tout le monde a compris ? On peut y aller ? »
Ils acquiescèrent tous gravement, et Mme Pomfresh entra à ce moment-là. Elle ferma les portes à clé pour éviter toute intrusion à un instant importun, puis avança vers le lit en brandissant sa baguette : ils allaient pouvoir commencer.
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Sur ce coup-là, on peut dire que Winry n'avait pas menti. La douleur avait été telle, que des heures après la reconnexion, les cris du jeune alchimiste résonnaient encore dans tout le château. Les murs en avaient tremblés, les fantômes aussi, et la vision du blondinet essayant de s'échapper pour éviter tant de souffrance avait été insoutenable. Il avait hurlé pendant près d'une heure, où tout le monde s'était acharné à le maintenir en place pour pas qu'il ne fasse de bêtise. Il n'avait cependant pas déversé une seule larme malgré le fait qu'il avait à plusieurs reprises craché du sang. La pauvre Pompom avait été obligé de lui lancer un sort pour qu'il ne tombe pas dans l'inconscience pendant l'opération, aussi, ce n'est qu'une heure plus tard qu'Ed, complètement épuisé, avait enfin pu s'endormir avec la potion de nuit-sans-rêves de l'infirmière. Al avait presque craqué à cette image de son frère, mais n'avait pas lâché le jeune alchimiste malgré son expression déchirante. Même Allen était surpris : il ne s'attendait pas à ce que cela fasse tant de mal au blondinet, et était resté un peu choqué après l'opération, mais surtout triste et frustré de se sentir si inutile. Al était à peu près dans le même état – s'il pouvait pleurer dans ce corps de métal, il l'aurait fait depuis longtemps – et tous les deux étaient restés plongés dans leurs pensées, chacun assis sur le lit le plus proche d'Ed. À un moment, Winry s'était approché d'eux, leur expliquant que si ça avait été si douloureux, c'était parce que le corps d'Edward n'était pas habitué à la magie, et que la reconnexion à l'aide de cette essence avait créé un choc, ou un rejet, entre son organisme et le corps étranger : s'il avait fallu attendre pendant une heure, c'est parce qu'il fallait que les défenses naturelles du blondinet acceptent la magie. Elle leur avait aussi confié que, pendant un bref instant, elle avait pensé que ça ne marcherait pas et qu'ils allaient perdre le blondinet, vu le temps que cela prenait et le peu de connaissance qu'elle avait dans le domaine de la magie, malgré tous les efforts que mettait Pompom pour lancer des sorts antidouleurs, et en voyant toutes les crachées de sang que le jeune alchimiste avait déversé pendant ce pari effarant.
Ce que nos amis ne savaient pas, c'est que si la magie avait eu tant de mal à se connecter à l'organisme du blondin, c'était parce que son alchimie et les réminiscences de son passage par la Porte de la Vérité n'étaient pas compatibles avec cette essence magique, voir même que ces deux sources d'énergies étaient plutôt des forces complètement opposées, des contraires.
Après avoir proposé le lit d'Ed à Alphonse – Al n'a pas besoin de dormir, mais ça, personne ne le sait à part Allen – et après avoir rapidement fait préparer une chambre pour Winry, tout le monde fut soulager de prendre un peu de repos après les évènements tortueux de la soirée, et, à part Dumbeldore qui devait finir de signer des papiers avant la rentrée, et Al, pour les raisons que vous savez, tous s'endormirent dans un profond sommeil : le lendemain s'annonçait aussi mouvementé.
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Ed cligna des yeux une fois, puis une deuxième, et se fit peu à peu à la faible lumière qui régnait dans l'infirmerie. Le soleil devait sans doute se lever en ce moment, et les jardins de Poudlard étaient envahis par la fraîche brume du matin, ce qui signifiait que le blondinet avait encore largement le temps pour se préparer à être présenté aux élèves, comme le lui avait expliqué le directeur. Cependant, maintenant qu'il était réveillé, impossible pour le jeune alchimiste de se rendormir alors que cela aurait sûrement bien plu à ses membres fatigués d'avoir été contractés pendant une heure le jour précédent. Ed frissonna en se rappelant cette soirée où il s'était cru en enfer, puis inspecta ses automails avec crainte. Il essaya d'abord de bouger sa jambe – c'était généralement l'endroit le moins douloureux après la reconnexion –, puis avec apaisement, voyant que celle-ci réagissait sans aucun mal, il s'attela à l'examen de son bras droit. Il bougea un doigt, un autre, fit mouvoir son poignet, puis roula son épaule.
« Beau boulot Winry… » murmura-t-il, satisfait du travail de la blondinette en essayant de ne pas penser aux multiples zéros qu'afficherait sa note.
Il tituba légèrement en se relevant, fit quelques pas, puis, voyant que ses membres ne le lâchaient pas, commença à faire quelques exercices, comme il avait pris l'habitude de le faire chaque matin depuis l'entraînement d'Izumi et après chaque reconnexion. Éventuellement, plus tard, il pourrait se battre contre son frère en guise d'entraînement: cela pourrait même être quelque chose d'intéressant à montrer pour son premier cours. D'ailleurs, concernant ses cours, son emploi du temps n'était pas spécialement chargé, et ça lui donnait du temps pour établir des leçons potables. Il donnait ses cours :
-le lundi à 8h avec les Gryffondors et les Serdaigles de 3èmes années,
-le mercredi à 15h avec les Serpentards et les Poufsouffles de 3èmes années,
-le lundi à 16het 17h avec les Poufsouffles et les Serdaigles de 4èmes années,
-et le mercredi à 16h et 17h avec les Gryffondors et les Serpentards de 4èmes années.
Autant dire que Dumbeldore l'avait prévenu que les élèves n'apprécieraient pas vraiment les cours du mercredi après-midi puisque ça prenait sur leur temps libre, alors ceux de ces horaires-là pourraient être transformées en option ou en heures de soutien pour les moins doués ou ceux que ça intéresseraient vraiment. Ed finit de faire quelques étirements en baillant, s'habilla, décida de nettoyer les draps couverts de sang qui reposaient à côté : après tout, il s'agissait du sien, et il n'avait aucune raison de ne pas le faire. Il clappa ses mains une fois pour voir si tout allait bien, et, voyant des petits éclairs bleues, s'attela à la séparation du sang et du tissu. Une fois qu'il eut terminé son petit ménage, il sortit de l'infirmerie et prévu vagabonder dans les couloirs jusqu'à ce que l'heure du petit-déjeuner arrive. Au bout de quelques minutes cependant, l'ennui ne tarda pas à faire son chemin dans la tête d'Ed, et le blondinet décréta qu'un petit tour vers la Gare ne gênerait personne : il voulait voir la ville puis attendre au quai 9¾ du Poudlard Express, histoire de voir à quoi ressemblait ses futurs élèves, peut-être même qu'il monterait dans le train pour le retour à Poudlard.
Aussi, après avoir expérimenté plusieurs fois un cercle de transmutation que le blondinet avait découvert pendant sa convalescence dans le carnet de Flamel, et qui n'avait en fait rien à voir avec la pierre sorcerale, mais qui s'avérait avoir été inventé par l'alchimiste pour se téléporter à la manière des sorciers sur des distances plus ou moins longues, il se mit en tête d'arriver à atterrir directement à Prés-au-lard grâce à cette technique, les essais s'étant révélés concluants, puis faire un tour au pub Les Trois Balais, dont il avait lu de très bons échos avec sa spécialité, la Bièraubeurre, etc.. Faire un peu de tourisme quoi.
Sans plus attendre et sachant déjà comment utiliser la technique de Flamel sans avoir besoin de tracer un cercle, Edward clappa ses mains une nouvelle fois, et disparu sans bruit, laissant seulement un petit tourbillon de poussière derrière lui. Le seul spectateur à cette disparition insolite fut une chouette qui dormait encore à moitié sur l'un des rebords de fenêtre du château, et qui tomba à la renverse à cette scène surprenante.
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Quelque part dans les égouts de Central
« Tss… Mais où est-ce qu'il est passé le Fullmetal nabot ? résonna de jeune homme une voix irritée dans le boyau sombre et poisseux.
-Calme-toi, ce n'est pas comme si il avait tout simplement disparu de la surface de la Terre, fit une voix plus calme.
Des pas se firent entendre en faisant des bruits à intermittence régulière d'éclaboussement.
-Mais !~ Je veux m'amuser avec moi ! protesta encore la voix du jeune homme. Il ne sait rien Mustang ? questionna-t-il en s'adressant à une autre personne.
-Humph… Mustang s'entête à dire qu'il ne sait rien…soupira la nouvelle voix, une voix d'homme, grave et autoritaire.
-Dis, si on le retrouve, je pourrais le mang- manger ses amis ? demanda une autre voix en se reprenant au dernier moment.
Une voix enfantine pris la parole à son tour :
-Que devrions-nous faire Père ?
Le dénommé Père sembla réfléchir un instant compte tenu du silence qui suivi, puis :
-Je crois qu'il serait temps de rendre visite à de vieux amis que j'ai eu la chance de rencontrer il y a bien longtemps…
Le silence se fit à nouveau, et l'on put voir brièvement un jeune homme à l'apparence androgyne et aux longs cheveux en palmiers, suivit d'un homme âgé qui portait une moustache brune, un cache œil et un uniforme militaire, lui-même accompagné d'un homme d'une forte corpulence qui semblait saliver à l'idée d'un prochain plat, et enfin, on vit un enfant dans l'étrange groupe, habillé dignement, et qui apparaissait comme ayant seulement une dizaine d'années. Tous se prosternèrent devant un homme qui trônait dans la salle sur un fauteuil de pierre entouré de diverses fils. Il sourit, et l'obscurité prit à nouveau place.
FMAFMADGMDGMHPH
Ed se frotta les mains en frissonnant.
'Mais comment ça se fait qu'il fasse si froid à cette saison ?!' se plaignait le blondinet-congelé intérieurement.
Cela faisait une bonne heure qu'Edward était parti de Poudlard, puis revenu pour déguster son petit-déjeuner en premier – du coup il n'avait encore vu personne parmi les locataires de Poudlard –, et finalement repartit pour attendre à la Gare de King's Cross, endroit où il commençait à sérieusement se frigorifier. Il avait beaucoup apprécié sa visite du village pittoresque qu'était Pré-au-Lard, et avait constaté avec un sourire triomphant qu'il maîtrisait parfaitement la technique de Flamel en faisant les allers retours assez rapidement, même si lors de sa première apparition, il avait failli tomber dans un lac gelé. Il avait hésité avant d'entrer dans le pub Les Trois Balais, et s'était finalement résigné à venir en compagnie de ses amis, autrement ils lui en auraient voulu pour ne pas les avoir attendus, et en particulier Allen, qui voulait visiter le plus tôt possible les lieux. Ed n'avait cependant pas eu le temps d'explorer le Chemin de Traverse pour rapporter des informations au jeune blandinet qui devait bientôt s'y rendre pour ses fournitures – d'ailleurs il aurait peut-être mieux fait d'y être allé avant la rentrée, mais le jeune exorciste avait insisté pour attendre que le blondinet soit en état de venir avec lui.
Le jeune alchimiste soupira et s'appuya nonchalamment sur un des murs de la Gare, attendant patiemment un phénomène qu'il avait hâte d'observer après avoir lu des écrits à ce sujet : l'arrivée par le mur du quai 9 ¾ des élèves.
Les premiers cadis des 1ères années apparurent peu à peu, et Ed observa avec fascination comme ils traversaient l'illusion du dur mur de pierre. Après sa stupeur – bien masquée –, et faisant semblant de ne pas remarquer les regards indiscrets qui se posaient sans gêne sur lui, sans aucuns doutes à cause de sa tenue, le blondin se mit à chercher du regard, parmi tous les élèves, la tête brune qui l'intéressait, étant donné qu'il était l'auteur non-conscient – et probablement non-consentant – d'une requête de bodyguarding, oui, celui sur qui tous les espoirs reposaient, le Garçon-qui-a-survécu : Harry Potter. Il fouilla la foule pendant quelques minutes, puis, comme le train arrivait en Gare, abandonna momentanément sa quête du brun pour en commencer une nouvelle : celle consistant à trouver une place libre dans le Poudlard express. Ce fut plus facile que prévu, puisque les élèves étaient occupés à recevoir les dernières recommandations de leurs parents, ne semblant pas particulièrement pressés de monter en wagon. Il trouva donc rapidement un compartiment vide, et après s'être assis sur la banquette émiettée – à l'endroit le plus près de la fenêtre, du côté gauche de l'entrée – notre blondinet d'alchimiste laissa son esprit vagabonder en observant le paysage par la vitre.
'Mustang… Pas que je sois spécialement inquiet, mais comment est-ce que tu vas t'en sortir avec Bradley ?...'pensa-t-il en s'accoudant au rebord.
Ses préoccupations furent brusquement balayées en même temps que la brusque ouverture de la porte de son compartiment. La tête d'une jeune fille aux cheveux châtains bouclés, ou disons, touffus, fit son apparition à travers l'entre-ouverture de la yeux avaient une couleur noisettes, mais Ed ne put pas détailler plus longtemps son visage comme, ne paraissant pas avoir remarqué la présence d'Ed dans la pièce déjà occupée, elle se retournait déjà pour prévenir ses comparses derrières elle d'entrer à sa suite, soufflant de soulagement après avoir enfin trouvé un compartiment sensé vide.
Cependant, remettant son cerveau en marche, Edward reconnu tout de suite la jeune châtain et l'identifia comme étant Hermione Granger, le petit génie des 3èmes années bien qu'en Gryffondors et non en Serdaigle, studieuse mais également curieuse, née de parents Moldus, et faisant parti du fameux trio. En effet, pendant que le blondinet était scotché à son lit, Dumbeldore en avait profité pour venir lui proposer la liste des élèves de Poudlard pour que le futur professeur les retienne, i.e. des documents comportant noms et photos, informations plus ou moins détaillées, options diverses, blablabla… Bref. Comme nous le savons déjà, la mémoire d'Ed étant impressionnante, les méninges du blondin étaient vite entrées en action, et, un peu moins d'une heure plus tard, il avait mémorisé tout ce qu'il avait à savoir, notamment, et Dumbeldore avait veillé a y mettre un point d'honneur, sur le célèbre malgré lui, Harry Potter, ainsi que son entourage le plus proche, comprenant le trio dont il faisait partie.
« Ah… soupira la jeune fille en avançant paresseusement un pas. Puis, continuant : Enfin une cabine vid-
Elle se retrouva face à face au blondinet et ses yeux s'agrandir alors qu'elle hoqueta de surprise, s'arrêtant subitement, et causant de la sorte les protestations des deux garçons derrière elle qui venait de se rentrer dedans.
Un garçon roux commença à bougonner, alors qu'un autre aux cheveux noirs de jais replaçait machinalement ses lunettes, un peu hébété :
« Hey Hermione ? Qu'est-ce qu'il se passe pour que tu es finalement décidé de casser le nez de Ron en faisant croire à un accident ? fit le brun avec un léger sourire en voyant son ami maugréer de plus belle.
-Non, c'est que… Excuses-moi je n'avais pas vu que tu étais là, continua-t-elle en direction du blondinet. Ça ne te dérange pas si on s'assit ici aussi ?
Ed fit un non rapide de la tête et reconnut les deux autres personnes : comme il s'y attendait, il s'agissait de Ronald Weasley, ou Ron : dernier fils d'une grande famille de sorciers connue depuis des générations, mais plus ou moins tombée dans la déchéance à cause de leur refus d'adhérence au parti de Tête-de-serpent, un gamin aussi roux que ses frères et sœurs, paresseux et ayant une trouille bleue des araignées, mais Gryffondor dans l'âme, et tout autant membre du trio et à ses côtés bien sûr, Harry Potter : le garçon de la Prophétie que le blondin et Allen allaient devoir protéger pendant toute l'année, doté des cheveux noirs corbeaux continuellement ébouriffés de son père, des yeux émeraudes de sa mère, et de la cicatrice à l'origine de sa célébrité sur son front, à moitié visible sous ses mèches de cheveux, dernier membre du trio.
Ne laissant rien paraître de son observation calculatrice, Edward sortit le carnet de Flamel de son manteau et fis mine de s'y plonger pendant que le trio des rouges et ors s'installaient à leur tour. Pensant pouvoir les étudier l'air de rien et en toute tranquillité, le blondinet feuilleta les recherches du vieil alchimiste distraitement, mais Hermione ne l'entendit pas de cette oreille et tendit sa main vers lui.
« Hermione Granger, enchanté. Comment est-ce que tu t'appelles ? Je ne pense pas t'avoir déjà vu avant. Tu es un nouvel élève ? Tu es en quelle année ? Ta magie s'est manifestée en retard ? Tes parents sont-t-ils Moldus ? Tu as vraiment les yeux dorés ? Ce sont des lentilles ?
Harry allait stopper la pipelette pour laisser à Ed le temps de répondre, mais le blondinet surprit tout le monde :
-Edward Elric. Non. Non. Oui. Oui et non, répondit-t-il calmement.
Harry, Ron, et même Hermione pour le coup, en restèrent bouche bée.
Refermant sa mâchoire ballante en premier, Harry intervint :
« Tu as vraiment suivi toit ce qu'elle a dit ?! demanda-t-il, choqué.
-Oui pourquoi ?
-Tu t'appelles Edward alors ? coupa Hermione.
-Moui, mais je préfère que l'on m'appelle Ed, acquiesça mollement le blondinet.
-Et tes yeux sont vraiment dorés ? continua-t-elle avec des petits tremolos dans la voix, trahissant sa légère soudaine peur.
-Euh… oui, pourquoi ? répondit Ed, sentant l'énervement commencer à le gagner aux questions persistantes de la brunette.
Ron soutint à son tour :
-Alors tu… tu es un… un loup-garou ?
-Dites, qu'est-ce que vous avez tous avec cette question ?! s'exclama Ed, à présent excédé.
Le trio se concerta du coin de l'œil, puis Hermione reprit la parole :
« Eh bien… Disons que les seules personnes qui possèdent normalement des yeux dorés, enfin selon nos cours, sont les loups garous, alors…
-Alors quoi ?! s'emporta le jeune alchimiste. Là d'où je viens ce n'est pas si exceptionnel !
-Et d'où est-ce que tu viens exactement ? fit Hermione en saisissant sa chance.
-… Je viens de… de Resembool, mais je suis sûr que vous n'en avez jamais entendu parler…
Le brun et le roux se tournèrent vers Hermione avec attente, mais celle-ci, après une longue pause de réflexion, afficha un air choqué alors que ses cils battaient frénétiquement. Le verdict tomba :
-Jamais entendu parler, fit-t-elle, défaite.
-Quoi ?! s'exclamèrent les deux acolytes avec stupéfaction. Mlle Granger, notre puits de connaissance sans fond ne possède donc pas la réponse à quelque chose ?!
-Oh ça va ! Pas besoin dans rajouter vous deux ! De toute façon, dès que l'on arrive à Poudlard j'irais chercher dans la bibliothèque. Et ferme cette bouche disgracieusement ouverte Ronald ! rugit la brunette. Puis, se retournant à nouveau vers Ed : Et donc, si tu n'es pas élève, qu'est-ce que tu viens faire dans notre école ?
-Vous verrez…, répliqua le blondinet stoïquement.
Toutes les têtes se retournèrent sur lui.
-Quoi ? Pourquoi tu ne le dis pas maintenant ? s'enquirent-t-ils avec une curiosité évidente.
-Ok…Je ne vous ait pas dit la vérité tout à l'heure : je serais élève de troisième année,… c'est seulement que jusque-là, j'ai été instruit à domicile, mentit-t-il en mettant fin à la discussion d'un geste de la main, reprenant ensuite sa lecture.
Tous se turent et il sembla qu'ils le crurent avec brio, mais Ed, lui, eut bien du mal à dissimuler son sourire satisfait : il avait hâte de voir leurs têtes quand il serait présenté comme professeur une fois la répartition des premières années terminée, et la présentation du nouveau professeur de DFCM, Défenses Contre les Forces du Mal, passée, un certain Alastor Maugrey, dit Fol'œil.
Ils se présentèrent ensuite tous tour à tour, et Harry resta choqué un moment en ne voyant aucunes réactions chez cet étranger à son nom ô combien célèbre, mais ne fit pas de remarque, heureux de ce comportement plus qu'inhabituel.
Le reste du trajet se passa donc relativement dans le calme, non sans qu'Hermione ne lance de temps à autres des petits regards suspicieux au blondinet, alors que celui-ci se contentait d'admirer les paysages défiler derrière les vitres du Poudlard Express – juste après l'abandon du carnet de Flamel – en ignorant superbement la jeune fille. Le trajet, cependant, fut une fois interrompu par l'entrée, particulièrement désagréable, du dernier blondinet des Malfoy dans le compartiment de rouges et or, et Ed eu l'occasion de rajouter quelques infos pas très mélioratives au sujet du sang pur : « On devrait lui interdire de s'approcher d'un pot de gel » par exemple. Se vantant pendant plusieurs longues, longues minutes, d'être plus au courant des évènements qui allaient arriver à Poudlard cette année que le trio de Gryffondor, Draco avait vite fait de changer de cible en remarquant le jeune alchimiste.
« Qui es-tu toi ? Bah, peu m'importe. Moi je suis Malfoy, Draco Malfoy (il se prend pour James Bond ou quoi?!). Tu as sûrement déjà entendu parler de moi, mon père est célèbre ici. Si tu veux mon avis, tu ne devrais pas trop traîner avec Potter. Il ne s'attire que des ennuis ! Mais toi sinon, tu as une apparence bien étrange, qu'est-ce que c'est que ce manteau ?… puis, remarquant les prunelles d'Ed… U-un l-loup garou ?!
-Non mais ça va bien avec ça maintenant ?! J'en aie un peu ras-le-bol, pour rester poli, que tout le monde me demande ça ! JE NE SUIS PAS UN LOUP GAROU BORDEL!
Les cris résonnèrent dans le compartiment, puis Draco afficha un petit sourire narquois après avoir repris constance, et continua ensuite à s'adresser à son homologue blondinet :
-Mais serait-ce les mauvaises manières des Weasley qui déteignent déjà sur toi ? Tu es bien impertinent pour oser t'adresser à moi de la sorte. Tu auras des nouvelles de mon père : quel est ton nom ?
-Edward Elric, mais pour toi se sera son excellence Elric. Et je ne pense pas que savoir mon nom va te servir à quelque chose, altesse ! répondit Ed avec un sourcil levé et un léger sourire suspendu à ses lèvres.
-Que- Comment oses-tu ?! s'écria Draco en rougissant de colère.
-Il faudrait voir à diversifier ton vocabulaire gamin, le verbe oser est trop présent dans ton dictionnaire.
-Toi- ! Soit en sûr ! Je dirais tout à mon père, et tu ne vivras pas longtemps, crois-moi ! les couleurs du visage de Draco rivalisaient maintenant avec celle d'une pivoine.
-Oh ? Des menaces de mort maintenant ? Voilà un digne fils de Mangemort…continua le blondin en chuchotant.
-Tu-Tu ! Ne tiens-tu donc pas à la vie?! Sur l'honneur des Malfoy, je te jure que-
-Oui oui si tu le dis…Va pleurer dans les bras de papounnet-je-suis-célèbre-'et-je-suis-un-Mangemort'… répliqua le jeune alchimiste en levant les yeux au ciel.
Le trio rouge et or regarda avec ahurissement les deux blondinets tour à tour : Est-ce qu'Ed avait des pulsions suicidaires ?! Et où avait bien pu passer le flegme de Mr-Malfoy-le-sang-pur ?
Ledit noble sortit peu après de la case en ordonnant à ses laquais, Crabbe et Goyle, de le suivre, lançant au passage tout ce qu'il trouvait d'insultes et de menaces envers l'alchimiste, imperturbable, et tant qu'à faire envers Harry, qui resta pourtant cette fois de marbre en gardant son attention fixée sur Ed. Une fois la quiétude revenue, tous le dévisagèrent, mais celui-ci contemplait obstinément la fenêtre en baillant, résolu à les ignorer.
« Tu sais ce que tu risques à avoir dit ça ? s'enquit finalement Harry.
-Dis pas ça mon pote ! Il a enfin ramené Malfoy à sa place ! s'exclama Ron, enjoué comme jamais. Dès qu'on arrive on organise une cérémonie pour fêter ça ! Mon meilleur nouvel ami ! Il se jeta sur le blondinet qui l'évita de justesse en lui envoyant son poing dans le nez.
Se tenant le nez sanguinolent en hurlant, le rouquin s'éloigna aussitôt en se rasseyant, alors qu'Harry souriait de toutes ses dents :
« C'est ce qui arrive aux traîtres Ron ! fit-t-il en élargissant encore son sourire satisfait.
-M-mm-mh ! ne put que répondre le rouquin en s'agitant dans tous les sens.
-C'était de ta faute Ronald ! s'écria Hermione en croisant les bras et haussant les épaules fatalement.
Ayant repris l'usage de la parole après un bref sort remettant en place le nez de Ron, celui-ci s'écria :
-Hey ! Je ne suis pas un traître ! J'étais juste heureux ! D'ailleurs camarade, … Il se tourna vers le blondinet qui attendait sagement que la conversation se finisse.
-… comment ça se fait que tu as le bras si dur ?
-…, aucune réponse ne se fit entendre du côté du jeune alchimiste, puis finalement : Eh bien…Disons que je suis plus fort que l'on ne le croirait au premier abord.
-Quoi ? Ne me fait pas rire, t'as vu ta taille ?plaisanta le Weasley.
-QUI EST-CE QUE TU APPELLES PETIT COMME CET ENFOIRE DE MUSTANG ?! ET PUIS D'ABORD, CE N'EST PAS MOI QUI SUIS PETIT, C'EST LE MONDE QUI EST TROP GRAND !
- Héla! Calmos mon pote ! J'ai rien dit de tout ça ! glapit le rouquin en agitant ses paumes devant son nez réparé, en formation de défense pour ne pas de nouveau se recevoir un coup.
-JE SUIS SUR QUE TU L'A PENSE ASSEZ FORT!
-Mais non je-
-SI !
-Mai-
-C'est bon Ed calme-toi, …soutint Harry en se retenant de sourire, …il n'a vraiment rien dit de ce genre. »
Le blondinet se rassit en grommelant des « tout ça…encore…à cause… cet enfoiré de Mustang » et en affichant une mine renfrognée. Tout le monde décida de ne plus jamais parler de sa taille au jeune alchimiste et retournèrent à leur conversation sur l'évènement de la coupe mondiale de Quidditch, discutant par la même occasion du mystérieux évènement de cette année, chose qu'Ed savait déjà comme étant le Tournoi des trois sorciers. Dès que la silhouette de la forêt interdite se dessina à l'horizon, tous se décidèrent à changer leurs vêtements et à porter leurs robes, et, interrogeant Ed du regard alors qu'il restait planté là, ils décidèrent de ne pas s'attirer davantage d'ennuis en posant d'autres questions ennuyantes au blondinet, celui-ci possédant décidemment un caractère…bien trempé.
FMAFMADGMDGMHPH
Fin Chapitre 5
Tadam! Alors? Qu'est-ce que vous en pensez? Une ch'ti review?
Au fait, à votre avis, qui arrivera prochainement à Poudlard en tant qu'élève bien connu d'un de nos deux compères préférés?
A vous de devinez!
Ja ne!
