Fanfic Cross over FMA/DGM/HP
Chapitre 6: Mon oncle et mon surveillant
Un nouveau chapitre (qui devait être publié ce week-end, mais j'ai paumé ma clé USB P,P)!
Attendez encore 2-3 chapitre avant que le scénar' principal (et inventé, de fait) n'arrive. Mais j'y peux rien moi! C'est la faute des perso! Ils veulent se montrer et tout expliquer eux-mêmes avant d'entrer dans le bain!^^
Sinon, je commence à avoir des idées d'autres Crossover en tête alors à moins que je les couche sur le papier, ça va m'embrouiller avec cette fic là, donc bon, je vous demande à vous, chers lecteurs, quelle fanfic vous plairait le plus entre ces deux là:
-Naruto/Fairy tail?
ou
-Inuyasha/Ghost Hunt?
Merci de laisser des reviews pour me dire ça^^
Reviews (justement):
little akary: Désolé, mais ça ne sera pas Envy, du moins on ne le verra pas dés le début, il y aura quelqu'un d'autre avant^^ Je considère Link à part, donc on ne peut pas vraiment dire que se sera lui (mais il arrivera dans pas longtemps lui aussi). Et oui, j'avoue que c'était assez marrant de faire dire ça à Ed ;p. Merci pour ta review^^
A/N: ... non j'ai pas grand chose à dire... à part peut-être que certains pourront être surpris de ce chapitre, surtout avec une conversation en particulier...;p
Ah oui! aussi, bientôt, quelques OC de ma marmite vont débarquer, parce que bon, à part le tableau qui s'appelle Dante et qui n'a pas dit grand chose, y a rien pour l'instant! RÉVOLTE!
PS: Titre pourri^^
Merci pour toutes les vues et review!
Disclaimer:... comme d'hab'...
ENJOY!
Chapitre 6
Le reste du trajet au château s'était révélé fructueux pour Ed, qui avait pu récolter beaucoup d'informations pouvant se révéler utiles pour la suite de son travail: un problème avec la cicatrice du jeune sorcier aux cheveux sombres, une lettre écrite à Sirius Black à propos de l'incident de la coupe du monde de Quidditch, un débat sur l'inefficacité de la sécurité du Ministère à ce sujet,… Bref, des informations qui pourraient toujours servir.
Au bout d'un certain temps, le train s'arrêta enfin, et les élèves descendirent par groupes de cinq environ on reconnaissait facilement les 1ères années qui ne savaient pas trop quoi faire, où se placer, virevoltants dans tous les sens avec des yeux avides, puis qui se tournaient précipitamment en entendant une grosse voix les commander de se rassembler vers lui : Hagrid avait en effet la capacité de se faire remarquer de loin, et ce n'était donc pas pour rien que le géant avait été assigné au poste de la conduite des jeunes nouveaux. En voyant passer Ed à côté de lui, il lui fit un bref salut en lui demandant la raison de sa présence ici, et le blondinet, voyant le trio intéressé par la conversation – excepté Harry qui, lui, était un peu trop concentré sur la rencontre avec la jeune asiatique qu'il avait faite dans le train en allant commander des friandises –, ne fit que répondre qu'il voulait voir à quoi ressemblaient les nouveaux de cette année, s'éloignant ensuite tranquillement en suivant les autres élèves. Les trois Gryffondors se concertèrent rapidement, mais avant qu'ils ne puissent questionner le géant sur sa familiarité avec Ed, ils virent ledit blondin les observer avec insistance, l'air de clairement recommander de ne rien demander à Hagrid.
Le trio le rejoignit donc, et ils s'avancèrent vers les fiacres semblant sortir tout droit d'une autre époque, et qui était tirée par des créatures étranges, ressemblant singulièrement à des squelettes de chevaux…ailés ?
'Ceci est donc un Sombral…' pensa Ed en se rapprochant de la bête, ce souvenant du nom qui avait été évoqué dans un des livres sur les créatures magiques qu'il avait lu – avec beaucoup d'intérêt soi-disant passant. Puis il posa la main sur l'encolure de l'étrange animal et celui-ci tourna son museau curieux vers lui. Il le huma un bref instant pendant lequel le blondinet ne bougea pas, jusqu'à ce qu'il semblât se détendre. Ed s'autorisa alors à caresser le museau du Sombral qu'il savait maintenant docile.
Les trois autres le regardèrent bouche béante, et si leur mâchoire pouvait se détacher de surprise, sûrement le trio n'aurait plus été capable de mâcher quoique ce soit en ce moment même. Pour Harry, c'était pour une raison différente cependant qui l'obligeait à agir ainsi. Très vite, il tenta d'organiser ses pensées de façon cohérentes, puis se rapprocha du blondinet gâtant le Sombral qui ronronnait, oui, ronronnait, maintenant sous ses caresses.
« Tu peux les voir ? s'enquit le brun encore sous le choc.
-Oui bien sûr, répondit patiemment le blondin en fermant les yeux.
-Alors ça veut dire que tu as vu quelqu'un mourir ?hésita le brun.
-Oui, on va dire que c'est ça… fit le jeune alchimiste en hochant impassiblement du chef. 'Plutôt plusieurs personnes si tu veux mon avis, mais vois-tu, je n'ai aucune raisons pour que tu t'intéresses encore plus à mon cas que de nécessaire et que tu commences à me suspecter de je ne sais quoi 'Ry…' examina-t-il.
-Et c'est- »
Mais le dénommé 'Ry ne put jamais finir sa phrase, puisqu'à ce moment-là, une espèce de gigantesque clé à molette d'une quinzaine de centimètre de longueur pour cinq centimètres de largeur voltigea jusqu'à eux pour finir son baptême de l'air sur le crâne d'Ed avec un bruit de craquement.
« EDWARD ELRIC ! COMMENT OSES-TU T'EN ALLER COMME ÇA ALORS QUE TOUT LE MONDE SE FAIT UN SANG D'ENCRE POUR TOI?! »
Une jeune fille blonde fit son chemin à côté du blondinet qui était à présent à terre, l'outil, ou disons l'arme, enfoncée sur son crâne. Un jeune homme aux cheveux blancs et qui avait une étrange cicatrice arriva ensuite à son tour avec un air penaud sur le visage. Avant qu'Ed ne puisse demander pourquoi la blonde était encore là, celui-ci prit la parole :
« Je suis vraiment désolé Ed… Je n'ai pas réussi à la retenir,… et puis, tu sais que je ne peux pas frapper une femme ! fit-t-il en guise d'excuse au corps gisant au sol.
Ledit corps se releva brutalement, causant à tous les spectateurs de reculer en sursaut : car oui, c'est qu'ils en attiraient de l'attention à eux trois! Il leva un visage ensanglanté vers Winry – car c'était bien elle –, et rugit :
« Parce que tu trouves que ce monstre est un femme ?! fit-t-il.
-RÉPÈTES UN PEU POUR VOIR ?! menaça la blondinette en ramassant la clé sanguinolente et en la mettant en valeur son le nez du jeune alchimiste.
-Euh n-non, c'est rien, répondit Ed en tremblotant, évitant le regard de son amie d'enfance.
De son côté, Allen était plié en deux – oui, c'était bien lui le blandinet – et se tenait les côtes dans un rire muet.
Le regard noir du jeune blondin se concentra sur lui, mais le jeune exorciste n'arrêta pas pour autant de rire : la scène était tellement hilarante !
'L'épouse-Ahah-qui est…plus grande-ahahaha- que le mari…ahah !et…qui lui fait la leçon-haha-parce qu'il est rentré trop tard à la maison ! Ahahahah !' pensait le blandinet en se serrant les côtes. Jamais il n'aurait osé exprimer ses pensées-là à voix-haute – pas comme un certain lapin roux qui faisait tout le temps ce genre de choses avec un certain fan de Soba – : lui, il tenait à la vie !
Cependant, remarquant que leurs petites retrouvailles attiraient de plus en plus les regards curieux, le blandin se décida à prendre les choses en mains et, ni une ni deux, il s'empara du blondinet par le col, emporta par la même occasion trois jeunes qui apparemment connaissaient Edward et se préoccupait de son sort quant à la soudaine attaque, et pris le premier fiacre vide qui passait par là sans payer énormément d'attention au Sombral qui tirait présentement le transport en trottinant, étirant ses ailes corbeaux avec paresse.
Une fois dans le compartiment, le blondinet et son partenaire soupirèrent, entendant encore au loin les cris d'une certaine blondinette derrière eux.
« Pfiou, tu m'as sauvé Allen… Je t'en dois une-
Une claque derrière la tête le coupa et il planta ses yeux dorés dans ceux bleutés du jeune exorciste.
-C'était pour quoi ça ?! geint-t-il. En plus tu m'as frappé au même endroit que Winry ! Je vais vraiment finir par mourir d'anémie, moi !
-Winry n'avait pas tout à fait tort tu sais, elle l'exprime juste d'une manière plus violente que moi je le conçois, coupa-t-il sèchement.
-…
-Alors ? J'attends ?
-Désolé… ?
-Désolé de quoi ? J'attends Ed, continua le jeune exorciste avec un air menaçant.
-Désolé d'être parti de l'infirmerie sans vous prévenir et de vous avoir inquiéter… répondit le blondinet en grognant et en croisant les bras.
-Voilà qui est mieux ! déclara enfin Allen avec un sourire triomphant.
-Ouah… t'es plus mesquin que ce que je pensais en fait… marmonna Ed en se détournant du blandin et en se refrognant, pestant intérieurement contre lui-même.
-Disons de préférence que je suis terrible quand il s'agit de la santé de mes amis, fit le blondinet en souriant encore plus largement.
-Euh, dites… interrompit une petit voix. Pourrait-on savoir qui vous êtes ? »
Oui en effet, tout le monde avait oublié le trio de rouges et ors qui attendaient de pouvoir en placer une après s'être ainsi fait embarqués dans le compartiment. Aussi, que ne fut la surprise d'Ed, qui, du coup, ouvrit des yeux ronds, de découvrir ici ses nouveaux amis – amis qui se demandaient sérieusement ce qu'il se passait – étant donné qu'entre le passage à tabac de Winry, et le sauvetage in extremis du blandinet, soldé par une claque et une leçon de morale, le blondin n'avait pas vraiment eu le temps de décomposer ce qu'il se passait. La question d'Hermione laissait d'ailleurs entendre que celle-ci s'adressait autant au blandin qu'à Ed, dont, au final, ils ne savaient rien non plus – à part le fait qu'il n'aimait pas que l'on mentionne sa taille –, et cette nouvelle confrontation était loin d'avoir éclaircit leurs soupçons concernant le blondinet. Le trio était tout simplement resté planté là précédemment en contemplant la dispute du blondinet et de sa… petite amie ?, se demandant ce qu'il pouvait bien se passer devant eux : trois personnes qui semblaient suffisamment familières à leur chère école pour s'y balader en toute liberté et qui se disputaient en plein milieu des autres personnes, qui n'étaient apparemment pas des élèves vu leurs habits, qui connaissaient l'étrange et susceptible blondinet qui avait fermé son clapet à Malfoy, et dont maintenant deux d'entre eux discutaient avec animation sans les remarquer – ce qui avait d'ailleurs le don de taper sur le système des trois Gryffondors –, ce n'était pas vraiment commun, même à Poudlard ! De plus, des bribes de conversation leur étaient parvenues aux oreilles, et le mot « infirmerie » avait particulièrement retenu leur réflexion.
« Ah- euh… Je vous présente Allen Walker, s'empressa d'expliquer Ed en se frottant l'arrière du crâne. Lui et moi nous sommes collè-
Allen enfonça discrètement son coude dans les côtes du blondinet, toujours en affichant un sourire angélique, et Ed se retint à grand peine de répliquer à coups de poings. Il continua les présentations l'air de rien.
- …amis. Allen, je te présente Hermione Granger à droite, au milieu, Ron Weasley, et à gauche, Harry Potter.
Si le blandinet avait été surpris de se retrouver si vite face à leur client, il ne laissa pas le moins du monde paraître : pas un seul battement de cils traître, pas de mouvement surpris, rien.
'J'ai la désagréable intuition qu'il doit être fort au poker…' se dit Ed sans le regarder. (Si tu savais comme tu as raison mon petit Edo !^^)
Le trio salua le nouvel étranger tour à tour en entendant leurs noms, Harry surpris pour la deuxième fois de la journée par cette même indifférence à son nom, puis, Hermione comme à son habitude, se lança dans sa traditionnelle quête de réponses réservée aux nouveaux, malgré sa suspicion à l'égard de ces deux-là, mais elle fut vite interrompu par Harry :
« Ed, qui était cette jeune femme blonde qui a tenté de te massacrer à coup de clé à molette tout à l'heure ? C'est ta petite amie ? s'enquit-t-il avec un peu de jalousie, un sourcil levé.
Bien entendu, à cette remarque, notre blondinet national prit une teinte écarlate rivalisant avec celle de son manteau, et Allen qui s'était aussitôt focalisé sur lui, attendant lui aussi impatiemment sa réponse, plus qu'amusé par la réaction du jeune alchimiste, celui-ci commençant à ouvrir des yeux ronds comme des soucoupes.
-Mais-mais non ! P-pas du tout ! C'est mon amie d'enfance ! D'EN-FAN-CE ! éclata-t-il finalement sous le regard des quatre autres qui se retenaient de pouffer, tous les mêmes mots en tête : 'la réaction classique'.
Les voyant placer à la hâte leurs mains devant leurs bouches – à part Ron qui est plus innocent que ce que l'on peut le penser – pour tenter de ne pas laisser échapper leurs pouffements, Ed se mit à bouder en les ignorants royalement, regardant à la place le paysage qui défilait, ce qui fit redoubler les élans des autres qui ne purent finalement plus y tenir et éclatèrent de rire en tapant des pieds.
Vous l'auriez compris, bien qu'involontairement, ce bref interlude qu'avait causé la question d'Harry, avait permis aux deux gardes du corps de ne plus s'attirer les foudres soupçonneuses de la châtain pour un moment, celle-ci ayant à présent oublié de leur imposer un interrogatoire qui aurait pu se révéler inconfortable pour eux : ce n'était pas parce qu'ils savaient tous les deux bien mentir qu'ils le faisaient à tout bout de champ et de gaîté de cœur !Pendant cet instant de brève quiétude, Ed interrogea son ami sur l'absence d'Al, et celui-ci lui expliqua que son petit frère était dans la bibliothèque, ce qui n'étonnait ni l'un ni l'autre : connaissant le frère, après tout…
Cependant, dès qu'ils arrivèrent en vue du château, Hermione se retourna vers Allen.
« Dis-moi Allen… Tu es nouveau ? fit-t-elle.
-Non, je suis un élève transféré, répondit tranquillement le jeune blandin, le scénario que lui, Dumbeldore et Ed avaient élaboré, en tête. J'étudiais il y a peu dans une école japonaise du nom de la Congrégation de l'Ombre, et qui n'a pas beaucoup de relations avec Poudlard malheureusement, mais à la mort de mes parents, j'ai dû emménager à Londres, où j'ai rencontré le professeur Dumbeldore. Il m'a alors proposé de rejoindre Poudlard : j'ai accepté volontiers, et me voilà !finit-t-il, priant pour que la jeune demoiselle ne se formalise pas de ces mensonges éhontés, ou plutôt pour qu'elle ne se rende compte qu'il s'agissait de mensonges: il avait beau avoir confiance en ses talents d'acteurs, on ne savait jamais… Il se força à ne pas établir de contact visuel avec son partenaire pour ne pas se montrer suspect, et ses épaules s'affaissèrent un peu en entendant un petit « Je vois, désolé de t'avoir posé la question » du côté de la brunette, réponse classique quand on annonçait un deuil.
« C'est bien la première fois que ce genre de transfert arrive… continua-t-elle en se caressant le menton pensivement.
-Oui, Professeur Dumbeldore m'a dit la même chose, dit Allen.
-J'ai pas non plus lu ça quelque part dans les registres, fit Ed.
-Comment ça lu ? questionna la brunette, soudainement nettement plus intéressée par le blondinet.
-Eh bien, comme je suis arrivé un peu trop tôt ici et que je n'avais pas grand-chose à faire à part parler avec Allen, Dumbeldore m'a laissé libre accès à la bibliothèque, et j'en ai profité pour me renseigner sur cette école,… répondit le blondinet, ce qui était foncièrement vrai, … et du coup j'ai lu la totalité des ouvrages à ce sujet, finit-t-il en baillant légèrement.
A ces paroles, le visage d'Hermione se mit à rayonner, alors qu'elle regardait maintenant le blondinet avec un mélange d'admiration et de défi.
-Oh ? Et tu es arrivé il y a combien de temps ? demanda-t-elle.
Edward la fixa en souriant.
-Si c'est ce que tu veux savoir, j'ai lu ces bouquins en moins d'un jour miss Granger, fit-t-il en élargissant son sourire.
-Quoi ?! Mais il y a au moins 340 livres à ce sujet ! s'écria la brunette qui s'était levée sous l'effet de la surprise.
-347, pour être précis, continua Ed en la regardant avec des yeux rieurs.
-Mais c'est impossible, tu es un génie ! lança-t-elle en se rasseyant – la rencontre entre sa tête et le plafond du fiacre y était pour quelque chose bizarrement –, les yeux du brun et du rouquin aussi grands ouverts.
Détournant finalement le regard, Ed maugréa en baissant la tête :
-…mouais…c'est ce qu'on m'a dit…
-Tu ne peux vraiment pas t'empêcher de faire le modeste ! remarqua le blandinet qui avait déjà eu cette conversation avec le blondinet.
'C'est surtout grâce à la Porte que je peux faire ça…'pensa-t-il en grognant intérieurement.
Car oui, en effet, le jeune alchimiste, malgré le fait qu'il était déjà un génie avant son accident, attribuait en grande partie ses capacités à la Porte de la Vérité, ce qui n'était pas complètement le cas : en grande partie il possédait déjà des neurones hors du commun avant, mais il refusait tout simplement de l'admettre.
-Non… c'est juste que- Oh ! Voilà Poudlard ! Terminus, tout le monde descend ! s'exclama le jeune blondinet, ravi que cette discussion se termine enfin en même temps que le fiacre amortissait son arrêt. Ils descendirent un à un, puis, regardant Allen, Ed fit :
« Tu ne devrais pas rejoindre les premières années pour la répartition ?
-Arg mince ! s'écria le blandinet. J'avais complètement oublié !
Avant que le jeune exorciste ne s'arrache les cheveux en se demandant comment il allait retrouver le chemin des premières années, la voix puissante d'Hagrid se fit entendre :
« Dégagez l'passage ! Allez allez !
Ses mots furent suivis d'un vent violent, et les élèves se trémoussèrent avec joie en voyant apparaître précipitamment un carrosse aux allures princières dans les airs, tiré par une douzaine de chevaux ailés, puis effectuant un atterrissage plus ou moins contrôlé en manquant de renverser le géant aux cheveux noirs broussailleux. Des cris excités et des interrogations fusèrent parmi les élèves qui ne quittaient pas le spectacle des yeux, et Allen et Ed se firent un clin d'œil et profitèrent de l'inattention du trio qui attendait de voir un bateau sortir entièrement des eaux du lac de Poudlard pour s'échanger rapidement quelques mots:
« On se rejoint après ta présentation ?
-Ok, à tout à l'heure.
Et sans une parole de plus, après s'être fait un léger signe de main, ils se dispersèrent, se défaisant du trio à la vitesse de l'éclair, celui-ci n'ayant pas eu le temps d'écouter le dialogue des deux autres avant qu'ils ne prennent la fuite, car toujours comme hypnotisés par le navire nouvellement sortit des eaux.
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Heureusement pour Allen, cette fois son sens de l'orientation n'eut pas l'occasion de faire des siennes – remerciez un certain Timcampy qui se cachait depuis le début dans la poche droite du manteau de son jeune maître – et il put donc facilement retrouver le groupe de premières années qui attendaient nerveusement, buvant les paroles de Mc Gonagall comme si elle possédait la science infuse. Allen se plaça à côté de la professeure de Transfiguration, et celle-ci lui fit un bref sourire avant de lui indiquer de se ranger aux bords des autres. Il entendit certains élèves piailler en se posant des questions existentielles étranglées et s'écriant parfois des remarques que le blandinet trouva amusantes, comme par exemple : « Comment est-ce que l'on va bien pouvoir nous répartir ? »« Ma sœur m'a dit qu'il y aurait un duel ! »« Et mon frère m'a dit qu'il y aurait un test écrit ! » « Moi je sais ! Un combat à mort ! »,… et cætera. Le jeune exorciste savait déjà comment la répartition allait procéder, grâce à Ed qui l'avait renseigné sur ce sujet au dernier repas, et regardait alors avec un large sourire les jeunes futurs élèves se bousculer en discutant avec animation sans se douter une seconde de la simplicité de la chose; personne ne sembla le remarquer, sans doute étaient-t-ils trop occupés à débattre pour lui prêter une quelconque attention, et ça arrangea assez le blandin.
Au bout de plusieurs minutes d'attentes dans un brouhaha total, Mc Gonagall les fit taire d'un geste sec du poignet, et Allen rit mentalement en voyant certains élèves pâlir. Puis la professeure se décida enfin à les mener au réfectoire. Là, tous les élèves des années supérieures étaient déjà assis et observaient les nouveaux venus avec amusement et nostalgie. Suivant le petit groupe du regard, ils remarquèrent bientôt une personne sortant du lot autant par sa taille que par le reste de son apparence : là, Allen était franchement gêné, même si comme d'usage il ne le laissa pas transparaître sur son visage angélique. Les garçons le regardaient avec grande curiosité, et les filles retenaient leur souffle sous son passage, argumentant gaiement sur l'apparence plus qu'appréciable du jeune homme mystérieux en rougissant dès qu'il les dépassait. Il vit les trois Gryffondors le regarder dans le petit groupe, puis après une seconde, le saluer chaleureusement de l'autre bout de la salle, salutations auxquelles le blandinet répondit volontiers et avec soulagement sous le regard médusé des autres élèves : l'étrange nouveau était ami avec LE Harry Potter ?
Allen observa ensuite, tout en continuant de marcher, les trois autres tables de la grande salle de réfectoire, et laissa son regard s'attarder sur la celle des Serpentards. Oh qu'est-ce qu'il n'avait pas envie de se retrouver dans cette maison ! Après tout ce que lui avait raconté notre blondinet national sur celle-ci, Allen s'empêchait avec difficulté de ne pas fixer les serpents avec mépris. Il ne fit pas attention au blondin qui se donnait des grands airs à cette table sombrement célèbre et préféra tourner sa tête devant lui : là, un chapeau se tenait devant eux, et à la surprise – presque générale – des nouveaux, ledit couvre-chef se mit à parler grâce à un large pli qui devait lui servir de bouche, puis à chanter ce qui semblait être l'hymne de l'école. Bientôt, tous les élèves s'y mirent aussi et le brouhaha dans la salle ne cessa que lorsque Dumbeldore présenta le Choixpeau aux jeunes nouveaux il ne servirait à rien de préciser que l'âme de Musicien d'Allen lui criait de tuer tous ces demeurés pour leurs qualités de chant exécrables, mais passons ce détail.
La professeure de Transfiguration s'approcha ensuite avec une liste sous forme de long parchemin et monta sur l'estrade, commençant instantanément à énoncer les noms des élèves présents devant elles, ceux-ci la regardant avec des airs de chiens battus que l'on envoyait à l'abattoir. Uns à un ils montèrent s'asseoir sur le tabouret où reposait fièrement le Choixpeau, à la mention de leur noms et prénoms. Certains étaient fébriles, d'autres tremblaient, d'autres encore regardaient partout autour d'eux comme s'ils cherchaient une échappatoire, et certains tentaient tant bien que mal de ne rien laisser paraître à leur anxiété, alors qu'ils attendaient patiemment les mots du Choixpeau, tels une formule magique. Allen se tenait droit comme un piquet derrière le groupement qui se vidait peu à peu, suivi automatiquement d'une acclamation des membres de leur nouvelle maison, et essayait en vain de se détendre. Il y eu en tout deux nouveaux Gryffondors, une Serdaigle, quatre Poufsouffles, et un Serpentard avant que le tour du blandinet n'arrive, un peu trop vite à son goût d'ailleurs.
« Allen Walker, retentit la voix de Mc Gonagall.
Le sang du blandin ne fit qu'un tour en sentant tous les regards posés sur lui et il s'avança péniblement vers le tabouret. Il enfila le Choixpeau avec appréhension, mais vit les gestes d'encouragement du trio des Gryffondors devant lui et se détendit un peu en leur souriant faiblement. Avant même que ledit chapeau magique ne soit entièrement enfilé, celui-ci échappa un petit cri de surprise, ce qui fit Allen sursauter. Les regards des autres élèves, mais aussi des professeurs, se firent tout de suite plus insistants, mais il feint de l'ignorer en enfonçant le Choixpeau sur ses cheveux argentés.
Dès qu'il l'eut posé définitivement sur sa tête, il sursauta à nouveau en entendant une voix dans sa tête.
'Allons allons… Qu'est-ce que nous avons là… résonna la voix du chapeau dans ses pensées. Tu es bien loin de chez toi mon garçon…
-Comment est-ce que vous- !s'alarma mentalement le blandin en comprenant de quelle voix il s'agissait.
-Calmes-toi jeune exorciste, je ne te veux aucun mal, il s'agit juste de la procédure normale pour classer un nouvel élève dans sa maison. Je peux lire dans tes souvenirs pour voir à quoi ressemble ton caractère, et te répartir selon les critères correspondants : les Serdaigles sont dotés d'une grande intelligence et doués en arts, les Poufsouffles sont les plus loyaux, les Gryffondors sont courageux et sans peurs, et les Serpentards sont sournois mais très inventifs quand il s'agit de se venger de quelqu'un…
-Oui je sais, Edward m'en a déjà parlé… Alors comme ça vous pouvez lire dans les mémoires ? pensa Allen, soudainement nerveux.
-Ne t'inquiètes pas, je n'ai ni le droit ni l'envie de révéler tes secrets. D'ailleurs, je sens une autre présence en toi… De qui cela peut-t-il bien s'agir-
-Non ! hurla Allen en pensées. N'allez pas plus loin où il se réveillera !
Le Choixpeau ne dit rien pendant un instant, choqué.
-Hum… Je vois que tu as plus de problèmes que tu n'en a l'air… fit-t-il enfin. Mais revenons à la tâche qui m'est attribuée veux-tu ?
Allen acquiesça silencieusement, trop occupé dans son dialogue muet avec le chapeau pour remarquer les autres personnes autour qui se demandaient sérieusement ce qu'il pouvait bien se passer entre ces deux-là pour qu'ils mettent autant de temps : la dernière fois qu'une répartition avait durée aussi longtemps, ça avait été avec celle d'Harry Potter.
'Alors… Voyons voyons… Tu es courageux, n'hésites jamais à te jeter dans la bataille pour sauver tes amis et ces êtres nommés… Akumas ? Tu as acquis une très bonne culture grâce à ton ami Lavi et tu es très loyal à la Congrégation, ou plutôt aux gens à l'intérieur n'est-ce pas…Tu pourrais faire un Poufsouffle, un Serdaigle ou un Gryffondor convenable…
Allen rougit à ces paroles, ne savant pas vraiment où se mettre avec ces compliments, se tortillant un peu sur sa chaise. Le Choixpeau continua :
'… mais voyons voyons…tu as une part sombre que tu as acquise pendant tes années d'entraînement avec le Maréchal Cross, et la chose que tu retiens en toi risque à tout instant de prendre le contrôle sur toi… Tu es instable et peut être trop, voir maladivement, attaché à tes amis qui sont ta seule famille…Que vais-je bien pouvoir faire de toi…
Allen se figea à nouveau en entendant la mention de Neah, attendant patiemment la suite.
' Peut-être devrai-je te mettre à Serpentard, même si je connais ta mission, je crois que sans le vouloir tu risquerais de blesser celui que tu es censé protéger, sans oublier le jeune génie d'un autre monde, un certain Edward Elric, n'est-ce pas ?…
Allen écarquilla les yeux en ouvrant la bouche en « oh ».
'Non pas Serpentard, pas Serpentard, pas SerpentardpasSerpentardpasSe rpentard-supplia-t-il presque.
-Hum… Pas Serpentard hein ?...hum…Tu m'en vois désolé cher Walker, mais je crois bien que j'y suis obligé, même si habituellement je réponds aux requêtes des élèves, et que te placer dans Gryffondor te serait profitable pour la tâche que t'as confiée Albus,…mais tu es quelqu'un qui risque de devenir dangereux pour nous tous…à mon grand regret-
'AHAHAHAHAHAHAHahahaha !un rire résonna dans sa tête et le Choixpeau sursauta en même temps que le blandin.
-On dirait que où que tu ailles, tu gagnes toujours le gros lot, mon adorable neveu ! continua la voix, moqueuse.
-N-Neah ?! Mais qu'est-ce que- ?! Comment ?!-' s'écria Allen en pensées avec un hoquet de surprise.
Le rire hilare du Quatorzième résonna de nouveau dans la tête du blandinet, et sans que celui-ci ne l'entende vraiment, le Choixpeau scella le destin de son année en un seul et unique cri: SERPENTARD !
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Le silence retomba dans la Grande salle à l'entente de la sélection du Choixpeau, et tout le monde resta immobile.
Dumbeldore également avait un peu de mal à y croire, mais il se consola en se disant que le Choixpeau avait vraiment dû faire un examen minutieux, et faire face à un dilemme pour avoir mis tant de temps à se décider. Le directeur soupira imperceptiblement et lança un regard vers Allen qui le considérait d'un air perdu et choqué. Puis, la résignation remplaça la crainte sur le visage du jeune homme et il se détourna en faisant un pauvre sourire au sorcier en guise d'excuse.
Il se dirigea ensuite vers sa nouvelle maison, où les membres applaudissaient sans grande conviction, se demandant s'il s'agissait d'une bonne ou d'une mauvaise nouvelle que cet élève des plus étranges se retrouve mêlés à eux. Allen s'assit à la première place libre qu'il trouva, autrement dit, juste à côté de Draco, essayant d'éviter d'observer le trio derrière lui qui lui transperçait le dos du regard, mais aussi les œillades à la fois appuyées, ennuyées et franchement pas très accueillants de ses nouveaux confrères. Il se résolu à scruter le ciel, enfin, le plafond, du réfectoire en attendant avec hâte l'introduction de son partenaire blondinet : au moins, il savait que dès l'entrée du jeune professeur, il ne serait plus le centre de l'attention, et même si c'était carrément lâche de se servir d'Ed comme bouclier, il ne s'en formalisa que très peu autant se familiariser avec les coutumes de la maison dès à présent.
'Et une fois que tout ce barda est fini, on mange et on dort. J'ai besoin d'être en forme demain pour réfléchir à ce qu'il vient de se passer avec Neah…' soupira le blandinet mentalement. Il lui avait bel et bien parlé directement, non ? Était-ce vraiment possible ? Le Quatorzième se réveillait-t-il déjà ?
'Je me demande pourquoi j'ai un neveu aussi crétin des fois, fit à nouveau la voix en lui en soupirant dramatiquement.
Le jeune exorciste rata un battement de cœur et manqua de peu de se retrouver les quatre fers en l'air : s'il ne savait pas aussi bien se maîtriser, nul doute que les autres Serpentards ne se seraient pas gênés à se demander par quel tragique coup du sort on avait bien pu leur refiler un fou pareil qui avait des réactions aussi bizarres, et bien sûr à en faire part à la Terre entière.
'N-Neah ? Mais qu'est-ce qui se passe ? Comment est-ce que tu peux me parler ? Et comment est-ce que je sais que tu t'appelles Neah moi ?! pensa-t-il en serrant sensiblement la mâchoire.
-Oyoy… Relax ! Tu ne te souviens vraiment pas de la dernière fois où nous avons parlé ?répliqua le Quatorzième avec un léger agacement.
-Euuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu u…
-Oups, j'crois qu'il est en bug… Bah en même temps t'étais déjà en train de dormir à moitié, pas étonnant que tu ne t'en souviennes pas…reprit-t-il.
-…uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu …
-…
-uuuuuuuuuuuuuuuuuu…
-Il est cassé ?… Hey Allen !
Pas de réponse
-Mon p'tit neveu adoré !
Pas de réponse
-… Moyashi ?
Une lueur de lucidité se fit dans l'esprit embrumé du blandin :
-Moi c'est Allen ! cria-t-il d'un ton agacé. Puis presque instantanément :
'Oups'.
Il se maudit lui-même : là, on pouvait dire que les paroles avaient littéralement franchi sa pensée…
'T'es dans la mouise jusqu'au cou, si tu veux mon avis, remarqua Neah, résigné.
-Tu veux savoir ce que j'en pense de ton avis ?! (Oui, Allen est beaucoup moins poli dans ses pensées, je ne sais pas pourquoi, mais j'aime bien ça comme ça : Dsl si ça casse un mythe pour certains ! p)
-Hey ! J'essaie juste de t'aider moi !
-Alors vas-y ! Vas les affronter, toi, les regards offusqués des autres Serpentards ! Môsieur le grand Musicien !
-Attends, t'as vraiment entendu ce que tu viens de penser ? Je peux sortir ? C'est vrai c'est vrai ?s'écria le Quatorzième avec soudain nettement plus d'intérêt pour ce que disait son neveu.
-Pour que tu tues tout le monde ? C'était juste une façon de parler enfin ! De toute façon, je ne comprends même pas comment ça se fait que je suis en train de discuter avec toi comme ça depuis tout à l'heure. Ça doit être moi qui suis en train de délirer…'
Allen ne put pas comprendre la réponse de son autoproclamé oncle – même s'il put capter des « dans tous les cas…pas comme si…pouvais pour l'instant… »–, car son débat intérieur fut vivement interrompu par le blondinet à sa gauche qui, le regardant d'un air éberlué pendant un bref instant – décidemment il ne rencontrait que des gens bizarres aujourd'hui – avait décidé de toussoter pour s'attirer l'attention du blandin qui parlait tout seul – tiens tiens, on note une légère ressemblance avec le parrain du gosse au pot de gel. Allen se tourna vers lui avec surprise et afficha sourire des plus aimable à celui-ci.
« Je peux faire quelque chose pour toi gamin ? questionna-t-il.
'Tout ça c'est la faute de ton influence Neah ! Manquerait plus que j'attrape tes tics de langage !ne recevant pas de réponse, il continua sa réflexion seul. Ohlala…mais qu'est-ce qu'il m'a pris d'appeler ce gosse de riche « gamin » ?' pensa Allen en se frappant mentalement, faute de pouvoir frapper le Quatorzième qui avait déguerpit.
Malfoy faillit s'étrangler à ses paroles, mais cette fois, il n'avait aucun courage à déverser son lot de menaces et de venin sur le nouveau. Aussi, il préféra faire court :
« Oh, c'est comme ça que tu le prends ? fit-t-il en prenant un air hautain. Très bien, mais saches que pour l'instant tu n'es qu'un nouveau, et ici, le chef c'est moi.
Il appuya ses derniers mots suffisamment hauts pour que les autres attablés l'entendent et jettent des regards noirs au blandin, et qu'une jeune fille ne se jette sur Draco en le serrant jalousement contre sa poitrine.
« Qui t'es toi ? lança-t-elle en lançant des éclairs par les yeux en direction du jeune exorciste.
Nullement impressionné par ce ton, Allen l'ignora et scruta les moindres réactions du blondin. Puis finalement :
-Ok… Si tu es le boss, ça ne me gènes pas de répondre à tes questions, dit-t-il en croisant ses bras paresseusement et en fermant les yeux. Je t'en prie.
Draco resta un peu sous le choc, mais reprit rapidement son assurance de noble plein aux as. Il émit un bref 'humph', puis :
-Désolé pour toi Pansy,…fit-t-il en regardant à peine la jeune fille à ses côtés. …mais il semblerait qu'il reconnaisse déjà son maître. Le vieux fou ne t'aurait-t-il pas confondu avec un elfe de maison en t'acceptant ici ?cracha le jeune Malfoy en esquissant un rictus satisfait.
Les autres pouffèrent autour en pompant chaque parole de leur leader, mais ils s'arrêtèrent tous soudainement en voyant les sourcils du blandinet se soulever furieusement. Allen rouvrit les yeux et tout le monde put distinguer ses intenses prunelles argentées luire dangereusement vers le doré et ses cheveux neiges se boucler légèrement, ce qui les laissa pantois. Ce n'était pas que le blandinet avait été blessé dans sa fierté ou quoique ce soit de ce genre comme pourrait le penser à cet instant précis les Serpentards, c'était juste qu'il rejetait catégoriquement ce concept de l'« elfe de maison ».
'Autant dire un esclave tant qu'ils y sont !'pesta-t-il en grondant de façon menaçante, chose qui n'échappa pas à Draco qui déglutit péniblement.
Allen avait beau avoir été agréablement surpris de voir sa chambre rangée ces derniers matins, pour lui, c'était clair et net : tout travail méritait salaire, et ça ne lui suffisait pas de savoir qu'ils étaient logés et nourris par leur maître.
Mais le blandinet se reprit bien vite et afficha finalement son sourire le plus faux à Malfoy, celui-ci s'éloignant subrepticement avec méfiance. Sans qu'ils ne s'en soient rendu compte, le vieux directeur avait d'ores et déjà exposé la situation – inventée bien sûr – d'Allen, en expliquant aux élèves qu'il était un étudiant transféré, chose qui, tout le monde le savait, n'était jamais arrivé auparavant – et n'arriverait sûrement jamais. Il ne donna pas beaucoup de détails, histoire de permettre au blandinet de créer des liens avec les autres si ceux-ci voulaient plus de précisions sur sa condition.
Draco dévisagea dédaigneusement au jeune exorciste, puis, même si on doit avouer que les Serpentards n'étaient pas réputés peureux pour rien, se rapprocha à nouveau vers le nouveau, tendant sa main, ce qui prouvait qu'il le considérait désormais comme son égal. Enfin presque. Faut pas exagéré quand même ! C'est pas pour rien qu'il a un ego surdimensionné ! Enfin bref. Allen resta quelques secondes perplexe devant cette main dressée, puis, reprenant ses manières de gentleman, s'en empara à son tour.
« Allen Walker, fit-t-il en souriant poliment.
-Malfoy, Draco Malfoy » répliqua l'autre en faisant de même.
Personne ne s'avisa de faire une remarque sur leur soudain changement de comportement, et retournèrent vaquer à leurs occupations, autrement dit, dormir pendant le discours de l'énonciation des règles du château par Dumbeldore, tandis que d'autres se plaignaient ouvertement de l'insupportable longueur de l'attente. Allen et Draco ne se quittèrent pas des yeux pendant un bref moment, puis ils rejoignirent les autres dans leur paresse.
« Maintenant que nous voici tous répartis et installés – retentit la voix du Directeur, – je voudrais faire une annonce. Cette année, Poudlard va avoir l'immense honneur d'être l'hôte d'invités très spéciaux.
Il fut coupé par une intervention de Rusard, le concierge, qui lui murmura quelque chose à l'oreille, puis qui requitta la salle en courant après une réponse inaudible du Directeur.
Celui-ci reprit :
-Aussi, cette année, notre chère école va être le théâtre d'un légendaire évènement : Le Tournoi des trois sorciers !
Immédiatement des clameurs enthousiastes résonnèrent bruyamment dans la salle, tandis qu'Harry écoutait les explications de Dumbeldore à ce sujet, argumentées par celles d'Hermione sur ledit évènement.
« …mais à plus tard ces détails, finit celui-ci aux bout de quelques secondes de recommandations. Pour l'instant, souhaitons la bienvenue aux charmantes jeunes filles de l'académie française de magie Beauxbatons, et à leur Directrice, Mme Maxime !
Le bruit des portes s'ouvrant se fit tout à coup, et les têtes se tournèrent vers l'entrée de la Grande Salle. Là, un parfum frais envahi la salle et des jeunes filles toutes habillés de même manière – i.e. avec une robe bleu ciel, un chapeau et un veston assortit –, apparurent, les mains croisés dans leur dos. Elles avancèrent avec une parfaite démarche, puis elles firent une révérence de chaque côté des tables en alternance en émettant au passage un soupir ressemblant au chant d'un oiseau – enfin, supposé. Elles reprenaient un air impassible après leurs petites courbettes, puis elles se mirent à trottiner, comme pour prendre de l'élan. Et en effet, elles s'élancèrent en ouvrant leurs bras, laissant échapper des petits papillons bleus étincelant qui se fondaient ensuite dans l'air en se dispersant. Enfin, elles atteignirent le devant de la table des professeurs en effectuant des figures d'acrobatie et des pas de danse gracieuses.
La Directrice qui les suivait devait au moins faire la taille d'Allen multipliée par trois, alors autant ne pas imaginer ce que ça donnerait par rapport à Ed si on comparait. Celle-ci portait un long manteau bordeaux de velours et aux motifs noirs avec une robe assortit qui recouvrait ses pieds, et qui semblait adapté pour l'hiver étant donné la fourrure qui recouvrait la finition des longues manches cachant à moitié ses mains, mais qui couvrait aussi son cou et ses épaules. Dumbeldore lui fit un baisemain à la Dame après une dernière révérence des jeunes filles, puis revint à son pupitre sous les sifflements et applaudissements des élèves levés. Allen lui, resta assis comme beaucoup de Serpentards et ne fit qu'observer la scène lointainement.
« Et maintenant, je vous prie d'accueillir avec moi nos amis du nord : les fiers enfants de Durmstrang, et leur Directeur, Igor Karkaroff !
Des bruits de coups retentirent à la porte et les élèves se tournèrent une nouvelle fois. Des jeunes hommes apparurent l'un après l'autre en frappant le sol avec un bâton, créant des étincelles dorés. Ils avancèrent d'un pas rapide en les manipulant avec force (des majorettes !) les premiers à entrer portaient des tenues marrons pâles qui ressemblaient à des tenues militaires – d'ailleurs Allen ne manqua pas de faire une discrète grimace de dégoût –, et ceux d'après portaient de longs manteaux épais de style russes avec couvre-chef noir assortit. Le peloton de devant se mit à courir et à effectuer des figures compliquées qu'Allen observa avec dédain : ces sorciers ne pouvaient-t-ils donc pas arrêter avec leur show et se comporter un tant soit peu comme des gentlemen ? D'autant plus qu'il commençait à avoir faim, et qu'avec toutes ces démonstrations de forces et ces mouvements devant son nez, c'était bien joli mais ça ne faisait que retarder le repas que le blandin attendait avec impatience !
Le directeur arriva à son tour entouré de deux autres qui devait constituer sa garde personnel, et dont l'un était apparemment Victor Krum, étant donné que Ron s'extasiait à son sujet avec tant d'entrain qu'on l'entendait à des kilomètres; le Directeur cependant, lui, portait un manteau blanc doté d'un col et d'une ceinture noir, et était muni d'un couvre-chef du même acabit russe que ses élèves, et d'un ensemble moustache-barbe qui restait dans le genre. Il s'avança à son tour vers Dumbeldore après que ses 'fils' aient crachés des flammes qui formaient des dragons devant eux, puis les deux directeurs se prirent mutuellement dans les bras dans une embrassade amicale, accompagnée d'un « Albus ! » content de la part de Karkaroff.
Et enfin, le repas apparut. Allen était comblé rien qu'en voyant ce qui l'attendait devant lui, mais… là n'était pas le problème : le directeur n'avait-t-il pas oublié quelqu'un ? Il regarda celui-ci qui conversait gaiement avec Mme Maxime, puis, comme s'il avait senti les mauvaises ondes qu'émettait Allen pour capter son attention, il se tourna vers lui. Le blandinet afficha un air d'incompréhension quand le directeur lui fit un clin d'œil puis se leva, posant sa main sur ce qui ressemblait à une tour miniature sertie d'or. Elle dépassait le Directeur d'au moins une tête et arborait des symboles étranges.
'Ah. J'imagine qu'il va le dire maintenant…
« Il faut je vous dire que le vainqueur de ce tournoi obtiendra gloire éternelle… commença-t-il.
'…ou pas…, maugréa le blandin sans lâcher Dumbeldore du regard.
« Mais avant cela, cet élève devra survivre à trois tâches où il mettra sa vie en danger trois tâches plus dangereuses les unes que les autres.
Les jumeaux émirent un « Splendide. » unanime en attendant la suite.
« … aussi, le Ministère a, cette année, décidé d'instaurer un nouveau règlement.
La méfiance se fit sur le visage de certains.
« Pour vous l'expliquer, nous avons avec nous le directeur du département de la coopération magique internationale, Mr. Bartemius Croupton. »
Les élèves baillèrent avec ennuis en voyant l'homme moustachu et à costume impeccable apparaître sur le côté, quand, soudain, des éclairs violents traversèrent le ciel de la Grande Salle en en faisant sursauter quelques-uns qui somnolaient.
Intrigué, Allen observa les réactions de ses congénères : apparemment ça n'avait rien d'ordinaire, puisque certains commençaient à crier et à perdre leur sang-froid.
Brusquement, une porte claqua et tous se retournèrent vers l'objet du bruit. La lumière d'un sort éclaira quelques secondes le réfectoire en éblouissant ses occupants, puis les éclairs disparurent, et l'on put donc détailler la personne qui venait d'entrer. Le blandinet s'était d'abord attendu à ce qu'il s'agisse de son partenaire blondinet, mais fit tout de suite une moue déçue en identifiant le nouveau venu. C'était un homme de taille moyenne mais imposante, habillé de vêtements lourds dont un manteau plus ou moins en lambeaux, et muni d'une chevelure blonde virant au blanc presque transparent, trahissant son âge. Son visage était couvert de cicatrices et sa bouche ne formait qu'une ligne sévère, mais la chose la plus choquante sur le visage de l'individu, était sans aucun doute son œil gauche : alors que son œil droit était perçant et marronné, son œil gauche, lui, était d'un bleu vif, et semblait rouler dans tous les sens de sa propre volonté.
'Ouah… C'est carrément glauque…' fut la seule pensée à l'égard de l'homme du blandinet alors qu'il entendait les murmures effrayés de certains qui disaient que le fait qu'Azkaban soit rempli, était en grande partie dû à ses capacités, même si l'on racontait qu'il était devenu fou par la suite.
Dumbeldore l'invita à se rejoindre à la table des professeurs et commença à le présenter aux élèves :
« Chers élèves, j'ai l'honneur de vous présenter votre nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal, Mr. Alastor Maugrey, qui est un ancien membre éminent du Ministère de la Magie, qui fut ensuite autrefois admis dans la célèbre élite des Aurors. Je suis sûr que vous avez déjà entendu parler de lui en tant que Fol'œil ! fit Dumbeldore en souriant joyeusement à ses élèves comme s'il venait de raconter quelque chose d'hilarant.
Certains Serpentards qui ne se contrôlaient pas encore très bien déglutirent et pâlirent à vue d'œil en évitant de regarder le professeur de DCFM, attitude qui intrigua le blandin qui se contenta de triturer une de ses mèches blanches, l'air parfaitement détendu : enfin Ed allait faire son entrée prochainement.
Et en effet, le blondinet ne se fit pas attendre très longtemps. Après un appel engageant de Dumbeldore, il entra par la même porte que Maugrey, puis avança, l'air sûr de lui, et alla s'attabler avec les autres professeurs. Surveillant chacun de ses mouvements, le trio de Gryffondor resta ébahi par ce qui se défilait sous leurs yeux : alors c'était ça qu'il cachait ? se dirent-t-ils tous alors que la réalisation les atteignait lentement. Les autres élèves le regardèrent sans comprendre, à l'exception près d'Allen bien sûr, et si l'on compte Draco, qui serrait ses dents au point où elles grinçaient presque, dans le lot des lentes compréhensions.
Edward s'installa entre Rogue et le Directeur de Durmstrang– mais quel bol ! – qui le fixèrent avec insistance, étant donné qu'il s'agissait là de la dernière place libre. Cependant, il dut vite se relever à l'entente des présentations de Dumbeldore à son égard, saluant les élèves sans vraiment y faire attention, un peu plus intéressé par la tignasse blanche qu'il entrevoyait dans la maison des Serpentards.
'J'étais sûr que tu ne m'avais pas tout dit Allen !' pensa-t-il en haussant un sourcil en direction du blandinet. Le son de la voix du vieux sorcier le tira de ses réflexions concernant son partenaire exorciste :
« Et donc voici le deuxième nouveau professeur de cette année il enseignera une matière qui n'a encore jamais été étudiée dans cette école : je vous présente votre nouveau Professeur des arts perdus de l'Alchimie, Edward Elric. »
Immédiatement des exclamations furent poussées à travers toute la Grande Salle personne n'avait oublié l'incident de la pierre philosophale/sorcerale datant de quelques années et qui avait impliqué Harry ET Voldemort. Le brun corbeau d'ailleurs ne savait pas vraiment quoi faire à part dévisager le blondinet sous un nouvel angle, les yeux écarquillés. Dumbeldore tenta vainement de faire cesser les caquètements des élèves, alors qu'Allen se réjouissait de la mine défaite de son arrogant nouveau camarade blondin – le pauvre, ça devait faire un choc de voir que celui que l'on a insulté quelques heures plus tôt est un professeur, et qu'il peut retirer des points à sa maison de ce fait –, et de celle d'Edward qui exposait seulement un air de je-m'en-foutiste, face à l'engouement soudain des gamins sorciers pour son domaine de prédilection.
Ron, lui, était complètement déconnecté du monde extérieur, l'annonce du fait que le petit blond soit un de leurs nouveaux professeurs l'ayant choqué – un peu comme Malfoy, puisque lui aussi avait provoqué le jeune alchimiste en l'appelant 'petit'.
'Pourvu qu'il ne me saque pas ! Pourvu qu'il ne me saque pas !...' pensait-t-il la bouche béante, les yeux toujours fixé à l'endroit où Ed était apparu.
« Hey Ron… Ron? appela Hermione.
Le rouquin tourna machinalement sa tête vers la source de son familière :
-Mais tu te rends compte ? fit-t-il en faisant écho à ses pensées. Et s'il me saque dès le début de l'année parce que je lui ai dit qu'il était pet- parce que j'ai fait une remarque sur sa taille ?
-Oh ne t'inquiètes pas pour ça, va ! répondit Harry. Il va y avoir tellement d'autres élèves qui vont l'appeler comme ça qu'il t'oubliera sûrement, continua-t-il rassurement.
-Si tu le dis… Ron releva un peu la tête, et même s'il paraissait encore terrorisé, il sourit. Ouais t'as sûrement raison, c'est surtout Malfoy qui risque d'y passer.
-Pas de soucis Mr. Weasley, je me souviendrais aussi de toi, proposa une voix non loin du trio. Saches que je peux être particulièrement rancunier.
Ron déglutit et refroidit subitement, puis s'orienta vers la source de cette voix qui, évidemment, appartenait au blondinet et nouveau professeur, qui lui avait déjà cassé le nez il y a peu.
« Vous savez que l'on entend tout d'ici ? fit celui-ci en souriant machiavéliquement.
'Gloups', pensèrent les membres du trio, synchrones.
-Et vous feriez mieux d'écouter le discours de Dumbeldore sur le tournoi, et aussi de dire aux jumeaux de se calmer dans leur trip – il leva les yeux vers Fred et George Weasley qui faisaient une danse de la victoire –, ça m'étonnerait qu'ils apprécient les règles imposées cette année…
Ils lancèrent un regard interrogateur vers Ed et celui-ci haussa les épaules en pointant Dumbeldore du pouce.
Celui-ci, excédé au bout de quelques minutes de concertations des élèves sur le nouveau (petit) professeur, fit éteindre toutes les chandelles d'un coup. Les piaillements excités des sorcières et les débats animés des sorciers furent remplacés par des cris de surprise angoissés perçants dans l'obscurité. Le directeur patienta un instant pour se tranquilliser, puis fit réapparaître la lumière d'un claquement de doigts. Les élèves se calmèrent et jetèrent un regard outré vers lui :
« Donc ! Mr. Bartemius Croupton ici présent va énoncer les nouvelles règles. Allez-y Barty, ajouta-t-il plus bas.
Celui-ci s'avança et commença à frotter ses doigts entre ses mains nerveusement, puis il annonça :
-Après mûre réflexion, le Ministère de la magie a jugé que, par sécurité, aucuns étudiants n'atteignant pas 17 ans ne pourront se proposer au Tournoi des 3 sorciers de cette année, déclara-t-il.
Aussitôt des injures et des protestations éclatèrent dans toute la salle, alors que chacun se mit à huer cette décision qu'ils jugeaient idiote : Ed, lui, la trouvait au contraire appropriée, de même qu'Allen ces jeunes sorciers étaient bien trop peu expérimentés pour participer à un tournoi où les morts étaient fréquentes. Ils se concertèrent brièvement et acquiescèrent d'un commun accord muettement en reportant leur attention sur Dumbeldore qui cria un « Silence ! » bien senti – il faut dire que c'était déjà la deuxième fois qu'il était interrompu dans la journée et qu'il n'avait pas vraiment l'habitude qu'on l'ignore –, et aussitôt la quiétude reprit sa place dans le Grande Salle.
Puis le Directeur brandit sa baguette vers l'étrange tour miniature qui trônait au milieu depuis un bout de temps maintenant. Celle-ci commença à disparaître en suivant le mouvement de descente de Dumbeldore, et laissa enfin apparaître une sorte de coupe en hauteur qui se mit subitement à brûler de majestueuses flammes bleues.
« Ceci,… reprit Dumbeldore, …est la Coupe de Feu ! C'est elle qui déterminera chaque champion des écoles au hasard parmi les élèves ayant déposé leur candidature. À présent, le Tournoi des Trois Sorciers peut commencer ! »s'exclama-t-il.
Et sur ces paroles, les élèves revinrent à leur repas inachevé avec avidité. De ce côté d'ailleurs, on pouvait dire que tous les élèves avaient été surpris de l'appétit vorace du nouveau Serpentard qui dépassait largement celui de Crabbe et de Goyle qui eux-mêmes n'en revenaient pas. Draco faisait semblant de l'ignorer mais jetait tout de même des regards furtifs vers lui en observant par la même occasion le professeur d'Alchimie qui se goinfrait tout autant.
Personne ne remarqua Maugrey fixer Ed avec insistance en esquissant un sourire carnassier de temps à autres.
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Au bout d'un certain temps, alors que le repas était fini pour tout le monde depuis longtemps, Ed réussi à s'extirper des bras de Karkaroff qui le tenait fermement en baragouinant fortement un chant nordique, et en tenant de sa main libre une choppe qui devait sûrement contenir autre chose que du jus de citrouille. Le blondinet s'enfuit donc discrètement et fit un signe de main à Allen qui ne s'était pas fait prier pour attendre Ed – tant qu'il y avait à manger, il pouvait attendre la nuit entière –, pour qu'il le suive. Tous les autres élèves étaient partis, et c'est seulement en quittant la table des verts et argents que le blandinet remarqua avec beaucoup d'esprit qu'il n'avait aucune idée de comment rejoindre la chambre commune de ceux-ci : d'une il ne savait pas où se trouvait le dortoir, et de deux de toutes façons il ne connaissait pas le mot de passe.
'Bah ! Peu importe, je demanderai à Ed après notre discussion.'
Il se dirigea donc dans le couloir devant la Grande Salle et entraperçut le blondinet qui prenait une autre direction. Il continua à le suivre, et finalement ils s'arrêtèrent dans une petite alcôve où ils ne se feraient pas remarqués.
« Alors Allen ! lança Ed sur le ton de la conversation dès qu'il se retourna. Intéressante matinée non ?
-Tss, ça tu peux le dire… fit l'autre en soupirant.
-Alors comme ça tu es un Serpentard ? glissa le jeune alchimiste avec amusement.
-Hey ! En quoi c'est drôle ?! s'écria le blandin en s'efforçant de chuchoter. Ce n'est pas toi qui te retrouves en plein terrain hostile comme ça ! En plus, je ne peux même pas être utile dans cette maison pour la mission… finit-t-il en baissant les yeux, sensiblement découragé.
-Bah ! c'est pas si grave que ça, faut pas dramatiser. Ed évita le regard noir qu'Allen lui jeta. Et puis dis-toi que tu pourras, d'une, surveiller l'endroit où grouille le plus de nos potentiels ennemis, et que, de deux, tu peux en profiter pour essayer de briser les traditions débiles de rivalité entre les maisons en faisant ami-ami avec les deux, non ?
Le blandinet soupira à nouveau en fermant les yeux, puis un sourire narquois barra soudainement son visage.
« Et vous Professeur Elric ? Comment s'est déroulée votre première journée ici en tant que Professeur maintenant officiel ? Il me semble vous avoir aperçu faire ami-amiavec un ancien Mangemort, un certain… Igor Karkaroff ?
Ed prit rapidement une mine énervée.
-T'imagines même pas… Ce Karkaroff ne m'a pas lâché d'une semelle…
Puis il prit à son tour un sourire joueur.
-Oh, mais j'ai aussi remarqué que vous aviez fait connaissance avec Mr Malfoy, Mr Walker ? Ou devrais-je dire Malfoy, Draco Malfoy ?
-Tu le connais ? s'enquit Allen avec surprise.
-Hm, je l'ai croisé dans le train, et je suis sûr que cette rencontre sera autant pour lui que pour moi, inoubliable, répondit le blondinet avec un grand sourire.
-Ah, si je comprends bien, c'est grâce à toi que j'ai pu me délecter de la tête qu'il faisait quand tu es apparu en tant que Professeur tout à l'heure ?
-Tout juste !
Ils rirent un moment, puis Allen reprit la parole :
« Bon, eh bien, à partir de maintenant, on ne se connait plus, Professeur Elric.
-Parfaitement Mr. Walker, répliqua en prenant un visage exagérément sérieux. Je vais chercher Al et Winry, ils ne doivent pas être bien loin.
-Bien Professeur, sourit Allen.
-A la revoyure M. Walker, et ne faites pas en sorte de vous attirer des points en moins dans mon cours !
-Entendu ! »
Et sur ce, ils se quittèrent, Edward vers la bibliothèque, et Allen se baladant un peu dans les couloirs.
Jusqu'à ce que notre blandinet préféré ne se rende compte qu'il avait oublié de demander son chemin à son partenaire. Il grogna discrètement et commença à fouiller les couloirs étrangement déserts.
Au bout d'une demie heure de recherche, toujours aucuns élèves en vue, à part un Moyashi complètement paumé qui commençait à sérieusement s'énerver : mais où était Timcampy quand on avait besoin de lui ? Mais cela, ce fut le cas jusqu'à ce que le blandinet ne se heurte à un mur parlant.
« Eh bé garçon ! Pourquoi t'es si pressé comme d'jus d'carotte ?questionna Hagrid avec son fort accent.
-Hagrid ! Vous me sauvez la vie ! s'exclama Allen. Je ne trouve pas les membres de ma maison depuis plus d'une demie heure, et il semblerait bien que je me sois perdu… expliqua-t-il en rougissant sensiblement.
-Bah mon garçon ! Fait pas c'te tête ! C'est ben normal au début ! Bah d'toute façon, Dumbeldore m'a envoyé t'chercher, 'l'a quelqu'chose à te dire y paraît.
'Oh oh.' Pensa furtivement Allen. Ça devait sûrement avoir un truc à voir avec sa répartition chez les Serpentards…
Le blandinet se renfrogna et ses épaules se tendirent, alors qu'il se mit à suivre Hagrid en essayant d'inventer une excuse préconçue.
Mais là où se trompait Allen, c'est que le Directeur ne l'avait pas convoqué à ce sujet, mais en fait à cause de quelque chose de plus… embêtant pour lui…
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Fin Chapitre 6
Pôvre nAllen! Tout seul dans le jungle des Serpentards! T_T. Et tout ça à cause de Neah! Mais qui a osé faire ça à mon petit Allen?!... Ah oui, c'est vrai c'est moi...
Sinon, pour ceux qui n'auraient pas compris, j'ai avancé l'arrivée du train au déjeuner pour pouvoir caser plus de trucs dans la journée, donc ne vous étonnez pas s'ils ne vont pas se coucher direct après le repas.
Aussi, ici Alastor Maugrey est présenté en tant que professeur dès son arrivée, sinon comprenez bien que ç'aurait été étrange de présenté Ed mais pas lui.
Ah oui aussi, Neah est un … OK complètement OCC, mais il sera comme ça dans toute cette fic, parce que j'aime bien l'idée de le faire communiquer comme ça avec Allen et je vais même les faire se rapprocher. (c'était marrant d'écrire leur conversation même si c'était carrément trop court à mon goût^^) Karkaroff aussi est un peu OCC avec sa Vodka^^.
Désolé pour les fans d'Alphonse, le pauvre n'apparaît même pas dans ce chapitre !
J'espère que vous n'êtes pas trop déçu pour la répartition d'Allen, mais ça offre quand même bien plus de perspectives que s'il avait été un Gryffondor^^
Est-ce que l'apparition d'Ed en tant que Professeur vous a plu ? J'espère parce que moi j'ai pensé que ça allait très bien comme ça. ;p
L'accent d'Hagrid est assez pourri aussi, vous m'en excuserez, je n'ai pas bien su retranscrire l'accent qu'il a dans la V.O., mais bon, j'vais essayer d'm'améliorer pour la prochaine fois ! T-T.
Voilà, et maintenant, un p'tit preview du chapitre suivant ( qui devrait normalement sortir dans deux semaines):
Le nouveau Serpentard pâlit à vue d'œil et frissonna de nouveau. -Allen
« Et sinon… Vous avez connu Nicolas Flamel ? - Hermione
TADAM! Merci d'avoir lu et REVIEW!
PS: J'aime bien Allen qui gronde Ed! lol^^
