Fanfic Cross over FMA/DGM/HP

Chapitre 7: Le Comte et la Carte

Ce chapitre a son importance, puisqu'il y a beaucoup d'éléments qui seront utiles pour la suite de l'intrigue.

J'avais prévenu - dans le chapitre précédent - que l'intrigue principale n'arriverai pas maintenant, mais j'y travaille, j'y travaille^^ ça s'installe tranquillement...

Reviews :

little akary: Alors oui, en effet, j'ai la ferme intention de changer les histoires initiales. Pas de petite conversation avec Neah cette fois malheureusement T_T. Moi qui m'étais bien éclatée avec, ça me fais plaisir que ça t'es plût ^^. Eh non, tu vas encore devoir attendre pour voir Ed-professeur ;p

Sinon, en ce qui concerne l'autre fic que j'ai en tête, je ne sais pas vraiment pour un Naruto/Fairy Tail. Le truc, c'est que j'ai déjà lu plein d'histoires dessus, alors j'ai un peu peur de trop m'en inspirer. Après, je sais pas... je pourrais bien essayer^^

A/N: Faites pas attention, j'avoue que j'ai parfois un humour vraiment pourri...

Je viens aussi de remarquer que le nom 'Dante' est un nom qui apparaît dans l'anime de Fullmetal Alchemist... Et non, je n'avais même pas remarqué... T.T

Disclaimer: Ni FMA ni DGM ni HP ne m'appartiennent.

Merci pour les vues et les reviews!

Lady, lady Kanda! Elle est habillée comme un garçoooon! (générique de 'Lady Oscar' pour ceux qui n'ont pas de culture lol^^)

ENJOY!


Chapitre 7

Ed avança rapidement à travers les couloirs en faisant claquer ses bottes sur les pierres froides. Al était sûrement encore dans la bibliothèque, et peut-être que Winry était avec lui dans l'espoir de trouver d'autres formes d'une quelconque mécanique dans ce monde. D'ailleurs que faisait-t-elle encore là ? Pas que ça le gênait spécialement, en plus comme ça son frère restait aussi, mais, s'ils restaient encore longtemps comme ça, ça risquait de poser des problèmes à Mustang, donc logiquement,à eux aussi.

« Je me demande si le Colonel à trouver quelque chose de convaincant… murmura-t-il en ralentissant et en traînant des pieds.

-Colonel ? s'enquit doucement une voix féminine derrière lui.

Le blondinet sursauta eu une sueur froide en se retournant, près à l'attaque : on ne pouvait quand même pas avoir découvert son secret aussi tôt ?! Pourvu qu'il ne s'agisse pas d'une oreille indiscrète…

Et pourtant, il tomba sur une des personnes qu'il aurait voulu le moins voir à ce moment-là : Hermione Granger, récemment rebaptisée la Fouineuse par ses soins : au moins, il ne s'agissait pas d'une ennemie potentielle. Il fourra ses mains dans ses poches et ne dit rien pendant quelques secondes tendues.

Ce fut elle qui brisa le silence en répétant sa question de façon plus développée :

-Qui est ce Colonel dont tu parles ? fit-t-elle avec une moue examinatrice.

L'imagination battant son plein dans sa tête, le blondinet répondit d'un air détaché :

-Un ami… Il se comporte toujours comme un chef, voyez-vous ? fit-t-il en faisant un geste de la main en sa direction et en adoptant le vouvoiement nécessaire à son nouveau statut de professeur. Alors on l'appelle Colonel…

-…

La jeune sorcière ne répondit pas, un peu déboussolée par le vouvoiement, et fixant le blondin avec méfiance – après tout, il leur avait déjà mentit une fois –, mais, alors qu'elle ouvrait à nouveau la bouche, une autre personne s'approcha d'eux en trottinant, émettant des bruits de frottements métalliques.

'Al, mon sauveur.' pensa Ed en soupirant discrètement.

« Al ! s'écria-t-il. Tu en as fini avec la bibliothèque ?

-Ed ! Je pensais bien te trouver sur le chemin,répondit son frère sans un seul signe de fatigue malgré le fait d'avoir couru jusqu'à lui. …Eh bien, à dire vrai je viens de finir les derniers ouvrages sur les créatures magiques et je me suis bien amusé. C'est vraiment intéressant ce mon-… Il s'arrêta en remarquant la brunette qui suivait avec intensité la conversation.

« Euh…j-je suis le petit frère d'Edward, Alphonse Elric, enchanté ! fit-t-il en se penchant avec embarras.

'Petit frère ?' pensa Hermione en posant ses yeux clairvoyants sur les deux frères.

-Hermione Granger, fit-t-elle à son tour en tendant sa main. Enchanté de vous rencontrer aussi...

Al s'empara de la main de la jeune fille et celle-ci frissonna en sentant le métal froid. Puis elle se tourna vers Ed avec un regard calculateur. Remarquant ce geste, Al tenta de détourner la conversation en questionnant son frère sur sa première journée en tant que Professeur.

« Disons juste que j'espère qu'ils y ont comprendrons quelque chose, déclara-t-il nonchalamment à la mention de ses futurs élèves. …Au fait – il reporta son attention sur Hermione –, Miss Granger, prévenez aux élèves de votre maison de ne pas venir en retard à mes cours, je ne tolère pas vraiment que l'on me fasse attendre.

-Nii-san… soupira Alphonse. … Tu ne vas quand même pas utiliser les mêmes méthodes que celles d'Izumi-sensei ? fit Al avec un ton d'avertissement.

-Humph ! fit Ed. Pas moyen, ils n'ont aucune forme physique !

La brunette rougit à ses mots : c'était vrai que depuis qu'elle était arrivée dans le monde des sorciers, elle avait profité de la dispense aux cours d'EPS avec entrain, mais ça risquait de devenir gênant à la longue…

-… par contre, sur le plan intellectuel, ce sera le même menu, finit-t-il. J'en attends beaucoup de vous sur cet aspect d'ailleurs, Miss Granger, continua-t-il en souriant machiavéliquement.

-Hum- Oui, bien sûr Professeur ! s'empressa de répondre la brunette qui s'était perdue dans ses pensées.

La réalité revint subitement alors qu'elle se souvenait dans quel but elle avait en premier abordé le nouveau Professeur :

-Au fait Professeur Elric… commença-t-elle. …Vous… faites de l'alchimie depuis longtemps ? s'enquit-t-elle en plongeant dans ses yeux d'or.

-Hum…

Ed sembla réfléchir alors qu'il soutenait son menton de la main. Finalement, ce fut Alphonse qui répondit à la place, voyant son frère plongé dans ses souvenirs.

-Eh bien, nous avons commencé très jeunes, on devait avoir… quoi ? 5-6 ans ? fit-t-il en interrogeant Ed du regard.

-Mouais, ça doit être ça… compléta pensivement le blondinet.

-Si jeunes ?! s'exclama Hermione dans un hoquet de surprise. …et, tous les deux ?

-Oui, nous avons appris ensemble… »

'…pour notre mère...' ajouta-t-il silencieusement.

Puis, venant à la véritable question qui la turlupinait, Hermione poursuivit sur un ton détendu :

« Et sinon… Vous avez connu Nicolas Flamel ?

Al se figea sur le coup et regarda tour à tour son frère et la brunette, se demandant s'il avait bien entendu : comment est-ce que des sorciers pouvaient-t-ils connaître l'existence d'un alchimiste aussi… mal famé dans leur monde ?

-Nii-san ? Elle parle bien de… s'enquit-t-il en ne voyant aucune réactions particulières chez le blondinet.

-Oui, en effet, affirma Ed d'un hochement de tête. Moi aussi j'ai été surpris qu'ils le connaissent, c'est Dumbeldore qui m'a demandé la même chose quand je suis arrivé. Puis, plus discrètement :…il m'a filé un carnet avec ses recherches, je te montrerais.

Satisfait de l'explication même si encore un peu dans le brouillard, Al se reprit et acquiesça.

-Oui, nous l'avons connu, il est assez…célèbre chez nous… fit-t-il sans donné trop de détails.

'C'est le moins qu'on puisse dire…' songea Ed sarcastiquement.

-Vraiment ?! s'écria-t-il. C'est incroyable…continua-t-elle en chuchotant presque.

Elle repartit dans une réflexion muette, puis :

-Et… Si ça ne vous déranges pas bien sûr – elle se focalisa sur Ed –, vous pouvez m'expliquer pourquoi le Professeur Dumbeldore a fait appel à vos services ? demanda-t-elle en haussant un sourcil interrogateur.

-Et si ça me déranges ? répondit le blondinet d'un air joueur.

Saisissant peu à peu la psychologie de son Professeur, Hermione continua sur le même ton :

-Alors je ne vous lâcherais pas jusqu'à ce que vous me répondiez ?

Ed parut surpris un instant, puis sourit avec une once de fierté.

-Hum… Vous apprenez vite Miss Granger, fit-t-il avec un sourire satisfait. Pour vous récompenser de votre effort, je vais vous répondre. C'est très simple : il n'avait personne d'autre.

=… Silence des deux autres qui le regardèrent étrangement, mais pour deux raisons différentes.

Al : 'Il a vraiment inventé un truc aussi peu crédible ?'

Hermione : 'Quoi, c'est tout ?'

« Mais, et pourquoi voulait-t-il introduire cette matière si subitement ? continua la brunette, l'incompréhension se lisant sur son visage.

Alphonse eu une pensée surprise, actuellement étonné de voir que la brunette l'avait cru si facilement : il comprenait mieux maintenant où son frère voulait en venir en disant que les défenses de ces sorciers étaient bien trop faibles !

-Bonne question ! répondit simplement le blondinet en haussant les épaules. Il s'est juste trouvé que j'étais en voyage avec mon frère et ma meilleure amie quand il nous a croisés et qu'il m'a proposé le job : naturellement j'ai accepté.

-Hein ? Mais ça veut dire que vous n'avez jamais enseigné auparavant ? se renseigna-t-elle, surprise que les choses se soient passées d'une manière si peu commune : oui, en effet elle était complètement tombée dans le panneau.

-Yep, c'est ça ! fit-t-il joyeusement.

-… juste une dernière question Professeur…

-Hum ?

-Vous… Vous avez quel âge exactement ?

-… Je ne me demande même plus pourquoi on me pose cette question…marmonna Ed.

Il plongea ses yeux d'ors dans ceux bruns de la jeune Gryffondor qui se figea. Al de son côté observa son frère en se rappelant le nombre de fois qu'on devait lui avoir posé cette question à l'armée, et se disant à quel point cela devait lui peser, même s'il ne le montrait pas, qu'on ne le prenne pas au sérieux avant qu'il n'ait montré ses capacités.

-… J'ai 15 ans, fit-t-il finalement.

'Presque le même âge que nous !' s'écria Hermione intérieurement.

-Bon ! Ben ce n'est pas tout ça mais, tu sais où est Winry Al ? reprit le blondinet en se focalisant sur son frère.

-Euh… La dernière fois que je l'ai vu elle était en train de chercher des bouquins de mécaniques et à chaque fois que j'essayais de lui demander un truc elle me balançait son arme de prédilection… Après ça,... je ne sais pas vraiment, j'étais trop concentré moi-même… répondit l'armure un se frottant le menton.

-Hmm… C'est vraiment une mauvaise habitude qu'elle a avec ça… fit Ed en se caressant l'arrière du crâne encore un peu douloureux. On devrait essayer de lui chaparder toutes ses clés un de ces jours… C'est de l'ordre de sécurité envers l'humanité ! finit le blondinet solennellement.

Ce qu'il continua de faire jusqu'à ce qu'il se retrouve avec une autre clé à molette,dans un grand 'CRAC !', mais sur le front cette fois, la demoiselle étant venue droit devant en lui hurlant dessus qu'elle l'entendait de l'autre bout du château, ses bras remplis d'ouvrage divers et variés.

« Bon et bien… Je vais vous laisser, à demain Professeur Elric ! fit Hermione en tentant de se retenir d'éclater de rire à voir la même scène une deuxième fois dans la même journée.

Ce fut Al qui lui répondit en agitant sa main dans un salut d'au revoir alors que les deux autres se battaient – bon, non, en fait c'était juste Ed qui se faisait tabasser. Hermione lui rendit son signe en s'éloignant et se précipita vers la salle commune des Gryffondor, impatiente de partager ses nouvelles infos sur le mystérieux prof.

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De son côté, Allen arriva au bout de quelques minutes devant le bureau du Directeur, pensif. Il s'était fait bousculé sur le chemin en suivant Hagrid, par la brunette Gryffondor qui semblait assez pressée pour ne pas y faire attention.

Ses pensées se retournèrent vers le présent en voyant la porte s'ouvrir devant lui le géant aux cheveux broussailleux lui fit signe d'entrer en restant dehors, ce que le blandinet fit avec réticence. Dès qu'il entra dans le bureau, il entendit des chuchotements et des murmures, qui devaient probablement êtres à son sujet, du côté des tableaux. Il leurs lança un regard noir, et ils se turent, confirmant ses soupçons. Dumbeldore était à son bureau, les coudes reposant sur la table et le menton sur les paumes. Il observa quelques instants Allen, et, comme s'il lisait dans ses pensées, il déclara, les yeux pétillants de malice :

« Approchez donc Mr. Walker. Je ne vous ai pas convoqué au sujet de votre répartition, si cela peut vous rassurer mon garçon.

Et en effet, Allen échappa un long soupir qui fit pouffer le Directeur.

« Allons allons. Je n'ai pas non plus dit que ce n'était pas important, continua-t-il en reprenant un air sérieux.

À ces mots, le blandinet se figea de nouveau et attendit que Dumbeldore continue, mais avec grande appréhension.

« Bien, je vais vous exposer la situation… Il y a quelques instants, voyez-vous, j'ai reçu un appel de votre monde…

Allen frissonna de plus bel mais ne dit toujours rien.

«…et ce qui m'a été annoncé m'a surpris, et j'avoue en être encore un peu choqué, aussi je souhaiterais éclaircir avec vous un certain point…

Le nouveau Serpentard pâlit à vue d'œil et frissonna de nouveau.

« …Êtes-vous sous surveillance Mr. Walker ? interrogea enfin le vieux sorcier.

Les yeux du blandin s'agrandirent et il déglutit péniblement. De longues minutes passèrent jusqu'à ce qu'il se reprenne du choc, et il répondit d'un acquiescement incertain.

Dumbeldore soupira.

« Je vois… C'était donc pour cette raison que Mr. Bookman était si prompt à vous envoyer ainsi dans un autre monde, fit-t-il en soupirant à nouveau. Mais bon. J'imagine qu'ici vous n'avez rien à craindre… Mais revenons au sujet de votre convocation si cela ne vous déranges pas ?

-Hm, acquiesça-t-il prudemment.

-Eh bien voilà, je vais vous raconter ce qu'il s'est passé.

Flash-back

Dumbeldore s'enfonça dans le fauteuil de son bureau avec un soupir. Cette première matinée avait été assez intéressante, mais aussi éreintante.

Il s'apprêta donc, comme à son habitude, à piocher un bonbon au citron dans le pot devant lui, quand tout à coup, l'écran géant apparu dans un flash éblouissant.

Laissant retomber sa main avec regret car vide de sucreries, il se releva et fit un effort surhumain pour reprendre son expression habituelle de malice en cachant celle de déception.

Une voix inconnue perça la lumière, ce qui lui causa de s'inquiéter légèrement et de plus se focaliser sur ce qu'il se passait au lieu de continuer à lorgner le pot de friandises. Il s'approcha de la source de lumière, mais cette fois, ce ne fut ni la charmante Hevlaska, ni son ami Bookman qu'il y vit – rappelons que ce sont les deux seuls qui peuvent le contacter – : en effet, il s'agissait d'un homme d'une cinquantaine d'années environ, à la coupe en brosse et l'arrière du crâne rasé – coupe typiquement militaire – portant une petite moustache rectangulaire, et aux sourcils relevés sur les côtés,qui se tenait là. Il portait un costume en trench et croisait ses mains derrière son dos, droit comme un I. À ses côtés se trouvait un jeune homme blond à la coupe également stricte et qui ne quittait pas son supérieur des yeux. Derechef, Dumbeldore n'apprécia pas l'homme en face de lui : le sourire hypocrite qu'il revêtait lui rappelait sensiblement celui de tous les hommes politiques intelligents qui savent comment arriver à leur fin, et ce, par tous les moyens, cela va sans dire…

Cependant qu'il attendait patiemment que la connexion s'achève pour pouvoir s'adresser à son interlocuteur, Dumbeldore aperçut une forme blanche derrière les deux hommes et aussitôt il reconnut Hevlaska. Il se détendit légèrement, mais en remarquant le visage désolé et inquiet de la belle créature, il se ravisa sur sa position et prit un parfait masque de politesse alors qu'il s'inquiétait lui-même intérieurement.

« Enchanté cher Monsieur, prit la parole l'homme en souriant étrangement. Professeur Dumbeldore je présume ?

-En effet, lui-même, répondit le Directeur en souriant. Et vous êtes ? s'enquit-t-il ensuite en prenant le même ton.

-Mon nom est Malcolm C. Luberlier, se présenta-t-il à son tour. Je suis un Inspecteur de Central qui est, mais peut être vous en a-t-on déjà parlé, un organisme parallèle à la Congrégation de l'Ombre, d'où je vous contacte actuellement, fit-t-il avec un accent coupé et un sourire qui semblait atteindre ses oreilles.

Un sourire si faux et mielleux que Dumbeldore retint un soupir d'exaspération.

-Vous m'en voyez ravi ! s'exclama-t-il plutôt. Mais si cela ne vous dérange pas, il me serait utile que vous me disiez la raison de votre appel en notre lointaine contrée. Serait-ce au sujet du jeune Walker… ?

-Hm oui en effet, répondit l'Inspecteur sans quitter son sourire. Voyez-vous, la requête qui a été ainsi faite à un de nos précieux élément ne m'avait pas été transmise, et vous ne sauriez quelle surprise j'ai eu en apprenant cette terrible nouvelle ! continua-t-il en faisant mine d'essuyer une larme au coin de son œil froid comme l'acier.

-Terrible ? Allons, expliquez-moi donc pour quelle raison cette mission ne serait pas comme toutes celles qu'il a pu effectuer avant son départ pour notre monde ?questionna le Directeur avec un sourire malicieux.

Un rapide froncement de sourcil apparut sur le visage fermé du militaire, mais il se reprit bien vite en affichant cette fois un air sérieux et qu'il espérait sans doute intimidant : mais Dumbeldore n'était pas dupe il était un grand sorcier, et jamais il ne s'inclinerait devant quelqu'un de moins puissant que lui et qui le menaçait ainsi silencieusement.

L'Inspecteur toussota posément puis reprit.

-Eh bien, voyez-vous Mr. Dumbeldore, notre monde est rempli de dangereuses créatures que nous nommons Akumas. Ces choses doivent être détruites, et les exorcistes sont d'importantes armes pour les éradiquer, expliqua-t-il alors qu'un sourire malsain apparaissait sur ses lèvres : Ce sont leur seule utilité, comprenez-vous ? Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre des éléments si précieux qui font pencher la balance en notre faveur pour gagner cette guerre Sainte ! finit-t-il alors que le sorcier avait de plus en plus de mal à se contenir.

Mais il se calma en voyant Hevlaska en arrière-plan qui portait une profonde expression de tristesse.

-Et donc ? fit-t-il en reprenant le fil de la conversation. Je ne puis tout de même pas ramener Mr. Walker sous ces conditions, de plus il a déjà accepté sa mission.

-Mais non, bien sûr mon cher Monsieur ! s'exclama le militaire. Jamais n'avais-je de telles pensées en tête ! continua-t-il. Cependant… je dois vous avouez que j'ai bien quelque chose concernant Mr. Walker…

-Hum ?

-Eh bien, j'apprécierai que mon assistant ici présent, Inspecteur Howard Link – le dit Link se pencha poliment – se rende à son tour en votre monde pour y assisterMr. Walker.

- ? Dumbeldore haussa un sourcil suspicieux vers le jeune homme mais ne fit aucun commentaire : si cela était tout ce dont il s'agissait, il n'y avait sûrement pas grand-chose à craindre…

-Très bien, j'accepte, déclara-t-il en scannant de ses yeux bleus le jeune Inspecteur. Vous n'avez qu'à utiliser la formule suivante et il partira à son tour en notre contrée. »

Il tendit sa main tenant un bout de parchemin vers l'écran, puis passa celle-ci au travers. On put voir la moitié de son bras disparaître dans la surface, et bientôt le papier se matérialisa de l'autre côté de l'écran, atterrissant entre les paumes de Link qui le serra avec surprise.

« Sur ce, à bientôt, lança Dumbeldore avant de disparaître rapidement.

Une fois qu'il eut totalement refermé le passage, le sorcier s'avança vers son fauteuil puis s'y enfonça en soupirant : encore plus d'animation à Poudlard s'annonçait déjà...

Fin Flash-back

L'air quitta pendant un bref instant les poumons d'Allen. Une seconde. Cinq secondes. Puis,…

« QUOI ?!

Dumbeldore se boucha les oreilles à cette exclamation du blandin. Celui-ci reprit juste après, mais cette fois sous forme de phrase.

-Vous voulez dire que Link va arriver ici ?!

-Hm c'est ça oui, acquiesça le sorcier en fermant brièvement les paupières.

-Mais- je- comment- ?! le blandin semblait être sans voix face à cette réalité et il s'ébouriffait les cheveux dans tous les sens en secouant sa tête de gauche à droite.

Puis, quand il eut enfin reprit l'usage normal de la parole, il se retourna vers Dumbeldore qui attendait patiemment des explications pour une telle réaction.

-Vous,… Écoutez. Ce n'est pas que j'ai fait quelque chose de mal ou je ne sais quoi dans mon monde, mais vous avez sûrement remarqué à quel point Luberlier est suspicieux ? Vous comprenez bien qu'au moindre de mes faux pas il me fera enfermé ? soupira-t-il un peu confusément.

-… Dumbeldore sembla réfléchir un instant à cela, puis prit à son tour la parole: Mais dites-moi. Qu'est-ce qui vous rend donc si important aux yeux de cet Inspecteur fort désagréable au point où il vous enverrait son chien de garde à vos côtés ?

-Vous voulez dire Link ? Eh bien, en fait je suis déjà surveillé par celui-ci à la Congrégation de l'Ombre… répondit Allen en évitant le sujet principal de la question du Directeur.

Mais celui-ci insista :

-Mais vous ne serez pas un danger pour notre école n'est-ce pas Mr. Walker ? Entendre votre histoire m'intéresserais grandement, fit-t-il avec un sourire malicieux.

-Je peux vous assurer que j'effectuerais ma mission sans bavures » riposta Allen en souriant, ne laissant d'autres alternatives de réponses à cette déclaration qu'une approbation.

Ce que fit le vieux sorcier en soupirant : décidément, il n'aurait pas d'autres informations à ce propos, il s'agissait vraisemblablement de quelque chose de sensible à évoquer…

Comprenant qu'il n'avait plus rien à faire ici, Allen partit après avoir demandé à quand l'arrivée de jeune Inspecteur était prévue et une carte de Poudlard pour pas qu'il ne se perde à nouveau.

Puis, il sortit avec la mine renfrognée en se demandant encore où Timpcampy avait bien pu disparaître.

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Quelque part autour d'une table de banquet

« Ne~ Comte ? se fit entendre une voix de jeune fille.

-Oui ma petite Road ? répondit une autre voix d'homme, étrangement enjouée.

-Quand est-ce que je vais rejoindre cet endroit où tu as envoyé le palmier ?

-Le palmier ? intervint une autre voix d'homme, plus grave.

-Mais oui ! Vous savez, le gars qui ressemble à une fille et qui a les cheveux noirs en palmier !

-Vous voulez parler d'Envy ?

-Oui oh ça va ! Je ne vais pas retenir le nom de tous vos enfants non plus !

-Oh oh oh !rit doucement l'étrange voix. Voyons ma petite Road. Ne t'exprime donc point de la sorte devant notre hôte !

-Mais ~ Je veux voir Allen, Millenie ! ~

-M'aviez-vous fait appeler pour faire part du rapport de l'Homonculus que j'ai envoyé sur Jorden? continua la voix masculine sans tenir compte des jérémiades que la jeune fille adressait à son interlocuteur.

-Tout à fait mon cher Father. Vous comprenez bien que nous souhaitons voir les résultats de notre petite expérience dans cet autre monde au plus tôt possible, et bien sûr, vérifié qu'elle vous a été profitable.

-Oui, tout à fait… Eh bien, pour tout vous dire, il a rencontré la personne qui régit apparemment le mal en cet endroit, un certain Voldemort, et a fait un pacte avec lui.

-Tiens ? Et quel est-t-il ?

-Il a chargé mon fils d'enlever son plus grand ennemi et de le lui livrer, en échange de quoi il nous donnait des informations sur l'endroit où se cachait notre cible.

Le 'Comte' s'adressa ensuite à 'Road' :

« Connaîtrais-tu cet homme par hasard ?

-Voldy ? Il est encore vivant celui-là ?s'enquit-t-elle. Je croyais que les sorciers s'en étaient débarrassés il y a environ 25 ans, quand je suis venue faire un tour pour m'amuser à envenimer les choses avec leur guerre ridicule…

-Oh ohoh, ma petite Road, toujours à vouloir s'amuser. Je comprends maintenant où tu avais disparu ! Et, est-t-il puissant ?

-Pff! Le truc habituel : un idiot à la soif incontrôlable de pouvoir et qui veut contrôler le monde entier. Il m'avait même demandé de me rallier à sa cause une fois qu'il m'avait surprise en train d'ouvrir ma porte, mais j'ai tout de suite comprit qu'il voulait juste aussi s'emparer d'Heliga, notre monde: c'était d'un prévisible ! Il me rappelle un peu vous à se donner un surnom comme s'il était un dieu ! Même si lui au moins, il a la décence d'avoir un peu plus d'imagination! railla-t-elle en se tournant vers 'Father'.

L'homme blond se rembrunit puis se releva de son fauteuil sans bruit, à l'opposé de la table où se trouvaient les deux autres.

-Si vous n'avez plus de questions, je vais me retirer, fit-t-il sèchement.

-Faites faites, mon cher… »

Une fois qu'il eut disparu à travers la porte de Road, la Noah du rêve se tourna brusquement vers le Comte :

« Qu'est-ce que vous avez en tête Millenie ?~ Vous n'allez tout de même pas vraiment aider ce gosse d'Eld qui se prend pour un dieu, n'est-ce pas ? Et puis, il faut bien punir Allen pour qu'il ne nous ait pas prévenus de son départ, non ? ~ ronronna-t-elle en s'accrochant au cou du Comte Millénaire.

Celui-ci fixa l'endroit où avait disparu la porte, et son éternel sourire s'agrandi encore alors que son regard prenait une soudaine teinte de folie démesurée :

-Allons semer la panique à travers les dimensions ! »

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« Qu'est-ce que c'est que ça encore… » marmonna Allen en retournant la carte dans ses mains dans tous les sens.

Après son 'entretien' avec Dumbeldore, Allen était partit dans l'idée d'enfin réussir à atteindre sa salle commune, mais voilà : il avait autant de sens de l'orientation que de talent dans la lecture des cartes.

Cependant, là on ne pouvait pas vraiment se moquer du manque de talent du blandinet : le parchemin rempli de dédales et de passages plus ou moins cachés qui apparaissaient et disparaissaient dès qu'il changeait de couloir, était… tout simplement illisible.

Il retourna une nouvelle fois le parchemin alors que l'encre se réécrivait à nouveau et qu'il était maintenant face aux fameux escaliers tournant qu'il avait vu le jour de son arrivée au château. Son expression s'assombrit dans la contemplation de ceux-ci.

'Oh lala lala…, pensa le blandinet avec un profond soupir. A ce train-là je vais devoir attendre demain pour suivre les autres Serpentards…

Il soupira à nouveau. Dumbeldore lui avait expliqué que le temps ne se déroulait pas de la même manière entre leurs deux mondes, et que Link n'arriverai donc pas tout de suite : un jour à Poudlard équivalait à douze heures à la Congrégation. Il avait également demandé si cela s'appliquait au monde d'Ed, et il s'avérait que le processus était parfaitement inversé : douze heures à Poudlard pour un jour à Amestris.

D'un certain côté, c'était rassurant, puisque du coup son Surveillant attitré n'arriverait que le lendemain, et qu'il pourrait ainsi se préparer et profiter comme bon lui semblait de ses dernières heures de liberté.

Pourtant, une question se posait encore, le Directeur n'y aillant pas encore vraiment réfléchi : qu'est-ce que Link allait bien pouvoir faire dans l'école ? Il fallait trouver une solution qui ne le rendrait pas suspect – bien sûr, Allen avait suggéré qu'on le renvoi à la Congrégation car, « malheureusement, on ne pouvait pas lui trouver de place au château », mais, bizarrement, cette requête n'avait pas été acceptée.

La première image qui était arrivé dans la tête du blandin avait été celle du jeune Inspecteur en train de tenir dans ses bras le chat de Rusard et de crier sur les élèves encore levés le soir : proposition refusée.

Dumbeldore avait suggéré qu'il devienne professeur : refusé, les élèves ne trouveraient pas logique qu'il y ait encore une nouvelle matière au programme de l'année.

Un Inspecteur du Ministère de la magie ? Refusé, si on lui posait des questions sur la magie, il n'y aurait aucun moyen d'y répondre.

Un autre nouvel élève venant de la même institution qu'Allen ? Refu- non mais ça va pas ?!

Au bout de quelques minutes d'un débat acharné, le professeur et l'élève s'étaient promis de trouver une solution avant le lendemain et de se la communiquer avant l'arrivée de Link, donc le plus tôt le lendemain matin.

Perdu dans ses réflexions, Allen ne sentit pas la présence qui se rapprochait vers lui, et c'est donc avec surprise qu'il frappa du coude Alastor Maugrey grâce à ses réflexes de dernière minute. Celui-ci chancela à la puissance du coup et se recula prudemment en grognant. À ses côtés, Rogue renifla d'indignation et fixa le nouvel élève de sa maison.

'Hum… Pas étonnant que Dumbeldore l'ait engagé comme garde du corps avec une telle force surhumaine…' pensa le Professeur de potions en restant impassible.

Bien qu'il apprécie le fait que le nouveau Serpentard ait réussi à attaquer Maugrey et à causer des dommages – sa mâchoire était disloquée – il restait un Professeur et l'usage dans ses cas-là était la punition. Néanmoins, puisqu'il s'agissait d'un des élèves de sa maison, il se contenterait d'une réprimande sans points en moins, juste histoire de ne pas paraître suspect. Il esquissa un rapide sourire satisfait en contemplant Maugrey remettre sa mâchoire en place dans un autre grognement rageur, ce qui n'échappa pas à Allen qui s'en amusa, avant de se tourner vers le blandinet. Il prit son air froid habituel et fit la leçon à Allen qui avait bien du mal à se concentrer en sachant que le Professeur faisait cela uniquement pour l'usage, mais parvint relativement bien à se retenir de pouffer.

« Mais dites-moi,…fit Snevillus après en avoir fini,… que faites-vous ici et non à votre maison ? s'enquit-t-il avec un sourcil haussé.

-Eh bien… commença le blandin. …c'est que, …

-Mais parlez bon sang, on dirait un Poufsouffle !

Un éclair d'intuitivité traversa l'esprit du blandin, et :

-Professeur Dumbeldore m'avait fait convoquer dans son bureau, voilà tout, fit-t-il avec un sourire brillant.

Comprenant l'allusion du jeune blandinet quant à une convocation chez le Directeur, Rogue lorgna du coin de l'œil Maugrey qui semblait s'être remit de sa légère blessure, et qui fixait maintenant d'un regard noir le blandin : bien sûr, il n'était pas au courant des agissements de Dumbeldore, j'entends par là, le fait d'avoir engagé des gardes du corps autre que des Aurors. Cependant, intéressé de savoir ce que le jeune exorciste allait bien pouvoir inventé pour ne pas attirer les soupçons de Maugrey, il lui demanda avec un sourire narquois pour quelle raison il avait ainsi été mandé par le Directeur.

'Sale vipère ! jura Allen entre ses dents en dévisageant le Professeur de potion. Mais n'espère pas me piéger aussi facilement !'

-Eh bien, à vrai, dire il y a de cela quelques jours, j'avais demandé au Professeur Dumbeldore de me fournir une carte de Poudlard en cause, mon déplorable sens de l'orientation, répondit-t-il avec un soupir à fendre le cœur.

-Tss, ne put s'empêcher de répliquer Snevillus. C'est qu'il s'en sortait bien le gamin…

Maugrey intervint, ce qui eut le don de les agacer tous les deux dans leur petite joute implicite.

-Et on peut savoir où est cette carte ? fit-t-il en grimaçant de mépris.

-Mais juste là Professeur, rétorqua le blandinet en plantant le parchemin devant Fol'œil.

Cependant, alors qu'il allait s'emparer de celui-ci, un phénomène bien étrange se produisit : toutes les inscriptions d'encre disparurent à la vitesse de l'éclair au contact du doigt de l'homme borgne pour ne laisser apparaître que deux points noirs qui se déplaçaient dans les couloirs. Un nom était affiché à la suite des deux et dès qu'il les vit, Maugrey retira sa main comme s'il venait de la poser sur un feu : en lettres capitales et en encre rouge, les noms qui figurait étaient : HARRY POTTER et…EDWARD ELRIC.

-Qu'est-ce que tu as fait sale morveux ! cria l'homme de sa voix de basse, tandis que les inscriptions redevenaient confuses entre les mains du blandin.

Les yeux de celui-ci restèrent un moment figé sur le parchemin et sur l'endroit où le nom de son ami et du gamin s'était inscrit, puis son regard fit des allers retours entre la carte et son Professeur de potion, comme si celui-ci détenait la réponse à cette réaction peu commune mais celui-ci affichait le même air perplexe que le nouveau Professeur de DFCM.

Cependant, tout ceci n'était qu'un acte de la part Allen : lui, il savait parfaitement ce qu'il venait de se passer, mais pour éviter les soupçons, il préférait passer pour innocent.

Flash-back

« Mr. Walker, cette carte est une carte très spéciale à laquelle je vous prierais de prendre le plus grand soin...

Allen examina la carte entre ses mains, puis releva ses yeux vers ceux du Directeur.

-Cette carte, a été à l'origine inventée par un fameux magicien du nom de Dante Farniento, continua le sorcier.

-Attendez…vous voulez parler de l'homme du tableau de la chambre d'invités ?

-Oui en effet, répondit-t-il en souriant. C'était un sorcier italien expert dans le domaine de l'espionnage, et on peut dire qu'il a beaucoup exercé ses capacités lors de la construction de ce château, aux côtés des quatre fondateurs. Bref, lors de la construction de Poudlard, il a mis au point un système qui permettait de conduire quelqu'un à l'endroit où il voulait le plus aller, mais ce n'est pas tout.

Dumbeldore croisa ses bras et continua son récit en caressant distraitement sa barbe.

-Il a mis au point un moyen de retranscrire la nature des intentions qu'avait une personne à en trouver une autre.

Le Directeur se posa un instant en examinant le visage confus du jeune exorciste.

- Pour illustrer avec un exemple, disons ceci : si quelqu'un avait l'intention d'assassiner une personne présente dans le château, cette chose permettait de retranscrire cette même intention à l'aide d'un code couleur et du nom de la victime dès le toucher de la personne concernée.

-Je crois que je comprends… murmura Allen en se prenant le menton de sa main gantée. Il s'agirait donc de cette carte, n'est-ce pas ?

-Tout à fait ! s'exclama le Directeur avec fierté. Cette carte est aussi vieille que l'école, et elle est probablement une des choses les plus importantes de ce château !

-Mais alors,… pourquoi me confier un tel objet ?s'enquit le blandinet, un peu déboussolé.

-Mon cher garçon, établit Dumbeldore. Si je vous la confit à vous, et non pas à un de nos professeurs, c'est pour deux raisons : d'une, je sens que vous allez en avoir besoin très prochainement, et de deux, je sais que vous êtes une personne de confiance qui ne l'égarera pas et ne fera part à personne de son secret.

-Hum. – Allen acquiesça en souriant – J'en prendrais soin comme à la prunelle de mes yeux, déclara-t-il en rougissant légèrement : ce n'était pas tous les jours que quelqu'un avait assez confiance en lui pour lui confier une chose aussi importante.

-Bien, dit le sorcier avec un sourire satisfait. Oh ! Et une dernière chose…

Fin Flash-back

Allen déglutit sensiblement en se remémorant les dernières paroles de Dumbeldore au sujet de cette carte:

'Le bleu cyan pour l'amitié

Le violet éclatant pour l'amour

L'orange pour la plaisanterie

Le bleu marin pour la prévenance

Le jaune clair presque blanc pour l'espionnage

Le vert sombre pour le combat

Le noir pour le meurtre

Et enfin, la couleur qui concernait actuellement son ami et son client…

Le rouge bordeaux pour l'enlèvement.'

'Ça sent pas bon ça… remarqua-t-il en se mordant la lèvre inférieur sans adresser un nouveau regard au borgne.

Toutefois, celui-ci n'avait pas l'intention de laisser passer ça si facilement :

-Hey nabot ! Répond ! Qu'est-ce que tu as fait avec cette foutue carte ?! Ne nie pas que tu sais quelque chose, je vois que tu me mens gamin ! (Hey ! Y'a que Tyki qui a le droit de l'appeler comme ça espèce de voleur de réplique culte !) »hurla celui-ci en saisissant Allen par le col comme un poids-plume.

Tiens, ça c'était une première : quelqu'un qui savait percer à jour ses mensonges. Le blandinet était plutôt impressionné, jusqu'à ce qu'il se souvienne de l'avantage que le borgne avait : sans aucun doute ce pouvoir était dû à l'œil gauche distordu du professeur de DFCM qui roulait actuellement dans tous les sens, revenant à chaque fois se fixer quelques secondes sur le blandin avant de repartir dans sa course effrénée.

Soudain, un léger 'tilt' se fit au niveau de l'œil maudit du blandinet, presque imperceptible, mais Rogue, sentant le coup fourré signé Dumbeldore avec cette étrange carte, intervint sans laisser le temps à Allen de s'interroger sur la mystérieuse réaction de son œil :

« Je vous prierai de ne pas vous en prendre à un des élèves de ma maison, siffla-t-il à la grande stupeur du jeune exorciste : Snevillus qui le protégeait ? Il n'aurait jamais cru voir ça un jour !

-En quoi est-ce que ça vous regarde ?! Vous ne voyez pas qu'il sait quelque chose ?! Il est suspect ! reprit Maugrey.

-Veuillez-vous taire, Maugrey ! Actuellement, la personne la plus suspecte est vous ! cracha-t-il en jetant une œillade à la carte, puis au blandinet. Ou peut-être sauriez-vous expliquer l'apparition de ces deux noms au moment où vous avez touché la carte ?

Quelques minutes tendues passèrent où les deux professeurs se jaugèrent du regard. Puis finalement :

-Tch !

Maugrey lâcha le jeune homme dans l'intention évidente de le laisser s'écraser au sol, mais le jeune homme se rattrapa et se leva sans la moindre égratignure, la seule trace d'une éventuelle attaque étant sa chemise légèrement froissée au niveau du col, puis il se détourna et partit furieusement dans le côté opposé.

'Lui, je suis sûr que si je lui refais toucher la carte, mon nom sera marqué à l'encre noire…'songea Allen en remettant le tissu blanc en ordre.

Puis, se souvenant de la présence de Rogue :

-Ah ! Merci pour le coup de main Professeur.

-Tss, tu ferais bien de te tenir à l'écart Walker. Je t'ai peut-être sauvé la mise cette fois, mais ça ne sera pas toujours le cas !

-Je ne manquerais pas de m'en souvenir, fit Allen avec un grand sourire.

-… mais dîtes-moi… de quoi s'agissait cette carte ?

Allen prit une mine sombre et le regarda droit dans les yeux. Puis, d'une voix menaçante et fantomatique :

-Voulez-vous vraiment savoir ? Une fois que ce sera le cas, jamais, vous m'entendez, JAMAIS, vous ne pourrez revenir en arrière…

-Hum… Bien sûr… répondit le Professeur de potion avec une fugace hésitation.

Allen se rapprocha lentement en traînant des pieds, et, juste au moment où il était en face du visage de Snevillus :

-Pfff-

-Walker ! De quoi riez-vous ?

-Je-ne-vous-le-direz-pas ! chantonna Allenen s'enfuyant.

-WALKER ! REVENEZ ICI !

Au loin, la voix de Snevillus résonna pendant un bon bout de temps alors qu'Allen s'en allait gaiement en se demandant si s'il était devenu aussi joueur c'était à cause de Lavi.

Allen rentra la carte roulée dans sa poche alors qu'il accélérait.

'Mr. Blondin, pour une fois tu tombes à pic.' songea-t-il en se dirigeant vers Draco, qu'il venait d'apercevoir au bout du couloir.

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Dans la salle commune des Gryffondors

Trois jeunes Gryffondors discutaient des évènements de la journée dans leur salle commune, l'un avachit sur le canapé moelleux, l'autre détendu sur l'un des fauteuils, et la dernière penchée vers la table au milieu, à moitié assise sur son fauteuil.

« Alors il t'as dit ça ?s'enquirent deux des jeunes en cœur.

-Hum !acquiesça la troisième qui paraissait mener la conversation. Il est aussi venu avec son frère et sa meilleure amie apparemment.

-Sa meilleure amie ?

-Tu parles ! C'est sa copine ! Ça se voit comme le nez au milieu de la figure !

-Oui, bon là n'est pas la plus importante découverte que j'ai faite…

Hermione entretint le suspens pendant quelques interminables secondes, puis elle reprit la parole :

-Ils ont tous les deux connus Flamel !

Les mines d'Harry et de Ron se voilèrent : ils allaient avoir un professeur qui avait connu le célèbre alchimiste ayant inventé une pierre qui rendait immortel, pierre qui avait failli coûter sa vie à Harry dans sa première année et sa rencontre avec Voldemort.

-Mouais… C'est pas ce qui a de mieux comme info, 'Mione… C'est logique qu'il l'ait connu, puisque c'est aussi un alchimiste ! s'exclama alors Ron en rejetant sa tête en arrière.

-Alors ce n'est pas assez sensationnel pour toi, Ronald ? rétorqua Hermione en se servant du nom complet du roux, alors qu'une aura noire et menaçante se formait autour d'elle.

-Gloups-

-Parce que sinon, j'ai autre chose qui pourrait vous intéresser…

Les attentions des deux autres Gryffondors se fixèrent à nouveau sur la brunette.

-… Eh bien en fait, il s'avère qu'il n'a que…

=Que ?

-que…

=Que ?

-…

=Mais 'que' quoi à la fin ?!

-Il n'a que 15 ans ! s'exclama Hermione avec un grand sourire satisfait.

-Hein ?! Mais comment est-ce possible qu'il soit prof ? s'écria le rouquin.

-C'est un génie peut être ? s'enquit Harry plus calmement.

-Parfaitement Harry ! Un génie tout ce qu'il y a de plus vrai ! Et je peux t'assurer que son frère est aussi doué : il a apparemment lu tous les ouvrages de la bibliothèque sur les créatures magiques, et ce, depuis ce matin !

-Arg ! » Une flèche invisible sembla percer la poitrine de Ron qui resta comme figé pendant un bref instant, sous le choc.

Les jeunes Gryffondors continuèrent de discuter pendant toute l'après-midi en évitant soigneusement d'évoquer le nouveau Serpentard : aucuns d'eux ne savaient vraiment quoi en penser pour le moment, et préféraient donc attendre le lendemain avec les cours, pour évoquer le problème et se faire une idée et cela continua jusqu'au moment du dîner, sans qu'ils ne se doutent un instant que toute leur discussion avait été suivie avec beaucoup d'intérêt par deux yeux enfantins d'une couleur or malicieuse…

FMAFMADGMDGMHPHP


Dans la Grande Salle

« Nii-san… Lâche ça !... fit Al en essayant d'attirer l'attention d'Ed, alors que le trio s'avançait vers la table des professeurs où l'on avait aimablement rajouté des chaises pour les deux autres afin qu'ils puissent manger en compagnie du blondinet au lieu de dans leurs chambres, comme au déjeuner. …Ce n'ai pas comme s'il allait disparaître si tu ne le tenais pas un petit instant le temps de manger ! continua-t-il en essayant d'argumenter.

Mais le blondinet ne l'écoutait actuellement pas, plongé dans les recherches de Flamel qu'il n'avait pas laissé depuis qu'ils s'étaient tous retrouvés à la bibliothèque.

Flash-back

« Dîtes,… Winry, Al… Qu'est-ce que vous faites encore là, au juste ? Pas que ça me déranges qu'Al soit encore là, mai- AIE !

Le blondin reçut une nouvelle fois un projectile sur le crâne : mais quelle violence à la fin !

-Pour répondre à ta question Ed, …intervint Al en enlevant la clé de la tête de son frère… Winry a demandé au Professeur Dumbeldore de rester pour s'assurer que ton nouvel automail s'adaptait bien à l'environnement magique, et pour vérifier s'il ne se produisait aucunes réactions de rejet tardives du coup, comme le Colonel m'a autorisé à rester ici jusqu'à ce que Winry ait fini, je suis là aussi, finit-t-il en souriant, même si on ne pouvait que deviner ce sourire à travers la lourde armure.

Winry se contenta de détourner la tête dans un 'Pff !' dédaigneux et d'exposer longuement sa théorie sur le professionnalisme, si bien que bientôt elle finit par être totalement ignorée des deux frères qui avaient l'habitude de ces tirades.

-Ah ok… répondit Ed. Dans tous les cas, Al ! Il faut absolument que je te montre ce que m'a donné Dumbeldore !

-Tu veux parler de ce carnet sur Flamel dont tu m'as parlé tout à l'heure ?

-Yep ! En fait, ce n'est pas vraiment une mine d'or concernant la pierre sorcerale, pour l'instant je n'ai rien trouvé de très intéressant à ce sujet – saleté de code d'ailleurs –, mais- Ah oui ! Je ne t'ai pas encore parlé de cette pierre ! Voilà, en fait,…

Et Ed partit dans son explication comme quoi, Flamel avait en fait abandonné son idée de l'immortalité avec la pierre philosophale, et s'était plutôt concentré sur la création d'une pierre ne requérant aucune âme humaine, comme quoi il avait laissé son carnet contenant toutes ses recherches à l'attention du prochain alchimiste qui viendrait en ce monde, comme quoi le carnet contenait d'autres techniques qui permettaient de se fondre dans la masse de sorcier, comme le fait de se téléporter qu'il avait exécuté avec brio le matin-même,…etc.

-D'ailleurs je viens de trouver le nom que ce monde porte dans les dernières pages que j'ai lues, reprit-t-il. …On le nommerait Jorden, et notre monde serait connu comme étant Eld, mais je n'ai honnêtement aucune idée d'où viennent ces noms et ce qu'ils veulent dire…

-Hm… Donc rien sur cette fameuse pierre de concluant pour le moment alors… dit Al en regardant le plafond.

-Hélas non… soupira Ed. En plus, je suis préoccupé par ces noms, j'ai comme l'impression qu'ils me disent quelque chose, mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus,… fit Ed en se mordant l'extrémité du pouce et en fronçant les sourcils.… Il FAUT que je trouve de quoi il s'agit…

'Et cette autre chose mentionnée après ces mots… Il faut que je découvre ce que cela signifie…' ajouta le blondinet en pensées.

Al et Winry se regardèrent brièvement et haussèrent les épaules de concert : autant lire eux-aussi maintenant que le jeune alchimiste était hors service…

Fin Flash-back

Comprenant qu'il n'arriverait pas à le décoller du carnet, Al soupira en jetant un regard à Winry qui secoua la tête dans un geste dépité : elle aussi avait déjà essayé de le lui faire lâcher quand l'heure du dîner s'était fait pressentir, mais le jeune alchimiste avait étonnamment bien évité toutes ses clés, malgré son état de profonde concentration. Cependant, son visage préoccupé était passé inaperçu par les deux autres.

Ils atteignirent rapidement la table des Professeurs où Mc Gonagall leur présenta poliment leurs sièges en souriant, même si un peu intimidée et intriguée par les deux invités : d'une, l'armure qui constituait le corps d'Al était loin d'être discrète, et quand on voyait Ed à ses côtés, cela ne faisait que renforcer l'impression de grandeur : la Professeure de Transfiguration s' y était pourtant habituée, compte tenu de la taille d'Hagrid, mais là, le métal rendait cela très impersonnel et froid – cela étant, quand on connaissait Al, cette impression s'effaçait très vite ; et de deux, Mc Gonagall était parfaitement au courant que la jeune fille qui se prénommait Winry était quelqu'un de l'âge de ses élèves de quatrième année, mais qu'elle avait tout de même réussi à créer un bras mécanique qui mêlait des techniques inconnues, à de la magie, et de le remplacer avec un ancien défectueux en une seule nuit, et sachant que l'opération était dangereuse au point de risquer la vie du blondin : elle avait même supporté les cris de son ami d'enfance – on pouvait dire cela aussi d'Al, qui était son frère –, alors qu'elle, qui était pourtant une professeure d'un certain âge déjà, et qui avait connu le guerre avec Voldemort, avait flanché sous l'intensité de la souffrance que l'on entendait à travers tout le château : même Rogue avait maintenant une certaine forme de respect pour le blondinet face cet acte !

Blondinet qui ne fit pas attention à son entourage, se détourna et partit s'assoir à la table des Gryffondors comme si de rien n'était. Il reçut une cinquantaines de regards étranges sans qu'il ne s'en rende compte et Al se frappa le front, dépité.

« Nii-san… soupira-t-il.

Il se releva et se dirigea vers son frère qui s'apprêtait à tourner une autre page du carnet. Il fit un rapide salut vers Hermione qui était celle assise devant le blondin, et qui venait d'arriver, un livre entre les mains ; Harry et Ron, eux, étaient à côté de lui, et le rouquin était blême en remarquant le nouveau professeur, malgré le fait que celui-ci les ignorait totalement. Il blêmit encore plus en voyant une armure rivalisant avec la taille d'Hagrid s'approcher à son tour, mais Harry, lui, qui avait vu le salut d'Hermione, devina qu'il devait s'agir là du frère d'Ed et le détailla avec une curiosité évidente.

« Nii-san ? fit Al avec un ton d'avertissement tandis qu'il atteignait la table.

-…

-Ed ?

-…

-Bon et bien… Je ne voulais pas en arriver là, mais…

Il essaya d'atteindre le carnet et de l'arracher des mains de son frère à grande vitesse, mais celui-ci semblait avoir de meilleurs réflexes quand il était dans cet état, aussi, il le rata de peu quand celui-ci fit un grand saut en arrière, sans lâcher le bouquin au passage, et qu'il s'appuya sur la tête d'Al dans un salto arrière pour être hors de portée et atteindre l'autre côté de la table. Puis il se rassit, mais cette fois à côté d'Hermione du coup, et continua sa lecture.

Dire que les élèves étaient bouche bée aurait été un euphémisme. Il fixait maintenant tous Ed avec intensité – les jeunes sorcières pour la plupart s'extasiaient sur à quel point Ed était 'cooooool' – et leurs regards faisaient des allers retours entre les deux frères avec stupeur.

Al tenta une autre approche en enjambant à son tour la table et en se glissant discrètement derrière le blondinet. Juste quand il se trouvait assez prêt, il sauta sur le blondin et l'entoura de ses bras de métal, mais Ed, dont les instincts étaient aussi plus développés dans ces conditions, se dégagea rapidement en retournant son frère sur la table dans un grand 'CLONG'. Avant qu'il n'ait put se rasseoir cependant, Al s'empara à la vitesse de l'éclair du livre d'Hermione qui devait bien peser une quinzaine de kilos, et l'enfonça sur la tête, déjà meurtrie des évènements de la journée, du jeune alchimiste.

Tout le monde retint son souffle en attendant la réaction du blondinet : aucuns doutes pour le rouquin que le gars dans l'armure allait mourir aujourd'hui.

Ed cligna des yeux une fois.

Deux fois.

Trois fois, puis il se tourna vers son frère.

-… Tee he~ ? fit-t-il en se faisant mine de se frapper la tête et en clignant d'un œil.

(lol, je ne vais pas mettre ça quand même^^ Je sais que mon Ed est un peu OCC, mais ce n'est quand même pas une magical girl ! p)

-…Al ? s'enquit-t-il.

-Oui Ed ?

-…Désolé ?

-Oui tu peux le dire.

-…Je l'ai encore fait ?

-Ah ça oui.

-Hahahaha… fit Ed en riant nerveusement et en se grattant le sommet du crâne.

-Tu sais à quel point c'est compliqué pour moi de te sortir de cet état ? soupira Al avec une aura menaçante.

-Oui oui, désolé, balaya Ed d'un geste de la main. Tu sais bien que ce n'est pas de ma faute ! Tiens d'ailleurs, j'ai une petite faim ! »

Al se frappa une nouvelle fois le front de sa main métallique en se demandant ce que son frère ferait sans lui et en ignorant les mines hallucinées des Gryffondors, notamment celle d'Hermione qui n'avait pas vu son livre disparaître, et celle choqué de Ron qui se demandait toujours comment ce type était encore en vie. Il ne laissa pas le temps à la brunette d'interroger Ed sur ce carnet qui avait l'air passionnant au point d'avoir complètement déconnecté le blondinet de la réalité, et se dirigea une nouvelle fois vers la table des professeurs en prenant cette fois bien garde à ce qu'Ed ne remette pas la main sur le carnet de Flamel avant la fin du repas.

Ils s'assirent aux côtés de Mc Gonagall qui les regardait à la fois amusée et impressionnée, mais qui ne fit aucuns commentaires, mêmes lorsqu'Al ne toucha pas à son assiette de tout le repas.

Avant la petite démonstration d'Ed et de son frère, Allen, Draco et sa troupe habituelle, composée de Crabbe et de Goyle et d'autres Serpentards, s'étaient aussi dirigés dans la Grande salle, et tous avaient pus profiter du petit 'combat' fraternel.

Draco s'était détourné nerveusement à la fin de celui-ci avec des sueurs froides qu'il tentait de cacher, et Allen avait enfin pu voir une partie des capacités que son ami possédait, et esquissait maintenant un sourire malicieux, malgré le fait qu'il avait remarqué le visage plus soucieux que d'ordinaire de son ami.

Le groupe de Serpentards avait passé le reste de l'après-midi ensemble à partir du moment où le blandinet les avait rejoint Draco et ses deux laquais en clamant s'être perdu, et qu'ils étaient revenus dans leur salle commune…

Flash back

La salle commune des Serpentards était visiblement différente de celle des Gryffondors, mais surtout, voir seulement, en ce qui concernait les couleurs.

Vous vous demandez comment Allen pouvait savoir ça ? Eh bien, c'était parce qu'il avait réussi à entrer dans la salle des Gryffondors, par une fenêtre restée ouverte – lors de l'absence d'Ed, le matin même – sous prétexte qu'il devait bien savoir où son client logeait pour pouvoir le protéger.

Aussi, il avait pu à loisir explorer la demeure des Gryffondors et ses couleurs rouges et or flamboyantes qui emplissaient chacune des pièces. La salle commune semblait très confortable, et un feu de cheminée pouvait être allumé près des fauteuils et canapés diverses.

La salle commune des serpents était donc sensiblement égale au niveau de la disposition des meubles et des équipements, le seul détail notable étant le changement de couleur, qui ôtait immédiatement l'impression chaleureuse qui se dégageait de celle des lions : à la place des couleurs chaudes de la bannière des félins, régnaient le vert émeraude et l'argenté qui recouvrait chaque parcelle des salles avec une fierté non-dissimulée.

Draco et Allen, après que le blandinet se soit familiarisé avec les lieux et avec la chambre qu'il partagerait désormais avec le blondin, et, une fois qu'il eu fait connaissance avec le Baron Sanglant, le fantôme de la maison Serpentard, s'étaient installés dans la salle commune et s'étaient contentés de lire pendant une bonne partie de l'après-midi : chose étrange, Allen s'était presque imaginé ses compagnons de maison passer leur temps à comploter contre les Gryffi', et il se rendit bien compte qu'il avait peut-être légèrement exagéré.

Du moins la tranquillité persista jusqu'à ce que Malfoy lance une partie d'échecs magiques.

Pendant les premières parties, Allen préféra rester de côté et observer le combat –où les pièces bougeaient par leurs propres moyens –de loin, histoire de s'accoutumer aux règles du jeu à distance. Mais plus les défaites face à Draco s'enchaînaient, plus il avait du mal à contenir son côté joueur, malgré le fait qu'il n'avait décemment aucuns moyens de tricher avec ce plateau magique, comme il avait l'habitude de le faire quand il jouait pour payer les dettes de son maître.

Aussi, c'est après que la moitié de la maison, composée d'élèves de tous âges, ne soit battue – décidément, le blondin s'avérait être un bon adversaire –, que le jeune exorciste n'y tint plus, et se présenta à son tour comme opposant.

Le blondin avait esquissé une expression de défi et l'avait enjoint à s'asseoir face à lui.

Et je peux vous l'assurer, Merlin seul sait le nombre d'heures qu'ils y passèrent avant que l'heure du dîner ne les oblige à mettre leur joute en suspens ! Même Draco était surpris : depuis longtemps déjà, il clamait que personne ne saurait le battre à ce jeu auquel il était expert Allen non plus n'en revenait pas : sûrement toutes ces années à observer le jeu de l'adversaire lui avaient été profitables.

Après cette partie inachevée, Allen remonta vraisemblablement dans l'estime des Serpentards, dont celle de Draco, qui commença à le considérer comme un camarade – du moins pas comme un sous-fifre, c'était déjà une avancée dans leur relation – relation qu'ils devaient se forcer d'améliorer s'ils ne voulaient pas s'entretuer dans la chambre qu'il partagerait dès lors, surtout que le blandin avait vraisemblablement – du moins c'était ce qu'avait constaté Allen en visitant la chambre – une légère tendance à l'étalage, qui ne permettait pas vraiment la cohabitation…

Fin Flash-back

Pendant tout le repas, Allen eu l'occasion de faire la connaissance des quelques Serpentards les plus proches de Draco : Blaise Zabini, un jeune sorcier à la peau brune et aux yeux noisettes virant au vert – un peu le même type que Lavi niveau déconnade, même s'il ne possédait pas l'intelligence du roux, mais un certain charisme – puis, Theodore Nott, assez grand et maigrelet, rêveur solitaire aux cheveux bruns et aux yeux d'un noir profond, silencieux et très intelligent Pansy Parkinson, une jeune sorcière aux yeux aussi clairs que Draco, mais le marronné y remplaçait le gris, les cheveux châtains et une attitude assez horripilante – enfin, c'est comme ça qu'Allen le voyait – à cause de sa manie à s'accrocher à Draco dès qu'elle en avait l'occasion et enfin, Daphné Greengass, sorcière aux cheveux bruns légèrement ondulés et qui arborait toujours un air impassible, comme la plupart- non, comme tous les Serpentards – à part peut-être Blaise.

Les jeunes sorciers et sorcières semblaient avoir du mal à l'accepter dans leur cercle d'ami au premier abord, mais Allen ne se faisait pas vraiment d'espoir non plus : il était et serait toujours en terrain ennemi étant donné que la personne qu'il se devait de protéger était contre eux. Et puis de toute façon, il s'agissait là du premier jour.

Concernant sa mission d'ailleurs, le blandinet attendait le début des classes pour se placer à un endroit stratégique où il pourrait observer (espionner) son client sans se faire remarquer, ni par ledit jeune homme, ni par ses camarades de maison.

Enfin bref. Pendant le repas donc, la seule personne qui lui avait véritablement adressé la parole avait été Blaise, et même si ça avait été pour interroger Allen sur son étrange couleur de cheveux qui le faisait passer pour un vieillard – tiens, Allen avait déjà entendu ça d'un certain lapin – , le jeune homme avait un don pour détendre l'atmosphère, et très vite celle-ci se fit moins tendue alors qu'il tentait de développer des arguments pour justifier ses cheveux d'argents.

À un seul point du dîner, cette harmonie avait menacé de céder :

« Dis-moi Allen… avait commencé Blaise. D'où vient cette cicatrice que tu as là ? »

Cette question avait tout de suite attiré l'attention du petit groupe réuni autour de la table, même Nott avait posé quelques secondes le livre qui captait son attention depuis le début du repas pour écouter la réponse du blandin.

Allen avait baissé les yeux en mimant à perfection la tristesse – d'ailleurs était-ce vraiment de la comédie, où le jeune homme se souvenait-t-il de la vérité sur cet œil maudit à cet instant-là ? –, et avait répondu à cette question par la réponse élaborée auparavant :

« Un… hippogriffe… Mon père, du temps où il était encore en vie, en avait capturé un mais je me suis trop approché et il a perdu le contrôle de la chaîne qui le retenait…

-Ah ! Ces sales bêtes ! s'exclama Draco. Une de ces créatures a failli m'arraché un œil en première année de la même manière ! Cet imbécile de géant ne le retenait même pas, et ce Potter… !

-Ah oui, je m'en souviens ! Tu aurais vu sa tête Allen ! s'esclaffa Blaise aux éclats.

-Blaise ! » s'offusqua Pansy alors que Draco jetait un regard noir au jeune homme brun qui continuait de rire.

Les jeunes continuèrent de se chamailler d'une manière qu'Allen – une nouvelle fois – n'aurait jamais cru possible chez les réputés froids et distants nobles Serpentards : finalement, cette année n'allait probablement pas être si ennuyante que ça…

FMAFMADGMDGMHPHP


Fin Chapitre 7

Voilà! Pas très palpitant comme fin, mais attendez quand même la suite avec impatience!

J'ai donc, comme vous avez vu, je vais faire de gentils Serpentards 3 Petite intervention de notre Comte préféré et de cet ******* de Luberlier...

Merci d'avoir lu, et svp, reviews!