Disclaimer : Rien ne m'appartient !

Notes :

J'ai un peu tardé pour ce chapitre.

Bref. J'ai une énième annonce :

Vous disiez que le précédent chapitre était triste ? Et vous voulez lire celui-là ?

Fuyez pauvres fous ! ^^

(Je pourrais changer le genre de la fic juste pour ce chapitre. Je crois qu'il n'y a aucunes blagues… Ou si peu…)


Chapitre 9 : Mai ou Le fils de Laufey


Loki enfouit son visage dans la douce tiédeur de son oreiller. L'aube était en train de pointer son nez et il n'avait pas du tout envie d'aller à l'école.

Il poussa un grognement quand la porte de sa chambre émit un minuscule grincement suivi de pas étouffés par la moquette. La main de Frigga secoua doucement l'épaule de Loki.

-C'est l'heure mon chéri. Il faut que tu te lèves.

Toute protestation étant inutile, le jeune garçon ouvrit des yeux rougis de sommeil et émit un long bâillement. Son calot de l'infini était posé sur la table de chevet. Il le fit rouler entre ses doigts avec un certain plaisir. Puis Loki se rendit à la salle de bain et s'habilla après une douche. Il descendit les escaliers et rejoignit la table du petit déjeuner où Thor était déjà en train de mastiquer bruyament ses céréales en face d'Odin.

Comme tous les matins depuis bientôt trois semaines, Loki se sentit bizarre, comme s'il observait cette scène de l'extérieur.

« Quelle agréable scène familiale »

Voilà ce que pourrait se dire n'importe qui.

« Mensonges. »Pensa Loki.

Il se sentait très mal. Odin tendit la main pour attraper le pain tranché et machinalement, Loki le lui tendit. L'homme le remercia en évitant soigneusement son regard. Depuis combien de temps cette comédie durait sans qu'il nourrisse plus qu'une vague intuition d'être moins aimé?

Loki avait toujours su que son père favorisait Thor, mais il ne s'était jamais senti rejeté à ce point.

-Tu as encore besoin du lait ? Demanda Thor, la bouche pleine.

-Non, c'est bon, tu peux le prendre.

Frigga lança un regard inquiet à son cadet :

-Tout va bien Loki ? Tu ne manges pas ?

-Ca va. Je n'ai pas faim, maman.

Il se força à prendre une cuillérée de céréales. Les chocopops avaient ramollis dans le lait et n'avaient plus aucun goût. Il les mâcha sans enthousiasme et sa mère insista :

-Tu es sûr que tout va bien ? Tu n'as aucun appétit en ce moment. Tu ne couverais pas un petit quelque chose ?

Il la laissa poser sa main sur son front pour prendre sa température :

-Ca a l'air d'aller. Tu demanderas à Mr Coulson de m'appeler si ça se passe mal à l'école, d'accord ?

-Mais laisse le donc, ajouta Odin d'une voix agacée. Il n'est pas en sucre ton fils.

Ces paroles rembrunirent Loki. Dans son imaginaire, il était évident que Frigga était sa mère. Le contraire était inacceptable. Et puis combien de fois lui avait-on dit : « Tu as les même dons que ta mère. Vous vous ressemblez tellement…».

Cela voulait alors dire qu'il n'était pas le fils d'Odin. Pas le fils d'un premier mariage puisque Thor était son ainé mais un enfant adultère. Né d'un amant de sa mère. Et son père le savait et c'est pour cela qu'il n'avait jamais été aussi proche de Loki qu'il ne l'avait été de son enfant légitime. Sans essayer de lui faire payer, il était incapable de l'aimer.

L'amertume l'envahit. Loki essuya sa bouche avec sa serviette, se leva en attrapant son cartable et marmonna :

-J'y vais. Bonne journée.

-Attends-moi ! S'écria Thor qui avait encore la bouche pleine.

Heimdall les accompagna à l'école, comme tous les matins. Il trouva Loki particulièrement morose ce qui finit par alerter Thor également.

Même la partie de basket, que les deux frères entamèrent avec les Avengers avant que la cloche ne sonne ne parvint à dérider Loki. Il finit par s'asseoir sur le bord du terrain en attendant que le match passe.

Steve lui lança des regards inquiets.

En revanche Tony ne se rendit compte de rien. C'était un enfant égoïste et léger. Cela faisait trois semaines que sa conscience avait été allégée et il ne voyait le malheur qu'il avait mis à jour qu'à travers un épais brouillard d'égoïsme et d'innocence.

La cloche finit par sonner.


Médiocre.

C'était marqué noir sur blanc sur sa copie. De sa vie il n'avait jamais eu de médiocre. En fait, il lui semblait même ne jamais en avoir vu sur la copie de qui que ce soit. En français en plus.

Loki se mordilla la lèvre.

Il ne ressentait rien de particulier, bien que Mr Coulson reste debout devant lui comme un piquet, attendant une quelconque réaction de sa part. Ce fut de sa voix la plus gentille qu'il lui dit :

-Tu viendras me voir à la sonnerie Loki, d'accord ? J'aimerai beaucoup que nous discutions un peu tous les deux.

Le garçon acquiesça doucement sans prendre le temps de desserrer les lèvres. Puis Mr Coulson alla rendre sa copie à un autre élève et Loki n'eut pas grand-chose d'autre à faire qu'égrener les secondes jusqu'à ce que la cloche sonne. Il attendit que les autres élèves soient partis –Bruce et Tony l'attendirent deux minutes puis finirent par s'en aller en voyant qu'il fuyait leur regard- pour aller jusqu'au bureau de son professeur.

Il ne savait pas trop à quoi s'attendre mais les choses se déroulèrent plutôt péniblement quand Mr coulson prit la parole:

-Et bien comment te dire ça ? Tu es habituellement un très bon élève, même si les mathématiques ne sont pas ta tasse de thé, mais j'ai remarqué que depuis quelques semaines tes résultats sont en baisse. Je me suis dit que peut-être que quelque chose te tracassait et que tu avais envie d'en parler à quelqu'un.

Loki resta d'abord muet avant de répondre :

-Non Monsieur, tout va bien.

Cependant il regardait son instituteur avec insistance et pendant une poignée de secondes, celui-ci crut que l'enfant allait se mettre à pleurer. Il voulu lui mettre la main sur l'épaule mais aussitôt son élève se déroba et l'instituteur recula :

-Est-ce que tu es sûr ? Tu sais que tu peux me parler de n'importe quoi qui te poserai problème mais que si tu penses que je ne suis pas la meilleurs personne, tu peux aussi t'adresser à un autre instituteur, au directeur Fury ou à un autre adulte.

-Tout va bien, répéta Loki mécaniquement. Je suis juste fatigué en ce moment.

-Tu te couches tard ?

-Non, je joue beaucoup au ballon le soir avec Thor, c'est pour ça que je suis fatigué.

Le professeur n'était pas convaincu, mais il décida de passer à autre chose pour l'instant. Un autre sujet désagréable :

-D'accord. Bon, comme tu as vu, tu n'as pas eu une très bonne note au contrôle de cette semaine. Tu vas devoir le retravailler un peu chez toi pour ne pas être en retard sur les autres. C'est pour ça qu'il faudrait que je voie ta maman ou ton papa un soir cette semaine, d'accord ?

Loki hocha lentement la tête et ce fût le professeur qui continua :

-Tu peux déjà leur dire mais je les appellerai moi-même pour connaitre leurs disponibilités. C'est tout pour aujourd'hui, tu peux prendre congé.

Sans se faire prier, Loki récupéra son sac et s'empressa de sortir dans la cour, le cœur battant. Thor l'attendait près du portail et cela fit vraiment plaisir à Loki. Il crut qu'il allait pleurer pour la deuxième fois en moins de cinq minutes.

-Qu'est ce qu'il voulait ?

-Pas grand-chose. J'ai eu une mauvaise note, il faut que je travaille plus sérieusement.

Thor le regarda de travers. Son frère n'avait jamais de mauvaises notes. L'idée même n'avait aucun sens.

Ils rentrèrent à pieds tout les deux, jusqu'à être dans la cuisine où leur mère leur avait préparé un gouter copieux.

Une fois toutes ses tartines englouties, Thor s'empressa de rejoindre sa chambre tandis que Loki resta très immobile sur sa chaise.

Frigga était en train de couper les queues des haricots verts pour le repas du soir. Bien que Heimdall se charge habituellement du repas, il arrivait à Frigga de cuisiner par plaisir. Elle finit par relever les yeux sur son fils qui la regardait fixement, les mains posées à plat parmi les miettes de pains.

-Quelque chose te tracasse mon chéri ?

-J'ai raté mon contrôle de Français et mon professeur voudrait te voir.

Elle fronça imperceptiblement les sourcils. Loki n'avait jamais raté un contrôle.

-Tu ne te sentais pas bien ce jour-là ? Je me disais bien que quelque chose ne tournait pas rond.

Loki baissa les yeux. Il lui fallut chercher en lui des trésors d'énergie pour dire ce simple mot :

-Maman ?

Frigga était véritablement inquiète maintenant :

-Oui ?

-Qui est mon vrai père maman ?

Stupéfaite, Frigga ouvrit la bouche et se leva. Un bouton de tablier s'accrocha au sac plastique dans lequel elle jetait les déchets de haricots et toutes les queues coupées se déversèrent sur le sol.

-Que… Mais comment ?!

-A cause de vos cheveux blonds. Vous avez tous les deux les cheveux blonds. Alors ce n'est pas possible… que je sois votre fils à tous les deux…

Frigga resta interdite un moment puis elle finit par se rasseoir, les mains tremblantes.

-Il faut que j'appelle ton père, marmonna-t-elle d'une voix vacillante. Et je vais aller voir la voisine, pour que Thor aille dormir chez elle cette nuit. Oui. Oui, il faut que je fasse ça.

-Non !

Loki s'était redressé :

-Il ne faut rien dire à papa ! J'ai juste besoin que tu me dises qui est mon père ! Rien d'autre ne changera.

Les prunelles bleues de Frigga se posèrent sur lui avec angoisse et perplexité :

-Comment ?

-Je comprends. Ce n'est pas grave si tu n'as pas été fidèle à papa. Je te pardonne ! Tout ça ce n'est rien mais je veux savoir de qui je suis le fils !

Après avoir contemplé son cadet avec gravité, la femme secoua la tête de droite à gauche, presque navrée. Elle se rassit très lentement:

-Tu te trompes, je n'ai jamais été infidèle à ton père.

Le sang se mit à pulser aux oreilles de Loki. Il finit par demander d'une voix pâteuse :

-Mais alors… Si tu n'as pas été infidèle… Alors tu n'es pas ma maman ?

Frigga baissa les yeux et la panique envahit l'esprit du garçon :

-Tu es ma maman hein ? Ca ne peut pas être un autre mensonge! Répond !

Mais l'étrangère en face de lui s'enfonça dans le silence.


Loki n'aimait pas cette porte.

C'était une porte de bois sombre, froide, toujours fermée. La porte du bureau d'Odin en somme.

Il n'y allait presque jamais. C'était presque le privilège de Thor d'être allongé sur le large tapis et d'y éparpiller ses petites voitures en toute impunité.

Seule la main de Frigga posée sur son épaule l'empêchait de prendre ses jambes à son cou.

Cette femme (sa mère?) toqua contre le battant et une voix bien connue lui répondit d'entrer, ce qu'ils firent dans un silence religieux.

Derrière le large bureau de chêne, l'homme avait l'air beaucoup moins impressionnant que ce à quoi s'attendait Loki, bien qu'il l'ai vu ce matin même au petit déjeuner. Il semblait plus petit, plus vieux, plus proche de la fêlure.

-Laisse-moi seul avec lui.

Loki frémit. L'homme s'était adressé à sa femme.

-Tu en es sûr?

-Oui. C'est mon erreur après tout.

Le garçon lança un regard suppliant à la femme blonde qui relâcha son épaule et referma doucement la porte sur elle. Il n'y avait plus que lui et l'homme à présent.

-Approche. Assied-toi.

Loki grimpa sur l'épaisse pile de coussin qui avait été posé sur l'un des sièges. Son regard était au même niveau que celui de son « père » à présent. Comme si celui-ci avait voulu lui parler d'homme à homme pour une fois. Mais il n'était qu'un petit garçon. Rien qu'un petit garçon.

Comme Odin se contentait de le jauger du regard, ce fût Loki qui entama la conversation:

-Qui suis-je?

Le vieil homme contempla ses doigts de son œil unique:

-Tu es notre fils, n'est ce pas suffisant ?

-Ça n'a jamais été suffisant pour toi. Tu n'arrives même pas à me regarder au quotidien.

Odin releva des yeux surpris:

-Je ne pensais pas que tu le verrais.

-Pourquoi cette fuite ?

-Ce n'est pas à cause de toi. Je n'ai pas honte de toi. J'ai honte... De moi-même.

-Qui suis-je alors? Qui sont mes vrais parents ?

Odin humecta ses lèvres et hésita avant de se lancer dans son récit.

-Il était un temps où je pris une maîtresse. Tu sais ce que c'est qu'une maîtresse, n'est ce pas? Tu as toujours aimé lire et t'instruire. Tu as toujours été le plus…

Loki hocha la tête avec agacement et l'homme poursuivit:

-C'était une très belle femme, ta mère. Et tu lui ressembles terriblement.

Loki frissonna.

-Cependant, elle était mariée et moi aussi je l'étais. Elle était l'épouse de mon associé, Mr Laufeyson. Mon plus terrible et mon plus fidèle partenaire commercial. Ma relation extraconjugale a durée deux ans mais Laufey a fini par découvrir le pot-aux-roses. Ta m... Frigga a tout appris ce jour-là également. Je ne sais pas comment elle a trouvé la force de me pardonner. C'est seulement un mois plus tard qu'on a appris que ta mère était enceinte. De qui? C'était un mystère. Laufey avait demandé le divorce et refusait de reconnaître l'enfant. L'enfant que tu allais être, six mois plus tard et que nous allions recueillir chez nous.

Loki ne bougeait pas d'un poil. Il finit par demander dans un souffle:

-Où est ma vraie mère? Pourquoi m'a-t-elle abandonné?

Les yeux du vieil homme se voilèrent. Sa voix était pâteuse:

-Elle s'est suicidée peu après ta naissance. Laufey s'était détourné de toi alors je t'ai reconnu comme mon fils, même s'il fût très vite évident que...

-Que j'étais une enfant légitime.

Odin hocha la tête:

-Je ne me pardonnerai jamais d'avoir imposé tout ce malheur à Frigga. Elle a été la risée de tous et malgré tout, elle t'a accueillie et aimée comme son propre enfant. Je ne pourrais jamais me pardonner de lui avoir mis une charge si lourde sur les épaules. Et malgré tout, elle n'a rien dit, elle a continué à sourire et à t'aimer.

-Et pour moi? Demanda Loki. Est-ce que tu ne te pardonneras pas pour moi aussi?

-Je ne comprends pas. Je t'ai offert un foyer, toi à qui l'orphelinat tendait les bras. Que pouvais-je faire de mieux ?

-Tu m'as reconnu mais tu ne m'a jamais traité pareil que Thor. J'ai toujours cru que j'étais moins bien que lui alors que j'étais plus sage, plus intelligent, plus brillant et plus docile aussi. Mais j'aurais pu faire n'importe quoi, tu aurais continué à me fixer de regard fuyant. Un regard de lâche. Un regard de MENTEUR !

Le visage de Odin se colora de rouge et il se mit debout et tonna:

-Cela suffit Loki! Je t'interdis de parler comme ça à ton père.

Mais le garçon le défia du regard avec insolence. Un sourire sans joie se glissa sur sa bouche:

-Mais vous n'êtes pas mon père…

Ses yeux verts étaient si froids que l'homme frissonna.


-Oh allez ! Réponds là, quoi !

Le jeune Tony Stark appuya pour la cinquantième fois sur la sonnette de ses voisins avec un parfait manque de savoir vivre.

-Répond répond répond répond ! J'ai vu de la lumière, je sais qu'il y a quelqu'un !

La porte finit par s'ouvrir doucement sur la figure pâle de Thor.

-Purée ! C'est pas trop tôt ! Loki est là ?

-Il est en haut.

Si Tony avait été un tantinet plus observateur, il aurait remarqué les cernes de Thor et son teint grisâtre. C'était le visage d'un enfant qui sent bien que quelque chose ne tourne pas rond dans sa famille sans arriver à mettre un doigt sur quoi. Depuis qu'il était rentré de sa nuit chez les voisins, l'ambiance avait été plus que morose. A midi, Loki avait à peine touché à son potage et était retourné dans sa chambre sans prendre de dessert.

Mais Tony n'avait absolument pas conscience de tout ça.

-Je peux monter ?

Thor haussa les épaules :

-Comme tu veux. Tu vas voir… Il n'est pas super… Enjoué.

-Compte sur moi pour le remettre sur ses pieds ! Et reste dans le coin, j'ai une mission Avengers en préparation !

Sans attendre de réponse, il grimpa l'escalier des Odinson en sautant une marche sur deux. Il pénétra en fanfare dans la chambre de son ami en tourbillonnant sur lui-même :

-PALAMPAM POUM POUM ! Et voilà, c'est qui ? C'est qui ? C'est Tony !

Loki était allongé sur son lit, occupé à faire rebondir un calot en verre dans la paume de sa main. C'est à peine s'il lança un coup d'œil dédaigneux au nouveau venu.

-Tu pourrais dire quelque chose quand même, ronchonna Tony.

Un sourire vint étirer les lèvres pâles de Loki, sans qu'aucune chaleur n'atteigne ses yeux. Il finit par souffler :

-Espèce de Diva.

-Toi-même.

Après cet échange des plus habituels, Tony s'attendait à ce que son ami se lève pour le suivre, mais il resta désespérément allongé sur le lit, à faire rebondir sa bille dans sa paume. Tony finit par se racler la gorge pour reprendre la parole en ayant l'air assuré :

-Bon. Amène-toi ! On a du pain sur la planche en tant que super-héros de cette ville ! J'ai donné à tout le monde un rendez-vous au quartier général. Faut qu'on cause !

Le calot cessa de rebondit dans la main de son interlocuteur :

-Je sais très bien de quoi tu parles. Ca fait des mois que tu nous parles de cette course de caddies.

-Peut-importe. La seule chose qui compte c'est qu'on va rigoler. Aller viens ! Si tu n'es pas là ça n'aura aucun fun !

Tony se mettait à trépigner alors Loki céda. Il s'assit lentement sur son lit avant de suivre son ami qui s'engouffrait déjà dans les escaliers, victorieux.

Perplexe, Thor les attendait dans l'entrée. Tony fut mécontent de voir qu'il n'avait pas mis ses chaussures, comme s'il n'avait pas vraiment eu foi dans son entreprise de faire sortir son frère de son antre.

Une fois chaussés, les trois garçons se dirigèrent vers le jardin de Tony. Bruce était déjà là. Avant même que celui-ci n'ait dit un mot, Thor comprit que quelque chose n'allait pas.

Bruce avait le visage grave, les sourcils froncés et il s'avançait vers eux d'un pas ferme.

-Qu'est ce qui se passe mon vieux ? On dirait que t'as mangé trop de choux de Bruxelles. T'as une tête qui fait peur haha.

-Bwark, commenta Thor.

Bruce ignora le commentaire de son meilleur ami et balaya l'assemblée d'un regard grave :

-Nous avons un problème, suivez moi les Avengers!

Les quatre enfants se rendirent au quartier général et après avoir poussé un tas de feuilles mortes, Bruce désigna les calots qui y reposaient.

-Il en manque un, grogna Thor après un instant de silence.

-QUOI ! OH BORDEL ! En plus, c'est le mien ! Jura Tony.

Cet affront sembla l'offusquer plus que tout le reste. Il se mit à tempêter, à taper du pied, à donner des coups de poings aux arbres et à maudire le monde entier. Bruce et Thor semblait prendre l'affaire très au sérieux.

Loki était silencieux. Il se sentait creux comme un arbre mort. Son regard était posé sur le petit trou dans la terre dans lequel quelques boules en verres scintillaient doucement au soleil.

Il ne savait pas ce qu'il y avait de si bouleversant dans cet instant. Dans cet énième petit malheur déposé sur la montagne de sa peine.

La première larme fût la plus douloureuse. Il avait pourtant tellement essayé de la retenir, tellement fait semblant qu'elle n'était pas là, cette peine terrible ! Elle lui brûla la gorge avant que des sanglots lourds et bruyants ne la suivent.

Les sanglots d'un enfant abandonné.

Au premier reniflement, ses trois compagnons se turent, les yeux écarquillés de surprise. Tony, fût le premier à se reprendre. Il s'approcha de Loki et le prit par l'épaule :

-Oulah ! Qu'est ce qui t'arrive ? On nous a volé une arme secrète ? Qu'importe ? C'est une nouvelle mission pour les Avengers !

Loki redoubla de pleurs, alors son frère vint le rejoindre à son tour :

-Celui qui a fait ça, on va lui péter sa gueule !

-Bien dit Thor ! Il faut pas se mettre dans des états pareils mon vieux !


Bon j'aimerais vous dire que le pire est derrière vous et qu'on repasse dans un registre strictement comique. C'est à moitié vrai. Les choses ne peuvent être si simples. Mais je vous jure qu'il n'y aura plus de chapitre sans humour comme celui-là.

Bon, je me contredis du coup.

Ok, le pire est derrière vous.

J'espère que vous aurez quand même apprécié ce chapitre. Je l'ai écrit très facilement (j'ai un don pour décrire des gens qui souffrent).

Voilà ! A bento, profitez de la vie et ne vous mettez pas dans des états pareils !

Lou